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Isobel LavespèreChargée de communicationavatar
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7 Décembre 2009, Agence Laveau & Wells

Isobel avait pensé refuser de participer au projet, lorsque Harvey Mulligan, le directeur de la communication, lui en avait parlé. Il l'avait fait venir dans son bureau pour lui demander si elle voulait le rejoindre, dans la continuité logique de la construction de la ville : après l'attentat, il était temps de reconstruire Leopoldgrad. La mention de l'attentat lui avait fait un coup au cœur. Le premier mot qui lui était venu avait été "non", un rejet immédiat, presque une fuite. Et elle avait respiré, avait pris sur elle, avait serré très fort avec ses mains le tissu de sa jupe et elle avait hoché la tête. Elle ne voulait pas rester sur le bord du chemin parce qu'elle avait été blessée là-bas, elle ne voulait pas fuir la mention de cette ville à cause de tout cela. Elle s'y était tellement investie, elle avait donné de son temps, de son énergie, elle avait poussé Logan à venir ici. Elle avait manqué d'y être tuée, il y avait perdu sa mère. Elle ne donnerait pas non plus la satisfaction à ces gens de renoncer à ce qu'elle avait fait. Elle allait se soigner, chasser cette angoisse de la manière forte. Elle allait passer tout le temps qu'il fallait là-bas, pour ne plus avoir peur, plus ne plus revivre tout cela dans sa tête, pour ne plus sentir la douleur fantôme dans son abdomen. Elle allait entendre le nom de la ville tellement de fois, le prononcer tellement de fois qu'elle ne sentirait plus de pincement dans sa poitrine. Elle allait se vacciner de sa peur.

Mais elle n'en n'avait pas dormi de la nuit. Elle était restée allongée dans son lit, la couette remontée jusqu'au menton, à essayer de se détendre, à ne pas penser. Elle avait pris une potion de sommeil mais rien n'y avait fait. Sorbier avait dormi tout contre elle et elle avait caressé son pelage doux comme une peluche jusqu'au matin. Elle avait bu deux cafés serrés pour tenir, mais cela ne devait pas aider à la détendre. Elle avait été nerveuse toute la journée, sur le qui-vive. Il avait été difficile pour elle de se concentrer, même sur les dossiers les plus simples, elle n'avait fait que guetter l'heure de partir pour Leopoldgrad. Elle n'avait même pas déjeuné, l'estomac trop noué. Elle n'était pas descendue à la cafétéria avec ses collègues, s'était contentée de contempler sa salade sans la toucher. Le temps était passé à la fois trop vite et bien trop lentement jusqu'à l'heure de la réunion. Elle avait rassemblé son dossier, pris son carnet de notes, sa petite trousse, avait enfilé son manteau et était descendue jusqu'à l'Atrium pour prendre une Cheminette avec ses collègues. Ils discutaient vivement autour d'elle, échangeaient des nouvelles de leur week-end ou de dossier, et elle marchait comme pétrifiée. Elle se plaça volontairement derrière eux au moment de rentrer dans le réseau, pour passer la dernière. Mais ce fut son tour, trop rapidement, après qu'Albert ait disparu dans les flammes vertes. Elle resta là, à fixer la Cheminette, ses affaires serrées dans ses bras. Elle ne se décida à avancer que lorsqu'une personne de la comptabilité toussota derrière elle.

Elle lâcha sa poignée de poudre et arriva dans un hall lumineux, très américain. C'était la première fois qu'elle venait ici, dans l'agence d'Abel. Cela ne fit que rajouter à son malaise. Elle n'avait pas envie d'être en sa présence. Ses collègues l'avaient attendue et elle les suivit jusque dans la salle de réunion qui leur était indiquée. Elle distinguait la ville derrière les grandes baies vitrées mais heureusement, pas les lieux de l'attentat. Ce fut ce détail qui lui permit de respirer un peu, de constater qu'elle se trouvait à Leopoldgrad mais que tout se passait bien. Elle restait tendue mais son angoisse se dénoua légèrement. Alors que tout le monde s'installait dans un grand brouhaha, que Harvey allait serrer la main des deux associés, Isobel mit un point d'honneur à ne pas croiser le regard d'Abel une seule fois. Elle avait déjà beaucoup de choses à gérer dans le fait d'être ici, elle n'avait pas besoin d'en rajouter. Leur conversation de l'hôpital avait été suffisamment douloureuse et houleuse. Elle s'installa à côté d'Albert, nota consciencieusement la date du jour sur son parchemin et garda les yeux baissés dessus alors que la réunion commençait. Isaac Wells et Abel avaient réalisé une présentation sur les reconstructions à réaliser et elle ne voulait pas voir les photographies des lieux de l'attentat. Elle prenait des notes, juste à la voix, mais personne chez ses collègues ne sembla remarquer - heureusement - qu'elle avait gardé la tête baissée presque toute la réunion.

