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 I'm a mess [Lauren & Dave]

Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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11 mai 2010, à Azkaban

Comme à peu près toutes les personnes de son âge, Dave n’avait jamais posé les pieds dans la lugubre prison des sorciers, mais il avait entendu assez d’histoires pour appréhender fortement ce moment. Bien que les miliciens qui l’accueillirent firent preuve de tout leur respect à son égard, dès l’instant où Dave pénétra dans le bâtiment, il se sentit profondément mal à l’aise. La forme même de la tour démontrait l’intention de ses concepteurs de rendre fous ses occupants : le triangle ne laissait aucun échappatoire, on était forcé d’y tourner en rond.

La mer s’agitait violemment sous le ciel nocturne, ce qui n’arrangeait rien à l’aspect lugubre de la prison. Dave imaginait sans mal combien ce lieu devait plonger ses occupants dans un désespoir sans fin, du temps où les gardiens étaient encore des Détraqueurs. La prison était suffisamment sinistre sans ces créatures affreuses, son père avait bien eu raison de les renvoyer, songea t-il, d’un air lugubre. Les pas du milicien face à lui et de son collègue qui fermait la marche résonnaient comme s’ils étaient les seuls êtres vivants ici. Le fauteuil de Dave émettait un roulement régulier qui ne lui avait jamais paru aussi sonore. Paradoxe perturbant, il se sentait comme piégé ici, alors qu’il était un homme libre, contrairement aux prisonniers qui croupissaient derrière les lourdes portes des cellules.

Dave n’avait aucune envie d’être là mais il le fallait. Il avait besoin de voir Lauren, de rompre ce silence tragique entre eux. Il se passait des choses très graves et il avait besoin de réponses. Même si leur amitié s’était brisée depuis des mois, Dave ne pouvait plus maintenir la distance qui les séparait, à cet instant. Ils n’étaient plus amis et leur rupture s’était faite dans une grande violence, mais Dave n’oubliait pas pour autant ce qu’elles avaient été pour lui un jour. L’accident de Samantha le choquait profondément, il avait besoin de comprendre ce qui lui était arrivé. Let maintenant, l’emprisonnement de Lauren s’ajoutait à cette catastrophe et achevait de l’ébranler totalement.

Il avait besoin de lui parler mais il ne savait absolument pas quelle attitude il était sensé adopter face à elle. Son père venait de lui apprendre qu’elle avait tenté de l’attaquer, qu’elle avait tué un homme. Si c’était vrai… Dave s’efforça de calmer l’affolement de son coeur et la dérive de ses pensées. Il fallait qu’il garde un esprit clair, autant que possible. Il était venu pour entendre la version de Lauren. Ensuite… Il déciderait comment réagir. Une porte grinça, tirant Dave de ses réflexions.

« Debout, claqua la voix du milicien. Tu as de la visite. »

Dave ne voyait rien d’autre qu’une forme noire se mouvoir au fond d’une cellule sombre. Il fronça les sourcils, tournant la tête vers le gardien qui n’avait pas l’air de vouloir faire quelque effort que ce soit.

« Vous pouvez éclairer la pièce ? »

Il faisait tellement froid, ici, songea t-il en avançant légèrement avec son fauteuil. Froid et sombre, ils ne ménageaient pas leurs prisonniers. Deux torches sur les deux murs latéraux de la cellule se garnirent d’une flamme magique, ce qui apporta un semblant de confort dans la pièce. Sentant que les miliciens n’avaient pas bougé de l’entrée, Dave se tourna légèrement.

« Ca ira, merci. »

Il préférait avoir cet entretien seul, ou du moins, autant que possible. Nul doute qu’ils ne seraient pas loin, pour une question de sécurité. La porte grinça de nouveau et se ferma dans un cliquetis, laissant les deux jeunes sorciers seuls dans la cellule. Le visage de Lauren lui apparaissait à peu près clairement, maintenant, à la lumière des torches. Elle était toute échevelée, plus maigre, il lui semblait, ou peut être que ce n’était qu’une impression dûe aux cernes qui creusaient ses yeux. Elle avait l’air d’avoir pris dix ans d’un coup, songea t-il, frappé. Et en même temps, au fond de son regard luisait une lueur tenace qui répondait à la question qu’il s’était posé plus tôt : cette femme était bien Lauren, il n’y avait aucun doute là-dessus. D’une poussée, Dave s’avança légèrement, se décidant à rompre leur observation mutuelle et le lourd silence entre eux. Il aurait pu lui poser directement la question de savoir ce qui s’était passé ce soir. Ou il aurait pu la suggérer plus subtilement, en lui disant qu’il revenait juste de ce restaurant où elle avait attaqué à son père. Mais Dave choisit de dire ce qu’il aurait du lui dire, si cet évènement ne s’était pas produit. Probablement une façon de prendre les choses par leur début. La voix rauque, il souffla :

