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 Sur l'oreiller [Killian & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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21 juillet 2006

Juliet ouvrit lentement les yeux, pour les refermer aussitôt, aveuglée par la lumière. Elle attendit quelques secondes, puis entrouvrit la barrière de cils qui protégée ses yeux de la clarté du soleil. La journée était visiblement bien avancée et c’était sans doute cela qui l’avait réveillé. Il n’y avait pas de volet aux fenêtres, où alors ils avaient oublié de les fermer hier soir. Ce qui était d’ailleurs était probable.


Elle soupira, elle ne pouvait pas trop s’attarder ici, même si l’idée ne lui déplaisait pas. Elle avait promit à sa sœur de rentrer avant que deux jours ne se soient écoulés. Et elle voulait tenir sa parole. Ses parents n’étaient pas au courant de où elle était, elle avait juste précisé qu’elle allait dormir chez des amis. Ce qui en soit, n’était pas faux. Sauf qu’elle était chez un ami. Et un ami que l’on pourrait considérer comme « plus qu’ami ».

Elle avait été surprise lorsqu’il s’était souvenu de sa promesse faîte un matin dans le parc, et que sur le quai de la gare, il lui avait rappelé qu’elle pouvait venir le voir dès qu’elle voulait en lui donnant un petit bout de papier sur lequel il avait gribouillé son adresse.

La jeune fille ne comptait pas y aller. Elle se l’était promit. Elle n’irait pas le voir. Pourtant, un jour, alors que les Wilson revenaient chez eux après une visite de plusieurs jours à la famille de la mère de Juliet, la Gryffondor était entrée dans une colère noire. La faute de ses oncles et tantes, de sa grand-mère, de son grand père. Elle s’était enfermée dans sa chambre plusieurs heures, pour se calmer. Puis, elle avait aperçu, posé sur le bureau, le bout de papier chiffonné. Elle l’avait saisit et avait recopié l’adresse sur une enveloppe, avant d’attraper un parchemin et d’écrire trois mots.

Je viens.

Juliet.


Et l’avait envoyé.

Elle avait attrapé un sac et avait fourré quelques affaires dedans, avant de se précipiter dans la chambre de sa petite sœur afin de lui expliquer qu’elle partait, mais qu’elle reviendrait vite, et surtout, à temps pour son anniversaire. Puis, après, une longue étreinte avec Leah, elle était descendue prévenir ses parents qu’elle allait dormir chez des amis et qu’elle serait vite de retour.

Elle était ensuite partie de chez elle et avait appelé le magicobus. Elle avait donné l’adresse au conducteur, s’était assise sur un fauteuil et avait attendu. Juliet était trop téméraire. Trop irréfléchie. Et s’il n’était pas là ? Elle avait haussé les épaules. Au pire elle irait dans un bar et passerait la nuit là bas… Ou chez Olivia. Durant le trajet, elle avait oublié sa colère, sa rancœur contre sa famille, son dégoût et avait remplacé cela par la joie de voir Killian. La joie, et le désir. Surtout le désir.

Elle était arrivée devant chez lui les yeux brillants, les joues rouges. Elle avait toqué, il avait ouvert. Elle n’avait plus pensé à rien, elle avait passé ses bras autour de son cou et l’avait embrassé. Violemment. Pour y faire passer tout son désir, pour qu’il comprenne qu’elle n’en pouvait plus, que cette fois elle voulait céder. Elle avait était forte, maintenant elle ne voulait plus l’être.

Ils avaient joué, parce qu’ils jouaient et qu’ils joueraient toujours. Mais cette fois ils avaient chuté. Ils avaient atteint un point de non retour. Ensemble. Et bordel, elle avait cru qu’elle allait crever. Sur place, dans ses bras.

A présent, elle était là, allongée contre lui, sa tête reposant sur le torse du jeune homme. La chambre, enfin ce qu’elle pensait être une chambre du moins, était dans un désordre indescriptible. Elle repéra quelques une de ses affaires ci et là et esquissa un sourire. Elle était bien là. Elle était même très bien.

