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 From now on [Lilly & Wolfgang]

Wolfgang KnightPotionniste à Skyeavatar
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26 juin 2010 ~ St Agnès

Comme à chaque fois avant une réunion du LEXIT, le même rituel se répétait, la prudence était de mise et rien n'était laissé au hasard, il y avait trop en jeu. Ma sécurité restait la chose la plus importante, je vérifiais toujours mon portoloin d'urgence avant de sortir et je ne prenais jamais mon polynectar dans mon appartement. Pour sortir et passer les Checkpoints, c'était de toute manière plus facile de le faire sous ma propre identité. Je rejoignais souvent un bar bombé au cœur du Bristol moldu et me glissais dans les toilettes pour y prendre ma potion. Il y avait tellement de monde que personne ne remarquait jamais qu'un homme entrait dans les toilettes et qu'un différent en ressortait. Le taux d'alcool dans le sang des hommes présents n'aidaient pas non plus à la concentration. Et puis, de façon général, il s'agissait de Moldus, ils n'étaient pas vraiment réceptif à ce genre de subtilités.

Je ne laissais pas entendre qu'ils étaient faibles d'esprits, quoique parfois, il m'arrivait de me poser la question. Je me demandais réellement comment ils faisaient pour ne pas se rendre compte de notre présence à leurs côtés. Certes, il y avait les oubliators et toute la politique du secret mais à mon sens cela restait insuffisant pour cacher un aussi gros secret. Mon avis sur la question était qu'ils ne voulaient pas voir tout simplement. Beaucoup de choses semblaient fonctionner de cette façon lorsque les gens ne voulaient pas voir ou ne pas admettre ce qu'ils pensaient irrationnels. Un peu comme la politique Marchebank au fond. Mais peut-être que la prise de conscience ne pouvait pas être aussi évidente pour eux que pour moi. Quoique personnellement, je ne m'engageais que par simple précaution, dans le cas où les choses tourneraient mal à Skye.

Mais au fond, je savais aussi que j'essayais peut-être un peu de m'acheter une conscience. Je ne serais jamais aussi engagé qu'un Jeremy Baker ou une Lilly Callaghan, preuve s'il en fallait, je n'allais jamais à une réunion sans avoir pris du Polynectar avant et je n'avais jamais révélé mon vrai nom. Là-bas, j'étais Galahaad. Tout comme je l'avais été au sein de la Salamandre. Merlin seul savait à quel point j'aurais préféré rester dans la sécuritaire Avalon. Mais ils avaient eu cette idée farfelue de réorganisation et d'allier toutes les résistances. Comme si le tentaculaire Kraken allait calmer ses ardeurs pour s'assagir au contacte de la douce Salamandre. Balivernes ! C'était le contraire qui allait se passer. Et les morts de Miller et de McGowan n'allaient rien arranger.

Je savais avant d'y aller ce qui aller se passer à cette réunion. Vengeance ! Comme elle l'avait si bien dit avant de mourir "Vous paierez pour vos crimes.". Et qui allait le faire payer ? Le LEXIT pardi ! J'étais épuisé d'avance d'entendre les cris enragé et les discours enflammés. Certes, elle était morte. Comme d'autres avant elle. Fallait-il que je les énumère ? Et d'autres allaient mourir encore. C'était le principe des martyrs. Sauf que je n'en serais certainement pas un. Je voulais bien être gentil mais il y avait des limites. J'aurais peut-être dû ramener un peu de Mandragore, ça aurait détendu tout le monde.

Toutefois, je ne m'étais pas attendu à entendre un réel plan d'action. Je n'avais pas imaginé qu'une fois à St Agnès, j'allais entendre un plan construit et une demande de volontaire. Je restais silencieux pendant toute l'explication alors qu'une certain Ann s'agitait à côté de moi comme si elle était sur ressort. Je fronçais les sourcils en poussant un soupir agacé face à son agitation. J'étais assez surpris que la libération de Bristol soit envisagée mais c'était un bon plan. Il y aurait une manifestation pacifique avec les pancartes des personnes mortes à cause du régime pendant qu'un petit groupe briserait le sort de confinement qui entourait Bristol. C'était même un très bon plan. Sans surprise, la petite excitée à côté de moi leva la main pour se porter volontaire.

"Je me porte volontaire pour manifester !"

Je haussais un léger sourcil circonspect alors que les regards se posaient alors sur moi, je m'écartais d'Ann d'un pas sur le côté en me renfrognant légèrement. Pourquoi ils me regardaient ? J'étais potionniste, Bordel de Troll ! Bon, je n'étais pas mauvais en Sortilèges mais ce n'était pas la peine de me fixer de cette façon. Je finis pas pousser un léger soupir résigné avant de réajuster la capuche de ma cape qui cachait le visage du Moldu dont j'avais emprunté l'identité.

"J'accepte d'intégrer le groupe de ceux qui tenteront de rompre le sort de confinement."

J'avais parlé d'une voix forte et grave, presque contre ma volonté mais je savais aussi que pour le bien de la mission, les bons sorciers devaient se joindre à l'expédition. Et puis, je ne serais pas au centre de l'action. Les miliciens seraient attirés par les manifestants, pas par nous. Et dans le pire des cas, mon appartement se trouvait en plein centre de Bristol. J'aurais un repli en cas de grabuge ou je pouvais me rendre chez Amadeus. Bref, beaucoup de possibilités s'offraient à moi en cas d'échec. Je ne prenais donc pas beaucoup de risques. Satisfait pas cette constatation, je laissais la réunion se terminer sans y participer plus.

