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 La politesse, tu connais ? [PV Juliet]

Joy HighlandsSans emploiavatar
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3 Juin 2006

Transpirante, Joy Highlands, dernière du nom (pour le moment) traversait les pelouses d'herbe sèche du parc trop ensoleillé pour une fin d'après-midi en Ecosse. En effet, depuis le matin, Merlin était capricieux et offrait aux élèves de Poudlard un temps plus que clément. En cet intant, la Serpentard maudissait l'honorable sorcier car ses mèches brunes se collaient sur son front et elle étouffait dans son uniforme. Sa mère avait toujours dit qu'elle n'était jamais contente, et Mrs Highlands était quelqu'un d'une grande sagesse car cette affirmation était prouvée depuis belle lurette.

Pestant intérieurement contre la chaleur, sa journée harassante, les flacons qu'elle tenait entre ses bras qui semblaient s'alourdir un peu plus à chaque pas exprès pour la faire suer, cette mauvaise journée qui n'en finissait pas, sa cravate qui la grattait, sa chemise qui collait à sa peau et le mal de crâne qui lui battait les tempes, Joy marchait le plus rapidement possible vers le château. Elle voulait poser son encombrant fardeau, se changer et se reposer au frais. En effet, elle avait dû compléter ses provisions d'ingrédients car elle se plaisait à confectionner des potions et son stock était épuisé. Heureusement que Joy recevait souvent de l'argent de poche ; l'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue.

Joy était d'une humeur massacrante. Sa journée avait été plus qu'ennuyeuse, elle se sentait plus seule que jamais et elle trouvait tout le monde particulièrement agaçant ces temps-ci. Sans le montrer évidemment. Elle était ce qu'on appelle quelqu'un de renfermé. Il y a des gens dont il est impossible de déceler les émotions. Joy Highlands était de ceux-ci. Elle s'imposait un visage impassible ne laissant jamais transparaître le moindre sentiment, de sorte qu'il était quasiment impossible de savoir ce qu'elle pensait. En ce moment, sa réflexion personnelle se résumait à :

*Je hais les migraines.*

La tête bouillonnante, la jeune fille passa non loin du Saule Cogneur d'un pas vif, et toute à ses préoccupations, elle ne vit pas une racine dépassant sournoisement du sol. Joy trébucha contre la vile traîtresse, fit quelques pas pour rétablir l'équilibre mais dans sa maladresse légendaire, elle buta contre son propre pied et s'étala de tout son long avec l'élégance d'un hippopotame unijambiste tombant de ski alpin chorégraphique. Ses flacons et bocaux roulèrent sur le sol, et Merlin dans son immense clémence en épargna un - le reste se cassa ou se renversa - alors qu'une Joy exaspérée et désespérée se relevait tout en jetant des regards furtifs aux alentours du parc presque désert pour vérifier que personne n'eut vu sa mésaventure.

"Par Salazar, quelle poisse !"

Lorsqu'une odeur nauséabonde commença à s'élever dans les airs, Joy sortit sa baguette et lança un sort impeccable qui nettoya les morceaux de verre, puis ramassa rapidement le flacon intact (contenant des oeufs de Serpencendre gelés). Elle ramassa son sac qu'elle jeta sur son épaule droite et s'élança vers le château. En effet, même si le ciel était bleu, il faisait de plus en plus lourd. L'atmosphère prévoyait un orage et Joy n'avait pas envie d'être surprise par une éventuelle averse. Elle arriva non loin des serres et en virant brusquement au coin d'un tournant, elle bouscula quelqu'un par accident. Le cerveau un peu embrumé par la migraine, elle oublia de s'excuser et continua rapidement son chemin sans identifier la personne en question. Les idées un peu plus claires, elle hésita à revenir sur ses pas mais ignora sa conscience : après tout, les gens n'ont que faire de sa froideur, en général.

En général.
Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Juliet était de bonne humeur aujourd’hui. D’ailleurs, il y a bien peu de jour où la Gryffondor est morose. Mais bon, je pense qu’il est utile de le préciser. Il faisait beau, chaud, et c’était bientôt la fin des cours. Remarque, cette année avait été plutôt reposant pour la jeune fille. En fait, Poudlard, c’est un peu comme une longue colonie de vacance. Les potes, les potes et les potes. Enfin bref.

