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 Vraiment, vous êtes infirmière à Poudlard ? [Rachelle - William]

William SilversterAncien personnageavatar
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Lundi 6 août 2006

William essuyait des verres quand Cocaïne poussa un hululement. Le jeune homme releva la tête et vit entrer une magnifique jeune femme dans le bar presque vide malgré le fait que la rentrée soit dans un peu moins d'un mois. Elle alla s'assoir à une table. Will se demanda un instant comment une aussi belle femme pouvait être seule. Il s'approcha d'elle pour prendre sa commande et fit apparaître une corde en cuir qui partait de la patte de Cocaïne pour se terminer autour du poignet du jeune homme. La chouette avait déjà attaqué quelqu'un jeudi, il ne voulait pas que ça recommence. Surtout que c'était ses derniers jours au Chaudron Baveur, il ne voulait pas que son patron garde une mauvaise image de lui.

Il afficha donc un sourire charmeur sur son visage, il avait remarqué que ce sourire poussait les jeunes et jolies jeunes femme à la consommation. Enfin pas que les jeunes et jolies jeunes femmes d'ailleurs. Toutes les femmes avaient tendance à prendre un verre supplémentaire quand il prenait ce sourire. Il remarqua que sa cliente n'avait pas d'alliance et se lança.

"Bonjour Mademoiselle, vous désirez quelque chose ?"


La curiosité de William était vraiment piqué à vif et il ne put s'empêcher de demander.

"Comment ce fait-il qu'une jeune femme comme vous soit seule ?"


Will le boulet, il se mordit la lèvre et s'exclama en rougissant.

"Euh... désolé ! Je ne voulais pas paraître impoli. Je suis juste curieux, d'ordinaire les jolies jeunes femmes ne sont jamais seules."


Bravo William, tout en finesse. Elle va adorer j'en suis sur. Non mais quel crétin.

"Ne faites pas attention à ce que je viens de dire Mademoiselle, c'était déplacé et je m'en excuse."

Il inclina légèrement le buste en signe d'excuse et se relevant, il se présenta.

"Je m'appelle William Silverster que puis-je vous offrir pour me faire pardonner ?"

Offrir un verre à la jolie demoiselle était la moindre des choses après s'être conduit comme un goujat.

"Et vous comment vous appelez vous ?"

Voilà la conversation était plus ou moins amorcé. Il n'y avait plus qu'à attendre de voir si la demoiselle ne l'avait pas trop mal pris.



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Rachelle SilversterAncien personnageavatar
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Rachelle passait l'été chez ses parents, elle n'avait pas d’appartement puisqu'elle vivait à Poudlard la plupart du temps. Et puis, ça lui avait permis de passer un peu de temps avec son frère cadet, qui lui manquait un peu pendant l'année. Elle ne l'avait malheureusement pas vu autant qu'elle l'aurait souhaité puisque le jeune homme de bientôt dix-neuf-ans sortait dès qu'il avait fini sa journée au magasin des frères Weasley. Elle l'avait vu rentrer avec au moins trois jeunes filles différentes le mois dernier. Cette attitude exaspérait ses parents mais faisait sourire la jeune infirmière, au moins son frère profitait de la vie. Il profitait pour deux. Non pas que Rachelle soit malheureuse, mais elle avait l'impression qu'à même pas trente ans, sa vie était déjà derrière elle.

Elle avait profité de cette journée ensoleillée où ses parents étaient invités chez des amis qu'elle ne connaissait pas pour aller faire quelques courses sur le Chemin de Traverse. Elle s'était réapprovisionné chez le Pharmamage, et avait également acheté les ingrédients nécessaire aux potions médicales qu'elle préparait elle-même. Le tout prenant pas mal de place, elle avait jeté un sortilège d’extension indétectable sur son sac et avait pu y glisser tous ses achats. L'infirmière se promenait maintenant sur le Chemin de Traverse ou frappait un soleil de plomb. Elle se promena un moment et fit même un tour chez Weasley&Weasley pour saluer à son frère qui tint à lui offrir des oreilles à rallonge dont elle ne se servirait probablement jamais. Ne supportant plus la chaleur accablante, elle choisit de se réfugier dans la fraicheur du Chaudron Baveur. Elle poussa la porte du bar et alla s'installer à une table, savourant déjà la pénombre rafraichissante.

Un serveur s'approcha d'elle avec un sourire charmeur tout à fait...charmant, et une chouette sur l'épaule, et lui demanda ce qu'elle voulait boire. Elle s’apprêtait à répondre quand le charmant serveur lui demanda ce qu'une jolie jeune femme faisait toute seule et, rosissant sous l'effet du compliment, Rachelle eut du mal à ne pas rire bêtement comme une adolescente et ne put retenir son sourire. Le jeune homme s'excusa alors en rougissant. Il assura qu'il était juste curieux, et continua en disant qu'il ne fallait pas qu'elle prête attention à ce qu'il disait. Cette fois Rachelle ne put retenir un petit rire, à la fois amusé et un peu gêné.

"Ce n'est rien, vraiment, assura-t-elle avec un sourire. Je venais juste acheter des tas de potions anti-douleur...se rendant compte qu'il risquait de la prendre pour une droguée ou une trafiquante un peu bizarre, elle s'empressa d'ajouter : Ce n'est pas pour moi bien sur ! Je...Je suis infirmière à Poudlard."

Le serveur se présenta comme William Silverster et lui demanda ce qu'il pouvait lui offrir pour se faire pardonner, avant de lui demander son nom. C'était agréable de discuter avec quelqu'un. Non pas que la conversation de son frère et de ses parents soit ennuyante, mais on revenait vite aux mêmes choses. Ça faisait du bien de rencontrer de nouvelles personnes. Même pendant l'année Rachelle ne sortait pas beaucoup de l'infirmerie et n'avait pas souvent l'occasion de bavarder avec ses collègues.

