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 Everybody Hurts [Curtis, Walter & Virgil]

Virgil ForbesSixième annéeavatar
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30 avril 2010

Assis sur le muret du péristyle de la cours intérieure de Poudlard, Virgil, Kasya et Philip étaient tous les trois penchés sur un parchemin griffonné. Ils s’étaient installés dans la partie ensoleillée de la cours pour profiter de la douceur printanière et semblaient particulièrement amusés par leur lecture.

« J’aime le sport, notamment le football moldu et le quidditch. Je suis d’ailleurs membre de l’équipe de ma maison au poste de poursuiveur. J’ai refusé le poste de capitaine afin de valoriser un plus jeune joueur de mon équipe. »
Virgil laissa échapper un léger rire moqueur.
« Damon a refusé le poste de capitaine ? » s’enquit Philip en se penchant vers ses camarades
« Ça m’étonnerait. Il était fou de rage quand Dubois a été élu. »

Ses propos furent corroborés par Kasya qui hocha lentement la tête en écarquillant les yeux, signe qu’elle se souvenait parfaitement de ce coup de colère mémorable. Visiblement, Virgil n’était pas le seul à s’arranger avec la réalité. Damon Drop semblait tout aussi prompt au mensonge que lui !

L’athlète de Gryffondor avait répondu à l’appel à candidature pour participer à une nouvelle émission produite par Vargas Corp et présentée par Ernie Grognard, Koh Mantra. Il avait bouclé le formulaire la veille et cacheté l’enveloppe le matin même pour la faire partir par hibou. Virgil avait gentiment proposé à son camarade de lui poster sa lettre puisqu’il avait lui-même du courrier à envoyer et qu’il allait donc passer par la volière dans la journée… Damon aurait dû se méfier mais, trop content de se débarrasser de cette corvée, il avait accepté la proposition de Virgil sans songer une seule seconde que son ami  l’avait faite à dessein.

En effet, l’adolescent tenait entre ses mains  l’occasion rêvée pour se venger de l’affaire Klimtice Wood. Les faits remontaient à presque deux mois maintenant mais Virgil était loin d’avoir oublié la farce de son camarade. L’heure des représailles avait enfin sonné. L’adolescent pointa sa baguette sur le parchemin et effaça toute une partie de la candidature de son camarade. Il attrapa sa plume, la trempa dans l’encrier ouvert que tenait Philip entre ses mains et commença à écrire, en prenant bien garde d’imiter l’écriture ronde de Damon.

« J’aime aussi les animaux, notamment les boursouflets. J’ai toute une collection d’images panino dont je suis très fier. J’en ai 325 en tout ! J’aime tellement les boursouflets que je m’en suis tatoué un sur une partie de mon anatomie…Je vous laisse deviner laquelle.»

Les trois amis ricanèrent avant que Kasya ne fasse une seconde suggestion.

« Dis qu’il pleure en lisant du Magpie… »

Virgil jeta un regard en biais à sa camarade. Visiblement, elle avait quelque chose à régler avec son petit-ami mais cela n’était pas pour déplaire à Virgil. La Kasya rancunière avait de bonnes idées ! Il lui accorda un sourire complice et poursuivit sa lettre :

« J’aime les romans à l’eau de rose, notamment ceux de Mildred Magpie et je n’ai pas honte d’avouer que j’ai pleuré en lisant Bocahontas, proposa-t-il en noircissant les lignes du parchemin, J’estime qu’un homme ne doit pas camoufler sa part de sensibilité…
_… et qu’il ne doit pas avoir honte de ses émotions.
_ et qu’il ne doit pas avoir honte de ses émotions.  Je pleure tous les jours, devant un beau coucher de soleil par exemple, …
-…en écoutant du Celestina Moldubec,… dicta Kasya.
-…ou encore en regardant ma collection d’images de bébés Boursouflets…
-… ils sont si mignons avec leur fourrure colorée.

Sous les regards amusés de Kasya et Philip, Virgil griffonna le point final et souffla sur l’encre fraiche pour la sécher. Il détenait enfin sa vengeance et comptait bien  profiter de cette candidature pour ridiculiser son ami auprès des équipes de Kho Mantra. Il imaginait déjà le moment où Damon serait confronté à cette lettre farfelue par un membre du staff  ! Virgil ne raterait cela pour rien au monde. Il avait déjà promis à son ami de l’accompagner aux entretiens si jamais sa missive était sélectionnée et il comptait bien immortaliser ce moment en le filmant avec son tout nouveau Pear…

On ne change pas les bonnes vieilles habitudes.
Bien décidé à mener son projet à bien, Virgil sauta du muret et s’étira longuement, offrant ainsi un liseret de peau de son ventre aux rayons du soleil. Après avoir fait craquer les os de sa nuque, il se tourna vers ses deux camarades.

