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 Discussion entre Gryffondor [Irving, Juliet]

Jeremy BakerElève de l'Académie LycaonEn ligneavatar
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Dernière édition par Jeremy Baker le Dim 10 Juin - 10:41, édité 2 fois
Samedi 8 avril 2006

Sous le beau soleil d'avril, Jeremy faisait des loopings dans le ciel. Puisque l'équipe de Gryffondor n'avait aucun match à préparer, les entraînements se faisaient moins fréquents mais le capitaine continuait de pratiquer le vol aussi souvent. Il ne voulait pas perdre son niveau et puis il fallait bien l'avouer, il adorait ça... Cependant, ce matin là, il avait surtout volé sans réfléchir, prenant de la vitesse, tournoyant et suivant des trajectoires sans queue ni tête, pour profiter des premiers rayons de soleil du week-end. Au bout d'une heure de vol, il décida d'arrêter là sa séance et rejoignit le sol.

C'était incroyable, cette sensation de liberté que lui procurait ce sport. Il se sentait donc d'une humeur particulièrement bonne, et c'est en sifflotant qu'il rejoignit le hangar à balai. Là, il décida de prolonger un peu son moment de solitude en bichonnant son balai chéri. Tout en chantant un air à la mode, il vérifia que toutes les brindilles étaient bien droites et polit le manche du balai. Puis lorsqu'il fut satisfait par le résultat, il décida d'examiner les balais de l'école pour en trouver un qui conviendrait pour Aaron. Il avait bien l'intention de l'initier au Quidditch comme ils en avaient parlé une fois, quitte à essayer son sport moldu en échange... Ils pourraient faire ça le lendemain par exemple, si le beau temps se maintenait. Jeremy en profiterait pour le cuisiner au sujet de Natasha et de Swann, car les deux amis n'avaient pas vraiment discuté depuis l'anniversaire de cette dernière, qui avait été pour le moins mouvementé. Ils avaient bien besoin d'un débriefing... En tout cas, Jeremy en avait besoin.

Occupé à planifier son week-end, Jeremy n'entendit pas tout de suite que quelqu'un d'autre arrivait. Lorsque la porte s'ouvrit, il arrêta brusquement de chanter le dernier tube de Célestina Moldubec et tourna vers le nouvel arrivant un visage mortifié.



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Irving WhitakerAubergisteavatar
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Irving sortit du château avec son kit de nettoyage pour balai à la main et son Nimbus Furtif sur l’épaule. Vêtu d’un bermuda à la moldu et de son traditionnel tee-shirt des Bizarr’Sisters ( le marron avec l’hippogriffe enragé dessus), il devait retrouver Nora dans moins d’une heure pour une petite balade au dessus du parc de Poudlard. Cependant, avant de rejoindre son amie, il souhaitait entreprendre un nettoyage complet de son Nimbus. Pour cela, il avait besoin de graisse de Boursouf afin de nourrir le bois de sa monture et il savait qu’il pourrait en trouver dans le Hangar à balais de l’école. Le gryffondor prit donc la direction du stade de Quidditch en shootant dans les fleurs de pissenlits du parc afin de faire s’envoler les graines dans le vent.

Content d’avoir battu son nouveau record d’anéantissement de pissenlits (quatre vingt sept fleurs touchées sur une distance d’une centaine de mètres) Irving s’apprêtait à pénétrer dans le hangar lorsqu’il entendit quelqu’un siffloter du Celestina Moldubec à l’intérieur !

*Buerk * pensa-t-il en grimaçant. Comment pouvait-on avoir aussi mauvais gout ? Chantonner du Moldubec, la honte de la musique sorcière Anglo-Saxonne ! Irving ne connaissait cet air que parce qu’il n’arrêtait pas de passer sur la RITM en ce moment. Le gryffondor allait bientôt finir par boycotter la célèbre radio sorcière si les programmateurs continuaient à jouer des daubes pareilles tous les quarts d’heures.

Bien décidé à faire taire le piètre chanteur, Irving ouvrit brusquement la porte de la réserve à balai pour découvrir…Jeremy Baker, le capitaine de l’équipe de Quidditch de Gryffondor.

Après quelques secondes d’étonnement(*Baker est fan de Moldubec. Oh Putain.*), Irving finit par adresser un bref « Salut » à son camarade de maison et débuta sa recherche sur les étagères poussiéreuses . Il n’ajouta rien de plus car il était plutôt mal à l’aise en compagnie du gardien.
En effet, lors de leur dernière conversation à l’anniversaire de Swann Twilfit, Irving s’était apparemment ridiculisé devant Jeremy. Enfin, d’après Nora. Le gryffondor ne se souvenait pas vraiment de la fin de cette soirée pourtant mémorable. Il avait quelques images de Danny chevauchant le chapiteau en tête mais il ne se souvenait vraiment pas avoir fait un câlin à Jeremy en l’insultant de sportif m’as-tu-vu. Tout ça, c’était Nora qui le lui avait rapporté et, malheureusement, sa plus proche amie n’était pas du genre à mentir.
Ne voulant surtout pas aborder ce point avec Baker mais ne souhaitant pas non plus laisser un silence pesant s’installer entre eux, Irving lança la conversation sur le plus banal des sujets :

« Joli temps pour voler. »

La météo.


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Jeremy BakerElève de l'Académie LycaonEn ligneavatar
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Durant quelques secondes de flottement, Jeremy et Irving se regardèrent en silence, puis le nouveau venu brisa la glace d'un bref salut.

"Salut", répondit Jeremy en essayant de masquer son étonnement et son embarras. Embarrassé d'avoir été surpris au beau milieu d'une performance musicale pour le moins surprenante, étonné car il ne s'attendait pas à voir débarquer Irving Whitaker dans le hangar à balai. Ce dernier ne semblait en effet pas porter les sportifs dans son coeur... Pourtant, il était bien là, et Jeremy chercha un moyen de lancer la conversation pour meubler le silence. Rien ne lui vint, car leur dernière rencontre avait été pour le moins chaotique, entre l'accueil contrasté que lui avait réservé Irving et l'incident des racines de mandragore... Irving ne semblait guère plus inspiré puisqu'il lança une remarque sur le météo, tout en cherchant du matériel.

"Oui, c'est vraiment super pour voler, ce soleil."

Ne trouvant rien à ajouter, il termina rapidement son examen des balais puis retourna s'asseoir. Il était curieux d'en savoir plus sur les capacités quidditchesques d'Irving... et d'en savoir plus sur Irving tout court, d'ailleurs. Il avait du mal à déterminer s'il aimait bien son camarade ou non, et la seule façon de le savoir était de faire sa connaissance. Naturellement, la curiosité de Jeremy se porta sur le balai d'Irving. Désignant le Nimbus Furtif du doigt, il relança la conversation.

"Tu as un balai étonnant pour quelqu'un qui trouve les sportifs arrogants et m'as-tu-vu."

Nulle trace d'accusation dans le ton de Jeremy, mais bien une pointe de taquinerie. Il avait bien compris qu'Irving était loin d'être sobre lorsqu'il l'avait appelé ainsi, mais il estimait avoir droit à une petite revanche... Et puis ainsi il saurait si Irving avait le sens de l'humour.



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Irving WhitakerAubergisteavatar
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Jeremy répondit poliment à la question d’Irving en disant que c’était le temps idéal pour voler. Le cinquième année acquiesça d’un signe de tête et attrapa le pot de graisse de Boursouf sur l’étagère. Il serait bien sorti du hangar à balai avec son pot sous le bras afin d’éviter d’avoir à converser avec un fan de Celestina Moldubec, mais le règlement était formel : Le matériel commun destiné à l’entretien des balais devait rester dans la réserve. Si Baker le voyait sortir avec le pot de graisse, il irait tout rapporter à Hellsoft et Irving serait bon pour une nouvelle beuglante.

