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 Affrontement(s) au Wizzardstadium ! [Juliet & Pilli]

Mary-Lisbeth PilliwickleAncien personnageavatar
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20 août 2006

Pilli descendit du Magicobus en compagnie des autres licenciés de l’Association Magico-Sportive de Brighton. Le coach avait décidé d’emmener ses jeunes athlètes au premier match de reprise du championnat de Quidditch. Mary-Lisbeth avait suivit de près le transfert des joueurs de son équipe favorite et elle était particulièrement impatiente de voir évoluer Shanna Kerdeen, la nouvelle recrue des Falmouth Falcons, au poste de batteuse.
Pour l’occasion, la jeune fille s’était peint deux grands traits guerriers sur chaque joue au couleur du club et elle était drapée dans un grand drapeau gris et blanc orné d’une tête de faucon.

Le match de ce soir opposait les FF au Harpies de HolyHead, vainqueur de la coupe l’année dernière. L’affiche était alléchante et le public était venu en masse aux abords du WizzardStadium. La foule se pressait devant les stands de sandwitch et l’air était chargé d’odeurs de hot dog, de Bièraubeurre et d’Hydromel. La douzaine de licenciés s’arrêtèrent d’ailleurs à un stand pour acheter un sandwitch en attendant le début du match et Pilli commanda un énorme pain garni de frites, de salade et de viande accompagné d’une boisson moldue dans une « canette ». La jeune fille la ramènerait vide chez elle, tel un trophée, car elle était sûr que cela ferait enrager ses parents qui ne décoléraient pas depuis l’échec de Warlock aux élections !

Après ces petites emplettes les membres de l’Association Sportive rejoignirent la file d’attente de la tribune nord juste derrière un groupe de jeunes hommes au cranes rasés et à la mine patibulaire. Pilli savaient qu’ils se qualifiaient de hooligans, un phénomène venu tout droit des « dérives autour des sports moldus » comme disaient ses parents. Les jeunes hommes avaient quelques choses de fascinant avec leurs tatouages mouvants sur leur corps. Pilli observa le dragon tatoué sur le bras gauche de l’un d’entre eux puis elle le vit se déplacer dans son cou pour venir recouvrir le crane du garçon. La jeune femme se promit aussitôt d’essayer de maitriser ce sortilège. Cela ne devait pas être si compliqué que ça ! Il fallait surement dessiner directement le motif souhaité sur son corps et ensuite utiliser un sortilège d’animation, ou alors, l’encre du tatouage était peut être une potion spécifique qui était à la fois indélébile et mouvante. Pilli irait à la bibliothèque pour se renseigner et si elle ne trouvait pas, elle demanderait à Harris ou à Adamson. La fillette s’imagina momentanément avec un cognard tatoué sur son corps, traversant vivement ses membres et un sourire mauvais illumina son visage. Oui, un tatouage, voila un truc que ses parents a-do-reraient !

Elle passa le cordon de sécurité sans encombre et suivit son coach qui cherchait leur emplacement dans les tribunes déjà bien remplies. Pilli croqua dans son grand sandwitch, qui avait commencé à refroidir, et le coach lui intima de rejoindre la place N132. Tout en mâchant, la jeune femme marcha dans sa rangée, scrutant les numéros inscrits sur les sièges.

*N130,…N131,… N132 !*


Elle se laissa choir sur son siège avant d’observer sa voisine du N134…qui n’était autre que cette trainée de Juliet Wilson ! Pilli avala sa bouchée et dévisagea sa voisine. Les deux jeunes filles ne pouvaient pas faire comme si elles ne se connaissaient pas puisqu’elles s’étaient affrontées sur le terrain lors du Match Serdaigle-Gryffondor (que les bleus avaient gagné d’ailleurs !). Même si Juliet était bien plus vieille que Pilli, cette dernière se permit un petit sarcasme à l’attention de sa camarade.

« Wilson ! lança-t-elle en tentant d’aspirer un morceau de salade coincé entre ses dents, Ça m’étonne de te voir ici dans cette tribunes, je te voyais plutôt faire des étirements sur le bord du terrain … en compagnie de je ne sais quel joueur ! »

Bien sûr, cela pouvait faire référence aux nombreuses qualités sportives de la Gryffondor qui avait largement le niveau pour poursuivre une carrière dans le Quidditch maintenant qu’elle avait quitté Poudlard. Cependant, Pilli faisait plutôt écho aux ébats torrides de Juliet et de Killian Gray dans le parc, dont toute l’école avait parlé. La jeune fille s’appuya donc sur son siège et croqua une nouvelle bouchée de son sandwich, en attendant la réponse de la Gryffondor.


