AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Autopassion.net le site ddi  l'automobile cr par ses utilisateurs
Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 [JR]Homemade Dynamite [Nelly & Virgil]

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
3 mars 2010

Le terrain de quidditch était vide en ce samedi matin. La brume matinale commençait tout juste à se dissiper, annonçant une belle journée.  Damon avait revêtu sa tenue de quidditch en vue de l’entrainement de l’équipe Gryffondor qui devait se dérouler, ici même, dans quelques heures. Virgil, quant à lui, avait enfilé un bas de survêtement, son tee-shirt de Manchester par-dessus un sous pull et chaussé ses crampons. Fidèles à leur culture moldue, il n’était pas rare que les deux garçons viennent ici, taper le ballon rond, même si les occasions avaient été plus épisodiques cette année… Entre Virgil qui avait été collé une bonne partie du temps et Damon qui avait entamé sa relation avec Kasya, les deux amis n’avaient pas échangé beaucoup de balles ces derniers mois. Ils s’étaient pourtant motivés ce matin, surtout pour se donner l’occasion de discuter tranquillement de l’incident de la veille. Un expert en drogue avait visité leur dortoir et ils en étaient encore tout tourneboulés.

« Et donc , le gars a reniflé tes caleçons ?»
s’enquit Damon en faisant quelques jongles sur son pied gauche.
- Pas mes caleçons, juste mes vêtements . Il disait « Ça sent la Volubilis ici ! » Virgil grimaça à l’évocation de ce moment. Merlin il allait peut-être envisager une ablation de souvenir à Skye pour ne plus revoir le nez de Sniffer plongé dans la lingerie de Magpie, tu l’aurais vu, on aurait dit un espèce de gros taré, pervers et dégueulasse.
- Heureusement qu’ils n’ont pas fouillé mon placard, j’ai des feuilles séchées de Mandragore que je dois refiler à Pilliwickle, souffla Damon l’air visiblement soulagé. L’armoire à glace fit passer le ballon à Virgil qui le récupéra d’un amorti de la poitrine.
- C’était de la poudre qu’ils cherchaient.  Rien d’autre, poursuivit ce dernier sans  interrompre sa jonglerie.
-En tout cas  je vois mal Mildred Magpie –cette vieille bigote-écrire une lettre anonyme pour t’incriminer. »
Damon leva les yeux au ciel comme si cette hypothèse était particulièrement incongrue.
-Je te dis que c’est elle ! répondit Virgil en immobilisant le ballon au sol sous son pieds, Elle m’en veut depuis la St-Valentin et elle fait tout pour me faire chier.
-…Mouais…

Damon  ne le croyait pas. Il faut dire que Virgil ne lui avait pas encore parlé du sachet de Volubilis réellement trouvé dans ses affaires. L’adolescent avait, pour le moment, gardé cette information (et cette puissante drogue hallucinogène) rien que pour lui. Damon devait penser que Virgil inventait cette histoire pour attirer l’attention sur sa petite personne pourtant tout un faisceau  d’indices convergeaient vers la romancière. Son ami préférait mettre en doute ses propos ? Soit, Virgil ne comptait pas lui prouver par A+B qu’il avait raison. Qu’il reste dans l’ignorance…

« C’est bon, laisse tomber.» souffla Virgil en propulsant le ballon en l’air. Damon fit quelques pas pour se situer à la réception - avec son air stupide d’un chien à qui on a jeté un os-  puis il fit une tête avant de jongler du pied droit, cette fois.
Damon était le partenaire idéal pour passer du bon temps , jouer au foot,  rire, parler de quidditch, passer des journées entières à faire des conneries ou à embêter le monde. La plupart du temps, il était un bon compagnon  mais il n’avait jamais été un très bon confident. Il se désintéressait rapidement de tout ce qui ne tournait pas autour de sa petite personne et Virgil savait qu’il ne devait pas en attendre trop de lui de ce côté-là.

« Kasya me saoule en ce moment ! » reprit-il d’ailleurs, nettement plus à l’aise sur ce sujet, même ma mère me flique moins qu’elle ! »
« Fais pas genre…tu sais très bien qu’elle est dingue de toi et que tu prends un malin plaisir à draguer Chloe juste sous son nez... » lâcha Virgil avec un sourire de connivence.
Damon releva la tête avant d’afficher un air complice à l’attention de son ami.
« Peut-être. »  Le regard de l’armoire à glace se perdit alors derrière Virgil et un sourire éclaira sa mâchoire carrée « Quant on parle du loup ! Héééé les fiiiiiilllllles ! Les deux index dans la bouche, Damon se mit à siffler « V’nez ! »

Nelly et Chloé se promenaient un peu plus loin dans le parc. Virgil n’avait pas revu sa camarade d’entrainement depuis la veille, quant ils s’étaient percutés dans le couloir et il comptait bien la remercier pour son aide. En effet, elle avait ralenti Londubat et Sniffer juste assez de temps pour qu’il puisse faire disparaitre la Volubilis.
Cet acte charitable méritait bien un remerciement. Par contre, il préférait être seul pour le lui dire plutôt que devant Damon et Chloé qui ne devaient même pas savoir qu’ils se fréquentaient un peu.  Virgl avait une réputation à tenir.

Tout en réfléchissant à la meilleure excuse pour s’éclipser avec Nelly, il s’approcha de la barrière au bord du terrain et s’y accouda nonchalamment. Damon préféra quant à lui, s’asseoir dessus fièrement, les cuisses ouvertes et les mains sur la taille pour attendre les deux jeunes femmes. Virgil était prêt à parier que Nelly avait adoré l’idée de se faire siffler comme un chien et il essaya de deviner ce qui se cachait derrière l’expression de son visage lorsqu’elle arriva à sa hauteur en compagnie de Chloé.

« Alors on fait une petite balade matinale les filles ? Un peu de sport ? Ça vous dit de venir taper le ballon avec nous, promis on vous laisse gagner. Ahah.»

Damon donna un coup de coude complice à Virgil comme pour l’associer à sa blague foireuse.

« Chloé, tu es vraiment superbe dans cette tenue. J’adore. Je kiffe. Elle te met parfaitement en valeur » ajouta-t-il en lorgnant la plastique irréprochable de la bombe de Serpentard.  Sur le fond, Virgil était plutôt d’accord avec les constats de son camarade de dortoir mais il avait d’autres niffleurs à fouetter pour le moment :

« Tu te souviens  des chapitres de Méta qu’on doit réviser pour lundi ? » demanda-t-il d’ailleurs, de but en blanc.

Nelly et lui suivaient le cours de Métamorphoses, contrairement à leurs deux camarades,  ils étaient donc les seuls à savoir que Baker ne leur avait pas donné de révision particulière.

« Mon Virgil tu deviens beaucoup trop studieux ! Il faut que Londubat arrête de te menacer avec ses exclusions, souffla Damon en posant son épaisse paluche sur les épaules de son ami, mais quelle idée aussi d’avoir choisi Méta pour les ASPICs ! Venez plutôt avec nous en Astronomie ! On rigole bien quant il fait nuit en haut de la tour. Hein Chloé !? Je suis sûr que c’est toi qui m’a pincé les fesses l’autre fois, allez, avoue… »

Damon était parti dans son trip et ne se souciait déjà plus de Virgil et Nelly, trop occupé qu’il était  à faire du gringue à la jolie Serpentard.

«  Mon sac est au pied des gradins. Je crois que j’ai mon bouquin dedans, lâcha Virgil comme si Damon ne l’avait pas interrompu. Il désigna d’un mouvement de la tête les tribunes Gryffondor à l’opposée du terrain et attendit de voir la réaction de Nelly…


Virgil Forbes

Nelly HorrocksPréfèteavatar
Messages : 863

Voir le profil de l'utilisateur
« … et donc je lui ai dit... »

Chloe et Nelly marchaient distraitement dans le parc encore recouvert de la rosée du matin. La préfète n’écoutait que d’une oreille son amie lancée dans son compte rendu des derniers événements de leur maison et qui l’avait traînée dehors pour tout lui raconter. La préfète gardait les yeux rivés droit devant elle en acquiesçant de temps à autre et tout ce à quoi elle pensait se résumait à ses baskets bientôt trempées et aux événements de la veille. En effet, il y a moins de 24 heures, Virgil avait sollicité son aide et lui avait confié la « mission » de ralentir Neville Londubat et un certain Mr Sniffer. L’attitude quelque peu alarmée du Gryffondor l’avait inquiétée alors elle s’était exécutée mais voilà que le petit gros, qui avait lamentablement roulé dans les escaliers tel un bovin alcoolisé, avait laissé échapper des informations que Virgil ne lui avait pas confiées. « … un aussi dangereux trafic de drogue », ces mots tournaient en boucle dans sa tête. Neville Londubat avait bien essayé de décrédibiliser les propos de Sniffer en rappelant son expert à l’ordre et en la remerciant grassement pour son « exemplarité » avec des points pour Serpentard, il n’en avait pas plus fallu pour semer le doute dans l’esprit de Nelly. Il était très clair que Virgil était ce fameux élève suspecté de trafic de drogue – sinon, pourquoi aurait-il eu l’air si affolé ? – et la préfète attendait l’opportunité qui, enfin, lui permettrait d’échapper à Chloe pour tenter de retrouver Virgil et lui demander des explications. Un trafic de drogue ? C’était pour ça qu’il lui avait demandé son aide ? Pour ça qu’elle avait lancé un sort sur une pauvre gamine qui n’avait rien demandé ? Elle savait que Virgil était un adepte de Mandragore et autres substances, mais de là à former un trafic au sein de Poudlard, de rendre accessibles à des mineurs des produits aussi dangereux et mettre ainsi leur santé en péril… Elle tombait des nues et Virgil, bien bas dans son estime.

A moins que tout ceci ne soit qu’une pure mascarade… Voilà pourquoi elle tenait à mettre les choses au clair avec son camarade, encore fallait-il trouver l’occasion de lui tirer les vers du nez.
Par un heureux hasard, l’occasion attendue se présenta lorsque les deux adolescentes s’approchaient du terrain de Quidditch depuis lequel elles furent interpellées par un sifflement. Qui donc osait les siffler ? Nelly fut la première à s’arrêter et à localiser le malotru, debout au milieu du stade : Damon Drop, flanqué de Virgil, à priori.

« Oh, c’est Damon et Forbes ! Viens. »

Chloe l’entraîna par la manche sans avoir à beaucoup insister tant l’opportunité était parfaite pour la préfète.