Le jeune homme s’installa donc sur un vieux tabouret poussiéreux et entama l’entretien de son Nimbus tout en observant Jeremy du coin de l’œil. Ce dernier semblait examiner les balais de l’école. Il n’allait surement pas rester là pendant trois heures à scruter des Brossdur antiques et des Comètes défraichis !
Attendant patiemment que la capitaine se décide enfin à quitter le hangar, Irving se mit à siffloter le dernier single des Bizarr’s Sisters. Ca, c’était de la musique !
Malheureusement, ce stratagème n’eut pas l’effet escompté : Au lieu de fuir, Baker s’assit sur un banc en bois à quelques mètres du cinquième année. Le capitaine leva ensuite son index en direction de son camarade et lança :

"Tu as un balai étonnant pour quelqu'un qui trouve les sportifs arrogants et m'as-tu-vu."

Le sifflement d’Irving s’interrompit brusquement. Il n’y avait qu’un seul sujet qu’il voulait absolument éviter avec son homologue rouge et or, et voila que Baker l’évoquait clairement, sans détour. Le jeune homme se redressa sur son tabouret, passa une main dans ses boucles brunes et observa le gardien en grimaçant.

« J’pensais- enfin du moins, j’espérais- que Nora me faisait une blague en me disant que je t’avais insulté à la fête de Twilfit…Bon, visiblement j’ai fait une grosse bourde… Désolé vieux. » ajouta-t-il maladroitement en haussant les épaules.

« Et surtout, désolé pour le…. – Il mima une embrassade avec ses mains-…enfin tu vois quoi ! ajouta-t-il en roulant des yeux. Par Merlin, il n’allait quand même pas dire à Baker qu’il l’avait câliné !
Mais maintenant que le sujet était lancé, Irving était bien décidé à mettre les choses au clair, il poursuivit donc:

« J’étais pas dans mon état normal à cette soirée. Alors, promis, je ne me jetterai plus jamais à ton cou… »

Enfin pour détendre l’atmosphère il ajouta en ricanant:

« Pis, visiblement les p’tits bruns, c’est pas trop ton style ! Toi, tu préfères les grandes blondes ! »


Il faisait bien sûr référence au baiser langoureux que Jeremy avait échangé avec Kelsey Lorgan lors de l’anniversaire de Swann Twilfit.
Fier de sa boutade, Irving lança un sourire rayonnant au capitaine avant de se rendre compte qu’il avait peut-être commis une seconde bourde. Lorgan et Baker n’avaient plus été revu ensemble depuis cette fameuse soirée.
Le sourire du cinquième année se transforma en grimace : Il devait trouver un nouveau sujet de conversation s’il ne voulait pas une nouvelle fois se ridiculiser devant le gardien.
Comme il reportait son attention sur son Nimbus posé sur ses genoux, il se rendit compte que le sujet était tout trouvé ! Jeremy l’avait questionné sur son balai avant qu’il s’embourbe dans ses explications traitant d’insultes, de filles et d’accolades viriles.
Passant de l’hippogriffe à la licorne, il saisit donc son Furtif entre ses mains et s’exclama:

« C’est vrai qu’j’ai d’la chance : C’est un joli balai. Mes parents bossent chez Nimbus donc on a toujours eu les dernières nouveautés de la firme mes sœurs et moi… »


La météo, les balais, la famille… Certes, c’était des sujets de conversation chiants au possible…mais au moins, Irving avait peu de chance de dire des bêtises! Ou pas.


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Jeremy BakerElève de l'Académie LycaonEn ligneavatar
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Etant donné la grimace qui étirait le visage d'Irving, celui-ci ne semblait pas ravi d'aborder ce sujet. Jeremy s'en voulut un peu d'avoir ramené l'anniversaire de Swann sur le tapis, mais au moins les choses seraient dites et il n'y aurait plus cette gène entre eux. Jeremy éclata de rire lorsqu'il mentionna l'épisode Kelsey et haussa les épaules avec bonne humeur.

"Pis, visiblement les p’tits bruns, c’est pas trop ton style ! Toi, tu préfères les grandes blondes !"

"Ca dépend des jours", répondit-il.

Puis il réalisa que sa réponse pouvait être mal interprétée. Il voulait dire par là qu'une aventure avec Kelsey Lorgan ne durait jamais bien longtemps, pas qu'il préférait les petits bruns... Jeremy voulut se corriger en remplaçant "jours" par "rumeurs", en référence à sa prétendue liaison avec Aaron, mais Irving ne souhaitait visiblement pas s'étendre sur le sujet puisqu'il revint sur son balai. Tant mieux pour Jeremy, il se sentait plus à l'aise sur ce terrain là !

Ainsi, les parents du jeune homme travaillaient chez Nimbus... Quelle chance ! Jeremy ne put s'empêcher d'être envieux. Lui devait toujours tanner son père pendant des mois avant que celui-ci ne cède et lui offre un nouveau balai. Jeremy n'était pas trop dépensier mais lorsqu'il s'agissait de sa passion, il pouvait faire des folies... A chaque fois qu'il passait sur le Chemin de Traverse, il passait une demi-heure à examiner les nouveaux balais en vente.

"C'est super, tu dois en avoir vu passer, des balais révolutionnaires !"

Il jeta un regard affectueux sur son propre balai, qui brillait depuis son polissage.

"Je suis très content de mon Météore, mais lorsqu'il sera devenu trop vieux, je pense acheter un Nimbus... Alors comme ça, tu as des soeurs ? Ça doit être sympa de pouvoir voler avec elles."

A nouveau, Jeremy ressentit une pointe d'envie, mais s'efforça de ne pas à penser à son petit frère. Le Quidditch était réservé aux sorciers dotés de pouvoirs magiques, mais il existait plein de sports moldus qu'ils pourraient découvrir ensemble.



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Lorsqu’Irving révéla à son interlocuteur que ses parents travaillaient chez Nimbus, Jérémy ne cacha pas son enthousiasme. Encouragé par la bonne humeur de son camarade, Irving poursuivit donc avec un large sourire.

« Ouai, on a plein de balais à la maison ! Avant le Furtif j’avais le Nimbus 2002 qui était pas mal mais je le trouvais un peu trop léger. Je préfère les balais qui tiennent le ciel et qui tremblent pas d’partout dès que tu fais une accélération ! »

"Je suis très content de mon Météore, mais lorsqu'il sera devenu trop vieux, je pense acheter un Nimbus... »

Irving cala son balai contre le mur avant de se lever et de s’approcher de Jérémy afin d’observer plus attentivement sa monture. Même s’il ne s’intéressait pas le moins du monde au quidditch, le jeune homme connaissait la plupart des balais volants. En effet, lorsqu’il était enfant, il faisait régulièrement un jeu avec son père : Il devait identifier le plus rapidement possible la marque et le modèle des balais magiques qui passaient devant chez les Whitaker. Avec le temps, Irving avait gardé cette manie et il le faisait presque machinalement.

« C’est un Météore 2.0 ? C’est un bon rapport qualité/prix. Les Nimbus sont un peu plus chers mais les finitions sont top ! Et j’dis pas ça parce que mes parents y travaillent ! ajouta-t-il en allant chercher son tabouret et son Furtif. Le cinquième année traina son assise jusque devant Jeremy et s’installa pour lui faire face.

« Tu vois, dit-il en en désignant la brosse du Furtif qu’il avait posé sur ses genoux, Chaque fibre est fixée une à une par un sortilège de glue perpétuelle et chaque branchette est ensorcelé pour être plus résistante. C’est un travail de haute précision, et ça, c’est l’boulot d’ma mère ! » conclut-il avec un sourire empli de fierté.

Finalement, c’était plutôt intéressant de bavarder avec Jeremy Baker. Enfin, Il fallait bien admettre qu’ Irving n’était pas très exigeant : Tant que ses interlocuteurs le laissaient parler, il était heureux ! Cependant, il n’aurait jamais pensé que le capitaine des Gryffondor puisse être aussi accessible et s’intéresse autant à lui. D’ailleurs, le gardien le questionna de nouveau au sujet de sa famille :


« Alors comme ça, tu as des soeurs ? Ça doit être sympa de pouvoir voler avec elles."

