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 We don't need no education [PV Daisy]

Peter VirtanenProfesseur d'Etudes des Runesavatar
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04 mars 2010

On aurait pu croire à un imprévu de dernière minute en voyant le directeur de Serdaigle traverser le château à grandes enjambées, en direction du bureau du Professeur Mason. Il n’en était rien, Peter avait soigneusement prévu cette entrevue avec sa collègue. Il était suffisamment tard pour qu’ils ne soient pas dérangés, mais il avait entendu Daisy confier à Jonah qu’elle avait des papiers administratifs à traiter ce soir, il était donc certain de la trouver dans son bureau malgré l’heure avancée.

Cela faisait longtemps qu’il songeait à avoir une discussion avec Daisy, mais il l’avait sans cesse repoussée, attendant d’avoir des preuves de ce qu’il avançait. Il n’avait toujours aucune preuve, mais des soupçons grandissants, et il avait décidé que ces derniers suffiraient. Les preuves, il pouvait les fabriquer. Il n’allait pas attendre qu’il soit trop tard pour avertir la directrice du danger qui planait peut-être sur son école, et sur ses étudiants.

L’enseignant n’eut pas la moindre hésitation quand il prononça le mot de passe et s’engouffra dans l’escalier menait jusqu’au bureau de la directrice. Il agissait pour le bien des tous leurs étudiants, il en était intimement persuadé. Peter frappa trois coups contre la porte et attendit que Daisy l’invite à entrer, se composant une mine grave.

« Bonsoir, lança-t-il en s’avança dans la pièce après avoir refermé la porte derrière lui. Je suis désolée de te déranger si tard, il fallait que je te parle… »

Il avait prononcé ces mots avec un sérieux et un ton grave qui ne lui étaient pas familiers. Peter avait beau ne pas être le plus grand bavard de l’équipe enseignante, il savait se montrer plus chaleureux que ça. Il l’avait d’ailleurs particulièrement été à l’égard de Daisy ces derniers temps. Il avait toujours sincèrement apprécié sa collègue, qui était une des personnes les plus gentilles qu’il ait jamais rencontré, mais il l’avait témoigné un peu plus régulièrement ces dernières semaines. Discrètement bien sûr. Il l’avait complimenté quand elle avait changé de coiffure, l’avait longtemps écouté parler des études et de la vie professionnelle de ses triplés qui avaient quitté Poudlard, et avait été particulièrement prévenant. Il avait préparé le terrain.

« Crois-moi je déteste t’apporter un nouveau problème, je sais que tu as déjà beaucoup à gérer, soupira-t-il en s’asseyant sur le siège qu’elle lui désignait. Ce…c’est un peu délicat… »

Il se passa une main sur le visage, comme s’il était soudainement pris de doutes. Il n’aurait aucune chance de rallier Daisy à sa cause s’il adoptait dès le début une position radicale. Il avait beaucoup plus de chance de la convaincre en partageant ses prétendues hésitations avec elle, en l’invitant gentiment à adopter son raisonnement, en usant de sentiments plutôt que d’arguments logique.

« J’ai trouvé ça en salle des professeurs, cet après-midi. Il plongea la main dans sa poche et en sortie une page de journal froissée, qu’il déplia tant bien que mal avant de la poser sur le bureau et de la faire glisser en direction de Daisy. C’est un article du LiberAvon, un journal clandestin. »

Avec un nouveau soupir, il se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, las. Il avait en réalité trouvé un exemplaire du LiberAvon dans les affaires de Chloé. L’article devait dater de plusieurs mois, sa compagne n’ayant pas mis un pied à Poudlard depuis l’été, mais cela ferait l’affaire. Il n’avait plus besoin de se forcer pour avoir l’air contrarié, maintenant que ses pensées s’étaient tournées vers Chloé. Il n’avait pas la moindre nouvelle. Il ne savait pas où elle était, ce qu’elle faisait. Il ne savait même pas si elle était encore en vie. Mais il avait cessé de s’inquiéter. Elle était partie de son plein grés, personne ne l’avait chassé. Il s’était trop inquiété déjà, maintenant il n’y avait plus de place que pour la rancœur.

