AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 Another night [Ignacio & Robin]

Aller à la page : 1, 2  Suivant
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
25 avril 2010

"Un dernier verre pour le retour ?" proposa Ignacio avec un sourire affable aux trois hommes qui étaient encore accoudés au bar.

Le plus jeune d'entre-eux releva la tête et lui lança un regard vitreux. Il paru faire un effort immense pour se redresser et monta son bras à hauteur de son visage pour pouvoir jeter un coup d’œil à sa montre.

"5h40 ?! Oh bordel de troll, ma femme va me laminer." souffla-t-il en laissant tomber sa tête entre ses mains.

"Ouais, ressers donc un verre au petit." intervint l'homme à sa gauche en riant bruyamment.

Ignacio s'empara de la bouteille de whisky et remplit les trois verres avant de les pousser vers ses clients. Ses derniers les descendirent d'un coup, avant de s'extirper tant bien que mal des tabourets du bar, se retenant au comptoir pour éviter de tituber. Le plus jeune se dirigea vers la sortie, accompagné de celui au rire gras. Le troisième, dont les cheveux commençaient déjà à blanchir, ouvrit son portefeuille et retourna la note tel un habitué. Il écarquilla les yeux devant le montant mais reprit bien vite contenance. Il se racla la gorge, et fouilla dans sa bourse - ceci dit bien remplie. Gallions et Mornilles furent vite déposés sur le comptoir, qu'Ignacio compta rapidement.

"Tenez, garder le reste pour vous." indiqua l'homme en refusant la monnaie qu'Ignacio allait lui rendre.

"Merci." répondit le barman en acceptant l'offre. "A bientôt !" lui lança-t-il alors sur son client s'éloignait.

Une fois seul, Ignacio saisit sa baguette et ensorcela des éponges pour nettoyer verres et comptoir - qui avait essuyé quelques gestes malheureux et était à présent imbibé d'alcool. Il s'empara d'un torchon et essuya pensivement les verres propres. Son service touchait à sa fin ; dehors, le soleil commençait déjà à chasser la lune. La soirée s'était déroulée sans encombre - si on oubliait l'homme un brin trop éméché qui avait été escorté dehors par la sécurité vers 1h du matin. Comme à chaque fois qu'il était derrière ce bar, Ignacio ne voyait pas le temps passer : la clientèle des Folies était si nombreuse et si dense, qu'il n'avait que peu de moment de répit. Et, lorsqu'il en avait, il pouvait toujours en profiter pour prêter attention à la scène du cabaret et notamment aux effeuillages et autres danses plus légères...

Plongé dans ses pensées, ce fut un mouvement dans la salle - désormais si calme - qui attira son attention. Il découvrit sans surprise le visage de Robin MacFarlane ; il l'avait déjà aperçu pendant la soirée. Robin et Ignacio se connaissaient depuis qu'il avait pris le poste de barman aux Folies Sorcières. Les deux sorciers ne pouvaient décemment pas se considérer comme des amis - bien qu'Ignacio trouvait Robin très jolie, et indéniablement de bonne compagnie certains soirs... Leurs envies respectives les avaient donc régulièrement conduit dans le lit de l'un et de l'autre, sans pour autant qu'ils ne ressentent un attachement majeur l'un envers l'autre. A vrai dire, Ignacio n'était pas vraiment intéressé par une quelconque relation, encore moins avec Robin, toute jolie, toute danseuse qu'elle était. Ce n'était pas pour cela qu'il était complètement désintéressé, loin de là, songea-t-il en faisant glisser ses yeux sur les courbes de la danseuse qui approchait.

"Bonne soirée ?" questionna-t-il, un sourire en coin.


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
Robin ôta ses talons hauts avec un soupir de contentement : Enfin ! Elle massa ses pieds endoloris quelques instants et les glissa  dans sa si confortable paire de Dr. Martens  élimée. Après sa représentation de Broom Dance, elle avait passé une grande partie de la soirée en salle pour pousser les clients à la consommation. Nombreux étaient les hommes d’affaires qui appréciaient de passer du temps avec les jolies danseuses des Folies sans forcément souhaiter rejoindre l’Aile Ouest en leur compagnie. Robin avait donc passé une grande partie de la nuit à la table d’investisseurs étrangers de passage en Grande Bretagne. Des chiliens ou des péruviens, elle ne savait pas vraiment, mais elle avait placé les quelques mots d’espagnol qu’elle connaissait pour la plus grande joie des promoteurs charmés par son accent anglais. Elle en avait fait des tonnes mais, vu le  montant élevé de son pourboire, elle ne regrettait pas.

La jeune femme enfila son perfecto en cuir par-dessus sa tenue de travail –elle avait la flemme de se changer- et quitta la loge vide non sans jeter quelques regards autour d’elle. Depuis son agression, elle n’était pas tranquille et elle avait développé de nouveau reflexe –pour ne pas dire une certaine paranoïa- dès qu’elle se trouvait seule.
La jeune femme s’assura donc que  le couloir était bien désert avant de prendre lentement  la direction de la sortie en comptant ses galions durement gagnés. En effet, elle n’était pas pressée ce soir: Matthew avait passé la nuit chez leur père, Dustin était encore en mission à l’autre bout du monde et James –un gars mignon qu’elle avait rencontré en soirée quelques jours plus tôt-  n’avait pas répondu à son message de la veille. Elle n’était pas désespérée au point de le relancer !

Quoiqu’il en soit, personne ne l’attendait chez elle, hors,  elle n’avait pas vraiment sommeil.
Dilemme, se dit-elle en s’immobilisant devant la sortie du personnel. Elle n’avait pas envie de retrouver son appartement vide aussi se ravisa-t-elle. La jeune femme fit demi tour et bifurqua sur la gauche pour rejoindre la salle de spectacle. Ignacio était de service et elle espérait bien se faire payer un dernier verre avant de partir, et pourquoi pas, faire durer un peu la soirée. Bien que le barman ne soit pas le gars le plus intéressant  de la terre il possédait certains atouts, et certaines compétences,  non négligeables… Les deux collègues avaient déjà passé quelques bons moments ensemble et cette relation sans attache semblait leur convenir parfaitement l’un à l’autre. Robin pénétra donc dans la pièce sans aucune appréhension -si Ignacio était disponible tant mieux, sinon tant pis. Elle traversa l’espace encombré de tables encore garnies de coupes vides, de seau à champagne et de cotillons et se laissa choir sur l’un des tabourets du bar.

« Terriblemente aburrido pero lucrativo » répondit-elle à la question du barman. Elle laissa passer quelques secondes de silence avant d’ajouter en guise d’explication :
« … J’étais avec les péruviens. »
Robin désigna de son regard charbonneux l’alcôve où les hommes d’affaires s’étaient installés quelques heures plus tôt et reporta son attention sur son collègue sexy.

« Tu nous sers un dernier verre ? » proposa-t-elle en s’accoudant au comptoir. Elle balaya du regard les bouteilles de Whisky en quête d’un bon malt et poursuivit : Et toi ? ça a été ? Il y a eu un peu de grabuge vers 1h du matin, non ? »

L’affaire avait vite été étouffée par le service de sécurité des Folies. Les Veilleurs avaient escorté l’individu indésirable jusqu’à l’extérieur du cabaret dans la plus grande discrétion mais l’échauffourée n’avait pas échappé à Robin.


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio haussa un sourcil face à la réponse espagnole de Robin, avant d'acquiescer avec un sourire amusé lorsqu'elle l'informa de la nationalité de ses compagnons de nuit. Robin était une très belle femme, aux talents de danseuse incontestables et ainsi il n'était pas rare de la voir arpenter les Folies, poussant à la consommation les hommes désireux de passer un peu de temps en sa compagnie. Les femmes étaient formées de telle façon à plaire aux hommes, alors autant employer cela à des fins judicieuses, n'est-ce pas ?

"On l'aura bien mérité." approuva Ignacio lorsque sa collègue lui proposa de prendre un dernier verre. Il sélectionna un bon whisky et le versa dans un verre qu'il fit glisser vers elle, avant de s'en servir un à son tour. Il prit une gorgée du liquide ambré qui lui réchauffa la gorge et lui tira un sourire satisfait.

"Oh, ouais, seulement un gars qui ne tenait pas l'alcool et qui a commencé à chercher des embrouilles auprès du PDG de la Gazette." répondit-il en haussant les épaules. On voyait souvent des scènes comme celles-ci aux Folies Sorcières, mais ces affaires étaient bien vites étouffées par la sécurité, qui n'hésitait pas une seule seconde à escorter à l'extérieur les esprits les plus enflammés, protégeant ainsi les pépites de la clientèle. "Y a rien de pire qu'un homme qui s'écroule avec un whisky." commenta-t-il avec un air dédaigneux. Chez lui, on reconnaissait les hommes, les vrais, pour deux choses : leur capacité à boire sans se mettre à se comporter comme une gonzesse, et leur habilité à gérer leurs problèmes seuls.

Ignacio avala une seconde gorgée de sa boisson, avant d'ensorceler les verres propres qui traînaient sur le comptoir pour qu'ils aillent se ranger docilement sur les étagères. Malgré la longue nuit qui s'achevait, il n'avait pas sommeil pour autant, et se sentait bouillant d'énergie. Demain soir - ce soir, en réalité, se corrigea-t-il mentalement - Solal lui avait confié une mission de filature et l'adrénaline commençait déjà à couler dans ses veines - l'attrait de la paye qui allait avec n'y était pas pour rien. Encore mieux : ce soir, il la jouait solo. Il bossait parfois avec Juan, pour les filatures, mais cette fois-ci son collègue était occupé par une autre mission. Tant mieux, car si Ignacio admirait les talents de Juan pour forcer toutes les serrures qu'il rencontrait, il trouvait son indécision tout simplement insupportable. C'était l'un de ces hommes qui critiquait les actions et les décisions des autres mais seulement après qu'elles aient été exécutées ou prises. Un monday morning quaterback comme disaient les moldus de New York.

"Quoi de prévu pour cette fin de soirée ?" interrogea-t-il en détaillant des yeux la tenue de travail de sa collègue "Y a un péruvien qui t'attend dehors ?"


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio commençait à connaitre ses goûts en matière d’alcool puisqu’il sélectionna, sans lui demander sa préférence, un bon whisky qu’il lui servit sans glace comme elle l’appréciait. Sa bouche encore maquillée se fendit d’un sourire tandis qu’elle murmurait un « Merci ». Le jeune femme huma les effluves corsés du breuvage irlandais et trempa  le bout de ses lèvres pour en boire une infime gorgée. Elle comptait bien faire durer un peu ce moment de détente songea-t-elle en écoutant les explications d’Ignacio.

« Ah oui. J’ai vu qu’il y avait plusieurs dirigeants et  rédacteurs de la Gazette à la table 12, dit-elle distraitement en commençant à ôter une à une les invisibles qui retenaient son chignon, Ils étaient avec ce petit gros bedonnant du Ministère, Bannerman, du service com’… » La jeune femme haussa légèrement les sourcils comme pour laisser le soin à Ignacio d’interpréter ses propos. Ou plutôt son silence qui était nettement plus lourd de sens que ce qu'elle venait de dire.

Journal, ministère… Le lien était vite fait. Il faut dire que les employés du cabaret avaient une place de témoin privilégié. Ils pouvaient observer, à leur guise, les grands de ce monde. Bon nombre de contrats ,de négociations ou d’accords se scellaient aux Folies que ce soit au bar, autour d’un verre, où dans l’aile ouest, auprès des filles. Les employés étaient parfois au courant, avant tout le reste de la population magique, des nouvelles réformes ou encore de tractations exercées par des puissants lobbyistes. Toutefois, il était de leur devoir de rester discrets concernant ce qu’ils voyaient au sein de l’établissement. C’était le prix à payer pour conserver son poste ici, Robin l’avait parfaitement bien compris et Ignacio aussi visiblement.

Elle savait qu’il travaillait, lui aussi, pour les Veilleurs, sans toutefois savoir concrètement en quoi consistait ses missions. Robin occupait une place minime au sein de cette organisation et elle ne posait pas de question sur les actions menées par les autres membres du gang. Elle se contentait de faire son job, à savoir démarcher des clients pour le trafic de baguettes et tenter de remettre la main sur Son Pire Cauchemar. Elle n’échangeait,  sur ces affaires là, qu’avec quelques personnes triées sur le volet: Fergus avec lequel elle entretenait des  relations tendues depuis l’agression, Evan qui était officiellement son binôme attitré pour l’aider dans la traque de ses agresseurs et Roy, le boss. Personne d’autre. Si certain des employés se montraient parfois un peu  trop curieux elle les envoyait poliment se faire voir ! Toutefois, Ignacio ne semblait pas faire partie de ces individus. Au contraire, il paraissait tout aussi déterminé qu’elle à cloisonner hermétiquement les différents pans de sa vie, ce qui convenait parfaitement à la danseuse.  
Dans son cas, Ignacio était soigneusement rangé dans deux cases : La case « collègue de boulot »  qui impliquait forcément quelques échanges sur les sujets de conversations suivants :  La météo, l’affluence aux Folies ou encore le dernier dérapage public de Mildred Magpie , et la case « Bon coup »  qui, pour être honnête, n’impliquait pas vraiment de conversation, si ce n’est convenir de l’heure et du  lieu d’un rendez-vous.