"Rachelle Bloomwood, répondit-elle avec un nouveau sourire. Je ne dirai pas non à un jus de citrouille bien frais !"
William SilversterAncien personnageavatar
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William vit avec soulagement que la jeune femme riait de sa bêtise. Il avait évité le drame.

"Ce n'est rien, vraiment, assura-t-elle avec un sourire. Je venais juste acheter des tas de potions anti-douleur... elle ajouta : Ce n'est pas pour moi bien sur ! Je...Je suis infirmière à Poudlard."

Will nota dans un coin de sa tête l'information. Il allait pouvoir interroger la jeune demoiselle sur Poudlard et il aurait peut-être plus d'informations que jeudi. La jeune Artémis n'avait pas été des plus loquaces.

Puis la jeune femme se présenta avec le sourire. Cette jolie demoiselle commençait à plaire à William.

"Rachelle Bloomwood. Je ne dirai pas non à un jus de citrouille bien frais !"

Le jeune homme fit un sourire à Rachelle.

"Un magnifique prénom pour une jolie demoiselle, dit-il charmeur. Puis reprenant un air sérieux, il ajouta. Un jus de citrouille, je vais vous chercher ça tout de suite."

William partit en direction du bar et remplit un grand verre de jus de citrouille bien frais. Il revint en direction de Rachelle et posa le verre devant elle.

"Et voilà pour vous Rachelle, un grand verre de jus de citrouille. Vous avez dit que vous étiez infirmière à Poudlard, il me semble. Je serais moi même à Poudlard à la rentrée prochaine. En temps que concierge, je remplace ce bon vieux Rusard. Auriez vous quelques conseils à me donner ? Des élèves à surveiller ? Des professeurs à éviter ?"

William se traita d'idiot, il avait encore était trop vite. Il devrait le savoir pourtant, trop de questions tuent les questions. Il esquissa un sourire d'excuse à l'intention de la jeune femme.

"Désolé, je me suis laissé emporter. C'est juste que j'ai vraiment hâte d'être à Poudlard et puis je dois vous avouer que je suis nature très curieuse alors je pose énormément de questions. Ça a d'ailleurs légèrement perturbé la jeune Artémis, je crois."


Il rit légèrement gêné et se passa la main dans les cheveux. Il faisait toujours ça quand il était gêné, il s'ébouriffait les cheveux. Il regarda Rachelle et pria pour que la jeune femme continue à rire de ses bêtises.



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Rachelle SilversterAncien personnageavatar
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Les joues de l'infirmière prirent une teinte un peu plus rose sous l'effet du nouveau compliment de William concernant son prénom. Le serveur partit en direction du bar et Rachelle se rendit compte qu'elle avait suivi du regard et s'obligea à regarder ailleurs. Il revint quelques instant plus tard et déposa sur sa table un grand verre de jus de citrouille glacé. La jeune femme le remercia avec un sourire, il était vraiment charmant, ce William. Alors qu'elle avalait une gorgée du breuvage sucré, ce dernier lui révéla qu'à la rentrée il remplacerait le vieux Rusard au poste de concierge.

"Vraiment ?" s'exclama-t-elle surprise en reposant son verre.

Évidement que oui vraiment ! Pourquoi lui raconterait-il n'importe quoi ? Un peu gênée, Rachelle baissa les yeux et fut ravie d'entendre le jeune homme continuer la conversation sans se soucier de son interrogation. Il lui demanda des conseils, et voulut savoir s'il y avait des élèves à surveiller ou des professeurs à éviter. L'infirmière ne put retenir un éclat de rire en pensant à Crispin. Combien de fois l'avait-elle entendu passer dans les couloirs en râlant, trainant un élèves par les oreilles ? Et pourtant, il ne quittait que peu sa tour, mais quand il le faisait, tout le monde était au courant ! Il ne devait pas être très apprécié par les élèves, mais sans doute le craignaient-ils trop pour se rebeller...Quoique, Rachelle avait bien eu vent d'une mutinerie lancée par deux Gryffondors, elle ne savait pas comment cette histoire s'était terminé, il faudrait qu'elle demande à un professeur.

"Chez les Professeur, je vous conseille de vous méfier de Crispin Dérébusor, il est....particulier. Et plutôt redoutable, répondit-elle en riant à nouveau. Mais il n'est pas méchant, enfin je ne crois pas. Et chez les élèves..."

L'infirmière réfléchit un instant à tous les étudiants qu'elle avait croisé cette année, aucun ne lui avait paru être un potentiel danger pour le futur concierge. Oh, il y avait bien le jeune Ben Shalou, mais ses blagues d'enfant n'étaient généralement pas bien méchantes.

"En général je vois plutôt les victimes des mauvais tours que leurs auteurs...répondit-elle finalement. Mais je crois qu'il y a deux ou trois grands farceurs parmi les Gryffondors."

Ça avait toujours été comme ça, même à son époque. D'ailleurs elle se demandait si William avait été à Poudlard en même temps qu'elle, il avait l'air un peu plus jeune mais ils s'étaient peut-être côtoyé. Elle se promit de lui demander en quelle année il était entré à Poudlard, et avala une nouvelle gorgée de jus de citrouille rafraichissant. Le jeune serveur s'excusa alors, trouvant qu'il posait trop de question. Apparemment il était de nature curieuse, et souvent enthousiaste, ce qui avait perturbé une certaine Artémis. Rachelle chercha dans sa mémoire pour essayer de mettre un visage sur son nom et se rappela enfin de la jeune Artémis Nott, une Poufsouffle très timide si ses souvenirs étaient bons.