« Bon je vais poster ça. Il agita la missive entre ses mains, soyez sages. »
-Je suis toujours sage… badina Kasya avec un regard qui disait tout le contraire.

Virgil esquissa un vague sourire en guise de réponse et traversa la cours où plusieurs élèves étaient installés au soleil. Casey était appuyé contre une colonne et bouquinait seul dans un coin, la tête résolument cachée dans son livre. Depuis la parution de  l’article de Magpie concernant leur père et Corrigan, son petit frère s’était refermé comme une huitre et semblait plus seul que jamais. Il faut dire que la rumeur d’une liaison entre les deux directeurs de maison était particulièrement bien installée dorénavant. Si seuls les élèves les plus hardis s’amusaient à taquiner Virgil sur ce point, nombreux étaient ceux qui embêtaient ses petits frères. Le Gryffondor leurs avait pourtant donné quelques conseils pour moucher tous ces petits cognards mais Casey et Gaby prenaient les choses bien trop à cœur et se laissaient facilement atteindre par les moqueries où les sous-entendus.
N’allez pas croire que Virgil était totalement insensible à ces « quant dira-t-on », loin de là ! La lecture de l’article l’avait plongé dans une profonde colère mêlée d’indignation et ceux qui osaient l’importuner avec cette histoire en gardait un souvenir cuisant. Virgil ne reculait devant rien pour les humilier en retour. Auprès de ses amis, il faisait mine de prendre les choses avec distance, arguant effrontément qu’il avait toujours sut que son paternel «  se tapait » Corrigan mais il s’était juré que sa mère ne tomberait jamais sur ce torchon qui la salissait autant que lui.
Cet article n’avait fait que renforcer sa détermination à se venger de Magpie et il comptait bien saisir sa chance dès qu’elle se présenterait… Il restait toutefois une difficulté. Jusqu’alors, il s’était bien fiché  de son dossier scolaire mais il devait faire des efforts dorénavant pour  paraitre irréprochable : La perspective de décrocher un stage à Skye n’était plus si illusoire. Ses résultats avaient considérablement augmentés ces derniers mois même si rien dans son attitude en classe ne trahissait ce nouvel élan. Il était toujours autant avachi sur son bureau et d’apparence totalement désintéressé mais cette posture désinvolte visait surtout à soigner sa réputation de cancre. Corrigan lui avait  rédigé une lettre de recommandation – son père devait être un amant sacrément persuasif- et même Mason, la directrice en chef, y était allée de sa prose pour soutenir sa candidature -Elle devait vouloir batifoler avec son père, elle aussi- estimait Virgil. En somme, ce n’était pas le moment d’annihiler tous ces efforts avec des écarts de conduite. Même s’il brulait d’envie de châtier  Magpie… Il devrait attendre le moment opportun. Comme avec Damon.

Tandis qu’il montait les escaliers de la volière, Virgil jeta un regard à la lettre entre ses mains et laissa fleurir  un rictus mauvais sur ses lèvres. Il affichait toujours cet air revanchard lorsqu’il déboucha en haut des marches où il s’arrêta brusquement. Visiblement, il venait d’interrompre quelque chose. Une ribambelle de visages étaient tournés vers lui. Parmi eux, celui de Curtis Montgomery, un Serdaigle de son année flanqué de son habituelle bande de copains gauchistes et celui de Walter Kane, le fils de Meredith, désespérément seul au milieu de ces élèves plus âgés.
Immobile, Virgil observa les protagonistes un bref moment pour tenter de comprendre ce qui se jouait. Curtis et Walter n’avaient absolument rien en commun. Montgomery était connu pour être un élève particulièrement engagé politiquement et plutôt hostile au régime, quant à Walter, tout le monde savait que sa mère était la directrice du tout nouveau département de la Santé Magique et qu’elle était une proche de Marchebank.
Virgil savait additionner 1+1 et l’air paniqué de Walter Kane venait corroborer sa théorie : Il venait de surprendre Curtis en pleine séance d’intimidation.