Son collègue ne tarda pas, d’ailleurs, à évoquer à demi mot leur éventuelle fin de soirée commune. Il questionna « innocemment » Robin sur ses projets pour les heures qui suivaient ce à quoi elle répondit par un sourire énigmatique. Ignacio savait parfaitement qu’elle était disponible, elle ne se serait jamais arrêtée sinon, mais il se plaisait à flirter, comme tout bon séducteur qu’il était. La jeune femme prit le temps de libérer sa tignasse brune de toutes ses minuscules attaches avant de daigner  lui répondre. Elle passa ses doigts sur son crâne douloureux -son chignon avait tiré sur son cuir chevelu toute la nuit – puis elle reporta ses yeux de biches sur les magnifiques pupilles bleues de son collègue, indéniablement son atout charme majeur.

« Non, pas de péruvien …mais peut-être un barman.» Elle afficha une petite moue, comme si elle faisait mine d’étudier la situation avant d’ajouter, Enfin, sauf s’il a donné son numéro de Pear One à cette jolie sorcière à la robe bleue qui a passé la soirée entière à le dévorer des yeux depuis le comptoir. »

Robin faisait bien évidemment référence à une cliente excentrique bien connue des employés des Folies. Elle venait avec son mari, producteur à la RITM, tous les soirs, et passait le plus clair de son temps à lorgner en direction d’Ignacio…


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio hocha vaguement la tête lorsque Robin mentionna que le chargé du service de communication du ministère avait passé sa soirée avec plusieurs rédacteurs en chef de la Gazette du Sorcier. Le lien n’était pas très compliqué à faire, à condition d’avoir été un peu observateurs pendant les derniers mois écoulés. Les membres du gouvernement, d’abord discret, avaient vite pris leurs aises aux Folies Sorcières mais avaient toutefois su conserver les apparences. Peu de choses échappaient cependant à l’attention d’Ignacio, campé derrière son imposant bar, compagnon silencieux de certains clients, et régulièrement témoin de conversations critiques.

Les Veilleurs, la milice, le gouvernement… Ces trois entités formaient, selon lui, une hydre à deux têtes, collaborant ensemble pour tirer leur épingle du jeu. Les Veilleurs avaient recours à des moyens que la milice ne pouvait légalement pas s’offrir – Ignacio en était la preuve vivante. Le gouvernement souhaitait une population soumise à ses ordres, les Veilleurs voulaient l’espace et la liberté de perpétuer leur trafic – un « deal » équitable. Pour Ignacio, fraichement débarqué des Etats-Unis, ce mode de fonctionnement était plus que banal, et il ne comptait plus le nombre de fois où il avait rencontré un homme politique, négociant l’indulgence contre quelques services moins légaux.

Toutefois, jamais le barman ne se serait aventuré à partager son opinion avec l’un de ses collègues. Si on lui demandait son opinion, il répondait avec la plus grande prudence, peu désireux de se voir embarquer dans des intrigues politiques. Ignacio était un assassin, et exécutait les ordres qu’on lui donnait avec froideur, sans sentiment aucun. Un travail était un travail – tuer quelqu’un revenait plus ou moins à servir un verre de Whisky, à quelques détails près.

Il porta d’ailleurs son verre à ses lèvres, laissant le breuvage lui réchauffer la gorge, tout en observant la collègue libérer ses cheveux. Haussant les sourcils devant les insinuations de Robin, Ignacio esquissa finalement un franc sourire à la mention de la sorcière qui avait en effet passé la soirée accoudée au comptoir, écoutant discrètement une femme qui paraissait être son amie.

« J’ai malencontreusement jeté la serviette où elle m’avait noté son numéro. » fit-il en soupirant de façon dramatique. « Tant pis, je me contenterais de ma jolie danseuse. » lança-t-il pour la provoquer, avant de lui envoyer un clin d’œil.

D’un mouvement de baguette, il termina de mettre les dernières chaises sur les tables et enchanta la serpillère qui se mit à nettoyer le sol. Les bouteilles vides rejoignirent les consignes en s’entrechoquant, tandis que les verres s’envolaient pour se ranger sagement à leur emplacement. Ignacio finit le sien d’une traite et le rinça en quelques secondes. Il balaya la salle du regard, satisfait de son état. Les Folies étaient étrangement calmes, pas un bruit ne venait troubler le silence qui les entourait. Après avoir passé une nuit dans l’effervescence, rythmée par le bruit des conversations et des rires, cette atmosphère paraissait presque assourdissante, à la limite du supportable.

« Je te raccompagne chez toi ? » proposa-t-il, un sourire tout sauf innocent plaqué sur le visage, en passant de l’autre côté du bar. « Tu sais ce qu’on dit sur Bristol, et la quantité de Veilleurs qui y trainent… Les rues ne sont pas très sûres pour une demoiselle. » justifia-t-il faussement, laissant ses yeux s’égarer du côté des lèvres de la danseuse, caressant ensuite du regard son visage, pour  venir finalement planter son regard bleu dans le sien. Il la gratifia d’un nouveau clin d’œil, s’apprêtant à marcher vers la sortie.


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
« Se contenter ? releva Robin en faisant mine de s’offusquer, Ce n’est pas en me faisant passer pour un second choix que tu vas t’attirer mes faveurs, Ignacio » dit-elle en rangeant ses invisibles dans une petite pochette de son sac fourre-tout.  Robin but une rasade de whisky et gratifia le barman d’un léger regard hautain. Elle  faisait comme si elle était difficile à conquérir alors qu’ils savaient bien, tous les deux, comment allait se terminer cette soirée. Ils n’en étaient pas à leur premier rendez-vous mais Robin se plaisait à flirter innocemment –et à jouer l’inaccessible - avant de passer aux choses sérieuses. Elle savait qu’ Ignacio aimait se livrer à ce rituel lui aussi : Tout comme elle,  il se cachait derrière des postures clichés, gonflant volontairement le trait : Tantôt le machiste odieux, tantôt le protecteur de ses dames un brin paternaliste.

C’était quasiment impossible  pour les Veilleurs d’entretenir des relations sincères alors ils jouaient leurs rôles respectifs, récitaient leurs partitions à la perfection, en sachant pertinemment que l’autre n’était pas dupe. Dans la réalité du gang, Ignacio n’avait rien du gentil barman et Robin n’était pas uniquement une jolie danseuse.

Mais, ce soir, ils feraient comme si…

« Désolée de te décevoir mais je ne vois aucune demoiselle en détresse ici, répondit-elle  en balayant le bar vide  du regard. Il avait pourtant raison sur un point :  La dangerosité des rues bristoliennes n’était plus à prouver et Robin en avait fait les frais –durement et personnellement- mais elle n’entendait pas joué les effarouchées, je peux très bien rentrer chez moi toute seule mais, comme je suis gentille, je vais te raccompagner chez toi : Tu n’as pas l’air très rassuré à l’idée de sortir seul. »

Elle était sûre que le personnage de la fille qui ne se laisse pas conter fleurette marchait bien auprès d’Ignacio. Vu comment il cherchait à la provoquer avec ses remarques, il semblait être le genre d’homme à aimer qu’on lui tienne tête, au moins un peu au début…

Et puis, la vraie Robin n’aurait pas agit différemment. Elle était une grande fille tout à fait prompte à se défendre toute seule, encore plus depuis son agression. Elle prenait ses précautions dorénavant et elle ne se déplaçait jamais sans sa baguette à portée de main. Les hommes n’étaient plus le bienvenu chez elle. Elle souhaitait préserver au maximum son intimité et rester discrète sur sa vie privée. Depuis son agression, elle avait déménagé dans un autre quartier moldu de Brighton et elle faisait livrer son courrier dans une boite postale pour éviter d’être suivie ou confondue. Elle ne tenait pas à prendre le risque que Son Pire Cauchemar se pointe chez elle durant son sommeil… C’était déjà assez fatiguant d’être sur le qui-vive constamment au travail et elle entendait bien conserver un peu de quiétude à son domicile. Voila pourquoi elle préférait raccompagner Ignacio chez lui. Il était assez intelligent pour ne pas poser de question et accepter ce changement de programme. Du moins, elle l’espérait.

La jeune femme termina donc son whisky tandis que le barman s’affairait pour remettre en ordre son espace de travail. Dès qu’il eut terminé, elle se leva de son tabouret, farfouilla dans son sac  et en tira un long keffieh kaki qu’elle noua autour de son cou en lieu et place de sa traditionnelle lourde écharpe de laine -Les nuits étaient fraiches mais pas aussi glaciales qu’en pleine hiver- puis elle rejoignit d’un pas lent le hall d’entrée, gardé par quelques Veilleurs.

« ‘Soir Robin. La journée est finie ? » s’enquit Richard, l’un des gardiens préposés à la surveillance des cheminées.
« Oui… Enfin un peu de repos bien mérité. » répondit-elle simplement en s’immobilisant au pieds du grand escalier qui desservait les étages supérieurs. Elle jeta un coup d’œil en direction du passage vers le bar, d’où Ignacio n’allait pas tarder à arriver, et reporta son attention sur le lustre aux pampilles de cristal au dessus d’elle.
« Tu rentres pas en cheminette ? »
« Non. Pas ce soir. » répondit-elle avec un sourire poli.

Sur ces entre faits Ignacio apparut dans le hall. Il y eut quelques secondes de silence et Robin ne manqua pas l’échange de regards entre les Veilleurs ni la mine subitement renfrognée de Richard. Elle resserra son perfecto  sur sa poitrine et passa devant le grand troll qui gardait la porte principale des Folies.

« Bon courage pour la permanence. » souffla-t-elle sur le perron du cabaret avant de s’engouffrer dans la nuit noire au côté du barman. Le vent marin fouetta son visage et fit tournoyer ses cheveux autour d’elle. Elle tenta de les discipliner derrière ses oreilles, en vain, et réprima difficilement un frisson. Elle regrettait  d’avoir gardé sa tenue de travail en bas –un affriolant  mini short en cuir qui dévoilait ses longues jambes- alors qu’un confortable pantalon de jogging trainait au fond de son sac. Heureusement, Ignacio n’habitait pas très loin.

« Prépares-toi à avoir les oreilles qui sifflent… » dit-elle alors après avoir fait quelques mètres « Radio Folies va être branchée sur notre fréquence demain… » Elle esquissa un petit sourire avant d’enfouir son visage dans son keffieh. Les rumeurs allaient bon train au sein du Cabaret et les coucheries entre membres du personnel étaient le sujets préférés des cancaneurs. Les deux employés débouchèrent alors sur la Promenade et Robin reprit :

« J’ai rêvé où Richard semblait particulièrement content de voir… »


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio leva les yeux au ciel, riant toutefois dans sa barbe, lorsque Robin lui offrit de le raccompagner chez lui.

« Si ça peut te rassurer sans froisser ton ego de femme moderne. » contra-t-il toutefois en secouant la tête.

Ignacio, quant à lui, était loin d’être un homme moderne. A l’ère où les hommes réclamaient le droit de montrer leurs sentiments, qu’on exigeait des congés paternité plus conséquents, et que le partage des tâches ménagères était le sujet de prédilection des médias, le barman était bien loin de ces réflexions. Ce n’était pas qu’il n’avait pas de considérations pour les femmes, il pensait juste seulement que l’ordre établi depuis des dizaines d’années était suffisamment efficace pour ne pas être perturbé. Les hommes excellaient dans certains domaines, les femmes dans d’autres ; ainsi allait les choses.

Ce machisme ordinaire, il le devait à son éducation, à son évolution au sein de son gang, là où les femmes n’avaient pas toujours leur mot à dire dans les décisions importantes. On lui avait inculqué que les femmes étaient faibles, fragiles, qu’elles se laissaient facilement submerger. Alors qu’un homme était fort, brave, impressionnant. Ignacio, jeune, avait aspiré à devenir ainsi. Il avait grandi, et l’était devenu. Alors, si Robin voulait tenter de l’impressionner en jouant les sans-peurs, Ignacio pouvait bien la laisser faire ; au fond de lui, il était de toute façon persuadé d’avoir raison.

