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 Drôles d'oiseaux [Nelly & Virgil]

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Nelly HorrocksPréfèteavatar
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Nelly se sentait trahie. Alors qu’elle s’était voilée la face et avait préféré croire que Virgil ne la jugeait pas, voilà qu’il remettait en cause toute la pseudo-confiance qu’elle lui avait accordée… Le Gryffondor devait bien se douter qu’il allait la vexer en évoquant sa mère pourtant il l’avait fait et la préfète prenait sa remarque comme une attaque réfléchie destinée à la blesser. Finalement, ce n’était peut-être pas une bonne idée leur « collaboration » et encore moins d’avoir accepté une deuxième intrusion mémorielle. La Serpentard s’en voulait de s’être laissée emporter par l’excitation de la nouveauté. Elle s’en voulait d’avoir été un peu trop confiante et pas assez méfiante. Comment pouvait-elle savoir si Virgil était digne de confiance ou si ses intentions étaient bonnes ? Ou encore si ce n’était pas dangereux de s’adonner à la Legilimancie comme ils le faisaient ? Bien trop emballée par leurs recherches et la perspective de découvrir une forme de magie incroyable, Nelly n’avait pas vraiment pris le temps de bien réfléchir comme à son habitude et maintenant, elle regrettait.

Si le but de Virgil était de la vexer, c’était réussi, il ne lui en fallait pas plus pour se braquer. Ses propos avaient fait mouche et l’indifférence du jeune homme face à sa réaction l’irritait encore plus. Visiblement, il ne songeait pas à s’excuser ni même à manifester un seul regret… Etait-il si mesquin à ce point ? Elle qui restait intimement persuadée qu’il n’était pas tout noir et qui croyait avoir tissé un semblant d’amitié avec lui au fil des semaines… Elle s’était mis le doigt dans l’œil.

Profondément agacée, la préfète se dirigeait vers la sortie de la serre lorsque, au moment où elle posait sa main sur la poignée, la voix étouffée du Gryffondor lui parvint. Quoi ? Il avait Manipulations mentales magiques, ici, sur lui, depuis presque une heure ! Sans même lui rendre l’ouvrage ? C’était une plaisanterie ? Il la faisait marcher pour la retenir ici et continuer à l’énerver, ce n’était pas possible ! En l’entendant se lever, la jeune femme se retourna avec nonchalance en soupirant. S’il disait vrai, elle allait s’énerver. S’il mentait pour lui faire perdre son temps, elle allait s’énerver aussi... Le Gryffondor la rejoignit avec, dans la main, le livre en question. Ce livre qu’elle avait emprunté à son nom et qu’il « oubliait », à chaque fois, de lui ramener. Aujourd’hui encore, apparemment, il comptait le garder pour lui…

« Sérieusement ? Tu… La préfète soupira, consternée. Aucun commentaire. »

Elle attrapa sèchement l’ouvrage que lui tendait son camarade qui résista un peu quand elle le tira vers elle. Quelle maturité ! C’était d’un plaisant. La préfète afficha un sourire affreusement benêt avant de fourrer le livre dans son sac. En relevant son regard noir sur le jeune homme, elle le surprit les yeux rivés sur un point derrière elle. Alors qu’elle s’apprêtait à se retourner pour voir ce qui le mettait dans cet état, le Gryffondor attrapa en vitesse un pan de sa cape pour l’entraîner à nouveau vers l’intérieur de la serre. Surprise, Nelly manqua de s’étaler sur le sol et protesta, ce à quoi son camarade répondit que le professeur Londubat approchait.

« Quoi ? Mais tu as dit qu’il avait cours ! » chuchota la préfète.

En plus, ils l’avaient vu en passant devant la serre une… Mais que faisait l’enseignant ici ? Oubliant toute autre sentiment, la préfète se laissa gagner par le stress et obtempéra rapidement lorsque Virgil désigna le fauteuil qu’elle avait occupé plus tôt. La Serpentard repoussa la siège dans le coin où elle l’avait trouvé en se repérant aux lianes qui tombaient normalement sur un des accoudoirs.