Irving éclata de rire avant de s’exclamer :

« On voit bien que t’as jamais volé avec ma frangine Tara ! Dans l’histoire familiale, c’est officiellement à cause d’elle si je déteste le Quidditch ! Elle était batteuse chez Serdaigle et je peux te dire que McGowan à coté de Tara Whitaker, c’est du pipi d’Niffleurs ! Bref, un jour on a terminé un repas d’famille par un petit match : Je devais avoir une dizaine d’année et j’étais Poursuiveurs chez les « Whitaker United » -l’équipe de mon père- et Tara, batteuse pour le « W.Q.T » -Whitaker Quidditch Team, l’équipe de ma mère-. On jouait même pas depuis une minute quant ma frangine m’a envoyé un Cognard en plein dans la tronche ! Après une chute de plusieurs mètres, j’ai fini aux urgences de St-Mangouste !-. Au final j’ai rien eu de grave mais j’aime bien la faire culpabiliser en lui disant que j’ai surement raté une carrière très prometteuse au Quidditch par sa faute ! Même si je détestais déjà le Quidditch à cette époque là ! précisa-t-il en ricanant. Voler : c’est cool. Voler après une balle : C’est un sport de neuneu. Enfin, j’dis pas ça pour toi, hein ! ajouta-t-il précipitamment. La compétition c’est pas mon truc ! Moi j’aime les promenades, tu vois ? Parfois avec ma famille on part en randonnée des week-ends entiers avec la tente et le casse-croute sur le porte-bagage ! Ca c’est cool ! Même ma sœur Judy nous accompagne et pourtant elle ne vole pas seule. C’est une cracmol, mais elle monte derrière son mari qui est sorcier. » Irving s’interrompit (enfin) le sourire aux lèvres. Il aimait bien ces petites sorties en famille où le clan Whitaker était réuni. Se rendant compte qu’il monopolisait la conversation depuis plusieurs minutes le jeune homme se ressaisit enfin et demanda :

« Et toi ? T’as des frères et sœurs ? »


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Jeremy BakerElève de l'Académie LycaonEn ligneavatar
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Jeremy découvrit avec surprise qu'Irving était très intéressé par les balais et qu'il s'y connaissait plutôt bien. Pendant que le jeune homme examinait son Météore, Jeremy l'observa discrètement. Pas bien épais, avec un physique à la Harry Potter... et s'il était aussi vif dans les airs que dans ses paroles, oui, il pourrait faire un bon attrapeur ou poursuiveur. Le capitaine qu'était Jeremy venait de repérer un possible remplaçant aux poursuiveurs qui finissaient leurs études cette année... Il s'apprêtait à insinuer quelque chose en ce sens lorsqu'Irving partit dans un long monologue sur ses soeurs.

"Dans l’histoire familiale, c’est officiellement à cause d’elle si je déteste le Quidditch !"

*Zut*

Les espoirs de Jeremy avaient disparu aussi rapidement qu'ils étaient apparus. Néanmoins il lui restait la bonne surprise de découvrir un Irving bien plus intéressant qu'il ne l'aurait cru au premier abord. Il rit de bon coeur devant le récit du match entre la Whitaker United et la W.Q.T, et écouta avec attention le récit de leurs randonnées. Néanmoins, son intérêt s'éveilla plus particulièrement à la mention de la soeur d'Irving, Judy. Ainsi, lui aussi avait une soeur cracmol ! Elle avait épousé un sorcier, et elle montait avec eux à balai...

"Et toi ? T’as des frères et sœurs ?"

"Oui, j'ai un petit frère, Taylor. Il a onze ans, et il..."

Jeremy s'interrompit et jeta un regard hésitant vers son interlocuteur. D'ordinaire, il ne révélait pas aux gens la condition de son frère. En effet, lorsqu'il le faisait, il ne récoltait que pitié et mépris... D'un autre côté, Irving semblait visiblement bien placé pour en parler.

"C'est un cracmol, il fait ses études dans le monde moldu. Je suis très proche de lui, alors au début ça a été dur à accepter... J'aurais adoré faire de lui un joueur de Quidditch, par exemple. Mais je suppose que je pourrais peut-être le faire voler, si ta soeur vole derrière son mari !"

Une lueur d'espoir nouvelle s'était allumée dans ses yeux.

"Je n'y avais jamais pensé", avoua-t-il d'un ton penaud. "Il ne restera plus qu'à convaincre mes parents que ce n'est pas trop dangereux. Ils sont assez protecteurs avec lui. Ils ont peur que de nous voir pratiquer la magie le rende triste, mais c'est un battant, mon petit frère ! Ça me rend plus triste que lui, je crois. Même si je l'aime comme il est."

Il éclata d'un rire gêné, ayant peur de s'être un peu trop livré à Irving, et commença à jouer avec une brindille tombée d'un balai pour s'occuper les mains.



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Jeremy répondit qu’il avait un petit frère de onze ans avant de marquer une pause. Le gardien des rouge et or semblait gêné et en proie à un dilemme intérieur. Irving haussa les sourcils et lui renvoya un sourire bienveillant lorsque le capitaine leva les yeux vers lui comme pour évaluer sa fiabilité. Finalement, il consentit à révéler le fond de sa pensée et avouant que Taylor était un cracmol.

Irving hocha la tête gravement, lorsque Jeremy révéla qu’il aurait adoré apprendre le Quidditch à son petit frère. A défaut de lui enseigner son sport favori il pourrait au moins l’initier au vol sur balai, du moins, si ses parents étaient d’accord :

" Ils sont assez protecteurs avec lui. Ils ont peur que de nous voir pratiquer la magie le rende triste, mais c'est un battant, mon petit frère ! Ça me rend plus triste que lui, je crois. Même si je l'aime comme il est."


A cet instant Baker n’avait rien de l’image d’arrogant Capitaine qui lui collait à la peau. Il semblait juste réellement peiné par la condition de son petit frère. Pour se donner un peu de contenance il ramassa une brindille au sol et la tortilla entre ses mains.
Irving, lui, ne savait pas trop comment réagir. Il ne connaissait pas spécialement Jeremy et jusqu’à aujourd’hui il ne le portait pas vraiment dans son cœur. Comme dans chaque situation un peu ambiguë, Irving fut tenté de faire une blague pour détendre l’atmosphère et changer de conversation. Seulement, Jeremy avait abordé ce sujet sans détour. Il avait surement besoin de vider son sac et il venait de trouver quelqu’un qui partageait apparemment le même poids que lui, même si leurs histoires étaient quelques peu différentes.

« Tu sais, moi aussi je suis passé par là. Dans la Cité Nimbus, j’ai toujours été le petit-frère de la Cracmol . Au début ça me rendait malade quand les gamins de la ville se moquaient d’elle- Une fois j’en ai même griffé un au visage jusqu’au sang ! J’peux te dire qu’il s’en souvient encore !-
Pourtant Judy est très intelligente –bien plus que moi qui suis sorcier…Bon c’est pas très difficile je te l’accorde-
ricana-t-il avant de reprendre son sérieux, mais pour les autres, elle était juste une sale Cracmol. Un jour, j’en ai discuté avec elle parce que j’en pouvais plus d’entendre ça. Et là, elle m’a dit qu’elle s’en fichait de ce que les autres racontaient, que c’était davantage de l’ignorance que de la réelle méchanceté.

Irving marqua une courte pause et scruta Jeremy avant d’ajouter.

« Ouai, moi aussi je suis resté sur le cul ! Elle aurait surement finit chez Poufsouffle ma frangine à voir le bien partout ! Bref, elle m’a dit que ce qui lui importait vraiment, c’est que nous, sa famille, on soit fier d’elle et qu’on ne la dévalorise pas. C’est pas une maladie d’être Cracmol, tu sais : Elle a un job chez les moldus, elle est marié, elle a des gosses qui sont affreusement terribles… Elle est comme tout le monde quoi ! sauf qu’elle a pas de baguette, c’est tout. Depuis cette conversation, j’ai essayé d’arrêter de me prendre la tête avec ça. Bon je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire ! ajouta Irving en haussant les épaules, mais ça coute rien d’essayer ! »



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Jeremy BakerElève de l'Académie LycaonEn ligneavatar
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Au soulagement de Jeremy, Irving ne se moqua pas de lui mais au contraire lui parla de sa propre soeur. C'était la première fois que Jeremy pouvait aborder le sujet avec quelqu'un d'autre que sa famille et il fallait bien l'avouer, c'était plutôt libérateur. Visiblement, Irving était plus détendu que lui sur le sujet... Il fallait dire que sa soeur était plus âgée et avait déjà construit sa vie. Dans le cas de Taylor, tout restait à faire.

