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 Where is my mind ? [Théo & Lilly]

Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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8 juillet 2010 - QG du LEXIT

Lilly tourna la page du grimoire qui était posé devant elle. Le papier craquait entre ses doigts, signe de l'usure de l'ouvrage, publié dans les années 1900. Elle l'avait trouvé sur un marché noir, chez un marchand probablement né à la même époque, qui lui avait vendu avec une phrase énigmatique : "Ce sera la plus belle de vos acquisitions, miss." Lilly, intriguée mais surtout fascinée par le sujet abordé, n'avait pas hésité une seule seconde avant de l'acheter.

Et, en effet, elle ne regrettait pas. Cela faisait plusieurs heures - trois, peut-être cinq - qu'elle était plongée dans le grimoire, attablée dans la bibliothèque qu'elle avait aménagé dans le sous-sol du manoir qui abritait désormais le QG du LEXIT. Une lampe à huile éclairait la pièce et le silence régnait en maître, uniquement troublé par le bruissement des pages qu'elle tournait régulièrement.

C'était une soirée comme elle les aimait tant, où la solitude avait ses bienfaits : plongée comme elle l'était dans sa lecture, Lilly appréciait le fait de pouvoir se concentrer sur les termes employés, sur les théories avancées par l'auteur. Par Godric, songea-t-elle avec un sourire amusé, si on lui avait dit, quelques années plus tôt, qu'elle aimerait tant passer une soirée entière plongée dans un grimoire poussiéreux... Mais la recherche passionnait la jeune femme ; si Skye n'avait pas été un projet aussi controversé et aussi malsain, elle aurait sûrement fait le souhait d'aller travailler dans cette structure qui étudiait la mémoire.

C'était fascinant, impressionnant, même, de découvrir l'étendue de la mémoire, ses secrets, ses spécificités selon les espèces, selon les genres, selon l'âge. C'était un sujet d'étude sans fin, tellement le domaine était vaste ; ils n'en avaient exploré qu'une partie infime, ridiculement petite d'ailleurs. Elle avait la chance de pouvoir effectuer des recherches dans le cadre de son travail et encore mieux : d'être payée pour les effectuer. Elle avait presque épuisé son sujet de thèse sur la mémoire transitoire - Merlin seul savait à quel point elle tenait à ses écrits, sur lesquels elle avait passé des heures et des heures.

Le grimoire qu'elle avait sous les yeux traitait d'aspects bien plus pratiques, mais tout aussi intéressants. Les manipulations mentales étaient malheureusement monnaie courante à leur époque, et ce livre l'aidait à les aborder sous un autre angle. Jamais ces sorts oubliés ne lui avaient paru si actuels...

Un bruit provenant des escaliers lui fit relever les yeux et elle avisa un jeune homme qui se tenait sur le pas de la porte.

"Bonsoir Théo." lança-t-elle tranquillement baissant à nouveau le regard sur le paragraphe qu'elle venait de quitter des yeux "La mémoire comme boîte de Pandore, une théorie d'Alfred Langton" "Comment vas-tu ?" s'enquit-elle poliment ensuite.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

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- Eluard

Théo NottBibliothécaireavatar
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Théo ouvrit le placard du haut et rangea soigneusement la boîte à thé à sa place. Il s'adossa un instant contre le plan de travail, sa tasse fumante entre les mains, et promena son regard sur la cuisine bien rangée. Par cette heure tardive, elle était plongée dans l'obscurité, rompue par la lueur d'une chandelle qui se consumait lentement. Par la fenêtre, on apercevait la lune pleine et lumineuse, qui se détachait nettement sur le ciel d'encre.

Théo appréciait ces moments où il avait le QG pour lui seul, et où il pouvait profiter du calme des Cornouailles pour avancer ses recherches. Un lourd manuel à la couverture émeraude sous le bras, sa tasse brûlante à la main, il sortit de la cuisine puis se dirigea vers les escaliers pour descendre au sous-sol. Là-bas, dans la petite bibliothèque qu'il lui arrivait de garnir en livres, il serait parfaitement bien installé pour poursuivre sa lecture.