« - Il me siffle encore une fois, lui, et je lui enfonce ses yeux dans ses orbites, grommela la jeune femme, les dents serrées.
- Rho ça va ! C’était pour attirer notre attention… On l’aurait pas vu autrement.
- Et j’enfonce bien avec mes pouces, ajouta Nelly sans réagir aux propos de son amie
- T’étais psychopathe dans une autre vie, je te le dis... » soupira Chloe, en réalité un peu amusée.

Nelly n’aimait pas ce genre de garçons : ceux, comme Damon, beaux gosses et qui le savent. Ceux qui se permettaient d’être irrespectueux envers la gente féminine et qui usaient de deux trois numéros de charme pour faire passer la pilule auprès de jeunes femmes un peu trop niaises comme Chloe… Avec tout son respect.
Nelly préférait, et de loin, les gars avec un minimum de jugeote. Un jeune homme pouvait bien ne pas être très beau, athlétique et stéréotypique comme Damon, si ses sujets de discussion et ce qu’il avait dans le crâne lui plaisaient, elle pouvait parfaitement passé outre le physique. Au fond, elle était sûre que c’était aussi le cas de Chloe – enfin elle l’espérait – et que la relation de la Serpentard avec le joueur de Quidditch n’était que charnelle. Alors qu’elles approchaient des deux Gryffondor, postés sur la barrière du stade, la préfète se rapprocha de son amie tout en fixant Damon.

« - Regarde le, il m’énerve… J’ai envie d’arriver et de lui donner un coup de poing dans l’entrejambe… chuchota-t-elle.
- Arrête, tu crains ! Je suis bien ça va ? la questionna Chloe sur le même ton.
- Oui très bien… Rha ça me démange tellement !… Pourquoi je suis préfète ?? C’est pile à la bonne hauteur en plus… Ça lui apprendrait à laisser les portes grande ouvertes…
- Mais tais-toi ! Heyyyy ! Salut les gars ! » minoda Chloe avec un sourire éclatant.

Nelly, quant à elle, porta un regard froid sur Damon qui se réchauffa un peu en glissant sur Virgil, ce n’était pas le moment de le toiser avec mépris. Drop enchaîna avec une blague vaseuse destinée à les inviter à « taper le ballon » avec eux. Si le ballon c’est ta tête, je suis partante, pensa très fortement Nelly.

« Oh oui ! Tu peux m’apprendre à jouer au foot ? » s’extasia Chloe en sautillant sur place.

La préfète ne put s’empêcher de couler un regard exaspéré à Virgil pour lui faire passer un appel à l’aide. Au secours, sors moi de là… Par Merlin, que Chloe était ridicule… Et voilà que Damon la complimentait sur sa tenue quelque peu… moulante. Nelly roula ostensiblement des yeux alors que son amie se mettait de profil pour détailler ses formes avec un petit rire. Calme toi, triple andouille, c’est juste un legging de sport et un débardeur sous un sweat… Chloe était belle, oui, et avait raison d’en user mais elle la trouvait ridicule. Bon, au fond, elle était un peu vexée – mais juste un peu – qu’on ne la remarque presque jamais ou qu’on ne la dévore pas aussi des yeux lorsqu’elle était avec sa camarade. C’était malheureusement le prix à payer pour fréquenter Chloe…

Fort heureusement, Virgil sut trouver les mots pour la sortir de cette situation en l’interrogeant sur des supposées révisions de Métamorphose. Voilà qui était parfait pour s’éloigner un peu de leurs camarades.
Au signe de tête du Gryffondor, elle fit mine d’évaluer la situation, jaugea Damon et Chloe du regard, partis dans un flirt, et acquiesça. La préfète passa par dessus la barrière pour emboîter le pas de son camarade qui se dirigeait vers le gradin opposé. Elle lui était reconnaissante d’amorcer une conversation et espérait qu’il était prêt à lui expliquer en détail ce qu’il s’était passé la veille.
Impatiente de voir par où le Gryffondor allait commencer, Nelly s’appuya sur les planches du bas des gradins, ayant ainsi un angle de vue sur le reste du stade et sur Damon et Chloe.

« Je t’écoute, » souffla-t-elle en portant ses prunelles inquisitrices sur son camarade.

Allait-il la remercier ? Allait-il lui expliquer les raisons de son affolement ? Les raisons de la visite d’un intervenant extérieur certainement spécialisé dans les drogues ? Pourquoi était-il suspecté de trafic de drogue ? En faisait-il réellement ? Pourquoi, un peu plus tôt, Damon Drop avait glissé le mot « exclusion » dans ses propos quand il parlait de Londubat ? Nelly était curieuse de savoir si Virgil allait de lui-même aborder ces points avec elle, signe qu’une certaine confiance s’était tissée entre eux, ou si elle aurait besoin de lui rafraîchir la mémoire…
HRP:
 



Kit par Irving

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
Les deux adolescents traversèrent le terrain en silence jusqu’à l’endroit où Virgil et Damon avaient abandonné leurs sacs et leurs vestes. Le Gryffondor fit mine de chercher son manuel de métamorphose et sortit, à la place, l’ouvrage spécialisé dans la légilimancie qu’il avait prévu de parcourir  pendant l’entrainement de quidditch de son pote. Il l’ouvrit au hasard, au cas où Chloe jette un regard vers eux. Ce scénario semblait toutefois bien improbable tant elle était subjuguée par le numéro de cirque de Damon. Le joueur de quidditch s'était lancé dans une démonstration de jongles, aux figures fantaisistes, allant même jusqu'à faire une sorte de poirier sur la tête, le ballon coincé entre ses genoux. Un poirier ?! Virgil fronça le nez et reporta son attention sur Nelly qui le prit littéralement de court avec son regard inquisiteur et son ton péremptoire.

Le jeune homme ne s’attendait pas à un accueil si froid et il n’en fallut pas davantage pour qu’il revoit instantanément ses projets. Il avait pourtant décidé de remercier la préfète tant son aide avait été précieuse et salutaire. Sans elle, Kasya et Philip, il ne serait probablement plus scolarisé à Poudlard à cet instant précis.

Virgil se sentait redevable envers ses camarades et il s’était engagé, mentalement, à leurs offrir à chacun, un service de leur choix en retour. Quelque qu’ils soient et peu importe qu’il s’agisse d’une demande illégale ou pas: Ils avaient répondu présents au bon moment –sans poser de questions- et Virgil estimait qu'il devait faire un geste. Il avait apprécié leur loyauté et leurs offrait, en retour, la sienne.

Toutefois, c’était avant que Nelly ne se montre si sèche. Son regard insistant ne plaisait guère à Virgil. Lui qui était plutôt détendu jusque là se referma comme une huitre quasi instantanément. Il avait presque l’impression d’être face à ses parents lui demandant des comptes. Et il détestait ça.

« T’es énervée ? »
 demanda-t-il d’un ton suspicieux.

Peut-être qu’il se faisait des idées après tout. C’était sans doute les manières de Damon qui avait agacée Nelly et elle le mettait dans le même sac que lui.

« Damon siffle tout ce qui bouge : Son chien, ses potes, les filles. Faut pas en faire une affaire personnelle. »
expliqua-t-il sans être persuadé toutefois que le comportement de son ami soit le véritable nœud du problème...


Virgil Forbes

Nelly HorrocksPréfèteavatar
Messages : 863

Voir le profil de l'utilisateur
Damon exécutait des cabrioles avec son ballon de foot, sous les applaudissements frénétiques de Chloe. Nelly retint un soupir pour le respect des aptitudes du joueur de Quidditch : il fallait reconnaître qu’il était assez doué. A ses yeux, et à ceux de Chloe visiblement, le poirier qu’il réalisa était plutôt réussi… Mais il faisait tout ça pour se donner en spectacle devant la belle Serpentard et cela exaspérait la préfète. Au lieu de ça, il pourrait faire quelques passes avec Chloe, lui apprendre à bien tirer ou autre. Elle était sûre que son amie saurait se débrouiller et ainsi, ils partageraient un moment tous les deux. Enfin… Damon préférait visiblement montrer ses plus beaux jongles à sa plus grande fan.

Nelly finit par reporter son attention sur Virgil qui venait d’ouvrir un livre sur la Legilimancie pour faire croire aux autres qu’ils parlaient de leurs cours.
Son ton fut quelque peu sec et un poil trop… préfectoral. Il ne fallait pas être devin pour savoir que les tons autoritaires dignes de la préfète enquiquineuse ne passaient pas avec Virgil qui n’était pas du genre à parler et encore moins suite à un ordre. Aussi elle regretta presque aussitôt de ne pas avoir mieux caché son état interne maintenant qu’elle risquait d’avoir braqué le Gryffondor qui avait d’ailleurs cerné ses sentiments.

« Ouais, pardon, il m’a un peu agacée, » soupira-t-elle en secouant la tête alors que le jeune homme justifiait les actes de Damon, comme s’il pensait que son ami était la source de son agacement.

Il était clair que le comportement de Damon n’avait pas arrangé son état d’ébullition mais elle n’était pas spécialement énervée contre lui ou bien Virgil, elle était surtout dans un état de questionnement et de doute… Voire même de déception, comme si elle envisageait le pire et qu’elle se préparait à être profondément dégoûtée par Virgil. Pour le moment, elle n’avait que la version de l’histoire d’un expert en drogue et en était au chapitre où son camarade menait un dangereux trafic… Alors oui, elle était un peu tendue.

« Je me demande surtout ce qu’il s’est passé hier, tu vois ? reprit la préfète avec un ton plus doux où on percevait son incompréhension la plus totale. Je… Enfin… Non. Je te laisse parler, s’interrompit-elle non sans efforts en levant les mains. J’imagine que tu voulais m’en parler – elle l’espérait en tout cas – alors je te laisse parler. »

Elle changea de pied d’appui, retenant toutes les questions qui lui brûlaient les lèvres, prête à écouter Virgil.



Kit par Irving

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
Virgil observa Nelly comme pour évaluer la sincérité de sa réponse. Damon semblait bel et bien être la source de son mécontentement aussi il se décontracta légèrement. Après tout, il ne voyait pas ce qu’il aurait pu faire qui justifierait la colère de sa camarade. Le jeune homme s’appuya donc à son tour sur les planches du bas des gradins –angle de vue parfait pour assister au petit manège de Chloe et Damon- et feuilleta distraitement le livre de DCFM, cherchant, mentalement, ses mots de remerciements. Virgil n’était jamais très à l’aise avec ce genre de démonstration qui prouvait qu’il avait, tout de même, un peu de savoir-vivre mais il ne comptait pas se défiler pour autant : En acceptant de ralentir Londubat, Nelly avait franchi une grande marche dans son estime : Sans avoir  la moindre explication de sa part, elle lui avait fait confiance. Ce n’était pas rien.

