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 Constantine Égalité

Constantine ÉgalitéMême moi je sais pas ce que je faisEn ligneavatar
Messages : 31

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Constantine Égalité

" Je me fais actuellement plutôt chier "


AgeTrente-sept ans.
Date de naissancené un 16 Octobre de l'année 1975, Constantine est un homme de l'automne.
Lieu de résidenceAnciennement Londres, nouvellement Leopolgrad, question de standing.

BaguetteIf et ventricule de dragon, un mélange relativement ingérable, plutôt explosif, qui a laissé quelques traces à la mémoire de Constantine. Il entretient avec sa baguette une relation houleuse.

Animal de compagnieUn furet, ironiquement baptisé Chevalier.

AvatarJames McAvoy

AutreJe profite de cette fin de fiche pour notifier, en ayant parlé avec Roy, que j'ai choisis d'interrompre ma fiche avec le début du contexte du forum, pour des raisons pratiques étant donné que plusieurs choses risquent d'être décidées en fonction des liens, j'ai préféré ne pas trop m'avancer pour avoir l'occasion de modifier des choses, et de la même manière, je n'ai pas décrit précisément son ascension au sein du Département des mystères, ayant trouvé très peu d'informations sur la hiérarchie interne du département et préférant me mettre d'accord avec tout le monde avant de faire ma sauce ! Bien entendu si ce manque d'infos sur cette période est gênante je prendrai le temps de mettre en place les liens avant validation, pour clôturer avec un dernier paragraphe !


Curriculum Vitae

Métier / Année d'étudeNouvellement directeur du Département des Mystères, et très content de lui.
Maison / Ancienne MaisonÉlève émérite de l'Académie de Beauxbâtons.

Matières suiviesJe ne suis plus un élève!


Vie associative / hobbiesUne grande passion pour le Quidditch, Constantine possède - pour sa plus grande fierté - un passé de poursuiveur et de capitaine, et a caressé longtemps l'idée d'intégrer l'équipe Nationale Française pour concourir au niveau européen et mondial. Si les circonstances lui ont à postériori fait adopter une voix différente, il n'en reste pas moins un supporter forcené, absolument incollable sur l'histoire du Quidditch et ses équipes actuelles, et se déplace régulièrement pour assister à des matchs. Cette passion effrénée se répercute par ailleurs sur les balais, outil utile s'il en est, dont Constantine possède une collection très respectable.

Bord politiqueConstantine s'est vendu au FREE avant même que le FREE n'existe. A l'avènement qui précéda les distinctions de Fiennes, sa chute imminente, pressentit par un instinct politique jamais défaillant, Constantine avait placé dans Leopolod (qui à l'époque ne l'avait probablement pas encore remarqué) son choix pour le futur. Il n'en démord pas aujourd'hui et contemple, de sa nouvelle place au gouvernement, les groupuscules se former et se déformer sous ses yeux avec un intérêt curieux et amusé, comme un enfant penché sur une fourmilière. Entier dans ses idées pourtant, Constantine aurait un mot bien sentit pour chacune de ces organisations si on lui posait la question. Et bien qu'il ai du respect pour la F.O.S.S.E ou l'O.F.F.R.E, il condamne par contre avec une force égale tous groupuscules conservateurs, dégoûté par une démagogie qui, loin de celle de Leopold, lui semble se dissimuler sans subtilité derrière des arguments bien-pensants sans jamais oser assumer réellement les idées qu'ils revendiquent. Constantine, qui méprise la lâcheté plus encore que la propension de son propre père à être un gros beauf, se sent incapable de valoriser ces partis qu'il juge mesquin et pleutre.    



Relation au régime MarchebankMalgré ses attitudes détachées et sa mauvaise manie à rire de tout, on trouvera difficilement en Grande Bretagne un soldat plus fervent que Constantine. Même s'il ne se sent pas en accord avec toutes les décisions politiques de Leopold, il est ce genre d'homme qui, une fois une allégeance prêtée, revient difficilement sur sa parole…