Bien loin de l’image du preux Gryffondor défendant les plus faibles, Virgil traversa nonchalamment le petit groupe en direction de Beckam, le hibou familial, nommé ainsi en hommage au célèbre joueur de football de Manchester United. Il ne comptait pas intervenir pour aider Walter même si ce dernier lui rappelait énormément son frère Casey. Même introversion, même côté sensible... Les parents Kane et Forbes se fréquentaient depuis longtemps si bien que Virgil était amené à le croiser régulièrement lors de repas mais Walter faisait partie du groupe « des Petits » - Walter, Casey, Gaby, Emmy et Eva-  quant à Virgil il trainait avec « les Grands » –Dean, Claire et lui-même. (Charles, l’ainé des Kane, formant à lui tout seul le groupe des Gros Cognards.)
Quoiqu’il en soit, Poudlard était un monde cruel et chaque élève devait être en mesure de se défendre seul, estimait le Gryffondor.  L’école était une jungle, tout le monde savait ça : Pas de place pour les faibles.
L’adolescent prit donc tout son temps pour accrocher la lettre à la patte du Grand duc qu’il caressa quelques instants avant de le libérer dans les airs.
Son regard suivit l’oiseau au dessus de lui tandis qu’il réfléchissait à la situation. Et si Walter répétait à sa mère qu’il ne l’avait pas aidé, qu’en dirait Meredith ? Lui en voudrait-elle ? Le punirait-elle en mettant son dossier de candidature pour la stage à Skye en bas de la pile ? Virgil savait combien Meredith était une maman poule –Elle était encore pire qu’Agathe sur ce point- et il était sûr qu’elle lui en voudrait personnellement si jamais Walter caftait…Cela serait dommage, tout de même, de rater ce stage pour ne pas s’être interposé dans cette altercation, non ?

Le regard toujours en l’air, Virgil étudia la situation quelques instants, puis, cédant à ses penchants Serpentard, il reporta son attention sur le petit groupe d’élèves qui semblaient attendre qu’il parte pour terminer leur besogne. Il les observa tour à tour de ses yeux mi-clos et finit par s’accouder paresseusement sur la niche à côté de lui.

« Allez-y. Faites comme si j’étais pas là. » dit-il, bien décidé à enquiquiner Montgomery par sa simple présence.



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Walter Kane ~ 4ème Année Serpentard

"Mais arrêtez! Vous me faites mal! "

Projeté sur le sol de la Volière par un violent maléfice de Repoussetout, Walter Kane comprit qu'il était désormais trop tard pour penser pouvoir s'échapper de l'emprise de ses bourreaux du quotidien. Baguette brandies et menaçantes, l'infâme trio venait de l'encercler, le coupant de toutes portes de sorties. Deux Serdaigles et un Gryffondor qui ne cessaient de le tourmenter pour la seule et simple raison qu'il était le fils d'une fidèle du régime Marchebank. Était-ce de sa faute? En quoi était-il responsable des agissements de sa mère? Walter avait beau s'indigner et hurler à l'injustice, ses harceleurs s'en contrefichaient royalement. Cela faisait des mois maintenant que Curtis Montgomerry, Noor Van Salisbury et Jay Barnett ne manquaient pas une occasion de lui pourrir la vie. Un harcèlement en règle qui avait débuté durant l'hiver, et qui broyait psychologiquement le serpentard. Un traumatisme moral qui se ressentait jusque dans les résultats scolaires de Walter ; ceux-ci étaient littéralement en chute libre, alors qu'il n'osait même plus se rendre à la bibliothèque de peur de croiser ses tortionnaires...

Certes, il avait cherché à se défendre, ou à attirer l'attention sur son sort. Mais il n'avait ni le niveau magique pour contrecarrer le trio, ni le courage d'en parler à un adulte responsable. Comme pétrifié, il éprouvait un violent sentiment de culpabilité et de honte face à sa propre faiblesse. Walter avait cherché à en parler à l'infirmière scolaire, mais comme toujours les mots ne sortaient pas de sa bouche. Sa psychomage de mère était également la personne idéale en qui trouver du réconfort, et pourtant il n'arrivait pas à lui confier son désarroi intérieur. Comment révéler les insanités qui lui crevaient chaque jour les tympans? Comment dénoncer les critiques acerbes qui l'écorchaient lui et sa famille dans sa chair? Sous leurs airs de premiers de la classe profondément humaniste, Curtis, Noor et Jay étaient aussi pernicieux et insidieux que des détraqueurs.

