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 Pay the debt, play with your new doll [Nelly]

Uriel WagnerSeptième annéeavatar
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Lundi 23 novembre 2009

Se faufiler parmi les autres pour rejoindre la salle des arts qui était toujours désertée le lundi à cette heure. Pouvoir libre court à son art et à ces penchants. Car derrière les couches d'aquarelle ou de gouache qui pouvait réellement prétendre voir cet part de lui bien plus sombre. Derrière des taches arrangées, ses condisciples n'y verront que l'esquisse d'une jolie poupée alors que lui y verra un pion, une marionnette qu'il bouge adroitement. Ne voient-ils pas ce fil qui la maintient animée ? L'autre coupé présumant du pire à venir ou de la nature intransigeante du marionnettiste ? Sans doute, ne voudraient-ils pas voir même s'il leur permettait l'accès à ses oeuvres.

Toutefois en ce jour, Uriel ne gagne pas la salle des arts pour s'exercer mais pour y rencontrer un pion qu'il s'est fait facilement. Trop facilement à dire vrai. Il ne lui a pas encore trouvé d'utilité mais cela viendra, un jour.
Nelly Horrocks faisait autrefois partie de la brigade d'Adonis. Après avoir trahi les siens, elle subissait aujourd'hui le revers de cette médaille qu'elle avait si fièrement arboré. Personne ne lui faisait confiance ou presque ... Son fonction de préfète était elle-même remise en question par ses condisciples aussi bien d'années inférieures que supérieures. Et d'élément faisant partie d'un groupe fort, elle se retrouvait faible, proie facile pour ses pairs. Uriel ne s'y serait pas réellement intéressé - que pouvait-il faire d'une créature insignifiante pour gravir les échelons du pouvoir ? - si un soir, il n'avait pas été accusé de sortir expressément en dehors du couvre-feu et pris la main dans le sac. A vrai dire, le jeune homme cherchait à croiser une autre personne ce soir-là. Personne qui, à en croire son planning habituel, venait à se promener dans la bibliothèque un peu après le couvre-feu. Or pour parvenir à jouer le jeu du chantage, il fallait le prendre la main dans le sac.

Or, les cieux étant toujours avec lui - ne portait-il pas le prénom d'un archange ? - s'était-il souvenu du frère de la préfète qui l'avait pris sur le fait. Un certain Mike Horrocks. Un gentil gamin clairement. Très solitaire mais ne présentant pas un danger quelconque. Plusieurs fois, Uriel l'a croisé dans la salle des arts. Lorsqu'il avait fait face à Nelly, un vieux souvenir datant de l'époque où la jeune fille était membre de la brigade avait même resurgi : le frère tentant de raisonner son aînée en vain et l'attitude protectrice de cette dernière envers son cadet alors qu'elle tentait de le rassurer. Par la suite, le Serdaigle avait parfois été témoin de l'attitude distante de Mike envers elle. Un véritable pain béni pour se mettre la Serpentard dans la poche.

Contre son silence, Uriel avait promis de lui amener des nouvelles de ce jeune frère et même de tenter de l'aider à se rapprocher à nouveau de lui. Il ne s'agissait que de paroles en l'air en ce qui concernait la seconde partie. Toutefois, cela constituait un argument de choix s'il était nécessaire de menacer Nelly. Il pourrait par exemple, prendre un malin plaisir à le retourner complètement contre elle si elle ne ployait pas. Tout du moins, c'est ce qu'il prétendait. Ruby l'approuvait dans sa tâche mais pas Amalrich qui en avait eu vent. Son frère pouvait être si rabat-joie ! Mais le voir s'opposer à sa meilleure amie n'aurait pas du l'étonner... C'était malheureusement, à son plus grand dépit, devenu une habitude.

Oui ... D'une certaine manière Uriel se déployait petit à petit une petite armée propre pour le couvrir. Des soldats bien gentils qu'il n'aurait aucune peine à faire détruire au besoin. Après tout, en se rapprochant de la jeune fille, peut-être pourrait-il utiliser et atteindre des êtres dotés de davantage de pouvoir que la collégienne. Aussi la gardait-il dans de bonnes dispositions à son égard, la tenant éloignée de ses ombres et marionnettes diverses tant qu'il n'en serait pas certain.


