AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 Cuir! Cuir! Cuir Moustache! (JR libre)

Mildred MagpieDirectrice de Multiplettesavatar
Messages : 936

Voir le profil de l'utilisateur

Soirée du 11 Juillet 2010 , J-1 avant le Freedom, 1er Étage des Folies Sorcières, début de soirée...

Tel un volcan sur le point d'entrer en éruption, une effervescence grandissante commençait à envahir l'étage et le balcon des Folies Sorcières. Avec pour seul mot d'ordre d'être vêtu de cuir ou doté d'une moustache, le mythique Cabaret sorcier s'offrait encore une fois l'une de ces soirées décadentes dont lui seul avait le secret. En ces temps de vives tensions pour les fidèles du FREE : Quoi de mieux pour se distraire qu'une nuit endiablée, dans laquelle chacun pourrait lâcher un peu de leste et consolider la complicité naturelle qui unissait chacune des personnalités omnipotentes de ce Monde Magique. La chaleur de l’Été embrasant l'instinct festif de tout homme, les deux cogérants des Folies Sorcières avaient étroitement collaboré pour mettre sur pieds une soirée privative et inoubliable au cours de laquelle "plaisir et débauche" seraient les seuls guides nocturnes. Privatisant la presque totalité du premier étage du cabaret magique, Roy et Mildred n'avaient point lésiné sur les moyens mis à disposition pour s'assurer du confort ultimal de leurs convives. S'inspirant d'un célèbre adage de la Cité Lumière de Las Vegas, la seule règle du soir était que : "Ce qui se passait aux Folies, devait rester aux Folies"...

Vêtue uniquement d'un imperméable en cuir cachant des sous-vêtements affriolants dans la même matière, Mildred Magpie ne tarda pas à s'extirper toute essoufflée de ses loges privées. Mais que diable s'était-il passé? Des étoiles dans les yeux, la sorcière usait de sa main comme s'il s'agissait d'un éventail de manière à faire redescendre quelque peu sa température corporelle. Il faut dire que le spectacle auquel, elle venait d'assister avait de quoi affrioler la vieille cougar lubrique qui sommeillait en elle. En effet, pour des raisons soit-disant pratiques et logistiques, son salon privé s'était transformé en vestiaire pour jeunes et beaux stripteaseurs ; Et à en juger par la lumière qui irradiait de son regard et les selfies magiques qu'elle avait prise durant son inspection professionnelle : Mildred n'avait aucun doute à avoir sur le degré de motivation de ses gogo-danseurs magique!

Mais voilà, même si elle serait bien restée cloitrée dans cet espace clos flairant à plein nez la testostérone ; Mildred avait d'autres préoccupations organisatrices plus urgentes en tête. Absolument aucun détail ne devait lui échapper ou être laissé au hasard. A l'image des fêtes orgiaques organisées jadis pour l'Empereur Romain, l'intraitable sorcière exigeait à ses employés rien de moins que la perfection! Au vue de l'invité de marque exceptionnel qui allait bientôt débouler dans son Cabaret, une occasion inespérée était donnée à Mildred Magpie de faire oublier sa conduite déplorable de la dernière Saint-Valentin. Coûte que coûte, elle devait s’accrocher aux wagons du pouvoir, et s'attirer les bonnes grâces du grand et unique Leopold Marchebank.

Voila pourquoi cette soirée avec une saveur particulière dans l'esprit calculateur de la romancière. Contrairement à son associé qui ne voyait en celle-ci qu'une manière de se faire encore plus de Gallions ; La rédactrice en chef de Multiplettes voulait soigner son image et sa côte de popularité auprès du Ministre. Quitte à devoir s’aplatir devant lui comme une misérable serpillère, ou ébranler son âme pétrie d'avarice en lui offrant le privilège de boire à l’œil... Leopold Marchebank qui selon certaines rumeurs serait en mal de complice de jeu, depuis la disparition tragique de Jacob Dalhiatus allait être accueilli comme un Roi! Il faut dire qu'avec des membres aussi austères que Danielle Coleman ou la frigide Meredith Kane, les occasions de s'amuser au Ministère étaient plutôt maigres. Perchée sur ses Louboutins, Mildred voulait briser l'ennui et offrir de viles distractions au Ministre de la Magie, de manière à redorer son blason terni par sa tentative de baiser. Volontaire, la sorcière quitta ses quartiers d'un pas décidé pour se diriger vers le grand Hall supérieur qui dominait les escaliers en marbre. Lèvres pincées, elle détailla chacun des visages qui composaient la foule hétéroclite qui slalomaient entres les tables de banquets dressés. Mais pour l'heure, elle était bien obligée de constater que le grand Leopold Marchebank se faisait encore cruellement désirer...

Inutile de se morfondre dans l'impatience! Mildred avança entre les tables serties d'œufs de Billywig trempés dans la sauce Sharack, de Caviar de Doxy, d'ailes de Focifères, de chipolatas de Veaudelune, ou de vin d'elfe centenaire... Véritables régal pour les yeux et pour les papilles, les mets les plus raffinés et savoureux côtoyaient les nouvelles inventions pâtissières d'Eden Rosbury. Mildred choisit de fuir au plus vite ce lieu de cruelle tentation pour les gourmands, sans pour autant omettre de faucher au passage un petit choux à la fraise. L'objet de son attention était un bar improvisé, dressé dans un recoin du Hall, à quelque pas seulement de l'ouverture conduisant à la Terrasse des Folies. Lèvres retroussées dans un sourire mielleux, la cogérante des Folies Sorcières choisit de s'y arrêter afin d'adresser quelque mot à son barman préféré et l'homme qu'elle avait secrètement embauché pour lui enlever une épine du pied durant l'été. N'ayant guère de nouvelle à ce sujet, elle supposait que l'homme était encore en chasse. Mais au diable le tueur, car plutôt que de verser du sang, sa mission du soir ne se limitait qu'à une chose : Préparer et servir de délicieux cocktails à ses invités de marque!