Walter Kane subissait une torture muette et invisible qui le fragilisait chaque jour davantage sans qu'il puisse en parler à quiconque. Avait-il le choix? Curtis avait été d'une froideur limpide quand il avait daigné lui faire comprendre que s'il osait se plaindre de son juste châtiment, lui ou l'un de ses sbires s'en prendrait directement à sa petite sœur Emmy. Un chantage horrible qui l'avait définitivement muré dans le silence. Trop faible, il n'était rien d'autre qu'un lâche, bien incapable de reprendre son destin en main ou de protéger les siens. Le serpentard se laissait glisser sur une pente destructrice, où il envisageait même l'idée d'un suicide en guise d’unique échappatoire. Mortifié par la honte et la crainte des représailles, Walter ne se préoccupait plus que du très court terme : A savoir, comment esquiver l'odieux groupuscule d'opposants Anti-FREE... La solution la plus efficace étant de rester cloitré dans son dortoir.

Alors qu'il gisait lamentablement sur le sol poussiéreux de la volière, Walter était forcé de constater qu'il avait faillit dans sa mission de réchapper à la vigilance du trio de jeunes révolutionnaires. Mais voilà, rien n'allait plus entre sa mère et son père, depuis que ce dernier s'était fait la malle avec une autre femme du même âge que son grand frère Charles. Une odieuse trahison qui n'avait fait que l'enfoncer encore davantage dans le doute. Décidé à avoir des nouvelles de sa mère, il s'était sentit obligé de se rendre dans la volière pour récupérer son courrier personnel. Une erreur qu'il payait au prix fort. Désormais, la voix éraillée par une peur indicible, le regard paniqué, il implorait la pitié et la compassion de ses bourreaux.

"Je vous en prie... Arrêtez... Je n'ai rien à vous dire sur Skye... Ma mère ne parle jamais de son travail... "

Ce fut Noor, une serdaigle de sixième année, qui fut la première à cracher son mépris à la face du serpentard lamentablement recroquevillé sur lui-même.

"Voyez-vous ça! Le pauvre chaton qui joue les pauvres victimes, alors qu'en ce moment même sa mère est sans doute en train de détraquer joyeusement l'esprit d'innocents civils. C'est d'un pathétique! "

"Ouai, c'est franchement pitoyable... Aussi peu de courage en une seule et même personne. " se contenta de commenter avec dédain Jay le Gryffondor.

Guettant une réaction de leur leader charismatique, les deux élèves finirent par tourner un regard blasé en direction de Curtis Montgomerry. Secouant la tête avec dépit, celui-ci finit par se pencher et poser une main faussement amicale sur l'épaule de Walter.

"Walter, Walter, Walter... Franchement, qu'est-ce que je vais faire avec toi? Tu n'imagine pas ô combien tu me déçois. J'ai pourtant été clair et conciliant ; Non? "

L'angoisse prenait le pas sur la raison alors que le serpentard piégé se contentait de hocher la tête en guise d'assentiment.

"Bon. C'est trop compliqué pour toi que de me ramener ne serait-ce qu'un indice sur la réalité des travaux engagés à Skye? Tu vas me faire croire que ta très chère voleuse de conscience de mère n’emmène pas des dossiers chez elle pour les potasser tranquillement le week-end? Tu m'excuseras mais j'y crois pas une seconde... "

Dans le but d'échapper à son tourmenteur, Walter recula instinctivement d'un mètre, avant de donner de plus ample explication.

"Je vous jure que j'ai cherché dans son bureau... Mais il n'y a rien de compromettant... Juste de la paperasse administrative... Des ébauches de discours... Aucune preuve... En tout cas, rien qui ne corrobore avec vos accusation. Ma mère est une psychomage de formation... qui ne cherche qu'à aider les gens... Vous la voyez comme un monstre, mais vous avez tort... "

Le regard de Curtis se durcit, alors qu'il se redressait pour dominer de toute sa taille la cible de son combat politique.