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Après avoir avalé son petit déjeuné composé d’un bol de céréales, de deux tartines et d’une grand verre de jus de pomme – boisson de prédilection de la jeune fille – Juliet fila à l’étage et gagna sa chambre. Elle attrapa dans son armoire des sous-vêtements, un short en jean, un tee-shirt, un sweet à capuche bleu et s’habilla. Elle passa par la salle de bain, se brossa les dents, s’aspergea le visage d’eau et noua ses longs cheveux à la va-vite en un chignon lâche. Elle gonfla les joues devant son reflet et ne pu s’empêcher de rigoler devant sa propre gaminerie. Elle gagna ensuite la chambre de sa petite sœur, poussa doucement la porte, entra, et s’assit sur le bord du lit de Leah. Cette dernière dormait encore profondément, sa peluche verte en forme de loup contre elle. Un sourire attendri se dessina sur les lèvres de la Gryffondor alors qu’elle était entrain de se remémorer tous les moments qu’elle avait passé seule à seule avec Leah depuis le début de l’été. Elle l’avait emmené dans plusieurs lieux, notamment Moldus, afin de passer le maximum de temps avec sa petite sœur. Elle l’avait même entraîné dans une randonnée de plusieurs jours où les deux filles avaient dû dormir sous la tente et tenter, je dis bien tenter, de faire à manger. Autant vous dire que ca fut assez compliqué, Juliet n’étant pas capable de faire cuire quelque chose sans le faire brûler.

La rouge et or entoura Leah d’un regard protecteur. Elle se comportait de plus en plus comme une mère avec sa sœur, et toute sa famille l’avait remarqué. Mais c’était sa tante qui lui avait fait remarquer alors que Juliet avait réprimandé violement Isobel, sa fille, lorsque cette dernière s’était moquée méchamment de la fillette.

« Tu n’es pas sa mère Juliet, alors tu n’as pas à intervenir. Si Leah est trop lâche pour répondre aux petites piques d’Iso c’est son problème, pas le tien, compris ? »

Les yeux de sa petite sœur s’étaient brusquement remplis de larmes tandis que ceux de Juliet lançaient des éclairs. Elle avait attrapé la main de Leah et avait clamé avec toute l’insolence dont elle était capable de faire preuve :

« Mais dis moi, c’est moi où t’es vraiment une grosse conne ? »

Le silence s’était brusquement fait dans la pièce et Juliet savourait avec délice le spectacle. Sa tante, offusquée par de telles paroles avait posé sa main sur sa bouche et avait écarquillé démesurément ses yeux à s’en rendre ridicule. La Gryffondor l’avait regardé, et méprisante, avait déclaré :

« Tu fais sérieusement pitié »

Elle avait ensuite tiré sa petite sœur vers la sortie et sans un regard pour sa famille maternelle avait transplané chez elle avec Leah.

Juliet fut tirée de ses pensées par des pas dans le couloir. Elle leva la tête, déposa un baiser sur le front de la fillette et partit sur la pointe des pieds. Elle aperçu son père, accoudée à la fenêtre, une cigarette à la main. Elle fut tentée de l’appeler, puis y renonça, elle allait finir par être en retard avec tout ça ! Elle descendit l’escalier le plus discrètement possible, chaussa ses tennis, se concentra sur le lieu où elle voulait se rendre, ferma les yeux et transplana. Lorsqu’elle rouvrit ses yeux, un grand sourire étira ses lèvres. Elle était au Wizzardstadium, et le spectacle qui se déroulait sous ses yeux ne pouvait que la faire sourire. Un remue-ménage agitait les lieux. Les gens courraient, s’appelaient, riaient. Quelques uns, sûrement des supporters de deux équipes différentes, se lançaient des insultes. Le match opposait les Falmouth Falcons au Harpies de HolyHead. Elle ne savait vraiment pas quelle équipe était sa favorite, et c’était pour cela qu’elle voulait absolument assister au match. Pour ça, mais aussi car depuis peu, Juliet avait prit la décision de devenir joueuse de Quidditch professionnelle. Quitte à devenir Médicomage lorsqu’elle serait trop vieille pour jouer.