« J’ai essayé de te joindre ces deux derniers jours. »



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Lauren McGowanPersonnage décédéavatar
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Azkaban était l’endroit le plus lugubre où Lauren ai jamais mis les pieds. Les épais murs de pierre noire suintaient d’humidité, des courants d’air glacés traversaient les couloirs et il faisait si sombre qu’elle voyait à peine à deux mètres devant elle. Elle n’avait de toute façon aucune difficulté à se diriger, encadrée par deux miliciens qui la tenaient fermement par les bras alors que ses mains étaient toujours attachées dans son dos. Elle ne s’était jamais sentie si mal, physiquement et moralement, et pourtant elle se doutait que le pire l’attendait encore. Ses deux gardiens s’arrêtèrent brusquement devant ce qui serait certainement sa cellule.

« C’est la tienne ? » le plus grand d’entre eux agita la baguette de Lauren devant les yeux de cette dernière.

Elle ne répondit rien. Il savait très bien que c’était sa baguette, la Milice l’avait authentifiée. Il faisait ça uniquement pour la torturer et elle n’avait pas l’intention de lui faire ce plaisir. Les yeux résolument braqués sur le sol, elle ne vit pas la main qui vint s’abattre violemment sur sa joue, lui faisant tourner si brutalement la tête qu’elle entendit ses vertèbres craquer. La joue brûlante et le souffle coupé, elle releva vers l’agent un regard où brûlaient à la fois la colère et la crainte.

« C’est la tienne ? » répéta-t-il en articulant distinctement, visiblement très satisfait de lui-même.

Résignée, elle hocha faiblement la tête et il brisa le morceau de bois en deux morceaux. Elle aurait pensé que ça ne lui ferait plus rien –elle n’était plus à ça près- et pourtant elle sentit ce qui restait de son cœur se serrer douloureusement. C’était la baguette qu’elle avait depuis ses onze ans, avec laquelle elle avait lancé ses premiers sortilèges, avec laquelle elle s’était entrainée pour devenir Auror, et celle avec laquelle elle avait affronté Alan Sheppard.

Le souvenir de la mort de l’homme -dont elle n’avait appris le nom qu’au moment de son arrestation- repassait en boucle dans son esprit. Elle se souvenait avec une précision effrayante de l’expression sur son visage, du mouvement de ses bras alors qu’il perdait l’équilibre, du son de sa chute, dix mètres plus bas. Pourtant elle était incapable de retrouver ce que cela avait provoqué en elle. Elle était incapable de se rappeler de ce qu’elle avait ressenti en voyant Alan basculer par la fenêtre. Le souvenir était bien là, mais il était dépourvu de toute charge émotionnelle. Comme si son cerveau avait bien enregistré l’information, mais qu’il n’arrivait pas à la traiter.

La porte de sa cellule se referma sur elle et Lauren se laissa glisser au sol en retenant un gémissement de douleur. Ses poignets la brulaient là où les liens magiques avaient été trop serrés, une trace violacée barrait sa joue droite, le Diffindo de la Milice avait laissé une douloureuse entaille sur sa cuisse, et ses côtes la faisait souffrir à chaque respiration. Mais la douleur physique n’était pas grand-chose comparée à ce qu’elle ressentait. Elle était partagée entre le désespoir d’avoir perdu Samantha, la colère de ne pas avoir réussi à la venger, et la peur de ce qui l’attendait. Elle ne voulait pas y penser, mais elle se doutait que dans quelques heures elle regretterait cette cellule sombre et glaciale. Ce qui suivrait ne pourrait être que bien pire. Tout ne faisait qu’empirer, depuis ce moment où Eliott lui avait annoncé que Sam avait disparu. Les derniers jours lui apparaissaient comme un long cauchemar interminable, un calvaire qui ne voulait pas prendre fin.

Le regard perdu dans le vague, l’adolescente grattait du bout de son ongle le sang qui avait séché sur le dos de sa main quand la voix sèche d’un milicien lui fit relever la tête. Elle ne pensait même pas qu'elle avait le droit de recevoir de la visite, qui donc pouvait bien être déjà au courant et vouloir venir jusqu'ici ? La réponse s'imposa d'elle-même sous la forme d'un cliquetis métallique régulier. Elle ne connaissait pas beaucoup de monde en fauteuil roulant. Elle sentit son coeur se mettre à battre furieusement dans sa poitrine. A la demande de Dave, dont elle reconnut immédiatement la voix si familière, deux torches s'enflammèrent sur les murs et Lauren put finalement distinguer le visage de son meilleur-ami.