"Et là, elle m’a dit qu’elle s’en fichait de ce que les autres racontaient, que c’était davantage de l’ignorance que de la réelle méchanceté."

Jeremy haussa un sourcil septique mais s'abstint de tout commentaire. Combien de fois avait-il entendu des remarques désobligeantes sur le concierge, Argus Rusard, qui était un cracmol ? Si ce n'était pas de la méchanceté, cela y ressemblait bien...

"Depuis cette conversation, j’ai essayé d’arrêter de me prendre la tête avec ça. Bon je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire ! Mais ça coute rien d’essayer !"

Pendant quelques instants, Jeremy médita les paroles de son camarade. Voilà qui était plutôt encourageant, pas vrai ? Pourtant, il doutait que ça soit si facile de relativiser lorsqu'on subissait des moqueries à longueur de temps. Il garda cette information pour lui et répondit avec un sourire :

"Tu as sûrement raison, c'est d'ailleurs exactement ce que je me suis dis quand on a découvert que Taylor était un cracmol. Le plus dur, ça a été de gérer sa déception. Si j'avais su, je lui aurais parlé avec moins d'enthousiasme de Poudlard, toutes ces années ! Il semble bien se plaire dans le monde moldu maintenant, il m'écrit de temps en temps... Je me dis quand même que ça doit pas être facile de vivre entre deux mondes, comme ça. Ni complètement moldu, ni vraiment sorcier... Heureusement, ma mère connait bien les moldus ! Et avec un peu de chance, dans quelques années, il sera comme ta soeur, avec un travail, une famille, heureux de sa vie."

Il s'interrompit quelques secondes, jeta sa brindille au sol et ajouta :

"Je sais bien que y'a pas de raison, mais je m'inquiète quand même constamment pour lui. Ca doit être ça, d'être un grand frère..."

Jeremy lança un regard reconnaissant vers Irving :

"En tout cas, ce que tu me dis me rassure. Faut dire que j'ose pas trop parler de ça à Poudlard, avec tout ces crétins racistes qui croient encore en la supériorité des sorciers..."

Un certain duel dans la salle des trophées lui revint en tête, et il esquissa un sourire en coin. Après ce soir là, il avait passé une semaine en retenue et fait perdre trente points à sa maison... Et pourtant, si c'était à refaire, il le referait sans hésiter.



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Irving écouta attentivement Jeremy qui expliquait combien cela avait été difficile de gérer la déception de son petit frère. Le capitaine avait fait l’éloge de Poudlard auprès de Taylor pendant de nombreuses années et maintenant il culpabilisait de s’être montré un peu trop enthousiaste. Après avoir jeté sa brindille au sol, Jeremy ajouta d’ailleurs:

"Je sais bien que y'a pas de raison, mais je m'inquiète quand même constamment pour lui. Ca doit être ça, d'être un grand frère..."

Irving esquissa un sourire avant d’enchainer.

« J’suis sûr que Taylor va se faire plein de copains dans son école. Certes il ne jouera pas au Quidditch mais il fera peut-être du foot. C’est un sport moldu où les joueurs courent après un ballon en donnant des coups de pieds dedans. D’ailleurs j’suis allé voir un match de « Sheffield Wed » avec Judy et j’ peux te dire que les équipes de Football sont aussi populaires que nos équipes de Quidditch ! » lança-t-il en reprenant le nettoyage de son balai.

« Et puis tu vois, moi, grâce à Judy, j’ai découvert plein de trucs comme les festivals de musiques moldus ou les générateurs électriques,… Peut être qu’un jour ton petit frère sera très heureux de t’initier à la culture moldue! » poursuivit-il sur un ton encourageant.


"En tout cas, ce que tu me dis me rassure. Faut dire que j'ose pas trop parler de ça à Poudlard, avec tout ces crétins racistes qui croient encore en la supériorité des sorciers..."

Irving laissa échapper un rire sans joie. Oui, il y en avait beaucoup des crétins racistes à Poudlard. Nottament un.

« J’parie que tu dis ça pour O’Cognard ! »

Le cinquième année se pencha alors en avant pour chuchoter comme s’il risquait d’être entendu par des oreilles indiscrètes:

« Nora m’a expliqué votre…entrevue nocturne. Enfin, si on peut dire ça comme ça. C’est dommage que t’ai pas eu le temps de lui faire avaler sa baguette à celui-là ! » maugréa-t-il en songeant au Serpentard qui avait tenté de lui voler son précieux Furtif pendant les vacances de Noël.

« En tout cas j’t’en veux pas du tout pour la perte des points de Gryffondor ! »

En même temps, Irving était un coutumier du fait. Cela aurait été assez déplacé de sa part d’incriminer Jeremy alors que lui-même avait fait perdre plusieurs rubis lors de sa fugue pour assister au concert des Bizarr’Sisters..

« O’Connor mériterait une bonne leçon après tout ce qu’il a fait, surtout depuis l’attaque de doigts-de-fées… »
Conclut-il vigoureusement.


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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet se dirigea vers le terrain de Quidditch à grand pas. Sa petite sœur lui avait fait promettre de lui retrouver son stupide chat, et c’était le dernier lieu où elle n’était pas allée. Elle aurait dû refuser de rendre ce service à Leah, elle aurait dû lui dire de se débrouiller toute seule et de chercher son animal comme une grande. Mais lorsque la petite fille avec ses grands yeux bleus était venue demander l’aide de sa grande sœur, Juliet n’avait pas pu résister et avait cédé. Parce qu’il faut bien savoir que cette dernière adore sa petite sœur. Non, c’est même plus ça. Elle n’aurait pas hésité à aller défier Voldemort lui-même pour la sauver, c’est pour dire.

C’est donc pour cela qu’en ce moment même la Gryffondor se trouvait au terrain de Quidditch pour chercher le chat de Leah. Quelle ironie. Exaspérée par sa tentative de recherche, la jeune fille soupira :

« Mais bordel, il est passé où ce stupide animal ! Je commence à en avoir marre de jouer les chercheuse de chat à la con moi !»

Elle allait faire demi-tour lorsqu’elle aperçue deux de ses camarades. Jeremy et Irving. Oh, trop cool, elle allait enfin pouvoir squatter des gens
Elle s’approcha d’eux et entendit un petit bout de leur conversation qui portait visiblement sur les cracmols. Bon, que faire ? Rester là et écouter la conversation ou débarquer ?
Son choix fut vite fait.

« Saluuuuut ! »

Juliet, tu ne changeras jamais.

« Je ne vous dérange pas ? Bon, on va dire que non hein. Vous allez bien ? Non mais parce que moi là je suis en pleine recherche du chat de ma sœur. Ouais, je me suis transformée en chercheuse. Je sais c’est la classe hein ? Et vous vous faîtes quoi ? »

La jeune fille adressa un sourire éclatant aux deux garçons en attendant leur réaction.



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Visiblement, le combat de coq qui avait opposé Jeremy à Darren était bien arrivé jusqu'aux oreilles d'Irving. Ce dernier regretta que Jeremy n'ait pas eu le temps de lui faire avaler sa baguette. Jeremy hocha la tête en signe d'approbation. Oui, il aurait été heureux de pouvoir mener ce combat à terme, histoire de faire ravaler à son adversaire ses phrases grandiloquentes et sa pensée moyenâgeuse. Malheureusement, le professeur Adamson en avait décidé autrement... Son camarade de Gryffondor lui assura néanmoins qu'il ne lui tenait pas rigueur des points perdus.

"En plus, Gryffondor est encore en première place pour la Coupe", commenta-t-il avec satisfaction.

"O’Connor mériterait une bonne leçon après tout ce qu’il a fait, surtout depuis l’attaque de doigts-de-fées…"

Voilà qui suscitait l'intérêt de Jeremy. Il n'avait entendu que la version officielle des évènements et se demandait si Irving avait plus d'informations. Certes, cela ne le regardait pas vraiment, mais l'attaque de Sean, ce n'était quand même pas rien. Il se demandait quel avait été le rôle d'O'Connor dans cette histoire... Jeremy avait toujours pensé que le Serpentard menaçait beaucoup et agissait peu, mais visiblement, ce n'était pas que du vent... Il s'apprêtait à renchérir lorsqu'une voix féminine se fit entendre. Il reconnut Juliet Wilson, une fille de septième année de leur maison. Elle les salua d'une voix pleine d'entrain.