« Dépêche ! »

Virgil s’engouffrait dans la partie la plus dense de la serre et l’invitait à le suivre au milieu de lianes, de grosses feuilles et de plantes grimpantes. La préfète hésita une seconde. Les plantes tropicales magiques, ce n’était vraiment pas son truc… A regarder, oui, mais se faufiler entre des espèces étranges… Mais elle n’avait pas le choix, Londubat allait entrer d’une seconde à l’autre et ils n’avaient pas le droit d’être ici. Prenant une grande inspiration, comme si elle se préparait à plonger, la sixième année s’enfonça entre les plantations à la suite de son camarade au moment où leur professeur pénétrait dans la serre.

Elle avait l’impression qu’ils faisaient un bruit de tous les diables, surtout Virgil qui ouvrait le chemin entre les feuilles et les lianes alors qu’elle se faufilait plus aisément sur ses pas, mais Neville Londubat était apparemment en pleine discussion avec d’autres personnes… Mais combien étaient-ils ? Les deux adolescents débouchèrent finalement sur un petit espace libre et s’y serrèrent. Virgil posa son index sur ses lèvres et Nelly tenta de contrôler sa respiration pour qu’elle soit la plus silencieuse possible. Elle avait chaud, très chaud. Sa soudaine montée d’adrénaline en était certainement responsable mais sa cape d’hiver et l’humidité ambiante n’aidaient pas… La préfète guetta les paroles de l’enseignant tout en essayant de le repérer au travers de la végétation dense. Soudain, Neville s’interrompit au beau milieu d’une phrase. Nelly se mordit les lèvres et retint son souffle, le cœur battant. Ils allaient être repérés ! Par miracle, le professeur poursuivit sa conversation en s’adressant à une certaine Pénélope puis à un Oscar avec lequel il entreprit de prendre des sacs de terreau.

Nelly ferma les yeux, soulagée, puis les releva vers Virgil, consciente de la chance qu’ils avaient eu. Visiblement satisfait de la tournure des événements, son camarade lui fit signe qu’ils étaient sortis d’affaire avant de lui adresser un sourire qu’elle n’avait jamais vu son visage auparavant… Un joli sourire complice. Un sourire bien plus beau et sincère que les autres dont il avait le secret. Nelly ressentait plus d’amitié et de vérité dans cette expression que dans ce qu’il lui avait montré jusqu’ici… Il avait fallu qu’ils soient là, silencieux et coincés entre des plantes tropicales afin de se cacher de leur professeur, pour que le Gryffondor fasse preuve d’un peu plus de sincérité et d’émotion à son égard. Bien qu’elle se soit énervée contre lui, elle était touchée, il fallait l’admettre. Charmée même, ce sourire lui allait bien mieux que tout le reste et il lui en fallait peu pour l’attendrir… L’émotionnel fonctionnait toujours chez Nelly.

Suspendue à l’instant, la jeune femme croisa le regard bleuté du Gryffondor et s’appliqua à lui rendre son sourire.

« Ça sent bizarre ici... »

La voix de la dénommée Pénélope brisa le silence et ramena brutalement Nelly à la réalité. Se crispant, la préfète empoigna l’avant-bras de Virgil en lui jetant un regard inquiet. Sa cigarette ! Par Salazar, elle n’aurait jamais dû le laisser fumer ! Et ils n’avaient même pas jeter de sortilèges pour masquer l’odeur ! Cette Pénélope devait certainement sentir le résidu de la fumée âcre de la clope du jeune homme. Alors que tout semblait jouer en leur faveur, une cigarette allait tout gâcher !
Cette situation était un véritable ascenseur émotionnel : après s’être énervée sur Virgil, le stress de Nelly était retombé face au sourire du jeune homme mais voilà que l’adrénaline remontait déjà en flèche !
La Serpentard guetta la réaction de Londubat, les muscles tendus.