Pénétrant dans la salle, il découvrit Nelly occupée à dessiner. De sa démarche gracieuse et silencieuse, le Serdaigle vint se placer derrière elle.

- C'est assez simple comme oeuvre mais bien exécuté. Tu as un coup de crayon sûr. , lui fit-il avec un sourire.

Déplaçant un tabouret haut d'un informulé, il s'y installa face à elle.

- Comme je te l'avais promis pour le service que tu m'as rendu, je te rends la pareille en t'informant que ton petit frère va très bien. Il se montre bon dans la plupart des matières même si les potions semblent lui poser problème tout comme ... la défense contre les forces du mal. Voilà ma dette remboursée, je pense.

A dire vrai, il espérait bien qu'elle protesterait un peu. Le jeu ne serait pas amusant et s'arrêterait là le cas échéant. Sauf s'il s'amusait un peu avec elle, une si jolie poupée.


Uriel Archibald Wagner
Tu crois donc que seul Dieu peut voir les âmes?
Nelly HorrocksPréfèteavatar
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Le silence était souvent la meilleure décision. Baisser la tête et bien s’accrocher le temps de laisser passer la tempête, c’est ce que lui dirait sa grand-mère. Nelly se répétait tous les jours ces mots en se levant. Les choses allaient s’arranger, tout redeviendrait comme avant, elle tâchait de se le dire chaque jour devant le miroir. Chaque matin la serpentard s’efforçait d’afficher un masque serein et imperturbable, comme si tout allait pour le mieux et que rien ne l’atteignait. La fierté, mais qui avait inventé ça ? Elle n’avait pas été répartie à Serpentard pour rien.
Un temps, elle avait cru que tout allait pour le mieux. Elle pouvait alors se confier à ses camarades, elle partageait de bons moments avec ses amis, son frère ne la jugeait pas. Et puis il y a eu Adonis Greengrass. Elle avait été charmée par ce que l’ancien sous-directeur leur promettait, elle avait été séduite par ses belles paroles, il avait eu sa confiance. La préfète avait cru que c’était la voie la plus facile, la moins contraignante et celle qui lui promettait une situation sûre. Elle avait cru prendre une bonne décision, elle en avait été fière et heureuse pendant un certain temps. Elle avait gagné en assurance et en confiance en tant que membre de la brigade du sous-directeur, elle ne craignait plus les autres et éprouvait presque un certain plaisir à être crainte des autres, elle n’avait plus peur de ses actes et de ses décisions. Être avec les « méchants » avait été un très bon moment, elle l’avouait, mais maintenant elle le regrettait.

Quand la brigade a été dissoute, elle avait pensé que la page se tournerait et qu’un autre chapitre allait être écrit. Mais les rancœurs étaient là, bien présentes. Tout était allé très vite, les filles de son dortoir ont été les premières à lui en vouloir. Par chance, une autre fille à qui elle adressait très rarement la parole avait aussi été membre de la brigade, la colère des autres occupantes du dortoir ne s’était donc pas uniquement déversée sur Nelly. Ensuite, les élèves la reconnaissaient de plus en plus dans les couloirs et elle était souvent, comme tous les autres dans le même cas, montrée du doigt. Les enseignants et les préfets veillaient bien à ce que des représailles n’aient pas lieu, mais ils ne pouvaient pas être partout, tout le temps. Des regards noirs au détour d’un couloir, des insultes balancées dans son dos pendant les intercours ou quand elle pénétrait dans la Grande Salle, il y avait beaucoup trop de choses.
Son statut de préfète avait été largement ébranlé, beaucoup d’élèves ne lui faisaient plus confiance, même au sein de l’équipe préfectorale, et elle n’avait presque plus envie d’assumer son rôle.
Le pire dans tout ça, son frère Mickaël ne lui faisait plus confiance et ne lui adressait plus la parole. Pour lui, elle avait été trop loin et elle avait fait une grosse erreur. Les insultes, l’atmosphère tendue qu’elle ressentait en permanence autour d’elle n’étaient rien à côté de la perte de la présence de son frère.
Elle était perdue, désemparée et ne savait pas quoi faire. Elle n’avait rien demandé, elle avait cru faire le bon choix, celui qui apparaissait comme le plus évident à ses yeux et n’avait pas vraiment réfléchi. Elle ne voulait rien faire de mal, elle n’avait pas fait de mal, elle voulait simplement s’élever et la brigade d’Adonis lui était apparue comme un moyen pour atteindre ses objectifs. Rien de plus.