Juliet était en train de marcher tranquillement. Oui, tranquillement. Sans se presser, sans hurler, et sans rire. Etonnant non ? Oui, je vous jure, c’est étrange. Et tandis qu’elle se dirigeait machinalement vers… Vers où d’ailleurs ? Vers… Le lieu où ses pieds la mèneraient, elle méditait. Wahou, ça fait presque mal d’écrire ça. Enfin, méditer est un bien grand mot. Disons qu’elle pensait. A rien. Oui, fallait pas trop lui en demander quand même. Parce que déjà, penser à rien est quelque chose qui s’apprend. Et il lui avait fallu des heures et des heures de cours inintéressant pour y parvenir. Mais c’était reposant de ne penser à rien. Surtout lorsqu’on possède l’esprit de Juliet Ellen Wilson qui est H24 survolté.

Visiblement, un orage allait éclater. Juliet accéléra le pas, soucieuse de ne pas se faire surprendre par le tonnerre. Alors qu’elle tournait pour regagner le château, quelqu’un la bouscula. Tout aurait pu bien se passer, si la personne s’était excusée. Et bien ce n’était même pas le cas. La Gryffondor se retourna vivement et lança d’une voix forte :

« Bordel de Troll ! La politesse tu connais ?! »

C’est vraiment pas possible les jeunes de nos jours. Incapable de s’excuser. Non mais vraiment, il faut refaire toute leur éducation. Prenez donc tous exemple sur Juliet qui est si gentille et si calme. Non, oubliez, ce n’est pas crédible.

Malgré ça, la jeune fille se dirigea vers la Serpentard, enfin selon sa cravate, et déclara :

« Hé ! Salut ! Ouais je me présente vite fait, moi c’est Juliet, Gryffondor, septième année. Oh putain ça fait bizarre de se présenter quoi ça. Bref. T’as fait exprès ou pas de me pousser ? Parce que si tu l’as fait exprès on va pas être copine toi et moi. Mais bon, vu que j’en sais rien, je te laisse le bénéfice du doute hein. Ouais, je devrais faire avocat, je sais. Ce serait stylé comme carrière ! Juliet Wilson, avocate. Ouais, ça sonne bien. Enfin bon, t’es qui ? Et tu fous quoi ici ? »




Joy HighlandsSans emploiavatar
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Une voix retentit derrière Joy :

« Bordel de Troll ! La politesse tu connais ?! »

La Serpentard s'arrêta, poussa un soupir voulu exagéré et se retourna, semplant porter toute la misère du monde. Devant elle se tenait une Gryffondor, Juliet Wilson. Joy, dans son observation de la nature humaine, connaissait de loin beaucoup d'élève de Poudlard, surtout ceux qui aiment se faire remarquer comme cette jeune fille vulgaire. Tout de suite, elle se fit une opinion sur Juliet Wilson : grossière, mal élevée, m'as-tu vue, vantarde, pas laide et sang mêlée.

Joy, sans montrer la moindre de ses pensées, répondit sèchement :

"La politesse, quel bien grand mot. C'est poli de lancer des vulgarités dans le dos des gens, peut-être ?"

Tout en conservant un visage impassible et un manque apparent de réaction de sa part, Joy tentait de se maîtriser. Elle n'avait qu'une envie : rentrer dans son dortoir, loin de la lourdeur de l'atmosphère, loin de l'ambiance tendue entre les deux jeunes filles, loin de son mal-être. Elle leva fièrement la tête, et entendit la Gryffondor déclarer :

« Hé ! Salut ! Ouais je me présente vite fait, moi c’est Juliet, Gryffondor, septième année. Oh putain ça fait bizarre de se présenter quoi ça. Bref. T’as fait exprès ou pas de me pousser ? Parce que si tu l’as fait exprès on va pas être copine toi et moi. Mais bon, vu que j’en sais rien, je te laisse le bénéfice du doute hein. Ouais, je devrais faire avocat, je sais. Ce serait stylé comme carrière ! Juliet Wilson, avocate. Ouais, ça sonne bien. Enfin bon, t’es qui ? Et tu fous quoi ici ? »