"Je ne vous dérange pas ? Bon, on va dire que non hein. Vous allez bien ? Non mais parce que moi là je suis en pleine recherche du chat de ma sœur. Ouais, je me suis transformée en chercheuse. Je sais c’est la classe hein ? Et vous vous faîtes quoi ?"

Jeremy éclata de rire, amusé par ce déluge de questions, et répondit :

"Pas de chats dans le hangar à balai, désolé ! Nous, on s'occupe de nos balais. Enfin, moi j'ai terminé, mais je suis resté pour admirer celui d'Irving. C'est un Nimbus furtif...Il est superbe, pas vrai ?"



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Alors qu’il s’apprêtait à expliquer à Jérémy tout ce qu’il savait de l’attaque de Doigt-de-fées (autant dire, pas grand-chose) , quelqu’un poussa la porte du hangar à balais. Le cinquième année tourna la tête vers l’entrée et vit que la nouvelle arrivante était également une gryffondor répondant au doux nom de Juliet E. Wilson.

Tous les rouge et or connaissaient Juliet. Déjà parce que c’était une très jolie fille qui rencontrait beaucoup de succès dans sa maison mais aussi parce qu’il fallait être sourd pour ne pas l’avoir entendu jurer dans la salle commune ! En effet, la jeune femme avait un langage plutôt fleuri qu’Irving trouvait franchement amusant.
Cependant, Juliet avait un gros défaut aux yeux du jeune homme : C’était aussi le genre de fille que l’on pouvait classer dans les sportives m’as-tu-vus et arrogantes puisque la septième année était une redoutable joueuse de Quidditch !

En même temps, le Gryffondor devrait tôt ou tard accepter l’évidence : Danny, Georgiana, Nora…La plupart de ses amis étaient des adeptes du célèbre jeu sorcier et il devait avouer qu’après sa petite conversation avec Jeremy, ce dernier lui semblait finalement plutôt sympathique.

Alors qu’il se demandait si Juliet était à classer parmi les gens fréquentables ou pas, cette dernière leur adressa une flopée de questions. Manifestement, elle cherchait le chat de sa petite sœur.
Irving secoua la tête de gauche à droite pour signifier qu’il ne l’avait pas vu. En même temps, s’il l’avait croisé, il n’aurait certainement pas essayé de le capturer. La dernière fois qu’il avait tenté une expérience similaire, il avait lancé un sortilège de putréfaction sur le rat de Darren O’Connor !

Après sa réponse, il s’attendit à ce que Juliet reprenne ses recherches mais visiblement elle avait envie d’en savoir plus sur les deux Gryffondor puisqu’elle leur demanda ce qu’ils faisaient.
Irving adressa un regard interrogateur à Jeremy. Avant l’arrivée de la jeune femme, ils se faisaient des confidences intimes sur leurs vies respectives ! Ce n’était décidément pas le genre de réponses qu’ils pourraient offrir à Juliet.
Heureusement, Jeremy se montra plus vif d’esprit en répondant du tac au tac :

« Nous, on s'occupe de nos balais. Enfin, moi j'ai terminé, mais je suis resté pour admirer celui d'Irving. C'est un Nimbus furtif...Il est superbe, pas vrai ?"

«Merci, répondit le cinquième année à l’attention de Baker, mais pour le moment il a surtout besoin d’un bon lustrage ! »

Irving posa le balai sur ses genoux et reporta son attention sur la jeune femme qui était toujours debout près d’eux.

« Et toi tu voles sur quoi déjà ? »


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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet aimait beaucoup les deux Gryffondor. Elle n’avait jamais passé beaucoup de temps avec eux, mais elle les aimait bien. Elle connaissait Jeremy parce qu’il était son capitaine. D’ailleurs, c’était un très bon capitaine. Et un très bon gardien aussi. Puis ensuite son prénom commençait par un J, et les prénoms qui commencent par un J, c’est juste trop la classe quoi.
Elle appréciait aussi beaucoup Irving et sa façon de vivre. Il était cool comme garçon.
Et leur sourit, dévoilant ses dents blanches. Ils étaient donc en train de lustrer des balais… Ah oui, c’est vrai qu’elle devrait bientôt nettoyer le sien. Et elle détestait faire ça.

« Sur quoi je vole ? Très bonne question. En fait, c’est mon oncle du côté de ma mère qui me l’a offert et je sais pas vraiment quelle marque c’est… Ca doit être un balai venant de l’étranger je pense… Parce que mon oncle voyage beaucoup. Mais de toute façon, je l’aime pas vraiment, donc je m’en fou de ce qu’il me rapporte. Enfin même si j’aime beaucoup mon balai hein. Mais il est vraiment trop con. Mon oncle hein, pas mon balai. Enfin de toute façon, du côté de ma mère, c’est tous des cons, faut bien s’y faire hein. »

Elle se mordit la lèvre inférieure en songeant à ses nombreux oncles et tantes ainsi que ses cousins. Qu’est ce qu’elle ne les aimait pas ! Surtout parce qu’ils se moquaient ouvertement de Leah. Trop dans son coin, trop timide et trop muette pour être une Priest
Pff, tous des cons.
Enfin, pour l’instant elle venait juste de déballer sa vie devant les deux garçons. Remarque, elle avait l’habitude. Elle parlait beaucoup.

« Ouais, je sais pas si vous voyez les familles nombreuses et genre lors des repas, il y a cinq couverts pour un plat ? Bah voilà, c’est le style des Priest. Les Priest, c’est la famille du côté de ma mère. Ouais, vous pouvez compatir à mon malheur maintenant. »

Elle leur sourit une nouvelle fois et examina à son tour le balai d’Irving.

« C’est vrai qu’il est superbe ! »

Juliet jeta un coup d’œil au hangar avant de reporter son attention sur les deux garçons.

« Et vous vos familles, ça va ? »

Tu sais que les gens peuvent avoir une vie privée ? Non ?




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A l'arrivée de Juliet, Jeremy était parvenu à faire dévier la conversation sur un terrain plus neutre, à savoir les balais. Cependant, la discussion reprit très vite un tour plus personnel puisque Juliet leur parla de son oncle, qui venait de l'étranger. Visiblement, elle ne le portait pas dans son coeur... Jeremy n'était pas étonné par la facilité avec laquelle la jeune fille faisait la conversation toute seule, en enchaînant les anecdotes et les interrogations sans leur laisser le temps de répondre. Non pas qu'il la connaisse particulièrement bien, mais il avait eu l'occasion de la côtoyer sur le terrain de Quidditch. C'était une bonne poursuiveuse, et elle avait l'esprit d'équipe. Elle n'avait pas la langue dans sa poche, ce qui était plutôt une qualité étant donné le nombre important de fortes têtes qui jouaient à ce sport. Cependant, ils n'avaient jamais pris le temps de discuter plus que ça. C'était la journée des rencontres, songea-t-il avec un sourire amusé. Tant mieux, il n'avait rien à faire de particulier ce matin. C'était l'avantage de la sixième année, qui était (très relativement) reposante puisqu'il n'y avait ni BUSEs ni ASPICs en vue.

Visiblement, elle venait d'une famille de sorciers nombreuse et assez traditionnelle. Un peu comme Jeremy, sauf que ses parents étaient plutôt des modernistes. Plutôt du genre à voter pour l'APPEL aux élections...

"Et vous vos familles, ça va ? "

"Ca va", répondit Jeremy avec un sourire. "Je m'entends plutôt bien avec mes oncles, tantes et cousins. Enfin sauf ceux qui sont moldus, que je vois peu, je crois qu'ils ont un peu peur de nous..."

Ou comment éviter l'épineuse question du petit frère cracmol. Jeremy espérait qu'Irving resterait discret sur la question, mais il n'avait pas l'air d'être du genre à révéler les confidences.