"Je crois me souvenir qu'elle est plutôt timide. Et puis, la curiosité est plutôt une qualité pour un futur concierge, non ?" demanda-t-elle en esquissant un sourire.
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William vit Rachelle rire. Il se demanda ce qui chez lui avait pu entrainer cette réaction chez la jeune femme. Il se rendit alors compte qu'elle était dans ses pensées, cela rassura légèrement le jeune homme.

"Chez les Professeur, je vous conseille de vous méfier de Crispin Dérébusor, il est....particulier. Et plutôt redoutable, répondit-elle en riant à nouveau. Mais il n'est pas méchant, enfin je ne crois pas. Et chez les élèves..."

Will nota le nom de Crispin Dérébusor dans un coin de sa tête et se promis de ne jamais l'approcher. Alors que la jolie infirmière réfléchissait, il tira une chaise de sous le table et s'assit. Il fit ensuite léviter la bouteille de jus de citrouille jusqu'à lui en se disant que la conversation allait durer. Il fallait donc que la jeune femme ne manque de rien. Et en parfait gentleman, il allait s'assurer que Rachelle soit bien.

"En général je vois plutôt les victimes des mauvais tours que leurs auteurs...répondit-elle finalement. Mais je crois qu'il y a deux ou trois grands farceurs parmi les Gryffondors."

"Je ne suis pas étonné. Déjà à mon époque les Gryffondors se faisaient remarquer. Mais bon même si j'étais à Serdaigle, je n'étais pas un petit sain. Mes parents et mes professeurs se sont d'ailleurs toujours demandés ce qu'ils allaient faire de moi. Ils ont leur réponse, je suis concierge maintenant. Donc je vais garder l’œil ouvert. Et vous dans quelle maison étiez vous ?"

Rachelle expliqua alors la réaction d'Artémis et il se sentit honteux. La pauvre Artémis avait du être choquée.

"Je crois me souvenir qu'elle est plutôt timide. Et puis, la curiosité est plutôt une qualité pour un futur concierge, non ?" demanda-t-elle en esquissant un sourire.

William éclata de rire.

"Je ne sais pas si c'est une qualité mais ça ne m'a pas aidé à Poudlard dans ma jeunesse. C'était même le contraire. Enfin une chose est sure, je vais utiliser cette curiosité pour démasquer les petits plaisantins."

Le futur concierge lança un sourire malicieux à la jolie infirmière.

"Mais j'y pense, on c'est peut-être déjà croisé à Poudlard ! Vous y étiez de quelle année à quelle année ? Si ce n'est pas trop indiscret. Moi j'y était de 1994 à 2001. J'ai donc vécu la guerre à Poudlard, j'étais en quatrième année. Ça m'a beaucoup marqué mais je n'ai pas personnellement participé à la bataille. J'ai honte de moi mais j'ai eu peur. Vous devez me prendre pour un gros trouillard maintenant."

William rougit et regarda ses mains tremblante d'émotion. Non mais quel crétin ! Là c'était foutu, la jolie Rachelle n'allait jamais s'intéresser à un peureux. Il rougit d'avantage quand il se rendit compte qu'en plus il allait passer quelques années auprès de la jeune femme à Poudlard.

Il était grillé maintenant. Ses visites à l'infirmerie allaient être très rares vu comment c'était parti.



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Rachelle SilversterAncien personnageavatar
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William ne parut pas étonné d'entendre Rachelle lui dire qu'il y avait quelques farceurs chez les Gryffondors. Il assura que même à son époque, c'était souvent les rouges et or qui se faisaient remarqué. Lui aussi avait été à Serdaigle, mais d'après ses dires, il avait été moins sérieux que l'infirmière durant sa scolarité. La jeune femme avait été la Serdaigle clichée : passionée par ses études, et plus intéressée par ses bouquins que par ses camarades. Cela ne l'avait pas empêché de profiter de ses années à Poudlard, mais disons qu'elle ne s'était pas vraiment faite remarquer. Peu des anciens élèves de son année devaient se souvenir d'elle. Le jeune homme lui demanda alors dans quelle maison elle avait été.

"J'étais à Serdaigle aussi," confia-t-elle avec un sourire un peu nostalgique.

Le charmant serveur évoqua alors sa curiosité, et Rachelle suggéra que c'était plutôt une qualité pour un futur concierge. Il éclata de rire, un joli rire d'ailleurs, et assura qu'à Poudlard en tout cas sa curiosité l'avait plutôt desservi. Elle n'avait aucun mal à le croire. William se demanda alors si lui et Rachelle s'était croisé à Poudlard et lui apprit qu'il y avait été de 1994 à 2001. L'infirmière était entrée en septième année en Septembre 1994, ils s'étaient donc bien croisés, mais ne s'étaient sans doute jamais parlé.

"J'entrai en septième année en 1994"

William continuait en disant qu'il avait vécu la guerre à Poudlard et les doigts de l'infirmière se crispèrent sur son verre. Les mains tremblantes d'émotions, le jeune homme avoua que cette guerre l'avait profondément marqué, même si il n'avait pas assisté à la bataille parce qu'il avait eu peur. Il ajouta en rougissant qu'elle devait le prendre pour un trouillard maintenant. Elle fit non de la tête. Rachelle ne se rappelait que trop bien de l'horreur de la bataille, du nombre de blessés qui étaient passés sous ses mains, et des cadavres.

"Non, je vous prendrais pour un idiot si vous n'aviez pas eu peur. Ce n'était pas un endroit pour un adolescent..."

Pourtant elle en avait vu des adolescents, trop. Elle en avait soigné certains, regardé d'autres mourir entre ses bras sans pouvoir rien faire. Elle ne connaissait même pas leurs noms, mais elle se souvenait des visages de chaque personne qu'elle avait essayé de sauver cette nuit là. Au début elle avait tout fait pour les oublier, pour fuir, mais maintenant elle voulait se les rappeler pour toujours. Ils méritaient qu'on se souvienne d'eux. Tout comme Simon méritait qu'elle ne l'oublie pas.

