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 L'idée du siècle (scénario commun Saint-Valentin)

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Jonah ForbesDirecteur de Serpentardavatar
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Abel Laveau resta discret concernant le nouvel aménagement de la Place Merlin. Soucieux de respecter les exigences du Ministère, notamment en matière de communication autour du projet, l’architecte ne révéla rien que Jonah ne sache déjà. L’enseignant avait lu un article dans la Gazette évoquant la mise en place d’un espace de commémoration et de probables reconstructions sur les lieux mêmes de l’attentat. D’après le journal, le plan des nouvelles installations  n’était pas encore pleinement défini, du moins, il n’avait pas été communiqué à la presse. Abel, qui avait sans doute signé un contrat de confidentialité, resta tout aussi évasif que le papier de la Gazette et Jonah n’insista pas davantage. Le projet serait dévoilé tôt ou tard, il fallait juste laisser le temps à la population de faire son deuil pour accueillir plus sereinement cette reconstruction.

« Bien sûr, je comprends. » souffla-t-il en laissant volontairement l’opportunité à Abel de poursuivre la conversation sur un autre sujet de son choix.

Et quel sujet ! Sans le savoir son interlocuteur venait de pointer de sa baguette un sujet d’étude auquel Jonah s’intéressait tout particulièrement : L’innovation sorcière inspirée des moldus. C’était d’ailleurs le sujet de son prochain livre ( quant il trouverait le temps de l’écrire, bien sûr.) Il en avait déjà parlé à Emmet Strong, son éditeur, lors de la rentrée littéraire qui s’était justement tenue dans l’un des buildings modernes  de Leopoldgrad. Piqué dans sa curiosité et avide d’en savoir plus sur les aspirations de l’architecte qui souhaitait soulever le débat sur cette thématique, Jonah l’invita à développer :

« Je vous en prie, continuez. Je suis curieux de connaitre votre point de vue sur la question. » dit-il d’un air concerné.

Abel ne se fit pas prier pour exposer son analyse qui rejoignait, en tous points, celle de Jonah. Les aptitudes moldus avaient longtemps été minimisées par les sorciers mais il était clair aujourd’hui que les moldus « dépassaient » les sorciers  sur de nombreux points et que monde Magique se devait d’ouvrir les yeux.

« J’ai bien peur de ne pas pouvoir débattre avec vous  M. Laveau, dit il d’un air désolé, …car je partage totalement vos observations. Ajouta-t-il avec un léger sourire. Il se pencha légèrement vers son partenaire et poursuivit, Voyez-vous j’ai toujours vu les sorciers comme l’élève doué, doté d’aptitudes exceptionnelles, capable du meilleur mais qui campe sur ses acquis, qui se repose sur ses lauriers : Il pense qu’en travaillant peu, il fera toujours mieux que son camarade plus limité au départ. Celui qui doit s’échiner, tous les soirs, à réviser ses cours. Celui qui doit réfléchir, proposer, se montrer ingénieux, trouver des solutions aux problèmes qu’il rencontre, faire avec ses propres armes car il n’a pas les capacités de son ami naturellement  avantagé, il n’avait pas besoin d’expliquer à Abel qui était le moldu dans cette histoire, et puis, un jour arrive où l’élève brillant se rend compte d’une chose : Son ami besogneux, qui n’a jamais cessé d’être inventif, vient de réaliser l’impensable : Construire une machine qui permet d’aller dans l’espace, sur la lune, alors que lui il est bien incapable de réaliser un tel exploit ! Peut-on transplaner sur la lune ? L’idée ne lui a même jamais effleuré l’esprit avant que son ami ne le fasse.  Et là, pour la première fois de sa vie, il se dit qu’il n’aurait pas du sous-estimer son camarade. Il ne veut pas l’admettre mais son ami l’a surpassé ! Difficile pour l’élève talentueux de mettre son égo de côté alors, il regarde ailleurs, préfère se féliciter de ce qu’il sait parfaitement faire depuis des années…Pourtant, son ami besogneux a très certainement tout un tas de connaissances à lui apprendre : Ensemble, ils pourraient faire de grandes choses…mais encore faut-il qu’il le veuille. »