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Lorsque Juliet avoua qu’elle ne connaissait pas la marque de son balai, Irving haussa les sourcils incrédules. Comment pouvait-on être une poursuiveuse titulaire de l’équipe de Quidditch sans connaitre la provenance de son balai ? C’était inconcevable pour lui. Mais Juliet ne semblait pas s’arrêter à ce genre de chose. Enfin, Juliet ne semblait pas s’arrêter tout court ! En effet, elle parlait sans prendre le temps de respirer, rageant contre son oncle « trop con » ! Après sa longue tirade, elle consentît enfin à faire une pause et Irving lui adressa un large sourire. Elle était marrante Juliet ! Visiblement encouragée par l’attitude du jeune homme Juliet poursuivit :

« Ouais, je sais pas si vous voyez les familles nombreuses et genre lors des repas, il y a cinq couverts pour un plat ? Bah voilà, c’est le style des Priest. Les Priest, c’est la famille du côté de ma mère. Ouais, vous pouvez compatir à mon malheur maintenant. »

« Le temps que tu choisisses la bonne fourchette, ton plat a déjà refroidit !, ricana Irving pour faire écho aux dires de la gryffondor, Franchement, je compatis ! Y a pas pire qu’un ragout tout froid !"

Juliet enchaina ensuite en questionnant les deux garçons sur leur famille. Jérémy fut le premier à répondre en précisant qu’il s’entendait plutôt bien avec ses oncles et tantes sauf avec la branche moldue de son arbre généalogique avec laquelle il avait peu de contact. Irving nota que le Capitaine évitait soigneusement de parler de son petit frère et le Gryffondor se sentit bizarrement extrêmement flatté. En effet, Jeremy Baker ne se confiait même pas de ça à Juliet qui était dans son équipe, mais préférait aborder ses problèmes avec Irving. Le cinquième année lui adressa un bref sourire avant de répondre à son tour :

« Oh, pour moi la famille c’est mon père, ma mère, mes sœurs, leurs maris et leurs enfants. Si eux vont bien, j’vais bien ! Les oncles, les tantes, franchement, j’m’en fous ! »

Et c’était bien assez suffisant d’avoir à s’inquiéter pour treize personnes au total !

« Et toi, Juliet, ta frangine est rentrée à Poudlard cette année, non ? Ca va ? Elle est contente ? »


En effet, Irving avait vu plusieurs fois Juliet en compagnie d’une petite fille qui lui ressemblait comme deux goute d’eux. La septième année semblait d’ailleurs très soucieuse et très protectrice envers sa petite sœur…

« Elle est dans quelle maiso….Oh ! Oh ! Juliet derrière toi ! »
S’exclama subitement Irving en pointant du doigt un point derrière la jeune femme. Sur l’étagère poussiéreuse, un chat était tapi derrière les produits d’entretien. Peut-être était-ce celui de Leah ?


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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet parlait toujours sans s’arrêter. C’était quelque chose qu’elle n’arrivait pas, ou peu, à faire. Mais il faut dire que même si cela déplaisait à certain, d’autres trouvaient cela plutôt drôle. Et visiblement, c’était le cas des deux Gryffondor présent dans ce petit hangar à balais.
Elle leur sourit et éclata de rire en écoutant la remarque d’Irving sur le ragoût.

« Voilà, tu as réussi à cerner ma famille. Enfin, du côté de ma mère ils sont cons hein. Du côté de mon père, ils sont Moldus. Ils sont super gentils, vraiment. Mais bon, on ne les voit pas souvent. Par contre, je trouve qu’on voit un peu trop la famille de ma mère. Déjà entendre parler d’eux c’est trop, alors les voir… Surtout que je suis l’aînée des petits-enfants. Autant vous dire que les espoirs reposent sur moi. Pff, ils peuvent aller se faire voir avec leurs espoirs à la con ! »

A la question que Juliet avait posé sur leur famille, ce fut Jeremy qui répondu le premier, mentionnant qu’il s’entendait bien avec sa famille. Puis Irving ajouta que pour lui, tant que sa famille proche allait bien, il allait bien. D’ailleurs, il a bien raison. Franchement, se préoccuper de son cousin au neuvième degré rattaché à la famille par le second mariage de sa deuxième tante au énième degré, c’est vraiment, mais alors vraiment inutile.
C’est alors que le Gryffondor mentionna Leah. Une ombre passa sur le visage de Juliet, et elle prit du temps à répondre.

« Ma sœur est effectivement en première année. Elle s’appelle Leah. Et oui, je pense qu’elle va bien… Enfin non, elle ne va pas bien, mais oui mais… Hum, comment vous expliquer… Alors voilà, c’est un peu compliqué et j’imagine que vous ne l’avez pas remarqué mais Leah est atteinte d’une maladie mentale. Elle est autiste en fait… C’est pas très prononcé hein. Elle se déplace sans aide, va en cours et tout, mais elle est super vulnérable par rapport aux autres et… »

Sa voix se brisa. Elle adorait sa petite sœur mais avait toujours du mal à parler de son handicap. Elle reprit sa respiration, et finit :

« Et du coup, elle est super triste… Enfin, c’est ce que j’en déduis. Elle ne parle pas beaucoup en fait. Seulement lorsqu’on est toutes les deux. Alors évidemment, je la protège des dangers. Enfin des dangers, des gens plutôt. Et par protéger, comprenaient frapper celui qui dit du mal d’elle. Enfin bref… J’adore ma petite sœur. Elle est géniale. »

Elle adressa un sourire sans joie aux deux garçons, soulagée. Cela lui faisait du bien de parler de Leah, d’exorciser ses sentiments. Ne pas pleurer, ne pas pleurer, ne pas pleurer.
Trop occupée à se concentrer sur cette pensée, elle n'entendit pas les dernière phrases d'Irving. Elle devait rester forte.
Parce que c’était comme ça depuis la naissance de Leah. Juliet était forte pour deux.



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Jeremy écouta Irving parler de sa famille avec intérêt, puis évoquer la petite soeur de Juliet qui venait d'entrer à Poudlard. Jeremy se souvenait en effet avoir remarqué cette gamine qui portait le même nom que la poursuiveuse pendant la Répartition. Elle paraissait plus discrète que l'exubérante Juliet...

Irving montra à grands cris quelque chose derrière Juliet, mais la jeune fille s'était assombrie à la mention de sa petite soeur et ne releva pas. C'était un chat qui se promenait sur les étagères, slalomant entre les produits. Probablement celui que Juliet cherchait ! Tout en écoutant la jeune fille qui tentait tant bien que mal d'expliquer les ennuis de sa petite soeur, Jeremy se leva et attrapa l'animal, qui se lova dans ses bras en ronronnant comme un bienheureux.

Juliet leur expliqua que sa petite soeur était autiste, ce qui la rendait vulnérable... D'où un instinct de protection particulièrement développé chez Juliet. Face à ces confidences, Jeremy se sentit soudain un peu bête d'avoir dissimulé le fait que son frère était un cracmol, gardant cette information pour Irving. Après tout, c'était quand même bien moins handicapant qu'une maladie mentale, même si celle-ci n'était pas très développée... Si Juliet pouvait leur parler sans retenue de Leah, il devrait bien en être capable aussi. Pourtant, contrairement à la jeune fille, il avait besoin de garder un jardin secret.

Il hocha la tête avec gravité lorsque Juliet affirma qu'elle protégeait sa soeur des gens, même si cela impliquait de frapper ceux qui disaient du mal de sa soeur. Quoi de plus naturel... Avec horreur, il remarqua que ce sujet plutôt triste avait conduit la jeune fille au bord des larmes, elle qui était d'habitude joyeuse et gaie. Jeremy lança un regard paniqué vers Irving. Il ne savait pas réconforter des filles en pleurs, lui ! Mais il fallait bien dire ou faire quelque chose...

Jeremy éjecta le chat de ses bras et posa une main maladroite sur l'épaule de Juliet, en un geste qui se voulait réconfortant.

"C'est sur que ça doit pas être facile tous les jours pour elle, mais elle a de la chance d'avoir une grande soeur comme toi pour veiller sur elle... "

Bon, mieux valait qu'Irving soit plus inspiré...