Les ongles vernis de la Diva de Bristol ricochèrent sur la surface du bar alors qu'elle tentait d'attirer l'attention du barman sur sa "gracieuse" personne.

"IgnacioOo, mon mignoOon? Tu as une seconde? Je voulais juste t'informer que si tu as le privilège de servir le Ministre Marchebank, n'omet pas de lui dire qu'il peut boire à volonté, et ce gratuitement! N'en déplaise à Roy, c'est la maison qui régale! " Cherchant du regard son petit associé invisible dans la foule, elle ajouta une autre recommandation à son polyvalent barman. "Et si tu croises Roy, dis-lui que j'exige un rapport complet heure par heure sur la sécurité mise en place! Le Ministre ne devrait plus tarder, et j'espère que mon associé fera en sorte que rien ne puisse venir troubler cette délicieuse soirée... "

Mildred ne voulait commettre aucun impair, et elle espérait que son associé en ferait de même. Son absence l'inquiétait. Où était-il? Le nez plongé dans la Volubilis? Ou entre les nichons d'une prostituée? Cela l'exaspérait de ne pas savoir, mais fort heureusement, elle oublia bien vite toute forme d'anxiété alors qu'elle louchait dangereusement en direction de la tenue moulante et sexy du bel IgnacioOo.

"Merlin! IgnacioOo! Que le cuir te sied à merveille! Saches que si tu ne sais pas où dormir ce soir, la porte de ma chambre te sera toujours ouverte... "

Se fichant que cela puisse apparaitre comme une forme de harcèlement sexuel d'une patronne sur son employé ; La paupière fardée de Mildred Magpie s'abattit en un clin d’œil aussi lourd que suggestif. Fort heureusement pour IgnacioOo, la cougar lubrique finit par délivrer l'employé de sa présence toxique. Elle n'avait guère de temps à perdre en bagatelle! Ondulant du bassin en direction de la terrasse des Folies Sorcières, Mildred partit en quête d'un employé à invectiver ou d'un problème à régler. Dès lors, le regard acéré de la tenancière du Cabaret ne tarda pas à se braquer sur deux de ses meilleures danseuses qui de son point de vue prolongeaient un peu trop allègrement leur pause. Quelque peu ulcérée par ce manque à gagner, et de voir ses plus précieux appâts sur la touche plutôt que sur un podium de danse ; Mildred fonça sur elle, telle une pie sur une cuillère en argent!

"Hé les filles, vous pensez que Roy et moi, nous vous payons pour bavasser inutilement? " Bras croisés sur son opulent poitrail, Mildred demeura un instant le visage ulcéré avant de se rendre compte que sa question était peut-être un brin trop abrupte. Soucieuse de ne rétablir un climat plus apaisé, Mildred chercha immédiatement en bonne maquerelle à raisonner ses merveilleuses employées "Voyons les filles, il n'y a pas une seconde à perdre si vous ne voulez pas manquer cette occasion unique de vous faire une masse de Gallions! Contrairement aux autres soirées, vous allez avoir un parterre de stars multimillionnaires à vos pieds! Pourquoi se priver de cette fabuleuse aubaine? " Mildred haussa un sourcil circonspect aussi bien sur Joséphine que Robin. " Je vous en conjure : Dansez, séduisez-les, faites les boires et dilapider leur fortune jusqu'à ce qu'il ne leur reste plus l'ombre d'une mornille à dépenser! " Le sourire de charognarde de la romancière s'étira alors qu'elle couvait des yeux ses deux pépites. Mais derrière ce simagrée d'attention, le regard tel un scanner, Mildred détailla de la tête au pieds la tenue de ses danseuses. Comme toujours, elles étaient parfaitement appétissantes et désirables ; Un don des dieux aussi bien pour les Folies Sorcières que pour ses deux cogérants qui touchaient de fortes commissions sur leurs activités. Le regard de Mildred s'embrasa d'une lueur de compassion hypocrite pour ses deux reines du podium.

" Regardez-vous! Vous êtes absolument magnifiques dans ses tenues! Vous allez faire un malheur comme toujours! "

Mildred tiqua un instant sur le gracieux décolleté de Robin, en se demandant comment elle pouvait entrer dans un aussi fin et fragile ouvrage. Chose impossible pour la trop voluptueuse romancière, car nul doute qu'aucunes des fines lamelles en cuir ne pourrait résister à la présence encombrante de ses obus. Mais au delà d'une certaine jalousie éprouvée envers la silhouette et la jeunesse des deux danseuses ; La stratège et odieuse Mildred choisit de leur faire une proposition qui n'avait pour but que d'attiser leurs esprits de concurrence et la division.

"Sachez que celle de vous deux qui me ramènera la plus grosse recette du soir, pourra bénéficier d'une récompense incroyable. Une solide rétribution que pour rien au monde vous ne voudriez manquer, croyez-moi! Considérez cela simplement comme une prime au mérite... "

Mildred jeta un regard circulaire sur les innombrables stars qui pullulaient sur sa terrasse comme des champignons dans une clairière moussue : Que ce soit le prodige du quidditch Fakir, ou le célèbre DJ Helmut Jul, ou encore des employés grassouillets du Ministère aux poches bien garnies... Il y avait des gallions à se faire! Le regard intraitable de la maquerelle des Folies se posa alors à nouveaux sur ses danseuses, avant qu'une question ne jaillisse de ses lèvres colorés.