« Je n’ai rien contre ce genre de…littérature, mentit-il. Chacun est libre de penser ce qu’il veut et moi-même je ne suis pas complètement conquis par le gouvernement Marchebank, pour être vraiment honnête avec toi, avoua-t-il à voix basse. Mais ça ne devrait pas trainer ici, reprit-il d’une voix plus forte. Je m’en veux de devoir jouer ce rôle-là Daisy mais je… J’ai peur que certains enseignants ne cherchent à partager leurs convictions avec les élèves… Ils ne devraient pas être confrontés à tout ça. Poudlard devrait les protéger de tout ce qui se passe en ce moment, ils y seront confrontés bien assez tôt…»

Il plongea ses yeux clairs dans le regard de sa collègue, cherchant son approbation.
Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Depuis qu'elle était devenue Directrice, Daisy avait élaboré une théorie selon laquelle les papiers administratifs se multipliaient pendant la nuit. C'était en tout cas la seule explication pour justifier le temps qu'elle passait à gérer diverses autorisations, les budgets, les courriers, les emplois du temps, les prévisions d'élèves pour l'année prochaine afin de calculer le nombre d'heures des professeurs : bref, elle en faisait des cauchemars. Aujourd'hui était l'une de ses nombreuses soirées de paperasse aussi s'était-elle confortablement installée dans son bureau avec une bonne tasse de thé pour traiter tout cela. C'était plus facile de le faire sans culpabiliser maintenant que plus personne ne l'attendait à la maison... Désormais, elle vivait dans son appartement de fonction et Wendell dans la maisons, qu'ils essayaient de vendre. Les papiers du divorce étaient signés et leurs filles avaient pris leur indépendance : Jane travaillait à la CAFE, Beth faisait des études de potions et Wendy avait raté son concours d'entrée à Lycaon, alors elle essayait de le repasser, elle vivait encore avec son père pour le moment. Alors Daisy n'avait plus d'excuses pour sécher ses soirées de travail...

Les choses étaient un peu difficiles ces derniers temps, elle n'avait pas le moral. C'était évidemment le divorce puis tout le travail et les derniers événements qui avaient secoué Poudlard. L'assassinat de la grande sœur de la petite Cindy Hamilton avait fait grand-bruit : elle se rappelait encore de la violente angoisse qui l'avait saisie lorsqu'elle avait reçu le Patronus pudique de son père. Elle n'avait pas enseigné à l'aînée mais Cindy était cette petite fille gentille et douce, toujours volontaire en classe, un peu timide. Daisy avait dû lutter pour retenir son émotion lorsque sa tante lui avait annoncé la mort de Stephie... Elle était encore marquée par cette scène qui avait eu lieu trois jours plus tôt ici-même et elle pensait beaucoup à la petite Cindy. Avec Rachelle, elles avaient mis en place une cellule de soutien pour les élèves qui voudraient parler de cela avec l'infirmière : c'était un événement grave qui pouvait être traumatique et elle voulait que les camarades de classe - ou tous les étudiants qui le souhaitaient - puissent parler de cela. Si Cindy voulait la présence de certaines de ses amies auprès d'elle pour l'enterrement, et que les parents le voulaient bien, ils pourraient peut-être organiser cela également...

Des coups frappés à la porte la firent sursauter et elle manqua de renverser sa tasse de thé d'un geste brusque. Elle était dans ses pensées... Reposant précautionneusement la tasse loin de ses papiers importantes, Daisy redressa la tête.

- Entrez !

C'était Peter avec une mine préoccupée. Pour venir la voir si tard en prétextant qu'il devait lui parler, cela devait être grave. Quelle catastrophe était en train de se passer à Poudlard, encore ? Son collègue avait l'air grave ce qui n'annonçait rien de bon : Peter n'était pas le genre d'hommes à exagérer.