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Irving avait posé une question tout à fait innocente concernant Leah mais il se rendit instantanément compte qu’il avait fait une erreur en voyant Juliet perdre sa traditionnelle bonne humeur. Le sourire qu’arborait Irving depuis l’arrivée de la jeune femme se figea légèrement dans un premier temps, avant de s’effacer complètement lorsque la poursuiveuse avoua que sa sœur était autiste.

« Ah. »

Certes, c’était loin d’être une remarque constructive mais Irving se sentait toujours démuni face à une fille triste. La stratégie qu’il adoptait généralement dans ces cas là, c’était de tenter de détendre l’atmosphère avec une petite plaisanterie. Aujourd’hui, il fallait vite qu’il trouve un truc à raconter avant que Juliet ne se mette à pleurer véritablement. Alors qu’il s’apprêtait à narrer la (super) blague du troll qui rencontre un sombral, la voix de la septième année se brisa.
Mais comment en étaient-ils arrivés là ? Cinq minutes plus tôt, ils parlaient joyeusement de ragout froid et maintenant Juliet était au bord des larmes ! Irving grimaça et lança un regard angoissé à Jeremy, espérant que la capitaine trouverait les bons mots pour réconforter sa coéquipière. Malheureusement, ce dernier avait l’air tout aussi paniqué que lui et semblait attendre qu’Irving prenne la parole. Dans un échange muet composé de haussements de sourcils et d’hochement de tête furtif, le cinquième année fit comprendre à son camarade qu’il valait mieux que ce soit lui qui intervienne en premier. Jeremy déposa donc le chat qu’il avait récupéré au sol avant de poser une main réconfortante sur l’épaule de Juliet. Le capitaine accompagna son geste d’une tirade digne d’un poufsouffle sous mandragore qu’Irving approuva tout de même en levant les pouces discrètement.

C’était maintenant à lui d’entrer en scène. Il se pencha donc pour attraper le chat dans ses bras et ajouta.

« Jeremy a raison ! Ta sœur a beaucoup de chance de t’avoir ! En plus tu lui as retrouvé son chat ! » lança-t-il en tendant le félin devant lui. Malheureusement, le chat qui avait été particulièrement docile et affectueux avec Jeremy, le fut nettement moins avec Irving puisqu’il planta ses griffes profondément dans le bras du Gryffondor avant de le mordre en émettant un grognement d’outre-tombe.

Irving poussa un hurlement et secoua son bras frénétiquement, horrifié de voir que le chat ne lâchait pas prise. Au bout d’interminables secondes, le félin consentit finalement à libérer sa proie avant de retourner se lover affectueusement dans les bras de Jeremy. Stupéfait, Irving regarda tour à tour son bras ensanglanté et le petit chaton ronronnant de bonheur entre les mains de Baker.

« Putain ! Mais il est complét’ment dingo ma parole ! »



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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet avait toujours eu du mal à parler de sa sœur. A chaque fois qu’elle devait le faire, les mots du médecin lui revenaient en mémoire. « Leah est visiblement autiste Mrs Wilson. Il est regrettable qu’on ne se rende compte de cela que maintenant. …Des difficultés à vivre… …Ne parlera pas beaucoup… »

Elle ferma les yeux sous le coup de la douleur. Par moment, c’était trop difficile. Trop lourd à porter. Ses parents étaient persuadés que tout allait bien pour leur petite fille. Que les élèves avaient été compréhensifs et que Leah s’était rapidement fait des amis. C’était faux. C’était totalement faux. C’était une idéologie que ses parents avaient. Que leur fille puisse vivre normalement. Ils ne connaissaient pas sa souffrance, sa solitude, sa peine. Juliet ne comptait plus le nombre de fois où sa petite sœur avait pleuré des heures dans ses bras. Leah pleurait toujours très doucement. Leah pleurait toujours la tête reposée sur l’épaule de sa sœur. Elles pouvaient passer des heures dans cette position. Par moment, la petite s’endormait, dans ces cas là, la Gryffondor attendait. Une heure, deux heures, trois heures, la nuit. Elle caressait les cheveux lisses et châtain de sœur, tout en songeant à maintes choses. Gardant les yeux fermés, elle continua :

« Leah n’est pas beaucoup atteinte. C’est pour ça qu’elle est ici. Normalement, les autistes haïssent la foule, ils prennent cela comme une intrusion dans leur monde, leur univers. Pour elle, c’est différent. Elle arrive à supporter le monde. Mais elle se sent menacé en permanence. Elle aime la solitude. Non, ce n’est pas ça… Elle est obligée d’aimer ça. Elle n’a pas le choix, elle n’a jamais eu le choix. La seule personne qui puisse l’approcher, c’est moi. A la rigueur mes parents. Elle a une confiance aveugle en moi. Elle m’aime. Mais…

Sa voix se brisa une nouvelle fois. Son cœur battait la chamade, et ses tempes étaient douloureuses. Elle sentit une main se poser sur son épaule et releva la tête. Elle découvrit avec surprise Jeremy, qui visiblement était soucieux pour elle. Elle tenta vainement de sourire puis y renonça. Elle croisa le regard du jeune homme et le remercia silencieusement pour la phrase qu’il venait de prononcer.

Lorsqu’Irving prit la parole, elle tourna la tête vers lui, étonnée. Le chat de Leah ? Ou ça ? Elle remarqua ensuite le félin que le jeune Gryffondor venait de prendre dans ses bras. Le chaton se démena comme un forcené, plantant crocs et griffes dans les avants bras d’Irving. Ce dernier secoua le bras pour faire partir la bête qui consentit à partir pour aller se lover dans les bras de Jeremy. Elle regarda la scène, attendrie de voir cette bête féroce ronronner dans les bras du capitaine de Quidditch. Elle respira un coup et finit son monologue précédemment commencé :

« Mais par moment, la voir regarder ce qu’elle ne pourra jamais faire, c’est trop dur. C’est trop douloureux… »

Une larme coula sur sa joue, elle ne chercha pas à la retenir.



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Le regard reconnaissant que lui lança Juliet fit plaisir à Jeremy. Il n'avait peut-être pas su trouver les mots qu'il fallait mais il n'était pas si inutile que ça, finalement. A son tour, Irving se lança dans la périlleuse tâche qui consistait à redonner le sourire à la belle jeune fille. Il approuva les paroles de Jeremy et tenta une habile diversion par le biais de la bestiole de Leah, se débrouillant pour que le chat s'en prenne à lui. Enfin, il avait bien dû faire exprès, cet animal était si affectueux... Il ronronnait comme un boursouflet bienheureux sous les caresses du Gryffondor, à sa grande surprise, lui qui n'avait d'habitude par la cote avec les animaux. Il passait son temps à se disputer avec son hibou, par exemple.

Malheureusement, le sacrifice du bras d'Irving n'eut pas l'effet escompté puisque la jeune fille se mit à pleurer pour de bon.

"Mais par moment, la voir regarder ce qu’elle ne pourra jamais faire, c’est trop dur. C’est trop douloureux…"

L'estomac de Jeremy se noua devant la détresse de Juliet. Il ne pouvait qu'imaginer ce qu'elle devait ressentir, à voir sa petite soeur dans cette situation... A nouveau, il lança un regard suggestif en direction d'Irving, espérant que celui-ci trouverait un moyen de la réconforter. Lui, pour sa part, était à court d'idées...

Quoi qu'il en soit, c'était une discussion plutôt surprenante. Il découvrait ces deux personnes, qui se révélaient plutôt différentes de l'image qu'il en avait. Il découvrait un Irving bien plus proche de lui que ce qu'il aurait cru, aimant les balais, ouvert d'esprit, et tout aussi désemparé que lui dans cette situation. Quant à Juliet, elle leur montrait une sensibilité qu'elle dissimulait sur le terrain de Quidditch, tout comme elle dissimulait sa fêlure derrière un sourire éclatant.

Devant la tristesse de sa poursuiveuse, Jeremy décida de prendre le minautore par les cornes et tenta une réponse un peu plus personnelle. Le jeune homme revint s'asseoir à côté d'Irving, en face de Juliet, et tenta d'accrocher son regard.