"Mes jolies? Qu'attendez-vous pour partir en chasse? "

Aussi manipulatrice que intraitable en affaire, Mildred Magpie savait pertinemment que de la division et du chantage naissaient bien souvent les meilleurs profits.  
HJ :
 


Pull me into your arms, Say I'm the one you own
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
Messages : 730

Voir le profil de l'utilisateur

"Constantine, ouvre-moi !"

Leopold, qui s'impatientait sur le pas de la porte, donna une nouvelle salve de coups contre le battant. Finalement, il entendit des bruits de pas précipités depuis l'intérieur de l'appartement et des clefs qu'on tournait dans la serrure. Enfin, le visage familier de son collègue apparut dans l’entrebâillement de la porte, pour sa plus grande satisfaction. Ecartant les bras comme pour l'inviter à l'observer, Leopold offrit à sa vue sa tenue ébène, pantalon en cuir, chemise échancrée et veste noire. Il avait également laissé sa barbe et sa moustache lui manger le visage pour respecter le thème - de plus, cela lui donnait un petit air viril qui n'était pas pour lui déplaire, et qu'il ne pouvait guère s'autoriser au quotidien.

Nouvel Alan, qui se tenait deux mètres derrière lui, l'avait fait transplaner directement devant l'appartement de Constantine pour éviter que des regards non initiés ne se posent sur son look détonant. Le ministre avait hésité à se rendre à cette soirée, dans un premier temps, puis à jouer le jeu en terme vestimentaire. Il n'avait pas le temps, et puis il avait une image de respectabilité à cultiver. Mais les dernières semaines avaient été éprouvantes à tout point de vue et il avait fini par se décider, persuadé qu'une soirée de relâche la plus totale lui ferait le plus grand bien. De plus, il lui semblait qu'un moment de convivialité serait bénéfique pour la cohésion de son cercle rapproché. Il avait donc incité tous ses collègues les plus privilégiés à s'y rendre, et avait même décidé de venir chercher Constantine en personne pour être bien sûr qu'il ne change pas d'avis. Leopold voulait bien se ridiculiser, mais uniquement si l'ensemble de ses collaborateurs en faisait autant - question de leadership.

Jetant un oeil curieux de l'autre côté de la porte pour examiner Constantine, il sourit d'un air satisfait puis s'invita à l'intérieur de l'appartement.

"Tu es prêt ? Alors en route. Il nous faut utiliser ta cheminée", indiqua-t-il en suivant Constantine à travers les pièces, qu'il observa sans vergogne, découvrant pour la première fois à quoi pouvait ressembler l'antre du directeur des mystères. Finalement, une poignée de poudre de cheminette en main, ils quittèrent tous les trois Leopoldgrad pour émerger dans une grande salle sombre. La Pièce Interdite, repère du Cercle au coeur de l'aile privée des Folies, avait été enchantée pour permettre un accès privilégié à ces quelques VIP le temps de la soirée, leur garantissant une entrée en toute discrétion sans passer par les checks-points.

Leopold émergea de l'immense cheminée en époussetant sa tenue, tout en s'enquérant de la journée de Constantine.

"Attendez, Monsieur le ministre, je sécurise le périmètre", intervint Nouvel Alan qui traversa la pièce, l'air grave et concentré. Leopold retint un roulement des yeux, en songeant avec un pincement au cœur qu'il aurait aimé partager cette soirée avec Ancien Alan. Il aurait attendu le moment le plus noir de la nuit pour lui offrir une petite pastille violette, et lui aurait offert un petit détour dans une garçonnière en compagnie de Joséphine Chevalier, en guise de remerciement pour son indéfectible loyauté... Bah ! Tant pis, il devrait se contenter de Constantine et c'était très bien ainsi. Le potentiel de divertissement était grand, car il s'agirait de s'assurer qu'il finisse plus dévergondé que lui. La perspective de voir Meredith Kane ou encore Danielle Coleman détendre leur chignon n'était d'ailleurs pas non plus pour lui déplaire.

Une fois que l'autorisation de quitter la pièce leur eut été donnée par le garde du corps, les deux hommes traversèrent l'Allée Interdite en direction du Hall Supérieur, d'où émanait déjà le bruit d'une fête bien amorcée. Ils s'étaient fait désirer, il est vrai, mais Leopold comptait bien faire une entrée remarquée : ce n'était pas tous les jours qu'il portait le cuir...

Côte-à-côte, Constantine et Leopold pénétrèrent dans le Hall et balayèrent la foule d'un regard suprêmement supérieur - du moins, Leopold le fit. Il était ici le maître, non pas des lieux, mais des invités. Collaborateurs, stars, politiques, journalistes, maîtres de la nuit ou truands mafieux, tous étaient à sa botte et à celle de son apprenti Constantine, de manière plus ou moins hypocrite et plus ou moins prononcée. Le ministre échangea un bref regard avec Johnny Kiss, attrapa deux verres de champagne, puis entraîna Constantine en direction d'une autre tête connue.

"Mais quel plaisir de vous voir ici..."

Spoiler:
 


Danielle ColemanChef de la miliceavatar
Messages : 137

Voir le profil de l'utilisateur
Il y avait quelques situations exceptionnelles, de celles qu’on ne voyait parfois qu’une fois au cours d’une vie : une éclipse solaire, un Gryffondor faire preuve de bonne foi et Danielle Coleman en tenue de cuir.