Jonah laissa fleurir un sourire :

« J’ai raconté cette petite histoire à tous mes élèves en début d’année pour amorcer mon cours d’Études des Moldus. »

Il laissa planer un nouveau silence et poursuivit :

« Savez-vous combien de brevet d’innovation sont déposés par an dans le monde moldu ?, la question était purement rhétorique, plus de 2,5 millions. Les moldus ont cette envie d’entreprendre, ce besoin d’innovation constant inscrit dans leurs gênes. Leur capacité à innover et à inventer est immense, s’enthousiasma-t-il comme toujours lorsqu’il était question des aptitudes des Moldus, Ils me fascinent. » finit-il par dire.

Finalement l’organisatrice avait plutôt bien fait les choses en le liant à Abel Laveau, estima Jonah en observant quelques instants son binôme qui venait de poser son propre Pear One sur le comptoir où ils étaient installés. L’archimage avait raison : Jonah exerçait un métier qui pouvait faire évoluer les mentalités . Les élèves qu’il avait aujourd’hui en cours étaient  les principaux acteurs de la société sorcière de demain.

« Je consacre toute mon énergie pour faire comprendre cela à mes élèves : Nous avons énormément à apprendre des moldus et le Pear One de Vargas Corp ou les projets architecturaux de Leopoldgrad en sont les plus beaux exemples, dit-il en désignant Abel d’un geste de la main, Les sorciers précurseurs tendent vers un décloisonnement, ou en tout cas, une inspiration prononcée –et assumée- des trouvailles moldues.  D’ailleurs, je suis vraiment content de vous entendre dire que derrière votre geste architectural il y avait une réelle envie d’ouvrir le débat sur la manière dont les moldus peuvent nourrir l’innovation sorcière. »

Jonah but une gorgée de son jus de citrouille et reprit :

« Voyez-vous, je suis également écrivain –Enfin je l’étais avant que ces petits monstres d’adolescents ne puisent toute mon énergie- plaisanta-t-il. J’ai écris quelques livres sur les moldus qui sont restés assez confidentiels, confessa-t-il, mais il ont su trouver leur public auprès des passionnés. Mon deuxième ouvrage traitait justement d’internet alors quant vous évoquer la révolution numérique qui transforme actuellement le monde moldu, je ne peux que vous approuver. Souffla-t-il avant de recentrer la conversation sur ce qui l’intéressait, J’ai un projet de troisième livre, avoua-t-il enfin, sur ce concept novateur qu’est la Technomagie –mot valise faisant référence à la fois à la technologie moldue et à la magie, terme qu’il avait inventé. J’aimerai être le premier à écrire à là-dessus. D’ailleurs mon éditeur, Emmet Strong, estime à juste titre que l’architecture de la March’Bank a toute sa place dans un tel ouvrage. »

« Battre le fer quant il est chaud » Tel était l’adage de Jonah qui ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Merlin avait mi Abel Laveau sur sa route aujourd’hui et, en bon Serpentard qui se respecte, il comptait bien profiter de cette opportunité.

« Pensez-vous que nous pourrions nous entretenir à ce sujet ? Pas nécessairement aujourd’hui, j’imagine que vous souhaitez prendre le temps d’y réfléchir et je dois moi-même, cerner un peu mieux mon objet d’étude afin de définir mes attentes, mais, si vous êtes d’accord, j’aimerai beaucoup pouvoir mener cet entretien…. Je pense sincèrement que vous êtes un technomage qui s’ignore ! » conclut  Jonah avec enthousiasme.