Description physique
Constantine a un sourire de reptile, feignant, paresseux, empreint de sucre, et un regard aux paupières lourdes comme une apathie constante, une sorte de fatigue interne et profonde. Il a pour lui un charme étrange et dérangeant, aussi paradoxale que la douceur des traits de son visage. Car lorsque Constantine fait l'effort de soulever une paupière, de braquer sur son entourage son regard acide, il est rare de voir apparaître dans cet œil clair un sentiment de bienveillance.
Constantine possède toutes les attitudes d'un animal carnassier que la sélection naturelle passerait son temps à menacer. Petite taille, visage rond, nez empâté, en quiconque et, malgré une gamme d'expressions très variées, une tendance insupportable à avoir l'air gentil - tant qu'on n'a pas vu ses yeux - qui l'exaspère. Il n'a jamais bien su comment ni pourquoi la nature l'avait doté de cet aspect, absolument en désaccord avec son caractère, qui pousse les gens à lui faire confiance et à le trouver mignon. Peut-importe, il s'en sert.
Couramment, Constantine réserve au monde trois expressions majeures : le mépris, l'amusement, et l'ennui. S'il peut faire le choix de dissimuler ses émotions, il se fend rarement d'un tel effort, et préfère au contraire rester bien lisible pour éviter à son entourage de se faire de fausses idées : sembler naturellement vouloir être copain avec tout le monde le fatigue suffisamment socialement pour qu'il évite à ses ennemis de se méprendre sur ses intentions. Résultat : Constantine dégage quelque chose de spécifiquement hypocrite en permanence, rehaussé par un fond de sarcasme gravé sur le coin de ses lèvres qui ne cessent presque jamais de sourire - mais jamais de la bonne manière - et qui en font quelqu'un à l'apparence changeante, indéchiffrable, un terrible caméléon mielleux et velouté prêt à enfermer dans sa main froide celle de n'importe qui, la gratifier d'une pression amicale pour mieux lui arracher les yeux ensuite.
Constantine, par ailleurs, prend soin de lui, mais à moitié. Il prête un intérêt calculé à ce qu'il porte, et passe beaucoup de temps à soigner son image. Du costume de marque au tee shirt " décontracté ", Constantine adopte tous les styles avec une sorte de désinvolture évasive : tout lui va, ou à peu près, et sans efforts (ou à peu près.) Il se rase, parfois, mais pas toujours, et peut oublier facilement, mais sans que cela le gêne, lorsqu'il est trop absorbé par une tâche. Il a des goûts de luxe.
Constantine n'est pas guindé. Dans une réunion au sommet, son attitude fait plutôt tâche. Flegmatique, impudent, il se laissera couler au fond de son siège, à moitié endormis, tant qu'il ne jugera pas les questions soulevées d'un intérêt suffisant. Soudain, quand ces sujets apparaissent, la métamorphose se produit. Il se redresse, les coudes sur la table, les mains croisés, le sourire contenu, et ses yeux, demeurés vides jusque-là, éblouissent subitement d'un rayon intense tous ceux sur quoi il se portent. Il en va de même dans la vie de tous les jours : narcoleptique dans l'ennuie, hyperactif dans la curiosité, Constantine passe d'une attitude extrême à une autre, et ses états moraux se traduisent presque toujours brutalement sur son corps.
Un véritable livre ouvert, donc, mais qui porte sur lui presque constamment une couverture trompeuse.    