"Je sais que ça n'a pas grand chose à voir, mais ce que tu dis là, ben...ça me fait penser à mon petit frère. Il a onze ans, lui aussi, et c'est un cracmol. Je vois bien son regard lorsque mes parents font de la magie... Ca me tue. Et quand j'entends des crétins se moquer des cracmols, j'ai envie de m'essayer aux sortilèges impardonnables. Mais au fond je pense que c'est presque plus dur pour lui que pour moi... Il est jeune, il va s'adapter, et construire sa vie comme il est, et pas en fonction de ce que les gens attendent de lui, d'un fils de sorciers. "

Il s'interrompit une seconde pour reprendre sa respiration, et ajouta :

"Pour ta soeur, ce sera pareil. Elle trouvera un moyen de vivre autrement, elle trouvera sa place, cela ne fait aucun doute. Je ne dis pas que ça sera facile pour elle ou pour sa famille, mais...il ne faut pas te décourager."

Bon, voilà. Il aurait essayé, il s'était livré à la jeune fille. Peut-être que ses paroles ne l'aideraient pas mais au moins, elles étaient sincères... Un peu mal à l'aise, il continua à cajoler le chat pour se donner une contenance.



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Lorsque Juliet se mit à pleurer véritablement, Irving aurait bien voulu faire de même. En effet son bras couvert de griffures était hautement douloureux et il retenait difficilement les larmes qui perlaient à ses yeux. Il n’allait quand même pas se mettre à chialer devant une fille, bordel !
Le jeune homme renifla et attrapa un vieux chiffon sur l’établi afin d’essuyer rapidement le sang qui coulait sur son avant bras. Cet affreux chaton ne l’avait pas raté ! Irving lui jeta d’ailleurs un regard mauvais mais le félin était trop occupé à le narguer en ronronnant sagement dans les bras de Jeremy.
Cette sale bête ne perdait rien pour attendre…

Mais, au même moment, le gardien de Gryffondor s’approcha de quelques pas et vint s’asseoir tout près d’Irving. Lorsqu’il reconnut le cinquième année, le chat se mit alors à feuler, crachant son mécontentement. Irving se décala prestement sur le banc afin d’être hors de porté des griffes acérées du dangereux félin, et trop occupé à le surveiller du coin de l’oeil, il prit en cours de route la tirade de son camarade :

"… j'entends des crétins se moquer des cracmols, j'ai envie de m'essayer aux sortilèges impardonnables. Mais au fond je pense que c'est presque plus dur pour lui que pour moi... Il est jeune, il va s'adapter, et construire sa vie comme il est, et pas en fonction de ce que les gens attendent de lui, d'un fils de sorciers. "

« Ouai, Jeremy a raison, ajouta Irving en scrutant toujours l’horrible bestiole, moi aussi j’ai une frangine…différente… donc je sais ce que tu peux ressentir. » précisa-t-il en reportant son attention sur Juliet. Il n’avait pas envie d’en dire plus mais il savait qu’à ce moment précis les trois gryffondors se comprenaient mutuellement. Jeremy poursuivit la conversation et finit d’ailleurs par apporter un ultime conseil :

" il ne faut pas te décourager."

« Ouai, et puis si des fois ça va pas…Tu sais que tu peux compter sur nous hein ! Nous on est là ! ajouta Irving en arborant un sourire candide malgré ses élancements dans le bras, C’est ça le Gryffondor Power …L’union fait la force ! »


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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet s’en voulait un peu, à ce moment précis. Elle venait de craquer devant deux de ses camarades de Gryffondor. C’était peut être bête, mais la jeune fille avait toujours mit un point d’honneur à ne pas montrer ses faiblesses. Mais voilà, c’était trop. Les deux garçons avaient vu sa fêlure derrière son sourire toujours éclatant. Ils la connaissaient maintenant. Véritablement. Elle essuya ses larmes avec le revers de sa main et prit une grande inspiration. Elle s’assit et regarda Jeremy se déplacer pour se placer devant elle, tout en essayant de capter son regard. Elle fronça les sourcils. Par pitié, pas de leçon de moral sur le fait qu’elle dissimulait sa faiblesse ! Mais visiblement, ce n’était pas le cas, vu que le jeune homme si mit à lui parler d’une voix grave et sérieuse.

Le visage de la Gryffondor se décomposa au fur et à mesure du récit de son capitaine. Son petit frère était un cracmol. Il connaissait plus ou moins la même situation qu’elle. C’était… Horrible. Elle pouvait à peu près s’imaginer ce que ressentait le jeune homme. En tout cas, il devait avoir le sentiment d’être impuissant devant la détresse de son petit frère. Elle adressa un sourire, un peu pâle, mais un sourire tout de même.

Lorsque Irving mentionna à son tour sa sœur différente, le cœur de Juliet se serra. Elle était triste pour ses deux camarades. Elle eut un rire jaune intérieurement lorsqu’elle se rendit compte que c’était probablement le destin qui les avait rassemblés ici. Alors qu’ils avaient tous des situations à peu près semblables.

« Merci je… Je ne sais pas quoi dire en fait. Mais merci. C’est… Je veux dire, tu as raison, c’est presque plus dur pour moi que pour elle. Mais je ne peux pas m’empêcher de la protéger de tous ces connards qui parlent sur elle. Mais tu sais, pour ton frère, je comprends. Je veux dire, non, je ne peux pas comprendre, mais j’imagine. Mais crois moi, il a de la chance d’avoir un grand frère comme toi. Et je suis certaine que plus tard, il t’en sera infiniment reconnaissant. Oh, et ne me parle pas des gros raciste anti Moldus et Cracmol. A chaque fois que j’en croise un, j’ai envie de lui faire bouffer le mur. Et je ne me découragerais pas, seulement… Par moment, c’est un peu dur. Mais me vois-tu abandonner quelque chose ? »

Elle lui fit un clin d’œil amusé et reporta son attention sur Irving. Visiblement, ce dernier n’avait pas envie de s’épandre sur le sujet de sa sœur. Elle hocha la tête et lui sourit avec gentillesse.

« Mouahaha, vous avez raison, on est pas des Gryffondor pour rien hein ? On est les meilleurs quand même quoi. Gryffondor Power ! » Conclut-elle en souriant.

Elle se sentait un peu mieux là. Libérée de ce poids qu’elle porte depuis trop longtemps. Libérée un peu d’un poids qu’elle a pu partager avec des amis. Elle sourit, elle est bien.



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A la mine grave de Juliet, Jeremy réalisa que ses paroles avaient fait mouche. Pour sa part, il fut touché lorsqu'elle lui assura que son frère avait de la chance de l'avoir.

"Mais me vois-tu abandonner quelque chose ? ", finit-elle par dire, lui adressant un clin d'oeil. Il lui répondit par un sourire franc.

Elle n'abandonnait rien, la courageuse et forte Juliet. Simplement, ce matin dans le hangar à balais, elle avait craqué. Jeremy pouvait tout à fait le comprendre, d'ailleurs il se sentait bien mieux maintenant que cette conversation avait eu lieu. Il avait l'impression qu'une connexion s'était établie entre les trois Gryffondor, qui avaient pu se délester d'un poids en partageant maladroitement leurs expériences.

Irving, qui se révélait être quelqu'un sur qui on peut compter, assura à la jeune fille qu'elle pouvait compter sur eux. Jeremy approuva silencieusement, puis rit lorsqu'il évoqua le "Gryffondor Power". Juliet reprit la formule et Jeremy répéta à l'unisson : "Gryffondor Power !" C'était comme un slogan, comme un mantra protecteur.

"C'est pour ça que j'aime cette maison. On a beau nous traiter d'idiots arrogants, au moins, on est solidaires et on peut compter les uns sur les autres ! Où en est la Coupe d'ailleurs ? J'espère qu'on va gagner..."

Sur ces belles paroles, la conversation reprit un tour plus léger et les trois Gryffondor continuèrent de deviser de choses et d'autres un moment. Puis Juliet récupéra son animal - sauvage et féroce selon Irving, doux et aimant selon Jeremy - et ils quittèrent le hangar. Parvenus au château, ils reprirent tous leur chemin mais Jeremy garda cette conversation dans un coin de sa tête toute la journée. Elle lui avait donné matière à réfléchir. Peut-être aussi avait-elle posé les bases de nouvelles amitiés !

RP terminé



Merci à Juliet Ship
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Discussion entre Gryffondor [Irving, Juliet]

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