Parvenu sur le pas de la porte, il se figea en constatant que la pièce était éclairée. Aussitôt, il reconnut la petite silhouette de son ancienne collègue du bureau des Oubliators, Lilly. En s'avançant précautionneusement dans la pièce pour ne pas renverser son thé, il avisa le manuel posé devant la jeune femme. Visiblement, la figure de proue du Kraken avait des recherches à faire, elle aussi...

"Bonsoir Lilly", répondit-il en s'installant lui aussi à la table de la bibliothèque. "Je vais bien, je te remercie, et toi ?"

A la lueur de la lampe à huile, il parvint à lire à l'envers quelques mots du manuel que lisait Lilly. La mémoire, son sujet d'études. Il était surprenant de la découvrir dans une telle position, studieuse et solitaire, elle que l'on voyait toujours dans l'action, avec son dynamisme et son enthousiasme habituels. Soucieux de ne pas la déranger dans sa propre soirée de lecture, il s'enquit :

"Cela ne te dérange pas que je vienne lire ici avec toi ? Je voulais consulter certains de nos livres de potions, mais cela peut attendre demain."

Les recherches de l'une des têtes pensantes de l'organisation étaient probablement plus importantes que les siennes. Baissant la tête vers son manuel, il l'ouvrit à la page sur laquelle il avait arrêté sa lecture. En haut de la page, le titre du chapitre était inscrit en belles lettres calligraphiées : Philtres d'amour et dérivés, comment corrompre ou créer le lien affectif. Il n'était pas tout-à-fait certain du potentiel de sa découverte, tout dépendait de sa capacité à trouver plus d'informations au sujet de cette potion, et surtout, à se procurer les ingrédients nécessaires pour la créer...




Merci à Juliet
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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"Ça va, merci." répondit Lilly sans quitter son livre des yeux, mais en ralentissant toutefois sa lecture pour ne pas en perdre le fil.

Ses doigts parcoururent machinalement la page qu'elle était en train de lire, alors que ses sourcils se fronçaient sous l'effort de concentration qu'elle devait faire pour comprendre les termes employés par le sorcier - et surtout pour parvenir à déchiffrer l'encre qui avait bavé ci et là en laissant de grandes traces noires rendant difficile la la compréhension du texte dans sa globalité.

L'ouvrage retraçait une période très précise, à savoir le conflit qui avait secoué deux clans ennemis entre 1479 et 1485, en Chine. Il y avait, là-bas, un culte des esprits et des âmes, plus fort que dans n'importe quel pays. Les Tán et les Zhāng étaient rivaux depuis des générations et multipliaient les actes assassins les uns envers les autres pour éliminer ce qu'ils considéraient être une menace pour leur famille. Le conflit était perpétué par les nouvelles générations, qui elles-mêmes élevaient leurs enfants dans la haine de leurs voisins. Les femme du clan des Zhāng, finalement, après que le dernier homme de leur famille ait péri de la main des Tán, s'étaient réunies et, dans leur peine, avaient pratiqué une magie vieille comme l'origine du monde, qui mêlait l'âme et l'esprit de deux personnes pour les lier avec un lien indescriptible. Le lien était si fort, que, rendus fous de chagrin, plusieurs membres du clan Tán s'étaient suicidés ; la peine des femmes Zhāng étant devenue la leur, et avait même été décuplée par la magie. L'auteur proposait alors de revenir sur cette vieille forme de magie chinoise, très proche de la legimencie, mais bien plus puissante... Mais bien plus dangereuse.

"Non, aucun problème, installe-toi, je t'en prie." convia Lilly en désignant à Théo une chaise pour qu'il puisse s'asseoir. Curieuse, elle leva la tête pour examiner le livre qu'il avait en face de lui. Elle parvint à déchiffrer à l'envers quelques mots, ce qui lui arracha un froncement de sourcil dubitatif.

"Tu lis quoi ?" demanda-t-elle en l'interrogeant du regard.