« Ce sont ces fleurs, ici. Elles ont un parfum très particulier. »

Il était vrai qu’il y avait bien d’autres odeurs dans la serre. Entre le fumet de la végétation, les fleurs étranges aux parfums tout aussi spéciaux et l’effluve moite de l’humidité… une cigarette pouvait passer inaperçue au nez du professeur de Botanique.
Heureusement pour eux, songea la préfète en prenant conscience de ses doigts crispés autour du bras de Virgil qu’elle relâcha, gênée.

Après un court silence, Pénélope sembla se satisfaire de cette explication et Nelly l’entendit rouvrir la porte de la serre, suivie de Neville et Oscar avec leurs sacs de terreau qu’ils avaient pris non loin de l’endroit où Virgil et Nelly s’étaient assis un peu plus tôt.

La porte se referma en grinçant et le silence tomba. La Serpentard attendit quelques secondes avant de s’autoriser à soupirer. Ils l’avaient échappé belle ! Nelly avait bien cru qu’ils s’étaient fait surprendre. Sa respiration se calma et elle prit seulement maintenant conscience que, dans cet espace exigu, elle se tenait bien près de Virgil. Trop près. Assez près pour sentir le souffle chaud du Gryffondor lui tomber sur le visage. Cette proximité leur avait été imposée et elle n’aimait pas trop ça. Mal à l’aise, la préfète tourna sur place et entreprit de traverser à nouveau les plantations exotiques.

« Bon, on va pas passer la journée ici... »

Elle retourna non sans mal à l’espace bouture où trônaient les fauteuils en rotin et attendit que son camarade ait fait de même.

« On a eu chaud, souffla-t-elle en portant une main à son front humide. Mais qu’est ce qu’ils venaient faire ici ? »

Ils n’avaient pas pu attendre un autre moment pour venir récupérer cette Monstera Machinchose ? Elle avait trop stressé ! Soulagée, la Serpentard partit dans un rire nerveux.

« Pardon, c’est nerveux…, se justifia-t-elle entre deux éclats de rire. J’ai cru qu’on allait se faire chopper ! Et en plus on s’est cachés là-dedans ! » ajouta la jeune femme en désignant du doigt les plantations denses où ils s’étaient engouffrés.

Elle avait cru s’aventurer dans une véritable jungle et jamais elle ne l’aurait fait sans l’urgence de la situation, même si on lui avait dit que Virgil lui adresserait alors un vrai sourire.
En tout cas, le Gryffondor pouvait remercier le destin, ou Neville Londubat, pour avoir créé cet événement inattendu car elle en avait presque oublié sa rancune à son égard. Mais ce n’était pas parce qu’il lui avait rendu Manipulations mentales magiques qu’il était excusé…

« On devrait y aller, au cas où qu’ils reviennent, dit-elle en reprenant son sérieux. J’ai Étude des Moldus. Consultant sa montre, elle constata qu’il ne lui restait que peu de temps pour retourner au château. Et je vais être en retard. »

La préfète resta immobile quelques secondes à scruter Virgil du regard, hésitante sur la marche à suivre.

« Je vais rendre le livre ce soir, tu n’auras qu’à l’emprunter à ton nom cette fois-ci, » suggéra la jeune femme, aussi froidement qu’elle le put.

Lui qui semblait si attaché à cet ouvrage, il serait heureux de l’avoir à nouveau sous la main. Et s’il ne le rendait pas, cela ne concernerait plus que lui.



Kit par Irving

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Virgil Forbes


Le sourire sincère de Virgil se figea quelque peu en entendant la remarque de la petite Pénélope. Bordel de troll ! Une odeur bizarre ? Manifestement il n’était pas le seul à faire le lien entre le fumet étrange détecté par la fillette et la cigarette qu’il avait fumée un peu plus tôt. En effet, Nelly arriva visiblement à la même conclusion que lui et agrippa littéralement à son bras comme s’ils étaient pris sur le fait.
Refusant de céder à la panique ,Virgil l’invita à se tempérer d’un geste apaisant de la main. Cela ne servait à rien de s’agiter plus que de raison si ce n’est risquer de se faire repérer par leur professeur. Au lieu de ça, ils devaient rester immobiles et discrets tout en gardant l’oreille tendue pour guetter la réponse du directeur de maison qui ne se fit pas attendre… et qui manqua presque de déclencher un fou- rire à Virgil.