Depuis que Mike ne lui adressait plus la parole, Nelly aurait tout donné pour le voir ou avoir de ses nouvelles et c’est comme ça qu’un élève de Serdaigle, Uriel Wagner, se retrouva mêlé dans cette quête. Lorsqu’elle le surprit pendant sa ronde en train de vagabonder aux abords de la bibliothèque, elle aurait dû le dénoncer pour être sorti de sa salle commune après le couvre-feu, mais à sa grande stupeur, il sut toucher sa corde sensible en lui parlant de son frère. Elle s’était aussitôt affaiblie face au septième année, totalement déstabilisée par le fait qu’il en sache tant sur elle. Alors qu’elle aurait dû ne pas se laisser démonter, elle avait été faible et l’envie d’avoir des nouvelles de son frère avait été plus forte. La jeune femme avait donc promis son silence à Uriel en échange de nouvelles de Mike. Tant pis pour ses devoirs de préfète, tant pis pour la fierté, elle voulait renouer le contact avec son frère.

Les deux sorciers devaient se retrouver en ce lundi dans la salle des arts où Nelly attendait déjà depuis trois quart d’heure, elle était arrivée en avance pour ne pas rater le rendez-vous et avait commencé à esquisser un dessin au crayon sur une feuille. Comme promis, elle ne savait rien sur Uriel et elle ne l’avait jamais vu ce soir-là, personne n’était au courant.
En attendant l’arrivée d’Uriel, elle s’imagina tous les scénarios possibles et imaginables de leur discussion. Est-ce que son frère allait bien ? Est-ce qu’il travaillait bien ? Peut-être que lui aussi était rejeté par ses camarades parce qu’il était son frère ? La sorcière rassembla ses idées et porta son attention sur son dessin qu’elle était en train de terminer sans y faire vraiment attention. Il représentait un couloir sombre, simple, tout en perspective et assez lugubre. Bon, pour la gaieté de l’œuvre, on repassera.

La Serpentard leva les yeux quand la porte s’ouvrit enfin sur le Serdaigle. Pile à l’heure, songea-t-elle. Elle était si impatiente qu’elle se retenait de ne pas lui sauter dessus comme une folle pour le faire parler. La jeune femme resta calme quand il vint se placer derrière elle pour observer son dessin.

« - Merci, souffla-t-elle. Il y a plus de couleurs d’habitude mais… peu importe. Comment va Mickaël ? » lâcha-t-elle alors qu’il s’asseyait face à elle. Elle n’en pouvait plus d’attendre et elle faisait rouler nerveusement son crayon entre ses doigts.

Ce que lui dit Uriel lui arracha un sourire mêlé à un soupir de soulagement. Elle s’imprégna de ces bonnes nouvelles et repassa dans sa tête ce que le Serdaigle venait de lui dire. Son petit frère allait bien et il réussissait dans la plupart des matières. La sorcière se détendit sur son siège et sourit en regardant dans le vide. Ces nouvelles étaient sans doute les meilleures depuis un certain temps. Alors que Nelly n’était plus que l’ombre d’elle-même depuis un certain temps, les mots d’Uriel lui remontèrent quelque peu le moral et lui donnaient envie de remonter la pente. Le Serdaigle s’était montré sympathique avec elle, et compatissant. Il aurait pu ne rien faire pour elle et la laisser dans son coin mais non, même si c’était pour s’assurer de ne pas avoir de problèmes. La jeune femme reporta son attention sur son seul intermédiaire entre son frère et elle.

« - Notre marché marche toujours de mon côté, personne n’est au courant. Elle se remémora les garanties de leur contrat. Mais tu m’avais promis de faire en sorte qu’on se reparle à nouveau lui et moi… Je pense que c’est important que tu ailles au bout de tes promesses. Je tiens la mienne, tu tiens la tienne. »

Elle ne menaçait pas Uriel, loin de là, elle était simplement droite dans ses bottes et éprouvait une certaine confiance envers le Serdaigle, elle voulait croire qu’il était capable de les réconcilier.