L'humeur de Joy se dégradait aussi vite que la couleur auparavant bleue du ciel. Tandis que des gros nuages noirs se montraient au loin, la Serpentard qui ne supportait déjà plus cette bavarde non convenable - pourquoi fallait-il qu'elle ne rencontre que des gens bavards ? - analysa rapidement le monologue de sa camarade et n'en releva que l'essentiel ; deux questions. Choisissant ses mots avec soin, Joy répondit rapidement, d'un ton distant :

"Je suis celle qui ne veut pas te connaitre et je m'apprête à rentrer dans ma salle commune pour la même raison."

*Ou autrement dit : je m'en fous que tu veuilles devenir avocate, adieu.*

Joy massa ses tempes douloureuses - sa migraine ne faisait qu'augmenter - et serrant plus fort la bandoulière de son sac et son flacon d'oeils de Serpencendre gelés, elle tourna les talons, le regard méprisant mais les doigts crispés. Que lui arrivait-il ? Elle voulait partir. Et pourtant, elle espérait presque que la Gryffondor la retienne. Stupide conscience.
Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Juliet regardait la Serpentard avec curiosité. Sur qu’avec elle on ne rigolait pas tous les jours. D’ailleurs, elle lui semblait limite hyper froide.
Mais bon, il ne faut pas juger les gens trop vite hein ? On ne sait jamais après tout. Ouais, enfin, visiblement, la jeune fille ne l’aimait pas beaucoup.

En effet, lorsqu’elle répliqua séchement que la politesse est un bien grand mot, Juliet ne pu s’empêcher de la regarder en haussant les sourcils. D’un côté, elle méprisait cette fille qui était froide, de l’autre elle la trouvé assez courageuse de répondre à une septième année.

« Et respecter des aînés, tu connais ? Ouais, nan, je déconne, je le fais pas non plus. Respecter ses aînés, quelle grosse connerie. On dirait le titre d’un article de journal tu trouves pas ? C’est totalement stupide comme idée. N’empêche que tu devrais parler un peu mieux aux gens hein. Tous les septièmes années ne sont pas tous commodes hein. Ouais, je sais, je suis relativement gentille. Bon, peut être pas, ok. »

Oui, c’était un fait, Juliet n’avait jamais été capable d’être froide avec quelqu’un. Même s’il s’agissait de son pire ennemi. Elle parlait, encore et toujours. Après, évidemment, les paroles n’étaient pas toujours hum… Gentilles et sympathiques.

Le Gryffondor leva les yeux au ciel en entendant les paroles de la Serpentard.

« Oh, fait pas la pompeuse quoi ! T’as quoi ? Quinze ou seize ans ? Alors vie ta vie quoi. Puis je certaine que tu meures d’envie de me connaître. Non, je rigole. Ecoute, si tu veux partir, tu peux hein. Mais ce serait cool de pouvoir parler un peu avec toi. Non ? Je suis sûr que tu veux rester… Reeeeste avec moi. »

Tu fais à peine peur, à peine. A la fin de sa dernière phrase, Juliet lança un sourire innocent à la jeune fille. Tu crois tromper qui avec ce sourire ma fille ?

(Désolée, c'est super court O.o)



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La belle Gryffondor haussa les sourcils en entendant les paroles de Joy. Cette dernière la jaugea du regard : plutôt intelligente, en fait. Arrogante, comme presque tous les Gryffondor, mais pas bête du tout. Joy devinait qu'on la jugeait déjà sur son attitude - comment en faire autrement de toute manière - mais ne se formalisa pas. On pourrait penser ce que l'on voudrait d'elle, peu importe.