"Et bien, tu en parleras à mon frangin. Du moins ce qu'il reste de lui depuis sa sortie de Skye. Le malheureux a si bien été "réhabilité" par ta garce de mère qu'il ne peut presque plus prononcer une syllabe. C'est tellement plus simple de faire taire les consciences réfractaires que d'avoir à se justifier d'un crime d'état... J'imagine que c'est certainement plus facile pour toi aussi de te voiler la face que d'avoir à affronter la terrible vérité. " Ce fut à cet instant que Curtis remarqua une lettre au sol, à quelques centimètres seulement de la main droite de Walter. "Oh mais qu'avons nous là? "

Ignorant encore son contenu, Walter n'avait pas eu le temps de lire la lettre de sa mère, et il se refusait de donner une nouvelle arme à ses harceleurs. Il souffrait déjà à l'idée que ses parents puissent se séparer, et il ne voulait pas se l'entendre rabâcher à longueur de journée. Surtout sa mère avait été catégorique, il ne fallait surtout pas en parler à Emmy tant que son année scolaire n'était pas terminée. Assurément les choses finiraient par s'arranger... Sauf si Walter, par sa propre couardise venait à se faire ravir son courrier. Le serpentard trouva une certaine forme de courage dans sa colère, alors qu'il s'empressa de saisir la lettre avant que Curtis ou l'un de ses sbires ne le fasse.

"Allez Walter, donne moi cette lettre avant que je ne m’énerve pour de bon! " recommanda Walter, alors qu'il accompagnait ses propos d'un geste impatient de la main.  

"Non! " Même s'il tremblait comme une feuille dans le vent, cette première négation sonnait comme le début de la révolte contre l'injustice.

Curtis se contenta de secouer tristement la tête.

"T'es vraiment trop stupide... " Puis sans même prendre le temps de se tourner, il fit un petit geste à ses deux comparses. "Montrez lui de quel bois se chauffe les membres de l'Ordre du Phénix Nouveau! "

En une fraction de seconde, Walter n'eut que le temps d'entendre un crépitement magique tandis que deux sortilèges s'abattaient sur lui.  

"Stupéfix! " - "Stupéfix! "

Comme une masse rigide, Walter Kane tomba sur le coté, totalement pétrifié. Curtis n'avait désormais plus qu'à se pencher pour ramasser la lettre, mais il s'arrêta net dans son geste alors qu'une silhouette étrangère à la scène venait de pénétrer dans la volière. Dans l'incapacité totale de se mouvoir, le regard de Walter se posa instinctivement sur la seule personne en mesure de mettre un terme à son calvaire. Virgil! Il s'agissait de Virgil, le trublion de la famille Forbes, et l'une des personne pour qui Walter nourrissait le plus d'admiration. Son père était un ami proche du professeur Jonah, et du coup les deux garçons étaient souvent amenés à se rencontrer au travers différentes soirées familiales. Même s'ils ne se parlaient guère, Walter admirait le culot et cette liberté effrontée qui émanait du Gryffondor. Virgil ne semblait craindre ou respecter personne. Avec une désinvolture fascinante, il semblait en mesure de pouvoir vanner n'importe qui. Autant d'atouts que Walter rêverait de disposer dans sa lutte contre Curtis et sa clique...

Pourtant toute l'admiration de Walter manqua s'envoler alors que Virgil traversa nonchalamment la volière, sans même lui jeter l'ombre d'un regard. Bien plus que de la non assistance à personne en danger, cette réaction fut un ultime coup de grâce pour la confiance de Walter. Ce dernier se mit à sangloter, alors que plus rien n'empêchait Curtis de dérober son courrier. Et pourtant... Une voix finit par éclairer ses doutes : Virgil s'était décidé à intervenir...

« Allez-y. Faites comme si j’étais pas là. »

Presque comme des automates, Noor et Jay se mirent en travers du chemin du jeune Gryffondor pour l'empêcher de rejoindre le cœur du conflit. Baguettes en main et regards vide d'émotion, ils protégeaient loyalement leur leader charismatique dans sa stratégie d'intimidation d'un rejeton du système Marchebank. En découvrant la dégaine filiforme de Virgil, les deux sixième année échangèrent un regard amusé.

"Noor? Tu vois quelqu'un toi? " demanda avec ironie Jay.

"Non! Rien d'autre qu'un petit moustique qui va se bruler les ailes sur le plumage d'un phénix s'il ne s'occupe pas gentiment de ses affaires... " rétorqua avec assurance la serdaigle.