Toutefois la jeune femme semblait désireuse d’évoquer le sujet aujourd’hui. Au ton qu’elle employa Virgil sut qu’elle attendait des explications.

« Ce qu’il s’est passé hier ? J’ai bien failli me faire virer de l’école, voilà ce qu’il s’est passé. » souffla-t-il en secouant la tête.

Son regard se perdit en direction de Damon et Chloe. Il n’en revenait toujours pas que Mildred Magpie soit allée si loin pour se venger de lui : L’accuser de trafic de drogue. Cacher de la Volubilis dans ses affaires.
La romancière ne reculait devant rien mais Virgil n’était pas du genre à se laisser malmener de la sorte. Rancunier, il l’était assurément et il comptait bien riposter, tôt ou tard.  Il avait passé la nuit à réfléchir à un moyen de corriger cette vieille pie, en vain.

Cependant, il ne pouvait pas expliquer cette situation à sa camarade. Déjà que Damon, son meilleur pote, ne le croyait pas alors il y avait peu de chance pour que Nelly, qui le connaissait à peine, accorde du crédit à son histoire. Si quelqu’un  lui avait raconté une mésaventure si fantaisiste, il n’y aurait pas cru lui-même ! Alors, à quoi bon ?

« Mais,  au final, je suis là… lâcha-t-il en tournant son visage vers sa voisine. Il évacua le sujet d’un haussement d’épaules, bien décidé à garder les détails de cette affaire pour lui, …et c’est, en partie grâce à toi. »

Virgil laissa passer une seconde de silence et reprit.

« Donc, merci. »


Voilà, ce n’était pas si compliqué au final, se dit-il toutefois un peu mal à l’aise.

Peu désireux de voir cet instant s’éterniser, il referma son livre et se pencha pour le glisser dans son sac.

« Si t’as besoin d’un coup de main un de ces quatre, n’importe quoi, insista-t-il, tu sais où me trouver. »  

Il releva les yeux vers Nelly et fit quelques pas en direction du centre du terrain où leurs deux amis flirtaient tranquillement.

 « On y retourne ? »


Virgil Forbes

Nelly HorrocksPréfèteavatar
Messages : 863

Voir le profil de l'utilisateur
Nelly se retenait tant bien que mal de poser toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête. Elle attendait de voir ce que Virgil avait à lui dire et s’il se confiait de lui-même. Il devait bien se dire qu’elle attendait des explications, non ? On ne confiait pas la tâche de ralentir quelqu’un sans donner plus de précisions ensuite !
Pourtant, le Gryffondor résuma les événements de la veille au simple fait qu’il avait frôlé l’exclusion. Ça, elle l’avait bien compris toute seule : en menant un trafic de drogue, c’était certain qu’il ne s’attirerait pas les faveurs de la Direction… Il croyait vraiment que cette révélation lui suffirait ? Même si elle n’avait rien su de cette histoire, elle aurait certainement cherché à savoir pourquoi l’épée de Damoclès s’était dangereusement dressée au dessus de sa tête ! Elle était préfète, tout de même ! Et au fond, elle s’inquiétait un peu pour le jeune homme mais refusait de croire que c’était l’unique raison de ses interrogations… Il manquait plus qu’elle tienne à lui maintenant !

Le Gryffondor posa ses yeux clairs sur elle et la remercia, reconnaissant de son aide. C’était bien ça le problème ! Elle se sentait presque coupable de l’avoir aidé à préserver son petit business ! Il ne lui avait rien dit parce qu’il devait pertinemment savoir qu’elle n’aurait rien fait en sachant la vérité. Néanmoins, elle garda un semblant de calme et reporta son regard devant elle, sur le reste du terrain.

« De rien, » dit-il simplement.

La préfète fit mine de se concentrer sur Damon et Chloe alors que Virgil rangeait son livre en lui offrant son aide future si besoin. Elle appréciait, vraiment, mais, visiblement, Virgil s’attendait à ce qu’elle se contente de si peu d’explications et de sa loyauté offerte sur un plateau, pensant certainement qu’elle baignait dans la plus grande ignorance. Pourtant, c’était loin d’être le cas.
Nelly rattrapa le Gryffondor par la manche alors qu’il s’éloignait déjà de quelques pas.

« Et pourquoi t’as failli te faire renvoyer ? Question purement rhétorique, bien sûr. Pourquoi t’as imploré mon aide ? Ça, forcément, tu le caches bien. Elle se planta face à lui, l’air sévère, prenant garde à être invisible de Damon et Chloe, loin dans le dos de Virgil. J’ai fait tomber une gamine et le petit gros dans les escaliers, et tout ça pour quoi ? Pour que tu puisses préserver tes petites affaires ? l’accusa-t-elle en pointant un index sur son torse. Putain Virgil ! Un trafic de drogue ?! s’emporta la jeune femme en bousculant le Gryffondor de ses deux mains, sans pour autant trop lever la voix. Mais t’es sérieux ? Tu m’as impliquée dans tes putains de manigances ?!
Certes, elle l’avait volontairement aidé mais il apparaissait comme l’unique fautif à ses yeux. Son expression se mua en une autre, plus dégoûtée. Tu… Tu me déçois beaucoup, soupira la préfète en le toisant de haut en bas. Je me sens sale… honteuse de t’avoir aidé. »

Plus que la colère, c’était de la déception pure et dure qui perçait dans sa voix…



Kit par Irving

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
Virgil estimait avoir fait son devoir en renvoyant la pareille à Nelly. Il était en accord avec son propre code moral et cela lui suffisait. La jeune femme n’avait pas besoin de tout savoir de sa vie, ni de ses ennuis. Elle l’avait dépanné et il lui proposait son aide en retour. Normal. Ils entretenaient ce type de  relation  depuis le début de leur collaboration -donnant-donnant – et il pensait sincèrement que Nelly s’en contenterait.
Il fut donc particulièrement étonné lorsque la préfète le retint par la manche pour exiger des explications.

Exiger quelque chose de Virgil et vous pouvez être à peu près sûr qu’il fera tout le contraire…

Face au regard sévère de Nelly, le visage du Gryffondor se ferma perceptiblement. L’adolescent libera sa manche d’un mouvement brusque de l’épaule et toisa la jeune femme de toute sa hauteur.

« C’est quoi ton problème ? » dit-il en la gratifiant du même regard méprisant qu’il avait réservé  à Klimtice Wood la veille.

Il ne comprenait pas sa réaction. Il avait bien perçu qu’elle était énervée tout à l’heure mais il ne voyait pas pourquoi elle s’en prenait à lui et se montrait si virulente à son égard. Il lui avait demandé un service, certes, mais il ne l’avait jamais obligé à transgresser les règles. Elle avait pris seule la décision de l’aider en s’en prenant à une gamine –comme elle disait. Il ne lui avait pas forcé la main. Ok, il avait  peut-être un peu insisté, il voulait bien l’admettre, mais au final Nelly avait agit de son propre chef. Alors pourquoi, aujourd’hui, elle jouait les préfètes effarouchées ? Il ne l’avait pas manipulé comme elle semblait pourtant le croire….

« Mes petites affaires ? Tu divagues complet ma parole ! » lâcha-t-il en pointant son index sur sa tempe pour lui faire comprendre que son cerveau  ne tournait pas rond. Pourtant Virgil était persuadé que quelque chose lui échappait. Une petite voix lui soufflait que Nelly avait généralement de bonnes raisons pour s’énerver (par exemple : Que quelqu’un lui fouille l’esprit sans son consentement ou qu’on se moque effrontément de sa mère) alors pourquoi était-elle hors d’elle aujourd’hui ? La réponse ne tarda pas à arriver lorsqu’elle s’emporta complètement et l’accusa d’être à l’origine d’un  trafic de drogue au sein de l’école.

Virgil recula d’un pas. Ce n’était pas tant le fait que Nelly l’ait poussé qui l’avait fait flancher mais plutôt qu’elle soit déjà au courant des allégations à son encontre, alors qu’il n’avait parlé de l’incident avec Londubat qu’à ses amis les plus proches .

« Je ne fais pas de trafic de drogue. »

Il avait lâché l’information dans un murmure presque inaudible.  Pourtant, il aurait dû se satisfaire de cette réputation sulfureuse -il passait le plus clair de l’année à l’entretenir- mais bizarrement, pas aujourd’hui.
Nelly croyait-elle vraiment qu’il l’avait utilisé pour pouvoir préserver un éventuel marché clandestin ? Visiblement oui.  Pour être honnête, Virgil se savait tout à fait capable de telles manigances. Pour peu que cela l’arrange, il n’avait pas vraiment de scrupule à utiliser ses semblables à des fins personnelles. Klimetice Wood  en avait fait l’amère expérience. Il aurait surement dû éprouver de vagues remords d’ailleurs mais il préférait se féliciter de ses choix. Certes il s’était prit une claque magistrale dans la figure-et devant ses potes- mais il n’avait pas de regrets. S’il avait poireauté une minute de plus devant le tableau de la Grosse Dame, il aurait été fait comme un rat. Pourtant, aujourd’hui,  il n’avait pas envie que Nelly le pense impliqué dans un éventuel trafic et encore moins qu’elle croit, à tord, qu’il  se soit servi d’elle à dessein.

Cela l’agaçait de l’admettre mais il n’avait pas envie de la décevoir.

« Je ne t’ai impliqué dans rien, je ne fais pas de trafic de drogue. » répéta-t-il.

Il s’énervait lui-même à se justifier de la sorte auprès de la préfète. Surtout qu’elle ne prenait même pas le soin de l’écouter, trop occupée qu’elle était à se plaindre de son comportement. Toutefois, le coup de grâce arriva lorsqu’elle le toisa avec dégout, affirmant qu’il la décevait beaucoup.  Virgil, profondément vexé, encaissa la remarque sans broncher . Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait entendu cette phrase : Son père, sa mère, ses profs et même ses frères : « Tu me déçois beaucoup Virgil ! » L’histoire de sa vie. Il était une déception ambulante. Globalement, il assumait cet état de fait, du moins lorsque c’était mérité. Hors, pour une fois,  Virgil n’avait pas l’impression d’avoir mal agi : Il avait juste sauvé sa peau .

