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 Yellow [Juliet & Jeremy - OS]

Jeremy BakerJérémie Levainavatar
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Yellow

25 décembre 2060

Look at the stars
Look how they shine for you
And everything you do
Yeah they were all yellow

A cette période de l’année, Poudlard semblait toujours un peu plus magique que d’habitude. La neige recouvrait les toitures et les tourelles du château d’une épaisse couche de sucre glace, la forêt interdite prenait une allure fantasmagorique sous sa parure blanche. Perché au sommet de la tour d’astronomie, Jeremy observait ce paysage féérique, un sourire fleurit sur ses lèvres à la vue d’un jeune couple d’étudiants qui patinait sur le lac gelé. Le souvenir fugace de Juliet et lui lors de leur dernière année à Poudlard traversa son esprit et il se prit à espérer pouvoir revenir en arrière, juste une fois. Pouvoir revivre cette émotion incomparable qu’il avait ressentie lorsqu’il était tombé amoureux de Juliet, lorsqu’il l’avait aimé pour la toute première fois. Il s’en rappelait comme si c’était hier.

I came along
I wrote a song for you
And all the things you do
And it was called "Yellow"

Un amour impulsif, passionné et insouciant, un amour qui emporte tout son passage – un amour qui dure. Jeremy de dix-sept ans, tout à sa fougue, ignorait alors qu’il venait de trouver la femme avec qui il allait passer sa vie. Un demi-siècle s’était écoulé depuis, apportant avec lui son lot de rebondissements et surtout quelques rides de sagesses sur son front. Il portait désormais un regard apaisé et quelque peu nostalgique sur les différentes périodes de son passé, de leur passé. L’époque qui était la leur n’était pas parfaite, loin de là, mais il affrontait désormais les choses avec plus de stoïcisme : Quoi qu’il arrive, certaines choses étaient immuables : l’amour qu’il portait à sa famille, la solidité des murs de ce château. Poudlard tenait depuis un millier d’années, et c’était désormais à lui qu’il incombait de s’assurer que l’école tienne dans la tempête.

Mais pour l’heure, tout était calme. Son adjoint, le professeur de magie de l’esprit, Virgil Forbes, se chargeait de garder l’école pour le reste de la journée, aussi Jeremy allait-il enfin pouvoir rejoindre sa famille pour fêter Noël. Après avoir embrassé la vue du regard une dernière fois, Jeremy ferma les yeux et transplana – privilège du directeur.

Lorsqu’il rouvrit les paupières, il se trouvait à des centimètres de kilomètres de là, devant le perron familier de sa maison. Le soleil, bas et rougeoyant, projetait dans le ciel ses rayons dorés et il réalisa qu’il s’était éternisé – tout le monde devait l’attendre. Jeremy avait fait promettre à toute la tribu de ne pas ouvrir les cadeaux sans lui, alors le degré d’impatience de la famille devait être élevé. Après avoir tapoté des pieds pour faire tomber la neige de ses semelles, Jeremy ouvrit la porte d’entrée et fut immédiatement assailli par des cris suraigus. Il eut à peine le temps d’apprécier l’odeur de sapin, d’épices et de gâteaux qui flottait dans l’atmosphère qu’une petite tornade blonde et bouclée sauta à son cou :

« Papyyyyyy ! »

Jeremy rit en serrant la petite fille contre lui, et déposa un baiser sur le sommet de son crâne qui sentait le shampoing à la fraise.

« T’en as mis du temps ! »

« Désolé, Ella, mais une goule s’était installée dans le dortoir de Gryffondor, alors j’ai dû m’en débarrasser. »

« Une goule ! »

« Oui, elle chatouillait les pieds des petits élèves dans leur lit la nuit ! »

« Et t’as fait quoi alors ? »

« Je l’ai transformée en poule, pardi ! »

La fillette éclata d’un rire gazouillant et communicatif qui fut reprit par les adultes présents.