Elle s’arrêta à un stand qui vendait de la nourriture, acheta une canette de jus de pomme et un hot-dog puis chercha sa place dans les tribunes.

131…132… 133 !

Elle se laissa tomber sur le siège en plastique et commença à manger son hot-dog avec appétit. Comment ça ? Elle avait prit un petit déjeuné juste avant de venir ? Oui et alors ? Elle écouta d’une oreille discrète les airs de musique que les enceintes passaient et commença à rêvasser, les yeux dans le vague. C’est une voix qu’elle avait déjà entendu quelque part qui la tira de sa rêverie. Elle tourna lentement la tête vers l’origine du son et découvrit non sans surprise une de ses camarades de Poudlard. Marie-Lisbeth Pilliwickle, appelée Pilli par l’ensemble de Poudlard. Cette dernière la salua, et déclara, sarcastique qu’elle était étonnée de la trouver là, pensant plutôt l’apercevoir sur le bord du terrain entrain de faire un échauffement avec un joueur.

Juliet haussa les sourcils. Il fallait être stupide pour ne pas comprendre l’allusion. Mais alors vraiment stupide. Et la jeune fille ne l’était pas, loin de là. Elle jaugea la Serdaigle du regard puis répondit, méprisante :

« Attend, ôte moi un doute, t’as bien dit Wilson, pas Lorgan ? Parce que tu dois de tromper de personne hein. Aux dernières nouvelles, je ne suis pas comme elle, merci bien. »

Elle s’apprêtait à rajouter quelque chose, puis se ravisa. Elle voulait voir si la gamine aurait la présence d’esprit de ne pas continuer à l’insulter. Il vaudrait mieux, d’ailleurs.

[HRP]Désolée pour le pavé et pour tout le début qui n'a absolument aucun rapport avec le RP, mais ça faisait trop longtemps que je n'avais pas RP avec Juliet :mrgreen: [/HRP]



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Mary-Lisbeth PilliwickleAncien personnageavatar
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Pilli mâchait négligemment de son énorme sandwitch lorsque Juliet répondit :

« Attend, ôte moi un doute, t’as bien dit Wilson, pas Lorgan ? Parce que tu dois de tromper de personne hein. Aux dernières nouvelles, je ne suis pas comme elle, merci bien. »

Visiblement la Gryffondor avait saisi le sous-entendu. D’ailleurs elle avait surement dû subir de nombreuses remarques sur le sujet, vu que ses ébats dans le parc avaient failli couter la victoire à sa maison lors de la coupe. Mais la septième année avait beau dire ce qu’elle voulait, pour Mary-Lisbeth, Juliet était à placer dans le même panier que Lorgan bien qu’elle soit légèrement moins provocante dans le choix de ses tenues. Cependant, la Serdaigle feignit volontairement l’innocence en faisant observer :

« Je ne savais pas que Lorgan jouait au Quidditch. »

Elle lui décrocha le sourire désabusé dont elle avait le secret et qui faisait régulièrement bondir ses parents avant d’ajouter :

« Dommage qu’elle ne soit pas chez les Gryffondor, elle aurait pu te remplacer au poste de Poursuiveuse l’année prochaine… »

C’était plutôt amusant de remuer le couteau dans la plaie ! Depuis que sa sœur avait été chassée par ses parents du domicile familial, la fillette avait trouvé ce nouveau passe-temps particulièrement plaisant : L’art d’emmerder le monde ! Et après ses horribles géniteurs, sa cible favorite était les filles qui ne parlaient que fanfreluche et qui vivaient uniquement pour partager une histoire d’amour passionnée et romantique avec des gars du genre de Killian Gray. Pathétique. Dommage pour elle, Juliet faisait visiblement partie de la deuxième catégorie !

« Oh fait ? Tu t’es bien remise de la petite bosse que je t’ai faite la saison dernière ? » rappela-t-elle d’un ton railleur.

En effet, lors du match Serdaigle/Gryffondor, Pilli avait violement expédié un cognard sur le front de sa camarade. Juliet avait terminé la rencontre avec l’équivalent d’un oeuf sur son front ! Même si elle avait tapé de toutes ses forces, Mary-Lisbeth n’avait pas (encore) la force de frappe d’un Keller ou d’un Gray, ses homologues Serpentard. Cependant, elle avait tout de même été très fière d’avoir réussi à surprendre la meilleure des trois poursuiveuses des Gryffondor .