Ils se retrouvèrent bientôt seule et elle continua de l'observer en silence, assise dans un coin de sa cellule, ses jambes ramenées contre elle. Il savait. Il savait forcément, sinon il ne serait pas là. Et pourtant il était là, justement. Il savait qu'elle avait essayé de tuer son père, et il était là. Comment pouvait-il encore avoir envie de la voir ? Ce fut lui qui mit fin au silence pesant. Elle s'était attendue à des questions, à des accusations, de la colère, mais il souffla simplement qu'il avait essayé de la joindre, ces deux derniers jours.

Lauren accrocha le regard de Dave de ses yeux sombres, et n'y trouva qu'un écho de sa propre douleur. Elle aurait voulu lui répondre qu'elle aussi, elle avait voulu le joindre, et qu'elle n'avait jamais trouvé le courage de lui envoyer ce patronus. Mais à quoi bon ? Ça ne changeait rien au fait qu'elle venait d'essayer d'assassiner son père.

"Ouai, je sais. Sa voix rauque résonna contre les murs de pierre. Désolée."

Désolée de ne pas avoir répondu à ses lettres, désolée d'avoir voulu assassiner son père, désolée que ce soit leur première conversation depuis plus de six mois. Et désolée de ne pas avoir été là pour lui après la mort de Samantha. Elle savait combien il avait dû souffrir en apprenant la nouvelle, lui aussi. Et elle savait qu'il aurait eu besoin d'elle pour surmonter ça, parce qu'elle-même avait eu terriblement besoin de lui. Il aurait été la seule personne capable de lui apporter un semblant de réconfort dans un moment pareil. Il l'avait toujours été.  

*
**

23 février 2008 - Parc de Poudlard 


Lauren remontait du terrain de Quidditch -où elle avait pensé trouver Samantha- quand elle était tombée sur un Dave livide qui lui avait annoncé la nouvelle. Elle avait d'abord refusé de le croire, avant de se rendre à l'évidence et de se précipiter dans le bureau de son directeur de maison pour exiger de pouvoir se rendre à Sainte-Mangouste. Ses cris n'avaient eu aucun impact sur le Professeur Haddock, qui lui avait simplement demandé d'attendre. D'être patiente. C'était impossible, pas quand Sam venait d'être attaquée par un loup-garou.

Folle de rage, et incapable de rester enfermée à Poudlard où tous ses camardes l'observait avec un mélange de pitié et de crainte, elle avait regagné le terrain de Quidditch. Voler dans l'état où elle se trouvait, alors que le brouillard enveloppait le parc d'un épais voile blanc, n'aurait pas été très prudent, et elle s'était finalement réfugiée dans les vestiaires. Tant pour exprimer sa colère que pour lutter contre les larmes qui menaçaient de lui monter aux yeux, elle envoya un violent coup de pied dans un des casiers métallique, qui protesta avec un bruit retentissant. Et elle recommença, encore et encore, jusqu'à ne plus sentir ses orteils. A bout de forces, elle se laissa tomber sur le banc en bois au milieu de la petite pièce et écrasa ses paumes de main contre ses paupières. Cela ne servait à rien de pleurer. ça n'aiderait pas Samantha. Elle ne pouvait rien faire pour aider Samantha. Ça la rendait folle.

Elle entendit la porte du vestiaire s'ouvrir et tourna brusquement la tête, prête à envoyer balader quiconque avait pris le risque de s'aventurer jusqu'ici, mais se radoucit en reconnaissant Dave.

"Oh, salut."

Elle se décala sur le banc pour lui laisser une place et son meilleur-ami vint s'asseoir à côté d'elle.

"On a des nouvelles ?" s'enquit-elle d'une voix enrouée.

Les enseignants ne leur avaient pas donné beaucoup d'informations, soit parce qu'ils n'en avaient pas eux-mêmes, soit parce qu'ils refusaient de les tenir au courant. De ce qu'ils savaient Samantha et Roxanne Prewett avaient été attaquées par un loup-garou. Roxanne était morte, mais Sam devrait s'en sortir. Devrait ! L'idée même que le contraire soit possible était insupportable.


