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 Galahad Thorne

Galahad ThorneMilicien collectionneur de caillouxavatar
Messages : 10

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Galahad Thorne

"Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit", Khalil Gibran


Age45 ans
Date de naissance14 mars 1965
Lieu de résidenceCastle Combe Village

BaguetteBois de Chêne, 24 cm, crin de licorne, rigide, parfaite pour les enchantements.

Animal de compagnieUn hibou grand duc mâle nommé Camelot

AvatarHenry Ian Cusick

AutreDC de Jeremy, Abigail, Théo, Juliana, Leopold, Thelma, Kessy, Sofya, et feu Margot et Samantha.

Curriculum Vitae

Métier / Année d'étudeMilicien - chef de l'unité des briseurs de sorts
Maison / Ancienne MaisonSerdaigle

Matières suiviesJe ne suis plus un élève!


Vie associative / hobbiesMembre de la Guilde des mages runiques de Grande-Bretagne (guilde comprenant une douzaine de membres à travers tout le pays, dont la moitié ayant plus de soixante-dix ans...).
Membre du club de jeux de société du Ministère de la Magie et champion d'échecs.


Bord politiqueGalahad a voté pour Leopold Marchebank et soutient la politique menée par le FREE. Il estime que les grandes orientations portées par le régime sont favorables à l'avenir du pays, même s'il aimerait le voir aller plus loin encore. A titre personnel, et même s'il respecte scrupuleusement son devoir de réserve de milicien, il n'approuve pas toujours toutes les manœuvres politiques du gouvernement. En particulier, Galahad voit d'un mauvais œil les complaisances envers certains criminels (les Veilleurs), le caractère racoleur de la presse ou encore le développement d'une "jet-set" sorcière composée de pseudo-personnalités insipides. Selon lui, le FREE devrait investir d'avantage pour éduquer les citoyens anglais, les ouvrir au monde et élever leur niveau culturel. Pour autant, il estime aussi que la priorité doit être donnée à la sécurité, et notamment à de nouveaux moyens pour la milice...

Relation au régime MarchebankCollaborateur actif.


Description physique
A première vue, Galahad se fond particulièrement bien dans la masse des sorciers qui peuplent l'Angleterre. Une silhouette passe-partout, à peine plus haute que la moyenne, un visage aux traits communs, des cheveux châtains qui lui retombent à peine sur les épaules, bref, un physique parfaitement banal. Pourtant, en y regardant bien, on constate toutes les particularités de Galahad, toutes ces petites distinctions qui témoignent de son histoire.

De ses origines franco-péruviennes, il a hérité un teint plus ensoleillé que la plupart de ses concitoyens, une chevelure abondante qui ondule au gré du vent, une pilosité fournie qui lui mange fréquemment le visage, et à laquelle se mêlent, ponctuellement, quelques traits argentés - signes de l'âge qui le rattrape ou, comme il préfère le dire, de sa maturité. Sa musculature raisonnablement développée, sa posture droite et affirmée révèlent l'homme de terrain, le milicien actif, devenu sportif par la force des choses - le sauvant d'un embonpoint naturel. Au milieu de son visage fin, un long nez droit et des lèvres minces, presque délicates, complètent le tableau.

L'élément le plus remarquable chez Galahad, c'est ce regard qui vous happe. Ces deux pupilles brunes qui s'animent pour exprimer, tantôt l'ennui, tantôt la gravité, tantôt la joie, mais toujours une lueur d'intelligence. Un regard qui capture tout entier son interlocuteur pour l'embarquer dans un discours passionné, se faisant tout-à-tour indicible, dur ou exalté. Ce regard, c'est son principal atout de charme si l'on en croit son ancienne épouse Rosangela, ça et cette odeur un peu épicée qui la rendait folle en secret...  Mais Angie n'avait jamais été très objective à son sujet, et d'autres femmes ne lui trouveraient pas plus de charme qu'une huître.

Souvent discret et silencieux, Galahad sait occuper l'espace par sa gestuelle, ses mains aux doigts fins de pianiste qui miment le discours, porté par une voix chaude et profonde. De ses aventures passées, il a conservé quelques cicatrices, dont l'une zèbre son dos pour former presque un rond complet. Un tatouage sur son épaule gauche, deux traits stylisés à l'encre noire, marque son appartenance au clan des briseurs de sorts. Sur sa nuque, on peut distinguer un second tatouage en forme de rune, souvent dissimulée par les écharpes qu'il aime porter lorsqu'il ne revêt pas son uniforme de la milice. Galahad adopte un style vestimentaire peu citadin et bien à lui, à la croisée entre les modes sorcières et moldues, et ses différentes influences culturelles, en choisissant toujours des pièces qui privilégient le confort et la qualité.