Mais assurément le petit moustique ne semblait pas décider à jouer du violon ailleurs, restant figé comme une statue de sel. Noor fit danser dangereusement sa baguette dans les airs avant d'ajouter :

"C'est Virgil, ton nom, n'est-ce pas? Celui qui joue les rebelles, depuis qu'il a balancé un snape de l'autre vieille folle lubrique de Magpie. Tu parles d'un exploit! Caché derrière ton Pear One, tu m'as l'air d'être quelqu'un de très courageux... "

Jay s'esclaffa avant de d'ajouter lui aussi sa pique cinglante :

"Tu parles d'un courage! Quand ta papa Directeur de maison, et que celui-ci couche avec une autre directrice de Maison, tu risques pas grand chose... Tu peux être con comme un manche à balai, et avoir tes aspics avec les félicitations du jury! "

Dissimulé derrière de fausse politesse, Noor lança un sourire empreint d'impatience à Virgil.

"Avant que les choses ne se complique sérieusement pour toi, je pense que tu devrai rejoindre ta bande de potes décérébrés, pour fumer de la mandragore et siffler les filles dans les couloirs. Et n'oublie surtout pas de dire à Damon que c'est un gros cognard... "

Jay avança d'un pas pour expédier une tape dans l'épaule de Virgil, et l'inciter à décamper.

"Allez file gamin! Va te plaindre auprès de papa si cela te chante... "

Caché derrière son rideau de gardes du corps et soucieux de ne pas perdre son temps dans sa noble mission anti-Free, Curtis demeurait silencieux. Fortement impliqué, il se devait de trouver un indice qui puisse compromettre Skye et la dictature Marchebank. Peut-être le trouverait-il dans cette lettre qu'il venait tout juste de ramasser?
Virgil ForbesSixième annéeavatar
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La réaction du trio infernal ne se fit pas attendre :  Noor et Jay se postèrent face à Virgil afin de lui barrer le passage et éviter qu’il n’atteigne leur leader, le fameux Montgomery… Chaque bande à Poudlard avait sa propre organisation et celle de Curtis était assurément pyramidale : Lui, au sommet et les autres, à ses ordres. Virgil ne comprenait pas comment ces deux camarades pouvaient accepter d’être corvéable à ce point, réduits au simple statut de gorille.
Jay Barnett semblait s’accommoder  parfaitement de cette situation et il trouvait même une certaine fierté à être le sous-fifre de Montgomery. En même temps, pouvait-il espérer davantage ? Aux yeux de Virgil, Jay n’avait aucune qualité. Il partageait son dortoir depuis six ans maintenant et les deux garçons n’avaient absolument rien en commun. Virgil voyait Jay comme un minet qui passait le plus clair de son temps dans la salle de bain de leur dortoir à faire « je ne sais quoi » …

A contrario Noor était une fille brillante, par certains aspects. Dans les quelques cours qu’il partageait avec la Serdaigle, Virgil avait pu se rendre compte de sa vivacité d’esprit et de son intelligence. Elle était impliquée dans différentes causes –que Virgil ne partageait pas du tout-  mais il lui reconnaissait une certaine volonté et le courage de ses idées.  La voir endosser le rôle de vulgaire chien de garde pour Curtis était tout bonnement incompréhensible... Comment pouvait-on se prétendre féministe et être à ce point assujetti ?

Quoiqu’il en soit, les deux sbires de Montgomery étaient prêts à en découdre. Baguettes en mains, mines revêches, propos menaçants, il était clair qu’ils voulaient contraindre Virgil à partir.

Attendez quelque chose de ce dernier et vous pouvez être sûr qu’il fera assurément tout le contraire, par simple esprit de contradiction.  Pour toute réaction, le Gryffondor haussa un sourcil sans toutefois esquisser le moindre geste de repli ou de défense. Il était toujours accoudé nonchalamment sur son nichoir lorsqu’il répondit à l’envolée lyrique de la jeune Serdaigle.