Je laissais chacun s'éparpiller à la fin de la réunion, restant en retrait pour attendre Lilly. Elle avait parlé d'entraînements pour apprendre le sort mais je ne disposais pas de mon temps libre comme je l'entendais. Du moins pas toujours. J'avais des commandes à assurer et un poste de batteur à honorer. J'attendis donc que notre chef eut terminée de discuter avec je ne savais qui pour m'avancer à mon tour. Peut-être serait-il bon aussi de lui dire que j'avais vu un mec du gouvernement discuter avec Jonah pour lui apprendre l'extradition de Nahuel, ça faisait un moment qu'il avait disparu et que personne ne savait ce qu'il était devenu. Maintenant, on savait. Quoique Dean avait peut-être déjà prévenu le groupe mais bon au pire... valait mieux deux infos qu'une seule.

"Lilly ? Je peux te parler une minute ?"

Je lui adressais un sourire qui se voulait avenant alors que je me plantais devant elle.

"Pour les entraînements, j'ai des engagements tous les vendredi soirs. Donc il va falloir trouver une date qui arrange tout le monde."

Net, clair, précis, direct. Bon le deuxième point maintenant. Je la laissais rebondir sur ma première phrase avant de hocher lentement la tête.

"Deuxième chose, je sais ce qu'est devenu Munoz. Je sais pas si quelqu'un t'en as déjà parlé mais il a été extradé vers l'Argentine pour acte terroriste. Il est probablement mort à l'heure qu'il est. Peut-être que Cortazar en sait plus. T'as des nouvelles ?"

Je n'aimais pas du tout ce petit trafic argentin. Tout ça allait nous apporter des ennuis, j'en étais certain. Mais que pouvais-je y faire ? Pas grand chose. Je ne pouvais même pas demander l'expulsion d'Esteban. Quoiqu’il ne me semblait pas l'avoir vu ce soir.




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« Je sais qu’une action de la sorte est assez dangereuse. » admit Lilly en avisant les visages inquiets des membres du LEXIT qu’elle avait en face d’elle. « Mais nous souffrons trop de l’ombre. Il est plus que temps de montrer à la population qu’elle n’a pas à nous craindre. » conclut-elle d’une voix assurée.

C’était la troisième réunion qu’elle menait en l’espace de trois jours – une chaque soir. Le plan qu’elle avait imaginé en compagnie de Jeremy Baker était prêt ; à présent, il leur fallait seulement convaincre les membres du LEXIT de les rejoindre et de les aider. Sans grande surprise, cela ne fut pas bien compliqué. La mort de Samantha Miller, l’exécution publique de Lauren McGowan, tout cela avait soufflé un vent de détermination chez les résistants, désormais plus décidés que jamais. Certains restaient réticents à mener une action si publique, mais les mots qu’elle avait employé avait généralement suffit à les convaincre ; de toute façon, on ne gagnait pas une guerre en se terrant en Cornouailles.

« Je vous remercie de votre attention. » lança-t-elle avec un sourire. « Vous pouvez évidemment prendre le temps de réfléchir à tout cela. Mais si certains veulent déjà se porter volontaires pour manifester ou pour aider avec le sort… » Elle balaya la salle du regard et ses yeux s’arrêtèrent sur une jeune femme du nom de Ann, qui avait manifesté un intérêt enthousiaste pendant toute la réunion.

Sur un calepin, Lilly nota son nom dans une colonne qui commençait à se remplir de plus en plus.

« Je veux bien manifester aussi. » intervint une jeune femme, silencieuse depuis qu’elle avait pris la parole. Elle tenait dans ses bras une petite fille blonde endormie.

« Note-moi pour le sort. » intervint Hayden McNeil, adossé contre un mur, au fond de la salle.

« Pour le sort aussi. » lança Zacharias Johanson, un sourire en coin. Lilly étouffa un rire – il savait très bien qu’elle l’avait déjà noté candidat depuis longtemps : étant briseur de sorts, il était leur meilleur élément.

Les volontaires se manifestèrent un à un. Lorsqu’elle observa un à un les membres du LEXIT, son regard s’attarda un peu trop longtemps sur Galahad. Ce dernier s’agita un instant, avant de se proposer à son tour pour travailler sur le sort de confinement. Lilly hocha la tête et nota ce dernier nom sur son calepin.

« Merci à vous. » fit-elle avec sincérité. « Pour ceux qui manifesteront, on vous reparlera des pancartes dans quelques semaines. Pour ceux qui seront sur le sort, il y aura des séances d’entraînement avec Jeremy, Zach, ou moi. » Son ami haussa les sourcils, à la fois surpris et amusé, et la jeune femme évita soigneusement son regard, l’ombre d’un sourire sur les lèvres. « On vous tiendra au courant des dates. »

Elle les remercia une nouvelle fois et, petit à petit, les résistants commencèrent à quitter la salle. Lilly ferma les yeux un bref instant – cela faisait trois jours qu’elle dormait environ quatre heures par nuit et la fatigue commençait à la rattraper.