Autour de son cou, enfin, suspendue à un cordon brun, une petite pierre grise et bleutée apparaît parfois dans l'échancrure de sa chemise.


Caractère
D'un tempérament naturellement calme et tranquille, Galahad a dû évoluer ces deux dernières années pour se faire une place au sein de la milice. Ce qui l'anime avant tout, c'est sa curiosité intellectuelle et son amour pour son métier, Briseur de sort, et c'est ce qui l'a poussé à rejoindre ce nouveau corps des forces de l'ordre : la volonté de pousser son art au sommet, en se confrontant également à l'action et aux dangers du terrain. Mû par un complexe d'infériorité ancré très profondément en lui, Galahad cherche souvent à se mettre au centre des événements et sur le devant de la scène, quand bien même ce n'est pas son environnement naturel. Ainsi, il se frotte pour la première fois aux joies du management, et compense sa nature introvertie par une légère tendance à se montrer autoritaire pour s'affirmer, voire à devenir dur et cassant. Intelligent et très cultivé, il lui arrive de ne pas se sentir tout-à-fait à sa place parmi les hommes de la milice, et de faire preuve de classisme, pouvant se montrer condescendant envers ses collègues sans même le réaliser.

D'une manière générale, Galahad se sent rarement à sa place parmi ces concitoyens. Pourtant, loyal de nature et désireux d'être intégré au groupe, il a développé un fort sentiment d'appartenance à la milice et n'hésite pas à défendre le plus simplet des miliciens contre vents et marées. Des différents deuils qu'il a eu à mener, il a conservé un complexe de l'abandon et des difficultés à s'attacher, mais aussi et surtout à laisser partir ceux qu'il a aimé. Même s'il s'en défend, sa peur de la mort est immense et écrasante. L'idée du néant le terrasse et il est obsédé par l'idée de trouver un moyen de marquer l'Histoire de son empreinte, et de retenir les morts auprès de lui. Toutes ces vies uniques qui s'évaporent, ces personnalités que l'on oublie, il ne peut s'y résoudre. Passionné par la magie ancienne et la magie unique, Galahad est persuadé de pouvoir y trouver des moyens de répondre à ses aspirations, et n'hésite pas à mener ses recherches par tous les moyens possibles. Sa ligne morale est floue, milice oblige, mais il a passé outre depuis bien longtemps le fait de pouvoir causer la mort ou la douleur d'autrui. C'est parfois un mal nécessaire que de passer par l'ombre pour atteindre la lumière, ce qu'il fait en connaissance de cause : chacun finira par payer ses dettes.

D'un premier abord grave et sérieux, Galahad se dévoile peu dans de grands groupes. En revanche, il se métamorphose et se révèle dans l'intimité, jusqu'à se montrer passionné et très curieux d'autrui. Il peut s'embarquer dans de longues discussions bavardes sur l'univers, l'histoire, la philosophie ou la culture, car refaire le monde fait partie de ses passes-temps préférés, et il adore trouver des interlocuteurs aussi bavards et cultivés. Galahad est un homme spirituel, ce qui est rare pour un sorcier. Il s'est nourri d'inspirations diverses, entre les mythes et légendes sorcières de sa Bretagne natale, ses différents voyages en Amérique du sud, et les différentes religions moldues auxquelles il s'est intéressé. Galahad croit au karma et à la destinée, et est persuadé que la sienne l'attend.

Galahad peut se montrer doux et patient, surtout envers les plus jeunes, qu'il a tendance à vouloir protéger et éduquer. Il porte un profond désir d'enfants, désireux de laisser derrière quelque chose de lui et de tisser ce lien si particulier qui unit un père et sa fille ou son fils. Pour autant, il a tracé un trait sur ce désir inassouvi, car il ne souhaite pas qu'une femme partage sa vie : la femme de sa vie, il l'a déjà rencontré, et elle continue de l'accompagner chaque jour.