Ajustant les bretelles de son body et lissant les plis de sa jupe – avait-elle une longueur respectable pour être appelée jupe ? – Danielle adressa un regard satisfait à son reflet et entreprit d’appliquer une couche de mascara sur ses cils. Elle n’avait pas fait dans la demi-mesure concernant le thème un peu particulier de la soirée – pourtant, elle avait longuement envisagé de revêtir une simple veste en cuir. Elle s’était ravisée en se souvenant de précédentes soirées organisées aux Folies Sorcières ; il valait mieux se sentir dans le thème plutôt que complètement à côté de la plaque. Et puis, elle avait si peu l’occasion de sortir qu’elle avait décidé d’en profiter pleinement.

Un petit regard à sa montre lui apprit qu’elle était déjà bien en retard ; elle était partie tard du Ministère et avait pris le temps de faire un détour chez elle pour se préparer. Elle haussa les épaules : de toute façon, il valait mieux arriver un peu plus tard, lorsque tous les invités seraient déjà suffisamment ivres pour ne pas s’attarder plus de raison sur l’image de la cheffe de la milice – d’ordinaire si sérieuse – en tenue de cuir qui moulait son corps et dévoilait ses longues jambes.

Heureusement qu’il s’agissait d’une soirée privée au nombre d’invités réduits, car elle n’envisageait pas de se montrer ainsi devant toute la société magique. D’ailleurs, à part Nasreen, aucun milicien n’avait été invité, ce qui l’arrangeait grandement. Cependant, l’avantage à être Danielle Coleman, c’était qu’elle maîtrisait à la perfection le regard assassin et qu’elle n’aurait pas hésité à s’en servir en cas de besoin – la nature de la soirée lui assurait cependant une relative tranquillité.

Après un dernier regard vers son appartement impeccablement rangé – son chat, Icare, lui adressa un vague regard interrogatif – Danielle se dirigea vers sa cheminée, de la poudre à la main, et la lâcha dans l’âtre pour rejoindre la Pièce Interdite des Folies Sorcières. Heureusement qu’une arrivée discrète était possible car – même si ces hommes auraient probablement été plus gênés qu’elle de la découvrir dans une telle tenue – elle n’aurait pas apprécié pour autant de devoir passer les Check Points de Bristol à la vue de tous. Le ministère savait s’amuser, bien évidemment, mais la population magique lambda n’avait pas besoin de le savoir.

Quelques instants plus tard, Danielle se retrouva dans l’enceinte des Folies Sorcières. Comme demandé, elle laissa son Pear à un Veilleur et se dirigea vers le Hall Supérieur où déjà des conversations et des éclats de rire lui parvenaient. D’un regard, elle balaya la salle, un sourire appréciateur sur les lèvres. En effet, sa tenue n’était pas du tout de « trop » quand on voyait celles que pouvaient aborder d’autres invités ou même l’ambiance générale de la soirée. D’une main, elle attrapa une coupe de champagne et échangea quelques banalités avec un groupe d’hommes qu’elle identifiait vaguement comme faisant partie du groupe juridique au service de Leopold. Ils finirent par s’éloigner pour aller commander à boire et Danielle, restée seule, sirota distraitement sa coupe au même moment où Leopold Marchebank et Constantine Egalité faisaient leur entrée dans le hall. Le ministre était évidemment superbe – mais sa prestance, après des mois au plus haut poste d’Angleterre – n’était plus à prouver. Le regard de Danielle s’attarda également sur la tenue de Constantine, qui portait à merveille le pantalon en cuir.

Elle saisissait une seconde coupe de champagne lorsque les deux hommes se dirigèrent vers elle.

« Plaisir partagé ! » répondit Danielle avec un sourire à l’intention du ministre et de son collègue. « Comment allez-vous ? » s’enquit-elle en portant sa coupe à ses lèvres. Elle enchaîna ensuite, un sourire amusé accroché au visage : « Vous devriez absolument venir travailler comme ça. Le service com’ serait ravi ! » On leur rabattait les oreilles environ quatre fois par jour avec « l’image publique ». Danielle s’était déjà faite réprimandée par la communication parce qu’elle était « trop sévère » et que « un visage sympathique à la tête de la milice, c’est pas mal, pour convaincre les plus réfractaires. » Elle avait soupiré – évidemment – s’était (un peu) pliée à la demande lors de la St Valentin organisée à Poudlard, mais, assurément, rien ne valait une tenue de cuir pour paraître sympathique.


Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 2025

Voir le profil de l'utilisateur
Encore une fois, le duo de gérants aussi fous que le nom de leur cabaret casino avait frappé. Quand Mildred s’était présentée deux mois plus tôt pour lui présenter sa proposition, Roy avait vite vite décelé le génie qui s’y cachait. Son associée n’était pas la seule à pâtir de relations quelques peu refroidies avec le ministre. Il s’était gardé d’en parler avec Mildred mais depuis cet incident avec Dimitri, on ne pouvait pas dire que l’amitié entre Roy et Leopold était aussi complice qu’avant. En même temps, Roy savait qu’il n’était plus complètement clean vis à vis de son allégeance au chef du gouvernement, alors une part de lui était tenté de maintenir une distance, par pur instinct de protection, mais c’était un mauvais calcul. Plus il jouerait le parfait collaborateur et moins on le soupçonnerait de quoi que ce soit, c’était le plus élémentaire des raisonnements. Cela faisait partie des jeux de pouvoir, pour lui qui était habitué à mentir, il savait qu’il n’aurait pas de mal à jouer un rôle tout à fait stratégique lors de cette soirée.