Dave MarchebankEmployé de la March Bankavatar
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23 février 2008, parc de Poudlard

Poudlard avait cette capacité de vous faire sentir dans une sorte de bulle, un monde coupé de l’extérieur, totalement fermé. Parfois c’était une agréable sensation qui donnait une illusion de protection, d’insouciance, et permettait de se concentrer sur son apprentissage et ses bêtes histoires de coeur. Et parfois, c’était une véritable torture. Dave aurait voulu prendre la Cheminette pour Sainte-Mangouste sur le champ, mais pour pouvoir sortir de l’école il fallait un motif sérieux. L’attaque de Samantha en était un, mais puisque l’hôpital n’autorisait que les visites de la famille, le directeur de Serpentard leur avait refusé de sortir pour le moment. Et cela rendait dingue Dave, il en perdait toute patience. Il tournait comme un lion en cage dans les couloirs de l’école, se retrouvant parfois à des endroits où il n’avait même pas prévu d’aller. Les cours avaient été exceptionnellement annulés pour la journée, afin de rendre hommage à Roxanne Prewett. Serpentard était en deuil, Samantha n’avait pas été la seule élève à se faire agresser, elle avait seulement eu la chance d’en ré-échapper… Du moins, pour l’instant.

Songer à l’éventualité que Samantha puisse ne pas y survivre l’emplissait d’une profonde angoisse, juste l’espace de quelques secondes, avant qu’il ne s’interdise d’avoir de telles pensées. Il avait envoyé un courrier à ses parents, pour leur demander s’ils pouvaient se renseigner pour lui, sa famille avait sûrement des contacts à Sainte Mangouste. En attendant, il restait aussi impuissant que tous ses autres camarades. Et encore, lui, il gardait une maîtrise à peu près correcte de lui-même, comparé à Lauren qui était littéralement une Bombabouse prête à exploser à tout moment. Elle explosait, d’ailleurs, plusieurs fois dans la journée. Elle avait copieusement insulté un première année qui avait eu la maladresse de la bousculer, lancé un regard assassin à la cousine de Dave, Paige, qui proposait d’écrire une carte collective à Samantha, avant de finir par quitter leur salle commune, sous les regards craintifs de leurs camarades.

Dave devinait à peu près où Lauren était partie évacuer son mal-être. En sept ans, il avait eu tout le temps de constater que quand elle avait besoin de se défouler, bien souvent, elle allait voler à pleine vitesse sur son fidèle balai. Le terrain était vide, en plus, à cause des circonstances, tous les entraînements de Quidditch avaient été annulés. Mais Dave distinguait bien un point noir dans le ciel tandis qu’il s’approchait du terrain et il était à peu près sûr qu’il s’agissait de son amie.

Quand il arriva, elle n’était plus là, alors il prit le chemin des vestiaires de l’équipe et la trouva enfin, assise au milieu de la pièce. Abattue. Dave s’approcha sans rien dire, la gorge nouée de devoir répondre à cette question :

« Non, toujours rien… » Il n’en pouvait plus d’attendre. « Je me dis que ça veut dire qu’elle est toujours vivante. »

C’était horrible de le dire mais il se doutait que Lauren était comme lui : elle envisageait cette possibilité et cela la rendait folle. Quitte à perdre la tête, autant qu’ils soient deux et se soutiennent, n’est-ce-pas ?

« Je comprends pas comment ça a pu arriver… » chuchota t-il.

Ils étaient au courant avec Lauren que Samantha comptait filer en douce hors du dortoir pour aller assister à un concert des Seven Thestrals avec Roxanne. Ils n’avaient pas du tout cherché à l’en empêcher, mais ils s’étaient un peu moqué, comme à chaque fois qu’elle leur parlait de son nouveau boysband préféré. Une musique de midinette, disait Dave. Comme il s’en voulait, maintenant. Il secoua la tête, se passant une main sur son visage fatigué et anxieux.

« On aurait du l’accompagner à son stupide concert… »


******


Ils auraient dû trouver un peu de réconfort l’un chez l’autre, parce qu’ils venaient tous les deux de perdre une des personnes qui leur était la plus chère au monde. Ils auraient dû être là l’un pour l’autre, même pour une trêve seulement. Quand il voyait Lauren dans cette position, amaigrie, avec un regard qu’il ne lui avait jamais vu, Dave n’arrivait plus à se convaincre que Samantha était toujours vivante, cachée quelque part. La souffrance qu’elle laissait voir ne lui permettait plus de douter. Samantha était morte.