Histoire
1975

Un bonhomme de dix ans, brun et maigrelet, caracolait dans la forêt. A ses côtés, un gros chien-loup courait à en perdre haleine, ses longues pattes suivant sans problème le rythme du garçonnet. Après plusieurs minutes de cette course effrénée, ils s'échouèrent dans une clairière ronde, inondée par le soleil qui profitait d'une trouée dans le feuillage touffu des arbres pour s'y répandre à son aise. Galahad ralentit, essoufflé, et esquissa quelques pas sur l'herbe grasse pour s'avancer vers le cœur de la clairière, où se dressait un vieux dolmen recouvert de mousse. Comme à chaque fois, il retint instinctivement sa respiration en posant sa petite main sur la pierre archaïque, envahi par un profond sentiment de solennité. Pendant une seconde, rien ne se passa, puis des fourmillements se mirent à lui parcourir les doigts, alors que la pierre se mettait à trembler. Elle s'ouvrit pour laisser apparaître un petit passage dans lequel son chien s'engouffra sans hésitation, sa queue balayant joyeusement l'air. Galahad eut à peine besoin de se pencher pour s'élancer à sa suite. Alors qu'il pénètrait dans un autre monde, il entendit les grondements de la pierre qui se refermait derrière lui.

A peine le garçon et le chien apparurent-ils sur la place centrale du village qu'une voix bien trop familière étrilla l'air :

"Galahad ! Enfin, c'est l'heure du repas ! Où étais-tu encore passé, chenapan ? Ta mère te cherche depuis une heure. Il est impossible, ce gamin, encore plus volage que son père."

Galahad se renfrogna et évita le coup de balai magique que tente de lui donner la vieille grand-mère, avant de courir vers sa maison. C'était ici, au cœur de la forêt de Brocéliande, que les lignées ancestrales de sorciers bretons avaient établi leur village. Celui-ci existait depuis plus d'un millénaire, et Galahad était l'un des héritiers de cette histoire. Pourtant, il avait le tort d'être le fils de son père, à qui l'on ne reprochait pas tant son ascendance étrangère que son caractère lâche et fuyant. De fait, Galahad n'avait vu Alexander Thorne qu'une petite dizaine de fois dans sa vie, mais il ne s'en portait pas plus mal : toute sa vie était ici, et l'on avait vu plus malheureux que les enfants de Brocéliande...

Ce matin-là, pourtant, sa vie était sur le point de changer. A la façon dont sa mère l'accueillit sur le pas de leur maisonnette, la mine concentrée et le regard inquiet, il se sentit aussitôt sur ses gardes. Avec les années, Galahad avait appris à détecter chacune des émotions de sa mère, ce qu'Isaure lui rendait bien : il se sentait toujours parfaitement transparent lorsqu'elle l'observait, de son regard si particulier, comme si elle sondait son âme pour y détecter ses plus obscurs secrets et ses pensées les plus honteuses.

"Assied-toi et mange, Gal'", lâcha-t-elle avec un sourire crispé, tout en lui servant une écuelle de soupe, "J'ai à te parler."

Sans broncher, le garçon s'installa sur le banc de bois et saisit sa cuillère, tandis que son chien se couchait à ses pieds, la tête posée sur les pattes. Galahad avait appris à ne pas discuter les consignes maternelles. Isaure s'installa face à lui, et resta silencieuse un moment, sans toucher à sa propre assiette.

"Qu'est-ce que tu dirais, de partir à l'aventure ?", lâcha-t-elle finalement, un sourire nerveux éclairant son visage volontaire. "Découvrir un nouveau pays, l'Angleterre, où tu pourrais te faire de nouveaux amis... et puis dans un an, tu pourrais aller à l'école Poudlard."

"Comme Beaubâtons ?", s'enquit Galahad, dont les traits s'étaient fait soupçonneux. Son regard trahissait néanmoins une pointe de curiosité.

"Comme Beaubâtons", confirma Isaure en saisissant sa cuillère pour farfouiller dans sa soupe. "Poudlard est une école de sorciers, l'une des plus réputées au monde. Toi, tu apprendras la magie et moi, je travaillerai au Ministère, on m'a fait une offre pour mener des recherches au département des mystères. Ce serait très intéressant pour moi, Gal. Je deviendrais ce qu'on appelle une Langue-de-Plomb, c'est un métier important."

Le garçon pencha la tête, l'air entendu. Il comprenait bien que sa mère ne lui demandait son avis que par politesse : d'accord ou non, il allait partir. Cette perspective le plongeait dans un océan de perplexité : Brocéliande était toute sa vie, mais il ressentait aussi l'appel du voyage. La Grande-Bretagne, cela sonnait exotique, des landes plongées dans la brume, des vieux châteaux peuplés de fantômes, et une ville légendaire, joyau de l'île, qui abritait le célèbre Chemin de Traverse... Il lui faudrait laisser là ses amis, et c'était aussi un point négatif, mais finalement pas le plus inquiétant pour la jeune âme qu'il était : il y avait une autre ombre au tableau...