Caractère
Fébrile, impatient, passionné, obsessionnel. Constantine est doté d'un caractère extrême qui ne s'épanoui pas dans la demi-mesure. Ambitieux, avide, sûr de lui, il réfléchit terriblement vite, dort peu tant qu'il n'a pas réglé un problème, ne rêve jamais à rien qu'il ne puisse accomplir. Il est un homme pragmatique et fuyant, une éminence grise qui attend son heure, peut-être trop mesquin pour régner mais bien suffisamment rusé pour grandir dans l'ombre de celui qui règne. Calculateur malhonnête, ses valeurs morales sont absolument tronquées par son propre égoïsme : il perçoit facilement les êtres comme des outils à son service, mais toujours de manière détournée, car si Constantine peut manquer d'hypocrisie morale, il aime particulièrement les défis, et la manipulation lui paraît être le plus grande de tous.
Constantine aime la politique. Il n'a jamais rêvé terrain de jeu plus grand, plus drus, plus dur. Il aime y voir s'y confronter, comme des colosses, les grandes statuts pleines de convictions destinés à ébranler l'ordre social. Le foisonnement des trahisons, des disgrâces, des poignards enfoncés dans le dos le maintiennent éveillé, alerte, font travailler son instinct terrible. Comme un animal sauvage, Constantine écoute ses impulsions inconscientes, qui le guident avec une justesse absolue dans ses choix et les confiances - peu nombreuses, presque inexistantes - qu'il accorde.  Constantine est un être solitaire qui ne souffre pas de la solitude. Mangeur de viande ministérielle, l'information est sa plus grande curiosité. Il a besoins de tout connaître pour se savoir complet, craint de manquer de connaissances, construit compulsivement des dossiers sur tous ceux qui l'entoure. Il s'abrite ainsi derrière des colonnes blindées de scandales passés, de retournement de vestes, de comptes réglés.
Par inconscience ou par plaisir du danger, Constantine n'a peur de rien. Il aime
provoquer, complimenter à sa manière, pousser à bout. C'est dans l'échange de politesse grossières qu'il reconnaît ses meilleurs amis. Il n'a d'ailleurs pas l'air de connaître la notion de respect et pourtant, ses valeurs et sa morale, qui lui sont propres, donnent à ce mot un sens profond. Car si Constantine peut sembler velléitaire et déconcentré aux premiers abords, comme un chat attiré par la lumière d'un laser, il est en fait doté d'une catégorie d'âme fondue dans le plomb le plus pur.
Constantine a peu d'allégeances. Le département des mystères, pour qui il voue l'amour le plus profond, peut-être, de toute son existence. Le régime politique pour lequel il choisit de s'engager, et à qui il voue beaucoup de sacrifices personnels. Leopold, peut-être, même s'il se garde bien de le lui dire en face. Constantine ne donne sa confiance qu'à quelques élus, mais ceux-là, tant qu'ils ne l'auront pas trahis, seront servi à hauteur de leurs espérances : Constantine se donne totalement, ou ne se donne pas du tout.      


Histoire
Souvenir #1- Semi Cracmol

- Concentre toi.
- Je suis concentré.
- Concentre toi mieux. "
Constantine expira un grognement exaspéré en abaissant sa baguette. " Je ne peux pas me concentrer mieux, Lou, si tu me parles toutes les trente secondes.
- Ne te braque pas. " La jeune fille avait à peine esquissé un geste et fixait un point abstrait sur le mur en face d'elle, comme si elle s'apprêtait à jeter un sort. " Si tu te braques, tu perds en concentration. Ne détourne pas tes yeux du point que tu as choisis, Constantine. Toute ton attention doit être tendue vers lui. Imagine que tu mourras si tu le quitte des yeux. Imagine…
- Trop tard, je suis mort. Ta propension à me vouloir concentrer est tellement déconcentrante que je pense qu'on peut laisser tomber pour ce soir. "
Lou tourna les yeux vers lui. Elle avait une façon étrange de se mouvoir, à la fois gracieuse et rigide, comme une statue qui, ayant pris vie soudainement, aurait trouvé son sang encore ankylosé par des années d'immobilité. De ses yeux noirs et incisifs, elle scruta Constantine en plissant les paupières. Lou scrutait toujours intensément. Cela donnait l'impression d'être nu sous son regard. Constantine détestait cette sensation, mais trouvait déjà dans la répulsion l'essence d'un amour passionné. " Tu abandonnes ? " Lou ne cillait pas. De manière générale, Lou cillait très peu. C'était une fille plutôt bizarre. Elle avait des manières d'automate.
- Seulement pour ce soir.
- Ne compte pas sur moi demain.
- Hein…
- Abandonner ce soir, c'est abandonner pour toujours.
- Ho, bon sang. " Constantine qui avait esquissé le geste de ranger sa baguette dans sa poche, se ravisa. " C'est tellement dramatique. Tu vois bien que ça ne marche pas. Ca fait vingt fois que j'essaie de lancer ton sort, et le résultat, le résultat est super : casser une vitre, niquer une armoire… Et je me suis brûlé la main. Du reste, excuse-moi, mais ton truc de point, de projection de la colère ou je ne sais quoi, ça fonctionne à peu près aussi bien que de donner une baguette à un cracmol. Ca m'épuise.
- Tu abandonnes ?
- Non. Je veux juste aller me coucher. " Avec une attitude de claquement de porte, Lou se détourna.
- Constantine Égalité, déclara-t-elle. Vous êtes un lâche. "

Il expira longuement en fermant les yeux. Lou était intransigeante et exigeante. Elle passait son temps -et cela lui était aussi insupportable que nécessaire- à le confronter à sa propre inaptitude. Jeter un sort devenait une obligation morale, une lutte qui ne s'achevait pas tant que la victoire n'était pas prononcée. Constantine luttait pendant des heures. Il ne supportait pas de la décevoir. Sa fierté, son égocentrisme, vivaient mal son regard atone, son expression impassible. Lou ne le félicitait jamais, ne l'encourageait jamais. Elle se contentait de le mettre face à sa propre médiocrité. Constantine en concevait une rage froide. Une rage à l'origine de cette volonté profonde qui allait dicter toute sa vie.