« La prochaine fois, viens me voir avant la rencontre, je pourrais te vendre un Filtre Énergisant afin que tu puisses réagir plus vite et éviter les cognards… »
insista-t-elle.

Pilli avait déjà réalisé ce filtre visant à booster les capacités des joueurs. Lorsqu’elle l’avait essayé, cela lui avait donné d’horribles palpitations mais elle avait fini par s’y habituer. Elle avait finalement envisagé l’idée de l’utiliser lors d’un match même si elle se doutait que cela ne devait pas être vraiment légal…
Alors qu’elle tentait d’évaluer les conséquences d’une telle tricherie si elle se faisait prendre, des éclats de voix retentirent un peu plus bas dans les tribunes. Le groupe de Hooligans qu’elle avait vu à l’entrée venait de prendre à partie quelques supporters des Harpies. Pilli se leva de son siège pour observer la scène avant de souffler :

« Ca a l’air de dégénérer là bas… »


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Pilli semblait visiblement jouer la carte de l’innocence, car elle lui demanda si Lorgan jouait au Quidditch. Juliet éclata de rire. Lorgan ? Quidditch ? Rien que l’idée la faisait rire.

« Hors de question que Lorgan fasse de Quidditch. Elle tannerait à coup sûr McGo pour que les tenues soient beaucoup plus courtes, moulantes et décolletés. Pathétique. » Déclara-t-elle en levant les yeux au ciel.

Elle considéra la Serdaigle avant de rajouter :

« Ouais j’sais, je dis beaucoup de mal d’elle. Mais au pire j’m’en fou, je l’aime pas. Genre depuis… Longtemps. »

La Gryffondor eut un mauvais sourire en repensant à l’altercation qu’elles avaient eu dans les toilettes et au coup qu’elle lui avait porté. Elle écouta Marie-Lisbeth lui dire qu’il était dommage que Kelsey ne soit pas à Gryffondor car elle aurait pu reprendre sa place de Poursuiveuse. Un sourire euphorique se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Elle répondit, les yeux brillant de bonheur :

« Désolée de te décevoir mais je crois bien que tu vas devoir m’affronter encore un an. Les septièmes années retournent à Poudlard l’année prochaine. Avec le MIM qui a gagné les élections et les ASPICS qui ont brûlé… »

La jeune fille ne cacha pas sa joie. Une nouvelle année à Poudlard, c’était vraiment trop génial. Mieux que ça même.

« Bon, pour les cours c’est chiant quoi, mais au pire ça je m’en fou carrément. Genre les cours c’est important quoi. Non ce qui est trop cool c’est les gens et puis surtout le Quidditch. Parce que je veux continuer le Quidditch plus tard, faire une carrière de Poursuiveuse Professionnelle. C’est pour ça que je suis là d’ailleurs. Enfin, surtout pour regarder le match hein. »

Elle adressa un grand sourire à Pilli. T’as raté ton coup ma grande ! Essaie encore ! En même temps, elle aurait peut être fait la même chose si elle avait en face d’elle quelqu’un qui s’était fait une réputation peu glorieuse à cause d’un incident malencontreux (hum…) dans le parc. Même s’il fallait l’avouer, la plupart des choses que l’on racontait à son sujet étaient fausses et provenaient de l’imagination pure des commères de Poudlard. Mais rien ne pouvait ébranler la joie que la Gryffondor ressentait. La victoire du MIM, une nouvelle année à Poudlard… Difficile qu’elle perde sa joie de vivre juste pour quelques petites rumeurs. Elle était en train d’y songer lorsque la Serdaigle lui rappella la jolie bosse qu’elle lui avait faîte en la visant avec un cognard pendant le match Gryffondor/Serdaigle.

« Bah, ça fait partit du jeu. Mais joli coup en tout cas, tu es la première à m’avoir eu à la tête ! Puis tu sais hein, une bosse, c’est une bosse, c’est rien quoi. Ouais ça fait un peu mal, mais pas de quoi hurler. Hé tu crois quoi ? Je suis pas comme les filles qui hurlent lorsqu’elles se cassent un ongle. Merlin, ça c’est pitoyable comme pas possible. Non mais voilà quoi, ça fait pitié. »

Pilli insista en lui demandant si elle voulait avoir un filtre énergisant afin d’éviter les cognards, la prochaine fois. Juliet sourit. Elle n’aurait pas dit mieux.