"Mais le mage noir ?"

"Oui, il faudra être courageux, mais ici ou là-bas, la menace de Lord Voldemort finira bien par nous rattraper, tu sais... Au moins, à Poudlard, tu seras protégé par un mage très puissant, Albus Dumbledore."

Galahad fronça le nez, plongeant le visage vers sa soupe. Ce nom ne lui était pas inconnu. Dans les jeux des enfants du village, dans les histoires des petites vieilles au coin du feu, ce nom apparaissait parfois. Galahad interrogea sa mémoire, jeta un coup d’œil vers les étagères recouvertes de livres qui peuplaient tous les murs de la pièce. Il allait se renseigner sur ce monsieur Dumbledore.

"Et toi ?", s'enquit-il finalement en posant un regard concerné sur sa mère. La mine d'Isaure se fit sévère, presque déçue :

"Moi, je sais me protéger, Gal."

Evidemment, qu'elle savait se protéger. Sa mère n'avait peur de personne, c'était plutôt aux autres d'avoir peur de sa mère. Comment oser questionner les capacités d'Isaure et sa force inébranlable, comment mettre en doute sa puissance et son érudition, nourrie par une vie à étudier les sorts et enchantements ? Cela confinait presque à l'insulte. A cet âge déjà, il pressentait que l'héritage de sa mère serait dur à assumer.

Galahad accueillit cette réponse sans protester, mais une dernière interrogation le taraudait.

"Je peux emmener Romulus ?"

Il sentit le gros chien s'agiter contre ses jambes, ayant reconnu son propre nom. Un sourire adoucit de nouveau les traits d'Isaure, qui acquiesça.

"Alors d'accord."


1980

La salle commune de Serdaigle était plongée dans l'obscurité, uniquement éclairée par les quelques chandelles que Galahad avait enchanté pour qu'elles virevoltent au-dessus de lui. Il était deux heures du matin et tous ses petits camarades dormaient du sommeil du juste. Cette maison était emplie d'oiseaux diurnes, en vertu du dicton selon lequel la vie appartenait à ceux qui se lèvent tôt. Aussi, il n'était pas rare qu'il se retrouve seul à étudier, le soir, avec la simple présence fantomatique de la Dame Grise.

Le nez penché sur un manuel épais, il lisait à s'en user les yeux, sa baguette en main pour lancer quelques sorts silencieux. Des nuits durant, il s'entraînait à faire et à défaire, fasciné par ce balai de sortilèges qu'il était lui-même capable de lancer. Plus Galahad montait dans les années, plus il écumait les rangées de la bibliothèque du château pour trouver de nouvelles sources de magie dans ce gigantesque puits de savoir.

Certains de ses amis ne juraient que par le Quidditch, d'autres par les jeux ou par les filles, mais lui était déterminé à devenir un érudit, comme sa mère. En réalité, cette destinée s'imposait à lui plus qu'il ne l'avait choisie.

1987

La chaleur qui régnait sur Lima était écrasante par cet été de 1987. Galahad quitta à regret la fraîcheur du grand Centre des Conventions magiques dans lequel se tenait sa conférence, pour arpenter les rues de la ville immense. Cela faisait maintenant un mois qu'il se trouvait au Pérou, dont trois semaines à Lima : étrange sensation de se trouver ainsi sur les pas de son père. Alexander semblait hanter cette ville, car il l'imaginait derrière chacune de ses devantures ou de ses façades, sur chaque visage anonyme de ses habitants. Pourtant, pour une raison qu'il ne tenait pas à analyser, Galahad n'avait pas cherché à contacter Alexander pour l'avertir de sa présence. Ce voyage, c'était le sien, et il souhaitait maintenir sa famille au loin tant qu'il n'aurait pas fini d'explorer l'Amérique du sud tout son saoul.

La nuit n'allait pas tarder, et pourtant, Galahad n'était pas pressé de rentrer. Bien au contraire, il s'éloigna du quartier dans lequel il avait trouvé son habitation, et se dirigea vers le quartier de l'université moldue. Alors qu'il s'apprêtait à entrer dans un petit bar, il s'immobilisa devant une vitrine et passa une main dans sa chevelure pour tenter de la discipliner - sans grand succès. Galahad n'avait jamais été particulièrement coquet, mais ce jour-là, il avait fait un effort. Après cette précaution d'usage, il entra dans le bar avec un sourire avenant et identifia bien vite le petit groupe d'amis qu'il venait rejoindre. C'était ce que Galahad préférait dans les voyages, les rencontres impromptues, et surtout quand elles réservaient d'aussi jolies surprises.