Adulte, il était difficile à Constantine de dire quand exactement avait commencé cette période de lutte. Il se souvenait vaguement qu'à une époque, il lui était facile de faire de la magie, que les évènements étranges se déclenchaient presque obligatoirement en accord avec sa volonté. Il lui semblait par ailleurs avoir eu une période précoce, et avoir réussis ses premiers sorts très tôt après son entrée à l'école, mais lorsqu'il se concentrait sur ces évènements, la chronologie de ses souvenirs devenait flottante, abstraite, et il lui était impossible de dire s'il s'agissait de l'avant ou de l'après. Il lui semblait que sa mémoire fonctionnait étrangement, à reculons, ou en parallèle de ses propres expériences. Elles se confondaient en un seul bloc, ou se transvasaient d'avant en arrière. Un événement arrivé il y a deux ans pouvait lui sembler dater de quelques jours.

Il ne se souvenait pas, petit ou durant ses premières années d'études, d'avoir souffert de ces troubles de mémoires étranges et compulsifs. Mais il ne pouvait le garantir, oubliant et se remémorant par fragments, et devait pour tenir de telles affirmations faire confiance à la mémoire de sa mère. Il était seulement certain d'une chose : il y avait eu un avant et un après. Un avant pendant lequel, à Beauxbâtons, il était incapable de contrôler un sort, d'utiliser sa baguette sans se blesser lui-même, avec une puissance dangereuse pour lui et pour son entourage. Et un après où, peut être grâce aux nuits blanches passées enfermé avec Lou à s'exercer en cachette, ou au programme spécial mis en place pour lui, il était parvenu à débloquer quelque chose en lui, brutalement, comme un déclic. S'avait été une période longue et douloureuse, il s'en souvenait, durant laquelle il avait senti le changement opérer en profondeur. Et enfin, un matin, vers six heures après une nuit d'exercice, il s'était senti en contrôle. La sensation de la baguette dans sa main, la magie qui traversait ses sens, s'imprégnait du bois, s'éjectait brutalement lui sembla pour la première fois une jouissance profonde et naturelle, après des années (ou des mois, il ne sait plus exactement) de frustration et de rage. Constantine se souvient exactement des sensations, de l'état d'esprit de ce souvenir, et il lui semble en permanence que l'évènement s'est produit à quelques heures de sa propre temporalité. Il sait avec certitude en oubliant toujours l'époque, que ce changement radical, en plus de modifier ses relations aux autres, lui avait apporté, enfin, cette confiance en lui déroutante et dangereuse, quand on avait compris ce qu'on supposait : en pleine maîtrise, Constantine possédait une force magique profonde et réelle qui le rendait redoutable.

Souvenir #2 - Camille Égalité

De souvenir d'homme, et malgré sa mémoire défaillante, Constantine gardait dans son esprit la certitude d'une image, une photographie qui se meuvait lentement, de ses frères et lui, debout devant le manoir familiale. Sur la photographie, le plus jeune des fils, Camille, esquisse un geste en direction de Constantine, comme s'il voulait glisser son bras sous le sien. Camille doit avoir onze ans. Constantine pas plus de quinze. A la gauche de Constantine, face caméra, Fabre et Saul, les deux plus âgés, forment un bloc et épient les deux plus jeune avec bienveillance.

Constantine regarde parfois cette photographie, lorsqu'il retourne chez lui, et lui trouve un drôle d'air. Il ne lui semble pas avoir gardé un seul souvenir agréable de sa vie commune avec ses deux frères aînés. Camille et lui, plus faibles, moins parfaitement " successfull ", essuyaient le mépris de deux hommes proches en âge et qui aimaient montrer leur domination. Constantine, particulièrement. Son incapacité à jeter un sort, il s'en souvient, lui valaient de nombreux griefs, et beaucoup de moqueries, qui allaient parfois jusqu'à l'humiliation physique. Ce que ses camarades de classe ne lui faisaient pas subir, parce qu'il était apprécié à Beauxbâtons pour son humour et son autodérision, ses frères aînés le lui infligeaient au quotidien lorsqu'il rentrait chez lui. Et contre deux puissants sorciers, Constantine n'avait jamais trouvé comment se défendre.