« Il faut la mettre dans le poulailler avec Joséphine alors », affirma Ella avant de saisir la main de Jeremy entre ses petits doigts pour l’entraîner vers le « fauteuil de papy ». Il se débarrassa tant bien que mal de sa cape de fourrure, dévoilant une robe de sorcier bleu nuit piquetée d’étoiles argentées, et parvint à s’échapper pour attraper Juliet par la taille. Son épouse avait revêtu son plus beau pull de Noël, qu’il lui avait offert trois ans auparavant, et s’était faite belle pour l’occasion – comme toujours, il s’arrêta un infime instant pour apprécier la chance qu’il avait de la retrouver à ses côtés.

« Joyeux Noël », lui souffla-t-il avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Délaissant son fauteuil préféré, il l’attira vers le canapé et s’installa à ses côtés, pendant que le reste de la famille prenait place dans le grand salon, autour de la cheminée. Cette dernière crépitait doucement, baignant toute la pièce de sa lumière chaleureuse, les boules de Noël scintillant sur le sapin. A ses pieds, une véritable montagne de cadeaux – dont l’un avait étrangement la forme d’un balai. Alors que les enfants trépignaient, les adultes s’affairaient : Gabrielle et Arthur émergèrent alors en dirigeant de la baguette une farandole de coupelles emplies de mets appétissants pour l’apéritif, de jus de citrouille et de champagne pour les plus grands.

« Tout s’est bien passé aujourd’hui ? », s’enquit Jeremy doucement à l’oreille de Juliet, tout en gardant sa main dans la sienne. Il observa un instant la lumière qui dansait sur ses cheveux argentés et réprima l’envie de la serrer un peu plus contre lui.

« Oui, nous avons fait des tonnes de pâtisseries. Ella a tellement adoré faire ses sablés en forme de chien que je pense qu’elle va bientôt tanner Arthur pour en adopter un… »

Jeremy fronça le nez d’un air suspicieux, démenti par son regard malicieux.

« Un golden, j’espère, sinon je ne le laisse pas entrer sur le terrain », plaisanta-t-il, « Si c’est un caniche, ça ira encore, mais alors surtout pas un bouledogue, je déteste les bouledogues. »

« LES CADEAUX ! LES CADEAUX ! »

« Doucement, les petits, je voudrais faire un toast d’abord, et puis parler de quelque chose… »

« Mais tata Joy ! », protesta Oliver, onze ans, dont le regard noisette était fixé sur le paquet en forme de balai.

Ladite Joy esquissa un sourire contrit et échangea un regard avec sa mère, qui n’échappa à aucun des deux aînés de la soirée. Jeremy sentit Juliet qui s’agitait à côté de lui, probablement aussi curieuse que lui, aussi il comprit qu’il n’était pas le seul à être pris de court. A vrai dire, toute la famille venait de saisir un verre en observant avec étonnement la mère et la fille, Gabrielle debout derrière Joy, ses deux mains posées sur ses épaules comme pour la soutenir. Une inquiétude sourde monta en Jeremy – Joy avait-elle des ennuis ? A l’hôpital, peut-être, la médicomagie n’était pas de tout repos ? Ou bien avait-elle des soucis avec son petit-ami ? Oui, cela devait être cela, il en était certain. D’ailleurs, ce Kenzo ne lui avait jamais rien dit qui vaille, trop insouciant, pas assez sérieux, il l’avait toujours dit ! Par Dumbledore, s’il lui avait fait du mal, il allait l’entendre, parole de Baker !

Sans même qu’il s’en aperçoive, il s’était tendu et ce ne fut qu’en sentant les doigts de Juliet serrer doucement les siens qu’il se détendit. Quoi qu’il arrive, ils l’affronteraient ensemble, en famille. Face à lui, Joy paraissait plus timide encore que d’habitude, ne cessant de triturer la longue natte châtain qui lui tombait sur l’épaule. Son expression hésitante se fit plus déterminée, et elle finit par se lancer, sous le feu des paires d’yeux fixés sur elle :

« Voilà, ce que je voulais vous dire c’est que… Kenzo et moi, on va avoir un bébé. »