Le barman laissa sa compagne du soir s’éloigner, alors qu’il finissait de remettre en ordre son lieu de travail. Un dernier coup de baguette pour éteindre la machine à glaçons, et Ignacio se dirigea à son tour vers la sortie des Folies, saisissant au passage son sweat noir qu’il passa prestement. Robin l’attendait dans le hall, et face à elle se trouvait Richard, l’un des gardiens des cheminées. A sa vue, Ignacio fronça les sourcils, le souvenir de leur dernière rencontre lui revenant en mémoire. Un mois plus tôt, il était en mission – un trafiquant concurrent à éliminer. Le défi était moindre, mais Ignacio avait toujours tenu à faire les choses correctement – il en allait surtout de sa sécurité et de son anonymat. Alors qu’il nettoyait les dernières traces de son passage, des coups avaient été tambourinés à la porte. Des voix – cinq – avaient appelé l’homme qui gisait désormais sur le sol de sa propre cuisine. Ignacio avait réagi au quart de tour, mais, méfiants, les hommes avaient jeté un sort qui l’avaient empêché de transplaner. Avisant la cheminée, le barman s’était précipité dans l’antre, saisissant à pleines mains une poignée de poudre de Cheminette. Il avait murmuré le nom de Folies, mais avait attendu… Encore… Et encore… A l’extérieur, les hommes avaient commencé à défoncer la porte, à coup de divers sorts, dont certains percutaient le mur en face, faisant trembler les fondations. Une seconde après qu’Ignacio se soit volatilisé, les hommes étaient entrés dans la maison, armés jusqu’aux dents. Tout ça à cause de Richard qui, affamé par sa nuit épuisante, avait décidé de quitter son poste pour aller déguster un petit en-cas. Lorsque les yeux de l’assassin s’était posés sur cet homme bedonnant, Ignacio avait bien cru qu’il allait commettre son deuxième meurtre de la soirée. L’échange avait été plus qu’houleux et, en voyant le regard que Richard lui lançait présentement, il l’avait également encore en mémoire.

Gardant le silence, Ignacio adressa un bref signe de tête à Richard avant de sortir à la suite de Robin. Il esquissa un sourire à sa remarque, avant d’hausser les épaules.

« Peut-être. Sauf si Magpie déclare sa flamme à un énième directeur de département dans la nuit. » commenta-t-il.

A vrai dire, Ignacio ne prêtait pas vraiment attention aux rumeurs qui couraient parmi les membres des Folies Sorcières. Celles sur Mildred Magpie étaient plutôt incontournables, surtout depuis sa déclaration d’amour au Ministre de la Magie, en plein milieu d’une commémoration pour les victimes de l’attentat. Parfois, l’ambiance qui régnait au cabaret lui rappelait celle d’une école, et il préférait ne pas en prendre part.

« Hm ? » fit-il, lorsque Robin l’interpella au sujet de Richard. « Je n’ai pas fait attention. » mentit-il en haussant les épaules. « Il devait être jaloux, y a qu’à voir la façon dont il te regardait. » assura-t-il enfin.

Les deux collègues marchèrent quelques instants dans les rues de Bristol, illuminées par quelques réverbères dont la lumière était vacillante. La ville semblait endormie, mais les deux Veilleurs savaient bien que, ici, tout se passait la nuit. La milice avait beau veiller au grain, les gangs rivaux et les organisations terroristes pullulaient. Ignacio avait appris à aimer Bristol au fil du temps, mais était toutefois heureux d’avoir son logement à Oxford – c’était d’ailleurs la planque idéal pour lui ; qui irait chercher un homme lui là-bas ?

L’homme fut tiré de ses pensées par un bruit de pas qui lui fit relever la tête et tendre l’oreille. Il darda son regard sur sa gauche, plongeant la main dans sa poche, ses doigts effleurant sa baguette magique.

« Hé, Greendale ! Vise un peu qui va-là ! » s’exclama un homme à la voix grave et grasse.

Le dénommé Greendale arriva de leur droite. C’était un homme très grand et longiligne – ses bras semblaient presque toucher par terre.

« Vous êtes en quête de sensations fortes, les enfants ? » s’enquit-il de sa voix nasillarde.

Ignacio se redressa, une expression de mépris franche peinte sur ses traits.


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
Robin esquissa un sourire dans son keffieh à la mention des frasques de Mildred Magpie. Elle avait vu  cette fameuse vidéo holographique où leur supérieure avouait son amour au Ministre de la Magie lors de la commémoration des attentats. L’enregistrement avait fait le tour des Folies, le soir même, et Robin se souvenait de l’avoir visionné en coulisse, sur le Pear de Gloria, entre deux tableaux d’effeuillages. Les deux amies avaient eu la même réaction partagée entre la moquerie et l’effarement

Mildred était une femme pleine de contradictions. Intelligente, par certains aspects, dans la manière de gérer ses affaires par exemple, et à la fois tellement stupide parfois  que s’en était risible. Robin avait prit le parti de l’éviter un maximum. Magpie était le genre de femme à vous mener la vie dure pour d’obscurs raisons : Si vous étiez plus jeune ou plus belle qu’elle par exemple ou si vous aviez le malheur de poser les yeux, ne serait-ce qu’un instant, sur son bel étalon attitré, Tony. Robin préférait se faire oublier et se fondre dans la masse des employés. Elle faisait son travail avec sérieux et discrétion si bien que Mildred n’avait jamais rien eut à lui reprocher… Elle se demandait même si la dirigeante de l’établissement connaissait son prénom !

Désireuse de faire un peu la conversation sur le trajet, Robin poursuivit en questionnant Ignacio sur la nature de sa relation avec Richard. Le barman se montra pour le moins évasif. Il ne pouvait pas lui faire croire qu’il n’avait pas remarqué la mine fermé du gardien des cheminées des Folies -Un enfant de six ans aurait perçu le froid entre les deux hommes- mais Robin se contenta toutefois de la réponse qu’il lui fit.

« Si tu le dis. »

Elle n’insista pas davantage et demeura silencieuse, son regard balayant chaque recoin de la promenade éclairée par les réverbères. Elle aurait voulu qu’ils soient plus resserrés afin qu’il n’y ait pas de zones d’ombre entre chacun. L’obscurité était anxiogène. Difficile à admettre pour une trentenaire passé  mais elle avait peur du noir depuis son agression. Elle avait besoin d’entendre, de sentir, de toucher et de voir parfaitement afin de détecter la moindre anomalie dans le paysage. Toujours sur le qui-vive, les sens en alerte.

Elle fut donc  la première à entendre les bruits de pas sur leur gauche et avant même que l’homme prenne la parole elle avait déjà refermé sa main sur sa baguette magique situé au fond de sa poche. Robin possédait  une deuxième baguette miniature –confectionné par son frère du temps où il était encore en pleine possession de ses moyens- cachée sous ses vêtements. Dire que le jour de l’agression elle trainait au fond de sa boite à bijoux ! Depuis, la danseuse ne s’en séparait que lorsqu’elle y était obligée : Sur scène et dans l’aile ouest.


Greendale déboucha sur leur droite. Il était le plus proche d’elle, si la situation s’envenimait, elle devrait se charger de lui. Les deux acolytes  faisaient mine de vouloir simplement les taquiner –ils n’avaient même pas sorti leur baguettes- mais le fait qu’ils se soient placés si stratégiquement, de part et d’autre de la chaussée, ne pouvaient pas être anodin.

« Pas ce soir. » Répondit Robin à leur remarque. Le ton était aimable mais ferme.
« Vrai ? Surs ? Parce que nous on peut vous faire vivre des expériences extraordinaires ! souffla le dénommé Greendale.
« Oh ça oui ! Extraordinaires ! » poursuivit l’autre avant qu’il ne partent, tous les deux, dans un grand fou rire sonore.

Robin les observa tour à tour tandis qu’il se tenaient les côtes. Leurs rires n’avaient rien de naturel et elle s’attendait à tout moment à ce qu’ils dégainent leurs baguettes de la ceinture de leurs pantalons.

Un à gauche, un à droite…
Et si … ?

Soudainement prise d’un terrible pressentiment, Robin se tourna prestement pour se retrouver face à  troisième homme, armé, qui venait tout juste de sortir de derrière une longue pile de container que les deux Veilleurs venaient de dépasser. Son approche avait été couverte par les rires gras de ses deux associés et l’informulé fusait déjà vers Robin et Ignacio quand la jeune femme jeta un puissant sortilège de protection pour les englober tous les deux. Le sort ricocha sur le bouclier, in extremis, mais l’assaillant était sur le point d’enchainer un nouveau maléfice pour les atteindre.

-Expelliarmus ! lança-t-elle, plus rapidement.

Elle s’occupait du troisième homme mais Ignacio avait intérêt à assurer ses arrières !


Lancé de dés:
 


Robin MacFarlane
 
NarrateurNarrateuravatar
Messages : 342

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Robin MacFarlane' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé à 6 faces' : 1
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio jura tout bas, alors que les deux hommes qui les entouraient riaient à gorges déployées. Plongé dans ses pensées, il ne les avait pas entendu arriver, et se maudit de n’avoir pas eu une oreille plus attentive.

En se redressant, il analysa la situation, ses yeux se posant tour à tour sur Greendale et son comparse. Toute cette scène semblait être minutieusement calculée – la mise en scène, le placement, tout paraissait trop surfait pour que cela soit seulement le fruit du hasard. Il fit volte-face juste après Robin, jurant cette fois plus haut lorsqu’il avisa un troisième homme, baguette levée vers eux. Son premier sort s’écrasa contre le bouclier que sa collègue avait fait apparaître, tandis qu’Ignacio sortait franchement sa baguette de sa poche.

Robin ripostait à l’attaque du dernier arrivant, et Ignacio se retourna de façon à se retrouver dos à elle. Les deux hommes qui les avaient accosté plus tôt marchaient vers lui, baguettes brandies. Le premier lança un sort qui s’écrasa contre le bouclier du barman.  

Ses vieux réflexes lui revinrent et il se décida à maintenir son bouclier un peu plus longtemps. Les deux hommes étaient puissants, mais ne semblaient pas être de bons duellistes. Leurs sorts s’acharnaient sur son bouclier, mais n’avaient aucune cohérence entre eux.

La tentation d’utiliser la magie noire était grande, et Ignacio faillit y céder. C’était tellement plus simple, plutôt que de se contenter de désarmer les deux hommes. Tellement plus simple, et tellement amusant, songea-t-il avec un rictus mauvais. Il y renonça en songeant aux patrouilles miliciennes qui arpentaient Bristol toutes les nuits. Il ne donnait pas cher de sa peau si on l’apercevait utiliser ce type de magie…

Il leva un peu plus sa baguette et annula son bouclier. Il attaqua immédiatement.
« Experlliarmus ! » lança-t-il à son tour en visant Greendale. Son sort atteint sa cible, et la baguette du sorcier vola à plusieurs mètre, le laissant désarmé. Ignacio dirigea ensuite sa baguette vers l’autre sorcier. « Diffindo ! » le sort fusa vers son adversaire, qui, malheureusement fut plus rapide et dressa un bouclier entre eux.

Le barman jura. Il brandit une nouvelle fois sa baguette, mais son adversaire fut plus rapide que lui, et un trait de couleur rouge filait déjà vers lui. In extremis, il dressa à son tour un bouclier de protection.

Greendale cherchait encore sa baguette, qui, par chance, avait roulé au bout de la rue. Satisfait de voir celui-ci occupé pour un moment, Ignacio reporta son attention sur le sorcier qui lui faisait face.

« Stupéfix ! » lança-t-il alors en visant l’homme bedonnant.
Ignacio jeta un coup d’œil en arrière, pour prendre des informations sur la situation de sa collègue…
Spoiler:
 
[/b][/b]


NarrateurNarrateuravatar
Messages : 342

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Ignacio Walker' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dé à 6 faces' : 4

--------------------------------

#2 'Dé à 6 faces' : 3
Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
Bien que le sortilège de Robin atteignit sa cible, son maléfice manqua quelque peu de puissance. La baguette sauta des mains du troisième homme mais elle ne fut pas projetée assez loin pour le mettre totalement hors de course. Cette puissance magique avait toujours fait défaut à la jeune femme, et ce depuis Poudlard, au grand damne du P. Flitwick qui avait tenté de la faire progresser dans ce domaine.  Elle était précise et rapide –très rapide même- mais ses sorts n’étaient pas aussi vigoureux que ceux des duellistes chevronnés  A vrai dire, lorsqu’elle se concentrait et prenait son temps, elle était tout à fait apte à jeter des maléfices intenses mais elle avait du mal à concilier simultanément les trois composantes essentielles vous assurant la victoire lors d’un duel : Célérité, précision et force.

Toutefois la jeune femme entendait bien ne pas répéter deux fois la même erreur. Elle devait choisir un sortilège neutralisant et le jeter avec davantage de conviction. Alors que le troisième homme revenait à la charge en brandissant sa baguette, la danseuse ne lui laissa pas l’opportunité de formuler une nouvelle attaque.

« Incarcérem ! » cracha-t-elle.