La reconstruction de Leopoldgrad allait être un sujet très politique et très politisé et surtout, véritablement délicat à traiter, c'était pour cela qu'ils seraient plusieurs sur la question. La réunion suivait son cours, arrivait même sur sa fin, lorsqu'elle entendit la voix d'Abel, annonçant qu'il devait y aller. Pour l'une des premières fois, elle releva la tête et croisa son regard. Madison lui avait dit ce matin, lorsque Isobel s'était levée pour prendre son petit-déjeuner, de ne pas l'attendre ce soir, qu'elle avait un truc à faire. Elle n'avait pas demandé de détails. Pas besoin, visiblement. Son regard s'assombrit et se fit hostile, alors que Abel la regardait en retour avant se lever. Elle détourna le regard et souligna un peu rageusement sa dernière phrase. Elle avait ressenti un coup au cœur, malgré elle. C'était à croire qu'Abel lui faisait à peu près le même effet qu'un attentat : douloureux, destructeur et inattendu. Elle eut du mal à se concentrer sur la fin de la réunion, même s'il était parti. Parce qu'il était parti. Sa colère faisait de nouveau place à une tristesse incontrôlable et qu'elle détestait. Elle avait juste envie de rentrer chez elle et de se coucher, la tête sous les oreillers, à ne surtout pas pleurer. Elle cligna des yeux un peu trop de fois pour être honnête et accueillit la fin de la réunion avec soulagement. Elle ne retournait pas au Ministère, elle avait prévenu la veille. Elle se doutait bien que revenir ici serait éprouvant et elle avait rendez-vous à Sainte-Mangouste à dix-huit heures trente, de toute manière.

Alors elle ne se pressa pas pour ranger ses affaires, contrairement à ses collègues, qu'elle salua. La salle se vida bien vite, sauf d'une seule personne, l'associé d'Abel qu'elle avait croisé plusieurs fois lors de réunions de travail et avec qui elle avait déjà échangé quelques mots cordiaux. Elle ne savait néanmoins pas ce qu'il savait de son ami et d'elle, aussi était-elle restée distante. Sa politesse reprit néanmoins le dessus, pour ne pas installer de silence gênant, aussi prit-elle la parole.

- Ce sont de belles idées, pour la reconstruction, lança-t-elle. Elles rendent bien hommage à tout ce qui s'est passé.


Isobel Lavespère
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Isaac Wells, 35 ans, archimage

La réunion parut durer des heures à Isaac, qui lutta pour ne pas perdre sa concentration, pendant que chacun réagissait aux différents plans qu’ils faisaient passer de main en main. Abel et lui s’étaient couchés tard la veille pour terminer tous ces documents à présenter à leurs partenaires. Tous étaient présents, leurs clients pour commencer, à savoir des représentants du Ministère, accompagnés de leur service communication. Ensuite, un représentant de chaque bureau d’étude, équipe d’ingénieurs, quelques conducteurs de travaux, ce qui faisait bien une vingtaine de personnes autour de leur grande table de réunion. Tout ce beau monde devait se mettre d’accord sur les objectifs et le calendrier de la reconstruction de la place Merlin, ce qui promettait une réunion particulièrement éprouvante.

Il envia momentanément Abel au moment où il dut s’éclipser en s’excusant auprès des autres. Isaac savait qu’il devait se rendre sur un de leurs chantiers aux Etats-Unis, et par conséquent ne pas louper son Portoloin international. Il poursuivit donc seul la présentation des derniers dessins, et ne put s’empêcher de ressentir un certain soulagement lorsque les clients mirent fin à la réunion en emportant tous les documents pour les présenter au Ministre. Il resta pour saluer individuellement chacun de ses collaborateurs et faire un brin de rangement dans la salle avant de regagner son bureau. Mais il s’aperçut qu’une dernière personne était toujours présente et reconnut une des chargées de communication, une certaine Isobel, qu’il croisait régulièrement à leurs réunions. Un peu surpris de voir qu’elle n’avait pas suivi ses collègues, il s’approcha d’elle pour lui parler, mais elle le fit la première. Isaac afficha un sourire sur son visage, puis hocha de la tête avec gratitude.

