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 Maudite bienveillance scolaire! [JR Daisy]

Mildred MagpieAttention cougaravatar
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Comment se délivrer d'une obsession? Voila une question que se posait quotidiennement la romancière milliardaire depuis que son désir de vengeance personnelle prenait le pas sur ses préoccupations habituelles. En effet, le sourire narquois de l'ignoble Virgil ne cessait de venir polluer inlassablement son esprit, et supplanter des objectifs aussi vitaux que celui de se construire un corps de rêve pour l’Été approchant. Comment oublier ce petit fourbe? Ce n'était pas faute d'essayer! En effet, Mildred avait transformer un rectangle entier de sa Salle d'Art, pour la consacrer à des exercices libérateurs comme le Yoga, le Pilates ou des séances rythmées d'Aérobic. Mais rien à faire! Ni la position du Lotus inversé, ni la la Zumba endiablée des tutoriels de la sculpturale Kessy Brooks n'arrivaient à lui éradiquer de l'esprit l'image du satané gnome insolent!  

Pourtant il ne manquait pas grand chose pour balayer cette saleté de mioche de Poudlard! Trois fois rien! Neville Londubat avait été parfaitement clair sur le sujet : Une seule incartade et Virgil pouvait faire ses adieux à l’école magique... et délivrer par la même occasion Mildred de son infâme vision. La rancœur et le mal-être de la sorcière était si vivace qu'elle en avait des nausées matinales chaque fois qu'elle entrevoyait dans son esprit le visage maléfique de son oppresseur. Même les délicieux cupcakes de la Maison d'Eden qu'elle ingurgitait à profusion n'arrivaient à enterrer l'atroce vision du Gryffondor. Que ce soit au détour des couloirs ou dans les propos tenus dans la salle des professeurs, Mildred guettait le moindre faux-pas susceptible de faire plonger l'adolescent rebel. Mais au grand dam de la sorcière rancunière, le loup s'était subitement transformer en agneau. Virgil évitait tout dérapage fatidique, s'accrochant au moindre grain de sable susceptible de faire chuter le niveau du sablier de sa Maison...

Voyant que l'affaire de la Volubilis et le rapport de Neville Londubat n'avaient strictement rien donné auprès de la Directrice Suprême ; La romancière perfide qui ne manquait jamais d'imagination quand il s'agissait de bâtir d'odieuse manigance, se décida à prendre le taureau par les cornes. Alors qu'elle travaillait son gainage dans une séance éprouvante de fitness magique, une idée lumineuse traversa son esprit malveillant et calculateur. En lui volant de ses affaires personnelles, Virgil avait commit une erreur fatale! Certes son canard vibromagique avait retrouver la chaleur moite de son foyer, mais le Gryffondor avait toujours en sa possession sa gaine ventre-plat et surtout son bâton de rouge à lèvre aphrodisiaque! Lors de son inspection, Neville Londubat avait même constaté de la présence de ses objets sordides dans les affaires du jeune homme... Une faille essentielle à exploiter!

Certes Mildred allait quelque peu sortir du bois, mais il fallait battre Virgil le fer tant qu'il était encore chaud! Voila pourquoi après une douche post-aérobic, et une rapide séance de maquillage ; Mildred saisit l'un se ses bâtons de rouge à lèvre identique à celui que Virgil lui avait dérobé, pour inscrire un sombre message sur la surface du miroir argenté de la salle d'art. Le visage de Mildred se plissa d'une grimace de dégout alors qu'elle se voyait contrainte à l'autoflagellation pour le bien de son plan machiavélique. Mais au final, Mildred contempla son oeuvre et l'insulte orchestrée avec une certaine satisfaction. Désormais, il ne lui restait plus que la partie théâtrale de son plan à exécuter, celle qui se devait de convaincre la trop bienveillante et protectrice Daisy Mason.