Non seulement, l’archimage était un acteur à part entière de la technomagie mais, en plus, il semblait avoir particulièrement réfléchi à la question. Il avait sans doute raison en disant que la culture américaine encourageait davantage les parallèles entre moldus et sorciers. Logan Vargas était d’ailleurs un concitoyen d’Abel et ce n’était certainement pas une coïncidence que les deux entrepreneurs aient la même nationalité. Il y avait surement quelque chose à creuser de ce côté-là, nota Jonah mentalement avant de reprendre :

« Et pour en revenir à vos difficultés de recrutement de jeunes intéressés et qualifiés, je pense que nous avons notre rôle à jouer, vous et moi. Nous pouvons susciter des vocations : Vous en transmettant votre enthousiasme à l’égard de votre métier et moi en facilitant la mise en place de tels échanges… Pensez-vous que votre entreprise pourrait accueillir des élèves stagiaires au sein de ses locaux, pour quelques jours ou quelques semaines ? » s’enquit-il alors.


Abel LaveauArchimage urbanisteavatar
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Poussé par l’intérêt sincère que semblait porter Jonah à leur discussion, Abel se laissa emporter dans une certaine volubilité. Il était pourtant un homme discret, pas le plus à l’aise dans les exercices de sociabilité, mais lorsqu’il s’agissait d’un sujet qui le passionnait, Abel pouvait se montrer étonnement bavard. Or, la confrontation des mondes magiques et moldus était une question qui le captivait beaucoup, en ce moment. Il avait vu et compris des choses pendant toute l’instruction du projet Leopoldgrad qui avait fait naître de nombreuses réflexions chez lui, ce qu’il s’efforça de transmettre à son interlocuteur. Et Jonah semblait attentif et réceptif. Visiblement, Abel avait touché un sujet qui lui tenait à coeur, car à son tour, le professeur se lança dans une métaphore assez amusante. A son tour, ce fut à Abel de faire ce qu’il savait le mieux faire, écouter les autres parler, ce qu’il fit avec plaisir, car les réflexions de Jonah étaient tout à fait pertinentes.

Effectivement, ils étaient d’accord en tout points. Abel était un grand rêveur -et un très grand fan de science fiction aussi- alors forcément, la conquête de l’espace, cela lui parlait, et il sourit à ce moment de l’histoire que lui racontait Jonah. Il n’avait pas tort, les sorciers n’avaient jamais envisagé la possibilité de transplaner sur la Lune, quand leurs concitoyens moldus avait réalisé cet exploit depuis quarante ans, déjà ! Y avait t-il un seul professeur d’astronomie en école de sorcellerie qui s’était intéressé à ces fantastiques machines qu’étaient les fusées ? Abel n’en était pas sûr. Non, on continuait d’enseigner passivement les constellations et la divination à partir de l’alignement des étoiles, comme on le faisait depuis des siècles…

« Belle métaphore, ça résume bien l’idée que nous partageons, déclara Abel en souriant, quand Jonah lui avoua qu’il s’en servait pour captiver l’attention de ses élèves. Ca fait quel effet à vos élèves quand vous la racontez ? » demanda t-il, curieux.

A cet âge, en pleine adolescence, la plupart des élèves préféraient malheureusement se reposer sur leurs acquis, alors il y en avait sûrement pour se montrer indifférents à l’espèce de morale de l’histoire que tentait de leur transmettre Jonah. Mais, s’ils choisissaient le cours d’Etude des Moldus, c’est que ce monde les intéressait, ou les intriguait au moins, alors peut-être que ce petit récit parvenait à les faire réfléchir… En tout cas, Jonah était assez au fait de l’innovation technologique moldue, car il lui donna quelques chiffres qui firent réagir Abel :

« Je ne connaissais pas le chiffre, mais cela ne m’étonne pas. Comme vous dites, ils ont la recherche et l’innovation inscrite dans leur culture. Nous, nous valorisons beaucoup plus la tradition, la transmission de savoirs millénaires… Ce qui est très bien aussi, nuança t-il, avec une pensée pour la culture vaudou extrêmement attachée à ses traditions et à ses ancêtres dont il provenait, mais cela ne doit pas empêcher l’invention. »

C’était en tout cas les idées auxquelles croyait Abel et Jonah semblait les partager. Il lui fit part de son grand enthousiasme pour le monde moldu, ce qui fit sourire l’archimage. Il était tombé sur quelqu’un de passionné, semblait t-il… Tant mieux. C’était une qualité tout à fait estimable aux yeux d’Abel. Cette estime paraissait partagée, car Jonah déclara qu’il était content d’apprendre qu’une de ses intentions pour le projet Leopolgrad était de rapprocher les deux mondes antagonistes. Abel apprécia cette marque de respect qu’il lui témoignait et il fut doublement attentif à la suite de son discours.