« T’sais quoi ? Je m’en fous complètement de ce que tu penses, cracha-t-il avec dédain, conscient, dans son for intérieur, que ses propos ne reflétaient pas l’exacte vérité, Tu ne m’écoutes même pas quand je te parle et après tu cherches à me faire culpabiliser ? Arrête ton cinéma…, Virgil reporta son attention sur la forêt derrière Nelly et secoua la tête avant de reprendre, Tu veux savoir pourquoi je ne t’ai rien dis ? Parce que je savais, d’avance, que tu ne me croirais pas. Faisons le test pour voir, souffla-t-il avec un air mauvais en se penchant vers Nelly Écoute ça: Mildred Magpie a planqué de la Volubilis dans ma valise et elle s’est arrangée pour que Londubat soit au courant et qu’il me soupçonne de trafic au sein de Poudlard . Hier, quant tu es intervenue, il s’apprêtait à fouiller mon dortoir pour trouver la poudre. J’ai eu le temps d’arriver avant lui et j’ai pu planquer la came. Voilà. Il écarta les bras,  Tu sais tout de mes petites manigances. Contente ? Madame se sent toujours sale et honteuse à l’idée de m’avoir aidé ?» la railla-t-il parfaitement conscient que son récit devait lui sembler plutôt fantasque, pour ne pas dire totalement improbable.


Virgil Forbes

Nelly HorrocksPréfèteavatar
Messages : 863

Voir le profil de l'utilisateur
Nelly se sentait déjà plus détendue : la pression était un peu retombée au fil de ses mots. Elle était montée dans les tours, avait dit tout ce qu’elle avait sur le cœur avec des mots durs, elle en avait conscience, que Virgil avait encaissés sans broncher. Il la jaugeait de toute sa hauteur avec mépris, le visage fermé. Il avait bien essayé d’interrompre son flot de paroles, sans succès, elle ne l’avait même pas écouté tant dire ce qu’elle pensait lui semblait essentiel pour se calmer un peu. Il avait affirmé avec force qu’il l’avait impliqué dans rien et qu’il ne faisait pas de trafic de drogue, en vain, elle avait dit qu’il la décevait. Chacun avait son mot à dire sans écouter l’autre. Enfin… C’était surtout son cas, constata-t-elle alors qu’elle émergeait de son monologue dénonciateur, encore un peu troublée.

Virgil la toisait, ses yeux bleus, dédaigneux, plantés dans les siens. La préfète, la mâchoire crispée, soutint son regard et un poids tomba dans sa poitrine lorsque le jeune homme cracha qu’il se moquait de son ressenti. Elle avait au moins espéré le faire réagir – si ce qu’elle croyait était vrai, ses agissements étaient graves, très graves – mais il semblait se désintéresser complètement de son avis… Soit, mais qu’il ne l’implique pas dans ses problèmes !

« Tu devrais en avoir des raisons de culpabiliser, riposta-t-elle lorsque Virgil porta son regard sur la forêt derrière elle. Sans parler de moi, tu mets de nombreuses personnes en danger…
L’idée que le Gryffondor mène un trafic de drogue persistait encore dans sa tête. Il n’avait rien fait pour lui prouver le contraire hormis clamer son innocence… C’était bien beau de l’affirmer verbalement mais apparemment, certaines choses avaient poussé la direction à recourir aux services d’un expert en drogue et la préfète restait persuadée que la directrice Mason et Neville Londubat n’avaient pas agi sans raison.
Oui, allons-y, je t’écoute, » dit-elle avec condescendance en croisant les bras, comme si elle s’attendait à ce qu’il lui raconte des bobards alors qu’il était prêt à lui exposer les raisons qui l’avaient poussé à la laisser dans l’ignorance.

Le jeune homme affirma qu’il ne lui avait rien dit car il savait d’avance qu’elle ne l’aurait pas cru. Pourquoi donc ? Il ne lui faisait pas confiance ? Pourtant elle était prête à le croire s’il lui donnait de bonnes explications. Et puis le croire à propos de quoi ? Qu’il ne faisait pas de trafic ou qu’il en faisait un ? Virgil se baissa à sa hauteur, comme s’il s’adressait à une enfant – elle n’aimait pas trop ça – et lui conta un récit des plus grotesques...
Mildred Magpie ? Mais qu’est ce que venait faire la romancière dans cette histoire ? Il était en train de lui dire que cette vieille pie s’était arrangée pour planquer de la Volubilis dans sa valise et en avait informé la direction pour qu’il se fasse confondre et écrouer ? Mais pourquoi ? Et comment ? Mais enfin, c’était impossible que Mildred Magpie fasse cela ! Pour quelles raisons aurait-elle commis de tels agissements ? Elle avait quand même d’autres choses à faire que de chercher à ruiner la vie d’un adolescent !
Nelly releva un regard suspicieux sur son camarade, à la fois amusée et consternée.

« Tu te moques de moi là ? »

Il devenait parano ou quoi ? Il avait fumé ce matin pour lui raconter de pareilles idioties ?

« Excuse moi mais c’est… Enfin, c’est ridicule ! lâcha-t-elle avec un petit rire nerveux. Qu’est ce que Mildred Magpie vient faire là-dedans ? Pourquoi elle ferait ça à… Soudain, l’illumination. Ses yeux s’écarquillèrent, sous le choc. … toi. »

Nelly était dotée d’un bon esprit d’analyse et arrivait souvent à résoudre des situations problématiques en regroupant différents indices. Son sens de l’observation et ses jugements rationnels l’aidaient beaucoup dans ses fonctions de préfète et dans des situations comme celle-ci. L’explication des faits que venait de lui rapporter Virgil se dessinait dans on esprit mais la jeune femme avait encore du mal à y croire.

« Tu l’as bien filmée à la St Valentin ? » demanda-t-elle alors en connaissant déjà la réponse.

Elle avait juste besoin d’une confirmation pour ordonner ses pensées… Mais non, la romancière ne pouvait pas faire ça parce que Virgil avait filmé son dérapage à la soirée de commémoration ? C’était insensé !

« Mais non, ce n’est pas possible... » souffla la préfète avec un sourire nerveux, visiblement dans le déni.



Kit par Irving

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
« Tu te moques de moi là ? »

Virgil leva les yeux au ciel. Voilà pourquoi il avait gardé cette histoire pour lui : Tout simplement parce que ce récit semblait encore plus improbable que ses plus mauvais mensonges ! Pourtant,  il était intimement  persuadé de détenir la vérité. Trop d’indices concordaient pour que cela ne soit qu’une coïncidence : Mildred Magpie était derrière cette odieuse tentative de renvoi.

« T’sais quoi ? Laisse tomber. »

Il attrapa son sac et le glissa sur son épaule en se félicitant mentalement de ne pas avoir évoqué la pie posée sur le rebord de la fenêtre de son dortoir. La veille, il avait véritablement eu l’impression d’être face à Magpie, elle-même,  mais aujourd’hui, il ne s’imaginait pas raconter à qui que ce soit qu’il s’était livré à un duel de regard avec un volatile…Même si le statut d’animagui de la romancière était connu de tous, Nelly aurait probablement suggéré à Virgil un petit séjour en psychiatrie avec sa mère.

« Crois ce que tu veux, c’est pas mon problème. » souffla-t-il en esquissant quelques pas pour contourner le terrain. Il était profondément énervé et il n’avait aucune envie de rejoindre Damon et Chloe, occupés à chahuter de l’autre côté.  Il avait plutôt besoin d’une cigarette : passer dans les serres lui ferait le plus grand bien.

Virgil était déjà à quelques mètres de Nelly quant elle sembla enfin faire le lien. En effet, il était bien l’auteur de la vidéo scandale capturée lors de la soirée de commémoration.
« Ouai. » souffla-t-il pour confirmer l’information. Il se tourna un peu et jeta un regard suspicieux à sa camarade. Il aurait dû partir, drapé dans sa dignité, fier comme un hippogriffe, et pourtant il était encore là, immobile, suspendu aux réflexions de  Nelly.

Elle faisait visiblement l’effort d’envisager les choses de son point de vue. Elle essayait même de comprendre ce qui avait pu pousser une si célèbre romancière et rédactrice-en-chef comme Mildred Magpie à s’en prendre à un vulgaire adolescent insignifiant. La préfète en faisait plus que Damon, Kasya et Philip réunis ! Lorsque Virgil leurs avait exposé sa version des faits, ils s’étaient contentés, dans le meilleur des cas, d’acquiescer mollement –Damon- et dans le pire des cas, de lui rire au nez –Kasya : « Magpie ? Et puis quoi encore ! Leopold Marchebank tant que t’y es !» Virgil savait bien que son recours fréquent aux mensonges ne l’aidait pas à être pris au sérieux mais il aurait apprécié que ses potes essayent au moins d’envisager les choses à sa façon.

Nelly était la première à tenter de suivre son raisonnement mais cet exercice semblait bien compliqué pour elle. Il faut dire qu’elle n’avait pas toutes les cartes en main pour saisir parfaitement la teneur du conflit entre Mildred et Virgil.

« Je sais que ça semble complètement impossible mais c’est la vérité. »

Virgil marqua une pause, hésitant à se confier davantage. D’un certain côté, il avait peur d’être sincère et de ne pas être pris au sérieux par sa camarade. Il n’y avait rien de pire que de se livrer et d’être rabroué en retour… Mais s’il voulait que Nelly le croit sur parole, il devait forcément lui donner plus d’explications. De quoi avait-il le plus envie, au fond ? Partir avec pertes et fracas tel un héros incompris ou tenter d’entretenir la relation étrange qu’il avait noué avec Nelly ?

« Magpie et moi, on a un passif. Depuis septembre, révéla-t-il après quelques instants de réflexion. Il retourna auprès de sa camarade et poursuivit :  «  C’est à cause d’elle si j’ai été privé de sortie à Pré-Au-Lard tout le premier semestre. Se doutant que Nelly voudrait connaitre les raisons d’une telle punition il devança sa question en expliquant, elle nous a surpris, Kasya et moi dans la salle des arts un jour, Virgil esquissa un drôle de sourire à cette idée. Cela lui semblait si lointain ! C’était bien avant que Kasya ne se mette en couple avec Damon et avant que les sentiments de Virgil n’évoluent quelque peu à son encontre. Il appréciait toujours Kasya, évidemment, mais ce n’était plus vraiment pareil aujourd’hui, en soit on faisait rien de bien méchant : On flirtait, un peu, et ça sentait légèrement le pétard dans la pièce. »

Ils ne s’étaient pas fait prendre en flagrant délit en train de consommer quoique ce soit mais le flair de Magpie –visiblement habitué à humer les effluves de Mandragore- ne s’y était pas trompé.

« Bref, la vieille pie m’a dénoncée à mon très cher père –non sans l’avoir trainé par l’oreille dans touuut le château, la garce – qui a prit des résolutions drastiques pour me faire arrêter la mandragore : Pas d’argent de poche, pas de sortie, obligation de suivre un programme d’information sur les dangers des drogues auprès de Silvester. Je préfère te le dire tout de suite, ça n’a pas marché. Dit-il en levant les mains comme pour clore toute discussion de ce côté là. Il ne dealait pas mais il restait toutefois un consommateur occasionnel et n’entendait pas arrêter la mandragore. Après ça, quand j’ai eu l’occasion de me venger tu te doutes bien que je l’ai saisie, il faisait référence à la vidéo tournée lors de la St-Valentin. Suite à ce magnifique enregistrement, j’ai été obligé de rédiger à Magpie une lettre d’excuses, qui, pour tout avouer, n’en était pas vraiment une.
Virgil esquissa alors un sourire mauvais qui en disait long sur le contenu de la fameuse lettre.