Camille était différent. Camille était le cadet. Camille se fichait bien que son frère soit incapable de jeter un sort. Ils ne se découvrirent pas tout de suite. Constantine n'aurait su dater avec précision l'évènement qui avaient conduit à leur rapprochement, de la même manière qu'il était incapable de dater réellement son handicap. Il avait seulement la certitude qu'il s'agissait de quelque chose que ses frères avaient commis, et qui, instantanément, les avaient ligué, pour en faire un duo presque inséparable. Tardivement, cependant. Constantine, qui confond les dates, les jours, les chronologies, se faisait rappeler souvent par Camille que petit, ils s'ignoraient, mais qu'à l'adolescence, lentement, timidement, ils devinrent de réels confidents. Son intimité avec Camille le protégea de Saul, le protégea de Fabre. Ils grandirent, tous les quatre, et les violences devinrent une pression morale. La famille Égalité réussissait ce qu'elle entreprenait. C'était systématique. Constantine ne pouvait faire autrement que d'engager une course avec ses frères. Une compétition avide, brutale et violente, qui lui laisse encore aujourd'hui un goût amer au fond de la gorge. Constantine en avait souffert, d'abord parce qu'il s'était senti incomplet, ensuite parce qu'il sentait quelque chose à l'intérieur de lui qui était différent, et devait finir par se confirmer.

A partir du moment où il s'était senti capable, à nouveau, de maîtriser sa baguette, de redevenir un sorcier complet, il avait su, instantanément, que le problème de fond perdurerait. Cela devait se confirmer dans un moment de trouble profond.

Souvenir #3 - L'enterrement

Constantine dévisageait le cercueil comme il aurait dévisagé son frère, avec un sentiment de solitude et de douleur profonde. Il serrait les lèvres, pour étouffer le sentiment qui écrasait sa poitrine et empêcher ses larmes de couler. Il refusait que sa mère, que son père, que Fabre, que Saul, soient témoins de sa peine.

Camille était mort et désormais Constantine était seul.

Son frère avait emporté avec lui la seule véritable famille qu'il ai jamais eu. Il emportait ses souvenirs, sa douceur, une partie de lui. Camille avait habité à Londres, à deux rues de son appartement. Ils avaient été les seuls ayant exprimé le désir de quitter la France, l'un pour rejoindre le Département des Mystères, l'autre pour devenir professeur. Constantine savait que Camille, au fond, l'avait suivi. Il aurait pu rester en France, mais il avait choisi Londres parce que son frère y était et qu'ils se voyaient difficilement vivre l'un sans l'autre.

Mais les changements de vies radicaux modifient les relations, et le climat social évoluant vers une terreur sourde d'angoisse, Camille s'était éloigné. Constantine se reprochait cet éloignement. Il n'avait pas été suffisamment présent pour son frère, absorbé par un travail de recherche auquel il se dévouait corps et âme. Devenir une Langue de Plomb était le rêve dans lequel il avait placé toutes ses attentes, depuis le moment où il avait appris l'existence du Département des Mystères, et pour ce nouvel amour, il avait abandonné son frère quelque temps. Un frère jeune, impulsif, naïf et doux. Un frère influençable. Un frère qui s'était trouvé de nouveaux amis, avec de nouvelles idées.

Lorsque Constantine réalisa ce changement, il était déjà trop tard. Camille en parlait à demi-mots, mais il s'était laissé convaincre et sa tranquillité d'esprit s'était muée en un désir de justice absurde, un désir de justice qu'il avait pris la décision de mettre en application au service d'un être terrifiant dont plus personne, en Grande Bretagne, et depuis longtemps, n'osait prononcer le nom. Constantine tenta, de toutes ses forces, de convaincre Camille qu'il empruntait une mauvaise voie, mais leur discussions idéologiques s'achevaient systématiquement sur des disputes d'une violence qu'ils n'avaient jamais connu entre eux, si bien qu'ils finirent par ne plus en parler. Perdura entre eux une méfiance douloureuse, un jugement moral déchirant. Un mur s'était construit malgré eux et donnait à leur rencontre un goût amer qu'ils ne parvenaient pas à digérer.