"Bonjour tout le monde", lança-t-il dans un espagnol hésitant, saluant la tablée d'un geste de main. Les trois garçons lui répondirent, mais son regard s'était déjà perdu du côté de l'unique femme présente, une jeune moldue brune à la robe bariolée. Rosangela l'accueillit avec un sourire, pas suffisamment équivoque pour qu'il puisse en déduire quoi que ce soit, mais Galahad était patient. Il s'installa à ses côtés, échangea quelques banalités d'usage avec l'ensemble de la tablée, mais bien vite son attention se reporta sur Rosangela. Avant la fin de la soirée, il avait obtenu un rendez-vous ; avant qu'une année ne s'écoule, il avait obtenu sa main.

1998

"Assied-toi, Gal."

Galahad se figea sur le pas de la porte de la pièce. Un long frisson parcourut son échine, alors qu'une impression étrange l'envahissait - une sensation de déjà-vu. Ce ton, mi-péremptoire, mi-inquiet, il l'avait déjà entendu, bien des années auparavant, dans la bouche d'une autre femme. C'était le ton qui signifiait que sa vie était sur le point de changer.

Avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, les mots fatidiques vinrent confirmer son sentiment :

"Il faut que je te parle."

La bouche sèche, Galahad s'installa à la table du salon face à son épouse et croisa ses doigts fins, qui tremblaient légèrement. Une peur irraisonnée venait de l'envahir, sûrement parce qu'il connaissait par coeur chacune des expressions de sa femme, et qu'il n'aimait pas celle qu'elle arborait à cet instant. Ses lèvres rosées étaient resserrées en un pli inquiet, et malgré ses efforts pour le dissimuler, une grande tristesse pouvait se lire dans son regard. Rosangela avait l'air de retenir sa respiration. Lentement, elle posa deux tasses de thé fumantes sur la table et s'installa face à Galahad, et ils s'observèrent une minute, en un long dialogue muet. Galahad fut le premier à briser la glace.

"Ton rendez-vous à l'hôpital ?", souffla-t-il en saisissant la main de Rosangela dans la sienne. Elle lui parut froide et il la pressa doucement contre sa paume.

Lentement, la jeune femme hocha la tête, et Galahad sentit quelque chose de lourd tomber dans sa poitrine. Son masque sembla se fissurer alors qu'elle lâchait, la voix tremblante :

"J'ai un cancer, Gal."

Un cancer. Un nom horrible, le nom d'une maladie moldue insaisissable, sur laquelle il ne savait quasiment rien. Toute couleur avait déserté le visage de Galahad.

"Phase terminale. Ça veut dire que..."

Galahad secoua brutalement la tête. Entendre ces mots lui avait fait l'effet de recevoir un violent coup de poignard.

"Je sais ce que ça veut dire", coupa-t-il douloureusement. Il n'était pas prêt à entendre la fin de cette phrase.

Le silence s'abattit sur le grand salon - un silence de mort, uniquement rompu par le crépitement du feu dans la cheminée. Les immenses yeux sombres de Rosangela s'étaient emplis de larme, vision qui suffit à briser un peu plus le cœur de son époux. Ses mains se crispèrent sur celles de son épouse et il lâcha :

"Il y a forcément une solution. Je vais trouver une solution. Avec la magie..."

"Il y a des choses que même la magie ne peut accomplir, Galahad", répliqua-t-elle doucement. Elle paraissait raisonnable et, pour sa plus grande horreur, déjà résignée. "La maladie fait partie intégrante de la vie..."

"Non !", s'exclama-t-il en se levant brutalement, faisant couiner sa chaise sur le vieux parquet. "Je refuse d'entendre ça ! A quoi sert la magie si ce n'est pas à ça ? A quoi sert la magie, si ce n'est à défier les lois de la nature ? Il y a forcément une solution là-dedans, quelque part, et je vais la trouver, tu m'entends !"

Il avait écarté les bras pour embrasser la pièce, qui constituait le cœur de leur maison à deux. Pas moins de trois grandes bibliothèques recouvertes de livres habillaient ses murs de pierre. Cette fois, les larmes dégringolaient sur les joues d'Angie, traçant leurs sillons jusqu'à la commissure de ses lèvres.