Elle bougea la tête, ses longs cheveux balayant le torse de Killian, afin de pouvoir regarder ce dernier.

Elle avait bien fait de venir, quand même.



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Killian GrayAncien personnageavatar
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Killian poussa un petit soupir endormi, ouvrant les yeux en papillonnant des paupières. Les rayons du soleil vinrent aussitôt l'aveugler et le jeune homme referma immédiatement les yeux, grognant. Il sentit alors quelque chose sur son torse, quelque chose de soyeux, doux, auquel s'ajoutait néanmoins un petit poids. Il rouvrit alors les yeux, curieux, prenant soin à soulever juste suffisamment les paupières pour voir sans être aveuglé... Damn, c'était une fille ? Encore paumé, comme toujours au réveil, Killian manqua de bondir brusquement et de foutre la gonzesse dehors, just in case. Faudrait pas qu'elle s'imagine des choses. Puis, lentement, alors qu'il émergeait plus convenablement, les souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire. Oh. Oh Lucifer. OH LUCIFER IL AVAIT VRAIMENT COUCHÉ AVEC JULIEEEEET !

Un grand sourire victorieux fleurit alors sur ses lèvres, tandis qu'il se remémorait avec délice la manière dont la jeune fille était arrivée, celle dont elle avait immédiatement plaqué ses lèvres sur les siennes et fait comprendre qu'elle avait envie de lui, maintenant, tout de suite. Killian n'était pas de service ce soir-là et son père lui avait fait comprendre qu'il pouvait en profiter pour s'éclater. Le garçon ne se serait, pourtant, jamais attendu à en profiter avec elle. Ca c'était passé rapidement, si rapidement ; il venait de recevoir son hibou quand elle avait débarqué, chaude et vibrante, délicieuse. Et puis, ils avaient cédé.

Le sourire de Killian se fana. Ils avaient cédé. Il ne l'avait même pas réalisé, sur le fait, trop occupé à autre chose, mais c'était fini. Le jeu était achevé. Killian ne savait pas comment réagir face à cela. Ca y'est, c'était terminé. Ils l'avaient fait. Et maintenant ? Jouer, pour ne plus jamais succomber ? En profiter ? Vivre une de ces open relationship ? Killian retint un grognement et secoua la tête. Trop tôt, ne pas y penser, qu'est-ce qui lui prenait ? N'importe quoi !

Sentant la jeune fille à ses côtés s'éveiller et remettre bien en place sa tête, Killian sourit à nouveau et embrassa alors doucement le crâne de la jeune fille, en murmurant :

" Oy, salut beauté. "

Il la décala légèrement, la plaçant plus confortablement contre lui et embrassa délicatement sa joue, sa nuque, son front, murmurant :

" J'avais raison, au fait. T'es pire que bonne. "

Il l'embrassa alors sur la bouche, légèrement, d'un petit baiser innocent, qu'il s'apprêtait à approfondir lorsqu'une voix s'exclama :

" HÉ, tafiole, tu t'lèves, t'as pas qu'ça à foutre de glander dans ton lit, pigé ?"

Killian grogna en laissant sa tête retomber sur l'oreiller, et beugla :

" Ta gueule 'pa, j'ai une invitée."

" L'invitée, soit tu la flanques dehors, soit tu la fais bosser, tu t'crois où ?"

Le jeune homme se tourna alors vers Juliet, une moue désolée sur les lèvres et, refusant qu'elle s'en aille, la prit dans ses bras en murmurant au creux de son oreille :

" Tu restes taffer ? J'te filerai un morceau de ma paie, tellement j'suis génial. Tu verras, c'est cool, on s'promène dans le quartier pour chercher des nanas... Allez reste, Juliet."