Avec ses principes de bienveillance scolaires et sa politique d'assistanat des élèves, la jeune Directrice de Poudlard était à l'antipode des valeurs que défendait Mildred Magpie. Nul doute qu'il ne serait guère aisé de l'amener sur le terrain de sa vengeance, mais la romancière croyait fermement en ses chances. Voila pourquoi, elle plissa fermement les paupières pour se faire monter les larmes aux yeux et inonder son mascara. Puis s’adressant à son propre reflet, elle murmura d'une voix chancelante :

"Mais c'est affreux... mon Dieu! Qui a osé commettre un tel sacrilège...? "

Le Miroir de la salle d'art lui renvoya sans doute une image convaincante de sa propre comédie, puisqu'elle ne perdit pas une seconde supplémentaire pour se diriger d'un pas décidé vers le bureau de la Directrice. Sans même se soucier de toquer à la porte, la sorcière s'engouffra telle une tornade agitée dans le sanctuaire de Daisy Mason. Mouette battant frénétiquement des ailes pour lutter contre les vents contraires, Mildred finit son vol en s'effondrant littéralement sur le siège qui faisait face au bureau de la Directrice. Puis elle entama alors une longue complainte éplorée.

"Madame la Directrice, je n'en peux plus... C'est horriiiible! Affreeeux! Je me sens saliie dans ma chair! Violéééée dans mon intimité! Croyez-moi : Je suis à deux doigts du Burnout si vous ne me venez point en aide! Pitiééé! Je vous en supplie, trouvez le ou les coupables de l'ignoble acte de vandalisme dont je suis la malheureuse victiiiime! "

En grande tragédienne, Mildred Magpie étouffa ses pleurs dans le creux de ses bras, alors qu'elle venait s'avachir sur la paperasse administrative qui inondait le bureau de la Directrice. Si Daisy Mason aimait faire du social ; Elle allait être servie! Car la sournoise romancière comptait bien miser sur sa compassion et sa pitié pour l'entrainer à l'origine du mal...



               
“Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue.”
Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Si Daisy avait su qu’être directrice lui donnerait tant de paperasse… Évidemment, elle se doutait bien qu’elle en aurait, c’était une part importante du travail mais elle ne pensait pas que ce serait principalement sa tâche quotidienne. Alors aujourd’hui, comme d’habitude, elle suivait consciencieusement les petites tâches de son calendrier, qu’elle essayait de caser entre deux réunions et coups de Cheminette qui venaient la couper dans sa concentration. Aujourd’hui, elle était en train de calculer les crédits accordés à la bibliothèque en fonction des arrivées des première année de l’année prochaine. Ils seraient un peu plus nombreux que cette année, onze élèves en plus, ce qui montrait que les travaux d’agrandissement de Poudlard n’étaient pas du luxe. Après des années creuses, conséquences de la première et de la seconde guerre des sorciers, le monde magique avait retrouvé toute sa vitalité et on en voyait les résultats avec les nouveaux inscrits. Elle était en train de gratter des parchemins avec sa plume en essayant de s’en sortir avec sa comptabilité quand sa porte s’ouvrit brusquement.

Elle sursauta, manqua de renverser son encrier alors que quelques portraits au dessus d’elle poussaient des cris d’orfraie. Minerva McGonagall offrit un regard condescendant à la nouvelle venue du haut de son cadre doré tandis que Phinéas Black se lança dans une de ses énièmes diatribes « De mon temps, le directeur était respecté, personne n’aurait jamais osé entrer ainsi dans son vénérable bureau et… » Mais en réalité, Daisy n’était pas tellement surprise de constater qui s’invitait dans son espace de travail sans frapper : Mildred Magpie. L’exubérante romancière était leur intervenante pédagogique, gentiment propulsée par le Ministère et si Daisy faisait en sorte de voir le bon en chacun, et bien des fois, c’était compliqué. Mildred pouvait être certes, très sympathique et sociable, mais elle avait quelques défauts parfois irritants. Sa légère hystérie, par exemple. Heureusement, la directrice était animée par une patience de Poufsouffle qui l’empêcha de pousser un soupir las devant le véritable spectacle que lui offrait sa collègue.

- Voyons Mildred, respirez un peu, ça va aller, suggéra-t-elle en attrapant machinalement la boite de mouchoirs posée sur son bureau.

Elle la tendit à la romancière, avachie sur ses papiers.

- Que se passe-t-il pour vous mettre dans de tels états ?


Valtersen.

   
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Mildred MagpieAttention cougaravatar
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L'orage passé, Mildred finit par étouffer son chagrin en se mouchant bruyamment dans l'un des mouchoirs que lui avait tendue charitablement la Directrice de Poudlard. Puis en extirpant un second de la boite, elle chercha cette fois-ci à atténuer les ravages infligés par ses larmes sur son fard à paupières, avant de relever un regard éploré sur l'hôte des lieux.