« Qui te dit que tu me toucheras la prochaine fois ? On va dire que tu y es arrivée une fois grâce à une chance phénoménale. Ouais, je me jette des fleurs, c’est cool. Non sérieux, fait gaffe, je ferais attention la prochaine fois. Et d’ailleurs ta potion c’est quoi ? Je veux pas en prendre hein, parce que je veux pas tricher pour le Quidditch mais voilà quoi, c’est intérréssant. »

Elle ouvrit sa cannette de jus de pomme et en but une gorgée avant de la tendre à la Serdaigle.

« T’en veux ? »

Son regard fut alors attiré par un mouvement de foule dans les tribunes. Les deux groupes adverses qu’elle avait repéré tout à l’heure, s’insultaient. Un homme se détacha du lot et hurla des injures à un autre homme de l’autre groupe. Ce dernier s’avança et lui décrocha un coup de poing dans le visage. Juliet fronça les sourcils.

« Putain. C’est qu’il va loin pour défendre son équipe préféré. »

Le groupe entier de l’homme qui avait reçu le coup se jeta contre celui qui lui avait donné.

« Ouais bah ils sont mignons à se tabasser comme ça mais ils font un peu chier. En plus ils sont pleins contre un. J’irais bien l’aider tiens. »



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Mary-Lisbeth PilliwickleAncien personnageavatar
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Lorsque Pilli évoqua la possible intégration de Lorgan dans une équipe, Juliet déclara que Kelsey voudrait surement que les tenues soient plus courtes, moulantes ou décolletés. Mary-Lisbeth jeta un coup d’œil au mini short en jeans de sa voisine en songeant que c’était St Mangouste qui se foutait de l’hôpital ! Néanmoins, elle approuva les dires de sa camarade tout en mâchant son sandwich :

« Clair ! Ou alors elle voudrait qu’il n’y ait pas de tenue du tout : Le Nude-Quidditch ou le Pole-Dance sur balai ! s’exclama-t-elle avant d’ajouter d’un ton railleur, Merlin seul sait ce que Lorgan serait capable de faire avec un balai… »

Plusieurs images se bousculèrent dans le cerveau inventif de Pilli et cette dernière grimaça en lançant un « Beurk ! » dégouté.

Juliet précisa ensuite qu’elle ne portait pas Lorgan dans son cœur depuis un paquet d’années et Pilli songea que ce devait bien être là le seul point commun qu’elle avait avec l’ex-poursuiveuse des Gryffondor ! Enfin, Poursuiveuse tout-court visiblement puisque cette dernière s’exclama :

« Désolée de te décevoir mais je crois bien que tu vas devoir m’affronter encore un an. Les septièmes années retournent à Poudlard l’année prochaine. Avec le MIM qui a gagné les élections et les ASPICS qui ont brûlé… »

« Quoi ? s’étonna Pilli la bouche pleine, Vous rempilez pour 1 an ? »

Ce n’était vraiment pas une bonne nouvelle pour l’équipe de Serdaigle ! Si Wilson restait chez les Gryffondor, cela voulait donc dire qu’O’Connor conserverait son poste chez les Serpentard. Même si le jeune homme n’avait pas fait une super saison en tant qu’Attrapeur, il avait réussi son année comme Capitaine puisque les verts avaient gagné la coupe. Serdaigle devrait donc avoir une excellente équipe l’année prochaine pour espérer supplanter les autres maisons qui conservaient certains de leur meilleur joueur un an de plus. D’ailleurs, la perspective de faire une nouvelle rentrée à Poudlard enchantait particulièrement Juliet ! Cette dernière voyait là une opportunité pour s’exercer davantage au Quidditch et ainsi intégrer une équipe professionnelle après ses études.

« Tu veux devenir Poursuiveuse ? » s’étonna Pilli en haussant les sourcils. Elle pensait plutôt que la Gryffondor se destinait à une carrière … différente. Le même genre de carrière que Lorgan à vrai dire. La fillette observa sa voisine du coin de l’œil tout en attrapant quelques frites qui menaçaient de tomber de son sandwitch. Elle ne résista pas à l’envie de railler une nouvelle fois sa camarade en évoquant le cognard qu’elle lui avait envoyé en pleine face lors du match Serdaigle/ gryffondor !