« Lilly ? » elle ouvrit les yeux et pivota la tête vers le son de la voix. « Je reste dormir ici ce soir et j’allais faire le dîner. Tu manges avec moi ? »

Un sourire éclaira le visage de l’Oubliator, qui hocha la tête avec enthousiasme. « Je viens t’aider dès que j’ai terminé de ranger. » lança-t-elle en rassemblant les papiers éparpillés sur la table.

Le jeune homme sortit de la pièce, les mains dans les poches. Zach et elle s’étaient rencontrés quelques mois plus tôt, lorsqu’il avait commencé à investir le vieux manoir de Cornouailles. Il était aussi un résistant de la première heure, qui avait rejoint le Mouvement de Libération avec Lily – avec un seul  « l » - sa meilleure amie. Diplômé de la Haute Ecole de Sortilèges, Zacharias avait d’abord travaillé en tant que Briseur de Sorts, avant de s’investir pleinement dans la résistance. Puis, lors d’une mission menée par le MDL à Manchester, Lily était tombée dans un piège tendu par les miliciens. Aux dernières nouvelles, elle était toujours à Skye ; vivante, mais dans quel état ?

Zacharias s’était investi dans le LEXIT, mettant à disposition toutes les ressources qu’il possédait – matérielles et intellectuelles. Puis, il avait rencontré Lilly, une autre, avec deux « l » cette fois, et les deux sorciers s’étaient liés d’amitié. Zach était plus jeune mais c’était – à ses dires – une « vieille âme ». Ils passaient souvent leurs soirées ensemble, au QG ; Zach s’était mis dans la tête d’apprendre à Lilly à cuisiner ce qui était une mission perdue d’avance.

La jeune femme salua Hayden, qui rentrait à Nimbus, et saisit sa baguette pour remettre un peu d’ordre dans la pièce. Une voix la tira de sa solitude, et elle observa son interlocuteur.

« Oui ? » demanda-t-elle en abaissant sa baguette, une fois que les chaises se soient correctement empilées dans un coin de la pièce.

Elle retint un soupir à son injonction. Parfait, songea-t-elle ironiquement, elle avait Bavboules le jeudi soir, Zach était bénévole à la SPA le mercredi après-midi, Hayden allait au spectacle de danse de sa fille le samedi… Peut-être que, s’ils mettaient au point un rétro-planning, ils parviendraient à trouver une date vers noël. Malgré ces pensées cyniques, Lilly veilla à garder un visage impassible – ce n’était pas parce qu’elle passait ses soirées ici que c’était le cas pour tout le monde.

« C’est noté. » déclara-t-elle d’un ton neutre. « De toute façon, on proposera plusieurs séances. » affirma-t-elle.

Elle observa Galahad un instant, l’interrogeant du regard. S’il avait terminé, elle irait bien dîner… Ses propos, toutefois, lui firent parfaitement oublier sa faim et elle fronça les sourcils.

« Nahuel ? » répéta-t-elle en essayant de se remémorer la dernière fois qu’elle l’avait vu. « Merde… Non je n’en n’avais aucune idée. » avoua-t-elle en pianotant sur la table derrière elle. « Tu as une idée de ce qu’il avait fait ? » Elle n’avait jamais questionner l’argentin sur son passé. Le sujet dériva toutefois bien vite sur un autre argentin, qu’elle connaissait bien mieux. « Non, Esteban ne m’en n’a pas parlé non plus. » Elle se sentit blêmir, fouillant une nouvelle fois dans sa mémoire. « Mais je ne l’ai pas vu depuis quelques semaines. » admit-elle. Il était souvent difficile de se contacter, au risque d’attirer les soupçons de la milice. « Comment est-ce que tu as appris ça ? » demanda-t-elle ensuite avec curiosité. Elle n’avait jamais remarqué que les deux argentins – plutôt secrets – avaient une relation privilégiée avec Galahad…




Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

Wolfgang KnightPotionniste à Skyeavatar
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Bien sûr que ma requête était égoïste, je savais que chacun d'entre nous avait une vie à côté de la résistance. Pour certains, ils avaient des enfants et un conjoint, ce que je n'avais pas moi même et ne désirais pas plus que ça. J'appréciais ma liberté et ma solitude et je n'étais clairement pas prêt à m'enchaîner à cette vie de famille. Pourtant à mes yeux, mes activités extra-professionnelles me paraissaient plus importantes qu'une famille et je ne pouvais donc pas laisser croire que j'étais disponible en toute situation. D'ailleurs, Lilly ne savait même pas qui j'étais, elle ne pouvait donc pas juger ou même dire que je m'inventais des impératifs.

J'accueillis donc son air neutre avec un léger sourire affable avant d'enchaîner sur un sujet qui allait bien plus l'intéresser. Avec surprise, je constatais qu'elle ne savait pas pour Nahuel, Dean ne l'avait donc pas mise au courant. Cela dit, le jeune homme n'était peut-être pas en état de dire quoique ce soit à qui que ce soit. J'avais cru comprendre que les deux hommes entretenaient une forte relation qui les liait bien plus que la résistance. Mais je n'avais jamais rien laissé entendre devant Jonah, je ne savais si c'était un secret ou bien si leur relation était officielle. Ils n'avaient jamais rien dit à ce sujet et de façon général, Nahuel était un homme discret.