"Mer... Merci, c'est bien aimable à vous. "

La romancière attendit que Daisy l'interroge sur les raisons d'un tel tourment, pour prendre la parole d'une voix chevrotante et dénoncer l'inacceptable.

"Directrice Mason... Je sais que vous n'êtes pas du genre à laisser passer des insultes à l'encontre d'un membre de votre équipe pédagogique. Surtout quand celles-ci s'accompagne d'une infraction aussi condamnable que celle du vol. Jamais, au grand jamais, vous ne laisseriez une innocente intervenante telle que moi sombrer dans les affres de la dépression. Je me trompe? Dites-moi que vous allez me venir en aide et laver mon âme meurtrie? "

En femme rusée, elle savait qu'elle devait se la jouer fine pour amener la clairvoyante Directrice sur le terrain de sa vengeance. Le rapport de la fouille de Neville Londubat dans la valise de Virgil allait sans doute projeter celui-ci au rang de suspect idéal, mais il était essentiel de ne divulguer aucun nom. Le nom du coupable et de Virgil allait s'imposer de lui-même dans l'esprit de Daisy Mason, car rien ne laissait supposer le contraire : Car après tout, que pouvait bien faire un adolescent avec un tube de rouge à lèvre aphrodisiaque dans ses affaires personnelles? Si ce n'était le fruit d'un odieux vol...

"Laissez-moi vous détailler cette histoire sordide : Cela doit bien faire plusieurs semaines maintenant, que j'ai malencontreusement oublié mon sublime sac à main en peau de Crocodile du Nil sur mon bureau de la Salle d'Art. Je suis très vite revenue le récupérer, mais comble de malchance, le mal était déjà fait. Une personne mal intentionnée s'était permise de l'ouvrir, de déverser son contenu sur la surface de mon bureau, et de me dérober un précieux tube de rouge à lèvre... "

Comme pour mieux accompagner l'outrage, Mildred secoua tristement la tête de gauche à droite.

"Je n'ai pas porté plainte, car j'étais rassurée de retrouver la totalité des mes affaires les plus précieuses. A vrai dire, ce vol me paraissait aussi dérisoire que ridicule. J'ai pensé immédiatement qu'il devait s'agir d'une jeune élève, sans doute trop jalouse de mes secrets de maquillages. Si les choses en étaient restées là, je ne me serai jamais permise de faire irruption dans votre bureau. Mais voilà... "

La romancière poussa un profond soupir, comme si avouer la suite de son histoire, se révélait trop ardue pour son âme sensible.

"Comme vous le savez, je laisse ma salle d'Art ouverte afin que les élèves puissent aller et venir librement en dehors des heures de cours. Mais ce matin, qu'elle n'a pas été ma surprise et mon effarement de retrouver une odieuse inscription écrite en large au rouge à lèvre sur le miroir de ma salle d'Art! Quelqu'un me traitant de "vieille pietasse"... N'est-ce point affreux? Une insulte horrible, et dont je peux certifiée que l'auteur est la même personne m'ayant dérobée mon baume de rouge à lèvre! "

Mildred tressaillit, avant d'ajouter à sa complainte :

"Je me sens humiliée, salie dans ma chair. Dites-moi que vous allez tout faire pour retrouver l'odieux coupable. Qui que ce soit : On ne peut pas laisser des professeurs se faire insulter de la sorte! "  

La sorcière venait de planter la graine de sa vengeance... Il ne lui restait plus qu'à attendre les premiers bourgeons.



               
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Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Daisy croisa ses mains sous son menton et observa Mildred se moucher bruyamment afin d'essuyer avec attention le contour de ses yeux, impacté par son mascara qui avait coulé. Elle ne savait pas vraiment ce qui pouvait mettre la pauvre femme dans un tel état mais visiblement, c'était très grave à ses yeux : comment expliquer sinon qu'elle ruinerait son maquillage ? On la voyait régulièrement se mirer dans sa glace de poche à la table des professeurs, s'assurant que son rouge à lèvres était toujours impeccable. En tout cas, la voix chevrotante de la romancière ne lui ressemblait pas : elle qui marchait toujours de manière si assurée dans le collège, comme si l'école lui appartenait... Mais sans vouloir être mauvaise langue, elle doutait qu'une simple altercation ou "vandalisme" puisse faire sombrer quelqu'un comme Mildred Magpie dans les affres de la dépression. La question rhétorique était presque drôle et Daisy toussota légèrement pour garder tout son sérieux directoral. Elle fronça même les sourcils.