Elle-même n'avait jamais excellé en potion - elle avait un niveau correct en sortant de Poudlard, mais elle n'avait jamais continué à se former dans ce domaine, pourtant intéressant. Elle savait, au contraire, que Théo était doué ; il n'était pas rare, d'ailleurs, de le croiser alors qu'il était au QG, occupé à réaliser elle-ne-savait quelle potion.


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Théo NottBibliothécaireavatar
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Théo esquissa un petit sourire en avisant l'air de Lilly, face à sa lecture. ll est vrai que ce n'était pas ce qu'il y avait de plus conventionnel. Quand bien même les philtres d'amour restaient, pour les moins puissants, autorisés par la loi, ils étaient de plus en plus décriés par les mouvements féministes qui décriaient l'absence de consentement. Par certains aspects, utilisé par un sorcier habile, un philtre d'amour pouvait causer autant de dommages qu'un Imperium. Pourtant, la pratique était tellement ancrée dans leur culture, et depuis si longtemps, que certaines formes plus légères de philtres d'amour restaient à ce jour autorisées à la vente, dans des endroits aussi faciles d'accès que des magasins de farces et attrapes.

"Un chapitre sur des dérivés des philtres d'amour. Je ne cherche à ensorceler personne, rassure-toi", commenta-t-il avec une pointe d'amusement, avant de retrouver son sérieux. "Je me renseigne sur les potions qui permettent de créer ou renforcer le lien entre deux personnes. Une potion en particulier m'intéresse, car elle permettrait de créer un tel lien d'empathie entre deux personnes qu'elles pourraient partager leurs sensations : si l'une ressent le froid, l'autre aussi, si l'une ressent de la douleur, l'autre aussi... et cela quelle que soit la distance."

Théo s'exprimait de son ton posé habituel, mais on pouvait percevoir l'intérêt qui l'animait à travers son regard.

"Un maître des potions célèbre serait même parvenu à en faire un dérivé qui permet de créer un lien de télépathie entre deux personnes. Imagine les possibilités ! L'un est en mission et peut communiquer avec l'autre, resté au QG, pour l'alerter en cas de danger, par exemple. Ou même, deux agents en mission qui ont à se séparer et peuvent prévenir l'autre d'un danger... Pense à ce qui est arrivé à Samantha Miller : cela ne pourrait plus arriver. On aurait su, avec exactitude, ce qui lui est arrivé, ses dernières pensées. A ce jour, hormis la legilimancie, aucun procédé magique ne permet de créer ce type de connexion mentale. Or la legilimancie peut permettre des explorations de la mémoire très puissantes, mais c'est encore différent..."

La legilimancie ne pouvait être appliquée au cours d'une mission, de plus elle nécessitait des aptitudes magiques indéniable, et un entraînement spécifique dont l'immense majorité des membres du Lexit était dépourvue.

"Le problème, c'est que cela paraît difficile à faire et, surtout, c'est dangereux. Il s'agit tout-de-même de magie rouge, les séquelles qui peuvent en résulter sont à ce jour mal documentées."

Magie rouge, magie noire... La frontière était fine. Certains philtres trop puissants ou mal dosés pouvaient créer des sentiments indestructibles, que même le temps ne venait effacer. Certains sorciers, tourmentés, dépossédés de leurs propres émotions, finissaient par se suicider. Voilà pourquoi la rigueur et la raison froide étaient les deux meilleurs atouts d'un bon maître des potions. Une goutte en trop, une seconde de cuisson en plus, et l'on pouvait emporter des vies.

"Quoi qu'il en soit, il semble dommage que de telles recherches soient tombées aux oubliettes, alors je veux voir ce que je peux trouver", souffla-t-il en parcourant du regard les étagères pleines de manuels. Cela ne coûtait rien de se renseigner...



Merci à Juliet
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Lilly leva les yeux de son propre ouvrage pour poser son regard sur celui de Théo, véritablement piquée de curiosité par ce qu’il racontait, à la fois enthousiaste des possibilités que cela laissait entrevoir, mais sceptique des moyens à utiliser pour parvenir à cette fin.