« Se brûler les ailes ? Rien que ça ? Il hocha brièvement la tête d’un air pensif. Son regard balaya alors  les trois élèves de son année  et il fronça légèrement les sourcils mimant parfaitement une incompréhension factice, Excusez-moi mais j’ai peur de ne pas comprendre… Lequel de vous est censé incarner le Phénix ? Les pupilles claires du Gryffondor  s’arrêtèrent sur Noor, Tu aurais parlé de mollusque ou  de veracrasse vous auriez pu tous les trois endosser la comparaison à la perfection mais là, sincèrement, je vois pas. »

Merlin, que c’était jouissif de laisser parler sa méchanceté !
Virgil n’avait pas besoin de réfléchir très longtemps pour trouver des cruautés à dire, bien au contraire. Les remarques désobligeantes étaient celles qui lui venaient le plus spontanément, le plus naturellement. La plupart du temps, il devait les refréner car elles n’avaient pas leur place dans le tissu social ordinaire. En grandissant, Virgil avait appris à se taire et à canaliser un peu sa perfidie mais si on lui laissait l’opportunité de s’exprimer sans filtre, il ne comptait  pas bouder son plaisir. Le Gryffondor éprouvait un réel contentement à se livrer à ce genre de joutes verbales. Loin d’être intimidé, il se sentait plutôt galvanisé par les provocations. Son moi intérieur -qu’il devait si souvent museler- se réveillait enfin et tout son être semblait focalisé sur un seul et même objectif : Faire vaciller ces trois blaireaux. Ebranler leurs convictions et leurs certitudes. Lire le trouble, la gêne ou la colère dans leur regard, ne serait-ce que durant une fraction de seconde. Au fond, Walter Kane n’était qu’on prétexte qui lui offrait l’occasion de laisser libre court à ses plus sombres penchants.

Virgil se sentait fort. Psychologiquement supérieur. Non seulement, il n’avait jamais été du genre à se laisser ébranler mais ces six derniers mois à s’exercer avec Nelly à la légilimancie et l’occlumancie avaient décuplé sa confiance en son mental. Il fallait une bonne dose d’abnégation et de maitrise de soi pour lutter contre une intrusion mémorielle ou pour pénétrer un esprit. En comparaison, tenir tête aux politicards de l’école s’apparentait à une récréation entre ses différents exercices mentaux, aussi, quant la Serdaigle chercha à piquer son égo en affirmant qu’il n’était qu’un trouillard il répliqua instantanément.

« Noor, comme tu me déçois. Je te pensais  plus intelligente que ça. Elle l’était en vérité mais Virgil aimait sous-entendre le contraire juste pour l’embêter, Tu penses vraiment que la partition du Gryffondor trouillard va marcher sur moi ? Que tu vas me blesser dans ma virilité ou froisser mon ego de mâle en me qualifiant de froussard ? Parce que, bien sûr, un garçon se doit d’être courageux et fier de l’être.» ironisa-t-il.
Il l’observa de ses yeux mi-clos un instant et reprit :
« Bonjour les stéréotypes… Je croyais que tu luttais justement contre toute forme de sexisme. Avant de faire la moral aux autres  tu devrais être plus intransigeante envers toi-même…»

L’attaquer sur ses combats était la chose la plus judicieuse à faire selon Virgil qui n’hésita pas une seconde avant d’en rajouter une couche :

« Et puis honnêtement, en matière de courage je ne pense pas avoir de leçon à recevoir de trois sixièmes années occupés à molester un gamin de quatrième. »

Jay choisit ce moment pour voler au secours de son amie en abatant une carte maitresse dans le duel verbal qui les opposait à Virgil. En effet, il évoqua la prétendue relation entre Jonah et le professeur Corrigan, sous entendant par la même occasion que Virgil bénéficierait de passe droit au sein de l’école. L’acolyte de Curtis cherchait de toute évidence à pousser Virgil dans ses retranchements d’entrée de jeu. Jay savait parfaitement  que le sujet était sensible pour le cadet des Forbes : Même si Virgil n’avait jamais discuté de cela dans le dortoir avec Philip ou Damon, certains silences étaient parfois plus parlants que de longues conversations.  Sans le savoir Jay venait de frapper un grand coup en évoquant les rumeurs relayé par Magpie et Virgil estimait qu’il devait répliquer au mois à la hauteur de l’affront. Le Gryffondor braqua ses pupilles sur Jay tout en passant en revue ce qu’il était susceptible d’utiliser contre lui.