Le Gryffondor pinça les lèvres pour éviter de rigoler –il venait de faire signe à Nelly de rester tranquille ce n’était pas pour tout gâcher à son tour- et  se concentra sur le toit de la serre vitrée pour tenter de se contenir. Il ne pouvait pas prendre le risque de croiser le regard de la préfète tant il avait le chic pour ricaner aux moments les plus inopportuns. Il garda donc les yeux rivés sur le ciel de février et  attendit en silence que les trois autres protagonistes quittent enfin la serre. Quelques secondes passèrent –suspendues dans le temps- avant que Nelly ne pousse un profond  soupir de soulagement. Ils étaient tirés d’affaire !

« Ce sont les fleurs. Elles ont un parfum très particulier. » singea Virgil avec un sourire moqueur, il me tue ce prof ! » ricana-t-il en reportant son attention sur Nelly qui était vraiment toute proche de lui. Vraiment très proche. Le rictus goguenard du Gryffondor se mua en une autre expression indéchiffrable et son regard se perdit quelques secondes sur les lèvres de la préfète. Pendant l’espace d’un instant, tout sembla possible-même le plus invraisemblable-  mais Nelly se tourna brusquement en marmonnant et rejoignit l’espace bouture en quelques enjambées.

Wow. Qu’est-ce qui venait de se passer au juste ?

Virgil resta un moment interdit –les effluves fleuries lui montaient visiblement à la tête-  et il consentît finalement à suivre la jeune femme en dehors de l’espace exigüe où ils s’étaient réfugiés. Il traversa les lianes et les grandes palmes en sens inverse, en prenant bien garde cette fois de ne pas les abimer et déboucha devant l’étagère remplie de plantations nouvelles. Le Gryffondor tapa ses chaussures au sol pour en faire tomber la terre meuble sous ses semelles, épousseta rapidement ses vêtements et reporta son attention sur Nelly qui demandait tout haut ce que Londubat était venu faire ici :

« Ça paraissait clair pourtant… » répondit-il en passant sa main dans ses cheveux pour s’assurer qu’aucun insecte n’ait élu domicile dans sa tignasse. Il aimait bien la botanique globalement –enfin surtout tous les chapitres traitant des plantes hallucinogènes- mais sa passion avait des limites. Virgil restait un vrai citadin qui exécrait toutes les bestioles rampantes et autres araignées.

«  Ouais c’était moins une, ajouta-t-il alors que Nelly affirmait qu’ils avaient eu chaud,  T’imagines si on était resté là à discuter ? Il nous aurait grillé direct… dit-il en posant ses affaires sur le siège en rotin,  Heureusement finalement que je t’ai un peu taquiné. Tu devrais me remercier en fait…» lâcha-t-il en toute mauvaise foi avec son air bravache.  Il espérait bien dédramatiser un peu la situation même s’il se doutait qu’il n’utilisait pas la bonne technique pour se faire pardonner .

Ses doutes se confirmèrent puisque la préfète retrouva instantanément son sérieux. Elle consulta sa montre et affirma qu’ils allaient être en retard à leurs prochains cours s’ils restaient ici à discuter : Elle avait Études des Moldus, quant à lui, Runes et Virtanen n’était pas du genre à tolérer des retards. Pourtant Virgil était toujours légèrement mal à l’aise vis-à-vis de ce qu’il avait osé dire à Nelly un peu plus tôt et il n’avait pas forcément envie qu’ils se quittent comme ça. Etait-ce la perspective de ne plus pouvoir s’entrainer à la légilimancie qui le poussait à vouloir assainir leur relation ou autre chose ?

Quoiqu’il en soit, Virgil observa Nelly tout  en essayant d’évaluer son degré de son ressentiment à son égard. Etait-elle très en colère après lui ou seulement un peu ? L’intrusion de Londubat avait contribué à réchauffer quelque peu l’atmosphère entre eux – du moins, lui semblait-il, mais était-ce suffisant ?