« Ca ressemble justement au sortilège d’empathie. » intervint-elle en fronçant les sourcils.

Ce sortilège, célèbre lors de la première ascension de Voldemort, n’était pas des plus connus aujourd’hui car il avait été interdit par le ministère des années plus tôt. Il s’agissait d’un sort puissant, qui faisait voir et ressentir à l’autre exactement ce qu’on voyait et ressentait, sans se soucier une seule seconde du fait que la vision soit totalement subjective. Voldemort avait recruté nombre de ses partisans de cette manière. Il préférait cette méthode à un simple imperium puisque, dans le cadre du sortilège d’empathie, celui qui subissait l’envoûtement prenait pleinement part à la cause à laquelle on le soumettait et n’avait pas seulement une attitude passive vis-à-vis de celle-ci.

Lilly n’avait jamais vu l’application de ce sort de ses propres yeux, mais elle était persuadée que le mage noir l’avait employé également lorsqu’il était revenu au pouvoir, quelques années plus tôt. Elle comprenait les avantages que pouvaient apporter un tel sort, mais se méfiait surtout des inconvénients. La jeune femme avait vécu la guerre, participé à la bataille de Poudlard, et ainsi elle avait vu de ses propres yeux les dégâts de la magie noire ; il était hors de question qu’elle participe au retour d’une forme de magie si décriée.

Et en même temps.. En même temps, elle comprenait la démarche de Théo, qui n’avait que de nobles attentions dans ses recherches. C’était d’ailleurs là le problème moral qui était posé à chaque utilisation d’une magie foncée, qu’elle soit noire ou rouge : est-ce que de bonnes intentions pouvaient justifier l’utilisation d’une forme interdite de magie ?

« Les avantages seraient, en effet, indéniables. » répondit prudemment Lilly en se laissait imaginer l’avance qu’ils prendraient sur le ministère s’ils pouvaient se permettre d’utiliser cette potion.

Lire dans les pensées des autres était un atout incroyable – Lilly devait la réussite de nombreux duels grâce à cet avantage – mais la legimencie ne se faisait que dans un seul sens : elle pouvait écouter les pensées de quelqu’un mais l’inverse n’était pas vrai et la communication – si elle était possible – était délicate.

« Mais c’est difficile de savoir comment elle va agir sur les connexions neuronales et les synapses. » releva-t-elle toutefois – prudence oblige. « Et un dégât à ce niveau-là peut causer beaucoup de dommages sur le système nerveux, voire être fatal… Le sujet doit être approfondi avant de se lancer dans des expérimentations. » conseilla Lilly avec sagesse.
« Surtout sur le fonctionnement de la connexion entre les deux sujets et sur la façon dont elle se fait. » déclara-t-elle à voix basse, comme si elle se parlait à elle-même.

Beaucoup d’éléments pouvaient causer de grands dommages car trop de variables étaient encore inconnues : dans quelle zone de cerveau la connexion s’établissait ? De quelle manière se coupait-elle ? Y avait-il des séquelles à l’intrusion d’une conscience au sein même d’une autre conscience ? Ou de la disparition d’une conscience alors qu’elle venait de se lier à une autre ? Si la légimencie lui avait appris une leçon importante, c’était bien de ne pas sous-estimer les dégâts qu’une invasion de la sorte pouvait causer.

« Si ça ne te dérange pas, j’aimerai bien que tu me tiennes au courant de tes recherches. » demanda-t-elle,  une lueur d’intérêt dansant au fond des yeux. « Je pourrais peut-être te fournir deux ou trois ouvrages qui traitent d’un sujet semblable. Juste… » elle hésita un instant, mais se lança : « Fais attention avec de telles informations. Il s’agit d’une magie extrêmement puissante et personne n’aimerait qu’elle tombe entre les mains de quelqu’un aux envies de pouvoir un peu trop fortes… » Comme Leopold Marchebank. « Et manipule-les avec soin. La conscience est instable… Même si je ne me doute pas que mon ancien apprenti se rappelle de ses leçons. » termina-t-elle avec un léger sourire pour adoucir ses propos tendus.



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