« Bah, ça fait partit du jeu. Répondit simplement Juliet, Mais joli coup en tout cas, tu es la première à m’avoir eu à la tête ! Puis tu sais hein, une bosse, c’est une bosse, c’est rien quoi. Ouais ça fait un peu mal, mais pas de quoi hurler. Hé tu crois quoi ? Je suis pas comme les filles qui hurlent lorsqu’elles se cassent un ongle. Merlin, ça c’est pitoyable comme pas possible. Non mais voilà quoi, ça fait pitié. »

« C’est pour ça que je vais plus dans les toilettes des filles ! Si c’est pour entendre Richardson qui se plaint parce qu’elle a perdu sa broche, Twilfit qui peste car elle a fait une tache sur sa robe, et Fowler qui piaille en se remettant du rouge à lèvres : très peu pour moi ! Je préfère laaaaaargement les chiottes des mecs ! »

Mais Juliet ne semblait pas disposée à poursuivre la conversation sur ce sujet puisqu’elle embraya une nouvelle fois sur le Quidditch en disant que si Pilli avait réussi à la toucher lors du Match Serdaigle/Gryffondor, c’était uniquement grâce à une chance phénoménale.

« Pas de la chance, du talent ! »
rappela la fillette en levant un index.

La septième année ouvrit alors sa canette et devant le regard insistant de la fillette, lui proposa une gorgée de jus de pommes. Mary-Lisbeth refusa la proposition de sa camarade, puisqu’elle avait sa propre boisson. Elle avait uniquement observé Juliet car c’était la première fois qu’elle buvait dans ce récipient moldu et elle ne savait pas s’en servir. Il imita donc les gestes de Juliet pour ouvrir sa propre canette et un jet de boisson gicla sur ses mains. Elle se décala légèrement pour laisser couler une partie du breuvage au sol avant de grogner :

« Le vendeur aurait pu me dire que c’était gazeux ce truc ! Je l’aurais pas autant secoué ! »

Elle aspira la boisson qui s’était répandu sur le dessus de la canette avant d’apercevoir l’altercation en contre bas. Deux personnes échangèrent des coups de poings et Juliet jugea qu’ils y allaient peut-être un peu fort pour supporter leur équipe. Pilli, qui n’était pas très grande, monta debout sur son siège afin d’avoir une meilleure visibilité sur la scène. Ils étaient maintenant plusieurs à s’acharner sur un homme et la jeune fille observa ce spectacle tout en découvrant la saveur piquante de sa boisson.

« Ouais bah ils sont mignons à se tabasser comme ça mais ils font un peu chier. En plus ils sont pleins contre un. J’irais bien l’aider tiens. »

« T’es bien une Gryffondor toi ! Parfois on se demande ou vous avez rangé votre cerveau ! »
ironisa Pilli bien qu'elle soit assez mal placé pour donner des leçon en matière d'impulsivité.

Plusieurs personnes semblaient vouloir fuir la bagarre au plus vite et remontèrent en enjambant les sièges. La foule commençait se presser vers le fond de la tribune où étaient installées Juliet et Pilli.

« Putain, mais ils ne peuvent pas s’asseoir ? On voit plus rien ! »
ragea la fillette. Il fallait avouer qu’elle aimait la baston. Effectivement, ca ne collait pas à l’image du Serdaigle qui devait toujours avoir son nez dans les livres mais Pilli n’était pas une contradiction près ! Elle avait toujours aimé la bagarre que ce soit en tant que simple spectatrice ou en tant que participante : La fillette ne se sentait pleinement vivante que lorsqu’elle prenait des risques ! C’était comme tricher, ou faire du commerce illicite au sein de l’école : Ce qui était amusant, c’était de transgresser les règles et de ressentir ce mélange de peur, de tension et d’excitation ! Au moment où elle songeait à tout ceci, un homme la bouscula et elle fut projetée sur Juliet. Pilli lâcha sa canette qui s’explosa au sol en produisant de grandes giclées de boissons gazeuses.

« Et Meeeeeeeeeerde, tu peux pas faire attention ! » s’exclama-t-elle à l’intention du garçon qui l’avait bousculé.