« Et respecter des aînés, tu connais ? Ouais, nan, je déconne, je le fais pas non plus. Respecter ses aînés, quelle grosse connerie. On dirait le titre d’un article de journal tu trouves pas ? C’est totalement stupide comme idée. N’empêche que tu devrais parler un peu mieux aux gens hein. Tous les septièmes années ne sont pas tous commodes hein. Ouais, je sais, je suis relativement gentille. Bon, peut être pas, ok. »

Décidément, Joy aimait de moins en moins les bavards. Comment faisaient-ils pour parler autant ? Pour trouver autant de choses plus inutiles les unes que les autres à proférer en quelques secondes ? Pour faire des monologues sans la moindre honte ? Dès que Joy parlait, elle avait l'impression de dire quelque chose de stupide ou de ridicule, donc elle préférait se taire. La Serpentard partit cependant sur une pente dangereuse :

"N'épuise pas ta salive, je n'ai pas écouté."

Bon, ce n'était pas très gentil, mais depuis quand les Serpentard se devaient d'être gentils ? Ou alors elle se faisait des idées. Swann Twilfit était bien Serpentard à cent pour cent, et pourtant elle était gentille. Joy se demandait : était-elle désagréable à cause de sa personnalité ou de sa maison ? Décidément, elle se posait trop de questions en ce moment. Beaucoup trop de questions.

Alors qu'elle lui tournait le dos, Juliet la qualifia de pompeuse. Pompeuse, elle ? Certes. Mais c'était son éducation. Fière, oui, mais pompeuse, non. Plutôt renfermée au contraire, quand on la laissait en paix. Mais là, elle se stoppa net. Si Juliet Wilson voulait la faire réagir, elle ne réagirait pas. La passivité, c'était toute sa vie. Passive durant les enseignements de son père, les tentatives d'approche infructueuses de sa mère, les chuchotements de ses petits camarades de classe du monde Moldu, les moqueries des élèves la voyant se casser la figure, les provocations de ceux qui la trouvaient trop hautaine, les cours.

"Au moins j'ai des raisons d'être fière, moi."

Joy ne pensait pas ce qu'elle disait, mais il fallait bien qu'elle trouve quelque-chose à répliquer. Sans vouloir vraiment se l'avouer, elle avait de l'estime pour la septième année ; malgré ses manières vulgaires, elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et elle avait - comment dirait-on ? - de la classe. Elle avait de la classe, dans ses manières d'agir.

Joy adressa juste un petit sourire sarcastique à sa camarade qui lui disait de rester, alors qu'un éclair zébrait le ciel bas et sombre, suivi d'un coup de tonnerre ébranlant toutes les portes du château.

(C'est pas grave)
Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Juliet n’aimait pas les gens froids. Sûrement à cause de la famille du côté de sa mère. Ils étaient probablement les gens les plus froids qu’elle connaissait. C’était pénible de parler avec eux, et leur arracher trois mots à la suite relevés du défi. Non, la jeune fille aimait les gens chaleureux, ceux qui parlaient beaucoup, ceux qui souriaient… Et visiblement la Serpentard était quelqu’un de froid. Bizarrement, la Gryffondor avait envi de persévérer avec la fille qui se trouvait devant elle. Elle adressa un sourire franche à la vert et argent avec de déclarer :

« S’il te plait… Ecoute, je ne sais pas vraiment qui tu es, mais si ça se trouve, on va bien s’entendre non ? Puis, on pourrait faire des trucs cool toutes les deux. Au moins on pourrait parler un peu quoi. Je te demande juste un peu de ta personne… »

Elle fit une moue suppliante à la jeune fille et enchaîna sans attendre la réponse :

« Bon alors, tu t’appelles comment ? Ouais parce que depuis tout à l’heure je connais pas ton nom hein. T’es en quelle année ? Sixième ou cinquième ? Et tu vas bien en fait ? »

Reste plus qu’à espérer que la jeune fille ne resterait pas froide comme avant et commencerait à parler. Avec un peu d’espoir, ce serait le cas.

L’orage éclata peu après les dernières paroles de la Serpentard. Alors comme ça, elle pensait que Juliet n’avait pas de quoi être fière ?

« J’ai probablement bien plus de choses qui peuvent me rendre fière de moi que toi » déclara-t-elle en lui lançant un regard noir.

Non mais, elle se prenait pour qui celle là, à la prendre de haut ? Elle voulait quoi la petite Serpentard ? Parce que si elle désirait se battre, aucun problème, Juliet était volontaire pour lui faire bouffer l’herbe.