"Je vais trouver un moyen, je te le promets."

"Il n'y a pas de moyens Gal, je vais mourir et c'est tout", sanglota-t-elle en secouant la tête, avant d'enfouir son visage dans ses mains. Galahad se précipita à ses côtés et l'attira contre lui, serrant son corps mince entre ses bras, chuchotant mille-et-une paroles de réconfort à son oreille. Presque détaché de cette scène, son cerveau fonctionnait déjà à toute allure, tentant d'identifier un moyen, une idée pour la sauver.

Plusieurs heures plus tard, Galahad enfila son manteau moldu et son écharpe préférée, et quitta la maisonnée plongée dans le silence. Au plus noir de la nuit, il déambula lentement dans les ruelles de Castle Combe, inattentif à la fraîcheur de l'air et au hululement des hiboux. Il parvint sur le pont et s'y immobilisa, posant ses mains sur la pierre humide pour observer l'eau qui s'écoulait en contrebas. Cette eau sombre qui coulait, immuable, selon les lois de la nature, il était capable de la toucher de tant de façons. Il pouvait la faire léviter, la faire disparaître, la faire remuer ou s'évaporer. Il pouvait cuire les poissons de la rivière d'un mouvement de baguette, les attirer à lui ou les faire doubler de volume, ou encore les changer en pierre.

S'il était capable de faire tout cela, alors... Qu'est-ce qui devait l'empêcher de chasser cette chose cancéreuse du corps de sa femme ? Qu'est-ce qui devait l'empêcher de retenir son dernier souffle ? Rien. En convoquant chaque parcelle de magie en lui, il allait trouver un moyen.

Galahad ne rentra chez lui qu'au petit matin, alors que l'aube éclairait déjà le village de sa lumière blafarde. Il se servit une tasse de café, sélectionna avec soin l'un des plus anciens manuels de sa collection, et commença ses recherches. A l'extérieur, le monde des sorciers, son monde, luttait et se déchirait, mais lui avait un autre combat à mener.

2000

Il devait faire vite, les médecins moldus allaient revenir, il n'avait que quelques minutes devant lui. Mû par un sentiment d'empressement, par l'adrénaline qui envahissait chacune de ses veines, Galahad n'avait pas le temps de s'arrêter pour réfléchir à ce qu'il était sur le point de faire. Il n'avait pas le temps d'hésiter non plus, pas alors que chaque expiration de Rosangela menaçait d'être la dernière. La poitrine de son épouse se soulevait de plus en plus lentement au rythme de ses respirations laborieuses, son visage exsangue était déjà d'une pâleur qui ne faisait que renforcer son sentiment d'urgence. D'ici quelques minutes, d'une façon ou d'une autre, la vie aurait quitté le corps de son épouse et il n'en avait que trop conscience.

Agenouillé à même le sol à côté du lit, sa baguette magique dans sa main gauche, un petit galet bleuté au creux de sa main droite, Galahad contempla une dernière fois le beau visage de Rosangela. Même à l'article de la mort, même marquée par son combat contre la maladie, elle était toujours magnifique à ses yeux.

Plusieurs chandelles flottaient autour d'eux, et éclairaient la scène de leur lumière tremblotante. Le coeur serré par l'émotion, Galahad se pencha doucement vers son épouse inconsciente, frôla son oreille et y glissa quelques mots :

"Pardonne-moi, Angie, pardonne-moi. Je trouverai un moyen de te libérer."

Puis il pressa ses lèvres contre sa tempe, avant de se redresser. Toute trace d'émotion avait disparu de son visage, qui affichait désormais une détermination exaltée. Il pointa sa baguette magique vers la poitrine de Rosangela, ferma les paupières et puisa la force en lui de murmurer sa litanie de formules. Lentement, il put sentir la vie qui s'échappait définitivement du corps de la jeune femme, tandis que la pierre au creux de sa main se mettait à vibrer d'une manière presque imperceptible. Lorsqu'il rouvrit les paupières, Rosangela ne respirait plus. Le galet, lui, émanait une chaleur douce et bleutée contre sa peau.

Galahad resta de longues minutes, agenouillé, essoufflé comme si ce sortilège avait puisé toute son énergie propre pour s'allier à celle de la jeune femme - et c'était probablement le cas. Ses yeux écarquillés ne pouvait quitter la vision morbide du corps d'Angie devant lui, vision irréelle s'il en était une. Cette fois, elle était bel et bien partie...