Car l’objet de cette folle nuit n’était pas tant de boire et se dévergonder que de renforcer les liens entre les plus intimes collaborateurs du ministre, personne ne s’y leurrait. Avec Mildred, ils avaient convenu d’un thème qui promettait de dégeler même les membres les plus frigides du gouvernement. Et qui disait thème sensible disait soirée ultra privée. Roy avait donné une unique instruction à Fergus, en lui confiant une liste d’une trentaine d’invités : seules les personnes figurant sur cette liste seraient autorisées à respirer l’air du premier étage dans la nuit du onze juillet. Même parmi le personnel, Roy avait fait un tri minutieux : quelques danseuses seulement -les plus plébiscitées-, six serveurs, et deux vigiles devant chaque porte d’entrée de l’étage privatisé. Puisque la soirée devait suivre son cours normal au rez-de-chaussée, en accueillant des clients lambda du cabaret, il avait convenu avec Mildred de faire ouvrir un accès privé pour les quelques membres du Cercle qui avaient accès à la Pièce Interdite du cabaret. Ils avaient vendu leur soirée osée en présentant les bons arguments de sécurité aux chefs du gouvernement et cette séparation des entrées avait eu le meilleur effet : personne d’autre que des invités triés sur le volet ne pourraient les voir.

Quelques minutes avant l’ouverture de ce bal de la débauche, Roy fit donc un petit tour de l’étage pour vérifier que tout était bien en place. L’une des premières choses qu’il nota dans la grande pièce principale, parce que personne n’aurait pu passer à côté, fut la grande silhouette de Toni au milieu des tables, en pleine discussion avec leurs hommes. Les Veilleurs étaient sensés avoir un dress code assez simple pour la soirée : habituels costumes noirs pour les vigiles, pantalon de cuir et chemise noire pour les serveurs. Mais évidemment, le grand Antonino Tessio ne pouvait guère s’accommoder d’une telle simplicité. A le voir, on ne savait plus très bien s’il était un gogo danseur ou l’un des organisateurs de cette soirée. Roy fit quelques pas vers lui, en laissant remonter son regard sceptique depuis le pantalon de cuir qui moulait de façon tout à fait indécente les fesses rondes et les cuisses musclées de l’italien, jusque son haut en résille laissant voir chacun de ses pectoraux, pour finir sur un accessoire, qui achevait de parfaire ce portrait de l’extravagance : une casquette noire de gendarme.

« Je sais pas pourquoi je suis surpris, j’aurais dû me rappeler que tu faisais jamais rien à moitié. »

Ce commentaire attira l’attention de son second, qui tourna un sourire éclatant d’impertinence vers lui. Roy se laissa aller à un sourire à son tour car il reconnaissait bien cette lueur dans le regard de Toni : c’était celle qui précédait leurs meilleurs coups. Roy sentait lui aussi l’adrénaline le gagner, au fur et à mesure que l’ouverture de la soirée approchait : cela promettait d’être non seulement drôle, mais aussi, très, très intéressant. Il avait joué le jeu, de son côté, en enfilant un pantalon de cuir lui aussi et avait laissé de côté sa traditionnelle chemise noir pour un T-shirt au col en V et une veste en cuir. Mais Toni trouva le moyen de lui faire une remarque malgré tout :

« Jamais, confirma t-il. Tou aurais pu té tailler la barbichette pour né laisser qué la moustache, Roy, franchément, tou mé déçois.
-Et te laisser immortaliser l’image de mon beau visage défiguré par une moustache ? En parlant de ça… »

Il extirpa son Pear One de sa poche, pour prendre un cliché du trafiquant, sans prévenir. Toni lui fila aussitôt un coup dans le bras, déclenchant les rires de Roy.

« Pas dé Pear One dans l’enceinte dé cette salle !
-Pas pour le maître des lieux » rétorqua Roy, avec son arrogance habituelle.

Sur ces bonnes paroles, il reprit un tour rapide de toutes les installations de l’étage. Le buffet était en place, des Veilleurs à l’entrée du hall pour récupérer les Pear One de chaque invité -politique de confidentialité- et derrière le voile sombre qui masquait le fumoir, des canapés de cuir autour de tables de jeux qui n’attendaient que d’être occupés. Comme le mentionnait le carton d’invitation, « ce qui se passait aux Folies restait aux Folies » et ce soir, Roy savait que la chef de la Milice elle-même fermerait les yeux sur les quelques substances illégales en attente dans le fumoir qui finiraient par être offerts à leurs fidèles clients.

En attendant, il était justement l’heure d’aller les courtiser. Quand il revint dans la salle du banquet, il arbora son plus beau sourire d’hôte de la soirée pour chacun des invités, passant quelques minutes avec les plus notables d’entre eux. Il daigna même écouter pendant dix minutes Marcus Peyne, l’infatigable directeur des Transports Magiques, lui faire ses habituelles envolées lyriques sur sa femme qui l’accompagnait -une très belle plante, effectivement, Roy devait le reconnaître- et sa petite fille qui n’avait évidemment pas pu les accompagner mais qui était, à en croire ses paroles, entre les mains d’une baby sitter hautement qualifiée. Heureusement, l’arrivée d’une invitée lui fournit le bon prétexte pour s’éclipser. Il rejoignit l’objet de son attention près du comptoir où Ignacio servait, en la saluant plus familièrement que les autres :

« Tu as pu venir finalement ! Jolie tenue. » Un sourire railleur se glissa sur ses lèvres. « Si j’avais su qu’il fallait lancer une soirée cuir moustache pour te voir enfiler autre chose qu’une jupe crayon, je l’aurais fait avant. »

Il était content de voir qu’Isobel avait pu se libérer, elle ne lui avait pas confirmé sa venue.


Constantine ÉgalitéDirecteur du Département des Mystèresavatar
Messages : 127

Voir le profil de l'utilisateur
"Constantine, ouvre-moi !"