J'avais bien sûr demandé des précisions à Jonah lorsqu'il était venu nous annoncer l'arrestation de Nahuel. Sharp et Kane avaient semblé aussi choqués que dégoûtés par ce qu'ils apprenaient. Personnellement, ça ne me surprenait pas vraiment. J'avais toujours eu l'intuition que l'argentin était un homme au sang chaud. Donc qu'il s'investisse dans la résistance de son pays n'avait rien d'étonnant. Qu'il soit le chef de cette même résistance et qu'il tente d'assassiner le dictateur argentin par contre c'était autre chose. J'allais d'ailleurs répondre à l'interrogation de Lilly lorsque cette dernière me demanda comment j'avais appris la nouvelle. Je me figeais une minute, fallait-il mentir ou lui dire la vérité ?

Je connaissais la jeune femme depuis Poudlard, elle s'était toujours battue pour ses idées et ce n'était pas le genre à trahir le secret des autres. Peut-être qu'un jour je pourrais envisager de lui révéler ma véritable identité. Pour le moment, je pouvais peut-être tout simplement envisager l'idée de lui donner des indices pour qu'elle le découvre seule. Tout le monde savait que je travaillais à Skye, du moins, les chefs de la résistance le savaient. Pour le reste... je ne savais pas ce que je pouvais révéler de ma vie personnelle sans me dévoiler directement. Je restais donc silencieux la plupart du temps et ne parlais pas de moi ou de mes activités extérieures. Je jetais donc un léger coup d'oeil dans la salle pour vérifier que nous étions bien seuls.

"Il était recherché pour tentative d'assassinat sur le dictateur argentin. C'était le chef de la résistance locale apparemment. Il aurait fui en Angleterre pour sauver sa peau. Il avait un lien de parenté avec Esteban donc peut-être que tous les deux ont fait parti de la résistance là-bas et qu'ils sont recherchés tous les deux. En tout cas, Nahuel s'est fait choppé, ça j'en suis sûr. Un type du gouvernement est venu l'annoncer à Jonah Forbes après l'entraînement de Quidditch. Il jouait avec nous. Je pensais que Dean t'en aurais peut-être parlé mais dans le doute, je préférais t'en parler moi-même."

Je lui adressais un léger regard chargé de sous-entendus. Je venais de lui livrer une grosse information sur moi-même et cela devait rester entre nous. Je ne pouvais pas prendre le risque de révéler mon identité à tout le monde. Ce serait bien trop dangereux. S'ils se faisaient capturer et emmener à Skye, j'étais fichu. Je n'avais pas assez de pouvoir à l'intérieur pour tenter de sauver tout le monde. Je pouvais prendre le risque avec Lilly car elle était Oubliator, je ne doutais pas qu'elle maîtrisait l'Occlumencie à la perfection. Mais ce n'était clairement pas le cas de tout le monde. Et dans le cas où des Miliciens se cachent parmi nous, je ne voulais pas qu'ils m'identifient trop facilement. Je tenais trop à ma vie pour me laisser emprisonner ou tuer aussi facilement.

"Bien entendu tout ceci reste entre nous. Si tu veux annoncer aux autres la mort de Nahuel, je ne suis pas contre mais ne cite pas ta source s'il te plaît."

Je réajustais nerveusement la capuche sur mon visage, je savais que mon Polynectar durait des heures et que les effets se dissiperaient bien après que j'ai quitté St Agnès mais face au regard de Lilly j'avais la désagréable impression d'être mis à nu. Instinctivement, je fis le vide dans mon esprit prêt à me défendre contre la première intrusion mentale. Ce n'était sans doute pas le genre de la jeune femme mais savait-on jamais. Elle avait peut-être des doutes sur qui j'étais et voulait simplement vérifier. Après tout, l'équipe de Jonah comprenait beaucoup de joueurs mais peu travaillaient à Skye. J'étais très certainement le seul, encore fallait-il qu'elle sache qui jouait dans l'équipe.



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Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Lilly observa attentivement son interlocuteur, adossée contre le bureau qu’elle était en train de remettre en ordre quelques secondes auparavant. A l’annonce des chefs d’accusations qui pesaient sur l’argentin, elle fronça les sourcils. Nahuel avait été un homme plutôt secret, et si elle soupçonnait en effet qu’il avait fui en Angleterre pour ne pas être arrêté par les forces de police argentines, elle était bien loin de se douter de la vérité.

« Ce n’est pas très étonnant. » souffla-t-elle toutefois lorsque Galahad lui appris les détails de cette sordide histoire.

Nahuel était un homme investi, engagé, qui se battait pour les autres. Elle ne l’imaginait pas capable de rester silencieux face à la dictature de son pays ; comme il n’était pas resté silencieux face aux abus du gouvernement anglais.

« Merci de m’en avoir parlé. » lança-t-elle – en effet, elle n’avait pas vu Dean Forbes depuis plusieurs jours.

Elle se sentait bien évidemment attristée par la mort de Nahuel, mais la peine qu’elle ressentait face à la disparition d’Esteban était encore plus prenante. Il avait été son ami, présent à ses côtés depuis si longtemps, qu’elle ne parvenait pas à assimiler que cette époque était révolue. Il avait été l’un des seuls à la soutenir après l’effondrement de la MarcheBank, à prendre sa défense alors qu’elle était face aux revendications et aux cris. Il avait porté avec elle le projet de réunification de la résistance, l’avait aidé à aménager le QG.