Rachelle se sentit soudainement coupable d'être là. Inutile de le nier, elle discutait avec cet homme charmant, et il lui plaisait. Sa mère lui disait souvent que c'était ce que Simon aurait voulut : qu'elle passe à autre chose. Mais ce n'était pas vrai, ce que Simon voulait c'était fonder une famille, avoir des enfants, et vivre. Mais le destin en avait décidé autrement. Sentant les larmes lui monter aux yeux, l'infirmière les ferma un court instant. Une fois calmée elle releva la tête vers William.

"Vous avez eu raison d'avoir peur, c'est la chose la plus effrayante que j'ai jamais vécu."
William SilversterAncien personnageavatar
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William nota dans un autre petit coin de sa tête que Rachelle avait ét" à Serdaigle également et qu'elle entrait en septième année quand lui même entrait en première.

Alors qu'il était submergé par ses souvenirs et ses émotions, il ne vit pas l'infirmière réfuter le fait qu'il était un trouillard.

"Non, je vous prendrais pour un idiot si vous n'aviez pas eu peur. Ce n'était pas un endroit pour un adolescent..."

Le jeune homme releva la tête et esquissa un sourire de remerciement à la jeune femme.

"Ce n'était peut-être pas la place d'un adolescent mais ça n'a pas empêché certains de mes camarades de combattre et de se faire tuer. Donc je me sens quand même un peu coupable."

La phrase de la jeune infirmière lui avait fait plaisir mais cela ne changerait jamais le fait qu'il aurait du se battre. S'il s'était battu peut-être que certains élèves seraient encore en vie.

Rachelle ajouta alors,

"Vous avez eu raison d'avoir peur, c'est la chose la plus effrayante que j'ai jamais vécu."

"Vous y étiez ? En tant que Médicomage je suppose. Excusez moi, je dois certainement faire remonter beaucoup de souvenirs pas très heureux."


William avait bien vu que la jeune femme était repartie dans ses souvenirs et que ces derniers n'avaient pas tous étaient bons. Il décida alors de revenir sur un sujet plus gai et lui prenant la main pour la réconforter, il dit,

"Alors comme ça vous étiez à Serdaigle aussi ! Vous deviez être une très jolie Septième année. Je me demande comment j'ai fait pour ne pas vous voir. Enfin en attendant vous avez loupé le tag que j'avais fait sur Rowena quand j'étais en Troisième année. Il était très réussi. Et les elfes de maison ont eu du mal à l'enlever. C'était la période de l'insouciance. Maintenant, je vais courir après les jeunes aussi intrépides que moi."

Will fit un sourire à Rachelle et lui remplit son verre de jus de citrouille. Il espérait pouvoir rendre son joli sourire à la jeune femme.

Le jeune homme trouvait cette dernière très intéressante et voulant en savoir plus sur son passé demanda,

"Qu'est-ce qui vous a poussé à devenir infirmière à Poudlard ? Je suis sur que vous auriez pu devenir une très grande Médicomage donc je m'interroge sur le fait que vous ayez choisi Poudlard. J'avais commencé des études de Médicomagie mais des évènements ont fait que je n'ai pas terminé. Je le regrette maintenant car je me dis que j'aurais pu faire autre chose que serveur. Mais bon c'est la vie, je ne me plains plus, je vais revoir Poudlard. L'école m'a beaucoup manquée c'est six dernières années donc y retourner m'enchante mais je sais que pour certaines personnes ce n'est pas le cas donc j'espère que vous ne regrettez pas votre choix."

William ou l'art de faire des monologues interminables et de passer du Verracrasse à l'Hyppogriffe. La pauvre Rachelle allait avoir une migraine à la fin de la journée.



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Rachelle SilversterAncien personnageavatar
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Rachelle se perdait peu à peu dans ses souvenirs, tout en s'efforçant de garder un visage neutre. Elle entendit à peine William qui lui parlait et se contenta de hocher la tête quand il lui demanda si elle avait assistée à la bataille en tant que médicomage. Apprenti-médicomage aurait été plus exact, elle n'avait pas encore son diplôme à cette époque, et cette nuit avait été l'épreuve la plus difficile de toute sa formation. Perdre un patient, le voir mourir sous ses doigts impuissant, était une chose terrible, mais à laquelle tous les médecins étaient un jour confronter. En perdre des dizaines en l'espace de quelques heures était insurmontable, et elle ne pouvait se rassurer qu'en disant qu'elle avait peut-être sauver des vies, cette nuit là. Le jeune homme s'aperçut de son malaise puisqu'il s'excuse de faire remonter de mauvais souvenir, elle le pardonna d'un triste sourire, et fut soulagée de l'entendre changer de sujet.

Il se remit à parler de Poudlard et les souvenirs de guerre laissèrent place à ceux, plus doux, de son adolescence. William s'étonna de ne pas l'avoir remarqué en affirmant qu'elle devait être une "très jolie septième année". Rachelle rosit de nouveau et répondit en riant.

"Je doute que nous nous soyons beaucoup croisé, sauf si vous passiez vos journée à la bibliothèque."

En effet, la jeune femme avait passé sa septième année noyée sous les livres pour obtenir les meilleures notes possibles à ses ASPIC, afin d'intégrer une formation à Ste-Mangouste. Elle se rappelait qu'elle avait même commencé à étudier le programme de la première année de médicomagie. William évoqua alors la statue de Rowena Serdaigle, qu'il avait apparemment tagué lors de sa troisième année, alors que Rachelle avait déjà quitté l'école. L'infirmière ne put se retenir de sourire en imaginant Rusard ou les pauvres elfes en train de lutter pour enlever ce tag.

"J'aurais voulut voir ça !" assura-t-elle alors que le jeune homme remplissait son verre.