J'expire en achevant de fermer la braguette du pantalon en cuir contractuel que je viens d'enfiler, la chemise à moitié ouverte, les cheveux encore dégoulinant d'eau. Les coups raisonnent derrière la porte et je n'ose y croire lorsque j'ouvre la porte en fermant mon col d'un geste maladroit.

Leopold Marchebank ouvre les bras sur une tenue qui me fait hausser un sourcil. Puis deux. " Ha. " Barbe de trois jours, col échancré, sourire satisfait. " Formidable, Monsieur le Ministre. On en est là." mon sarcasme glisse sur lui alors qu'il me fait signe d'entrer en m'indiquant que ma cheminée est réquisitionnée. Relativement pris au dépourvu de le trouver devant ma porte, et à la fois peu surpris considérant que se présenter en personne était probablement la seule manière certaine de s'assurer de ma venue -je commençais justement à considérer l'option retourner au Département comme une raison suffisante pour esquiver une soirée qui s'annonce somme toute plutôt désagréable - je le guide au travers de mon appartement ultra moderne, que je dois habiter environ deux ou trois soirs par semaine, lorsque je ne reste pas au Département, et qui est pour une fois et heureusement plutôt en ordre. Je fais abstraction du sentiment étrange qui m'étreint en considérant que Leopold marche sur les trâce de mon intimité en jetant des coups d’œils curieux de tous les côtés, et me plante devant la cheminée, regrettant de ne pas pouvoir profiter d'une solitude bienvenue, haut dans le ciel, sur mon balais de course préférée - un soutien psychologique pour affronter ce qui m'attend donc j'aurais eu bien besoins- Je me recoiffe d'un geste et sèche mes cheveux d'un coup de baguette. " Je t'en-pris, fais comme chez toi. " Dis-je ironiquement en lui désignant la poudre. Je jette un coup d'œil à son nouveau garde du corps en me demandant s'il sait dans quoi il a mis les pieds.

Probablement pas.

Une seconde plus tard, nous émergeons dans la cheminée parfaitement propre de la pièce secrète. Sombre, hagarde, glauque à mourir, on dirait une aile abandonnée du Département et j'aimerai pouvoir y rester pour toujours mais je dois emboîter le pas à Leopold qui n'a a peu près aucune seconde à perdre. Nous émergeons, après un contrôle de rigueur, dans la salle où la fête bat déjà son plein. La lumière m'aveugle un instant. Je sers les dents en considérant la foule qui s'étend entre les tables, amas informe de corps au service de Leopold, et je ne peux empêcher un sourire empreint d'une satisfaction sardonique se figer sur mes lèvres. " Bien joué, Leopold. " Dis-je doucement à l'intention du Ministre vers qui les regards se tournent. " Tu me rappellera la corrélation entre servir ta cause, et suer dans un ensemble SM pour te faire plaisir, à l'occasion. " J'accueille avec un sourire la coupe qu'il me tend. " On doit tous sacrément être amoureux de toi pour nous infliger un truc pareil. " Marmonnes-je en suivant le sillon qu'il trace à travers la foule jusqu'à une silhouette dramatiquement familière.

- Plaisir partagé ! Comment allez-vous ? " Mes yeux mettent un moment à s'accommoder au look ultra sexy de Danielle Coleman. Je fais un effort drastique pour ne pas la dévisager de haut en bas et me contente d'un sourire figé en la regardant dans les yeux. " Vous devriez absolument venir travailler comme ça. Le service com' serait ravi ! "
- Si vous veniez travailler comme ça, c'est moi qui serait ravi ", lâche Leopold à brûle pourpoint avec un sourire. Ha, le salaud.
- Danielle, incroyable. Je ne t'avais pas reconnu. " Je lui adresse une moue faussement désolée avant d'avaler une partie de ma coupe. Il faut que je boive, sinon je vais mourir. " Surprenant de te voir ici, par ailleurs. Au-delà de ton engagement pour la cause, j'ignorais que ta physionomie était compatible avec ce genre de sauteries. " Si elle me retourne la pique, je ne nierai pas : ma physionomie n'est pas compatible avec le cuir.

Putain.



Call me Mr.Raider, call me Mr.Wrong. Call me insane, call me Mr.Vain. Call me what ya like, as long as you call me time and again.© by Sun

Meredith KaneDirectrice de Skyeavatar
Messages : 178

Voir le profil de l'utilisateur
Tout cela n'avait aucun sens! Quand Meredith Kane avait reçu la missive du Ministère, la très sage Meredith Kane s'était demandée s'il s'agissait d'une mauvaise plaisanterie ou d'un simple canular magique. Malheureusement pour elle, il y avait l'empreinte et le cachet magique de son mentor suprême, le grand Leopold Marchebank. Meredith n'en revenait pas, alors qu'une terrible onde de choc venait ébranler la surface gelée de son iceberg de moral. Une soirée basée sur le thème "Cuir-Moustache", organisée dans l'un des Cabaret les plus décadent du Monde Magique, avec en toile de fond l'excuse hallucinante de resserrer les liens unissant les fidèles partisans du FREE. C'était aussi grotesque que vulgaire! La Directrice de Skye éprouvait un profond malaise à l'idée de devoir troquer ses tailleurs chic contre une tenue moulante en cuir digne d'une péripatéticienne...  