Elle pouvait entendre les fracas du combat dans son dos et se doutait qu’Ignacio se livrait à une lutte acharnée contre les deux voyous. Les sorts fusaient à ses oreilles et l’un d’eux vint même se fracasser tout prêt d’elle, sur un panneau d’affichage. Elle fit un pas de côté pour se protéger des débris du panneau qui volaient en éclat et, dans un bref moment de silence, elle entendit le bruit sec et caractéristique d’une baguette tombant au sol. Ignacio avait réussi à désarmer l’un de ses adversaires.  La jeune femme tourna la tête à la recherche du précieux artefact qui devait se trouver sur sa droite. Elle localisa la baguette au bout de la rue grâce à Greendale qui courait droit sur elle pour la récupérer. Oubliant momentanément son vis-à-vis, Robin visa et murmura :

« Accio Baguette ! »

A cet instant précis, Ignacio jeta un bref regard en arrière à sa collègue, moment d’inattention dont comptait bien profiter son adversaire…



Lancés de dés:
 


Robin MacFarlane
 
NarrateurNarrateuravatar
Messages : 342

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Robin MacFarlane' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé à 6 faces' : 5, 1, 1
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio jura lorsque son sortilège fut dévié par son adversaire et alla se fracasser contre un panneau d’affichage flambant neuf, qui explosa sous l’impact. Du côté de Robin, la situation ne semblait pas beaucoup plus réjouissante puisque son dernier sort fut contré. Heureusement, elle avait récupéré la  baguette de Greendale, qui reposait à présent dans sa main libre.

Reportant son attention sur son adversaire, Ignacio contra son attaque de justesse, se fustigeant contre son manque d’attention. Il riposta immédiatement d’un « Petrificus totalus ! » qui fusa vers l’homme bedonnant. Il n’eut pas le temps de vérifier si son sortilège avait eu l’effet escompté, car un bruit derrière lui rompit sa concentration. L’adversaire de Robin comptait bien profiter de son manque d’attention, et leva sa baguette avec un cri guttural. Il visa la danseuse en vociférant « Diffindo ! ». Le trait rouge filait vers eux à toute vitesse…

Spoiler:
 



Anthony Martin, milicien.

Anthon Martin patrouillait dans Bristol depuis maintenant deux heures. Si la ville paraissait calme et endormie, le milicien était bien conscient qu’il ne devait pas relâcher sa garde – dans une ville comme celle-ci, le danger pouvait surgir de toute part. Sa collègue, Janet, marchait à ses côtés, toute aussi silencieuse que lui. Depuis l’attentat à Leopoldgrad, les effectifs avaient été renforcés dans les principales villes du pays. Pourtant, malgré cela, la milice avait l’impression de faire du sur-place. Depuis quelques mois, les organisations terroristes s’étaient faites plus discrètes, comme si elles s’étaient brusquement dissoutes. L’immonde Kraken ne taguait plus les murs de la Bristol de son animal fétiche, la Salamandre était silencieuse dans les journaux… Tout laissait à présager que le pire était à venir. Danielle Coleman semblait consciente de cela, et sa vigilance redoublait en même temps que la charge de travail s’accumulait. Il fallait être partout : traquer les terroristes, déjouer leurs plans, rassurer la population et montrer un visage parfaitement neutre. La milice avait heureusement grossit ses rangs de quelques membres, mais Anthony persistait à croire qu’ils étaient en sous-effectif par rapport à leur charge de travail. Il adorait son métier, évidemment, et était dévoué à défendre la cause de Leopold Marchebank ; parfois, il espérait cependant avoir plus de résultats.

Plongé dans ses pensées, il en fut tirer par un bruit d’explosion qui lui fit relever la tête en vitesse. Il échangea à peine un regard avec Janet, et les deux collègues se précipitèrent vers la source du bruit, baguettes brandies, et capes violettes virevoltant derrière eux. Janet, plus rapide, fut la première à arriver sur les lieux de l’affrontement, rejointe quelques secondes après par Anthony.

« MILICE ! ARRETEZ TOUT ET JETEZ VOS BAGUETTE A TERRE ! » rugit-il en éclairant la rue dans l’espoir d’apercevoir les visages des fauteurs de trouble.

A l’entente de sa voix, deux individus échangèrent un regard avant d’entreprendre une course effrénée en direction des docks.


NarrateurNarrateuravatar
Messages : 342

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Ignacio Walker' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Dé à 6 faces' : 4

--------------------------------

#2 'Dé à 6 faces' : 6
Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
Robin fut plus rapide que le dénommé Greendale. D’un sortilège d’attraction,  elle amena la baguette de son opposant à rejoindre sa main libre juste avant que  les doigts du voyou ne se referment sur du vide, ses ongles raclant le sol à l’endroit où se tenait sa baguette une fraction de seconde plus tôt.  Et d’un ! songea Robin en serrant la mâchoire, galvanisée par cette petite victoire.  Toutefois elle n’était pas encore débarrassée du troisième homme - celui qui avant débouché dans leur dos- et ce dernier venait même de contre attaquer en lui assénant un puissant Stupefix.

Elle était de profil, mal placée pour parer le sort avec sa propre baguette, aussi décida-t-elle d’utiliser celle de Greendale pour contrer le sortilège. Le fluide magique de la jeune femme mit un peu plus de temps qu’à l’accoutumée pour traverser ce nouveau conductible et Robin crut même, pendant un instant, que sa tentative de riposte arriverait trop tard. Fort heureusement, un éclair de lumière bleue jaillit et dévia le faisceau rouge de l’autre assaillant.  


La jeune femme se repositionna prestemment en position d’attaque, bien décidée à ne pas se laisser malmener davantage. Elle devait arrêter avec ses sortilèges de gentille Poufsouffle et sortir l’artillerie lourde, comme eux. Robin était prête à en découdre lorsqu’une vive lumière l’aveugla presque.

« MILICE ! ARRÊTEZ TOUT ET JETEZ VOS BAGUETTES A TERRE ! »

La danseuse ne voyait pas le Milicien qui éclairait la rue mais elle identifia non sans mal la tenue violette d’un second agent à ses côtés, signe qu’il s’agissait bien des Accromentules en patrouilles qui intervenaient enfin.
Instinctivement, la danseuse s’accroupit légèrement, de peur de prendre un sortilège perdu. Elle aurait bien tenté un Protego mais il valait mieux éviter de brandir sa baguette face à des Miliciens, même pour formuler un charme de défense. C’était un coup à finir à Skye !

Une seule personne ne respecta pas le cessez le feu -l’assaillant d’Ignacio- qui balança un dernier sortilège de découpe  avant de prendre la fuite à la suite de ses deux acolytes. Le Sortilège sonna aux oreilles de Robin, passa entre les deux miliciens et alla se perdre au bout de la rue...





Janet Barnet, Milicienne



Janet n’aurait changé de job pour rien au monde. Merlin bénisse Leopold Marchebank et la création de la Milice ! Dire qu’avant l’avènement du FREE au pouvoir elle n’était qu’une petite employée de la Police Magique, payée pour enregistrer des plaintes insignifiantes :
« Eh, on m’a volé mon écharpe ! », « Mon voisin déverse ses poubelles dans mon jardin ! », « Le bar en bas de chez moi fait beaucoup trop bruit après 21h ! »

*MAIS FERMEZ LA !* rêvait de répondre Janet. « On va remplir une déclaration, asseyez vous. » disait-elle toutefois, d’un air poli.

Elle se voyait déjà finir sa carrière dans son bureau miteux et poussiéreux (ou devrais-je plutôt dire son placard) entourée de piles de dossiers « En cours » jamais ouverts.  Et puis il y avait eut la création ce nouveau Corps d’Elite. Janet  n’avait rien à perdre, au point où elle en était, alors elle avait postulée pour intégrer la toute nouvelle Milice du gouvernement.

« Jurez-vous de remplir loyalement vos fonctions, d'observer les devoirs qu'elles vous impose ? »
« Voui voui »
avait-elle répondu.
« De vous conformer strictement aux ordres reçus par vos supérieurs et par M. Le Ministre Marchebank, en personne. »
« Voui voui »
« Etes vous prête à envoyer vos parents à Skye pour les faire lobotomiser ?
« Voui voui. »
(Janet ne se mouillait pas trop, elle était orpheline de père et de mère.)

Bon Ok, ses supérieurs ne lui avaient pas demandé de prêter le dernier serment, mais ils auraient dû ! Cela leur aurait évité d’intégrer des petites baltringues fragiles dans leurs rangs… Heureusement, ces pauvres petits choux s’étaient vite fait relégués dans d’autres services, dès les premiers mois de la mise en place de la Milice,  et Danielle Collemann avaient su conserver les meilleurs éléments, dont elle faisait partie, bien évidemment. Sourire bright.
Pour réussir dans la Milice, il ne fallait pas être trop regardant concernant le respect des personnes humaines,  de la dignité et du blabla habituel. Il suffisait juste de répondre aux ordres, rien de plus, ce n’était pourtant pas si compliqué !
« Janet, casse les jambes à la mamie pour qu’elle dénonce la planque de son terroriste de fils. »« Ok. »
« Janet, torture ce gamin à peine sorti pour Poudlard pour savoir s’il est bien le rédacteur du LiberAvon » « Ok »


« Ok.Ok.Ok. »
Le mot magique. La clef pour pouvoir pavaner en robe violette dans les rues de Bristol. Le sésame pour être respectée, crainte voir même fuie. Plus personne ne venait la faire chier, maintenant, avec le chien de la voisine qui jappe à trois heures du matin, ça non !
La nouvelle Janet semait la terreur sur son passage ! C’était peut-être pour cela, d’ailleurs, qu’on l’avait mise en binôme avec Anthony, un bon élément incontestablement,  mais aussi une personne un peu plus posée et réfléchie qu’elle. Ils se complétaient bien, estimait-elle.

D’ailleurs, ils allaient enfin pouvoir montrer toute l’étendue de leur savoir-faire et leur belle complémentarité : N’était-ce pas le doux bruit d’un duel magique qui raisonnait à leurs oreilles ?

Janet fut la première sur place, elle analysa la situation tandis qu’Anthony, qui la suivait de près,  lançait une première sommation. Cinq  individus armés dont deux en fuite. Janet visa et lança son maléfice qui atteignit l’un des deux fuyards pile entre les omoplates. Il se retrouva saucissonné au sol. La jeune femme voulut enchainer avec un second maléfice pour neutraliser l’autre déserteur mais un sortilège manqua de lui entailler la joue. L’auteur de cet affront si trouvait à quelques mètre d’elle et il tentait de fuir à son tour. Comme si de rien n’était !

Oh Bordel de troll. Elle allait se le faire.

« Stupefix. »
Le sort fusa.
Bim. Head shot !

Janet pinça les lèvres.

« BAGUETTES AU SOL ET MAINS SUR LA TÊTE. » beugla-t-elle en défiant quiconque de lui désobéir. Ils avaient un fuyard dans la nature, un individu saucissonné, un autre dans les vapes pour au moins cinq heures et les deux derniers  avaient tout intérêt à collaborer. La femme sa plia à ses exigences et Janet jeta un regard sans équivoque à son compagnon.


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio grimaça en entendant les ordres de la seconde milicienne. Il avait beau savoir que les Veilleurs avaient une relation privilégiée avec la milice, il ne pouvait s’empêcher de rester sceptique vis-à-vis de la force armée. Cette méfiance – sûrement caractéristique à tous les mafieux – n’allait pas disparaître sous prétexte qu’on les laissait en paix. Car cette paix ne durerait pas toujours…

Un regard envers son assaillant le dissuada de prendre la fuite à son tour – il ne voulait pas non plus s’inscrire en porte-à-faux avec le ministère. Si le barman n’était pas très regardant des lois, il était bien conscient qu’on obtenait toujours plus en allant dans le sens du gouvernement. Il laissa sa baguette tomber sur le sol et leva ses mains en évidence. Un regard vers Robin lui confirma que sa collègue avait suivi les directives des miliciens. Il soupira. Quelle nuit…


Anthony Martin, milicien.


Anthony ne put réfréner un sourire lorsque le sort de Janet atteignit le fuyard en pleine tête. La situation tournait en leur faveur, et c’était tant mieux. Les miliciens avaient connu bien trop d’échecs à Bristol, et Coleman leur mettait la pression. Hier, deux de de ses collègues étaient tombés dans un piège mis en place par des terroristes. Ils s’en étaient sortis in extremis, mais certains témoins qui avaient assisté à la scène l’avait filmé et l’avait diffusé depuis leur Pear. « Vous voulez que la Milice passe pour un club de duel pour enfant de six ans ? » leur avait demandé Danielle Coleman avec un ton froid qui ne laissait rien présager de bon. Et en effet, le pire était à venir. Des mois et des mois d’échecs et de frustrations s’étaient abattus sur eux. Coleman était une chef juste, mais cette fois, le gant de fer n’y était pas allé de main morte.

Alors, hors de question de laisser s’échapper ces combattants du dimanche, Anthony en faisait le serment ! Avec un mouvement de baguette, il convoqua son patronus et l’envoya prévenir ses collègues qui patrouillait sur les docks. Il reporta son attention sur l’homme et la femme encore conscients.