- Tout à fait, je suis même personnellement contre les affres de la dépression.

C'était peut-être un surplus de paperasserie et d'administratif mais elle se sentait un peu fatiguée et avait donc légèrement envie de sourire devant le véritable spectacle de sa collègue. Dans le fond, elle avait l'intuition qu'il n'y avait rien de très grave et que Mildred faisait juste une... Mildred. Évidemment, en bonne Poufsouffle, Daisy n'avait rien contre le fait de soigner les âmes meurtries, aussi écouta-t-elle avec attention le récit qui lui était fait. Un tube de rouge à lèvres volé, donc. Elle pouvait comprendre la contrariété, ce n'était jamais agréable mais aux yeux de la directrice, ce n'était pas un crime crapuleux. Sûrement une jeune élève, attirée par les affaires de luxe de la riche romancière, qui avait saisit cette occasion pour dérober un objet qu'elle ne pouvait pas s'offrir. Et visiblement, Mildred avait pensé la même chose. Mais l'histoire ne s'arrêtait pas là : quelqu'un était revenu pour vandaliser la salle d'art avec une trouvaille plutôt ingénieuse, même si Daisy ne le reconnaîtrait jamais. Prenant une inspiration profonde, elle utilisa sa voix posée, comme pour calmer sa collègue.

- Mildred, je comprends que vous soyez chamboulée, c'est évidemment inacceptable. Et elle le pensait. La romancière était un peu particulière, certes, mais elle ne tolérait pas que les élèves s'adressent ainsi à un professeur ou un intervenant. Voire même entre eux, d'ailleurs. Je peux m'adresser aux élèves pour rappeler le respect qui est dû à chaque personne entre les murs de Poudlard, si vous le souhaitez. Peut-être pouvons-nous fermer la salle des arts quelques temps, en dehors des cours ?


Valtersen.

   
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Mildred MagpieAttention cougaravatar
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Les ongles vernis de la romancière crissèrent dangereusement sur la surface du bureau, alors que Daisy Mason lui servait un énième refrain de la bienveillance scolaire. Comment pouvait-elle se montrer aussi laxiste!? Une employée venait d'être blessée dans sa chair, et violer dans son intimité la plus profonde de son sac à main, et pourtant... La voilà qui proposait encore et toujours le dialogue et la prévention comme seul régime de sanction! Où allait-on? C'était à la limite de l'indécence! Pourquoi ne diligentait-elle point une enquête? Pourquoi la fouille dans les affaires de Virgil et le rapport de Neville Londubat ne lui venait-il pas immédiatement à l'esprit? Cherchait-elle à édulcorer cette tragédie, dans le but sournois de protéger le fiston de l'un de ses membres préférés du Conseil d'administration? Un odieux sentiment d'injustice noua la gorge de l'intervenante artistique...  

"C'est tout? Une discussion, on ferme une porte, et le tour est joué? " Mildred renifla bruyamment le torrent de faux chagrin qui voulait s'échapper de sa narine gauche. "Dialogue et prévention? Ainsi, c'est votre manière à vous de rendre justice à une employée violée dans sa chair? Désolée mais nous ne sommes clairement pas sur la même longueur d'onde, au point de me demander si j'ai bien frappé à la bonne porte... " Mildred fit alors semblant de rassembler ses affaires, alors que son large postérieur ne bougeait pas d'un pouce de son séant.

Était-ce les prémices de la ménopause et ses bouffées de chaleur qui jouaient sur son humeur, mais Mildred Magpie se sentait de plus en plus irritable. Il suffisait qu'un détail tourne de travers pour faire dérailler sa patience. Et la gentille Daisy et sa politique de l'écoute et du partage commençait sérieusement à lui courir sur le haricot! Comme bien souvent son caractère éruptif et hystérique décrédibilisait son discours ; Mais la Diva Magpie pouvait-elle laisser passer autant d'indifférence de la part de sa supérieure hiérarchique? Certainement pas! Au delà de la massive couche de blush qui les recouvraient, les pommettes saillantes de la romancière s'empourprèrent de colère.