« Merci, je suis content que ça vous ait convaincus. Ce n’est pas évident de se mettre d’accord sur ce qu’il convient de faire après une telle… catastrophe. »

Il n’y avait pas d’autre mot, et effectivement, s’accorder sur une ligne éthique avait été l’un des principaux objectifs de la journée. Quelques uns avaient défendu l’idée de dresser un lieu commémoratif à l’endroit de la banque détruite. Mais la plupart -dont Isaac et son associé- estimaient qu’il fallait au contraire reconstruire l’édifice et retrouver la fonction originelle de la place, comme un geste fort et symbolique prouvant que le pays se redressait des attaques injustes, ce qui était également le point de vue du Ministère. Les deux archimages proposaient toutefois de préserver un lieu de commémoration, afin de ne pas oublier ce qui s’était passé. Plusieurs idées avaient été lancées pour représenter le nom des victimes, de la plaque classique à l’idée de graver les noms sur les carreaux de béton qui tapissaient la place, ou encore, d’ensorceler le miroir d’eau pour qu’ils scintillent à sa surface.  

« Il reste encore quelques points à discuter, mais on a pu aborder les plus gros morceaux, c’est pas mal déjà, poursuivit Isaac, avant de s’accorder une brève plaisanterie. De toute façon, mon cerveau aurait fini par cramer si on avait poussé encore une heure, je ne sais pas vous, mais je trouve que c’est la réunion la plus éprouvante de toutes celles qu’on a pu faire. »

Ce qui tenait probablement au sujet assez lourd qu’ils abordaient. Toute leur équipe avait été très fier d’inaugurer leur projet, quelques mois plus tôt, et voilà qu’ils se réunissaient pour en recoller les morceaux qui avaient volé en éclats, sans que personne ne puisse le prévoir…
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Isobel rangea ses derniers stylos dans sa petite trousse en cuir rouge alors que l'associé d'Abel s’approchait d'elle. Ils s'étaient déjà parlés plusieurs fois de manière tout à fait cordiale, il l'avait déjà fait rire plusieurs fois et en soi, elle l'appréciait. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'être un peu méfiante parce que c'était l'ami d'Abel et elle ignorait ce qu'il savait sur elle. Elle n'aimait pas cette idée. Il n'avait jamais rien laissé paraître en sa présence mais Abel et lui avaient été à la fac ensemble, c'est-à-dire quand elle avait disparu et avec tout ce qui s'était passé ces derniers temps entre eux... Il n'était pas impossible qu'il en ait parlé à son meilleur ami. Elle en avait bien parlé longuement au sien. Avant d'arrêter brusquement, suite à ce qui s'était passé à l'hôpital et sa décision de passer à autre chose. Et comme Isobel ne faisait jamais les choses à moitié, elle avait choisi de ne plus parler d'Abel et comptait demander à Madison de trouver un autre endroit... Elle se sentait plus mal par rapport à cette décision mais elle était là depuis deux mois, dans un petit espace, Isy n'avait même pas de chambre séparée et elle commençait à être lassée. Cette histoire avec Abel avait déjà porté un coup à leur amitié, il ne serait pas bon qu'elles continuent cette colocation. Il fallait juste qu'elle trouve le temps de lui en parler. Le temps et le courage. Les choses étaient compliquées, ces derniers temps. Elle avait hâte que tout s'arrange, que tout redevienne normal dans sa vie. La construction de Leopoldgrad et sa participation à ce projet serait une étape importante de ce processus. Elle hocha doucement la tête à la réponse d'Isaac, ses cheveux glissants de derrière son oreille.

- Après l'attentat.

Elle avait besoin de prononcer le mot, de le confronter. Elle avait besoin d'être dans la réalité, pas de passer par des périphrases ou des euphémismes comme les gens autour d'elle ces derniers temps. Pour guérir, Isobel préférait affronter cela avec une certaine violence, pour ne pas laisser la peur la dominer. C'était pour cela qu'elle participait à la reconstruction de Leopoldgrad, qu'elle se forçait à être là. C'était ainsi qu'elle irait mieux, elle le savait. Même si la mention de l'attentat lui portait toujours un coup au cœur et réveillait une douleur fantôme dans son estomac, elle préférait cela plutôt que de fuir toute sa vie. Néanmoins, pour adoucir son propos, elle adressa un sourire à isaac. Elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle n'était qu'une pauvre victime traumatisée, même si c'était sûrement un peu vrai. Elle n'avait pas envie que les gens aient pitié d'elle ou bien pensent qu'elle était fragile ou faible. Elle n'avait pas besoin de leur condescendance, elle irait mieux, même si c'était compliqué ces derniers temps. Elle avait besoin de retrouver une vie normale, de retrouver ses habitudes, elle ne voulait pas laisser l'attentat gagner sur elle, laisser ces gens gagner sur elle. Elle avait besoin de vivre, de reprendre le cours de sa vie, de laisser derrière elle toutes les choses difficiles qu'elle avait vécu lors de cette dernière année. Après un karma aussi horrible, il était temps que le vent change un peu, non ?