Leur petit débat avait eu le mérite d’instaurer un climat de confiance suffisant pour que Jonah lui confie les projets personnels qu’il menait en ce moment. L’intérêt d’Abel fut aussitôt captivé en apprenant qu’il écrivait à ses heures perdues et avait un projet sur le sujet dont ils étaient justement en train de parler.

« La technomagie… C’est intéressant, c’est vous qui avez créé ce mot ? Je ne l’ai jamais entendu. C’est en référence à la technologie, j’imagine ? Cela sonnait bien en tout cas, l’idée que portait le mot était assez évidente. A la fois étonné et flatté de la proposition que lui fit assez habilement Jonah, le visage d’Abel s’illumina. Eh bien, je suis tout à fait flatté que mon architecture ait pu retenir votre attention et celle de votre éditeur. Je serais ravi de participer à ce genre d’ouvrage précurseur. Je ne vous garantis pas de pouvoir vous donner un entretien rapidement, par contre, on est sur une période chargée en ce moment… Il faut voir, je vous avoue que je suis assez mauvais pour retenir mes rendez-vous, c’est pourquoi j’ai une secrétaire extraordinaire, confessa t-il, sur une note d’humour, qui saura beaucoup mieux vous informer que moi. Tenez, appelez quand vous le souhaitez. »

Il extirpa de la poche de son veston, tant bien que mal avec sa main libre, une carte de visite qu’il avait toujours sur lui, avec le numéro de Cheminette et de Pear One pour contacter son agence. Abel n’avait pas hésité car il voyait évidemment tout l’intérêt qu’il pouvait retirer à paraître dans un livre qui parlait de l’innovation sorcière, même si Jonah se présentait comme un écrivain peu visible. C’était un thème d’avenir, Abel en était intimement persuadé, la société magique commençait à s’ouvrir sur le sujet, sous l’impulsion du gouvernement Marchebank. Même si le livre de Jonah n’allait pas faire exploser les ventes tout de suite, un jour, le thème finirait par attirer l’attention des chercheurs et il aurait le privilège d’avoir été l’un des premiers auteurs sorciers à mentionner le sujet. Si l’architecture de Laveau & Wells pouvait bénéficier de la même lumière, Abel ne disait pas non.

Et puis, il était aussi intéressé à titre purement intellectuel. Il était content de pouvoir aider le professeur à monter ce projet d’écriture tout à fait digne d’intérêt, en y apportant son point de vue d’archimage américain. Ce sujet lui tenait à coeur à lui aussi, il fallait croire qu’ils s’étaient finalement bien trouvés ce soir.

Jonah ne s’arrêta pas là, persuadé qu’ils pouvaient jouer encore un autre rôle tous les deux, sur un autre terrain qu’il maîtrisait. A ce moment-là, Abel se souvint. Isobel lui avait déjà parlé de Jonah Forbes, au détour de leur premier dîner romantique. Elle s’occupait d’un projet avec lui, sur l’introduction de stages professionnels dans la formation dispensée par Poudlard. Cela lui était sorti de l’esprit ! Le monde sorcier était petit, décidément. Plutôt amusé de comprendre qu’il était en train de nouer des projets avec un homme qui travaillait déjà avec Isobel, il hocha la tête.