Le vent se leva et fit voler les cheveux de la Gryffondor qui regardait la jeune fille avec colère. Allons, accorde lui donc une dernière chance…



Joy HighlandsSans emploiavatar
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Lorsque la Gryffondor adressa un sourire sincère à Joy, celle-ci se demanda vraiment pourquoi elle faisait tant d'efforts. Elle avait bien vu que Juliet n'était pas toujours quelqu'un de gentil, mais là elle persévérait malgré tous les arguments qui en auraient découragé plus d'un. Juliet Wilson lui déclara alors qu'elles pourraient faire des "trucs cool" toutes les deux (Joy n'y vit heureusement aucun sous-entendu) et la brune répondit, assez interloquée, alors que Juliet suivait sa tirade d'une petite moue :

"Mais pourquoi tu veux tant faire ma connaissance ? Tu as pas mal d'ennemis pourtant, non ?"

Pour répondre aux questions de Juliet, Joy continua, méfiante :

"Je m'appelle Joy Highlands, cinquième année."

En quoi qui elle était importait quelqu'un ? Sa petite personne était pourtant plus qu’insignifiante. Une élève parmi tant d'autres, une jeune Serpentard, un peu trop fière, un peu trop solitaire. Et si Juliet voulait se servir d'elle ? Pourtant, les Gryffondor ne sont pas vraiment de cette trempe là, et puis Joy doutait fort que ce soit le cas. Mais si elle détestait vraiment une chose, c'était de se faire manipuler.

*Je voudrais bien te répondre non, mais tu me demanderais pourquoi, alors oui.*

"Oui, je vais bien. Et toi ?"

On ne pouvait pas dire que Joy allait mal, mais elle n'était pas au meilleur de sa forme non plus. Un étrange vide l'habitait depuis quelques temps. Déjà comblé à moitié par June Corner, rencontrée la veille, mais quand même.

Joy préféra ignorer les paroles suivantes de la Gryffondor. La brune savait qu'elle n'avait pas mesuré ses paroles et que Juliet lui répondrait violemment de toute manière, car elle avait bien raison. Un fossé élorme séparait les paroles de Joy à se qu'elle pensait réellement. Fossé qui la perdrait un jour. La Serpentard avait sûrement beaucoup moins de choses pour la rendre fière que la septième année. Avec une vie si vide, on peut s'en douter.

Elle planta ses yeux marrons dans ceux de Juliet dont les cheveux étaient soulevés par le vent, avec un air de défi au fond des yeux qui ne reflétait pas vraiment son état d'esprit à l'instant même. Mais peu importe, on n'a pas toujours le choix des actes que l'on accomplit.

*Si, on a toujours le choix.*
Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Juliet ne voulait pas compter une Serpentard dans ses ennemis. Pas qu’elle n’en ait peur, mais cette dernière était trop jeune. Et se faire des ennemis jeunes, c’est vraiment pas cool. Elle continua donc de sourire gentiment à la celle qui se tenait devant elle. Bordel, à force de sourire comme ça, elle allait avoir des courbatures au visage ! En plus, l’orage commençait à gronder, et si la jeune fille n’acceptait de faire amie amie avec Juliet, elles seraient trempées jusqu’aux os…

« Pourquoi penses-tu que je veux que tu sois mon ennemi ? D’ailleurs, tu crois vraiment que si je le voulais je te compter dans mes ennemis je serais là, en train de taper la discute ? »

Non, tu l’aurais plaquée par terre et fait bouffer de l’herbe. Charmant.

Elle retint un petit rire devant la réponse tant attendue de la Serpentard. Alors comme ça elle s’appelait Joy. Ce n’était pas le nom qui avait fait rire Juliet, loin de là, mais de la façon dont elle s’était présentée. Elle allait placer une petite réplique qu’elle seule trouverait drôle lorsqu’elle se ravisa. Ce serait trop bête que Joy prenne ça au sérieux et qu’elle parte, maintenant qu’elle lui avait enfin confié son nom.