Non, il ne venait pas de la supplier, de manière sous-entendue, vous rêvez. C'est juste qu'il a foutrement pas envie qu'elle parte et qu'il comprend pas pourquoi. On mettra ça sur l'heure, le réveil, la nuit mouvementée. Le surplus d'émotion. Killian y croit, en tout cas. Parce qu'on ne s'attache pas à une fille. Pas après se l'être tapée. Jamais.



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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet adressa un sourire au Serpentard en le détaillant. Il faut dire que le jeune homme était vraiment beau. Elle rit, elle était bien là. Vraiment bien. Il déposa un baiser sur le haut de son crâne, ce contact la fit frémir lorsqu’elle se souvenu de la nuit passée avec lui.
Il la salua, elle lui répondit par un sourire. Elle le laissa l’embrasser, la nuque, le front, la joue en se mordillant la lèvre inférieure.
Le jeune homme déclara qu’il avait raison, et qu’elle était bonne. Il la désirait, elle le savait. Du moins, il l’avait désiré. Elle ne savait plus maintenant. Ils deviendraient quoi ? Sûrement pas un couple. Hors de question. Que feraient-ils ? Continueraient-ils à jouer ? Encore et toujours ? Cédant lorsque le désir deviendrait trop fort ? Ou continuer de se voir, par moment, les soirs ?

Elle chassa ces questions de sa tête, se concentrant sur les lèvres de Killian qui s’approchaient dangereusement des siennes. Elles vinrent se poser sur la bouche de Juliet. Elle allait approfondir le baiser, lorsqu’une voix grave et rauque s’éleva, expliquant clairement au jeune homme qu’il avait intérêt à se lever et que si son invitée voulait rester, elle n’avait qu’à travailler. Elle eut un sourire amusé en entendant le Serpentard lui demander de rester. Elle hésita un instant. Elle avait promit de rentrer tôt. Bon… Elle pouvait toujours rentrer ce soir ou demain matin non ? Elle se pencha vers Killian et commença à jouer avec ses lèvres, amusée. Elle continua de les titiller un peu puis murmura un « ok, je reste ». Elle se releva brusquement et lança un clin d’œil à son camarade.

Elle sortit du lit et commença à ramasser ses affaires qui traînaient par terre, probablement sous le regard lubrique du jeune homme. Mais au point où ils en étaient, franchement. Elle fourra ses vêtements dans son petit sac et en sortit d’autres propres qu’elle enfila. Elle de démêla rapidement les cheveux se relaissa tomber sur le lit. Elle ferma les yeux et déclara :

« Oh putain. Bordel. C’était… bordel quoi »

(Un jour, elle apprendra un formuler un phrase sans bordel, putain, hein ou quoi. Mais pas aujourd’hui)

Elle se rapprocha du jeune homme et commença à l’embrasser. Elle approfondit le baiser en jouant avec sa langue. Après quelques minutes, elle releva la tête, les yeux toujours brillants et reposa sa tête sur le torse du Serpentard.

Entre elle et Killian, c’était violent. Ca avait toujours était violent et ça le serait toujours. Ils étaient comme ça.

Bordel, elle n’en revenait pas, ils avaient cédé. Et elle avait cru qu’elle allait mourir, tellement c’était fort. C’était un peu comme une victoire, après une année à attendre.

« Bon, et sinon, c’est quoi ce que je vais devoir faire ? »

Elle ajouta, en souriant :

« Putain, je crois que ça valait le coup d’attendre »



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Killian GrayAncien personnageavatar
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Killian attendait impatiemment la réponse de Juliet à sa requête, jouant des doigts avec ses cheveux. Son regard brun était posé attentivement sur elle, détaillant ses lèvres, ses joues, ses prunelles, les traits de son visage. Elle était belle. Très belle. En y pensant, Killian sentit un désir immense lui dévorer l’estomac, qui s’intensifia davantage lorsque Juliet se mit à l’embrasser, et il se retint pour ne pas réitérer l’expérience de la veille sur le champ. Killian devait néanmoins s’avouer rassuré : le désir ne l’avait pas quitté, il voulait Juliet toujours autant, une seule et unique fois était bien loin de lui avoir suffit. Il s’approcha légèrement d’elle et se mit à lui mordiller les lèvres, parfaitement réveillé et complètement revigoré par la constatation qu’il venait de faire.