« A GENOUX ! » brailla-t-il en les menaçant de sa baguette. « Vous pouvez m’expliquer ce qui était en train de se passer ? » demanda-t-il, avec le ton de celui qui avait une idée bien précise des choses.

« On sortait du boulot, quand on s’est fait attaquer par… » commença l’homme.

« Attaquer ! Ben voyons ! Vise un peu ça, Janet, ils se sont fait attaquer » commenta Anthony en partant d’un grand éclat de rire qui sonnait faux. Le regard noir que darda sur lui l’homme à la peau mate ne l’impressionna guère – après tout, lui, il était encore en possession de sa baguette.

« Je vais vous dire ce que vous faisiez-là. Vous étiez dans votre planque de terroristes, avec vos potes terroristes, et vous étiez en train de mettre en œuvre votre prochain attentat, n’est-ce-pas ? » il les regarda avec un air menaçant. « Le combat était peut-être une feinte pour attirer le plus de monde possible dans la rue, pour faire plus de victimes… » poursuivit-il, conscient que son histoire était plus que bancale. Il s’en fichait, à vrai dire ; Anthony n’était pas formé pour mener des interrogatoires, mais pour combattre et arrêter des citoyens. De temps en temps, il s’octroyait le droit de s’amuser un peu.

« Pas du tout ! » protesta l’homme d’un ton un peu virulent. La baguette d’Anthony trembla entre ses doigts, incitant le combattant à baisser la voix. « On travaille aux Folies Sorcières, on sortait à peine du Casino… »

« Ah oui ? » lança Anthony en haussant les sourcils. « C’est ce qu’on va voir. » il pointa sa baguette sur la femme. « Papiers d’identité et autorisation de passage à Bristol. Tout de suite. » ordonna-t-il d’une voix ferme.


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
A genoux sur les dalles irrégulières et humides du port de Bristol, Robin retint un soupir : Elle aurait du mettre son jogging. Les deux mains sur la tête, elle observait la baguette de Greendale et la sienne posées au sol à quelques centimètres d’elle en signe de reddition. La danseuse  ne comptait pas désobéir aux ordres des Miliciens et Ignacio avait semble-t-il fait  le même choix. La Milice et les Veilleurs possédaient des intérêts communs dans cette ville et elle ne doutait pas que tout allait rentrer dans l’ordre rapidement.  Elle tourna légèrement la tête pour croiser le regard du barman entre son avant-bras et son épaule mais elle ne vit que son profil éclairé par le sortilège des acromentules qui les tenaient en joug : Une femme et un homme, jeunes, athlétiques. Peut-être avaient-ils été sur le banc de Poudlard ensemble, elle ne voyait pas très bien leurs visages de là où elle était.

D’un souffle, Robin chassa une mèche de cheveu tombée devant ses yeux tandis que le Milicien convoquait des renforts et que sa collègue était partie enchainer d’un sortilège leur agresseur inconscient. La danseuse n’avait pas d’autre choix que de prendre son mal en patience malgré l’adrénaline qui coulait encore dans ses veines.
Le patronus de l’agent s’évapora dans les airs et il exigea immédiatement des explications leur part . Ignacio entreprit de lui en fournir mais il se fit immédiatement rabrouer par le Milicien qui, en entendant le mot « agression », partit d’un grand éclat de rire qui sonnait faux. La similitude avec le rire du gardien de la paix et ceux de leurs précédents agresseurs résonna aux oreilles de Robin comme un mauvais pressentiment. Sensation confirmée lorsque l’homme les soupçonna d’être des terroristes préparant un attentat.
Pensait-il sérieusement qu’ils comptaient se faire exploser sur des quais déserts du Port de Bristol à 5h du matin ?  

Oh Merlin, La nuit allait être longue.

Le Barman des Folies tentait, tant bien que mal, de se justifier en usant d’un ton virulent qui n’arrangeait clairement pas la situation. Robin ferma les yeux en le fustigeant intérieurement. Lorsqu’elle les rouvrit, la Milicienne était de nouveau dans son champs de vision. Elle se tenait au côté de son binôme. D’un informulé,  la prénommée Janet ramassa les baguettes au sol puis elle se pencha en avant en prenant appui des deux mains sur ses genoux, son visage à quelques centimètre de celui d’Ignacio.

« -Eh. Oh. Il va baisser d’un ton le Mulâtre s’il ne veut pas passer le reste de sa nuit en cellule. » Elle se redressa et ajouta à l’attention de son coéquipier « Y a plus de respect, je te jure ! »  

De mieux en mieux. Ils étaient tombé sur le duo de choc, songea Robin. Elle espérait que Roy avait suffisamment bien graissé la patte de la Milice pour qu’on les laisse repartir sagement dès que leurs identités seraient confirmées. D’ailleurs, l’agent se décida –enfin- à lui demander ses papiers.

« Je peux, souffla Robin en désignant son sac des yeux. Elle attendit l’approbation du milicien et plongea une main dans son fourre-tout innommable. D’habitude, elle utilisait un sortilège d’attraction pour récupérer ses effets personnelles mais sans magie et dans l’obscurité la recherche s’avérait un peu plus longue et fastidieuse que prévue…



Janet Barnet, Milicienne


Le bellâtre voulait fanfaronner devant sa copine. Typique. Mais Janet comptait bien lui faire passer l’envie de se montrer trop virulent. Ce n’était pas parque monsieur travaillait aux Folies Sorcières qu’il devait tout se croire permis. Certes, on leur avait expressément demandé, en haut lieu, d’être plus tolérants envers les employés et les clients du célèbres cabaret de Mildred Magpie mais Janet estimait que ces citoyens devait tout de même se conformer au respect de la Loi.

Et la Loi, c’était  Elle.

(et Anthony, aussi, un peu)

« Allez, il va sortir ses papiers le monsieur, dit-elle à l’attention d’Ignacio en le poussant légèrement de la pointe de ses souliers en cuir, autorisation de passage, certificat de travail, pièce d’identité, carte de membre au club de bavboules, je-veux-la-to-tale ! »


Sur ces entre faits, la radio Magique du binôme sonna dans la poche intérieure de leurs capes violettes.

« Je prends. » souffla la Milicienne en s’éloignant de quelques pas.
« Janet, Anthony, c’est l’équipe de l’Avenue. On a interpelé un individu de type caucasien, forte corpulence, la quarantaine, vêtu d’une cape verte et d’un costume gris. C’est votre homme ?
La description des vêtements n’était pas conforme à celle de leur fuyard mais il était aisé pour un sorcier d’ensorceler ses habits pour se donner une tout autre apparence aussi Janet demanda-t-elle.
« Est-ce qu’il a des grands bras, un peu comme un singe, un gorille ou un paresseux…Ouai un paresseux. » confirma-t-elle en validant l’image mentale qu’elle se faisait de Greendale.
« Euh…attends. » La radio crépita il y eut un bref silence et la voix reprit « Affirmatif. »
Janet échangea un regard victorieux avec Anthony.
« C’est lui. Mettez-nous le au chaud !
Pas de problème. »

Grace à leur réactivité, ils avaient interpelé les cinq fauteurs de trouble de la soirée. 100% de réussite ! Aboule la prime Colleman ! songea Janet en revenant vers Ignacio.

« Alors ces papiers, ça vient ? » dit-elle alors. Elle se remémora subitementle phrasé du métis quelques instants plus tôt. Il y avait comme un léger accent étranger dans sa voix aussi poursuivit-elle: Toi comprendre moi ? …Español ? …Français ?... Deutscher ? …Hrvatski ? » –Oui, elle savait dire croate en croate.



Robin mit enfin la main sur tous les papiers exigés. Elle bougea un peu sur ses genoux tant la posture commençait à lui faire mal puis elle les tendit à Anthony –c’était son prénom, d’après la radio- en prenant bien soin d’ignorer le sketch de la fameuse Janet. Ignacio avait tiré le gros lot ! Au moins, son Milicien à elle paraissait un poil plus posé, se dit-elle en croisant enfin son regard alors qu’il sortait de l’obscurité pour prendre ses papiers.


Merlin !

Elle le connaissait, du moins, elle l’avait déjà rencontré… Où ? Impossible de se souvenir : Poudlard ? l’Allée des Embrumes ? La Voie ? l’Académie des Arts Magiques ? A moins que ce ne soit un client des Folies…peut-être même de l’Aile Ouest…

« Il y a mon certificat de travail du mois tamponné et signé par Mme Magpie et M. Calder en plus de mon laissez-passer et de ma carte d’identité. » souffla-t-elle en fouillant sa mémoire à la recherche d’un Anthony…


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Oh, Merlin, songea Ignacio en fixant son regard au loin, il aurait aimé la tuer. Le barman ne prenait pas de plaisir à ôter la vie de ses victimes, mais actuellement il se serait fait une joie de voir la vie quitter les yeux de cette milicienne. Mieux, de la torturer longtemps – très longtemps. Il connaissait d’ailleurs un sort parfait pour cela – il donnait l’impression que des milliers de vers se faufilaient sous votre peau et dévoraient votre chair. En voilà une idée, songea Ignacio, une lueur d’intérêt au fond du regard. Sa mâchoire se contracta lorsqu’il sentit le pied de la milicienne le pousser mais il se força à ne pas bouger d’un iota. Il allait s’exécuter et sortir ses papiers d’identité lorsqu’un appel détourna l’attention de Janet.

L’américain retint un long soupir qui n’aurait de toute évidence pas plu à la milicienne. Il fit rouler ses épaules endolories par le combat qu’il avait mené et attendit patiemment que l’appel fut terminé, imaginant avec plaisir son interlocutrice se tordre de douleur en face de lui. La communication fut coupée quelques secondes plus tard. Visiblement ravie d’avoir rattrapé son fugitif, Janet se tourna vers lui pour lui redemander ses papiers. Son cinéma sur son accent ne fit que renforcer son aversion pour la milicienne.

« Américain. » répondit-il avec dédain. C’était plus fort que lui. Et puis, qui confondait l’accent américain et l’accent allemand ?
       
La situation déplaisait fortement à Ignacio – lui qui avait connu des moments de véritable gloire lorsqu’il était à New-York avait beaucoup de mal à gérer cette entrée dans l’anonymat la plus totale. Et puis, par Merlin, il était désarmé, agenouillé devant une femme – et quand on connaissait le peu de considération que Ignacio avait pour la cause féministe, cela était plutôt risible.

« Mes papiers sont dans ma poche, je peux ? » demanda-t-il en attendant l’accord de la femme pour plonger sa main la poche arrière de son jean. Il en sortit un portefeuille dans lequel il fouilla quelques instants, avant d’en tirer plusieurs cartes. « Carte d’identité, certificat de travail, autorisation de passage. » récita-t-il en lui tendant les papiers exigés. « Je vous donne ma carte d’adhérent chez les terroristes, aussi ? » ironisa-t-il, avant de penser, quelques secondes plus tard, que ce n’était pas bien malin. Bwarf.


Anthony Martin, milicien.


Le milicien réprima un rire lorsqu’il entendit sa collègue décrire leur fuyard comme un opossum. Janet était peut-être à la limite de la folie sur beaucoup de points, mais Merlin qu’elle était rafraichissante ! Et performante, songea-t-il lorsqu’elle tenu tête au métis, pas impressionnée le moins du monde par son numéro de bellâtre. Tant mieux. Il reporta son attention sur la femme qui était agenouillée face à lui, bien content de laisser sa collègue s’occuper de son petit-ami. Elle finit par mettre la main sur ses papiers d’identité qu’elle lui tendit. Il s’en empara prestement et s’avança dans la lumière pour y voir plus clair. Tout semblait en règle, songea-t-il en parcourant des yeux son certificat de travail. Il se figea lorsqu’il tomba sur la ligne « Profession : danseuse. » Son regard fit quelques allers-retours entre cette mention, la photo d’identité de la jeune femme et son visage. Il avisa son petit short, ses longs cheveux bouclés… Anthony déglutit difficilement, tandis que des souvenirs d’une nuit particulièrement arrosée lui revenaient en mémoire…

Quelques mois plus tôt, Anthony avait épousé Alice – une femme plus jeune que lui de deux ans, qui avait de longs cheveux blonds, une peau de porcelaine et de grands yeux bleus expressifs. Elle venait de France, et il trouvait son accent adorable – surtout lorsqu’elle essayait de prononcer le mot « bicyclette ». Ca avait été le coup de foudre, comme dans les films, et il l’avait demandé en mariage sept mois plus tard. Tout était allé très vite, encore plus vite lorsqu’il avait appris que le visa de sa fiancée expirerait bientôt, la renvoyant dans son pays d’origine. A quelques semaines du mariage, ses collègues et amis de toujours lui avaient organisé un enterrement de vie de garçon. « Ce sera inoubliable ! » lui avait promis Andrew, son ami d’enfance. En réalité, ils avaient tous oublié plusieurs parties de la soirée. Anthony se rappelait toutefois très bien avoir bu plus que de raisons aux Folies Sorcières, et avoir pris plaisir à regarder les spectacles de danse qu’on lui offrait. Il se rappelait très bien d’une charmante créature aux grands yeux et à la crinière folle. Il se rappelait aussi être allé dans ce que ses amis habitués avaient appelé « l’Aile l’Ouest. » Il avait suivi une danseuse jusque dans un salon – ou était-ce une chambre ? Il se souvenait surtout des paroles d’Andrew, ivre mort : « Ce qui se passe aux Folies reste aux Folies. »

Le milicien baissa les yeux vers la danseuse. Etait-ce possible que ce soit elle ? La danseuse des Folies Sorcières ? Celle avec qui il avait trompé son Alice, sa douce Alice, dans un moment d’ébriété extrême ? Il détailla son visage longuement, des souvenirs lui revenant au fur et à mesure. Mal à l’aise, il jeta un coup d’œil à sa collègue, toujours occupé l’homme métis.