Tapotant nerveusement la table du bout des doigts, Lilly se jura de mener l’enquête sur cette disparition mystérieuse. Si Esteban se savait en danger, il n’aurait en effet pas hésité à quitter le pays pour se mettre en sûreté et pour ne pas compromettre le LEXIT. Mais lui aurait laissé un mot, une indication, des informations…

« Je ne te citerai pas, ne t’en fait pas. »

Galahad était plus que prudent avec son identité ; c’était pour cela, d’ailleurs, qu’il avait gardé son pseudonyme de la Salamandre, et qu’il changeait son apparence pour venir aux réunions. Cette prudence ne relevait pas seulement de la paranoïa selon Lilly, mais elle était bien nécessaire. Elle savait qu’il était l’un de leur principal informateur à Skye, puisqu’il travaillait là-bas. Les informations qu’il leur apportait étaient certes maigres, mais essentielles à la compréhension de la structure mise en place par le gouvernement.

La position de Galahad, toutefois, était précaire. Les employés à Skye étaient soumis à des contrôles fréquents. S’ils apprenaient qu’il était affilié au LEXIT, il serait tué sans plus de cérémonie. Cependant, Lilly n’était pas sans savoir qu’elle prenait un risque considérable à converser avec lui car si sa couverture tombait, alors elle tomberait avec lui. Elle réduisait les risques en prenant garde à ne pas révéler de choses trop importantes lorsqu’il était dans les parages, mais si elle était identifiée comme une des têtes du LEXIT, elle savait qu’il ne lui resterait plus que quelques heures à vivre.

Lilly avait déjà prévu une situation de replie, si elle venait à être cernée par la milice. Elle avait toujours avec elle un portoloin d’urgence, créé par Jensen quelques mois plus tôt. Seuls Jensen et Charlotte savait où il menait. Et, si elle était dans l’impossibilité de prendre le portoloin, alors elle mourrait. Elle n’en avait parlé à personne – pas même à sa meilleure amie – mais il s’agissait du choix le plus cohérent, le plus simple et le plus sûr. Jamais elle ne se laisserait amener à Skye, jamais elle ne laisserait Coleman ou Kane fouiller dans sa mémoire – elles pouvaient toujours essayer, les barrières mentales de Lilly étaient aussi solides que sa détermination. Jamais elle ne leur donnerait le plaisir de la torturer et de la voir se tordre de douleur. Elle préférait encore mourir. Ce serait facile, il lui suffirait de rompre son Serment Inviolable.

Le regard vrillé dans celui de Galahad, Lilly médita un instant ses paroles. Il venait de lui donner une information capitale sur son identité, qui n’était pas tombée dans l’oreille d’une sourde.

« J’espère que tu es plus prudent à Skye. » lui lança-t-elle avec un sourire amusé. « Parce qu’il me faudrait approximativement cinq minutes pour découvrir ta véritable identité. »

L’équipe de Quidditch de Jonah Forbes était connue du LEXIT, pour la simple et bonne raison que le directeur de la justice magique y jouait, et que certains membres étaient directement en lien avec le mouvement pour leur rapporter les paroles tenues par le mari de Meredith Kane.

« J’espère que tu l’as fait exprès, sinon j’ai de sérieux doutes sur ma sécurité. » commenta-t-elle – la lueur malicieuse qui s’était allumée au fond de son regard contrant son attitude sérieuse.


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Lilly ne semblait pas vraiment étonnée par mes révélations, c'était presque évident que Nahuel avait un passé trouble et la jeune femme en était certainement arrivée à la même conclusion que moi. Surtout si elle était amie avec Esteban. Il m'avait semblé voir qu'elle était proche de l'Argentin et je ne doutais pas que sa disparition soudaine devait l'attrister. Je n'avais personnellement jamais vraiment eu l'occasion de lui parler. Il semblait bien trop attristé par la mort de Klemens et il avait une volonté de vengeance qui paraissait mener ses pas.

J'avais connu le polonais sur la Voie, il connaissait très bien Amadeus, il m'avait toujours paru sympathique. Quoique légèrement remuant et un peu trop grande gueule à mon goût. Un peu trop tactile aussi, j'avais dû le remettre à sa place plus d'une fois. Cela dit, sa disparition ne m'avait laissé complètement indifférent, j'avais été attristé d'apprendre son arrestation et j'avais participé avec mes maigres moyens en donnant des informations à la Salamandre. Je le pensais tiré d'affaires quand j'avais appris pour sa mort. Une sensation de gâchis m'avait envahi à cette nouvelle. Quel intérêt de le faire libérer si c'était pour qu'il se jette dans la gueule du loup six mois plus tard ?