Ce dernier changea alors complètement de sujet en lui demanda pourquoi elle était devenue infirmière à Poudlard plutôt que médicomage à Ste-Mangouste et Rachelle se figea. Il continua en avouant que lui-même avait commencé des études dans ce domaine, qu'il avait parfois regretté d'avoir abandonné, même si ce n'était plus le cas maintenant car il était heureux de revoir Poudlard. La jeune femme détestait qu'on lui pose cette question, mais elle avait pris l'habitude d'y répondre, c'était comme apprendre un texte par cœur. Elle essayait de le réciter, comme si ce n'était pas d'elle qu'elle parlait, comme si ça ne la touchait pas.

"Mon fiancé était médicomage à Ste-Mangouste, commença-t-elle la gorge nouée. Il s'est fait tuer pendant la bataille du 2 Mai, c'était trop dur pour moi de retourner là-bas sans lui."

Quelque part, elle avait honte de parler de Simon avec si peu d'émotions, mais elle n'avait pas le choix. C'était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour lutter contre les larmes, parce qu'elle détestait pleurer, et plus que tout devant les autres. Elle ferma les yeux une courte seconde, inspira un grand coup et releva la tête vers William, légèrement plus pâle qu'auparavant, pressée de changer de sujet.

"Pourquoi avoir arrêté vos études de médicomagie ?" s'empressa-t-elle de demander.
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Alors que Rachelle affirmait qu'elle aurait adoré voir ses exploits d'adolescents, il éclata de rire.

Lorsqu'il changeant de sujet, il vit la jeune femme se raidir.

"Mon fiancé était médicomage à Ste-Mangouste. Il s'est fait tuer pendant la bataille du 2 Mai, c'était trop dur pour moi de retourner là-bas sans lui."

William sous la surprise lâcha la main de la jolie infirmière. Puis la reprit en la serrant un peu plus fort pour la réconforter. Il se traita d'idiot, il n'aurait pas du poser cette question. Avec sa curiosité, il avait du faire souffrir Rachelle. Il comprenait mieux pourquoi elle avait paru si troublée à l'évocation de la Grande Bataille. Lui-même avait beaucoup de mal à évoquer sa mère. Alors Rachelle qui avait vu son fiancé mourir, chaque pièce de Ste Mangouste devait lui rappeler son amour perdu.

"Rachelle,
commença Will d'une petite voix. Je suis sincèrement désolé. Je m'excuse d'avoir fait ressurgir tous ces souvenirs."

Il serra la main de la jeune femme un peu plus fort pour lui montrer son soutien. Il vit Rachelle fermer les yeux une seconde et prendre une profonde inspiration avant de relever la tête vers lui.

"Pourquoi avoir arrêté vos études de médicomagie ?"

Il aurait du s'y attendre. Après avoir obtenu des révélations de l'infirmière, c'était à son tour d'en donner. Il baissa la tête et fixa sa main qui tenait encore Rachelle. Il prit une profonde inspiration et raconta pour la première fois depuis la mort de sa mère ce qui l'avait pousser à arrêter ses études.

"Quand mon père est mort l'année de mes 16 ans, je me suis promis d'arrêter les bêtises et de me concentrer sur les études. Je voulais devenir Médicomage pour sauver des vies. J'ai donc passé mes ASPIC avec succès puis j'ai été admis à l'école de Médicomagie. Après la mort de mon père, je me suis encore plus rapproché de ma mère, nous étions déjà très proche tous les deux mais nos liens se sont encore plus soudés. Elle était donc très heureuse que je réussisse ce que mon père avait toujours voulu pour moi. Elle était fière de moi et moi j'étais heureux qu'elle voit en moi, un homme dont elle pouvait être fière. Mais elle est morte six mois après que je commence ma première année,
la voix de William se cassa et il ferma les yeux pour cacher ses larmes. J'ai été anéanti. J'ai perdu tous mes repères, j'ai arrêté d'aller en cours et je me suis enfoncé dans ma tristesse. J'étais devenu une loque humaine et un poids pour ma famille. Et puis j'ai trouvé Cocaïne et ma sœur m'a mis à la porte, j'ai donc était obligé de me débrouiller. Voilà ma petite histoire. Elle n'est pas très glorieuse."

William releva la tête et fit un sourire triste à Rachelle. Ils avaient tous les deux connus la perte d'un être cher et tous les deux s'étaient relevés à leur façon. Il comprenait donc parfaitement ce que la jeune femme pouvait ressentir.

"Je ne sais pas si vous ressentez la même chose que moi, mais j'ai parfois du mal à rire sans me sentir coupable. Je veux dire, je m'en veux d'être heureux alors qu'elle n'est plus là. Je sais que c'est stupide et que la mort fait partie de la vie mais c'est plus fort que moi."


William réalisa que parler de ce qu'il ressentait lui avait fait du bien. Et il espéra que son histoire n'avait pas dégouté la belle Rachelle.



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Rachelle SilversterAncien personnageavatar
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Rachelle, encore perdue dans de douloureux souvenirs, accepta d'un vague hochement de tête les excuses de William, qui voulait se faire pardonner de l'avoir obliger à évoquer Simon. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, il ne pouvait pas savoir à l'avance qu'il la ferait souffrir en posant une question aussi banale. Et puis au moins c'était dit maintenant, ils ne reviendraient plus dessus. La jeune infirmière s'empressa d'ailleurs de changer de sujet en posant ce qu'elle croyait être une question innocente, puisqu'elle demanda à William pourquoi il avait arrêté ses études de médicomagie. Elle regretta aussitôt en le voyant baissé les yeux vers sa main, qui tenait d'ailleurs la sienne dans un geste de réconfort. Avait-elle fait la même erreur que lui en posant sans le vouloir une question dérangeante ?