« - Merci en tout cas, ça me fait un bien fou d’avoir de ses nouvelles. J’aime énormément mon frère, confia-t-elle. Je sais pas l’expliquer, tu as des frères et sœurs toi ? Tu ressens peut-être la même chose que moi envers eux ? »


Un gros merci à Irving !
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La gamine qui lui faisait face était plus courageuse qu'il ne l'aurait pensé au premier abord. C'était une serpentard et suite à sa participation dans la petite armée d'Adonis Greengrass, elle avait beaucoup souffert du revers de la médaille. Il s'était donc attendu tout naturellement à ce qu'elle s'écrase tout naturellement sans lui poser de résistance notoire. Voilà qui allait contrarier ses plans. D'autant plus que la jeune fille le rappelait d'une certaine manière à l'ordre, lui.

Un bref rictus déforma ses lèvres l'espace d'un instant. Décidément, Nelly Horrock ne savait pas bien à qui elle s'adressait. Et elle se permettait de le menacer de surcroît ?! Voilà qui était fort fort grossier. Mais il ne se priverait pas de lui remettre un peu de plomb dans la cervelle.

Lorsqu'elle embraya sur le sujet des frères et soeurs, Uriel resta complètement perméable à sa tentative. Comme toujours à dire vrai ! Cela faisait des années qu'il ne parvenait pas trop à comprendre cette manie qu'avaient ses pairs de tenter de se montrer agréable en prenant des nouvelles de la famille ou du chien. Bien sûr, le jeune homme avait parfaitement assimilé l'idée qu'il ne s'agissait que d'une manière de montrer son empathie envers autrui. Mais lui-même ne parvenait pas à appliquer ou cautionner ce type de comportement clairement. Aussi balaya-t-il de la main les questions de son interlocutrice.

- Il est de notoriété commune que j'en ai., précisa-t-il froidement.

Se déplaçant, il effectua un bref tour autour de la jeune femme.

- Par contre, je n'ai pas très bien compris tes premiers mots, Nelly. Pardonnes-moi mais ...

Vrillant ses yeux à ceux de la jeune femme, la pièce sembla s'assombrir.

- Essayerais-tu d'une quelconque manière de me menacer ?, s'amusa-t-il.

Se penchant vers elle, il lui attrapa sans brutalité mais sans grand sentiment particulier non plus le menton.

- Que je ne t'entendes plus jamais tenter de me faire du chantage. , lui murmura-t-il, Il serait fâcheux que les rapports avec ton petit frère s'envenime davantage...

Se redressant, un sourire angélique s'esquissa sur ses lèvres alors que l'obscurité se dissipait.

- Par inadvertance, bien sûr ! N'es-tu pas de cette avis, Trésor ?

Le Serdaigle se mit à arpenter la salle.

- Toutefois, je vais faire comme si je n'avais rien entendu... pour cette fois. Cela dit, garde bien à l'esprit que toute avancée peut se perdre. Ton jeune frère est assez renfermé mais il semblerait qu'il souffre tout de même de se voir ainsi éloigné de la seule famille qu'il avait ici.


Uriel Archibald Wagner
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Mike était d’une grande importance pour Nelly. Son petit frère et elle ont toujours été proches. Ne plus pouvoir lui parler était quelque chose d’insupportable pour la Serpentard… Uriel se présentait donc comme le seul moyen à ce jour pour qu’ils renouent contact. La jeune femme avait envie de faire confiance au Serdaigle, même si cela nécessitait de fermer les yeux sur les agissements de ce dernier. Tant pis pour ses principes personnels et ses devoirs de préfète...
Le jeune homme était plutôt mystérieux, comme inaccessible. Il ne révéla rien sur ses potentiels frères et sœurs et revint instantanément sur leur discussion de départ. A le voir et à l’entendre parler, cela ne faisait aucun doute qu’il était plutôt doué intellectuellement. Sans avoir connaissance de ses résultats scolaires, Nelly sentait qu’il n’était pas comme elle ou comme une simple autre personne. Le contact entre eux était seulement verbal et restait superficiel, il n’y avait aucun échange émotionnel tel que pourraient avoir deux individus lambdas qui partageraient leurs sentiments, leurs croyances, leurs espérances dans un contact humain et chaleureux parfois même de façon inconsciente. Même chez deux personnes se détestant on assisterait à un partage émotionnel.
Mais là, il ne se passait rien entre le Serdaigle et la Serpentard, Uriel restait fermé et aucune faille émotionnel se formait chez lui. Nelly, qui d’habitude était très sensible à ce flux d’émotions entre les personnes, en était perturbée. N’importe qui la connaissant bien savait qu’elle était très émotive et attachée à ces contacts humains, elle avait pour habitude de faire attention à ne pas trop montrer ses sentiments mais, intérieurement, cela bouillait en permanence. En partageant ses sentiments, en donnant un peu d’elle-même dans un échange, la jeune femme s’attendait toujours à recevoir des autres en retour. Mais avec Uriel, donner n’aboutit à rien et sa tentative d’instaurer un échange sur les liens familiaux se perdit dans le vide émotionnel du jeune homme.