Un bruit dans le couloir le tira brutalement de sa léthargie, et il se hâta d'enfouir le galet dans sa poche, puis d'effacer les traces de son rituel. Quelques instants plus tard, l'infirmière moldue pénétrait dans la petite chambre.

2006

Galahad émergea de la cheminée dans un nuage de fumée violette et traversa son salon en s'époussetant. Lorsqu'il avait le temps, il préférait transplaner à l'extérieur de Castle Comb et traverser les ruelles à pied. Comme il était le seul habitant sorcier du village, celui-ci ne s'était jamais doté d'une zone de transplanage - à vrai dire, ni le maire ni ses voisins ne se doutaient de sa véritable nature, qu'il dissimulait avec succès depuis maintenant seize années. Avec le temps, il avait pourtant noué de véritables relations d'amitié avec certains de ces moldus, qui s'étaient montré très présents après la disparation d'Angie.

Disparition... comme si celle-ci avait véritablement disparu. Galahad pouvait sentir son âme chuchoter contre lui, chaque jour, depuis la douce chaleur qui émanait toujours du petit galet autour de son cou. Les années passaient, inexorablement, sans que la situation n'évolue mais Galahad n'avait jamais perdu espoir de trouver un moyen de la libérer, de la ramener auprès de lui.

Il suspendit sa veste et son écharpe au porte-manteau dans l'entrée, et s'immobilisa par réflexe devant son miroir pour le saluer, et y examiner son reflet. A l'intérieur de la surface de verre, le visage délicat et translucide d'une femme apparut et lui envoya un regard habité. Galahad ignora le vague sentiment de malaise qui l'envahissait toujours à sa vue et se concentra sur son reflet. Du bout des doigts, il suivit la courbe d'une ride sur son front, effleura les ridules au coin de ses yeux, puis finit par arracher un cheveu blanc d'un geste sec.

"Cela n'est pas prêt de s'arranger", commenta le visage du miroir d'un ton narquois.

"Silence, Lucy."

S'efforçant d'ignorer son trouble, Galahad s'éloigna à grandes enjambées et rejoignit son salon, avant de s'installer à son bureau. Le grand livre dans lequel il écrivait son traité était resté ouvert à la page qu'il avait entamé ce matin, avant de partir travailler. C'était le chapitre sur la nécromancie, qui lui donnait du fil à retorde tant les sources étaient difficiles à trouver. Le sujet était sombre, peu adapté à ses besoins mais pourtant passionnant, aussi il avait décidé de continuer à l'explorer.

Galahad poussa un soupir, trempa sa plume dans l'encrier, puis reprit sa lente écriture. Au-dessus du bureau, disposées avec soin sur une étagère, reposait sa jolie collection de galets.

2010

"A mon signal, l'équipe A lancera le premier sortilège. Rappelez-vous, c'est la base, la fondation de notre enchantement, si nous échouons ou le réalisons imparfaitement, alors tout le reste sera vain, et le dôme s'effondrera comme un château de cartes. Une nouvelle fois."

Galahad embrassa le groupe de sorciers qui lui faisait face d'un regard froid. Pas moins de trente personnes seraient nécessaires pour reconstruire le dôme, en se mobilisant sur trois jours. Tous étaient des employés du ministère, experts à un titre ou à un autre des sorts et enchantements et jugés aptes à accomplir cette mission. Ce groupe comportait aussi les cinq membres de la brigade que Galahad dirigeait au sein de la milice, briseurs de sorts expérimentés dont le rôle était essentiel : pour construire un enchantement solide, encore fallait-il penser ses failles.

Il n'était pas mécontent de les avoir à ses côtés pour accomplir cette mission stratégique et ô combien délicate : le dôme ne pouvait pas tomber une seconde fois. Le sortilège était incroyablement compliqué à lancer de telle sorte qu'il recouvre toute la zone sorcière de la ville, et qu'il ne puisse être détruit par le contre-sort utilisé par le Lexit. De plus, Galahad n'avait pas l'habitude de diriger autant d'hommes et se sentait rasséréné par la présence familière de ses collègues en soutien, bizarrement réconforté par la vue de l'uniforme pourpre.