« Tu me fais pas peur face de troll ! » poursuivit-elle dédaigneusement lorsqu’il fronça les sourcils et serra les poings, on est deux contre toi ! On va faire qu’une bouchée de ta Sale-Tronche-De-Goule-Puante! » éructa-t-elle avant de se tourner vers Juliet. Après tout sa camarade voulait se battre un instant plus tôt …Elle n’allait pas la lâcher maintenant…Si ?


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Alors qu’elle évoquait les tenues de Quidditch selon Lorgan, Juliet surpris le regard de sa camarade s’attarder sur son short. Elle éclata de rire et déclama :

« Attend Pilli, il y a une différence entre être habillée avec un short, un sweet et des tennis et un short, un haut décolleté et des talons hauts ! »

La Serdaigle déclara qu’à son avis Kelsey ne voudrait pas de tenues du tout et que Merlin seul savait ce que Lorgan pouvait faire avec un balai, Juliet battit des paupières, essayant de chasser les images qui passaient dans sa tête. La petite résuma sa pensée avec un « Beurk » des plus évoquant. La Gryffondor hocha la tête pour approuver, c’était le mot qui convenait.

Visiblement Pilli n’était pas au courant que les Septième année revenaient au château cette année car elle lui reposa la question, à laquelle Juliet répondit par un hochement de tête affirmatif en souriant. Elle continua en disant que c’était plutôt une bonne nouvelle pour elle, vu qu’elle voulait devenir Poursuiveuse. Cette nouvelle aussi eu l’air d’étonner la jeune fille.

« Oui… Mais je ne sais pas quel club j’aimerais rejoindre. C’est pour ça que je m’intéresse de près aux matchs qui vont se dérouler cette année. »

Pilli la nargua encore une fois sur le Cognard qu’elle lui avait envoyé. Juliet répondit simplement que ça faisait partie du jeu, puis pour une bosse, elle n’allait pas se plaindre ! Et que d’ailleurs, les filles qui pleuraient dès qu’elles perdaient un ongle étaient pitoyable.

« C’est pour ça que je vais plus dans les toilettes des filles ! Si c’est pour entendre Richardson qui se plaint parce qu’elle a perdu sa broche, Twilfit qui peste car elle a fait une tache sur sa robe, et Fowler qui piaille en se remettant du rouge à lèvres : très peu pour moi ! Je préfère laaaaaargement les chiottes des mecs ! »


« La dernière fois que j’ai croisé Lorgan dans les toilettes des filles, mon genou à finit dans son ventre alors… » Grimaça Juliet en se remémorant encore une fois cette rencontre.

Pilli lui rappela ensuite que c’était son talent, et non sa chance qui lui avait permit d’envoyer un Cognard sur la tête de la Gryffondor. Cette dernière sourit devant le culot de la Serdaigle. Elle allait répondre lorsque la troisième année ouvrit sa canette qui gicla sur ses mains. Elle éclata de rire devant la réaction de la jeune fille et lui demanda :

« Tes deux parents sont sorciers ? »

Ceci expliquerait donc cela.

A ce moment là, la bagarre dégénéra et plusieurs hommes se mirent à frapper la même personne. Fronçant les sourcils, Juliet déclara qu’elle irait bien l’aider.

« T’es bien une Gryffondor toi ! Parfois on se demande ou vous avez rangé votre cerveau ! »

« Parce que tu vas me dire que tu as envie de fuir devant cette bagarre ? »

Un mouvement de foule se créa et quasiment tout le monde se leva. Pilli, énervée, se mit à injurier les gens de devant. Juliet continua, furieuse :

« Oh bordel de Troll ! Assis devant ! Mais assis merde ! Putain vous faîtes chier les gars ! »

La rouge et or se leva, se mettant sur la pointe des pieds pour apercevoir quelque chose. Plusieurs personnes avaient rejoints les deux groupes adverses, mais la plupart étaient en train de remonter le plus vite possible les tribunes, enjambant les sièges et bousculant les gens aux passages. Alors qu’elle allait injurier une femme qui lui avait écraser le pied, Pilli se fit pousser par un homme et se fit projeter sur elle. La Serdaigle s’énerva contre l’homme qui lui était rentré dedans. Ce dernier fronça les sourcils et serra les poings. La troisième année lui clama qu’elles étaient de contre un et qu’elles ne feraient qu’une seule bouchée de lui. Puis, elle se retourna vers la Gryffondor. Cette dernière esquissa un grand sourire et reporta son attention sur l’homme. Elle le jaugea du regard. La vingtaine, assez baraqué, visiblement de mauvaise humeur. Cette constatation ne fit que renforcer son sourire qui devint mauvais. Elle lâcha :

« Ecoute mon grand, j’ai pas envie de frapper un mec comme toi, j’ai peur de te faire mal. Alors retourne voir maman, d’accord ? »

L’homme grogna de fureur et fit craquer ses doigts.

