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 Nos (très) chers voisins [Cassandre & Irving]

Irving WhitakerAubergisteavatar
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3 janvier 2010

Les bras chargés de pains spéciaux, Irving se fraya un chemin au milieu des clients de la boulangerie de sa sœur afin de quitter le petit commerce bondé. Il y avait bien un boulanger de qualité à Mallowsweet mais l'ancien Gryffondor ne faisait pas d'infidélité au clan Whitaker: Il se fournissait -et se fournirait- toujours à la Cité Nimbus dans la boulangerie de son beau-frère. Et il n'était pas le seul ! A en juger par la queue  qui s'était formée à l'extérieur, le commerce de Sue rencontrait un franc succès. Elle avait su trouver sa clientèle en misant sur le coté traditionnel avec sa baguette "La Nimbusienne" dont raffolaient les Cosmopolitains - sous entendus les bobos qui colonisaient peu à peu le centre ville de la Cité.

Hipsters barbus, vegans convaincus,... Ils étaient facile à reconnaitre avec leurs barbes parfaitement taillées et leurs bonnets à peine enfoncés sur leurs cranes. Irving aurait presque pu se faire passer pour l'un d'entre eux s'il n'avait pas porté sa barbe hirsute et son bonnet résolument rivé sur ses boucles brunes !  En ce jour de décembre à la Cité Nimbus, les températures étaient négatives et la neige tombait sans discontinuer depuis deux jours,  il portait donc  un couvre-chef uniquement pour se tenir chaud aux oreilles et non pas pour avoir l'air branché ! Cela ne semblait pas être le cas des clients de sa sœur... songea-t-il en passant un côté d'hommes lookés comme pour un défilé de mode patientant en file indienne le long de la boulangerie.

La population du centre ville s'était particulièrement renouvelée ces derniers mois. Si les familles avaient élues domicile dans les nouveaux lotissements de la ville, la jeunesse underground et arty du pays avait délaissé Bristol et son blocus pour s'emparer avec passion des pentes de la Cité.  Les anciens appartements ouvriers étaient transformés en lofts industriels, en galeries d'art, en épiceries fines ou encore en magasins de balais vintages.

Les ouvriers de l'Usine, quant à eux, étaient petit à petit  dépossédés de leurs espaces et poussés vers la périphérie de la ville... Irving constatait à chacune de ses visites prolongées à la Cité que le phénomène de gentrification gagnait du terrain. Le cœur ouvrier de la ville s'était déplacé vers l'extrémité du  quartier du Plat qui résistait encore -difficilement mais vaillamment- aux assauts des entrepreneurs... et à ceux du régime.

En effet, le Lexit avait implanté une cellule résistante dans ces terres dont Tara, la sœur d'Irving, faisait activement partie. Si l'ancien Gryffondor avait pris un peu de distance avec ces réseaux depuis l'attentat il se tenait tout de même informé des dernières actions  du collectif.

Il disposait justement d'un peu de temps devant lui pour aller rendre visite à sa deuxième sœur et aller au devant des dernières nouvelles. L'Auberge était pleine en cette période de fêtes mais les clients étaient tous partis en randonnée à la journée le matin même pour aller découvrir les licornes du parc. Irving leur avait promis qu'un repas gargantuesque les attendrait à leur retour mais il avait encore toute la journée pour s'y atteler. Enfin, presque toute la journée: Il avait rendez-vous à 14h avec Emma Winston, une médicomage de Sainte-Mangouste, pour parler de son... problème.

Irving chassa cette pensée de son cerveau- il aurait tout le loisir de se torturer avec ça tout à l'heure- et s'engouffra dans une étroite ruelle qui remontait vers le Plat. Il resserra le col de sa veste bucheron sur son cou et bifurqua pour passer devant son  ancien immeuble. Il ne voyait pas sa fenêtre de toit depuis la rue mais celles de Klemens,  à l'étage inférieur, étaient éclairées. C'était étrange de se dire que d'autres personnes vivaient là dorénavant et qu'ils étaient ici chez eux...
Le jeune homme ne s'attarda pas plus de quelques minutes et reprit le chemin en direction de la maison familiale.

Le petit jardinet des Whitaker était caché sous une épaisse couche de neige et l'allée n'était pas encore dégagée. Visiblement Tara n'avait pas pris le temps de s'en occuper ! Il faut dire qu'entre ses gardes à Sainte Mangouste et ses actions pour le Lexit, il lui restait peu de temps pour l'entretien de la maison.  Irving sortit donc sa baguette afin de se frayer un  passage jusqu'à l'entrée -il était passé maitre dans ce genre de Sortilège depuis qu'il vivait à Mallowsweet- puis il toqua à la porte, attendant une réponse de sœur. Visiblement Tara n'était pas chez elle, constata-t-il au bout de quelques minutes... Soit ! Il lui souhaiterait la bonne année de vive voix un autre jour, se dit-il en enfonçant son menton dans le col de sa veste. Alors qu'il s'apprêtait à transplanter pour rentrer à l'Auberge, une silhouette familière attira son attention dans la rue. Se pouvait-il que ce soit elle ?