"Donc, si je vous suis bien, on laisse tout passer! Les élèves peuvent fumer de la Mandragore en toute impunité, vandaliser la cabane du garde-chasse, et dérober les affaires personnelles de leurs professeurs, sans risquer la moindre sanction... si ce n'est un discours préventif de la part de leur Directrice d’École! Mais franchement, où allons-nous!? Quelle société monstrueuse allons-nous engendrer si nos élèves peuvent accomplir de vils méfaits en toute impunité!? Quel message voulez-vous envoyer à notre jeunesse? N'éprouvez-vous donc point de pitié pour moi? "

Après cette rafale de questions indignées, et sans le préméditer pour autant, Mildred Magpie éclata de nouveau en sanglot. Peut-être était-ce lié à sa sa surcharge de responsabilité, ou l'image de ce diable de Virgil qui lui trottait dans la cervelle, mais Mildred Magpie se sentait réellement à fleur de peau. Surtout quand elle n'avait ni Mojitroll, ni volubilis, ni aucunes pâtisseries du Paradis d'Eden à portée de mains. Relevant un regard rougi sur Daisy Mason, alors que son mascara venait de dégouliner comme du plâtre trop frais ; Mildred chercha à tempérer son émotion.

"Je vous prie de m'excuser... Je ne voulais pas m'emporter de la sorte, mais je trouve cela si injuste... "

La bienveillance scolaire de Daisy Mason allait-elle survivre à tout ce cinéma?



               
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Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Daisy ne voulait pas aggraver la détresse visible de Mildred mais elle ne savait pas tellement comment réagir face à ce drame qui lui tombait dessus en pleine après-midi paperasse. Elle voulait bien entendre que sa collègue était bouleversée par le message qu'on avait osé lui laisser, tout en fouillant dans son sac à main en plus, mais elle n'allait pas non plus aller interroger chaque élève sur son emploi du temps au moment des faits... De plus, Mildred était-elle vraiment sûre que c'était son propre rouge à lèvres ? Elle ne voulait pas remettre en cause son témoignage mais des couleurs de maquillage, il y en avait plein... Ce n'était sûrement pas la bonne pensée - ou attitude - à avoir puisque Mildred prit la mouche de plein fouet, réutilisant pour la deuxième fois le terme "violée".

- Mildred, très chère, même si j'entends votre détresse, je pense que l'emploi du terme "viol" est un peu fort et vous savez, il est important de ne pas utiliser ce genre de langage à la légère, dans le cas où certains élèves pourr...

Mais elle n'eut pas le temps de finir sa remarque que la romancière avait pris une teinte vermillon, visiblement outrée. Loin de s'attendre à la tempête qui lui tomba dessus, Daisy recula dans sa chaise, les yeux un peu écarquillés. Elle n'avait pas l'habitude de se faire hurler dessus dans son propre bureau, il fallait l'admettre. Alors elle voulait bien admettre qu'elle n'était pas une directrice parfaite, qu'elle n'avait pas la carrure d'un Dumbledore ou d'une McGonagall mais non, les élèves ne fumaient pas de la Mandragore en toute impunité, ils étaient sanctionnés lorsqu'ils étaient pris et suivaient un programme avec Rachelle car Daisy croyait dans la prévention. Elle n'allait tout de même pas embaucher des Niffleurs de drogue non plus pour fouiller à chaque rentrée ou retour de Pré-au-Lard ! La cabane d'Hagrid avait été vandalisée pendant la soirée du quatorze février où de nombreux étrangers se trouvaient au sein de l'école, elle ne pensait pas que ce soit un élève qui ait fait le coup, plutôt un acte raciste contre les demi-géants. Quant au vol... Elle n'avait aucune preuve contre un élève, elle n'allait pas les inventer tout de même ! Un peu piquée, Daisy eut un ton un peu plus sec, qui ne lui ressemblait pas.

- Vous dépassez un peu les bornes, Miss Magpie.

Non mais, elle était quand même Directrice de Poudlard et elle n'était pas la responsable de tous les maux de la société. Rappelée à l'ordre, la romancière se calma un peu, présentant même ses excuses. Pas rancunière, Daisy lui tendit un nouveau mouchoir pour remédier aux yeux de panda qu'elle lui faisait. Elle pleurait. Encore.