Bref, du temps gaspillé inutilement à mon sens. Mais Esteban était triste. Et de façon générale, je n'aimais pas les gens tristes. Je n'aimais pas non plus les gens trop joyeux cela dit. Trop d'euphories en eux. Comme Ann par exemple, cette petite semblait être une boule d'énergie et de sourires inépuisables et j'étais fatigué d'avance à l'idée de la côtoyer. C'était vraiment une grosse source d'efforts de tenter d'avoir une conversation avec eux, prétendre être aussi enthousiastes qu'eux. Je n'avais vraiment pas la patience ni même l'envie de faire semblant. Pour les gens déprimés par la vie, c'était pareil mais dans l'autre sens. Faire semblant d'être concerné par leurs problèmes, hocher la tête, se montrer avenant et gentils sous prétexte qu'ils souffraient. C'était épuisant. Les relations sociales étaient épuisantes. Voilà pourquoi j'appréciais ma solitude et que je ne recherchais pas la présence des autres.

J'aurais pu tenter de m'intégrer au LEXIT même sous mon apparence de Galahad mais clairement, je n'avais pas envie. C'était une façon de me mettre en danger supplémentaire en plus. Ce que Lilly semblait comprendre puisqu'elle me rassura sur le fait qu'elle ne me citerait pas lors de la prochaine réunion lorsqu'elle annoncerait la mort de Nahuel. Je hochais lentement la tête pour la remercier avant de me figer sous sa boutade. Bien sûr qu'elle pouvait me démasquer, bien sûr que j'en avais fait exprès que croyait-elle ? Que je prenais des risques inutilement ? Je pris un air légèrement pincé en me redressant légèrement.

"Bien sûr que c'était calculé."

J'étais outré qu'elle puisse penser que j'étais assez bête pour me vendre de cette façon. Je poussais un léger soupir comme pour évacuer la pression qui me nouait les épaules.

"Ta sécurité n'a rien à craindre. J'ai pris le risque parce que je sais que je peux te faire confiance. Et en ce qui concerne Skye, je ne prendrais pas le risque de venir ici, si je ne savais pas parfaitement protéger mon esprit de leurs intrusions. Après... Si tu as vraiment peur d'être compromise, on peut se voir à l'extérieur des réunions, ton visage aura une raison de se trouver dans mon esprit."

Un léger sourire amusé presque narquois s'esquissa sur mes lèvres. J'étais quasiment sûr qu'elle avait déjà deviné qui j'étais et si ce n'était pas le cas, cela n'allait pas tarder. Je prenais le risque aussi de la taquiner à son tour comme elle venait de le faire. Si elle avait vraiment peur de se faire confondre, le plus simple était de passer du temps avec moi, ce serait plus facile de noyer son visage parmi des souvenirs que je n'avais pas besoin de dissimuler. Donc si par malheur, ils arrivaient à apercevoir sons visage ou son sourire dans un souvenir qu'ils n'étaient pas censés voir, ils ne chercheraient pas à gratter plus loin s'ils la revoyaient ailleurs dans mes pensées. Mais c'était un pari osé et risqué. Nous n'avions jamais vraiment échangé plus de deux mots à Poudlard et clairement l'idée de passer plus de temps avec quelqu'un m'épuisait d'avance.




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Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Lilly esquissa un bref sourire narquois alors que Galahad, en face d'elle, lui assurait que tout était calculé. En réalité, son cerveau tournait à plein régime pour parvenir à trouver le véritable nom de la personne qu'elle avait en face d'elle.

Par chance, ce ne fut pas bien compliqué. L'équipe de Quidditch de Jonah Forbes était connue du LEXIT, ainsi que les membres qui la composait. Et parmi eux, elle n'en connaissait qu'un seul qui puisse être capable de travailler à Skye en tant que potionniste. Un homme qu'elle avait connu, plus jeune, parce qu'ils avaient passé ensemble l'une des années les plus noires de leur époque : l'année des Ténèbres, celle où Voldemort avait pris le contrôle de Poudlard.

Lilly avait encore des souvenirs très précis de cette période. Elle venait tout juste de rentrer en troisième année, et les dortoirs de Gryffondor étaient quasiment vides. Charlotte et Jensen avaient décidé de ne pas prendre le train pour venir à l'école. Lilly, désormais, était seule. Cela avait été l'année la plus longue de sa vie. Elle se souvenait encore de chaque mot prononcé en cours "d'étude des moldus". Elle se souvenait de chaque punition qu'elle avait écopé, de chaque doloris qui lui avait rongé la chair, de chaque fois où elle s'était écroulée sur le sol, jambes tremblantes, cœur battant la chamade, membres endoloris. Elle avait résisté, pourtant, envers et contre tout, bavant les interdits sans sourciller avec une aisance propre à l'adolescente qu'elle était alors. Elle aurait pu mourir, avait-elle réalisé plusieurs mois plus tard. Si elle n'avait pas été mise à l'abri dans la Salle sur Demande, elle serait probablement morte d'épuisement ; un corps aussi jeune ne pouvait pas survivre à une torture aussi puissante et aussi malsaine que celle provoquée par un sortilège Doloris.