« Oh mais je suis au courant de ce projet, vous travaillez avec le Ministère pour réussir à introduire des stages à l’école, c’est ça ? C’est Isobel… Lavespère, ajouta t-il, trop habitué à ne dire que son prénom, qui me parlait de ça. Je trouve que c’est une bonne idée de montrer aux étudiants la diversité des métiers qui existent, surtout que vous vous lancez souvent directement dans l’apprentissage d’un métier après Poudlard, d’après ce que j’ai compris. Du coup, les élèves doivent savoir assez vite ce qu’ils veulent faire, trop vite, peut-être… Bref, je lui avais déjà dit que je serais content d’accueillir des élèves stagiaires dans l’agence, si jamais cela se faisait, alors vous avez votre réponse. »


Jonah ForbesDirecteur de Serpentardavatar
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Jonah n’était plus du tout gêné à l’idée de passer sa soirée avec cet illustre inconnu. S’il n’avait pas été obligé de rester si proche physiquement  d’Abel Laveau, il aurait presque oublié qu’ils étaient attachés, l’un à l’autre, et contraint de se supporter mutuellement. La discussion filait naturellement, pour la plus grande joie de l’enseignant dont les idées fourmillaient dans son esprit. Jonah aimait les rencontres stimulantes, les personnalités inspirantes et Abel Laveau faisait assurément parti de ces personnes avec lesquelles il aimait échanger. Les deux hommes possédaient des centres d’intérêts communs et les remarques de son interlocuteur le poussaient à se remettre au travail. Trop accaparé par son métier de professeur, la résistance et ses soucis personnels, Jonah avait quelque peu délaissé son projet de livre ces derniers temps et cette simple discussion suffisait à lui donner envie de dépoussiérer ce projet.

« Oui c’est un mot valise composé de technologie et de magie. Les américains ont un terme pour qualifier les sortilèges inspirés de l’ingénierie moldue  les « Spell-Tech » -je pense que ça doit vous parler- Abel devaient très certainement les utiliser dans son quotidien d’architecte-  mais il n’y a pas encore de nom de domaine qui englobe à la fois le concept et les charmes utilisés, souffla-t-il. Quelque soit le nom qui était donné à cette nouvelle science magique, Abel Laveau semblait plutôt enclin à l’idée de participer au futur  ouvrage de Jonah.

« Vous m’en voyez ravi, répondit ce dernier avant d’esquisser un sourire à la remarque d’Abel.

« Je n’ai pas de secrétaire extraordinaire, poursuivit-il en fouillant difficilement la poche intérieur de son veston, mais j’ai une excellente appli agenda.» lâcha-t-il en sortant son Pear.

Jonah laissa échapper un léger rire tout en enregistrant son nouveau contact dans son répertoire de sa main de libre.

« Je ne pense pas être disponible avant cet été pour tout vous dire, assura-t-il tandis qu’Abel s’inquiétait de ne pas pouvoir lui garantir un entretien rapidement, j’aimerai clôturer l’année scolaire avant de m’atteler plus sérieusement à ce projet. » ajouta-t-il en consultant justement son calendrier. Jonah avait juillet de libre- les enfants étaient avec Agathe- et il les récupérait en Août.  Cela lui faisait un mois tranquille pour poser les bases de son étude, lister les intervenants qu’il souhaitait interviewer et commencer à les rencontrer, songea-t-il en rangeant son Pear et la carte de Laveau & Wells dans sa poche.

Jonah espérait pouvoir réunir d’autres précurseurs de la technomagie dans leurs domaines respectifs : Abel Laveau et Logan Vargas, bien sûr, mais aussi l’astrophysicienne née moldue Carmèn Carrera et le premier médicomage du monde a avoir implanté un stimulateur cardiaque ensorcelé dans un organisme vivant  –opération chirurgicale fortement inspirée de la médecine moldue- Harvey Globster.
Encore un américain.
Peut-être, Jonah devait-il envisager un voyage outre-Atlantique dès cet été afin de s’immerger davantage dans cette culture américaine visiblement plus ouverte aux techniques et technologies non sorcières. Les garçons seraient surement très  contents d’aller visiter New York, Chicago ou encore San Francisco et Jonah pourrait ainsi lier l’utile à l’agréable. Intéressant…
L’enseignant remisa toutefois cette idée dans un coin de son esprit et préféra se concentrer sur son interlocuteur pour lui proposer un partenariat école/entreprise semblable à celui qu’il avait monté avec le Ministère. Jonah s’apprêtait justement à expliquer à son binôme de soirée les modalités pour l‘établissement d’une convention lorsqu’Abel le prit de court en affirmant avoir déjà entendu parler de ce projet par la chargée de communication du Ministère.