« Elle a répliqué en appelant le méchant de sa dernière nouvelle Gilvir Sebrof, Contrairement à Damon, il était sûr que Nelly allait comprendre la référence, et puis hier, elle pensait  porter le coup de grâce sauf que par un heureux concours de circonstances j’ai pu désamorcer son plan. Et voilà où on en est aujourd’hui. »

Il y avait encore quelques zones d’ombre dans son récit: la disparition du canard vibromagique qui l’avait fortement mi sur la piste de Mildred par exemple, ou encore la fameuse pie l’épiant à travers les carreaux de son dortoir, mais l’adolescent ne se sentait pas d’aborder ces sujets avec Nelly. Il n’était pas sûr qu’elle le croit alors autant ne pas se ridiculiser complètement auprès d’elle…


Virgil Forbes

Nelly HorrocksPréfèteavatar
Messages : 863

Voir le profil de l'utilisateur
Cette histoire était incroyable ! Mildred Magpie ? S’infiltrer à Poudlard pour cacher de la Volubilis dans la valise de Virgil ? Nelly avait du mal à y croire et ne voyait pas trop pourquoi la romancière ferait une chose pareille hormis pour se venger de la vidéo qu’avait diffusée son camarade… On parlait de drogue, d’une sorcière aussi célèbre que riche et d’un adolescent plus ou moins ordinaire… Tout ceci n’avait ni queue ni tête !
Pourtant, Virgil semblait honnête dans ses propos, d’autant plus qu’il avait parlé sous le coup de l’énervement. Poussé par les questions et accusations de la préfète, le Gryffondor avait comme abandonné ses secrets pour lui en apprendre un peu plus. Il ne pouvait pas raconter n’importe quoi.

Alors qu’il s’apprêtait à la planter là, visiblement agacé, Virgil s’arrêta lorsqu’elle le questionna et sembla hésiter un instant à se confier davantage. Il finit par faire demi tour, apparemment prêt à lui révéler d’autres informations. Nelly était tout ouïe, désireuse d’en savoir plus pour tenter de comprendre et déterminer quelle version des faits était la bonne. Tout avait commencé dans la Salle des Arts où le Gryffondor s’était fait surprendre par Mildred Magpie après avoir fumé de la Mandragore avec Kasya. A cause de ce comportement répréhensible, il avait été puni par son père et avait dû suivre un programme de prévention avec l’infirmière. Suite à cette punition, qui s’était étalée sur tout un semestre, Virgil s’était vengé, avait écrit une lettre d’excuse qui n’en était certainement pas une et maintenant la romancière renchérissait de son côté…

« Gilvir Sebrof ? » répéta Nelly en fronçant les sourcils.

Mildred Magpie avait-elle le droit de faire ça ? Il était clair qu’elle s’était plus qu’inspirée de « Virgil Forbes » pour trouver le nom du bad guy de son nouveau roman mais l’écrivaine était certainement protégée par le traditionnel avertissement : « Ce récit est une œuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. » écrit en tout petit tout en bas de la toute dernière page. Nelly se pinça l’arrête du nez. Cette histoire était digne d’une farce où les personnages principaux se lancent des tartes à la crème toujours plus grosses les unes après les autres… Cela en serait presque risible si les faits n’étaient pas si graves.

« Mais c’est n’importe quoi… souffla la préfète en secouant la tête. Comment vous avez pu en arriver là ? Cette escalade de violence, c’est… consternant, soupira-t-elle en relevant son regard sur Virgil. Encore venant de toi, ça ne m’étonne pas… Sans vouloir t’offenser. Je ne dis pas que tu es puéril, – encore que – tu es… un vrai Gryffondor, hésita la jeune femme en jaugeant son camarade.
Têtu, rancunier… Ce que lui rapportait Virgil ne l’étonnait guère. Cela correspondait à l’image qu’elle s’était faite de lui : prêt à un peu près tout pour se venger.
Mais pourquoi Magpie fait ça ? C’est complètement débile et inadmissible ! Elle a plus 15 ans quoi ! »

C’était bien ça le soucis. Ce n’était plus une querelle d’ados, Mildred Magpie avait les moyens de frapper fort, plus fort qu’un adolescent de 16 ans. Comme se procurer de la Volubilis par exemple ou avoir assez d’argent pour embaucher une armée d’avocats si besoin.

Virgil racontait trop bien pour que ce soit des bobards. Il était trop précis et sûr de lui pour mentir. Et puis pourquoi irait-il raconter ça ? Pourquoi irait-il inventer cette histoire avec Magpie ? Nelly avait envie de le croire malgré les quelques incompréhensions qui planaient encore dans son esprit. Peut-être que c’était plus simple pour elle qui ne fréquentait pas assez le Gryffondor pour être exposée à ses inventions et mensonges quotidiens. De plus, il lui semblait que Virgil s’était toujours montré franc avec elle alors pourquoi pas aujourd’hui ?

« Donc, si je comprends bien, reprit Nelly en jetant un coup d’œil vers Damon et Chloe. Mildred Magpie a essayé de te faire virer d’ici à cause de… tout ce qui s’est passé avant. Elle prit une pause pour passer une main dans ses cheveux, les yeux rivés sur le sol. Mais comment tu peux être sûr que c’est elle ? Et puis, comment elle a pu entrer dans ton dortoir ? »

Il y avait encore beaucoup trop de choses qu’elle ne comprenait pas dans ce micmac.



Kit par Irving

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
« C’est…consternant. »

Nelly n’échappait pas à la règle. Virgil s’était surpris à penser, ces derniers temps, qu’elle puisse être différentes des autres… mais non. L’adolescent était habitué à subir le jugement de ses semblables, il se contenta donc de secouer la tête mollement. Il n’était même plus énervé. Sa colère s’était envolée aussi vite qu’elle était apparue. Il avait dit ce qu’il avait sur le cœur et maintenant Nelly faisait ce qu’elle voulait de ces informations. Elle pouvait bien le traiter de gamin puéril, il n’était plus à ça près.

« C’est bon, te fatigue pas… »
souffla-t-il tandis qu’elle essayait vainement de se raccrocher aux branches en assurant qu’il était juste « un vrai Gryffondor » pour ne pas froisser son ego,« Si tu penses que répliquer quant on se fait humilier ou qu’oser tenir tête à une personne qui abuse de son pouvoir sur toi, c’est consternant, alors pas de souci, j’assume : Je suis un type consternant. »
Il observa Nelly quelques instants. Ils n’avaient pas la même vision de la même situation. Bien sûr, il était loin d’être un ange et il n’avait rien d’un défenseur ardent des causes justes comme l’avaient été, en leur temps, de prestigieux Gryffondor comme Potter ou encore Granger, mais il estimait être dans son bon droit en réagissant de la sorte. Il n’avait pas à se laisser malmener par cette vieille peau. Pourquoi devrait-il baisser la tête, faire profil bas, s’écraser ? Était-ce si honteux d’être fier ? Si affligeant d’avoir un peu d’amour propre ? Le jeune homme secoua la tête, s’appuya sur les planches des gradins et reporta son attention sur Damon et Chloé un peu plus loin :

« Désolé de ne pas fermer ma gueule comme tout le monde mais j’ai l’impression d’être le seul à me demander ce que Magpie fait à Poudlard. Le projet pièce de théâtre a été avorté depuis six mois- six mois- insista-t-il, et à part me faire chier et surfer sur la mort de Kabbache pour se faire de l’argent, je vois pas ce qu’elle fiche encore ici. »

Virgil poussa un soupir.

«  Entre ceux qui l’adulent et ceux qui ont trop peur de son pouvoir de nuisance, on est pas très nombreux à lui tenir tête. Pourquoi tu crois qu’elle m’en veut ?» finit-il par dire lorsque Nelly affirma que Magpie n’avait plus 15 ans pour se conduire ainsi. La question était purement rhétorique aussi reprit-il  rapidement, parce qu’elle n’a pas l’habitude qu’on lui résiste. Tout le monde plie devant elle : Mason –qui l’avait accepté comme intervenante au sein de son école- mon père –qui avait obligé Virgil  à s’excuser – le C.A, tous les élèves de cette école qui se foutent de sa figure dans son dos mais qui font les mielleux devant elle. Tous. Y a que Marchebank qui a mon respect. »

Virgil esquissa un bref sourire mauvais en se remémorant la scène de la Saint-Valentin et l’humiliation cuisante de Mildred Magpie. Nelly, quant à elle, tentait d’y voir plus claire dans cette histoire et semblait toujours douter de la véracité des propos de Virgil …

« Je sais que c’est elle, répondit-il sans toutefois apporter de preuves tangibles, Elle est animagui déclaré -Une pie- C’est facile pour elle d’aller et de venir à sa guise. » poursuivit-il d’un ton agacé.
Il en avait assez d’essayer de se justifier. Cela ne lui ressemblait pas et pourtant il s’évertuait à tenter de convaincre Nelly. Il s’énervait lui-même à agir de la sorte ! Le jeune homme lissa ses cernes dans un geste emprunt de lassitude et se tourna légèrement vers sa collègue, une épaule toujours appuyée sur les planches.

« Écoute, tu fais ce que tu veux de ce que je t’ai dit. Que tu y crois ou pas, ça ne changera rien. Tu vas sans doute me trouver lamentable ou désolant mais je ne compte pas la laisser s’en tirer à si bon compte. C’est comme ça. Je suis comme ça. Insista-t-il en haussant brièvement les épaules,  après toi, tu es libre. Libre de me croire ou pas. Libre de partir, il jeta un regard en direction de leurs amis de l’autre côté du stade, libre de rester, de m’aider. Quoi que tu choisisses de faire, faut juste que tu saches un truc, dit-il alors avec le plus grand sérieux, Je refuse d’endosser le mauvais rôle : celui de la mauvaise fréquentation qui t’entraine dans ses manigances ou dans ses plans tordus. »

Nelly avait fait un croche pied à une autre élève et elle avait vite fait endosser la responsabilité de cet acte à Virgil comme s’il l’avait mise sous impérium ! Il voulait bien admettre qu’il avait insisté pour qu’elle lui vienne en aide mais il n’avait pas l’impression de l’avoir contrainte ou menacée. C’était trop facile de se dédouaner de la sorte et de se servir de la réputation sulfureuse du Gryffondor pour ne pas assumer ses choix.
D’ailleurs Virgil faisait aussi bien référence à l’histoire du soit disant trafic de drogue qu’à leurs activités clandestines de manipulation de la mémoire. Que se passerait-il si un jour des professeurs découvraient qu’ils avaient enfreint le règlement à plusieurs reprises ? Serait-ce encore la faute de Virgil ? Le méchant perturbateur face à la gentille préfète ?