- Je comprends votre détresse, Mildred, mais que voulez-vous que je fasse ? Dites-le moi. Je ne vais pas fouiller les affaires de chaque élève pour retrouver le coupable et imaginons que ce soit une fille qui ait juste le même rouge à lèvres que vous ?  


Valtersen.

   
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Mildred MagpieAttention cougaravatar
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Mildred n'aimait guère de voir la directrice prendre les choses autant à la légère. Certes il ne s'agissait peut-être que d'un "vol", mais d'une certaine manière il n'y avait qu'un pas et une lettre pour obtenir un "viol"! En plus de son baume à lèvre, le vil Virgil avait osé pénétrer dans l'intimité sacrée de son sac à main, pour lui dérober également un objet de plaisir et sa gaine léopard moulante spécial ventre-plat. Si cela n'était pas le fruit d'un esprit pervers et dérangé, ce n'était à ne plus rien y comprendre!? Mais Mildred n'était pas dupe ; Au delà de la perversion, Virgil cherchait avant tout à lui dérober des objets compromettants dans le seul but de mieux les utiliser contre elle. Autant de cartouches nuisibles qu'elle devait immédiatement éradiquer! En effet, depuis son odieux snape magique de la Saint-Valentin, l'infernal gryffondor ne cherchait qu'à l'humilier et salir sa réputation.

Mildred se moucha de nouveau bruyamment alors que son esprit cherchait une astuce pour contraindre la Directrice trop bienveillante à diriger ses soupçons sur l'odieux Virgil. La romancière se retrouvait piégée dans le sens, où elle ne pouvait pas clairement aborder Neville Londubat et sa fouille improvisée dans les affaires de Virgil, à la recherche de Volubilis ; Le faire, risquait de la pousser à la faute, et jeter les soupçons sur son implication dans l'affaire. En effet, si Daisy apprenait que l'intervenante artistique était le corbeau à l'origine des délations mensongères en plus du saccage de la cabane d'Hagrid ; Mildred pouvait d'ores et déjà faire ses valises...

Pour amener Daisy Mason sur son terrain de chasse, elle se voyait contrainte à devoir griller certain secret factice sur sa silhouette élancée et mensongère. Pour une femme aussi attachée à tricher sur les apparences, cela s’apparentait presque à un viol de sa vie privée. Mais l'obsession de flanquer Virgil à la porte de Poudlard était plus forte que sa fierté personnelle. Voila pourquoi, elle se lança dans d'humiliante confession, qui n'avait que pour but de diriger Mason sur le rapport d'enquête de Neville Londubat.

"Malheureusement, j'ai longtemps réfléchis à la question, et il me parait peu probable que ce soit une fille possédant le même baume à lèvre que moi. D'une part parce que celui-ci est d'une rareté absolue et hors de prix, et d'autre part parce que je suis persuadée que cette crapule mystérieuse éprouve un malin plaisir à me faire comprendre qu'elle est justement en possession de mes affaires personnelles. Qui que ce soit, il ou elle se réjouit à l'idée de se jouer de moi et de pouvoir m'humilier en toute impunité... "

Mildred se mordilla les lèvres comme pour mieux retenir l'odieux détail qu'elle était sur le point de délivrer. Mais avait-elle d'autre choix? Elle s'avança en direction du bureau, pour mieux chuchoter son indicible secret.

"De plus, mon baume à lèvre n'est malheureusement pas le seul butin récolté à mon insu. Dans sa volonté de me causer du tort, l'odieux pervers s'est également autorisé l'outrage de me dérober ma... ma... "

Mildred se racla la gorge, avant d'avouer la triste vérité :

"... ma gaine ventre-plat au motif léopard! N'est-ce point là un viol de mon intimité? Quel genre de pervers faut-il être pour oser subtiliser une gaine moulante à une femme de mon âge? Imaginez-vous un peu à ma place! Rassurez-moi, après un tel outrage, j'espère que vous aurez au moins la compassion et la lucidité de débusquer l'éventuel coupable!? Tout de même, les suspects ne doivent pas être légion, tant je suis une femme adulée et respectée de la jeunesse et de Poudlard... "

La romancière pria sournoisement pour que l'image du vil Virgil viennent enfin polluer l'esprit de la Directrice, et détruire sa fichue bienveillance scolaire!



               
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