Le temps sembla se suspendre, l’espace de quelques secondes pendant lesquelles on entendit seulement la musique de Noël qui passait en fond. Puis la mâchoire de Jeremy se décrocha, les premières exclamations fusèrent, des dizaines de questions se percutèrent. Finalement, l’information monta lentement au cerveau de Jeremy, qui se mit à calculer intérieurement les années. Comment était-ce possible, Joy était encore un bébé elle-même ! Il lui semblait que c’était hier seulement que leur aîné leur avait appris sa grossesse, à un âge qu’il avait déjà jugé bien trop jeune – vingt-cinq ans – puis Joy était née, petit trésor qu’il avait aimé comme si c’était le sien…

« Un bébé ? Attend, tu veux dire que tu fais de nous des… des arrières-grands-parents ? », réagit-il finalement, la surprise toujours figée sur son visage. Joy était beaucoup trop jeune, mais y avait-il réellement un âge pour avoir un enfant ? Décidément, en 2060, les chiens ne faisaient toujours pas des chats.

« C’est ce qui arrive quand on devient parents à dix-huit ans », répliqua Gabrielle avec un rire taquin.

« Oh, toi, tu vas voir ! »

Bondissant de son fauteuil, Jeremy poursuivit Gabrielle qui s’échappa en poussant de grands cris, sous les acclamations des plus jeunes. Elle finit par se laisser rattraper et repoussa tant bien que mal ses chatouilles en riant. Après lui avoir octroyé son juste châtiment, Jeremy libéra sa fille pour revenir auprès de Joy et la serrer brièvement contre lui.

« Félicitations, choupinette. »

Mais cette fois, la patience d’Ella et d’Oliver avait touché à sa fin. Arthur, vêtu de sa plus belle redingote rouge, d’une fausse barbe argentée et d’un bonnet, entama la distribution des cadeaux tandis que les adultes, émus, assimilaient encore la nouvelle.

« A la famille qui s'agrandit », souffla Juliet, dont les yeux clairs paraissaient embués, en levant son verre de champagne. De nouveau, l’émotion et la nostalgie s’emparèrent de Jeremy. Il se souvenait d’un temps où son épouse et lui pensaient que leur famille s’arrêterait à Gabrielle, que leur rêve de voir naître une grande et merveilleuse famille s’était effrondré. Un temps où tout espoir d’un avenir heureux paraissait fou, et pourtant… Pourtant le temps avait passé, les blessures s’étaient cicatrisées, les disputes et les querelles, apaisées. Soudés, unis par un amour sincère, ils s’étaient serré les coudes à travers toutes les épreuves que la vie leur avait apporté et avaient réussi à construire et accomplir bien plus qu’il ne l’aurait rêvé.

Tous reprirent le toast et les verres s’entrechoquèrent bruyamment, les bulles du champagne dansant joyeusement à la lueur de la cheminée et des chandelles qui flottaient au-dessus de leurs têtes.

« On voulait vous le dire ensemble ce soir, mais Kenzo a eu une urgence au ministère », expliqua Joy en posant une main sur son ventre encore plat. « Cela faisait un petit moment qu’on le sait mais on attendait la bonne occasion pour l’annoncer... »

« C’est le moment parfait », commenta Jeremy en tournant vers Juliet un sourire un peu éberlué. Déconnectant de la conversation, il se perdit un moment dans son regard, si tendre et familier. Il n’y aurait jamais assez de mots pour lui dire à quel point il la trouvait merveilleuse, encore après toutes ses années. Pouvait-elle croire que leur petite fille, leur Gabrielle chérie, allait devenir grand-mère ? De nombreuses choses furent échangées en silence, par ce regard. Avec le temps, ils n’avaient plus réellement besoin de se parler pour se comprendre. Alors il glissa son bras dans son dos, elle posa la tête sur son épaule, comme au premier jour, et ils contemplèrent le tableau que formait leur belle famille. Jusqu’à ce que le père Noël-Arthur ne vienne déposer des cadeaux jaunes sur leurs genoux.

Look at the stars
Look how they shine for you…



Merci à Juliet Ship
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