- Assieds-toi, souffla-t-elle en désignant l'un des sièges devant son bureau de chêne foncé. Tu veux du thé ?

Mais les termes qu'il employait ne poussait pas vraiment Daisy à se détendre aussi oublia-t-elle de faire un geste pour attraper une tasse. "Problème" "délicat"... Elle voyait les complications arriver à dos de licorne. Il avait l'air profondément perturbé ce qui ne faisait que l'agiter encore plus : qu'est-ce qui pouvait bien mettre le si stoïque Peter Virtanen dans de tels états ? Sourcils froncés, elle tendit la main pour attraper ce qu'il lui tendait. Une page froissée de journal, issue visiblement d'un journal clandestin... Le cœur battant, elle la parcourut : il s'agissait d'une violente diatribe contre le gouvernement Marchebank accusé de commettre des exactions contre des opposants de l'État. Il n'y avait évidemment pas de nom à la fin, juste des initiales. Et ceci avait été trouvé dans la salle des professeurs ? Qui dans son équipe avait pu ramener cela jusque là et surtout, l'oublier ? Quand on avait ce genre de journaux aussi... polémiques, on prenait garde à le garder pour soi. C'est ce qu'elle aurait fait, elle. Troublée, Daisy releva les yeux vers Peter, qui lui avouait qu'il n'avait rien contre cela car il n'était pas conquis par le mandat de Marchebank. Au moins, ils étaient deux même si elle était plus méfiante que son collègue. Pour autant, elle gardait ses opinions politiques pour elle, justement car elle ne voulait pas que le collège soit impacté par tout cela, que ce soit pour ou contre le régime. Les élèves devaient être protégés. Peter semblait d'accord avec elle et elle hocha la tête.

- Je suis d'accord avec toi, commença-t-elle, l'école doit rester un lieu neutre, peu importe ce que l'on pense du gouvernement. Mais je pense que nous sommes tous d'accord avec cela dans l'équipe, je ne vois pas qui essayerait de faire du prosélytisme... Cela serait remonté jusqu'à nous, les élèves auraient parlé.

Elle avait confiance dans les enseignants qui constituaient son équipe, ils étaient choisis pour. Certains étaient même ses amis et elle ne voyait pas qui serait assez déraisonnable pour monter les élèves contre le gouvernement au sein de sa salle de classe.

- Un enseignant qui aurait vraiment comme volonté de monter la tête des élèves aurait été plus discret, protesta-t-elle, il n'aurait pas oublié une telle preuve dans la salle des professeurs, il ne l'aurait même pas amenée je pense... Il aurait même tout intérêt à ce qu'on le pense conquis par Marchebank.



Freckles sloth.
Peter VirtanenProfesseur d'Etudes des Runesavatar
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Peter refusa poliment le thé que Daisy lui proposait. Il en était à sa dixième tasse de café de la journée, il était suffisamment éveillé comme ça. la directrice sembla de toute façon oublier rapidement a proposition quand il lui mit la page du LiberAvon dans les mains. Il observa attentivement sa collègue alors qu'elle parcourait le document des yeux, et crut déceler une pointe d'inquiétude dans son regard. Cela lui suffisait pour le moment. Le Professeur hocha gravement la tête quand la Directrice commença par affirmer que l'école devait absolument rester un terrain neutre. Ils étaient au moins d'accord sur ce point. Si des gens souhaitaient mettre leurs vies et leurs familles en danger en s'opposant frontalement à Marchebank, grand bien leur fasse ! Mais il était hors de question que Poudlard subisse davantage de dommages collatéraux.

"J'aimerais être aussi confiant que toi... soupira-t-il quand elle affirma qu'ils auraient été informés par les élèves si leurs collègues faisaient du prosélytisme. Je ne me souviens pas de la dernière fois où nous avons été avertis par les élèves d'un problème au sein de l'école, qui ne soit pas une réclamation en rapport avec le menu du petit-déjeuner."