Juliet semblait néanmoins ne pas vouloir éterniser leur baiser, puisqu’elle se dégagea en lui affirmant qu’elle resterait, avant de se lever pour se vêtir. Les yeux gourmands de Killian glissèrent le long du corps nu de sa conquête et, une nouvelle fois, il dut se faire violence pour ne pas lui sauter dessus afin d’embraser son corps, de la faire gémir et hurler leur plaisir. Il détourna finalement les yeux, ne voulant pas trop s’embraser pour rien, et respira calmement pour faire retomber ses pulsions. Penser à quelqu’un de franchement pas bandant, vite ! Il ferma brièvement les yeux et imagina Crispin en dessous rose, ce qui le fit grimacer généreusement et rouvrir bien vite les paupières, tout à fait refroidi. Lorsqu’il reposa son regard sur Juliet, cette dernière se démêlait les cheveux. Il admira du regard la douceur et la couleur de ses cheveux et sourit doucement devant le spectacle. Il considérait peut-être les femmes comme des choses mais il devait avouer adorer certains de leurs moments futiles, comme celui-ci, où elles se brossaient les cheveux avec une grâce et… Bref, Killian adorait ces moments-là, aussi restait-il toujours dans la pièce quand une femme se brossait les cheveux.

Juliet finit néanmoins par cesser de se passer une main dans les cheveux et se laissa tomber sur le lit. Killian ne put s’empêcher d’observer avec délice ses cheveux tomber sur son dos, frôlant sa hanche et ses yeux s’imaginèrent ses mains se poser sur le corps de Juliet, l’aimant passionnément, bestialement, comme la veille. Ses yeux se voilèrent de désir et il détourna une nouvelle fois le regard. Bordel, hier ça avait été… Bordel ! Il secoua la tête, agacé de ne pouvoir mettre un mot sur leur ébat, et eut un petit sourire en coin en entendant Juliet formuler à voix haute pensées.

« T’as tout compris, bébé, on a été digne d’un véritable bordel ! »

Évidemment, Juliet ne le disait pas dans ce sens-là, mais vous pouviez compter sur Killian pour détourner le sens d’origine. Cependant, ce dernier ne fut rapidement plus à même de penser, car Juliet s’approcha sensuellement de lui avant de déposer ses lèvres sur les siennes, l’embrassant violement. Killian posa une de ses mains sur le dos de Juliet, l’autre contre sa hanche, et la plaqua contre lui. Leurs langues jouèrent un instant, un instant qui parut trop court à Killian, mais qui le laissa le souffle court. Se reprenant, le jeune homme se dégagea doucement alors que Juliet posait la tête contre son torse. Il la serra brièvement contre lui, frémissant de tout son corps, les souvenirs de la veille lui revenant en mémoire. Ils avaient cédé, et ça avait été parfait. Elle avait été parfaite. Sa voix sembla même parfaite, à cet instant, à Killian, lorsqu’elle lui demanda ce qu’elle allait devoir faire.

Killian arbora alors un immense sourire, des idées des plus farfelues lui traversant l’esprit, mais qui furent toutes mortes-nées lorsqu’elle ajouta que ça avait vraiment valu le coup d’attendre. Il hocha la tête, serrant plus fort Juliet contre lui, et répondit :

« Carrément que ça en valait le coup, chérie. Ça a été terrassant, violent, parfaitement nous ; j’ai kiffé. Faudra qu’on se refasse ça ! » ajouta-t-il avec un petit clin d’œil amusé, bien qu’il eut réellement envie de lui crier « Pitié, refuse pas, Juliet ! ». Damn, ça devait vraiment être un bon coup pour qu’il se mette à penser ça.