« Enchantée Joy, je suis heureuse de pouvoir enfin t’appeler par un nom dans ma tête.»

C’était stupide, mais pas méchant, au moins. Elle adressa un sourire (encore un) à la jeune fille. Bon, la première étape venait d’être franchie. Avec un peu de chance, les suivantes seront plus rapides. Parce que prendre plusieurs minutes pour arracher son prénom de la bouche de Joy, c’était un peu exagéré. Enfin, chacun son caractère. Et étrangement, celui de la Serpentard intriguait Juliet. Et qu’on se le dise, Juliet à un instinct très maternel (oui, je vous jure), dû à sa petite sœur et ne souhaitait pas laisser la cinquième année toute seule, alors qu’elles pourraient devenir amies. Enfin, du moins, qu’elles pourraient partir sur de bonnes bases.

« Oui ça va…. Enfin, il fait moche quoi, mais ça va. Puis c’est bientôt la fin de l’année, alors… Mais j’aime bien Poudlard pourtant moi. Ouais, je te jure ! Pas les cours hein, non, ça, ça ne sert à rien, mais au moins je suis avec des gens et tout ça… Et sinon… Tu fais quoi pendant les vacances ? »

Vint après une minute où les deux filles se regardèrent aussi mal que possible. Puis, brusquement, Juliet renversa la tête et éclata de rire. C’était vraiment bête comme pas possible comme situation. Elle stoppa sa crise d’hilarité et déclara :

« Excuse moi… C’est juste bête comme situation non ? Je veux dire, de s’engueuler comme ça alors qu’on ne se connaît pas. Non ? Ou alors c’es moi qui trouve ça drôle… Par moment, je trouve des choses trouve que les autres trouvent pas vraiment drôle mais bon… »

Elle lui tendit la main et déclara :

« Bon, on fait la paix ? Enfin, on avait pas commencé la guerre mais… »

(Juliet, tu sors.)

Elle adressa un sourire éclatant à la Serpentard, la main tendue vers elle. (Et si elle refuse de te la prendre, tu passes pour une conne…)



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L'orage gronda plus fort et Joy leva un front plissé vers le ciel, qui reflétait parfaitement son humeur du moment. Elle écouta les paroles de la Gryffondor, et sans dire qu'elle ne leur trouvait aucun sens, elle répondit :

"Je ne pense pas que tu veuilles être mon ennemie, mais je suis surprise que tu veuilles être mon amie. Après tout, je t'ai juste bousculée, j'ai oublié de m'excuser et c'est comme ça qu'on s'est rencontrées. Sinon, on est ni de la même maison, ni de la même année, et on n'a pas vraiment de points communs."

*Et je me demande pourquoi tu ne m'as pas encore plaquée sur le sol et fait bouffer de l'herbe, vu le ton sur lequel je t'ai parlé toute à l'heure.*

Juliet Wilson retint un rire à l'évocation de son prénom. Joy aurait pu le remarquer avec sa nature rancunière, mais elle ne s'en formalisa pas : après tout, si elle avait été à la place de la Gryffondor, elle aurait répondu : "Highlands-Cinquième-Année, que ton nom de famille est long !" Car c'était le genre d'humour (déplorable) de Joy. Car oui, Joy avait de l'humour.

La Gryffondor lui fit remarquer qu'elle était enchantée de la rencontrer (*Ah bon ?*) et ajouta un sourire qui ne démentit pas son propos. On avait dit à Joy que la septième année était franche, alors elle ne put que répondre :

"Moi aussi."

*Quelle éloquence ! Bravo Joy, tu maîtrises l'art d'engager la conversation.*

Juliet continuait son quasi-monologue, et Joy était ravie que ce soit la cas car de cette manière elle n'avait pas à parler. Elle aimait bien Poudlard aussi, Joy. C'était un peu sa deuxième maison. Et comme ça, elle était loin de son père et des disputes constamment présentes dans sa maison d'enfance. En effet, son paternel était un homme aux idées très arrêtées et il n'approuvait pas les décisions de sa fille, voulant à tout prix faire honneur à son nom et décider de l'avenir de Joy. Leurs "conversations" se terminaient souvent en cris et en pleurs, et Joy était ravie de fuir quelque temps l'ambiance tendue familiale dans sa campagne anglaise natale. Se tirant soudainement de ses sombres pensées, elle répondit à Juliet :

"Cet été... euh... je ne fais rien de spécial."