La réponse ne tarda pas à arriver puisque la jeune femme suggéra de rendre à la bibliothèque Manipulations mentales magiques le soir même afin qu’il puisse l’emprunter à son tour. Virgil haussa les sourcils sous le coup de l’étonnement. Elle avait beau avoir employé un ton particulièrement froid pour le lui dire, l’intention restait tout de même particulièrement aimable ! Le Gryffondor ne s’attendait pas à tant de gentillesse de la part de la préfète et il n’était vraiment pas sûr de mériter un tel traitement. Toutefois, il ne comptait pas laisser filer cette occasion en or qui signait visiblement la fin de leur accrochage.

« Eh ben, …Merci. » dit-il sans plus de cérémonie en enfilant sa cape qu’il boutonna d’une main. Il posa la bandoulière de son sac sur son épaule et ajouta un «  à plus » des plus banal avant de  prendre  la direction de la sortie. Il comptait se rendre à la volière la semaine suivante et attendre de voir si Nelly était décidée à s’y présenter d’elle-même mais honnêtement, il avait très envie qu’elle y soit. Vraiment. Et ce n’était peut-être pas en se conduisant de la sorte qu’il allait parvenir à ses fins…

« Attends. » dit-il en s’arrêtant brusquement devant la sortie. Oh et puis zut ! Il pouvait bien faire un effort, une fois.  Il fit quelques pas sur le côté, s’arrêta devant une énorme plante garnie de fleurs fuchsia et coupa la tige de l’une d’entre-elle avec son ongle.

« Je crois que je te dois bien ça… » lâcha-t-il en revenant vers Nelly et en lui tendant la fleur. Il se tut et ajouta en reprenant sciemment les mots et le ton de Londubat «  Tu vas voir, elle a un parfum très particulier. »

Il se sentait un peu bête et assez vulnérable -heureusement qu’aucun de ses potes ne le voyait faire ça- mais il était hors de question que Nelly perçoive son trouble. Son air sûr de lui et sa douce insolence devaient parfaitement parvenir à le masquer d’ailleurs, Virgil ne s’inquiétait pas trop pour ça.


« Te fais pas d’idée hein…dit-il alors, dos à la porte de la serre. Il arbora un air taquin avant de souffler d’un ton faussement sardonique,… Elle est vénéneuse. »

Un immense sourire éclaira son visage puis il appuya son dos contre le battant qui s’ouvrit à la volée pour le laisser partir d’un pas léger.

Fin pour Virgil.
Nelly HorrocksPréfèteavatar
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Nelly haussa les épaules en baissant les yeux sur ses chaussures qu’elle tapa au sol lorsque Virgil remarqua qu’il avait finalement bien fait de la taquiner. Il n’avait pas entièrement tort. Leur accrochage leur avait au moins permis de voir Neville Londubat approcher : s’ils ne s’étaient pas rendus devant la porte de la serre, le professeur les aurait pris la main dans le sac. Mais ce n’était pas une excuse ! Sa « taquinerie » était mal passée et bien que l’ambiance entre eux s’était quelque peu réchauffée, elle lui en voulait encore et la colère lui serrait toujours la gorge. C’était peut-être idiot de sa part mais elle ne supportait pas que l’on trahisse sa confiance, aussi infime soit-elle. Et encore plus en le faisant de la sorte. Si le Gryffondor avait employé un autre ton pour sa remarque, la pilule serait mieux passée.

Pourtant, en lui rendant Manipulations mentales magiques, son camarade avait fait un effort pour calmer la tension, elle le reconnaissait et, avec du recul, appréciait. La Serpentard commençait à le connaître et lui rendre l’ouvrage qu’il avait tant envie de garder était probablement sa manière à lui de faire un premier pas dans les excuses. De ce fait, Nelly avait aussi envie de faire un effort de son côté malgré sa rancune… Elle se sentirait redevable de ne pas le faire et n’aimait pas ce sentiment. Puisqu’elle avait eu l’occasion de lire les passages du livre qui l’intéressaient avant de le prêter à Virgil, la préfète ne comptait pas spécialement le relire, elle n’en aurait certainement pas le temps de toute manière. De plus, la bibliothécaire la tannait pour qu’elle rende enfin le recueil, alors elle comptait le ramener à la bibliothèque pour s’éviter, d’une part, tout problème avec O’Brien et, d’autre part, donner l’opportunité à Virgil de l’emprunter à nouveau. C’était sa façon à elle de participer dans leur réconciliation…