Il finit finalement par se dégager de Juliet, l’abandonnant sur le lit afin de revêtir son caleçon. Il ouvrit alors la porte et tendant la main à Juliet, lui dit en souriant largement, très fier :

« Je n’ai pas véritablement eu le temps de te montrer mon univers, hier, on arrange cela ? Je t’expliquerai en quoi consistera ton job en faisant le tour, d’accord ? Oh, et tu prends quoi pour le petit déj ? On doit avoir du Nesqu*k, du N*tella, de la confiote, des brioches, des jus, p’têtre même que Doris a apporté des croissants ou des pains au chocolat, si elle était de bonne humeur, ça t’irait ? Au pire, j’peux aller te chercher du jus de citrouille, s’tu préfères, même si je pige pas comment on peut préférer de la bouillie orange à un bon lait au chocolat, sérieux. »

Killian était atteint du mal de Juliet : FUYEZ LES GENS, c’est transmissible ! Sérieusement, l’aviez-vous déjà vu parler autant pour dire une seule chose ? Le mal s’était incrusté en lui. Coucher avec Juliet aura, finalement, plus de conséquences que ce qu’ils ne se seraient jamais imaginés.



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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Elle ne savait pas vraiment ce qu’ils étaient maintenant. Ils n’étaient pas en couple. Des amants ? Des amis ? Des… Joueurs ? Elle n’en avait aucune idée, et ce n’était pas vraiment sa préoccupation première en ce moment même. A vrai dire pour l’instant, elle n’en avait plus rien à foutre de rien. Si ce n’est du beau Serpentard qui se trouvait dans la pièce. Et des ses lèvres aussi. Surtout de ses lèvres. De son regard qui pesait sur elle. Du désir qui naissait dans son ventre en regardant le corps dévêtu du jeune homme. Elle attendit qu’il lui réponde sur ce qu’elle devrait faire aujourd’hui. Elle appréhendait un peu sa réponse. Avec Killian, il fallait toujours se méfier. De toute façon, elle pourrait toujours refuser. On ne lui fera pas faire un travail si elle ne voulait pas. Non mais.

Il lui confirma que la nuit avait été digne d’un vrai bordel. Probable. Dans quel sens ? Oh, elle s’en fichait. Elle ne voulait pas se prendre la tête maintenant. Elle voulait juste profiter un peu. Profiter beaucoup. Les questions viendraient plus tard. Pour une fois qu’elle sera seule. Ou alors elles ne viendraient pas, tout simplement. Oui voilà. Eviter de ce poser des questions et vivre. C’était une bonne philosophie non ? On allait dire que oui.

Elle l’embrassa, ou alors il l’embrassa. Ou les deux. Le désir resurgit, brusquement, violemment. Il n’était pas parti. Partirait-il un jour d’ailleurs ? Oui, peut être. Mais pas pour l’instant, pas maintenant et surtout pas aujourd’hui. Ni demain d’ailleurs. Le jeune homme plaça ses mains sur le corps de Juliet, une sur son cou et une dans son dos pour la plaquer contre lui. Elle serait capable de recommencer. Lui aussi visiblement. Elle gémit et il se dégage. Enfin, ou déjà, elle ne sait jamais. Elle se blottit contre et il la serra dans ses bras. Elle frémit. Elle en veut plus, elle en voudra toujours plus. Mais ils ont déjà atteint le maximum hier soir. C’est fou comme c’est con, le désir.

« Putain mais de toute façon, je vois pas pourquoi ça n’aurait pas été génial. Et c’était pire que violent », sourit-elle. « Mais oui, quand tu veux. »

Elle lui adressa un clin d’œil. Le jeu, c’est toujours comme ça. Les sourires, les clins d’œils, les propositions suggestives, les baisers, les caresses. Cette fois, elle ne joue pas. Ou alors peut être que si. En tout cas, elle l’a dit.