« Ce que tu choisis de faire, tu le fais parque tu en as envie, pas parce que je t’y oblige. »

C’était le principe dans sa bande de potes. On ne se cachait pas derrière un copain et on ne lui reprochait, jamais, ses propres choix.


Virgil Forbes

Nelly HorrocksPréfèteavatar
Messages : 863

Voir le profil de l'utilisateur
« C’est pas ce que j’ai dit, corrigea Nelly quand Virgil se qualifia de « type consternant ». C’est tout ça qui est consternant : Magpie, votre petite guerre, la situation dans laquelle tu te retrouves… T’es loin d’être un type consternant et je comprends que tu... »

Consciente de sa bévue, la préfète ravala ses mots. Elle en avait un peu trop dit, constata-t-elle en sentant le rouge lui monter au visage. Elle n’aimait pas tellement se dévoiler, surtout lorsqu’il était question de ses sentiments, et même si ce qu’elle voyait comme un compliment n’en était directement un, la Serpentard se sentait bête d’avoir si facilement gaffé. Toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler !

« … Je comprends que tu veuilles te défendre, reprit-elle en prenant soin d’éviter le regard de Virgil qui, elle l’espérait, n’avait peut-être pas prêté attention à ses paroles. Mais à un moment ou à un autre, il va bien falloir que l’un de vous deux arrête... »

La jeune femme était sûre qu’elle parlait dans le vide. Si cette histoire de Volubilis était vraie, son camarade ne se laisserait certainement pas faire et il ne risquait pas d’être le premier à lâcher l’affaire… tout comme Mildred Magpie, elle en mettrait sa main à couper.
Au final, les représailles s’éterniseraient. De vraies têtes de mules !

Les deux adolescents s’adossèrent à nouveau sur les planches des gradins alors que le Gryffondor accusait Magpie d’être désormais inutile au sein de Poudlard. Même si la romancière animait le club d’art, Virgil n’avait pas complètement tort. Nelly pensait souvent que le club d’art pouvait être largement animé par ses membres et qu’ils n’avaient pas besoin de Mildred Magpie qui se prenait un peu trop pour une enseignante. De plus, le projet théâtre n’existant plus, la romancière pouvait très bien prendre ses valises au lieu de s’embêter à encadrer des adolescents et, effectivement, utiliser la mort de Anwar Kabbache ainsi que la tragédie de Leopoldgrad pour se faire un maximum de Gallions.

Nelly se contenta d’acquiescer mollement tout en s’interrogeant à haute voix sur l’âge mental de la célèbre écrivaine avant que Virgil se lance dans le récit d’un mélodrame où lui seul, héros incompris, osait tenir tête à la vile Mildred Magpie que personne ne défiait. La préfète se retint de lever les yeux au ciel : il n’était pas obligé d’en faire des caisses avec ses histoires de respect et d’élèves pas aussi courageux que lui pour résister face à la romancière. A son avis, il prenait surtout énormément de risques et les autres n’étaient pas tous des têtes brûlées comme lui.

Le Gryffondor semblait également bien sûr de lui quant à l’implication de Mildred Magpie dans ce pseudo trafic de drogue : à l’entendre, l’écrivaine était entièrement responsable de toute cette histoire, son statut d’Animagui lui permettant d’entrer presque partout , comme dans les dortoirs des Gryffondors.

Pour Nelly, qui avait du mal à digérer toute cette histoire, le jeune homme tirer des conclusions trop hâtives.

« Qu’est ce qui te dit que ce n’est pas un de tes potes de dortoir ? » s’enquit-elle en sachant pertinemment que ce scénario était très peu probable. Qui donc oserait faire une si mauvaise blague ?

Comment pouvait-il être si sûr de ce qu’il rapportait ? Songeait la jeune femme en observant Damon, de l’autre côté du stade, qui dribblait face à Chloe. Cette dernière venait de réussir à récupérer le ballon en fonçant sur Damon pour l’entourer de ses bras et ainsi l’immobiliser – pas du tout réglementaire mais Nelly était sûre qu’elle en profitait pour se coller contre Damon – lorsqu’un mouvement de Virgil arracha Nelly à sa contemplation. Elle se tourna également pour lui faire face et l’écouta. La préfète ne fut guère étonnée d’apprendre qu’il souhaitait se venger, le contraire lui paraissait impossible, mais la suite la laissa perplexe. Le jeune homme semblait envisager deux scénarios : un où il se débrouillerait seul et un autre où elle l’aiderait.
Nelly resta silencieuse quelques instants. Elle n’avait pas imaginé que son camarade puisse envisager de l’inclure dans ses plans tordus, comme il le disait si bien avec, étonnement, beaucoup de recul. Mais que pourrait-elle lui apporter ? Est-ce que son implication changerait quoi que ce soit ? La préfète se sentait comme prise au piège entre plusieurs sentiments : entre l’envie de rester à l’écart de toute cette histoire, de se protéger et l’envie de mettre la main à la pâte pour en découvrir un peu plus par elle-même. Au fond, si tout ceci était vrai, elle avait aussi à cœur d’aider Virgil mais au risque de quoi ? Comme il le disait, la décision lui revenait et elle serait entièrement responsable de ses actes.

La Serpentard s’était mise à faire rouler sa bague autour de son doigt, plongée dans un silence prudent, et finit par relever les yeux sur Virgil.

« Mais t’aider à faire quoi ? Je peux pas faire plus que toi, soupira-t-elle. Et qu’est ce que tu veux répondre à ça ? Si tu dis vrai, elle a presque réussi à te faire renvoyer. Renvoyer ! La préfète secoua la tête en jetant un regard à leurs amis qui se battaient gentiment. Damon souleva Chloe du sol en posant malencontreusement une main sur la poitrine de la Serpentard.
T’as pensé à en parler à des profs ? A ton père ? C’est ton père, il fera forcément quelque chose pour toi. Et puis il pourra peut-être te dire comment Londubat a su qu’il y avait de la Volubilis dans ta valise. A partir de là, ils pourront peut-être remonter jusqu’à Magpie et prouver ton innocence… Si tu n’as rien à te reprocher, c’est l’une des meilleures choses à faire. »

« De mon côté, je peux en parler aux préfets-en-chef, ils sauront peut-être quelque chose mais je ne te garantis rien. Nelly marqua une pause en inspirant profondément. Quoi qu’il en soit, tu ne peux pas tout gérer seul. Autre inspiration. Si tu ne veux pas en parler aux profs – même si je pense que ce serait bien – j’ai besoin de réfléchir mais… je serai prête à t’aider si besoin. »



Kit par Irving

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
Virgil secoua la tête en entendant Nelly suggérer qu’il devrait bien, un jour ou l’autre, arrêter de répliquer aux provocations de Magpie. C’était mal le connaitre que de penser qu’il puisse s’avouer vaincu. Si l’un des deux devait lâcher en premier, ce serait forcément cette vieille pie. Certainement pas lui. Nelly ne semblait pas comprendre sa vision des choses, il faut dire qu’elle n’était pas vraiment de nature rancunière. Si elle l’avait été, ils ne se parleraient surement déjà plus tous les deux d’ailleurs…

Le jeune homme poussa un soupir et reporta son regard sur Damon et Chloé sans vraiment les observer en vérité. Il était plongé dans ses pensées quand Nelly objecta un tout autre scénario, arguant qu’il s’agissait peut-être d’une mauvaise blague faite par ses potes de dortoir.

« Impossible. lâcha-t-il. Il comptait bien ne pas en dire davantage mais une petite voix lui soufflait d’être un peu plus enclin à la discussion et aux explications. Nelly faisait visiblement un effort pour tenter de comprendre la situation aussi poursuivit-il après quelques instants de réflexion :  On ne trouve pas de Volubilis à Poudlard,  Ça n’a rien à voir avec les racines de Mandragore qu’il suffit de faire sécher. Là c’est le niveau au dessus, dit-il en alliant le geste à la parole,  C’est  une drogue puissante et chère, Damon s’était renseigné sur les prix qui variaient entre quatre et six galions le gramme, Elle est impossible à fabriquer ici, elle est faite à base de fleurs exotiques de Volubilis qu’on ne trouve pas dans les serres de Londubat, il le savait très bien pour avoir passé les plantations du professeur de botanique au peigne fin avec les copains quelques années plus tôt, Les… revendeurs de l’école n’ont pas ce type de produit en stock, Que ce soit Damon ou Pilliwickle, ils ne possédaient pas un réseau assez élaboré à l’extérieur de Poudlard pour se fournir en drogue dure ni en matière première. Virgil faillit ajouter « Crois moi, je sais de quoi je parle » mais il se ravisa au dernier moment. Mieux valait éviter de souligner ses liens de proximité avec les dealers de l’école auprès de Nelly. Elle n’était pas stupide mais il pressentait que ce n’était pas une bonne idée de fanfaronner à ce sujet. Au lieu de ça il préférait lui démontrer qu’il était certain d’avoir raison.

Le jeune homme quitta donc son appui et balaya le terrain du regard pours s’assurer qu’ils étaient bien seuls. Chloe et Damon étaient trop occupés à flirter pour remarquer quoique ce soit aussi décida-t-il de sortir sa baguette de son sac pour convoquer un sortilège. Il tendit sa paume à plat entre Nelly et lui et souffla.

« Apparitus Volubilis ! »

Le sachet de poudre violette apparut au creux de sa main. Il ne l’avait montré à personne –pas même à Damon- mais il sentait que Nelly avait besoin d’une preuve concrète pour qu’elle le croit vraiment. Le jeune homme se pencha au dessus de sa propre paume comme hypnotisé par le puissant opiacé.

« Il y a 20 grammes. Je l’ai pesé. Ça représente approximativement, entre 80 et 120 galions. J’ai même pas une somme pareille sur mon compte à Gringotts…. Souffla-t-il sans quitter la drogue des yeux, Tu penses vraiment qu’un élève de l’école dépenserait cette somme pour faire une mauvaise blague à un copain ? poursuivit-il en levant le regard vers Nelly, Seule une personne carrément riche se ficherait de débourser 120 galions pour faire virer quelqu’un de Poudlard. Il secoua la tête. Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas me voir et qui rêveraient peut-être que je sois renvoyé – Kristen White, Klimtice Wood, Curtis Montgomery et d’autres encore- mais il y a relativement peu de millionnaires dans le tas. »

Magpie était la seule à remplir ce critère. Nelly ne pouvait pas le nier. D’un coup de baguette, l’adolescent fit disparaitre le sachet et se félicita mentalement d’avoir été particulièrement attentif durant les cours de Jeremy Baker. La maitrise des charmes d’apparition et de disparition lui permettait de ranger la drogue en lieu sûr…en attendant.