Galahad était heureux d'avoir été choisi pour mener cette mission, mais il ne serait pas mécontent d'obtenir une affectation un peu plus tranquille par la suite. Ces derniers mois, il avait été très régulièrement affecté à Bristol, ce qui n'était pas pour lui déplaire : la ville était passionnante, truffée de passages secrets et de planques à débusquer. En plus, elle était proche de Castle Comb... Mais cela avait été éprouvant par moments, comme nombre de ses collègues de la milice, il se sentait épuisé et il avait hâte d'avoir ses congés d'août. En septembre, une affectation plus tranquille l'attendait puisqu'il avait réussi à négocier quelques missions à Leopoldgrad à l'occasion de la Muggle Convention...

Avant le réconfort, néanmoins, restait un gros effort : mener à bien la reconstruction du dôme de Bristol. Une dernière fois, il répéta l'ensemble de ses consignes à ses équipes.

"C'est clair pour tout le monde ?", interrogea-t-il avant de les inviter au mouvement, d'un geste de la main :

"Alors, en position."



Famille et entourage
Alexander Thorne - Père, 70 ans
Alexander est un grand absent de la vie de Galahad, à qui il a pourtant donné son nom. Apothicaire dans l'arrondissement sorcier de Lima, au Pérou, il rencontre Isaure lors d'une conférence à Londres sur l’herboristerie et le coup de foudre est immédiat. Il apprécie l'intellect de la jeune femme, elle est séduite par le mystère qui entoure cet homme sombre, au caractère changeant mais à la personnalité originale. Leur romance dure trois ans, durant lesquelles Alexander déménage en France pour y rejoindre Isaure, c'est au cours de cette période qu'elle tombe enceinte de Galahad. Hélas, Alexander assume difficilement sa paternité et commence à se languir de sa vie péruvienne, qu'il aspire à retrouver. Galahad n'a que six ans lorsqu'il décide de quitter Isaure, et retourne au pays. Il fera par la suite des incursions toujours marquantes, mais bien trop rares, dans la vie de son fils avec qui il entretient une relation somme toute distante.

Isaure Thorne, anciennement Meunier - Mère, 65 ans
Isaure et Galahad, c'est l'histoire d'un amour inconditionnel et d'une rivalité latente. Chercheuse brillante et sorcière de renom, Isaure est la descendante d'une longue lignée de sorciers puissants de Bretagne. Elle devient mère jeune, à vingt ans, et se consacre pendant une décennie à l'éducation de son fils à qui elle souhaite un avenir aussi brillant que le sien. Galahad est encore jeune lorsqu'elle décide de l'emmener vivre en Angleterre, suivant une opportunité professionnelle au Ministère de la Magie. Devenue Langue-de-Plomb, elle officie toute sa carrière au département des mystères, dont elle constitue aujourd'hui l'une des plus anciennes fonctionnaires. Galahad ignore tout de son travail, naturellement, mais la réputation de sa mère le précède tout-au-long de sa propre carrière et dans les milieux intellectuels qu'ils fréquentent tous deux. Il peine parfois à vivre en-dehors de l'ombre écrasante d'Isaure Thorne, tout leur entourage s'acharnant à attendre de grandes choses de sa progéniture, qui s'obstine pourtant à mener une carrière de terrain au sein de la milice.

Rosangela Thorne - Ex-épouse aujourd'hui décédée
Jamais Galahad n'a aimé quiconque comme il a aimé Rosangela. Leur relation était fusionnelle, et il s'y est épanoui comme jamais auparavant : Angie voyait en lui des choses qu'il ne parvenait pas à voir lui-même. Moldue, elle enseignait la physique à l'université et ils s'enrichissaient mutuellement des connaissances scientifiques et magiques de leurs deux mondes entrelacés. Ensemble, ils rêvaient d'un jour où ces deux univers parallèles se rejoindraient pour vivre en harmonie... Hélas, touchée par la maladie, Angie finit par laisser Galahad derrière lui ; mais pas tout-à-fait. Il a recueilli son âme qu'il conserve dissimulée dans une petite pierre autour de son cou.



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description: "Galahad est un sorcier de 45 ans, membre de la milice au sein de laquelle il dirige une petite unité de briseurs de sorts. Passionné par la magie ancienne et les runes, il excelle en sorts et enchantements. Célibataire et sans enfants, il n'est jamais parvenu à faire le deuil de sa femme, une moldue ayant perdu la vie du fait d'une maladie. Galahad vit dans une maison de Castle Comb, village moldu, dans la maison qu'il a acheté avec feu son épouse.",
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Qu'est-ce qui vous a poussé à vous inscrire? L'envie de créer un nouveau personnage pour peupler la milice Choupi
Galahad ThorneMilicien collectionneur de caillouxavatar
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Galahad Thorne

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