- Constant…  Fabre avait posé sa main sur l'épaule de Constantine qui, arraché à ses souvenirs, se contracta instinctivement. Je suis désolé que tu ai eu à  t'occuper de tout ça, nous aurions…
- Épargne moi ça. D'un geste glacial, Constantine avait libéré son épaule.
- Je le pense sincèrement. Tu n'es pas le seul que la mort de Camille touche. "
Constantine se retourna brutalement pour saisir le regard de son frère. L'idée même que quelqu'un d'autre, hormis sa mère, puisse revendiquer la peine et le manque qui lui déchirait le cœur, lui était insupportable. " Tu sais, Fabre… Je me cogne de tes états d'âme. Ne prends pas cet air surpris. Tu n'as jamais fais l'effort de nous connaître, Camille et moi. Notre sort ne t'a jamais intéressé. Alors je t'en supplie. Par respect pour moi, par respect pour Camille, par respect pour toi aussi peut être, ne fais pas semblant, aujourd'hui surtout, d'en avoir quelque chose à foutre. "
- Je pensais qu'on pouvait faire une trêve. Le ton de Fabre était incertain, mais ses yeux ne cillaient pas. Maman s'inquiète pour toi, réellement. Et nous aussi, à vrai dire. On a remarqué que tu n'arrivais plus à… Que tu n'utilisais plus… Constantine éclata d'un rire qui aurait fait givrer la glace.
- Tu as scruté intensément chaque moments où j'hésitais à utiliser ma baguette avec un affront franchement pathétique, Fabre. Je l'ai remarqué, tu jubiles. Non, je n'arrive plus à faire de magie, mais ne t'inquiète pas pour moi, une tripotée de médicomages très compétents diagnostiquent un choc post traumatique qui devrait se régler avec du temps, et un bon psychomage. Il est manifestement commun d'avoir quelques problèmes lorsqu'on découvre le cadavre de son frère.
- Tu te trompes sur mes intentions. Mais je comprends que tu ne veuilles pas me faire confiance. Constantine haussa les yeux aux ciel. D'accord, d'accord. Je n'évoquerais plus rien. Je veux simplement que tu sache que nous ferons tout notre possible pour nous mettre en relation avec des gens compétents et découvrir ce qui est arrivé à Camille.
- On sait ce qui lui est arrivé, répliqua Constantine. Avoir cette discussion était au -dessus de ses moyens, et l'agressait profondément. Il s'est fait tatouer un crâne et un serpent sur le bras, la guerre a eu lieu, et son camp à perdu. Voilà ce qui lui est arrivé. Il vaut mieux pour lui qu'il soit mort. Il n'aurait pas supporté Azkaban. " Fabre pinça les lèvres. Le ton de Constantine était d'une agressivité passive si profondément emprunte d'acidité qu'il était difficile pour lui de l'écouter parler. Mais Fabre n'était pas idiot. Des années de travaille au Ministère de la Justice magique avaient aiguiller son regard, et il savait que Constantine ne disait pas tout. Il lui semblait que son frère savait précisément ce qu'il était advenu. Et Fabre, dans un mouvement d'égoïsme bien-pensante, s'était juré de le protéger. " Fabre, reprit Constantine, et son ton, comme épuisé subitement, s'était fait plus faible. J'aimerai être un seul un moment à présent, si tu veux bien. "
Fabre comprit. D'un mouvement lent, il se détourna, après avoir hésité à toucher à nouveau l'épaule de son frère. Constantine lui parut très faible, en cet instant. Cette vision le déstabilisa, car même au plus profond de son handicap magique, son frère avait toujours dispensé une force vive, une volonté revêche. Il ne ressemblait désormais à rien d'autre qu'à un homme épuisé par des mois de labeurs et de souffrance, et Fabre se demanda pour la première fois comment Constantine avait vécu la guerre.

Interlude - Un oublie

Il y a une chose étrange qui existe quelque part dans ma mémoire, mais c'est drôle, impossible de mettre la main dessus. C'est comme un point fuyant qui mélange mes souvenirs en permanence. J'ai cette sensation de certitude qu'il s'agit d'un événement d'une grande violence, qui probablement m'a fait mal, et qu'au lendemain de cet événement, je ne pouvais plus jeter un sort. J'ai la certitude que c'est arrivé pendant mes premières années d'écoles. J'ai un tas de certitudes qui flottent, insaisissables, comme des sensations instinctives. Mon inconscient connaît de nombreuses choses sur moi que j'ignore, ou plutôt que j'ai oublié. Je crois que si je parvenais à me souvenir, ma mémoire s'ordonnerait pour toujours, et je n'aurai plus jamais peur de ne plus pouvoir utiliser la magie. La détresse, la fatigue, l'angoisse, le stress, ne produiraient plus ces blocages insupportables. Je pourrais dater les évènements.