Le regard mauvais qui eut lieu ensuite fut suivi d'un grand éclat de rire de la jolie Gryffondor. Joy leva ses yeux marrons étonnés vers Juliet qui lui dit que cette situation était bête au possible. Pas faux... Les deux filles étaient même ridicules selon Joy. Mais son attitude était constamment ridicule, alors...

Puis Juliet adressa un nouveau sourire éclatant à la Serpentard et lui tendit la main en lui demandant de faire la paix. Joy qui ne s'y attendait pas laissa porter son regard du visage de Juliet à sa main, puis de la main de Juliet à son visage. Pendant une vingtaine de secondes, silencieuse, elle ne bougea pas d'un poil... Faire la paix ? Quelle utilité, pour une guerre qui n'avait même pas commencé ? Lui serrer la main serait un coup porté à sa fierté. Elle recula d'un pas, lui tourna le dos et partit.

*Mais pourquoi j'embrouille encore la situation ? Je n'ai pas besoin de nouveaux ennemis !*

Brusquement, elle changea d'avis, se retourna, revint vers la Gryffondor et toujours silencieuse, lui attrapa la main pour la serrer.

Et elle lui sourit.
Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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La pluie menaçait de tomber d’une minute à l’autre. Juliet leva les yeux vers le ciel gris et soupira. Lorsqu’il pleut, on doit rester à l’intérieur et ne rien faire. Et ne rien faire et le meilleur moyen pour penser à des choses désagréables. Elle écouta attentivement Joy, puis lui répondit :

« Non, je ne veux pas te compter dans mes ennemis. Et je me fiche qu’on ne soit pas dans la même maison ni dans la même année. Cela voudrait dire que je pourrais être amie qu’avec des Gryffondor de septième année ? Le choix serait vite limité tu sais. Et tu n’en sais rien de ce qu’on a en commun ou pas. »

Juliet esquissa un sourire en entendant Joy déclarer qu’elle était aussi enchantée de la rencontrer. Evidemment qu’on est enchantée de rencontrer Juliet, forcément. Ou pas d’ailleurs, mais cela faisait plaisir à la jeune fille que la Serpentard sorte de sa carapace. Elle allait recommencer un long monologue lorsque la verte et argent déclara que non, elle ne faisait rien pendant les vacances. A ce moment là, Juliet l’envia.

« Quelle chance ! Putain, t’auras pas à supporter les visites interminables chez les grands parents, les dîners qui durent des heures, les randonnées en famille et tout ce qui va avec… »

Elle soupira comiquement. Elle voyait déjà son père lui faire toute la liste des activités qu’il avait prévu pour ses filles pendant les vacances. Heureusement que Juliet savait tenir tête à ses parents. Malgré tout, elle n’écoperait cependant pas à une visite à ses grands parents maternels. Visite pendant laquelle elle serait obligée de faire un tas de choses inintéressant et de supporter sans cesse les moqueries que ses oncles et tantes feraient dans le dos de sa petite sœur. Elle ne savait vraiment pas comment sa mère avait pu tenir pendant toute sa jeunesse dans cette maison de fous !

Juliet tendit ensuite la main vers la jeune fille, lui demandant de faire la paix. Joy la regarda avec dédain, et tourna les talons. La Gryffondor la regarda partir avec colère, et s’apprêtait à laisser retomber son bras le long de son corps lorsque la Serpentard revint sur ses pas et lui saisit la main pour la lui serrer. Le visage de la rouge et or s’éclaira. C’était un petit pas pour Joy et un grand pas pour leur amitié ! (Oui, la joueuse assume totalement cette phrase). Elle allait vers un long discours comme elle savait si bien les faire lorsque la pluie commença à tomber. Elle relâcha la main de Joy et déclara :

« Bon, je pense qu’on ferait mieux de rentrer au château… Sauf si tu veux être trempée évidemment. »

RP terminé



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