« Hm. » fit-il en reportant son attention sur Robin, puisque c’était son prénom. Il se racla la gorge. « Tout semble être en ordre. » lança-t-il en reprenant un peu plus de contenance, tâchant d’oublier le fait qu’il s’agissait probablement d’une femme qui l’avait vu dans son plus simple appareil. « Racontez-moi donc ce qu’il s’est passé ce soir. » il croisa les bras sur sa poitrine. « Et faite donc ça de façon un peu plus intelligente que votre collègue, si vous ne voulez pas qu’on vous envoie à notre chef dans la seconde. » conclut-il d’un air menaçant.

Derrière ce visage qu’il voulait ferme, il espérait secrètement que, si Robin était bien la fameuse danseuse, elle ne se souvenait pas de lui – ou du moins, pas bien. Car il avait, inscrit sur le corps, un détail qui entachait largement sa virilité. Quelque chose qui ne se voyait que lorsqu’il n’était plus vêtu, mais qui le complexait beaucoup. Quelle erreur ne faisait-on pas, à vingt ans… !


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
Robin attendait, à genoux, qu’Anthony vérifie ses papiers. Elle espérait bien une réaction de sa part,  un regard, un sourire, qui trahirait le fait qu’ils s’étaient déjà rencontrés par le passé.  Avec un peu de chance, il allait la remettre, s’excuser de l’avoir soupçonné de terrorisme et la libérer sur le champs.  
Hum, on pouvait toujours rêvé…

Le  Milicien détailla sa carte d’ identité et reporta son attention sur elle comme pour s’assurer que l’hologramme photographique était conforme à la femme qu’il avait sous les yeux. Robin soutint son regard et Anthony  parut soudainement particulièrement mal à l’aise…  Ok, il l’avait reconnue, lui aussi mais de toute évidence, ils ne s’étaient pas rencontré à l’anniversaire une grande tante commune. Non, leur relation impliquait quelque chose de plus  honteux –du moins, pour Anthony- ou d’illégal. Robin savait déchiffrer la gêne sur le visage d‘un homme même si le Milicien reprit très vite contenance. Adepte de l’Allée des Embrumes ? Du trafic de Baguette ? De l’Aile Ouest ?

Anthony ne lui laissa pas le temps de réfléchir davantage aux origines de leur rencontre. Il lui demanda rapidement d’expliquer l’altercation qui avait eu lieu un peu plus tôt, en le faisant si possible, de manière plus intelligente qu’Ignacio. Robin eut un regard pour le barman –décidément ce soir il en prenait pour son grade-  puis elle commença son récit :

« Nous sortions tout juste de notre nuit de travail aux Folies Sorcières avec mon collègue –Il est barman là-bas – précisa-t-elle puisqu’ Anthony ne détenait pas encore cette information, nous comptions rallier le check point du port avant de pouvoir transplaner chez nous. On marchait tranquillement dans cette rue lorsque deux hommes nous ont interpelé. Ils nous cherchaient des noises si vous préférez –dit-elle en choisissant des mots inoffensifs, contrairement à Ignacio- nous avons voulu les ignorer pour passer notre chemin mais un troisième individu a déboulé dans notre dos pour nous jeter un sort. J’ai pu répliquer avec un charme de protection, in extremis, mais ils ont continué leur assaut…alors…nous nous sommes défendus. Elle laissa passer un léger silence, Quand vous êtes arrivés nous avions réussi à en désarmer un mais les autres se montraient particulièrement menaçants…"

_ELLE MENT ! cria alors l’agresseur qui avait tenté de prendre la fuite. Il était attaché un peu plus loin à un réverbère avec son acolyte inconscient, C’est eux qui nous ont attaqué ! C’est des terroristes ! Vous avez raison ! Nous on est des gentils, on était tranquilles entre potes assis sur un banc! On faisait rien de méchants  ! On est aussi tendres que des boursouflets ! Croyez moi ! »


Boursouflets ! Le mot fit tilt dans l’esprit de Robin. La jeune femme écarquilla les yeux et reporta vivement son attention sur Anthony, frappée par cette réminiscence. C’était lui ! Lui, l’homme au boursouflet tatoué sur l’aine ! Là, sous sa cape de Milicien, il cachait  un petit animal au pelage et aux pommettes roses qui s’adressait à elle en ses termes « J’aime les bisous ». Avec un cœur à la place du point sur le I. Oui. Comment avait-elle pu l’oublier ? Elles en avaient tellement rit avec Gloria ! Robin se souvenait maintenant de cet enterrement de vie de garçon particulièrement arrosé. Les gars n’avaient pas été très généreux sur les pourboires –des radins, ces miliciens- mais l’histoire du boursouflet tatoué non loin de l’intimité du futur marié avait quelque peu rattrapé sa journée. Anthony figurait en bonne place dans le classement des tatouages de clients les plus ridicules que les filles des Folies tenait à jour régulièrement. Le « J’aime les bisous » prononcé avec un air aussi adorable que niais, les deux poings collés sur les joues, était même devenu un petit gimmick entre elles…




Janet Barnnet



« Américain ! Aaaah je comprends mieux d’où vous vient cette incroyable arrogance, répliqua Janet. Elle gonfla les épaules, arbora alors un air de gros dur à la mine patibulaire et prit une voix grave pour imiter l’accent d’Ignacio « Yeah ! I’m American ! I’m a lonsome cowboy ! »

Elle allait lui faire perdre l’envie de fanfaronner. Elle en faisait peut-être une affaire personnelle mais elle ne supportait pas ce genre de gars fier-à-bras. La Milicienne poursuivit donc son imitation jusqu’à ce que le barman lui tende enfin ses papiers. Elle s’apprêtait à les consulter lorsque ce dernier se permit un nouvel affront en évoquant sa carte d’adhérent chez les terroristes.

« Ohohoho ! lâcha Janet en se tenant le cœur, monsieur a de l’humour. »

Pressentant que la situation commençait à déraper, Robin crut bon d’intervenir :
« Il n’a pas dit ça pour vous offenser, Madame, c’est juste qu’il est un peu à cran avec ce qui vient de nous…
-UN PEU A CRAN ? La coupa Janet en se penchant vers elle, C’est MOI qui suis un peu à cran, là ! s’exclama-t-elle en pointant sa baguette droit sur Ignacio. D’un informulé, elle enchaina ses mains  et ses jambes dans son dos  puis elle resserra sa prise afin que les chaines s’incrustent durement dans la chair du barman, Et c’est de la faute de votre petit copain qui ne sait pas tenir sa langue, cracha-t-elle alors. Les ailes du nez frémissantes, Janet se tourna vers Anthony, Propos menaçants envers un représentant de l’État, Apologie du Terrorisme, ça va chercher dans les combien ? Six ans à Azkaban, non ? »

Elle contourna Ignacio et plaqua sa semelle sur son omoplate pour le renverser en avant, face contre terre. Gardant le pied en place, elle parcourut rapidement du regard les papiers qu’il lui avait donné: Il était bien notifié sur la carte d’identité américaine que M. Walker bénéficiait de la double nationalité anglaise mais Janet n’avait pas envie de le laisser s’en tirer à si bon compte. Elle brandit donc le document en direction de son binôme et lâcha :

« Papier étranger. Il faut que je vérifie ça au poste.
Elle embrassa du regard leurs quatre détenus du jour et ajouta,  On embarque tout le monde. »


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Ignacio préféra ne pas répondre à la pique lancée par Janet sur ses origines américaines. Il se retint de ne pas lui rétorquer que, à sa connaissance, il n’y avait pas plus prétentieux que les anglais, avec leur accent si bourgeois qu’il avait souvent l’impression d’écouter un documentaire sur la famille royale.

Bon, d’accord, mentionner une probable adhésion à un groupe terroriste n’était peut-être pas la meilleure idée possible dans sa situation. Mais, à vrai dire, la situation en question était tout simplement risible. Risible et parfaitement incongrue. Les miliciens n’avaient visiblement aucune jugeote pour ne serait-ce qu’imaginer que lui et Robin appartenaient à un groupe d’opposition. Ou alors, songea Ignacio, ils auraient fait de bien piètres terroristes, à combattre à visage découvert, en plein milieu de la ville la plus surveillée du Royaume-Unis. Le barman poussa un profond soupir, alors que la milicienne se remettait à brailler. Il adressa toutefois un regard désolé à Robin, avant de sentir des chaînes entourer ses poignets puis ses chevilles et lui broyer la chair. A l’entente des chefs d’inculpations, Ignacio ne pu retenir un petit rire désabusé, qui se perdit vite dans sa chute lorsque Janet le poussa du pied contre les pavés. Humilié, ligoté au sol, Ignacio sentit une colère et une adrénaline bien familière parcourir ses veines. La mention de ses « papiers étrangers » fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

« Ma double-nationalité est inscrite dessus. » protesta-t-il en maudissant la femme qui avait encore un pied posé dans son dos.

Il était arrêté pour quoi ? Quelques mots mal-choisis, certes, et parce que cette incapable ne parvenait pas à lire ses papiers d’identité ? Et puis quoi encore ? Il grommela dans sa barbe, avant de jeter un coup d’œil à sa collègue, toujours agenouillée devant le second milicien, qui avait à présent le visage fermé…


Anthony Martin, milicien


Au mot « boursouflet » le sang d’Anthony se glaça et il comprit à son regard que Robin se souvenait de lui. Il se fit violence pour ne pas rougir, mais son visage se ferma, laissant place à une expression indéchiffrable.

Il avait fait ce tatouage lorsqu’il avait vingt ans, qu’il était un peu éméché, et que sa copine du moment – Cindy – l’avait convaincu que ce serait « trop super » d’avoir un signe de leur amour tatoué sur leur peau. Ils s’étaient mis d’accord pour qu’il choisisse le tatouage de Cindy et que cette dernière choisisse le sien. Cindy avait donc une discrète étoile inscrite sur une cheville, tandis que lui avait hérité d’un boursouflet rose sur l’aine qui clamait « j’aime les bisous ». Le pire, c’était que Cindy l’avait quitté alors que le tatouage n’avait même pas encore fini de cicatriser.

Alice, heureusement, l’avait accueilli comme il était – avec ses qualités, ses défauts, et son tatouage de boursouflet. Elle était la seule au courant de ce détail qui lui faisait tant honte – même en maillot de  bain, il parvenait à le dissimuler. Mais voilà que la deuxième femme qui avait été confrontée à ce dessin se trouvait agenouillée devant lui, les yeux écarquillés par la surprise.

Elle avait dû bien rigoler, songea-t-il avec amertume en la dévisageant. Elle en avait sûrement parlé à ses collègues, même ! Anthony était probablement devenu la risée de l’Aile Ouest, à cause de son boursouflet rose. Ses yeux s’assombrirent au fur et à mesure qu’il imaginait les rires des femmes, et le sang lui monta violemment à la tête, tapant contre ses tempes. Ses poing droit se serra alors que Janet, à côté de lui, faisait tomber son bellâtre le visage à même le sol, avant d’ajouter qu’ils embarquaient tout le monde.

En temps normal, Anthony aurait protesté – une petite nuit en cellule ne pouvait pas faire de mal à ce barman un peu trop agacé à son goût, mais sa collègue semblait en règle. Mais pas cette fois, songea-t-il en jetant un dernier coup d’œil à Robin, se la représentant une nouvelle rire de lui avec ses collègues. Il était un homme, un vrai, boursouflet rose ou pas boursouflet rose – et il allait lui prouver.