Le Département des Mystères m'ouvre des possibilités, mais elles ne sont pas encore totalement suffisantes, il me faudrait un champ d'action précis, un champ d'action…

Leopold Marchebank semble ouvert aux grandes propositions.



Famille et entourage
Phillipe Égalité - père
Riche et français de naissance, Phillipe a toujours placé dans la réussite méritocratique un respect qui le conduit à élever globalement ses enfants sous le joug de la pression et de l'excellence. Intransigeant, brutal et doté d'un humour plutôt vulgaire, Constantine a pour ce père écrasant et tyrannique très peu d'amour.

Sybil Égalité - mère
Sybil est une femme de classe qui s'associe aussi bien physiquement avec son mari que mal dans son état d'esprit. Une main de fer dans un gant de velours, elle n'a épargné à Constantine et à ses frères aucun de leurs écarts de conduite. Sa capacité cependant à écouter et à comprendre ses fils mieux qu'eux même lui octroie chez Constantine un semblant d'affection restreinte par la peur inconsciente qu'elle lui inspire.

Saul Égalité - frère
44 ans - Président Directeur Général d'une entreprise de bois destiné à la fabrication de baguettes magiques, Saul connaît en matière de baguette chaque tenants et aboutissants de la cause. Il est réellement passionné, mais sa chaleur semble s'être concentrée exclusivement dans cet amour pour les ustensiles magiques. Il paraît au quotidien froid et distant, mais couve en vérité un tempérament pleins d'un humour sarcastique et pinçant. Saul a relativement peu de vrais amis, mais ceux-ci connaissent un homme très différent du directeur afféré et intransigeant. Saul a été particulièrement méprisant avec Constantine dans leur jeunesse, mais étrangement, c'est celui des deux qu'il supporte le mieux.

Fabre Égalité - frère
42 ans - Fabre siège en tant que Juge au Ministère de la Justice Française. Il est ambitieux, courtois, cultivé et vif d'esprit. Ces qualité se contrebalancent avec une fâcheuse tendance à s'écouter parler et à admirer son propre esprit. Il est raffiné, et plutôt populaire socialement, doté d'un sens oratoire que seul Camille ne partageait pas avec ses frères. Son charisme naturel lui permet de conquérir rapidement les gens qu'il côtoie souvent par intérêt. Fabre est un sorcier puissant, et ne fait jamais le bien par altruisme, mais par soucis de ressembler à une bonne personne.

Camille Égalité - frère
Décédé.


Code:
[code]{
nom: "Constantine Égalité",
statut_perso: "PJ",
img_prez: "[url=https://servimg.com/view/11704049/502][img]https://i.servimg.com/u/f25/11/70/40/49/th/consta11.jpg[/img][/url]",
qualif_pres: "Directeur du Département des Mystères",
age_pres: "37 ans. (16 Octobre 1975)",
ville_pres: "Leopoldgrad",
rapport_pres: "collaborateur actif",
description: "Description en 550 caractères maximum.",
 },[/code]

Comment avez-vous trouvé le forum? Je parlais de gâteaux et de thé à la menthe avec Roy et au détours d'une conversation impliquant un passé commun, tout à dégénéré.

Qu'est-ce qui vous a poussé à vous inscrire? Le background, j'ai plus de vie, je passe ma vie à lire des fiches de descriptifs, des wiki Harry Potter et des rps à cinq cent personnages dont je comprends un dixième des trames scénaristiques, mais la politique et les baguettes sont si bien vendues par ici que j'ai eu très envie de faire un effort.
Constantine ÉgalitéMême moi je sais pas ce que je faisEn ligneavatar
Messages : 31

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Dernière édition par Constantine Égalité le Dim 2 Sep 2018 - 23:52, édité 1 fois
Ma fiche est terminée et toute à vous, je vous la laisse, soyez gentils avec elle s'il vous plaît !

Roy CalderGros canardavatar
Messages : 2010

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