« Et ouai Barnett, pendant que le jury des ASPICS me félicitera pour mon travail remarquable, toi tu pleurnicheras dans un coin  en repensant avec nostalgie à ses sept années passées dans le dortoir de Damon.  Les yeux plissé, le regard figé, Virgil laissa passer quelques secondes de silence avant de poursuivre, Tu repenseras à toutes les fois où tu as pu le mater tranquille à la sortie de sa douche. Nouveau silence. Tu crois vraiment que j’ai rien remarqué ? »

A vrai dire, Virgil n’était pas vraiment sûr de ce qu’il avançait. En six ans, il n’avait surpris qu’un seul regard de Barnett. Un an plus tôt environ. Damon se changeait dans un coin du dortoir et Jay l’avait observé un instant, avec ce même regard caressant que Virgil voyait tous les jours dans les yeux de ses amis lorsque Chloé était dans les parages. Le Gryffondor n’en avait jamais parlé à personne et surement pas à Damon. Pourquoi ?
Uniquement pour Dean.
Virgil ne voulait pas être celui qui lancerait ce ragot. Si Damon l’ avait su,  il aurait fait de la vie de Jay un enfer, que la rumeur soit fondée ou non. Damon pouvait être le pire des homophobes et Virgil n’était pas loin de partager son point de vue avant la découverte, par inadvertance, de l’homosexualité de son propre frère ainé. Si Virgil était à l’origine de propos homophobes, Dean ne le lui pardonnerait surement pas. Alors, il s’était tût et il avait gardé son ressenti pour lui, non pas pour Jay –ce gars ne méritait pas sa bienveillance- mais simplement pour son frère.
Toutefois les choses étaient différentes aujourd’hui : Dean n’était plus scolarisé à Poudlard et Jay cherchait à s’opposer frontalement à lui. Il n’y avait donc aucune indulgence à avoir. Virgil devait être implacable et il comptait bien l’être malgré Noor qui l’incitait de nouveau à décamper.

« Je ne bougerai pas de là et si tu as quelque chose à dire à Damon, dis-le lui toi-même, siffla-t-il avant de reporter son regard pernicieux sur Barnett, ou alors, envoies Jay. Je suis sûr qu’il rêve secrètement de le malmener «  Méchant Damon, tu as été un gros cognard, mima Virgil comme s’il était Barnett, Viens par là que je te corrige ! »

Un sourire malveillant éclaira le visage de Virgil. Une part de lui aimait être odieux, c’était indéniable. Jay s’approcha de quelques pas et Virgil se tendit imperceptiblement. Sa baguette était à porté de main, dans sa poche, et il avait déjà réfléchi à une série de sortilèges à formuler en cas d’attaque. Il ne comptait pas l’admettre mais le club de duel, animé par son père et sa poule, s’avérait plutôt utile.

« Alors on perd patience Barnett ? Sache qu’il n’y a que la vérité qui fâche, provoqua-t-il toutefois juste avant que Jay ne lui expédie une sérieuse tape dans l’épaule qui le fit vaciller. Jay était incontestablement plus costaud que Virgil physiquement mais, à Poudlard, les muscles ne servaient à rien. Seules les capacités magiques comptaient.  Profitant de cette proximité avec le jeune homme, Virgil dégaina prestement sa baguette et plaqua l’extrémité de celle-ci juste sous l’œil de son camarade de dortoir.

« Je crois que c’est toi qui va finir par aller te plaindre à mon paternel. » menaça-t-il en prenant bien garde d’utiliser la carrure de Barnett comme protection entre Noor et lui. A priori, Virgil n’avait qu’une formule à dire pour que l’œil du beau Jay Barnett gicle de son orbite, comme dans les films d’horreur !
Avoir une réputation de décérébré pouvait être carrément utile parfois. Virgil était connu pour aller jusqu’au bout des choses et mettre ses menaces à exécution quoiqu’il l’en coûte. En apparence, il n’était pas à une bagarre près ni à un nouveau manquement au règlement. Personne ne savait à Poudlard qu’il soignait son dossier depuis des mois, si ce n’est Nelly…
En toute honnêteté, il préférait secrètement que les choses en reste là, hors, il n’y avait qu’une seule personne capable de stopper cette escalade : Curtis Montgomery.

Ce dernier semblait se désintéresser totalement de la situation. Il venait de se baisser pour ramasser une lettre au sol et s’apprêtait à l’ouvrir lorsque Virgil décida de l’apostropher :

« Montgomery, tu ne comptes quand même pas rester planqué éternellement derrière tes chiens de garde, si ? Tu devrais les rappeler si tu ne veux pas qu’il leur arrive des sales trucs… Allez Noor ! Aux pieds !»



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Everybody Hurts [Curtis, Walter & Virgil]

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