« Ouais. » renchérit-il d’une voix dure en faisant apparaître des liens d’un mouvement de baguette, qui vinrent enserrer les poignets et les chevilles de la danseuse. « J’sais pas pourquoi, mais j’crois pas à votre petite histoire. Ca me semble un peu trop bien raconté pour être vrai. » lança-t-il d’un ton menaçant. « Et puis, vous ressemblez drôlement à la description qu’un témoin nous a faite d’une terroriste… » pour se donner un peu plus de contenance, il agita les papiers de Robin sous son nez. « Me faites pas croire que c’est pas le genre de chose que vous pouvez aisément trafiquer. Et je sais reconnaître les menteuses. »

Il insista sur ce dernier mot en lui lançant un regard noir. Sur son aine, son tatouage semblait le brûler et il lutta pour ne pas y porter sa main.

« Vous aussi. » ajouta-t-il simplement en entravant également l’homme qui avait pris la parole quelques minutes plus tôt pour se défendre des accusations de la danseuse.

Il attrapa celui-ci, et de son bras libre, attrapa Robin par l’épaule avec force pour l’obliger à se remettre debout. Ligotée comme elle était, les genoux écorchés à cause du mini-short qu’elle portait, la position était risible, et il prit un malin plaisir à lâcher un petit rire mesquin à cette vision.

« On transplane. » indiqua-t-il à Janet, avant d’ajouter, une expression dédaigneuse sur le visage. « Une petite nuit en cellule, ça va passer l’envie à ces abrutis de raconter des conneries. » Une nouvelle fois, son regard s’attarda un peu plus longtemps sur Robin.

Puis, les trois disparurent dans un « crac » sonore.


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
Assise sur le banc en bois d’une cellule inconfortable, Robin avait bien du mal à contenir sa colère : Le visage fermé, les bras croisés sur sa poitrine elle ne quittait pas Anthony des yeux. Elle savait parfaitement pourquoi il l’avait embarquée alors que tous ses papiers étaient en règle : Il lui en voulait pour l’enterrement de vie de garçon. Il lui faisait payé, à elle, sa propre infidélité ! Mais quel lâche ! Un poltron de la pire espèce incapable d’assumer ces actes, voila ce qu’il était. Il l’avait choisi au milieu de toutes les filles, il avait glissé quelques galions dans son soutien-gorge, il était l’unique responsable de sa bévue et c’était elle qui se retrouvait derrière des barreaux pour d’obscurs raisons.
Ah si, elle avait presque oublié : elle avait une tête de terroriste !  Mais bien sûr ! Elle avait surtout le profil de la nana qui lui avait fait découvrir un certain nombre de délices dont il ne soupçonnait même pas l’existence avant de passer  une nuit avec elle dans l’Aile Ouest. Le profil de celle qui savait exactement ce qu’il cachait sous son uniforme sévère de Milicien. Quel dégonflé ! Si Robin avait laissé parler son côté impétueux, elle lui aurait surement craché au visage – elle ne supportait pas la couardise- mais Robin étant Robin elle avait décider d’écouter davantage sa raison que son cœur.

Et sa raison lui dictait de rester bien sagement au fond de sa cellule magique. Ils avaient transplané ici, un peu plus tôt, au poste frontière du dôme qui renfermait les locaux de la Milice de Bristol. Les bureaux des agents étaient disposés en quinconce dans un open space de taille moyenne et tout un pan de mur était occupé par les cellules magiques aux barreaux enchantés et  translucides. La jeune femme avait au moins la chance de partager son box avec  Ignacio tandis que Greendale et son compère occupaient celui attenant. L’agresseur stupéfixé par Janet avait été transféré dans un secteur surveillé de Sainte Mangouste, pour plus de sécurité. Visiblement, Janet et Anthony voulaient éviter une bavure qui entacherait leurs dossiers. A cette heure matinale, les deux miliciens étaient les seuls présents dans le QG, mise à part les agents chargés du contrôle d’identité au check point situé dans une pièce voisine,  toutes les autres acromantules étaient en service sur le terrain.

Robin détacha les yeux d’Anthony pour observer Janet, assise à son bureau. Elle vérifiait la conformité des papiers d’Ignacio depuis plusieurs minutes maintenant en sifflotant gaiment. La jeune femme retint un soupir et bascula la tête en arrière avant de reporter son attention sur Igniacio.

« Une carte de membres au club des terroristes ? souffla-t-elle à son attention assez bas pour ne pas être entendu par le binôme, sérieux ? »

Elle lui en voulait un peu d’avoir déclenché l’ire de la Milicienne. Soit les mecs étaient des poltrons finis –Coucou Anthony- soit ils étaient incapables de fermer leur bouche et de faire profil bas ! Merlin…
Robin secoua légèrement la tête avant d’ajouter d’un ton las :

« Ok, ils nous avaient pris en grippe avant même qu’on ouvre la bouche, mais quand même… »

Ignacio aurait pu s’abstenir. Dire que Robin espérait juste passer une nuit sympa avec lui… Son projet initial n’impliquait clairement pas de faire ça dans une cellule de la Milice face à deux agents un peu trop zélés. Les yeux de biche de la danseuse se posèrent une nouvelle fois sur Anthony. Elle l’observa un instant et se pencha légèrement vers Ignacio , le poing devant sa bouche pour masquer le remuement de ses lèvres.

« Tu vois notre milicien là-bas, et bien c’est « J’aime les bisous ».

Robin n’était pas sûre qu’Ignacio ait entendu parlé de cette histoire, ni du fameux « Top Tatouages » des filles de l’Aile Ouest. Comme pour illustrer ses propos, elle colla ses deux poings sur ses joues, papillonna adorablement des paupières et murmura « J’aime les bisous » dans une parfaite imitation du Boursouflet du tatouage. Si Ignacio avait déjà eut vent de ce client au tatouage ridicule, il reconnaitrait forcément la caricature de la danseuse…



Janet Barnet


Janet était confortablement installée à son bureau et faisait mine de vérifier la conformité des papiers américains du mulâtre. Il avait suffit d’un simple sortilège de détection de faux pour s’assurer qu’ils étaient vrais mais la milicienne entendait bien faire durer le plaisir. Elle avait sorti tous les dossiers de la Milice au nom de Walker et passait en revue l’ensemble des documents en jetant de temps en temps un coup d’œil à son adversaire du jour.

« Walker, Walker, Walker, répétait-elle sans cesse avec l’accent américain, Walker Texas Ranger – Série géniale qu’elle regardait enfant dans sa famille d’accueil moldue et dont elle connaissait le générique par cœur:  In the eyes of a Ranger, The unsuspecting stranger, Had better know the truth of wrong from right, commença-t-elle à chantonner d’une voix grave, elle adorait cette chanson. Vraiment. Elle se voyait un peu comme le Chuck Norris de Bristol et ce fier-à-bras de Walker était incontestablement l’étranger sans méfiance du morceau , 'Cause the eyes of a Ranger are upon you, chanta-t-elle un ton plus haut en le désignant du doigt, Any wrong you do, he's gonna seeee, Elle attrapa sa baguette pour s’en servir de pseudo micro, When you're in Bristol, Look behind you, Petite pause stratégique, regard décidé en direction D’Ignacio, Voix de baryton :'Cause that's where the Rangers gonna be. » Bim ! Coup de grâce !

Elle était douée quand même ! Elle salua son public imaginaire comme si elle recevait des applaudissements nourris et reporta son attention sur les dossiers. Hum, Rien sur son Walker. Malheureusement. Peut-être devait-elle se tourner vers la ville de New York pour tenter d’en savoir davantage sur ce cher Ignacio. Il était né là-bas, d’après ses papiers d’identité, et il résidait en Angleterre depuis relativement peu de temps. Surtout que Janet possédait un contact au NYPMD – La police Magique de la mégalopole. Il s’agissait de Carol Snatch, une copine de l’Orphelinat qui s’était exilée aux États-Unis pour accomplir son rêve de toujours : Embrasser l’American Way of life.
Bon, ok, elle vivait dans un appartement miteux du Bronx et travaillait comme agent d’entretien dans les locaux de la Police Magique sans aucune couverture sociale mais Janet la jugeait tout à fait apte à faire quelques recherches pour son compte. Tout en sifflotant, la jeune femme ouvrit donc son Pear One personnel et fit défiler sa liste de contacts…

*Any wrong you do, he's gonna see, When you're in Bristol, Look behind you : that's where the Rangers gonna be.*

HRP:
 


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Allongé sur son lit de camp, un bras derrière la nuque, Ignacio fixait le plafond, le regard vide. Les secondes s’étiraient avec une lenteur infinie et le petit matin n’allait pas tarder à pointer le bout de son nez. Le barman soupira en se remémorant la soirée que Robin et lui avaient initialement prévu de passer – quel gâchis !

A présent, il était condamné à écouter la milicienne siffloter un air particulièrement connu aux Etats-Unis, dardant sur lui un regard lourd de sens. Ignacio retint un sourire ironique et préféra rester silencieux – choix judicieux lorsqu’on voyait à quel point  Janet l’avait pris en grippe.

Tournant la tête pour observer Robin lorsqu’elle s’adressa à lui, le Veilleur lui adressa un grimace d’excuse.

« Je sais. » souffla-t-il assez bas pour ne pas être entendu. « Pas ma meilleure blague. » reconnut-il avec un sourire désolé. « Mais franchement » lança-t-il en désignant du menton la milicienne qui chantonnait de plus en plus fort.

Outre cette chanson qui lui paraissait destiné, Ignacio s’inquiétait davantage du temps que prenait la vérification de ses papiers. Théoriquement, il n’avait rien à craindre : selon les dernières informations qu’il avait reçu de Nick, aucun chef d’inculpation à son encontre avait été déposé – il craignait bien plus les représailles des hommes de Joe que les forces de l’ordre ; mais la prudence était de mise. Ignacio était relativement connu des services de police de New-York. Le meurtre de Joe et sa fuite n’étaient pas passé inaperçus et le lien était plutôt évident à faire. Heureusement, selon un accord tacite que chacun respectait scrupuleusement, personne ne faisait jamais appel à la police, ni ne collaborait avec eux – à New-York, la justice entre gang était faite dans les rues. Seul son père avait été interrogé, mais il avait couvert son fils, lui fournissant d’ailleurs un alibi pour la nuit du meurtre. Si les inspecteurs de la NYPMD ne croyaient pas cette histoire, c’était tant pis ; ils n’avaient de toute façon ni preuves, ni témoins – Ignacio s’en était assuré. Cependant, il préférait que cette histoire ne remonte jamais aux oreilles de la milice anglaise – son travail au sein des Veilleurs l’incitait davantage à la discrétion.

Ses inquiétudes s’envolèrent bien rapidement lorsque Robin reprit la parole, masquant ses lèvres de son poing. Il la regarda sans comprendre à quoi elle faisait référence, jusqu’à ce qu’elle imite à la perfection un petit boursouflet. Les yeux d’Ignacio s’agrandirent, et il s’efforça à ne pas laisser transparaître son hilarité.

« Oh.. » souffla-t-il en réprimant un rire. Il jeta un coup d’œil au milicien. « Non ? »

Si Ignacio n’était pas friand des potins et des racontars qui circulaient aux Folies Sorcières, il n’avait pas pu échapper à celui-ci et devait avouer qu’il avait bien ri lorsque Tony lui avait fait le récit de cette nuit particulièrement torride qu’une fille avait eu avec monsieur « j’aime les bisous. ». L’imitation de ce tatouage était devenue culte dans le Casino.

« C’est toi, la fille ? » questionna-t-il avec un sourire en coin. Il se retint de se redresser pour dévisager le milicien qui avait l’air particulièrement à cran et ne cessait de jeter des coups d’œil furieux dans leur direction depuis qu’ils étaient arrivés au QG. Imaginer un boursouflet rose tatoué non-loin de son intimité le rendait tout de suite beaucoup moins féroce.

« C’est pour ça qu’il t’a embarqué aussi… » lança-t-il en secouant la tête, peu surpris par la lâcheté d’Anthony mais agacé par son comportement. Faire payer Robin parce qu’elle avait aperçu un tatouage qui lui faisait honte, voilà une manière de faire qu’il déplorait.


Anthony Martin, milicien

Anthony faisait les cent-pas dans l’open-space de la milice, la mine renfrognée. Il ignorait superbement le regard furieux que Robin posait sur lui, l’esprit tourné vers une petite partie colorée de son anatomie. Si seulement il l’avait fait disparaître, comme on lui avait proposé quelques années auparavant… songea-t-il en secouant la tête. Alors il ne se serait pas retrouvé face à cette femme, alors il n’aurait pas à rougir de son corps, alors il n’aurait pas un putain de boursouflet rose tatoué sur l’aine, par Merlin !

Il allait devenir la risée des Folies Sorcières – il en était certain, à présent. Il ne pourrait plus jamais mettre les pieds là-bas sans qu’on imite son tatouage. Et si ce secret parvenait aux oreilles de ses collègues miliciens ? Il était hors-de-question qu’on l’appelle « Lieutenant j’aime-les-bisous » jusqu’à la fin de sa carrière ! Il le ferait effacer, décida Anthony. Il irait ce soir, même, et demanderait à ce qu’on lui retire ce tatouage de malheur. Comme ça, si jamais cette histoire devenait connue de tous, il pourrait présenter un bas-ventre parfaitement lisse et remettrait la faute sur cette Robin MacFarlane, qui devait de toute évidence consommer bien trop de substances illicites.