Ce dernier recentra alors la conversation sur ce qu’elle venait de lui dire. Nelly le regarda du coin de l’œil pendant qu’il lui tournait autour, comme pour lui obliger de ne pas bouger. C’était peut-être idiot, mais la sorcière n’osa pas tourner la tête pour le suivre du regard. Elle n’osait pas bouger du tout en vérité. Bien qu’étant émotionnellement muet, Uriel avait l’air de savoir comment manipuler les émotions des autres. Être dans la même pièce que lui mettait Nelly plus que mal à l’aise. Elle se sentait comme une proie blessée et encerclée par un vautour qui attendait le moment opportun pour venir la dévorer. Uriel était le courant d’air qui faisait vaciller la flamme de son équilibre émotionnel. La jeune femme se sentit sondée jusqu’au plus profond de son être quand le Serdaigle vrilla ses yeux aux siens. Par Merlin, que c’était désagréable d’être fixée comme ça par un type louche.

« -Mais je ne t’ai pas…, » tenta-t-elle de répondre quand Uriel insinua qu’elle l’avait menacé.

Mais elle se raidit quand son interlocuteur lui attrapa le menton des doigts. La proximité soudaine avec lui était assez dérangeante, Nelly sentit son courage s’envoler à ce contact froid et dominant. Elle ne tenta rien pour se dégager comme elle l’aurait fait dans une telle situation et écouta les mots à peine audibles d’Uriel, son souffle tiède lui tombant sur le visage. Elle reprit le contrôle de son corps quand il se redressa et inspira profondément. Les mains tremblantes, elle réfléchit à toute allure. Elle ne s’était jamais retrouvée dans une situation semblable et ne savait pas comment réagir face à quelqu’un comme Uriel, ce qui la mettait dans un état de confusion mêlée à de l’appréhension. Comment pouvait-elle prévoir les agissements du Serdaigle ? Il avait interprété ses mots comme une menace qui n’en était pas une… Alors comment prédire ses prochaines réactions ?

Tandis qu’Uriel arpentait la salle en reprenant la parole, la Serpentard songea qu’elle ferait mieux d’aller dans le sens du discours du jeune homme pour éviter les ennuis.

« - C’est…, commença-t-elle d’une petite voix avant de se racler la gorge pour reprendre de manière plus assurée. C’est-à-dire ? s’interrogea-t-elle quand Uriel évoqua une possible peine chez son frère. Comment le sais-tu ? Il te l’a dit ou ?… Désolée, je pose un peu trop de questions… Pour Mike, je suis… j’étais une des personnes de sa famille avec qui il était le plus proche. Donc j’imagine que ça doit être un peu difficile pour lui, tout comme ça l’est pour moi. En fait, on est les seuls sorciers de la famille et on s’est fait la promesse de se soutenir et de se protéger quoi qu’il arrive. Donc c’est un peu comme si je ne tenais plus ma promesse… Elle reprit conscience que partager ses sentiments avec Uriel ne servait à rien, à part lui donner l’occasion de s’en servir contre elle, alors elle s’arrêta là en balayant l’air de sa main. Bref, comment tu comptes t’y prendre pour nous rapprocher à nouveau ? »

Un peu de courage et de fierté revint soudainement en elle et elle se leva pour aller se placer devant une fenêtre, distinguant dans la vitre le reflet flou d’Uriel.

« Et à ta décharge, je ne te fais pas de chantage. Je ne suis pas comme ça. Pas comme toi. »


Un gros merci à Irving !
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