Il commença par évoquer la mort de son père, qui l'avait au contraire poussé à entreprendre ses études de médicomagie, et après laquelle il s'était rapproché de sa mère. Rachelle craignait que malheureusement, ce ne soit pas là le seul drame de cette histoire déjà triste. Il continua en lui racontant que sa mère était décédée six mois après qu'il eut démarré ses études, et qu'il avait été anéanti. Elle voulait bien le croire, ça devait être terrible de perdre deux êtres chers en si peu de temps. De plus, sa propre sœur l'avait mis à la porte, et il avait été obligé de se débrouiller seul, après avoir trouvé "Cocaïne". Rachelle se demandait ce que c'était, ou qui c'était, mais n'osa pas poser la question. Le jeune homme releva la tête vers elle avec un triste sourire qu'elle lui rendit, puis elle posa sa deuxième main sur celle de William qui serrait toujours la sienne.

"Je suis vraiment désolée, de ce qui vous ait arrivé et de vous avoir amener à en parler."

L'infirmière comprenait parfaitement ce que William avait du endurer, même si elle avait eu la réaction inverse. A la mort de Simon, il lui restait encore deux d'études avant d'obtenir son diplôme, et elle avait redoublé d'ardeur. Plutôt que d'affronter la réalité et les épreuves qui allaient avec, elle s'était plongée dans ses livres de médicomagie, qui l'empêchaient de penser à quoi que ce soit d'ailleurs. Se noyer dans le travail avait été sa façon à elle de faire son deuil.

"Je ne sais pas si vous ressentez la même chose que moi, mais j'ai parfois du mal à rire sans me sentir coupable. Je veux dire, je m'en veux d'être heureux alors qu'elle n'est plus là. Je sais que c'est stupide et que la mort fait partie de la vie mais c'est plus fort que moi."

Si elle se sentait coupable ? Évidement, et aujourd'hui peut-être plus que jamais. Elle était là, à tenir la main d'un homme qu'elle trouvait charmant, alors qu'elle avait promis à Simon de l'aimer pour toujours. Elle entendait dans un coin de sa tête la voix de sa mère qui lui faisait toujours les mêmes reproches "Tu ne peux pas aimer un homme mort" ou "Il est temps que tu trouves quelqu'un d'autre". Rachelle n'avait jamais écouté ses conseils. Elle avait le sentiment que passer à autre chose serait trahir Simon et toutes les promesses qu'elle avait pu lui faire. C'était stupide, des promesses faites à quelqu'un qui était mort n'étaient plus censées avoir la moindre valeur, mais pour Rachelle elle en avaient. Parce que c'était la seule chose qui lui restait de lui maintenant, des promesses.

"Ça n'a rien de stupide, je me sens tellement mal parfois...Rachelle serra la main de William un peu plus fort, autant pour le réconforter que pour se donner du courage. J'ai l'impression de le trahir..."

C'était tellement hypocrite de parler de Simon, et de trahison, alors qu'elle tenait les mains d'un autre. Elle se sentit soudainement terriblement honteuse et lâcha subitement la main du futur concierge avec le sentiment d'être une personne horrible. Elle attrapa son verre de jus de citrouille et en bus une gorgée pour justifier son geste. Voulant à tout prix en finir avec cette conversation, elle ajouta avec un faible sourire.

"Il semblerait qu'on ait le chic pour poser les mauvaises questions..."
William SilversterAncien personnageavatar
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William sentit la main libre de Rachelle se poser sur la sienne et elle s'excusa de l'avoir fait parler de son passé. Il hocha la tête et lui fit un sourire triste pour lui signifier qu'il ne lui en voulait pas. De toute manière, elle ne pouvait pas savoir pour son passé et lui aussi avait fait remonter des souvenirs douleureux chez la jeune femme.

Lorsqu'il évoqua son sentiment de culpabilité, la jolie infirmière le rassura encore une fois.

"Ça n'a rien de stupide, je me sens tellement mal parfois...Rachelle serra la main de William un peu plus fort. J'ai l'impression de le trahir..."

La trahison, il avait tant de fois eu l'impression de trahir sa mère. Tant de fois, il s'en était voulu d'avoir arrêté ses études. Il avait l'impression d'avoir trahi la confiance et la fierté que sa mère avait placés en lui. Alors quand Rachelle avoua qu'elle aussi pensait trahir son défunt fiancé, elle enleva précipitamment sa main de celle du futur concierge. Ce dernier au contraire resserra sa prise sur celle qui était encore prisonnière.

"Je comprends ce que vous ressentez ! L'impression de trahison est, pour moi, toujours présente. J'ai trahi sa confiance en abandonnant mes études. Mais même si ce sentiment ne disparaîtra jamais complètement, j'essaye de continuer à vivre en me disant que de toute façon même si je continue à me morfondre ça ne la fera pas revenir. Je n'ai pas la prétention de dire que je vous connais parfaitement bien. D'ailleurs ça fait peu de temps que nous discutons mais je pense que vous devriez vous laisser un peu plus aller,
William rougit et baissa les yeux en pensant à ce qu'il allait dire. Vous savez le fait de vivre dans le souvenir de votre fiancé, ça ne le fera pas revenir. Je ne veux pas vous dicter votre conduite mais j'ai passé plusieurs années à vivre avec le souvenir de ma mère et ça ne m'a rien apporté de positif. Je pense avoir suffisamment porté son deuil et je crois comprendre que vous portez le deuil de votre fiancé depuis assez longtemps pour pouvoir avoir le droit de vivre comme vous l'entendez."

William se sentit bête, de quel droit se permettait-il de donner son avis à cette jeune femme ? Ils se connaissaient à peine. Nan mais quel crétin, il en loupait vraiment pas une. Maintenant Rachelle devait le prendre pour un gros moralisateur. Elle allait sûrement l'envoyer bouler et elle aurait raison.