« Hé ! » rugit-il en direction de la cellule. « On n’est pas à l’hôtel ici. » lança-t-il avec un nouveau regard furieux vers la jeune femme, ce qui tira un sourire à l’homme allongé à côté d’elle. Il lui lança également un regard haineux, et reporta son attention sur Janet, qui avait fini de chantonner et qui pianotait à présent sur son Pear.

« T’as trouvé quelque chose ? » grommela-t-il en jetant un coup d’œil aux papiers éparpillés devant elle…


Robin MacFarlaneDanseuse aux Folies Sorcièresavatar
Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur
« Oh. Non ? »

« Si » souffla Robin sans parvenir à réprimer un gloussement. Elle était bloquée ici, pour le restant de la nuit au moins, alors autant s’amuser un peu.  Pourrir la réputation du Courageux-Anthony entrait justement dans le registre des activités distrayantes à faire en cellule. Elle fut d’ailleurs satisfaite de voir qu’Ignacio avait eu vent de cette petite histoire de tatouage. Il faisait mine de se tenir à l’écart des potins des Folies mais, au fond,  il était comme tout le monde !  La jeune femme haussa les épaules avec fatalité lorsqu’il lui demanda si elle était la fille qui avait eu l’immense privilège de découvrir la jolie peluche dans sa tanière.

« A ton avis ? » souffla-t-elle en roulant des yeux. Son regard s’arrêta pile sur Anthony et elle murmura, mesquine «  En plus, le boursouflet n’a pas tenu ses promesses…si tu vois ce que je veux dire. » Elle esquissa un petit sourire énigmatique à l’attention du Milicien. Il avait voulu la garder en cellule, très bien, il allait devoir assumer maintenant et la supporter.

Conscient qu’il faisait surement l’objet des chuchotements des deux Veilleurs, Anthony l’enjoignit à se taire d’un air furieux. Robin resta immobile et parvint à contenir le rictus moqueur que lui inspirait cette remontrance, contrairement à Ignacio. Elle attendit d’ailleurs que le milicien se tourne vers Janet pour murmurer à son voisin, le ton chargé d’ironie :

« Arrête de te moquer…Tu vas réveiller la bête féroce qui sommeille en lui… »  



Janet Barnet


Janet leva les yeux vers Anthony lorsqu’il l’interpela pour savoir si ses investigations avançaient. Son binôme avait l’air un peu chafouin ce matin, constata-t-elle, sans doute était-il pressé de rejoindre les bras de sa douce Alice après cet éprouvante garde. Janet, elle, n’avait personne qui l’attendait à la maison en dehors de son chat –Voldemort- qu’elle se plaisait à vilipender sans cesse :  « Voldemort, le caca c’est dans la caisse ! » Amusant non ?   En dehors de lui, elle était parfaitement libre et nulle part aussi bien que sur son lieu de travail…

« Rien sur Bristol, avoua Janet , mais je n’ai pas abattu ma dernière carte ! poursuivit-elle en tournant sur son siège roulant, J’ai une collègue au NYPMD. Je vais la contacter pour savoir si elle a des infos sur un éventuel Ignacio Walker. Janet jeta un regard théâtral au principal intéressé avant de coincer  l’oreillette de son Pear One dans son oreille. Elle ne voulait pas que Walker entende ce que lui dirait Carol dont elle venait de composer le numéro.

« Janet ! Ça alors ! ça fait un bail !

« Hello Carol. répondit la milicienne avec son pseudo-accent américain, Comment tu vas ma chérie ?
« Oh, c’est pas la forme tu sais… Je me suis séparée de Donald et au boulot c’est guerre mieux. Mon chef est un vrai cognard et il m’a refilé tous les sanitaires de la caserne à nettoyer, quel enflure…
« C’est génial ça, s’extasia Janet, je suis ravie pour ta promotion au sein de la PM ! "
« C’est pas une promotion c’est une rétrogradation ! »
« Ne fais pas ta modeste ma chérie… » souffla Janet sans quitter des yeux Ignacio  «  Dis moi, j’aurais besoin que tu me rendes un petit service. Il faudrait que tu jettes un œil dans les fichiers et que tu me trouves un certain… Elle fit mine d’étudier la carte d’identité du barman comme si elle ne se souvenait plus de son nom, Walker Ignacio, né le 13/05/1978. »
« J’ai plus accès aux bureaux des enquêteurs, je te l’ai dit, Janet. »
« Bien sûr, il n’y a pas de soucis tu peux déléguer cette recherche à un subalterne… »
« Tu veux que je demande à mon amie Paula ? Elle s’occupe de l’entretien dans les bureaux de la section banditisme… Peut-être qu’elle pourra jeter un œil aux dossiers… »
Le regard de Janet s’illumina subitement.
« Ça serait tellement merveilleux si tu pouvais faire ça pour moi ! »
« Écoutes, je vois ça avec elle et je te tiens au courant… »
« Tu es un amour ma chérie. Je t’envoie une copie de sa pièce d’identité tout de suite ! Byebye ! » claironna-t-elle avant de raccrocher.

Elle afficha une mine radieuse à l’attention d’Anthony : « Ça se précise mon cher binôme ! »

Janet arracha son oreillette et immortalisa la carte d’Ignacio à l’aide de son Pear One. Elle envoya le cliché à Carol et croisa ses mains sous son menton.

Rira bien qui rira le dernier.


Robin MacFarlane
 
Ignacio WalkerAlexandre Benallaavatar
Messages : 27

Voir le profil de l'utilisateur
Quitte à être enfermé dans une cellule, Ignacio était bien content de pouvoir se distraire en se moquant ouvertement du milicien qui ne cessait de leur lancer des œillades haineuses. Ah ça, songea-t-il, si un regard pouvait tuer, Robin et lui seraient morts depuis longtemps. Il ne put retenir un ricanement lorsqu’il imagina sa collègue, en plein acte, tomber sur un petit boursouflet rose. Comment avait-elle fait pour garder son sérieux ? Pour une telle maîtrise de soi, Ignacio espérait qu’elle avait au moins été grassement payée.

« Hm, je vois… » fit-il d’un ton énigmatique, tout en jetant un regard lourd de sens à Anthony qui leur brailla de se taire. Un rictus moqueur s’afficha sur son visage, alors qu’il tournait la tête vers sa collègue. Sa remarque lui tira un petit rire, mais il adopta une expression terrifiée pour lui répondre : « Je ne suis pas sûr de savoir gérer un boursouflet enragé… »  

Un dernier regard pour le milicien, et il reposa sa tête dans son bras. Il allait reprendre la parole pour s’adresser à Robin, lorsque quelques mots retinrent toute son attention.

« J’ai une collègue au NYPMD… »

Le barman se redressa sur un coude, juste assez pour apercevoir la milicienne pianoter avec dextérité sur son Pear.

« Hé merde. » cracha-t-il tout bas, les rouages de son cerveau s’activant à pleine vitesse.

Un collègue à la NYPDM, c’était le synonyme de « souci » pour le barman. Si les forces policières de New York ne l’inquiétaient pas trop, il préférerait nettement que certaines informations ne tombent pas dans les oreilles de mauvaises personnes. Ecoutant attentivement ce que la milicienne indiquait à sa collègue, Ignacio faillit protester avec véhémence lorsqu’elle décida de lui envoyer les détails de sa carte d’identité. Il se retint de justesse, sachant pertinemment que Janet prendrait encore plus de plaisir à mener sa petite enquête si elle voyait que cela l’ennuyait. L’avantage, avec Ignacio, c’était que rien, ni personne, ne l’ennuyait bien longtemps.


Danielle Coleman, chef de la milice.

Danielle entra dans le ministère d’un pas énergique. Chose rare, cette nuit, elle avait dormi cinq heures d’affilées – cela ne lui était pas arrivé depuis l’attentat à Leopoldgrad. Elle se sentait donc de relativement bonne humeur et prête pour attaquer une énième journée de travail. Elle entra dans les bureaux du QG avec une tasse de café dans la main – elle ne pouvait pas commencer la journée sans son demi-litre de caféine, même si elle avait eu une bonne nuit de sommeil. Elle gagna son bureau, y déposa sa tasse fumante et rejoint aussitôt l’open-space pour y retrouver les deux miliciens qui étaient de garde jusqu’au petit matin.

« Bonjour ! » lança-t-elle à la cantonade. Elle balaya les lieux du regard, remarquant alors que deux cellules de garde à vue étaient occupées. « Nuit agitée ? » demanda-t-elle en tournant le regard vers Anthony Martin.

« Ouais, y a eu du grabuge dans Bristol. » lui répondit-il. « Un duel entre ces deux-là » fit-il en désignant du doigt un homme et une femme qui étaient allongés sur des lits de camp, « Et ceux-là. » il désigna deux hommes qui somnolaient. « Il y en avait un troisième avec eux, mais on a préféré l’emmener à St Mangouste. »

« Hm hm, » répondit Danielle. En somme, c’était une nuit tout à fait banale. « Vous les avez amené là pour quoi ? » questionna-t-elle tout de même.

« Euh… Apologie du terrorisme. » l’intérêt de la chef de la milice fut piquée au vif. Anthony regarda dans la cellule, croisa le regard de Robin, et poursuivit : « Et puis la fille ressemblait à une description qu’un témoin nous avait faite. On a préféré embarquer tout le monde pour ne rien laisser passer. »

Danielle hocha la tête, satisfaite. « Les noms ? » demanda-t-elle en croisant les bras.

« Alors… » Anthony consulta son calepin. « Adam Greendale et Fred Brown ici. » il indiqua les deux hommes qui se réveillaient doucement. « Robin MacFarlane et Ignacio Walker. Ce sont eux, l’apologie du terrorisme et la fille qui ressemblait à notre portrait robot. » précisa-t-il.

Danielle fronça les sourcils. Elle était certaine d’avoir déjà vu ou entendu ces noms quelque part…

« Professions ? » demanda-t-elle. Peut-être travaillaient-ils au ministère ?

« Ils bossent aux Folies Sorcières, j’crois. » marmonna Anthony avec une mauvaise volonté évidente.

« Bordel. » jura-t-elle en agitant sa baguette en direction de son bureau. Immédiatement, une feuille s’envola dans les airs et vint s’échouer entre ses mains. Elle la parcouru des yeux, et son regard s’arrêta sur deux noms. Elle jura une nouvelle fois. Walker et MacFarlane faisaient parties de la liste que Roy Calder lui avait fourni quelques mois auparavant – certaines personnes qui avaient de bonnes raisons de se trouver dans des endroits pas forcément légaux, à des heures franchement suspectes, pour mener des activités certainement illicites.

Sa langue claqua contre son palet alors qu’elle se tournait pour faire face aux deux miliciens.

« Barnet, Martin, dîtes-moi. Est-ce que vous savez lire ? » les interrogea-t-elle d’une voix doucereuse. Devant leur silence, elle lança un coup d’œil insistant à Anthony.

« Bah, ouais… » répondit-il, gêné, ne sachant pas trop où sa chef voulait en venir.

« Je ne parierai pas dessus, pourtant. » rétorqua-t-elle d’une voix froide. « Parce que si c’était le cas, peut-être que vous auriez au moins juste parcouru la liste que je vous ai fait parvenir il y a quelques mois. » elle leur agita sous les yeux. « Apologie du terrorisme ? Mais où est-ce que vous êtes allés chercher ça ?! » elle secoua la tête

« Mais… » commença vainement Anthony. Elle le fit taire d’un regard noir.

« Vous allez me libérer ces deux-là immédiatement. » Elle laissa passer un court silence, les observa, et soupira. Puis, elle se tourna vers les deux Veilleurs emprisonnés. « Toutes mes excuses pour cette nuit sûrement très désagréable, visiblement, certaines équipes sont incapables de lire une simple feuille. Je m’assurerai que ça ne se reproduise pas. » Nouveau regard menaçant vers Barnet et Martin. « Vous avez ce qu’il vous faut pour partir ? » questionna-t-elle d’une voix plus aimable.

Ignacio, qui avait sauté sur ses pieds lorsque la situation avait tourné en leur faveur, abordait à présent un petit sourire victorieux.

« Ils ont nos papiers d’identité. » l’informa-t-il en désignant les siens éparpillés devant Janet.

Danielle ouvrit leur cellule d’un coup de baguette magique.

« Rendez leur leurs papiers. » ordonna-t-elle en regardant fixant Barnet.

Et dire que la journée commençait si bien…


Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Another night [Ignacio & Robin]

Page 1 sur 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» [Terminé] Robin des bois ? Non...
» Rp avec Robin ?
» Perfect night ♪
» Snow Night [F, Clan de Glace]
» Monday Night Raw #46 - Carte

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Bristol, :: Les Folies Sorcières,-