En attendant quoi ? Il ne le savait pas lui-même. Il n’avait aucune idée de ce qu’il allait faire de cette drogue. La consommer ? La revendre ? La détruire ? Quoiqu’il en soit, la question ne se posait pas aujourd’hui puisque Nelly semblait enfin accorder un peu de crédit à ces propos. Il devait profiter de la situation.

« Comme tu dis elle a presque réussi à me faire renvoyer mais jusqu’à preuve de contraire je suis encore là, non ? » dit-il en écartant légèrement les bras.

Il avait remporté cette manche même s’il devait sa victoire à un heureux concours de circonstances. Toutefois, une chose était clair dans l’esprit de Virgil maintenant, Mildred Magpie était capable d’aller très loin pour arriver à ses fins. Il était averti dorénavant et il comptait bien prendre la romancière à son propre jeu. Magpie aurait mieux fait de réussir son coup, songea-t-il aveuglé par la vengeance, et s’il devait tomber il l’entrainerait dans sa chute : Il inventerait les pires mensonges à son sujet, sèmerait le doute et la suspicion sur sa personne et salirait, à jamais, sa réputation.

Malheureusement Nelly n’envisageait pas ce type de scénario. Elle suggéra de demander l’aide des adultes de Poudlard et notamment celle de son père.
Virgil releva les yeux vers elle et son regard se fit plus dur.

« Certainement pas. »

Le refus était catégorique et ne laissait aucune place à la discussion.

« La meilleure solution c’est de dire la vérité à son papa, lâcha-t-il comme si Nelly avait dit une aberration, faut grandir un peu. commenta-t-il visiblement de méchante humeur. Il laissa passer quelques instants de silence et reprit, Ce que tu ne comprends pas c’est que je suis loin d’être irréprochable. La vidéo tournée lors de la St-Valentin, la lettre d’excuse offensante étaient des éléments qui jouaient clairement en sa défaveur, Je n’ai pas l’aura d’un préfet que l’on croit sur parole, ajouta-t-il en la désignant d’un geste de la main, et si je veux obtenir ce stage à Skye il ne faut pas que je fasse de vagues. Londubat a été très clair. Tu penses vraiment qu’on me laissera intégrer les services du Centre de Réhabilitation si j’accuse une alliée du régime d’avoir introduit de la Volubilis à Poudlard ? »

Il laissa échapper un rire sans joie en secouant la tête.

« Même pas en rêve ! »

Virgil ne comptait pas mêler Jonah à cette histoire tout simplement parce qu’il ne lui disait jamais la vérité. Mentir à son père était devenu une seconde nature chez lui et Jonah s’en était aperçu avec le temps. Si Virgil racontait, pour une fois, les choses telles qu’elles s’étaient passées, il y avait fort à parier qu’il ne le croit pas. C’était aussi simple que cela.

Et si, par le plus pur des hasards, son père accordait du crédit à ses propos, cela sous entendrait qu’il faudrait faire les choses « dans les règles ». Jouer les offusquer. Porter plainte. Engager une procédure judiciaire. Bref, cela ne laissait aucune place à une basse vengeance personnelle dont Virgil rêvait secrètement. Demander réparation pour les tords occasionnés n’était pas sa priorité : Il voulait juste rendre à Magpie la monnaie de sa pièce : Œil pour œil, dent pour dent. La loi du talion.

Virgil était tout à ses désirs de vengeance lorsque Nelly fit une annonce qui le laissa perplexe. Elle se disait prête à l’aider dans sa tache en se renseignant auprès des autres préfets. Certes, il lui avait demandé de se positionner mais il ne pensait pas qu’elle prendrait son parti. Il l’avait espérer, pour ne rien vous cacher, mais cela lui semblait peu probable : Nelly avait beaucoup plus à perdre que lui dans cette histoire.

« Vraiment ? Tu es sûre ? s’enquit-il en fronçant les sourcils. Il l’observa d’un regard légèrement suspicieux en se demandant ce qui pouvait bien la pousser à agir ainsi, t’as bien compris que je risque d’enfreindre le règlement de l’école pour arriver à mes fins ? » demanda-t-il alors.

La jeune femme affirma qu’elle devait prendre le temps de réfléchir un peu mais qu’elle se sentait prête à l’aider, si besoin. Le cerveau de Virgil sembla bugger suite à cette annonce. Il resta immobile à observer Nelly, les bras ballants. A cet instant, il aurait voulu pouvoir être dans son cerveau pour comprendre ce qui motivait cette décision. Lire ses pensées juste en la regardant. Certes, ils s’étaient quelque peu rapprochés depuis qu’ils s’entraidaient en légilimancie et en occlumancie mais ils n’étaient pas à proprement parler des amis. Cette proximité imposée par leurs séances d’entrainement les poussait-elle à s’épauler dans leur vie respective ? Il fallait croire que oui.

«OK. Cool. »

La réponse n’était pas vraiment enthousiaste mais Virgil était surtout surpris de la tournure des événements. Il se racla la gorge et lissa machinalement ses cernes, un peu mal à l’aise.

« Je ne pense pas qu’en parler aux Préfets-En-Chef soit une bonne idée, reprit-il après quelques secondes d’un drôle de silence, en fait, il faudrait juste que tu ouvres les yeux pour moi.  Magpie se méfie de mes potes, elle ne fera aucun faux pas si elle se sent surveiller mais elle ne sait pas qu’on se connait, toi et moi. Tu pourrai glaner quelques informations sur elle, ses habitudes, ses hobbies… après tout, tu fais bien partie du club des arts, non ? Tu dois la côtoyer assez souvent... »

Virgil laissa sa phrase en suspens avant de secouer légèrement la tête.

« Enfin, comme tu dis, prends le temps de réfléchir à tout ça. Tu me diras à l’occasion si tu es partante ou pas. »


Virgil Forbes

Nelly HorrocksPréfèteavatar
Messages : 863

Voir le profil de l'utilisateur
Nelly ouvrit de grands yeux face au sachet rempli de poudre violette qui venait d’apparaître dans la main de Virgil. C’était donc vrai ; pour la Volubilis en tout cas. Nelly se pencha un peu plus au dessus du puissant opiacé, comme pour l’inspecter et s’assurer de son authenticité, jusqu’à ce que ses cheveux frôlent ceux du Gryffondor, lui aussi le visage au dessus de sa main. Elle n’y connaissait rien mais cette poudre ne lui inspirait rien qui vaille au premier regard… Comment pouvait-on se droguer avec une telle substance ? A ses yeux, ce petit sachet rayonnait le vice et le danger… Virgil ne pouvait pas le garder. Mais avant qu’elle ait pu faire ou dire quoique ce soit, son camarade avait déjà remis la drogue en lieu sûr d’un coup de baguette. La préfète fit un pas de côté pour vérifier si Chloe et Damon ne les avaient pas vu avant de reporter son attention sur son camarade et de lui conseiller d’en parler aux professeurs ou à son père… à des adultes responsables quoi ! Même si Nelly était une jeune femme relativement autonome et censée, elle avait parfaitement conscience qu’elle ne pouvait régler certaines choses du haut de ses seize ans. Présence d’esprit que ne semblait pas avoir le Gryffondor qui rejeta catégoriquement cette perspective. Nelly entrouvrit les lèvres, prête à lui dire qu’il était immature, qu’il prenait trop de risques – et qu’il était puérile en se moquant ainsi de son opinion – mais Virgil toucha du doigt un point important : il perdrait ses chances d’intégrer Skye s’il accusait publiquement Mildred Magpie. Sans parler du fait qu’accuser une alliée du régime était risqué, la romancière aurait tôt fait de lui dresser une réputation des plus accablantes auprès des éminents sorciers et sorcières du Ministère.

La Serpentard comprit alors la position du jeune homme : il était coincé. Il voulait se venger mais devait ne pas faire trop de vagues – ce qui était indispensable pour espérer être pris en stage à Skye –, or, traîner Magpie en justice ferait du bruit, beaucoup de bruits… Il ne pouvait pas tout simplement lâché l’affaire !? Bien qu’elle eut envie de lui conseiller d’abandonner, de faire profil bas comme si rien de tout cela ne s’était produit, la jeune femme pressentait que ses paroles se heurteraient à la rancune et à la fierté de son camarade. C’était comme parler à un mur.

« Ce que tu ne comprends pas, toi, c’est que tu risques gros. Si tu te fais remarquer, ou pire, renvoyer de Poudlard, tu peux aussi dire adieu au stage à Skye et même à tout avenir professionnel. »

Ah ! Elle s’agaçait elle-même à tenter de le raisonner ! La préfète savait très bien que rien de ce qu’elle pouvait dire ne calmerait les désirs de vengeance de Virgil.
Tôt ou tard, il trouverait un moyen d’en faire baver à Magpie. Peut-être même l’apprendrait-elle de la bouche de ses collègues préfets ou des professeurs. Un beau jour, peut-être, le reste de l’école apprendra que Virgil Forbes s’était fait exclure de Poudlard. En cause ? Ses nombreux écarts au règlement, sans doute, et pas plus de détail. Pourtant, au fond, Nelly serait peut-être la seule à se douter que la petite guerre entre le Gryffondor et Mildred Magpie aurait eu raison de son camarade… Cela ne l’empêcherait pas de vivre, loin de là, mais elle ne pourrait pas s’empêcher de penser qu’elle aurait pu faire quelque chose pour limiter les dégâts. Après tout, guider les élèves vers le droit chemin était l’un des rôles des préfets. Virgil ne semblait pas prêt à emprunter la bonne voie mais, peut-être changera-t-il d’avis.

En plus de l’envie d’en apprendre plus par elle-même et de son côté préfète qui la poussait à s’intéresser aux problèmes du Gryffondor pour tenter de les résoudre, le cœur parlait et, cela lui faisait du mal de l’admettre, Nelly ne tenait pas à ce que le jeune homme quitte définitivement Poudlard. Tout semblait les opposer mais, elle s’était attachée à lui. Aussi lui révéla-t-elle être prête à l’aider si besoin, même de loin.