Devait-elle désobéir aux consignes? Tricher et mentir en prétextant une maladie imaginaire ou un rendez-vous immanquable? L'obéissante Meredith Kane était littéralement déchirée entre sa conscience professionnelle et morale. Durant une journée entière, elle avait pianoté sur son Pear One à la recherche d'un autre membre du Ministère aussi sensé qu'elle, et qui voudrait bien esquiver ce rendez-vous bien trop inapproprié ; Mais ce fut le fiasco totale! Même la si professionnelle et stoïque Danielle Coleman était de la partie. Comme si, personne n'osait contourner les volontés de Leopold, même quand il s'agissait de pur dévergondage... Certes après toutes les épreuves endurées, il était plus que vital de se distraire et de relâcher la pression ; La psychomage en était parfaitement consciente. Mais pourquoi ne pas aller à l'Opéra Magique? Organiser un brunch au bord de la Tamise? Ou faire de l'équitation en pleine nature? Les solutions pour se détendre ne manquaient pas, et pourtant Leopold Marchebank avait jeté son dévolu sur une soirée excentrique organisée dans le temple du vice et du scandale...

Leopold Marchebank savait-il où il mettait les pieds? Se rendait-il compte que Mildred Magpie était un cas unique et désespéré? Lui qui n'avait dressé aucun diagnostic psychologique de l'état mentale de l'horripilante romancière ; Savait-il que celle-ci n'était rien d'autre qu'une névrosée mégalomaniaque, une nymphomane dépressive à tendance histrionique. Tenue au secret professionnel, la psychomage ne divulguerait jamais les confessions troublantes et gênante de sa patiente... Mais au delà de ses articles qui faisaient l'éloge de la politique du FREE, Meredith trouvait qu'il presque immoral de répondre à l'appel du pied d'une femme aussi vulgaire que dénuée de scrupule. Mais voilà, Leopold avait tranché et la Directrice de Skye était bien obligée d'obtempérer. Personne n'était en mesure de discuter les consignes du leader suprême. Même si pour cela il fallait aller à l'encontre de sa morale et se vêtir en cuir...

S'imaginant à l'abri des regards de ses enfants, Meredith était donc contrainte de revêtir cette seconde peau : Un comble pour celle qui militait ardemment contre le port vestimentaire de toute matière ou fourrure animale. Mais était-ce préférable de s'humilier en arborant une moustache puérile? Non! Voila pourquoi, elle avait opté pour l'achat d'une robe en cuir dans une friperie de luxe, en choisissant celle qui lui semblait la plus distinguée... Mais devant le miroir de la chambre parentale, le dos-nu paraissait beaucoup moins élégant et ô combien vulgaire. Ne descendait-il pas trop bas? Ne dévoilait-il pas trop de chose? Meredith ne cessait de tirer sur l'étoffe en cuir pour la faire remonter. Quand tout à coup... Walter Kane, réussissant à se libérer de la vigilance de nourrice familiale la surprit en pareille tenue.

"Maman... Que fais-tu dans cette tenue? " murmura-t-il péniblement.

A la fois honteuse et quelque peu agacée à l'idée de voir ses consignes contournée, la mère de famille braqua un index solennel en direction de l'extérieur.

"Walter, files dans tes chambre. Tu n'as pas du travail? Si demain, je découvre que tu n'as point réalisé tes travaux de vacances, et notamment ton exercice sur les runes magique, alors je serai très fâchée! "

Mais les yeux de Walter n'arrivait pas à se faire au spectacle de sa mère en tenue si légère. Jamais le garçon n'avait osé exprimé le contenu de sa pensée, ni même avouer ses souffrances. Et pourtant face à sa mère en tenue indécente, il osa pour la première fois libérer sa colère et les trop nombreux non-dits...

"C'est ça! Pendant que toi, tu trouveras un remplaçant à papa! "

Aussi perplexe que blessée dans son âme, Meredith demeura muette alors que son fils détalait en pleurs en direction de sa chambre. C'était la première que l'un de enfants osait frontalement discuter l'un de ses ordres... La première fois qu'elle ressentait véritablement le vide et l'absence de Douglas à ses cotés...

*****

En fidèle membre du Cercle, Meredith Kane rejoignit cette odieuse soirée par le biais de la cheminée conduisant directement à la pièce interdite des Folies. Un QG secret qu'elle trouvait glauque et improbable, mais qui avait au final le mérite de brouiller les pistes. Qui s'attendrait en effet à voir d'aussi éminent membres du Ministère en pareil endroit? Après le drame familial qu'elle venait de subir, Meredith Kane était d'une humeur massacrante, même si rien de ses émotions intérieures ne transparaissaient sur son visage froid et figé. Injustice blessante, son fils avait osé lui adresser un reproche que seul son père méritait de recevoir. Ce n'était pas elle qui avait fauté! Comment pouvait-on lui reprocher de vouloir remplacer son mari? Même séparée, Meredith avait toujours respecter scrupuleusement les règles élémentaire de la morale et de la décence. Jamais au grand jamais, elle n'irait à l'encontre du sacro-saint serment du mariage. Pour le meilleur et pour le pire, elle ne connaitrait à jamais qu'un seul homme dans sa vie : Douglas.

Soucieuse de ne faire que acte de présence dans cette soirée de débauche, Meredith soupira en ne voyant personne dans la salle interdite. Mon Dieu! Était-elle obligée de franchir le seuil et s'afficher en tenue aussi grossière aux yeux de ses collègues? N'allait-elle pas perdre de son sérieux et de sa crédibilité? Que penserait d'elle des collaborateurs comme Constantine? Au moins, ce malaise intérieur avait la faculté de lui faire oublier les âpres paroles de son fils Walter. Meredith Kane tira une nouvelle fois sur sa robe pour protéger sa noble pudeur, avant de quitter la pièce et traverser en trombe la zone de tous les vices. Jeux d'argents, tripots, piaules infâmes humant l'odeur rance du sexe masqué sous des torrents de parfums... Comment son mentor et un homme aussi inspiré que Leopold Marchebank pouvait pactisé avec des individus aussi troubles que Roy Calder et Mildred Magpie. A dela de toute contribution financière : Était-ce nécessaire que de se salir les mains auprès de gens aussi infréquentables?