Bouleversé, Dave baissa le regard sur les mains de Lauren qui dépassaient légèrement de l’épais sweat qu’elle portait. Ses jointures rougies, les griffures et les marques trahissaient ce qui s’était passé cette nuit. Samantha était morte. Lauren s’était battue, elle avait tenté de tuer. Elle avait tué. Etait-ce la vérité ? Toutes ces informations assaillaient Dave avec violence, sans qu’il ne parvienne à fixer des certitudes dans son coeur. Il s’était passé des choses atroces et il s’était tellement éloigné des deux femmes qui avaient été ses meilleures amies qu’il était incapable de comprendre. Il se sentait comme à son réveil, après l’attentat de Leopoldgrad : sous le choc, à devoir faire face aux conséquences monstrueuses d’un évènement qui lui tombait dessus dans la plus grande violence. Il était venu parce qu’il en avait eu besoin, mais cette scène était un cauchemar supplémentaire qu’il s’infligeait. Détournant les yeux des mains meurtries de Lauren, il fouilla son regard à la recherche d’un morceau d’explication à cette situation abominable.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? » lâcha t-il, la voix rauque.



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Lauren McGowanPersonnage décédéavatar
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Que s'était-il passé ? La question de Dave resta un instant suspendue entre les murs de pierre humides de la prison, sans réponse. Lauren n'avait que des questions à lui donné en retour. Comment en étaient-ils arrivés là ? Quand avaient-ils cessé d'être les meilleurs amis du monde pour devenir des ennemis naturels ? Tout était arrivé trop vite. Elle était incapable de savoir exactement quand les choses avaient dégénéré, quand la vie avait cessé d'être simple, mais elle savait comment elle avait terminé ici. Et elle savait pourquoi.

"C'était pas un accident, finit-elle par répondre d'une voix rauque. Samantha, précisa-t-elle, luttant contre les larmes. Prononcer son prénom lui était insupportable. Ils l'ont tué, affirma-t-elle, les poings serrés, alors que son regard fatigué et abattu s'allumait d'une lueur de rage. Ils ont tué Sam."

Elle ne lui demandait pas de la pardonner, elle savait que c'était impossible, mais il devait la croire. Il devait savoir ce qui s'était vraiment passé. Il ne pourrait pas accepter ça, elle le savait. Et c'était tout ce dont Lauren avait besoin, qu'il comprenne, qu'il réagisse. Elle voulait voir au fond de ses yeux la même colère que celle qui brûlait en elle. Il pensait certainement qu'elle méritait ce qui lui arrivait, qu'elle était à sa place dans cette cellule d'Azkaban, et il avait raison. Mais il ne pouvait pas penser que Samantha méritait de mourir. Il serait forcément fou de rage face à l'injustice de sa mort.

Elle avait échoué à venger Samantha, mais elle ne cesserait pas de faire tout ce qu'elle pouvait pour que la vérité soit faite sur ce qui lui était arrivé. Et Dave pouvait l'aider. Il ne pouvait pas être de son côté à elle, pas après ce qu'elle avait fait, mais il pouvait encore prendre la défense de Samantha. Elle aurait mérité qu'il le fasse. Il lui devait bien ça.


23 février 2008, parc de Poudlard

Lauren tressaillit quand Dave lui répondit que s'il n'avait pas de nouvelle, cela signifiait probablement que Samantha était encore en vie. Et si les prochaines nouvelles qu'on leur apportait n'étaient pas bonnes ? Si on venait les trouver, tous les deux, pour leur annoncer le pire ? Elle n'y survivrait pas. Elle n'arrivait même pas à l'imaginer tant cette idée était insupportable. C'était impossible. Samantha ne pouvait pas mourir. Elle ne pouvait pas les laisser.

L'adolescente sentit les larmes lui monter aux yeux et tourna la tête pour dissimuler son visage à son meilleur ami. La gorge nouée, elle se contenta de hocher la tête. Sam était vivante. Et elle allait le rester. Elle devait rester vivante.

Son coeur se serra quand Dave souffla qu'ils auraient du accompagner Samantha à son stupide concert. Ils auraient dû oui, au lieu de quoi ils s'étaient gentiment moqués d'elle et de ses goûts musicaux de midinette. Ce n'était pas méchant, bien sûr, ils se taquinaient tout le temps de la sorte. Mais, et si c'était leur dernière conversation avec Samantha ? Il y avait tant d'autres choses qu'elle aurait du lui dire à la place. Combien elle l'admirait de revendiquer ses passions et ses goûts sans se soucier de l'opinion des autres, à quel point elle était devenue indispensable dans sa vie, combien elle l'aimait...

"C'est vraiment un groupe de merde..." lâcha-t-elle simplement avant d'essuyer rageusement une larme qui venait de rouler sur sa joue.

Elle ne pleurait jamais, surtout pas devant les autres. Elle se sentait vulnérable, exposée, et elle détestait ça. Mais elle avait tellement peur pour Sam qu'elle n'arrivait plus à retenir ses larmes. Un sanglot agita ses épaules et elle releva ses jambes contre elle comme pour se cacher derrière.


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