« Toi, peut-être, corrigea-t-elle quand Virgil s’enquit de sa décision en lui rappelant qu’il risquait d’enfreindre le règlement. Mais moi, pas nécessairement. Je ne vais pas non plus risquer ma scolarité, rêve pas. Je compte assurer tes arrières et veiller à ce que tu ne dépasses pas trop les bornes, comme une préfète parfaite, précisa la Serpentard en levant un index entre eux. Et ne me demande pas trop si je suis sûre sinon je vais changer d’avis. Elle croisa ses bras et son regard se perdit en direction de Chloe et Damon, à l’autre bout du terrain. Je ne suis pas sûre à 100 %, admit-elle. J’ai besoin de… digérer tout ça. »

Un silence s’installa. Virgil semblait abasourdi par ce qu’il venait d’entendre, les bras ballants. Nelly l’observa d’un œil à la fois méfiant et amusé.

« Quoi ? Tu ne t’attendais pas à ça ? Tu préfères peut-être te débrouiller seul ? Je peux encore tout oublier et partir si tu veux, » proposa-t-elle dans l’unique espoir de se faire désirer.

Visiblement quelque peu mal à l’aise, Virgil exposa ce qu’il attendait d’elle : recueillir des informations sur la célèbre romancière, être ses yeux et ses oreilles, espionner Magpie en quelque sorte. Pour être honnête, c’était bien ce que comptait faire la Serpentard avant même qu’elle ait décidé d’aider son camarade. En savoir plus sur toute cette histoire et se faire son propre opinion était avant tout son objectif.

« Ça, je sais faire, répondit la préfète. Je le fais presque au quotidien. Pour mes devoirs de préfète, bien entendu. Elle n’était pas une concierge, juste une observatrice à l’écoute. Bien qu’il y ait des membres du club d’Art mieux placés que moi pour approcher et sympathiser avec Magpie – Kristen White ou Marceau Fayotsky, entre autres – je vais essayer de faire des efforts pour m’intéresser à sa vie. De prime abord, elle semble mener une vie d’artiste millionnaire mais, on a tous nos petites habitudes et nos petits secrets, » soupira-t-elle comme si prêter attention aux faits et gestes de Mildred Magpie lui coûtait déjà de l’énergie.

En laissant son regard se perdre autour d’eux, Nelly croisa celui de Chloe qui lui adressa un signe de la main. Son amie commençait certainement à se demander ce qu’ils fabriquaient.

« On tarde trop, dit-elle à Virgil. Et on a pas l’air de réviser la Métamorphose là. »

Plantés debout face à face, les deux adolescents avaient plus l’air de discuter que de réviser et n’importe quelle personne un brin observatrice aurait pu capter la tension qui s’était installée un peu plus tôt dans leur échange. Fort heureusement, Damon et Chloe avaient été beaucoup trop occupés à flirter. La préfète recentra son attention sur son camarade alors qu’elle songeait à un léger détail.

« Qu’est ce que tu comptes faire de la Volubilis ? l’interrogea-t-elle. Sans attendre une réponse, elle enchaîna rapidement. Je veux que tu te débarrasses de cette drogue. Pour de bon. La détruire quoi. Je ne veux pas que ça se retrouve à circuler dans Poudlard. La jeune femme pensait avant tout à ses amis, aux jeunes de l’école, à son frère. Que se passerait-il si une substance aussi puissante et dangereuse tombait dans les mains de plusieurs élèves ? Et ne la consomme pas, ajouta-t-elle en levant un index autoritaire. On ne sait pas les effets que cela peut avoir sur toi, » fit remarquer la Serpentard en faisant allusion aux pouvoirs de Legilimancie du jeune homme.

Elle n’y connaissait rien en Volubilis, qui n’avait peut-être aucun effet sur un éventuel Legilimens, mais prudence était de mise. Nelly jeta un regard vers leurs amis et reprit, un peu mal à l’aise.

« A propos de ce que je t’ai dit… Je sais bien que tu m’as dit avant hier d’arrêter d’être tout le temps désolée mais, là, ça craint un peu, dit-elle en reportant son regard sur Virgil, un mince sourire d’excuse aux lèvres. Je ne me sens plus si honteuse que ça de t’avoir aidé. Je suis même plutôt contente de t’avoir aidé et de te savoir encore ici, admit la préfète en évitant rapidement le regard du Gryffondor. Son sourire se fit plus malicieux. Et puis, je vais pouvoir sans cesse te rappeler que, sans moi, tu ne serais probablement plus ici. »

Sur ces paroles, elle fit quelques pas en direction de leurs amis. En marchant, elle se tourna vers Virgil.

« J’y pense. T’as pas retrouvé un rouge à lèvres dans ton sac ? s’enquit la préfète. Je l’ai perdu hier et je me suis dit qu’il était peut-être tombé dans tes affaires quand on s’est foncés dedans. »



Kit par Irving

Virgil ForbesSixième annéeavatar
Messages : 99

Voir le profil de l'utilisateur
Alors que Nelly expliquait ce qu’elle était en mesure de faire pour lui, Virgil l’observait en silence. Il ne la connaissait pas six mois plutôt et elle acceptait de le dépanner, dans la mesure du raisonnable, bien sûr. Comme elle le disait si bien, elle n’allait pas risquer sa scolarité pour lui mais elle voulait bien ouvrir les yeux et décortiquer les habitudes de Mildred Magpie. C’était parfait. Virgil ne lui en demandait pas plus tant il ne souhaitait pas prendre le risque de la braquer davantage.

En effet, ils avaient frôlé l’incident diplomatique aujourd’hui et leurs échanges avaient bien failli s’arrêter là. La jeune femme avait montrer une nouvelle facette de sa personnalité : Elle pouvait dire non et poser des limites.
En toute honnêteté, Virgil avait toujours cru qu’il pouvait amener Nelly à faire ce qu’il voulait.  Il avait réussi à lui faire fermer les yeux sur bon nombre de ses manquements au règlement après tout : fumer dans l’enceinte de l’école, ne pas respecter le couvre-feu, se livrer à des pratiques magiques plutôt contestables … Il avait l’ascendant sur elle, du moins le pensait-il.  Pourtant aujourd’hui, leur rapport de force s’était ponctuellement  inversé : Elle était celle qui avait exigé des explications et posé les conditions de leur accord. Habituellement, Virgil n’était pas prompt à rendre des comptes, ni à se justifier, mais il s’était étonnamment plié aux exigences de la Préfète.  Il exerçait peut-être un certain pouvoir de persuasion sur Nelly mais il devait admettre que la réciproque était vraie. Ce n’était pas un constat facile pour Virgil qui s’ enorgueillissait de sa liberté d’action et de son individualisme mais  il savait parfaitement ce qui l’avait poussé à faire des efforts pour ne pas se brouiller définitivement avec la jeune femme : Il l’appréciait. Le Gryffondor  ne savait pas quand ses sentiments à l’égard de Nelly avait évolué  mais il ne pouvait pas nier l’évidence.  Il avait remarqué les changements dans son propre comportement bien que ces modifications soient loin d’être flagrantes: Il se savait plus prompt à la discussion et aux explications et le long échange qu’il venait d’avoir avec la préfète – où il s’était justifié auprès d’elle- en était la plus belle illustration.  Fort heureusement, la principale concernée ne semblait pas avoir conscience de cet état de fait et Virgil ne comptait pas se dévoiler davantage. Il entendait bien garder un certain contrôle et conserver son éternelle désinvolture. Il ne se laisserait pas tourner la tête par une fille et il ne ferait rien qui puisse laisser penser à Nelly qu’elle disposait d’ une quelconque emprise sur lui…

Et puis quoi encore ? !

Aussi, quand la jeune femme  lui intima de détruire la Volubilis pour éviter qu’elle ne tombe entre des mains innocentes, l’adolescent ne se donna pas la peine de répondre. Il se contenta d’observer le sommet des gradins, visiblement peu enclin à donner raison à Nelly qui en profita pour lui interdire carrément la consommation de la drogue.  Virgil roula des yeux et poussa un profond soupir particulièrement sonore.

« Oui maman… » répondit-il d’un ton qui sonnait davantage comme un « Cause toujours » que comme une réelle abdication, « Bon, on bouge ? » ajouta-t-il  rapidement en voyant Chloé s’impatienter à l’autre bout du terrain.

Sans attendre de réponse, Virgil rassembla ses affaires et posa son sac sur son épaule. Nelly avait raison, Chloé et Damon allaient finir par se poser des questions s’ils s’éternisaient ici . Il s’apprêtait donc à partir lorsqu'elle prit une dernière fois la parole, visiblement un peu mal à l’aise. Elle lui révéla, non sans fuir son regard,  qu’elle était satisfaite de l’avoir aidé au final et contente de le savoir encore ici, à Poudlard. L’adolescent haussa légèrement les sourcils devant cet aveu plutôt inattendu. Il était touché, en vérité, mais Virgil étant Virgil, il ne résista pas à l’envie de taquiner la jeune femme.

« Tu m’aimes bien en fait, hein ? Avoue. » souffla-t-il en la toisant de toute sa hauteur comme s’il voyait très clair dans son jeu. Il était peut-être tombé sous le charme de Nelly mais Virgil pressentait que l’inverse était également vrai. C’était la deuxième fois en quelques jours à peine qu’elle cherchait à lui faire comprendre qu’elle appréciait sa compagnie et ses révélations ne pouvaient pas être anodines…

Toutefois, Nelly botta en touche en affirmant avec malice qu’elle allait surtout pouvoir fanfaronner et lui rappeler, sans cesse, qu’il lui devait beaucoup.

« Ne compte pas sur moi pour reformuler des remerciements » ajouta-t-il en se mettant en marche « Ça arrive à peu près une fois tous les seize ans. »

Les mains au fond des poches et l’air serein, Virgil reporta son attention sur Damon qui l’observait au loin. Lorsque Nelly lui demanda s’il n’avait pas trouvé un bâton de rouge à lèvres dans ses affaires, il lâcha un bref  « Nope » sans se départir de son air tranquille.
Pur mensonge.
Il avait bel et bien retrouvé le rouge à lèvres en question dans ses affaires, il avait même observé de longues secondes le tube de cosmétique  et la teinte mat du baume. Pourtant il ne lui était pas venu à l’idée, une seule seconde, de le rendre à sa propriétaire, le joli bâtonnet appartenant à Nelly ayant rejoint sa conséquente collection d’objets dérobés…

Fin du RP


Virgil Forbes

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

[JR]Homemade Dynamite [Nelly & Virgil]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» homemade dynamite (kaeromel)
» Nelly
» Chariot de guerre "homemade"
» répartition de Nelly
» Nelly s'installe, nelly se pose ♪♫ (PV M.)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Poudlard :: Parc, :: Terrain de Quidditch,-