"Excusez moi, je ne voulais pas vous faire de leçon de moral ou quoi que ce soit. C'est juste que... Will baissa le regard et gêné continua sur sa lancée. C'est juste que je trouve dommage qu'une jeune fille comme vous ait à souffrir autant."

Puis profitant de la perche tendu par la jolie infirmière, il changea à nouveau de sujet.

"Et oui, je crois qu'on a le chic pour poser les mauvaises questions. De toute façon, je suis un boulet. Ma tirade précédente le montre, je pense."


Le jeune homme leva la tête vers Rachelle et lui sourit malicieusement.



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Après avoir enlevé la main qu'elle avait posé sur celle de William, Rachelle voulut libérer la seconde mais il la serra un peu plus fort et elle décida de le laisser faire, ce qui ne soulagea pas sa conscience, bien au contraire. Il assura alors qu'il savait ce qu'elle pouvait ressentir, puisqu'il avait lui même l'impression d'avoir trahi sa mère en abandonnant ses études. Il prétendait que même si ce sentiment ne disparaitrait pas, il essayait de continuer à vivre car se morfondre ne servirait à rien. Croyait-il qu'elle l'ignorait ? Rachelle savait tout ça, c'était des conseils qu'elle-même avait été obligée de donner aux familles des patients qu'elle n'était parvenue à sauver. Elle connaissait la théorie par cœur, mais c'était plus facile à dire qu'à faire. "Aller de l'avant", "Passer à autre chose", ce n'étaient que des mots, pas plus difficile à prononcer que les autres. La réalité était bien plus dure.

"Je n'ai pas la prétention de dire que je vous connais parfaitement bien. D'ailleurs ça fait peu de temps que nous discutons mais je pense que vous devriez vous laisser un peu plus aller."

Rachelle fronça les sourcils, elle avait l'impression d'entendre sa mère ! Pourtant elle savait qu'il avait raison, qu'ils avaient tous les deux raisons. Mais elle détestait s'entendre dire ça, elle avait l'impression qu'ils pensaient qu'elle n'essayait pas, que ça lui plaisait comme situation. Comme si elle n'avait pas envie de pouvoir tourner la page ! Elle avait essayé, vraiment, mais à chaque fois cet affreux sentiment de culpabilité lui enserrait le cœur et elle n'arrivait pas à lutter. Simon la hantait constamment, elle pensait à lui tout le temps et n'arrivait pas à s'en libérer, parce qu'elle avait peur de l'oublier.

Le jeune homme continua en disant qu'il ne voulait pas lui dicter sa conduite -même si c'était clairement ce qu'il était en train de faire- et assura qu'elle portait le deuil de son fiancé depuis assez longtemps pour qu'elle puisse vivre "comme elle l'entendait". L'infirmière ne savait pas vraiment ce qu'il entendait par là, ni quel intérêt il avait à dire tout ça. Ils ne se connaissaient pas, il n'avait aucune raison de se préoccuper de la façon dont elle gérait son deuil. De quel droit décidait-il qu'elle avait pleuré Simon suffisamment longtemps ? Il ne l'avait même pas connu ! Ça ne le regardait absolument pas.

Alors qu'elle réfléchissait à ça, le regard de Rachelle se posa sur leur deux mains. Évidement, il était là l’intérêt. Comment avait-elle pu ne pas y penser plus tôt ? La jeune infirmière devait reconnaitre qu'elle n'était pas insensible au charme du jeune homme, et apparemment ce sentiment était partagé. S'il tenait tant à ce qu'elle oublie Simon, c'était peut-être seulement pour prendre sa place.

D'un geste un peu brusque, elle retira sa main de celle de William, qui se confondit en excuses. Il affirma qu'il n'avait pas voulut lui faire la morale *C'est raté !* et qu'il trouvait dommage qu'une jeune fille comme elle soit obligée de souffrir autant. Oui, c'était même sacrément dommage, mais c'était comme ça. Et ce n'était certainement pas à lui de décider si les choses devaient être autrement ou pas. Rachelle était assez grande pour savoir ce qu'elle faisait, elle n'avait de leçons à recevoir de personne, et encore moins d'un quasi-inconnu.

"C'est dommage, en effet, rétorqua-t-elle un peu froidement sans faire attention à la dernière phrase de William. Si elle le prenait pour un boulet ? Oui, un peu, mais elle était trop gentille pour le lui dire. Je devrais y aller..." ajouta-t-elle plus calmement en se levant.

Elle s'était assez confié pour aujourd'hui, ça lui apprendrait. Sa mère lui disait toujours que ça lui ferait du bien de parler de ça avec quelqu'un, et elle se trompait. Pourquoi essayer de partager sa douleur avec quelqu'un si s'était pour s'entendre dire qu'elle n'agissait pas bien et recevoir des leçons ? Non, ça faisait plus de mal que de bien. La jeune femme fouilla dans son sac à le recherche de son porte-monnaie, qu'elle finit par trouver au milieu des dizaines de flacons en tout genre qu'elle avait acheté, et elle déposa quelques pièces sur la table, avant de se diriger vers la sortie, le cœur serré.

Rachelle se sentait tellement idiote ! Elle avait plus de retenue que ça d'habitude, elle n'était pas du genre à évoquer des choses aussi personnelles avec un jeune homme croisé dans un bar, et l’expérience prouvait qu'elle avait raison d'agir ainsi. Elle avait cru que parce qu'il avait vécu des choses similaires il la comprendrait, mais pas du tout. Il n'avait fait que la mettre face à ses propres faiblesse, comme si elle n'était pas consciente de sa lâcheté. Elle avait tort d’espérer trop de lui, et maintenant sa déception lui restait en travers de la gorge. C'est d'une main légèrement tremblante qu'elle poussa la porte.