Son initiative sembla plaire au Gryffondor qui se préparait à quitter la serre. La préfète l’invita d’un geste de la main à regagner en premier l’extérieur, elle attendrait un peu avant de rejoindre à son tour le château pour qu’on ne les voit pas revenir ensemble.

« Ouais… souffla la jeune femme au « à plus » du rouge et or. Passe devant. »

Virgil s’éloigna et elle entreprit de réarranger sa chevelure brune ébouriffée par son passage dans la végétation. Elle eut juste le temps de retirer son élastique et de passer les doigts dans ses boucles que le jeune homme s’arrêtait déjà, non loin de la porte. Nelly l’observa avec curiosité s’affairer autour d’une plante. Mais qu’est ce qu’il trafiquait encore ? La moue réprobatrice que lui inspirait ce comportement s’effaça de son visage devant la fleur que lui tendit alors Virgil. Ses sourcils s’arquèrent de surprise et sa bouche s’arrondit en un « Oh... » silencieux. La préfète délaissa ses cheveux qui tombèrent sur ses épaules et fit glisser son élastique sur son poignet pour prendre la fleur aux pétales fuchsia entre ses doigts. C’était… gentil et… assez inattendu de sa part. Elle ne savait pas quoi dire, hormis sourire d’amusement et de gêne quand son camarade reprit les mots du professeur de botanique. Ses pommettes devaient rougir, c’était certain, se dit-elle en tentant presque de cacher son visage parmi les pétales tout en inspirant leur parfum. Il était vrai qu’elle avait une odeur particulière, exotique quoi, mais cela restait agréable.

Pour elle, ce geste signifiait clairement que le Gryffondor s’en voulait et qu’il cherchait à se faire pardonner. Il n’était pas du genre à présenter ses excuses et Nelly ne s’attendait pas spécialement à ce qu’il le fasse et encore moins de cette manière. Ce n’était qu’une fleur, lui dirait-on, mais une petite attention valait parfois plus que les mots… En grande sentimentale, cette délicatesse lui allait droit au cœur.

« … merci », parvint à bredouiller l’adolescente avec un sourire timide.

Une partie de sa personnalité lui reprochait de se laisser si facilement amadouer : elle était fière, rancunière et assumait ses choix, hors de question de laisser ses principes de côté, surtout pour une fleur. Mais ses émotions remportaient le match… En plus, la dernière fois qu’un garçon lui avait offert une fleur, c’était en primaire – une pâquerette cueillie par un petit timide qui avait fanée en deux heures – alors elle avait bien le droit de savourer l’instant non ?

« … Elle est vénéneuse. »

Appuyé contre la porte, Virgil ne tarda pas à la ramener sur terre. La préfète baissa les yeux sur la fleur qu’elle éloigna précipitamment de son visage.

« Quoi ?! »

Elle reporta son attention sur son camarade mais la porte se refermait déjà. Prudemment et du bout des doigts, la Serpentard posa la fleur sur une pile de pots en terre cuite, comme s’il s’agissait d’une bombe. Il était horrible de lui dire ça ! Elle ne connaissait pas grand chose en botanique et ne savait même pas si c’était une blague ou la vérité ! Pour l’instant, ses doigts n’avaient rien en tout cas…
Optant pour la prudence mais bien décidée à la garder – parce qu’elle était quand même jolie –, Nelly sortit un paquet de mouchoir, en déplia un et emballa la tige de la fleur dedans, ne laissant dépasser que la couronne de pétales. Elle glissa ensuite le présent du Gryffondor dans la poche intérieure de sa cape, à côté de sa baguette.

Une fois de retour dans le parc, la préfète pressa le pas pour ne pas aggraver son retard et se surprit à sourire bêtement.

Fin du RP



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