Parfois, lorsqu'elle y repensait, Lilly bénissait ceux qui l'avaient maintenu en vie durant cette année où l'horreur fréquentait sa réalité quotidienne, où son innocence l'avait définitivement quitté. Ils avaient été peu nombreux, pourtant - la majorité des élèves avaient disparu après les vacances de Noël. Les membres de l'AD, bien sûr, qui avaient été d'un secours incomparable. Neville et son grand cœur, Seamus et son humour douteux qui illuminait la Salle sur Demande. Parvati et Lavande, qui l'avaient rassuré lorsqu'elle revenait en pleurant des punitions infligées par les Carrow. Et ceux qui, tout au long de l'année, avaient contribué à rendre sa vie plus facile, plus supportable. Ceux qui ne s'opposaient pas directement aux enseignants mais qui avaient des petits gestes, des petites attentions, qui, mis bout à bout, sauvaient une vie. Ce garçon, par exemple, qui l'avait aidé à s'échapper d'une punition des Carrow. Il n'avait pas fait grand chose, à part lui ouvrir la porte pour qu'elle puisse se traîner hors de la salle et lui glisser une petite potion de soin qu'elle s'était empressée d'avaler. Ce n'était pas grand chose, et pourtant... Et pourtant c'était des gestes comme ça qui avaient fait toute la différence pendant cette année.

Lilly leva le regard vers l'homme en face d'elle et haussa les sourcils, amusée par sa proposition.

"Je préfère jouer la sécurité. Je n'ai aucune envie de compromettre ma couverture au sein du Bureau des Oubliators parce que tu aurais commis une erreur de débutant..." provoqua-t-elle avec un sourire. Son métier avait fait d'elle une légimens et une occlumens émérite ; il fallait bien qu'elle en profite.

Elle croisa les bras sur sa poitrine sans se départir de son sourire.

"Merci de ta proposition, Wolfgang." déclara-t-elle ensuite, après avoir vérifié que la porte de la pièce dans laquelle ils se trouvaient était bien fermée - la salle de réunion, quant à elle, était bien évidemment insonorisée.

Elle l'observa longuement, persuadée qu'il ne démentirait pas. Déjà à son époque, Wolfgang était excellent en potions - le genre de talent dont on parlait dans Poudlard. De tous les membres de l'équipe de Quidditch de Forbes, c'était le seul qu'elle imaginait pouvoir travailler à Skye. Et puis il y avait quelque chose, dans son attitude, sa désinvolture, son sourire narquois, son assurance, qui la guidait vers cette piste.

Elle se contenta d'attendre sa réponse.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

Wolfgang KnightPotionniste à Skyeavatar
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Le temps s'allongeait alors qu'elle me fixait comme cherchant à découvrir qui j'étais sous ce visage d'emprunt. J'esquissais un demi sourire moqueur sans la lâcher du regard, je me souvenais de ce visage, elle n'avait pas beaucoup changé depuis Poudlard. Quelques formes en plus, un regard légèrement plus marqué par les années mais toujours la même détermination à faire le bien. Je me souvenais de la seule et réelle fois où je lui avais porté une sorte d'attention. Elle avait été puni par les Carrow pour je ne savais quelle bravade, une de plus sans doute.

Je n'avais jamais été du genre à sauver la veuve et l'orphelin, je n'étais pas non plus de ceux qui désobéissaient aux ordres. J'avais toujours su où se trouvait mon intérêt et sous Voldemort, il n'était clairement pas à tenir tête à ses Mangemorts. Lilly avait eu ce courage ou cette bêtise au choix. Ce n'était pas mon cas, et cela m'avait plutôt bien réussi. Je n'avais jamais eu à souffrir de leurs punissions ou même de leurs traitements défavorables. J'avais su rester dans l'ombre même si parfois il m'avait fallu agir contre ma morale et mes principes. Je n'avais jamais apprécié les tortures qu'on nous obligeait à faire mais je n'avais jamais protesté non plus.

Des gamins et gamines comme Lilly, il y en avait eu beaucoup et à chaque fois, je détournais le regard pour ne pas voir le mal que je faisais. La honte m'avait emparé plus d'une fois mais que pouvais-je faire d'autre ? Me révolter ? Pour me retrouver à leur place ? Non merci. J'avais fait un choix et il m'avait fallu l'accepter avec toutes les conséquences qu'il entraînait. En contrepartie, je passais plus de temps sur les potions de soins, j'avais même baissé mes tarifs et il m'était même arrivé d'en céder gracieusement sans qu'Amadeus ne le sache. C'était lui qui trouvait mes clients habituellement mais il m'était arrivé d'avoir pitié pour quelques gamins balafrés.

Lilly avait fait parti de ceux là. Je l'avais vu une fois se faire enfermer en salle de retenue. J'avais simplement attendu que le frère Carrow parte pour passer derrière lui et ouvrir à la petite. Son allure faiblarde m'avait fait tellement de peine que je lui avais tendu une potion de soin de mon cru au passage. A l'époque, j'avais réussi à faire une potion mélangeant les caractéristiques d'une potion de soin classique et d'une potion de force. Elle avait donc dû retrouver ses forces assez rapidement, je n'avais jamais pris le temps de savoir si elle allait mieux par la suite, cette entrevue n'avait jamais officiellement existé de toute manière.

Sa répartie me tira un sourire clairement amusé alors qu'elle mettait une nouvelle fois en avant sa sécurité. Comme si elle doutait réellement de mes capacités à dissimuler mon esprit. J'allais presque finir par me vexer. Mon sourire se fit narquois alors que je la jaugeais du regard. Me traiter de débutant... franchement. Alors qu'elle ne semblait même pas encore avoir trouvé qui j'étais. Je laissais échapper un petit rire amusé en secouant la tête.

"Ta confiance me touche énormément. Mais je suis loin d'être un débutant."