Il s'était permis une pointe d'humour en espérant que la conversation ne prendrait pas un tour trop dramatique, mais ils devaient bien admettre que les élèves avaient plutôt tendance à garder leurs secrets pour eux. Ils n'avaient rien su quand la jeune Emma Blackbonnes était sous l'emprise d'Ana Sorden, ils n'avaient jamais soupçonné les agissements d'Ulrich Keller au sein de l'école, et il préférait arrêter ici cette énumération plutôt inquiétante au risque de constater l'ampleur des évènements qui leur avaient échappé ces dernières années. Peter fut toutefois plus réceptif au second argument de Daisy, auquel il s'était évidement préparé.

"Tu as raison, avoua-t-il comme s'il n'avait jamais envisagé les choses sous cet angle. J'ai trouvé ça dans la corbeille à papier mais ce n'était pas très bien caché... réfléchit-il à voix haute. Pourtant c'est forcément un enseignant, ça ne peut pas être un élève... Il posa ses coudes sur le bureau de Daisy et posa son menton sur ses mains. Peut-être que la personne voulait que quelqu'un le trouve ? Tu penses que ça pourrait être un test ? Histoire de tâter le terrain ?"

Il était prêt à exploiter n'importe quelle théorie que sa collègue trouverait crédible. Il n'avait pas comme objectif d'accuser qui que ce soit ce soir, il n'avait pas assez de soupçons sur quiconque pour le moment. Mais il tenait à avoir cette conversation avec Daisy, juste pour s'assurer qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes. Abandonnant sa posture de réflexion, il soupira et se laissa retomber contre le dossier de son fauteuil.

"C'est parfaitement absurde, soupira-t-il. C'est peut-être juste moi qui devient parano mais je... J'ai l'impression qu'il se passe des choses dans notre dos. Ce n'est qu'un pressentiment et je ne veux pas être trop alarmiste, et encore moins accuser qui que ce soit, mais je pense qu'on devrait se montrer vigilants..."

Il secoua la tête et se pinça l'arrête du nez avec un nouveau soupir, comme s'il avait du mal à ses propres paroles.

"J'ai l'impression d'être à moitié dingue, reprit-il avec un éclat de rire désabusé. Il faut croire que la solitude et les insomnies finissent par vous monter à la tête !" ajouta-t-il avec un sourire.

Et elle devait connaitre ça, la solitude et les longues nuits sans sommeil, elle qui venait de se séparer de son mari et qui se retrouvait soudainement privée de la présence de ses trois filles à Poudlard. Là-dessus il n'avait pas à mentir pour jouer les bonnes âmes compatissantes. Il n'avait aucun mal à imaginer à quel point on pouvait se sentir seul, même quand on vivait en colocation avec trois cents élèves et toute une équipe enseignante.

"Je suis désolé de t'embêter avec ça, ajouta-t-il en se redressant. J'imagine que tu as déjà bien assez de soucis comme ça. Il balaya les hauts tas de papier sur le bureau avec une moue désolée. Mais il fallait que je t'en parle, je ne pouvais pas garder ça pour moi..." conclut-il en désignant la page froissée du LiberAvon d'un geste de la main.


Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Daisy voyait bien que Peter était préoccupé et cela la rendait un peu nerveuse également. Son collègue n'était pas quelqu'un d'alarmiste ou qui se laissait facilement dominer par les émotions, au contraire. Il lui avait toujours semblé qu'il prenait aisément du recul sur les situations compliquées. Pour autant, cette fois-ci, cela semblait vraiment être grave. Elle avait envie de le rassurer, elle se sentait moins inquiète que lui même si elle était concernée par la découverte de cet étrange journal dans la salle des professeurs. Elle restait tout de même persuadée que si un enseignait enfreignait les limites, ils auraient des retours, surtout concernant la politique du Ministère. Certains de leurs élèves étaient des enfants de cadres importants... La remarque de Peter lui tira un sourire mais elle secoua la tête.