« Vous connaissez Mme Lavespère ? S’exclama Jonah bien que ce lien ne soit pas si étonnant. A bien y réfléchir, les deux américains étaient tous deux des expatriés trentenaires au niveau de vie assez aisé. Ils devaient surement fréquenter les mêmes lieux à la mode où tous les « expat’ » de Grande Bretagne se retrouvaient pour parler de leur tendre pays, J’ai effectivement monté un projet similaire avec le Ministère et Mme Lavespère a été d’une incroyable efficacité pour fluidifier les échanges avec les différents départements. Jonah la chercha des yeux dans la foule, en vain, elle m’a beaucoup parlé de votre système scolaire américain d’ailleurs, reprit-il en reportant son attention sur Abel,  des journées découvertes, du stage obligatoire et des professionnels qui se déplacent directement au sein des établissements scolaires pour expliquer concrètement leurs métiers. J’ai vraiment trouvé ces actions très pertinentes et si nous pouvons monter un partenariat similaire entre votre agence et l’école j’en serai très heureux ! » Abel affirma alors que Jonah tenait déjà sa réponse. L’enseignant ne chercha pas à masquer la satisfaction que lui inspirait la confiance et l’engagement d’Abel. « C’est parfait ! » s’exclama-t-il puis il ajouta avec une note d’humour «  J’imagine que je planifierai les modalités de cette convention avec votre talentueuse secrétaire… »

L’enseignant esquissa un sourire mais son attention fut vite détournée par une sensation de chaleur sur son poignet. Le ruban que le liait à Abel Laveau venait de tomber au sol les libérant enfin, l’un de l’autre.

« Je crois que nous venons de surmonter la distance qui nous séparait M. Laveau, dit Jonah en se penchant pour ramasser l’étoffe blanche par terre, Cela mérite bien un petit toast . Il tendit son verre de jus de citrouille entre eux, bien décidé à sceller leur accord implicitement : « A nos projets futurs. »

Jonah était libre, il pouvait, enfin, aller tirer les oreilles de Virgil mais avant cela, il avait à cœur de poser quelques dernières questions à  Abel Laveau .L’enseignant but une gorgée de jus de fruit et laissa passer un moment de silence avant de demander :

« Voyez-vous j’étais en train de penser à ce que vous m’avez dit tout à l’heure sur les liens étroits entre cultures sorcière et moldue aux États-Unis. Vous n’êtes pas le premier à tenir ces propos : Isobel Lavespère avait approximativement le même discours en évoquant des écoles sorcières directement immergés en territoire moldu… Avez-vous fréquenté ce type d’établissement durant vos études? S’enquit Jonah,  Si je devais envisager un voyage en Amérique pour observer cette alchimie, quelle ville représentative de cette mixité me conseillerez-vous ? »


Sasha BensonQuatrième annéeavatar
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Sasha se contenta de hocher la tête en s'efforçant de mémoriser le maximum d'informations tandis que le jeune homme lui conseillait de mener toutes les démarches en même temps, et de s'adapter selon les délais de réponse de chacun. Elle trouvait que trois à cinq semaines était un délai terriblement long pour répondre à une simple demande de déblocage de fonds, mais elle préféra ne rien dire -ce n'était surement pas ce qu'un employé de la MarchBank avait envie d'entendre. De toute les façons, elle n'espérait pas que Salem se montre plus rapide, et estimait donc que les réponses des deux institutions devraient coïncider.

"Merci, vraiment ! répondit-elle avec un sourire sincère. Ça m'aide beaucoup ! Je pense que ça peut marcher..."