Irving fit quelques pas dans l'allée, fronça les sourcils et se dérida finalement lorsqu'il fut sûr de lui :

"Harper ? Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?" lança-t-il alors avec un léger sourire.



Irving Whitaker
Cassandre HarperSeptième annéeavatar
Messages : 339

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Le regard de Cassandre suintait de mépris et tout chez elle criait l’hostilité. Dans l’encadrement de la porte, Elizabeth tint la confrontation quelques secondes avant de se détourner et battre en retraite dans le couloir. La discussion était complètement rompue entre la mère et la fille, puisque les seuls mots que Cassandre daignait lui adresser étaient des reproches voire des insultes à peine voilées. Elizabeth avait essayé de protester, au début, de se défendre mais devant la tempête de rage que représentait sa fille, elle avait abandonné. Les choses étaient très tendues chez les Harper, l’ambiance était pesante et lourde depuis des mois. Même les fêtes de Noël n’avaient pas suffit à alléger l’atmosphère. Ils s’étaient rendus en famille aux événements mondains auxquels ils étaient invités, refusant de revenir sur ce qui avait bouleversé leur vie quelques mois plus tôt. La seule chose un peu positive était la relation entre Cornélius et Cassandre, qui n’avait jamais été aussi proches. On aurait pu croire qu’apprendre qu’il n’était pas le père de sa fille aurait été plombant dans leurs liens mais au contraire : après l’annonce d’Elizabeth, ils avaient eu une longue discussion, profonde, comme ils n’en n’avaient jamais eu. Il lui avait assuré que, peu importait qu’il ne l’ait pas conçue, elle était sa fille unique et le resterait. Elle avait eu besoin de cette conversation, c’était la seule chose qui lui avait permis de ne pas exploser.

Elle avait en revanche décidé de ne jamais pardonner à sa mère. Peu importait que cela paraisse puéril, elle avait gâché sa vie et celle de son père, elle avait menti toute sa vie. De même, elle n’avait fait aucun véritable pas envers les Marchebank. Elle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’ils étaient liés, que Dave Marchebank était censé être son frère. Que Kessy Brooks était censée être sa soeur. Pire, que Leopold Marchebank soit son père. Elle ne savait pas quoi faire de cette information et vivait très bien dans le déni. Elle pouvait faire cela toute sa vie. Elle avait vécu dix-sept ans très bien sans le savoir et ils avaient vécu dix-sept ans sans elle. Soupirant, elle lâcha son livre et roula sur le dos sur son lit. Ça y est, sa mère avait gâché son après-midi lecture à venir taper à la porte de sa chambre comme cela. Elle pensait de nouveau à toute cette histoire alors qu’elle avait réussi à se détendre. Et elle était censée passer des ASPICS avec tous ces événements ? Sa mère avait vraiment tout gâché. Elle jeta un coup d’oeil à son réveil et décida de sortir prendre l’air. Avec la chance qu’elle avait, Elizabeth l’attendait en bas de l’escalier pour « discuter de la situation ». Bien décidée à éviter coûte que coûte sa mère, elle se redressa, attrapa son manteau à carreaux, enfila ses chaussures et dévala les escaliers sans un regard pour le reste du salon. Elle claqua la porte derrière elle et sortit dans l’allée encore un peu enneigée.

Elle avait hâte de revenir à Poudlard - et elle ne disait pas cela souvent - pour fuir la maison. Si seulement son père déménageait, elle l’aurait suivi… Mais Cornélius tenait absolument à maintenir les apparences de leur mariage. Du moins, c’est la conclusion qu’elle en tirait vu qu’il n’avait jamais évoqué le divorce. Il l’avait assurée de son amour mais avait toujours refusé de parler des relations avec sa mère. Elle était assez mûre pour comprendre, pourtant, songea-t-elle en remontant l’allée. Mais encore une fois, on la tenait à part de toutes les choses importantes de sa vie ! Vivement l’année prochaine, songea-t-elle. Elle prendrait enfin son indépendance. En attendant, elle devait survivre jusqu’au Poudlard Express pour enfin repartir tranquillement à l’école. Pourtant, pour une fois, la Cité Nimbus lui était moins désagréable avec tous ces nouveaux commerces, ces nouveaux habitants, elle avait moins l’impression d’être isolée dans le fond de chaudron du monde. Enfin, si elle, cela lui allait - ainsi qu’à ses parents qui avaient soudain l’impression d’avoir misé sur le bon hippogriffe, cela ne semblait pas être le cas de tout le monde, elle entendait régulièrement d’anciens habitants râler. Elle n’osait pas imaginer l’avis d’Irving sur l’état de son niveau quartier… Elle resserra un peu son écharpe autour de son cou alors qu’elle errait un peu au hasard dans les rues, remettant régulièrement ses cheveux nouvellement blonds derrière ses oreilles, comme pour s’approprier sa nouvelle couleur. Elle avait fait ça juste avant le Nouvel An, sur un coup de tête, pour mieux se différencier de sa mère, des Marchebank, de la manière dont on la connaissait. On prononça son nom et elle releva la tête, cherchant autour d’elle avant que ses yeux ne tombent sur une silhouette familière. Malgré elle, un léger sourire lui échappa et elle s’approcha d’Irving, les mains dans les poches.