- On en a tout de même entendu des belles sur Adonis l'année dernière... Et puis j'ai du mal à imaginer un de nos collègues prendre les élèves à part pour leur parler politique, enfin... Je les connais, tout de même.

Peut-être qu'elle était naïve mais elle avait confiance en ses collègues, surtout ceux qu'elle avait recruté. Elle les estimait tous. Même lorsqu'il y avait eu des enseignants plus particuliers, comme Ana Sorden, ils n'avaient jamais vraiment été des membres de l'équipe. Elle avait l'impression que tous les personnels de Poudlard avaient vraiment à cœur le bien-être des élèves et elle ne pouvait pas imaginer certains, même les plus militants, comme Jonah, monter un petit club pour convaincre des étudiants d'entrer dans la résistance. Elle se refusait à l'imaginer. Pour autant, Peter était plus tendu - au fait de faire les poubelles de la salle des profs visiblement - et avait de multiples théories à l'esprit. Daisy ne put s'empêcher de hausser les sourcils, tant elle peinait à envisager que quelqu'un dans leur équipe puisse se montrer si machiavélique.

- Mais un test pour quoi ? Dans quel but ?

Peter semblait beaucoup avoir réfléchi à la question, il était vraiment préoccupé et cela jouait beaucoup sur son esprit, visiblement. Il finit par pousser un soupir avant de s'abandonner dans son fauteuil, reconnaissant que c'était un peu paranoïaque d'imaginer tout cela. Daisy lui renvoya un sourire un peu contrit. Ainsi il avait l'impression qu'il se passait des choses derrière leur dos... Au Ministère, ça, elle en était persuadée. Mais au sein de l'école ? Elle avait l'impression d'avoir une vue d'ensemble tout de même, même si elle ne se berçait pas de l'illusion de tout connaître. C'était comme s'il avait des informations dont elle ne disposait pas, ce qui l'inquiétait un peu.

- Est-ce qu'il y a des choses que je devrais savoir, Peter ?

Après tout, les professeurs parlaient parfois plus entre eux qu'avec elle, maintenant qu'elle était directrice. Ou peut-être que quelque chose lui avait échappé, elle était faillible, mais c'était important pour elle de le savoir, tout comme c'était important de faire confiance à son équipe et à ses enseignants.

- Ne dis pas ça... souffla-t-elle quand il ajouta qu'il avait l'impression d'être à moitié dingue. Les choses sont compliquées, en ce moment...

Dans la société, sur le plan politique et puis aussi sur le plan personnel... La mystérieuse disparition de Chloé tracassait beaucoup Daisy et elle essayait de ne pas trop y penser. Les choses devaient être encore plus difficiles pour Peter, Lou et Maeva. Qu'il mentionne ses insomnies et sa solitude lui pincèrent un peu le cœur. Elle n'osait imaginer à quel point il devait être inquiet et surtout, elle savait un peu ce que c'était. Wendell n'avait pas disparu mais maintenant, ils étaient séparés et elle devait réapprendre à vivre toute seule, ce qu'elle n'avait pas fait depuis vingt ans. Les filles vivaient leurs vies dans le même temps, ce qui n'aidait pas. Elle passait des soirées un peu solitaires même si Jane et Wendy pensaient à l'appeler souvent, ce qui n'était pas le cas de Beth.

- Comment se porte Lou, avec... tout ça ? demanda-t-elle avec un sourire et un geste de la main pour englober tous les problèmes. Tu ne m'embêtes pas, tu peux me parler de tout... et puis c'est important qu'on sache qu'il y a ça dans l'école, ajouta-t-elle en tapotant le Liber'Avon. Je n'aimerais pas que le Ministère tombe dessus non plus, pour tout te dire.

Elle essayait de garder une position neutre. Ni partisane, ni dans le rejet, elle veillait sur ce difficile équilibre pour que l'école soit au maximum protégée des remous de la politique. Si le Ministère commençait à penser que c'était un foyer de résistance, elle ne garderait pas sa place bien longtemps...


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