Il se lèva du lit pour aller passer un caleçon. C’est à son tour de le regarder. Bordel, il est vraiment beau. Nan mais il est carrément bien foutu ouais ! Elle se mordilla inconsciemment la lèvre inférieure en le regardant. Elle ne le faisait pas exprès, c’était pas de sa faute, d’abord ! Ce mec avait qu’à avoir un corps moins beau.

Elle éclata de rire lorsqu’il lui servit sa longue tirade. C’était la première fois qu’il parlait autant !

« Hé, c’est contagieux la bavarderie ? Ca ce dit d’ailleurs ? Ouais, on va dire que oui hein. Ouais, vas y, montre moi ton univers, je veux trop voir ça moi ! Bah, tu sais pour le petit déj, je prends des trucs Moldus hein. Genre mon père va accepter la boustifaille (caser un mot apprit dans le Seigneur des Anneaux : Check) étrangère ! Alors moi tout ce qu’est Moldu, ça me va très bien ! »

Elle se leva et rejoignit Killian qui l’attendait devant la porte. Elle se hissa sur la pointe des pieds et mordilla un instant les lèvres du jeune homme. Elle savait très bien jouer elle aussi. Elle avait prit la technique maintenant. Et elle savait surtout bien comment jouer avec lui.



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Killian GrayAncien personnageavatar
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Une fois sa tirade achevée, Killian demeura un instant silencieux, stupéfait de sa propre capacité à parler. Juliet, elle, ne se gêna pas pour éclater de rire et lui demanda si la bavarderie était contagieuse. Il rit à son tour et répliqua :

" C'est toi qui est contagieuse, mon coeur !"

Cette dernière enchaina en lui disant que de la nourriture moldue lui convenait tout à fait et Killian soupira de soulagement : Cette fille était normale, god dammit ! Il n'avait jamais compris comment les sorciers faisaient pour bouffer de la citrouille ou du sombral : dégueulasses.

Elle le rejoignit aussitôt, mordillant ses lèvres, faisant fermer brutalement les yeux de Killian. Noooope, on s'arrête là, on joue par au bar, où il allait juste se faire narguer pendant des siècles ! Killian se dégagea, effleura la joue de Juliet de la main, puis la laissa glisser vers la main de la jeune fille, qu'il saisit. Avec un petit "Yop la!" il la tira vers les escaliers, descendant au bar de son père, en courant :

" Allez bouge-toi, la grosse ! Regarde donc le paradis qu'est "Le Sucré" ! Tu trouves pas que c'est géant ? "

Killian n'était pas très objectif, mais il s'en fichait ; il adorait cet endroit, toujours, à jamais. C'était le bar de sa vie, peu importe ce que les gens en pensaient. Il s'approcha du comptoir et salua d'un geste son père en s'exclamant :

" Alors 'pa, on fout quoi aujourd'hui ? Tu veux qu'on fasse les répèts des shows de ce soir ?"

Le père de Killian posa lentement son regard sur Juliet, la dévisagea de haut en bas puis eut un immense sourie et posa une bise sur la joue de la jeune fille :

" Pas mal canon, la gonzesse ! Mon gamin a bon gout, encore une fois ! Bienvenue au paradis, mamzelle. Alors, dis-moi tout, il est bon au lit ? "

Killian éclata de rire et secoua la tête, dépassé par les conneries de son père. Il reprit la main de Juliet et l'éloigna du comptoir, posant avec possessivité une main sur sa hanche :

" Éloignons-nous de ce lourdeau, tu veux ?" dit-il distinctement.

Son père s'écria alors en lui lançant une éponge dans le dos :

" Ca fera trois balles en moins sur ton salaire, gamin !"