- Je vis encore ici, malheureusement, répliqua-t-elle avec vivacité. Poudlard n’a pas encore repris, grand-père, signala-t-elle, mais derrière la pique, elle était heureuse de le revoir et cela transparaissait dans l'ouverture de son visage. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, cela avait été au mariage de Théo et Samael, avant qu’elle ne parte à Salem, soit plus d’un an. Mais toi, qu’est-ce que tu fais ici ? J’ai appris que tu avais déménagé dans un coin encore plus rural !

Elle avait retenu le « coin paumé », par gentillesse.


   
Irving WhitakerAubergisteavatar
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Fidèle à elle-même, Cassandre ne tarda pas à être caustique. Irving ne put contenir son sourire face à ses petites piques qui lui étaient désormais familières et dont il ne se formalisaient plus.  Il fut un temps où le "Grand père" lui aurait déclenché une grimace boudeuse et une tentative de  répartie cinglante en guise de réponse. Mais aujourd'hui Cassandre venait en paix, il pouvait le voir à son petit rictus amusé qu'elle réservait à de rares personnes. Ils avaient dépassés le stade de l'affrontement depuis longtemps tous les deux et il ne restait de cette période là que des petites chamailleries inoffensives.

Irving s'approcha d'elle et s'accouda sur la barrière qui les séparait avant d'ôter son bonnet. Il était réellement heureux de la voir et si elle avait été une toute autre ancienne connaissance il lui aurait probablement donné une franche accolade mais c'était Cassandre. Cassandre, le genre de fille à se raidir pendant une étreinte ou à ironiser devant le moindre geste d'affection.

"Alors ? Blonde ? souffla-t-il en désignant les ondulations qui tombaient en cascade sur son manteau à carreaux, Ça te va bien." C'était vrai. Irving avait toujours eu un faible pour les blondes et il devait reconnaitre que Cassandre était assez jolie pour porter n'importe quelle couleur de cheveux. Toutefois, il préférait de loin son châtain foncé naturel qui mettait si bien ses yeux en valeur.

Il l'écouta évoquer Poudlard et hocha la tête à la mention des vacances. Il savait bien que c'était les congés -vu le nombre de client à l'Auberge- mais il devait avouer qu'il avait oublié que Cassie était de nouveau scolarisée au Royaume-Uni. Il s'était passé tellement de choses ces derniers mois qu'il n'avait plus vraiment de place dans son cerveau pour ce genre d'information et encore moins de place dans son emploi du temps pour ses anciens amis. Il n'avait pas vu Jeremy et Juliet depuis une éternité et il ne parlait même pas de Samael et Théo. Certes, le dernier ne faisait pas vraiment partie de ses proches mais il était indissociable de Sam. Il était sans nouvelle aussi de Samantha, de Donald et de tant d'autres...

Depuis quand était-il devenu si solitaire lui le garçon sociable et jovial ?

Depuis que tes amis tombent comme des mouches... Songea-t-il en guise de réponse.

La vision de Cassandre le ramenait des années en arrière, quand son souci le plus préoccupant était  de ne pas savoir aborder les filles. Pourtant il ne la connaissait même pas à cette époque mais elle était associée dans son esprit à l'Avant.

Avant que tout se mette à dérailler.

"Tu es bien informée à ce que je vois, répondit-il à ses observations, J'me suis installé à la campagne, dans le parc naturel du Dartmoor, j'sais pas si tu vois où c'est, souffla-t-il avant de se tourner vers la maison familiale, et j'venais rendre visite à ma frangine mais, de toute évidence, elle est pas là."

Il se retourna pour lui faire face et haussa les épaules avant de lui jeter un léger sourire.

"Ça t'dit un café ?" demanda-t-il alors d'un ton posé "histoire qu'on débrif' un an et demi de nos vies ?"

Enfin pas sûr qu'Irving puisse réellement lui révéler son quotidien depuis ce baiser qu'ils avaient échangé le soir du mariage de Samuel et Théo.

"Alors, je me suis engagé dans la résistance, j'ai fait d'la merde en tuant le numéro deux du régime, ca m'a couté mon amitié avec Chloé Hellsoft. Mon nouveau meilleur pote s'est suicidé, mes autres rares amis sont en cavale. Une tour de plusieurs centaines d'étage s'est effondrée sur moi et comme si ça ne suffisait pas mon couple bas de l'aile parce que je n'arrive pas à remonter la pente."

"C'était bien St-Andrews... ou St-Vinçent... demanda-t-il pour faire taire ses sombres pensées. Il ne se souvenait plus vraiment du nom du collège de Cassandre mais c'était l'intention qui comptait,...'fin l'école où t'étais quoi."



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