Mon sourire se fit mutin. Elle ne savait pas ce qu'elle perdait à ne pas vouloir passer du temps avec moi. Je me figeais soudainement lorsqu'elle prononça mon prénom. Je jetais un coup d’œil alentours pour vérifier qu'il n'y avait personne dans la pièce. Je me détendais légèrement en constatant que cette dernière était bien vide. Un sourire entendu s'étira alors sur mes lèvres alors que je hochais doucement la tête.

"Bien joué, Lilly."

Une lueur amusée traversa mon regard alors que j'enlevais la capuche qui dissimulait les traits du moldu que j'avais dépossédé d'un cheveu.

"Toutefois, ce n'était pas très dur à trouver avec tous les indices que tu possédais. Une fois encore, j'aimerais que tu fasses attention à l'avenir lorsque tu t'adresseras à moi. Je reste Galahad ici. Si tu as peur pour ta couverture, la mienne n'est pas un luxe non plus. Je peux contrôler mon esprit mais pas celui des autres s'ils se font arrêter."

Je lui adressais un regard lourd de sens avant de soupirer légèrement avec un sourire en coin.

"Mais te voir remettre en question ta sécurité me vexe un peu. Tu as donc si peur que je te trahisse ? Souhaiterais-tu vérifier par toi-même la solidité de ma barrière mentale ?"

Je la défiais du regard dans l'attente de sa réponse, un sourire arrogant accroché aux lèvres. J'étais presque impatient de la voir à l'oeuvre. Après tout, elle était l'une des meilleure dans son domaine.


Some things in our lives are inevitable
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Wolfgang Knight, songea Lilly en le dévisageant, cherchant inutilement sous ses traits d'emprunts son véritable visage. Elle ne l'avait pas revu depuis des années - depuis Poudlard, en réalité - et elle était curieuse de connaître son véritable visage, qui devait être  bien différent de celui de l'adolescent qu'elle avait connu. Elle ne pouvait s'empêcher d'être surprise de le retrouver là, dans le QG de la résistance, alors que Wolfgang avait vécu et avait même participé à l'Année des Ténèbres. La jeune femme se reprit bien vite ; ce n'était pas le passé qui dictait les actions présentes et le potionniste était une grande aide en leur fournissant des informations sur Skye.

Elle se retint de lever au ciel à l'entente de son ton suffisant, alors qu'il la priait de bien vouloir faire attention lorsque, dans le futur, elle s'adresserait à lui. Elle hocha toutefois la tête, bien consciente que sa survie était dépendante des précautions qu'il prenait au sein du LEXIT.

"Tu peux compter sur ma discrétion." confirma-t-elle.

Elle ne rajouta rien, mais n'en pensait pas moins. Wolfgang disait peut-être ne pas être un "débutant" en la matière, elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance. Et, par défaut, elle préférait être méfiante plutôt que de compromettre tout le mouvement en accordant trop vite sa confiance à un homme qu'elle avait connu des années auparavant et dont elle ne savait plus rien aujourd'hui.

"Je ne crains pas que tu me trahisses." répondit Lilly en secouant la tête.

Car, si elle commençait à craindre ce genre de chose, alors autant s'exiler à l'autre bout du monde et recommencer sa vie loin de l'Angleterre. Non, elle se refusait à douter de chaque membre du LEXIT ; si on commençait à laisser la paranoïa s'installer entre eux, alors Marchebank avait gagné.

"Je sais seulement qui travaille à Skye, et pourquoi ils sont aussi dangereux."

Lilly pratiquait la legimencie à un niveau avancé et elle était bien placée pour craindre les intrusions mentales. Il y avait des façons de s'immiscer dans l'esprit de quelqu'un, des façons si détournées, que cela faisait froid dans le dos. On pouvait se faufiler parmi les souvenirs, on pouvait s'introduire dans la conscience de quelqu'un, retourner son âme et modifier sa personnalité. Elle pouvait, si elle le voulait, faire oublier à quelqu'un tous les éléments de son enfance - faire disparaître ses parents de sa mémoire, le persuader de la mort de tous ses proches. Elle pouvait instaurer en lui un sentiment de tristesse tel que personne ne pouvait y survivre.

Elle le pouvait, mais elle ne ferait jamais, car cela était contraire à l'éthique même des légimens. Ceux qui œuvraient à Skye, eux, n'avaient pas le même code déontologique.

La proposition de Wolfgang la titilla et elle projeta sa conscience vers lui, juste pour voir ce qu'il s'en dégageait. Puis, elle hocha la tête et saisit sa baguette qu'elle pointa sur l'homme. D'un informulé, elle lança un sort, et se heurta immédiatement aux protections mentales érigées par Wolfgang. Ses sourcils froncés par la concentration, elle les poussa un peu pour tester leur résistance. Puis, satisfaite et rassurée, elle se retira de la conscience de Wolfgang, peu désireuse de s'y attarder plus que nécessaire.

"Ca ira." approuva-t-elle avec un sourire malicieux. "Pour un débutant." rajouta-t-elle tranquillement en croisant son regard.

Elle se détourna de lui un instant pour observer la pièce, désormais rangée, avant de reporter son attention sur son ancien camarade :

"Alors ? Raconte moi un peu ce que tu as fait, depuis que tu as quitté Poudlard ?" s'enquit-elle en l'observant.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

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