[William, tu peux la laisser filer et conclure le RP ou essayer de la rattraper, libre à toi ]
William SilversterAncien personnageavatar
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Nan mais quel crétin ! Il pouvait pas tenir sa langue nan ? Bah nan ! Monsieur est un crétin de première et ne réfléchit pas avant de parler. C'était évident qu'elle avait du essayer de vivre normalement après le drame. Et puis chaque personne est différente, chacun vit la perte de l'être cher à sa façon. En fait, il savait que rien ne serait plus jamais pareil. Alors pourquoi avait-il fait son psychomage ? La jeune femme était assez grande pour savoir ce qu'elle avait à faire toute seule sans que William se mêle de ses affaires.

C'est donc avec un pincement au cœur et avec beaucoup de honte qu'il vit Rachelle se lever, payer sa consommation et partir. Il prit les pièces et les serra dans sa main.

Puis en colère contre lui, il se leva et rattrapa l'infirmière avant qu'elle ne franchisse la porte de bar.

"Rachelle ! Attendez ! Je suis désolé, vraiment, je n'aurais pas du me mêler de vos sentiments. Je ne sais pas ce qui m'a pris."

William regarda Rachelle avec un regard de chien battu et ajouta en tendant les pièces qu'il avait dans la main à la jeune femme.

"Tenez, je vous rend votre argent. Je vous ai dit tout à l'heure que votre consommation était pour moi. S'il vous plaît acceptez, je me sens très mal. Je me suis comporté comme un goujat avec vous et je voudrais pouvoir réparer un peu ma faute."


Will espérait que Rachelle accepterait de reprendre son argent. Il se sentait tellement coupable.

"J'aimerais tellement que vous oubliez ce que j'ai dit. Je ne voudrais pas qu'il y ai des tensions entre nous à Poudlard. Je vous trouve très gentille et si vous acceptez de faire comme si rien ne c'était passé, je serais très heureux de vous avoir comme amie. Mais si vous préférez ne plus m'adresser la parole, je comprendrais."

Le jeune homme leva un regard désolé vers Rachelle, il aimerait tellement que la jolie infirmière lui pardonne et devienne son amie. Il était sur qu'ils passeraient de bons moments à rire tous les deux. Mais dans le cas contraire, si la jeune femme décidait de ne plus lui parler, il comprendrait, il s'était vraiment comporté comme le dernier des crétins.
William prit alors conscience que Rachelle le trouvait peut-être lourd et qu'elle n'avait aucune envie de le revoir à Poudlard. Peut-être qu'elle l'avait catalogué, avec Crispin Derébusor, dans les personnes à éviter.

"Enfin, je ne vous oblige à rien. Je ne veux pas que vous vous sentiez obligée de m'adresser la parole. Si vous me trouvez lourd et dénué d'intérêt dîtes le moi, je vous laisserez tranquille."

Le futur concierge baissa la tête et attendit que Rachelle lui dise ce qu'elle pensait réellement de lui et si elle voulait bien être son amie.



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Rachelle poussait déjà la porte du Chaudron Baveur quand la voix de William derrière elle la fit s'arrêter. Le jeune homme s'excusa de sa conduite, en reconnaissant qu'il n'aurait pas du se méler de ses sentiments, et ajouta qu'il ne savait pas ce qui l'avait pris. L'infirmière se retourna et une partie de sa rancœur s'effaça quand elle croisa le regard de chien battu du serveur. Il avait l'air honnêtement désolé, et Rachelle n'avait jamais été rancunière. Tout le monde faisait des erreurs, elle la première, et il méritait presque d'être pardonné pour le simple fait de les reconnaitre. Il lui tendit alors les pièces qu'elle avait laissé sur la table en lui rappelant qu'il avait voulut lui offrir sa consommation, et que de plus il voulait se rattraper. Elle fut tentée de lui dire qu'on ne réparait pas ses fautes avec de l'argent mais n'en fit rien.

Le jeune homme continua en lui demandant d'oublier ce qui c'était passer, il ne voulait pas qu'il y ait de tensions entre eux à Poudlard. Il était vrai qu'ils seraient peut-être amenés à être collègues pendant plusieurs années. En tout cas Rachelle n'avait pas prévu de changer de carrière et espérait pouvoir travailler à l'école de magie pendant encore longtemps. Il ajouta qu'il la trouvait gentille et qu'il aurait aimé qu'ils soient amis, mais qu'il comprendrait qu'ell ne veuille plus lui adresser la parole. L'infirmière avait beau chercher, elle ne trouvait plus aucune trace de la rancune qu'elle avait pu ressentir. Et à vrai dire, elle le trouvait presque touchant avec son regard désolé.

"Enfin, je ne vous oblige à rien. Je ne veux pas que vous vous sentiez obligée de m'adresser la parole. Si vous me trouvez lourd et dénué d'intérêt dîtes le moi, je vous laisserez tranquille."

Que pouvait-elle faire face ça sinon s'attendrir ? Alors qu'il baissa la tête, Rachelle attrapa sa main et le força à replia ses doigts sur les pièces qu'elle avait laissé.

"Vous mes les rendrez en Septembre, ça vous obligera à passer par l'infirmerie, répondit-elle avec un petit sourire. Et je ne vous trouve pas du tout dénué d'intérêt."

Sans en dire plus, elle le salua d'un signe de tête et sortir du bar. Elle ne transplanta pas tout de suite et se mit à marcher un peu dans la grande rue inondée de soleil, réfléchissant à ses dernières paroles. Elle espérait pouvoir discuter à nouveau avec William à la rentrée, et devenir son amie comme il semblait le vouloir. Elle ne savait pas vraiment où cela pourrait les mener, si ça les menait quelques part, mais il l'avait dit lui-même : il était temps d'avancer.


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Vraiment, vous êtes infirmière à Poudlard ? [Rachelle - William]

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