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 [OS] Summertime Sadness [Irving]

Irving WhitakerAubergisteavatar
Messages : 4005

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* Drrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinggggggggggg ! *
Silence.
*Drrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinggggggggggg ! *

Irving maintenait son doigt appuyé sur la sonnette de la petite maison des Pentes depuis cinq bonnes minutes. Pas un mouvement, rien, aucun signe de vie à l’intérieur pourtant il restait là, à insister comme un dératé sur le bouton.

L’aubergiste portait encore le tee-shirt qu’il utilisait pour dormir –un vieux modèle délavé griffé du logo des Bizarr’ Sisters. Il avait sauté dans un jeans en apprenant la nouvelle et il avait transplané à Nimbus,  sans passer par la case salle de bain. Ses cheveux étaient encore  emmêlés de la nuit mais il se fichait bien d’avoir l’air d’un zombie. Comment aurait-il pu penser à sa mise dans de telles circonstances ?
L’aubergiste descendit de quelques marches pour aller se positionner devant la fenêtre du rez-de-chaussée. Il mit ses mains en casquette autour de son visage et tenta d’observer à l’intérieur de la maison mais la pièce était occultée par de lourds rideaux opaques. Il toqua à la vitre.

« Lauren ? C’est Irving !»
Pas de réponse.
« Si t’es là, ouvre moi, s’il te plait ! » poursuivit-il en tapant du plat de la main sur l’ouverture.
Son ton était presque suppliant. Il avait besoin d’explications, besoin de savoir s’il s’agissait véritablement un accident ou…d’autre chose. L’article parlait d’une perte de contrôle du véhicule sur une chaussée inondée mais il citait également Skye. Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Tout ce qui se passait sur cette île maudite était le fruit des manigances de la Milice et du gouvernement.

Irving poussa un profond soupir et appuya son front contre la surface de verre.  Le bébé de Juliet et Jeremy, et maintenant, Samantha. Quand s’arrêteraient-ils ?

-Vous avez lu l’article ?
Irving recula d’un pas et tourna la tête en direction de la porte d’entrée voisine. Une vieille sorcière se tenait sur le perron, les deux mains pressées contre sa poitrine. Un accident d’ambulance… C’est tellement brutal. Elle secoua la tête Je connaissais bien son père adoptif, M. Garrisson, ça vous dit quelque chose ?» Irving avala difficilement sa salive et opina du chef.  « Que Merlin lui vienne en aide… » souffla la femme avant de regagner l’intérieur de sa maison.

Irving resta immobile au milieu de la voie, hébété, perdu. Ce n’était pas la première fois qu’il perdait un proche –loin de là même- mais il ne s’habituerait jamais à cette terrible sensation. Ce moment où vous prenez pleinement conscience du caractère irréversible de la situation . Irving avait essayé, par le passé, de se forger une carapace afin de ne pas être si durement impacté à chaque nouvelle perte mais force était de constater qu’il n’y parvenait pas. Il avait beau s’être préparé à être de nouveau confronté au deuil –c’était inévitable en s’engageant dans la résistance- il n’ arrivait pas à lutter contre l’immense sentiment de tristesse et de gâchis que lui inspirait la mort de Samantha Miller.

Le jeune homme jeta un dernier regard à la maison de Lauren et Sam avant de se résoudre à partir. Soit Lauren n’était pas là, soit elle avait besoin d’être seule. Il se mit donc en marche, descendit les ruelles qu’il arpentait avec Sam bien des années auparavant, durant les jeux de leur enfance. Il s’arrêta sur la Grand Place et s’installa un moment sur le banc où ils avaient discuté, Sam et lui, peu de temps après la transformation de la jeune femme. Irving caressa le bois du siège en se remémorant cette conversation avec nostalgie. Ils avaient parlé de deuil, déjà, -de Danny et de Roxanne- et de l’injustice de leurs morts si prématurées.. .Si Samantha avait su. Lors de cette journée, il avait aussi évoqué Marchebank, qui, à leurs yeux, semblait être l’homme providentiel qui allait tout arrangé…
Comme ils s’étaient trompés…

Son regard se posa alors sur l’imposante façade de brique rouge qui plongeait dans l’ombre une large partie de la place.