La plaisanterie d'Isaac lui tira un léger rire, même si ce n'était pas forcément drôle. Elle avait besoin de rire un peu, de retrouver un peu de légèreté, de retrouver l'ancienne elle. La réunion avait été crispée - et crispante - aussi accueillit-elle sans problème le ton amusé de son interlocuteur. Ces derniers temps, elle avait l'impression de n'être plus elle-même, elle qui auparavant mordait la vie à pleine dents. Aussi, elle se fit violence pour ne pas rentrer chez elle et poursuivre la conversation, afin de reprendre un peu ses habitudes. Elle avait une heure devant elle avant son rendez-vous de suivi à Sainte-Mangouste et même si elle avait très envie de disparaître de cette ville et de l'agence d'Abel, elle voulait faire mine que tout allait bien, pour que tout aille mieux. Elle adressa un nouveau sourire à Isaac, en ayant presque l'impression d'être rouillée, comme si elle avait perdu l'habitude d'être simplement légère. Elle rassembla ses affaires, sa petite trousse, son bloc-note et ses dossiers et les cala dans ses bras, croisés sur sa poitrine, en se laissant un peu aller à plaisanter aussi, comme avant.

- Ne dites pas ça, cela confirmerait les clichés sur les américains qui ne supporteraient pas une réflexion un peu complexe. Alors que c'est faux, après tout, nous sommes les maîtres du monde, n'est-ce pas, fit-elle avec un léger sourire.


Isobel Lavespère
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Isaac Wells, 35 ans, archimage

Isaac eut d’abord l’impression que son interlocutrice remuait quelques pensées sombres dans son esprit. Son ton un peu brusque et son regard étaient ceux d’une femme préoccupée, et l’archimage ne pouvait que compatir. Il n’ignorait pas qu’elle avait été personnellement touchée par l’attentat, et passé quelques semaines à l’hôpital. C’était lui qui l’avait vue se faire transporter dans une ambulance, il l’avait reconnue de loin, car son visage lui était familier, puisqu’ils se croisaient régulièrement au travail sur leurs projets communs. Il avait alors prévenu Abel, car il savait qu’ils avaient un lien de longue date tous les deux, bien que son meilleur ami était très peu bavard à ce sujet. Isaac n’avait jamais vraiment essayé de lui tirer les vers du nez, à la fois parce que sa curiosité préférait d’autres sujets -celui de cette jolie rousse qu’Abel fréquentait en ce moment, par exemple- mais aussi parce qu’il avait senti une étrange défiance de sa part les rares fois où il avait voulu en savoir plus. Isaac connaissait assez son associé pour savoir que, dans ces cas-là, il n’obtiendrait rien en insistant, bien au contraire.

C’était, de mémoire, la première fois qu’il se retrouvait seul avec la communicante, sans collègues autour. Isaac était un homme de nature très sociable, il ne lui fallait pas beaucoup de raisons pour engager la conversation avec des gens qu’il côtoyait. Isobel en apporta toutefois une en lui répondant : ils partageaient effectivement un point commun qu’il avait presque oublié, leur bien aimée patrie !

« Aha, c’est bien vrai ! s’exclama t-il, avec un sourire enjoué. Mais je vous avoue qu’après une grosse journée de travail et sans mon dixième café, j’ai du mal à me sentir le roi du monde. Je vous sers quelque chose ? »

Il désigna le coin détente ouvert sur leur salle de réunion, où quelques sofas et tables basses étaient disposés, autour d’un bar. L’esprit californien des start up avait inspiré l’agencement de leurs bureaux, principalement par l’initiative d’Isaac d’ailleurs, qui appréciait beaucoup d’avoir son babywizball et autres tables de jeux à portée de son espace de travail, pour les moments où il avait envie d’une pause et voulait défier un employé.

« Café, milkshake, frappé citrouille ? proposa t-il en se plaçant derrière le bar. Vous pouvez vous installer, on a bien mérité une petite pause, enfin, sauf si vous êtes pressée, bien sûr… »

Il mit en route la machine à café, tout en jetant machinalement les quelques gobelets vides qui traînaient sur le comptoir.

« Pas trop difficile, vos journées, en ce moment ? J’ai cru comprendre que c’était l’effervescence, au Ministère. J’ai entendu un de vos collègues -Bannermall, quelque chose comme ça, petit, chauve- dire que c’était impossible de quitter le service avant vingt heures, en ce moment. Moi qui pensait que les fonctionnaires étaient épargnés par les horaires indécentes ! »

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