Killian secoua une nouvelle fois la tête, levant les yeux au ciel, puis reprit à l'encontre de Juliet, se dirigeant vers les cuisines du bar :

" Allez, on se choppe une brique de lait et un croissant, et on s'casse dans le quartier, ça te va ? Notre boulot est pas bien compliqué, on doit juste trouver des meufs dispos pour ce soir, et revenir au bar pour répéter le show. J'te montrerai le plus beau drogué du quartier ! Ce mec là est une légende, faut l'entendre parler, Danny Sneals ne vaut rien face à lui ! Et je te présenterai Lola, aussi, cette femme est excellente : une répartie qui tue. Vous allez vous adorez ! Et tu restes, ce soir, pas vrai ? Tu regarderas le résultat de notre dur taff, conclut-il avec un petit clin d'oeil, lâchant la hanche de Juliet pour ouvrir la porte de la cuisine.

Il ouvrit en grand le frigo, saisit une brique de jus de fruit, la lança à Juliet et en prit une seconde pour lui. Il ouvrit alors les placards et regarda à l'intérieur d'un air suspicieux, avant de demander :

" Croissant, pain au chocolat ou brioche, pour la jolie demoiselle ?



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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Elle sourit à Killian en entendant sa réplique. Elle était contagieuse. Mais dans quel sens ? En tout cas, si elle refile la maladie du je-parle-je-parle-je-parle à tous ceux qu’elle avait rencontré, le monde était mal barré. Mais alors vraiment très mal barré. Elle commença à l’embrasser, mais il dégagea rapidement. Elle haussa les sourcils en souriant. Pas ici ? C’était quelque chose à retenir ça ! Et quelque chose à refaire aussi.

Il lui prit la main et l’entraîna dans les escaliers en courant, en lui clamant que Le Sucré était un endroit génial. Elle détailla les lieux. C’était l’après midi à présent, et pourtant l’ambiance lourde du bar était encore présente. C’était un bar de striptease comme il y en des milliers. Peut être que celui-ci avait quelque chose de différent. Elle ne savait pas quoi. L’endroit était bien entretenu. Le bar était rutilant, le sol aussi. C’était probablement un autre monde la nuit.
En tant que femme, Juliet n’appréciait pas tellement cet endroit. Enfin oui. Enfin oui et non. En ce moment même, elle n’avait rien contre Le Sucré. Mais si elle devait parler d’un point de vue neutre et extérieur, elle devait reconnaître que l’endroit était vraiment pas mal du tout. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle se tourna vers Killian, toujours souriante et déclara :

« Ouais, j’aime bien ton bar. Il est cool ! »

Ce n’était pas tout à fait vrai. Enfin si. Enfin non. Enfin, je vois ce que je veux dire quoi. En tout cas, en ce moment, elle aimait bien Le Sucré. Un peu du moins.

Ils s’approchèrent du comptoir et le Serpentard salua son père. Ce dernier détaille la jeune fille de haut en bas. Elle fronça les sourcils, légèrement mal à l’aise. Légèrement hein, parce que le jour où vous verrez Juliet véritablement mal à l’aise n’est pas encore arrivé. Finalement, le père de Killian s’approcha d’elle, lui déposa un bisou sur la joue en la complimentant sur son physique et en lui demandant comment son fils était au lit. Elle fut tentée de répondre, mais le Serpentard l’attrapa et l’entraîna ailleurs, maugréant contre son père, ce qui lui valu une éponge dans le dos. Elle rit en écoutant la seconde longue tirade de Killian. Bon, elle allait devoir recruter des filles pour qu’elles viennent se déshabiller ce soir devant des hommes. Oui bon… Hum…

« Ouais ok, je te suis ! Pire que Danny ? Déjà que ce mec est totalement bizarre. Nan mais tu sais qu’il a voulu que je couche avec lui ? Si, je te jure ! Ouais, alors qu’il était trempé de pisse quoi. Du coup je l’ai envoyé à Lorgan quoi, parce qu’il faut pas déconner hein. Il est gentil pourtant, mais voilà quoi. En plus il est en quatrième année. Puis même quoi. »