« Industries Cosmos. »

L’enseigne flambant neuve se détachait en relief du mur  mais Irving préférait l’autre. Celle qui était à moitié effacée par le temps,  tracée un peu plus bas à l’encre marron dans une typographie démodée, datant de l’âge d’or du passé industriel de la ville.
« Usine de Fabrication de balais Magiques, Nimbus. »



Cette institution avait abrité le premier combat de Samantha : La révélation du Rapport qui établissait clairement le lien entre les méthodes de fabrication des balais et l'épidémie de Consumeuse qui ravageait les employés. Irving se sentait tellement redevable , aujourd’hui. Sam avait pris ce problème à bras le corps à l’époque où il était bien incapable de s’en occuper… Elle avait fait beaucoup pour cette ville, et pour ses habitants, et l’aubergiste espéraient que les Nimbusiens saurait s’en souvenir.

Lui, en tout cas, il n’oublierait pas.

Il observa de longues minutes la fumée s’échapper des hautes cheminées puis il se remit en marche, poursuivant son étrange pèlerinage qui le guida jusqu’au plat, non loin de la maison familiale des Whitaker. Irving s’arrêta devant le petit pavillon d’Henry Garrisson et jeta instinctivement un regard en direction de la fenêtre de l’ancienne chambre de son amie. Vu d’ici, rien n’avait changé. Les mêmes rideaux, la même tapisserie. Ils en avaient passé du temps dans cette chambre à jouer de la guitare et à discuter de tout et de rien. C’était devant cette maison et son muret de brique, qu’ils avaient échangé leur premier baiser. La toute première fois où il avait trouvé le courage d’embrasser une fille ! Merlin !
Irving secoua légèrement ses boucles emmêlées tandis que ce souvenir lui tirait aussi bien un léger rire que des larmes. Il pressa ses doigts de part et d’autre de son nez,  renifla brièvement et décida finalement qu’il était temps de rentrer.  

Il transplana directement dans la pièce à vivre de Mallowsweet. Sa tasse  de café froid l’attendait sur la table, à l’endroit exact où il l’avait abandonné un peu plus tôt dans le matin, juste à côté de Gazette du Sorcier datée du 9 mai 2010. L’ancien Gryffondor s’approcha pour observer plus en détail la Une du quotidien mais Finn sortit à cet instant de la cuisine, en pyjama, tenant entre ses deux mains un bol rempli à ras bord de cacao.

« Ah te voila !s’exclama-t-il en découvrant Irving, Je te cherchais ! Il avança précautionneusement dans la pièce, les yeux rivés sur le liquide qui menaçait à tout moment de se rependre au sol, puis il s’installa à table, juste à côté de la place laissée libre par l’aubergiste. « T’étais où ? »
-Je suis allé faire un tour, souffla-t-il en s’asseyant à côté du gamin.
-Où ?
- A Nimbus. » Irving replia  délicatement le journal posé entre eux -incapable de supporter plus longtemps le portrait de Samantha -puis il s’accouda sur le périodique et croisa les bras.
-Pourquoi ?
-  Dis-moi, c’est un véritable interrogatoire que tu me fais passé, plaisanta-t-il avec un léger sourire, je voulais voir une amie… répondit-il toutefois après un bref silence.

Ses pensées vagabondèrent vers Sam’  discutant joyeusement avec Grady et James dans leur salon, à peine quelques mois plus tôt. La vie était si courte et si imprévisible. L’Aubergiste observa son café froid et reporta son attention sur la fenêtre qui donnait sur la lande. Il faisait beau, très beau même. C’était une belle journée printanière où il aurait été dommage de se morfondre à l’intérieur. Irving était tenté, pourtant. Tenté d’envoyer Finn jouer dehors pour avoir la paix. Tenté de convoquer, un à un les souvenirs qu’il avait de Sam, encore et encore : Ressortir les partitions des morceaux qu’elle lui avait appris à la guitare, revivre cet après-midi à la taverne du Capricorne Bleu et chercher dans sa mémoire les paroles qu’ils avaient échangés autour de cette table, lui, Klemens et Samantha.
Il aurait pu faire ça, s’entourer de fantômes mais il avait besoin d’autre chose. Besoin de vie et d’insouciance. De rire pour panser ses plaies. Plus que jamais.

« Finn, dit-il alors, et si on allait voler un peu aujourd’hui. Faire quelques balles dehors. Il fait beau.
- Oh ouais ! Carrément ! s’enthousiasma le gamin.
Irving l’observa avec une tendresse non feinte et ajouta:
-Allez, finis ton bol, il faut prendre des forces si tu veux qu’on batte Nora et ta sœur au Quidditch… »


Fin
Au revoir Samantha ! Keur


Every day of your life is a leaf of your story which you write
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[OS] Summertime Sadness [Irving]

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