En plus d'informations précieuses, Dave lui avait apporté l'élan d'optimisme dont elle avait besoin pour poursuivre ses démarches. Sasha n'était pas du genre à abandonner facilement, et elle savait se battre pour avoir ce qu'elle voulait, mais voir les obstacles, les formulaires, et les démarches compliquées qui l'attendaient avait commencé à la décourager un peu. Grace à Dave elle était désormais plus motivée que jamais à faire tout son possible pour intégrer le programme d'été de Salem.

Leur conversation fut alors interrompue par un mouvement de foule qui attira l'attention de l'adolescente. Elle réalisa rapidement que la source de cette agitation n'était autre que Léopold Marchebank en personne, qui semblait plutôt furieux contre Mildred Magpie. Curieuse de savoir ce qui avait pu provoquer la colère du Ministre, Sasha proposa au fils de ce dernier de se rapprocher de la scène, mais ce dernier déclina sa proposition. A en croire la grimace qui passa sur son visage alors qu'il regardait la journaliste s'enfuir de la Grande Salle, on pouvait facilement deviner qu'il ne comptait pas parmi les fans de la romancière.

"Vous...pardon, tu n'as pas l'air d'être un grand admirateur de Mildred Magpie, commenta-t-elle avec un sourire en coin. Elle n'était pas certaine de pouvoir se permettre ce genre d'observations, ils ne connaissaient surement pas assez pour ça, mais il fallait bien qu'ils se livrent un peu s'ils voulaient rompre le charme du bracelet. Victime d'une mauvaise presse ?"

Elle avait beau fouillé dans sa mémoire, elle n'arrivait pas à se souvenir d'un article peu élogieux au sujet de Dave. Il lui semblait au contraire que Magpie s'était toujours montrée plutôt flatteuse avec l'ensemble de la famille Marchebank, et ce n'était certainement pas Sasha qui allait lui reprocher -ne mord pas la main qui te nourrit. Elle-même gardait toujours cette rengaine à l'esprit et c'était d'ailleurs ce qui l'avait conduit à se montrer inflexible lors de son interview avec la journaliste. Elle avait conscience de ne pas avoir donné à la romancière ce qu'elle voulait ce jour-là, et peut-être avait-elle perdu une alliée qui aurait pu lui être utile, mais c'était un sacrifice nécessaire pour conserver l'appui et le soutient du Ministère.

Comme pour inviter son interlocuteur à se confier plus librement, Sasha entreprit de répondre à sa précédente question de manière la plus exhaustive possible.

"C'est un programme d'été réservé aux étudiants de deuxième cycle, il est ouvert à partir de la quatrième année. C'est un peu comme une préparation aux cours de l'université de Salem, avec un aperçu du programme et des disciplines proposées, expliqua-t-elle en s'efforçant de ne pas trop parler avec ses mains. Elle avait cette mauvaise habitude dès qu'elle parlait d'un sujet qui la passionnait mais sa mère lui répétait souvent que ce n'était pas élégant. On peut choisir jusqu'à dix matières différentes, poursuivit-elle, les yeux brillants d'excitation. J'aimerais faire Principes Fondamentaux du Droit Sorcier, Relations Magique Internationales, Introduction à la rhétorique, et un cours de duel aussi. Ils ont rouvert le club de duel à Poudlard, j'aimerais bien m'entrainer un peu..."

Elle se garda bien évidement de mentionner sa défaite face à Abigail Scavo. Le but était d'apprendre à se connaitre, pas de se livrer sous son plus mauvais jour.

"Tu n'as pas eu envie de faire des études, après Poudlard ?" s'enquit-elle finalement, le regard interrogateur.

Si elle avait eu un père aussi fortuné, elle aurait voulu fréquenter toutes les meilleures universités magiques. Elle aurait pu faire des études pendant aussi longtemps qu'elle le voulait, sans se soucier de trouver un emploi ou de subvenir à ses besoins. Malheureusement, ses finances et ses ambitions personnelles l'empêcheraient de réaliser ce rêve. Si elle voulait réussir à gravir les échelons, elle avait tout intérêt à commencer à les grimper rapidement.



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