Elle entreprit d’ouvrir sa brique de jus de fruit et avala une gorgée. Elle sourit au jeune homme puis continua :

« De la brioche pour moi, merci. Putain, c’est cool que t’es pas de citrouille et tout, parce qu’après un an à Poudlard, lorsque j’en vois, ça me donne envie de me pendre. »



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Lorsque Killian parla du garçon pire que Danny, Juliet sembla surprise puis enchaina bien vite, comme à son habitude, sur une dérive du sujet, soit sur une de ses mésaventures avec Danny, justement. Ce fut au tour de Killian d’hausser les sourcils, étonné, avant de se mettre à hurler de rire. Le p’tit quatrième année de Danny Sneals voulait se taper Juliet Wilson ? Genre, Juliet Wilson ? Oh mon dieu, c’était vraiment la vanne de l’année. Faudra qu’il rapporte ça à Swann Twilfit, qu’elle en fasse une rumeur des plus croustillantes, comme elle savait si bien le faire. Juliet lui dit alors qu’elle l’avait envoyé voir Kelsey et son rire s’étouffa, alors qu’il s’exclamait :

« Le pauvre, il a juste du se faire défoncer. Après, ouais, il est peut-être sympa, mais faut qu’il rêve trop le gars, quand même. Encore heureux que tu l’aies refroidi, t’imagines tu te le serais tapé ? »

Killian grimaça, dégouté pour elle. Non mais sérieux, déjà, Sneals quoi, c’était pas le summum de la sexitude et, en plus, c’était encore un gamin, berk. Frissonnant, répugné, il préféra changer de sujet et demanda à Juliet ce qu’elle voulait manger. Elle ouvrit sa brique de jus, en prit une gorgée et lui dit vouloir une brioche, en appuyant le fait que c’était cool d’avoir du jus, ici, parce qu’elle avait envie de se pendre en voyant de la citrouille. Killian esquissa un sourire et, en lui tendant un morceau de brioche, répondit :

« Ben, déjà, du jus de citrouille, dans un environnement complètement moldu, c’pas évident. Et puis, ouais, comme toi, j’ai fait une overdose de ce truc-là, j’en peux plus ! D’ailleurs, rappelle-moi d’acheter trois ou quatre packs de C*ca-Cola en rentrant, ouais ? »

Il referma le placard, après en avoir sorti la moitié d’un croissant et il croqua dedans avec délice.

« Haaaaa, c’que c’est bon c’te connerie. »

Il fit un signe de la main à Juliet, l’incitant à le suivre, puis sortit de la cuisine et retourna vers le comptoir :

« Bon pa, on va chercher des meufs, t’veux qu’on soit rentré pour quelle heure ? »

Gregory Gray observa Killian comme s’il venait de dire la phrase la plus conne de la planète entière et, brusquement, éclata de rire :

« Gamin, depuis quand tu m’demandes ça ? Tu rentres quand tu veux, putain, je veux juste quatre gonzesses dans le bar d’ici une heure, pigé ? »

Killian hocha la tête, montrant qu’il avait compris, puis se détourna et, croquant dans sa viennoiserie, il grogna à Juliet de le suivre, se dirigeant vers la sortie.

« Allez viens, on essaiera de pas rentrer trop tard, ça peut être flippant comme endroit la première fois. Mais tu verras, j’adore c’te quartier ! En même temps, dur de pas l’aimer, toute ma vie est ici… » conclut-il en souriant à Juliet.

Il jeta sa brique de jus vide, prit un paquet de clopes sur une des tables, puis tendit la main à Juliet, sur le palier de la porte, s’exclamant :

« Viens visiter le Paradis, beauté ! »

Ils allaient s’éclater.

[Fini pour Killian, sauf si tu veux continuer ]



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Sur l'oreiller [Killian & Juliet]

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