La politique exigeant des sacrifices et compromis, la frigide responsable de la Santé magique finit par pénétrer dans la hall torride du cabaret magique. Quel spectacle indigne que de voir autant de tenues moulantes en cuir et autant de moustaches fièrement affichées. D'un pas quelque peu hésitant, Meredith Kane finit par rejoindre un trio familier à l'allure méconnaissable :  En effet, tout de cuir vêtu, le Ministre était en pleine discussion avec Danielle et Constantine. Cherchant à ne point divulguer son dos dénudé, Meredith s'avança pou se greffer au petit groupe. C'était affreux de se sentir aussi peu à sa place!

"Bonsoir monsieur le Ministre. Bien le bonsoir, très chers collègues. " débuta-t-elle en cherchant à conserver un semblant de dignité. "Je suis ravie de vous voir, même si je ne pourrai guère rester très longtemps. Un impératif familial sollicite ma présence... "

Un mensonge alors qu'une nourrice et des domestiques s'occupaient de tout en son absence. Telle une statue de cuir, Meredith se figea en entendant Constantine faire un commentaire sur la physionomie de Danielle. Au moins cela détendait l’atmosphère et dédramatisait la chose. Toutefois, la très coincée Meredith n'était pas prête à se déraidir.

"J'avoue que je n'arrive pas à comprendre le but recherché de cette... Comment dites-vous, Constantine? " Elle marqua une seconde avant de reprendre : "Oui, c'est cela. Je ne saisie pas l'objectif de ce genre de sauterie improvisée. Si ce n'est que pour forger des liens extra-professionnels : N'aurait-il pas été préférable de se rencontrer autours d'une table de restaurant? Cela n'aurait-il pas été plus sérieux? "

Le regard froid de Meredith se figea sur un homme en casquette et d'une vulgarité inconcevable pour l'âme frigide et puritaine de la sainte psychomage. Elle se sentait comme une vierge effarouchée pénétrant dans le temple de la luxure. Une question finit par s'imposer : Que faisait-elle ici?      



             
“Meilleur ne veut pas dire meilleur pour tout le monde”
Danielle ColemanChef de la miliceavatar
Messages : 137

Voir le profil de l'utilisateur
« J’y songerai. » répliqua Danielle avec un sourire effronté en observant Leopold.

Evidemment, il était hors de question qu’elle porte une telle tenue en dehors des Folies Sorcières et encore moins dans l’enceinte du Ministère de la Magie. Elle se voyait mal interroger des suspects – des présumés terroristes, rappelons-le – alors que son corps était dévoilé de la sorte. Non, décidemment, Danielle était bien plus à l’aise dans son épaisse robe violette, une accromentule brodée sur la poitrine. Pour autant, elle refusait de rougir face aux insinuations du ministre et préférait soutenir son regard que de détourner les yeux. Elle n’était pas la seule à être complètement hors de sa zone de confort et hors de son milieu habituel ; elle n’avait pas non plus l’habitude voir Constantine ou Leopold engoncés dans des pantalons en cuir et partait donc du principe qu’elle n’avait pas, alors, à se sentir mal à l’aise de sa tenue.

De toute façon, il était très difficile de faire ressentir à Danielle une quelconque honte ou gêne ; ce n’était pas le cas, visiblement, de Meredith Kane qui semblait être particulièrement nerveuse par rapport à la situation. Sa robe de cuir, qui laissait son dos dénudé, lui allait pourtant à ravir. Mais la directrice de Skye ne semblait pas à son aise dans une soirée aussi débridée, aussi les prévint-elle immédiatement de son départ précipité.

« Bonsoir Meredith. » la salua Danielle en cachant un sourire amusé dans sa coupe de champagne.

La remarque de Constantine, finalement, l’arracha de la contemplation de sa boisson et elle posa sur lui un regard volontairement provocateur, souligné par son maquillage plus prononcé que d’habitude.

« Constantine, » répliqua-t-elle en l’observant, s’attardant un instant sur sa chemise noire, « je vais partir du principe que tu complimentais ma tenue. Merci. »

Que ce soit Constantine qui, une fois de plus, lui faisait remarquer qu’elle n’était pas très compatible avec ce genre de soirée, cela était parfaitement ironique, tant le directeur de département semblait décalé au milieu de tous ces accessoires en cuir et de cette ambiance débridée. Il était rare de découvrir ses collègues en dehors du ministère et Danielle était curieuse de connaître l’état d’esprit de Constantine. L’avis de Meredith Kane sur la question était, quant à lui, déjà tout fait et elle s’empressa de le partager avec le petit groupe.

« Nous sommes déjà trop sérieux au ministère, Meredith. » contra Danielle avec un ton fataliste. « Il aurait fallu une vingtaine de dîners pour égaler une soirée comme celle-ci. » Elle saisit, au vol, une coupe de champagne et la tendit à la directrice de Skye avec un sourire avenant. « Buvez. La honte passera avec l’alcool. » commenta la cheffe de la milice en reprenant tranquillement une gorgée de sa propre boisson.


Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Cuir! Cuir! Cuir Moustache! (JR libre)

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Cuir, cuir, cuir moustache ! [pv Dento Hikaru]
» Portée de Symphonie des Coquelicots et Spectre du Cerf - Petite Moustache ♂ [LIBRE], Petit Museau ♀ [PRISE] & Petite Fourrure ♂ [PRIS]
» Teindre du cuir en rouge ?
» outillages pour travail du cuir à Paris ?
» Travail du cuir et bonus...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Bristol, :: Les Folies Sorcières,-