« Je ne frappe pas les jolies petites minettes. »

Elle haussa les sourcils d’un air dédaigneux et s’exclama :

« Oh toi et moi on n’a pas élevé les Sombrals ensemble c’est clair ? Alors tu me parles autrement, compris connard ? »

Elle termina :

« Alors écoute, que ce soit bien clair, soit tu as un brin d’intelligence et tu vas voir ailleurs, soit tu joues au con et tu restes. Dans ce cas on sera ravies de te refaire ta petite gueule de fils à maman. Je suis gentille aujourd’hui, je te laisse le choix. »



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Mary-Lisbeth PilliwickleAncien personnageavatar
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Lorsque Pilli évoqua sa réticence à fréquenter les toilettes des filles, Wilson affirma que la dernière fois qu’elle avait fréquenté ce lieu, son genou avait fini dans le ventre de Lorgan. Mary-Lysbeth haussa les sourcils mi-étonnée, mi-admirative. Finalement Juliet n’était peut-être pas la fille qu’elle s’était imaginée : Elle n’avait pas l’air d’avoir froid aux yeux et cela n’était pas sans déplaire à la petite batteuse. Curieuse de nature, Pilli voulut en savoir plus sur les raisons de cette altercation mais sa canette lui gicla entre les mains. Juliet éclata de rire devant l’inexpérience de la fillette avant de lui demander si ses deux parents étaient sorciers.

La fillette aspira quelques gorgées de boisson tandis que les traits de son visage se durcissaient à l’évocation de ses géniteurs. Rien ne pouvait autant l’énerver que ses parents et lorsqu’elle pensait à eux, elle ressentait toujours un élan de rage difficilement contrôlable. Elle expira bruyamment par le nez en serrant la mâchoire avant de grogner :

« Sang-pur depuis des générations... Mes parents sont la preuve vivante des ravages que peuvent causer la consanguinité. » déclara-t-elle avec morgue arrogance/te.*

Au même moment les échauffourées dans le stade débutèrent. Alors que les deux jeunes filles se délectaient du spectacle en contre bas, un jeune sorcier bouscula la Serdaigle. Fidèle à son tempérament bagarreur, la fillette ne se laissa pas marcher sur les pieds et chercha l’appui de la septième année qui fit front avec elle :

« Ecoute mon grand, j’ai pas envie de frapper un mec comme toi, j’ai peur de te faire mal. Alors retourne voir maman, d’accord ? »

Un sourire en coin machiavélique étira le visage de Pilli. Juliet en avait dans le ventre ! La fillette croisa les bras et colla ses mains juste sous ses aisselles. Les pieds solidement encrés dans le sol, elle remonta les épaules contre son cou et défia le garçon du regard tandis qu’il faisait craquer ses doigts dans le but de les intimider.

« Je ne frappe pas les jolies petites minettes. » ajouta-t-il d’un air hostile.

Juliet répondit du tac au tac qu’ils n’avaient pas gardé les sombrals ensemble et qu’il n’avait pas à lui parler avec autant de familiarité. Afin de ponctuer sa phrase, elle ajouta un « connard » particulièrement opportun.

« Laisse Juliet, cette couille de Doxy se cherche des excuses… Il est juste en train d’chier dans sa robe de sorcier, c’est tout. »
cracha Pilli dédaigneusement.

A vrai dire la fillette faisait tout pour provoquer son assaillant. L’évocation de ses parents un peu plus tôt dans la conversation avait réveillé ses instincts les plus sombres et elle avait envie de cogner le premier venu, même s’il s’agissait d’un homme faisant deux fois sa taille. Si elle avait été à Poudlard, elle lui aurait infligé un sortilège de son invention, comme le Blocrespi. Elle avait mis au point ce sortilège en étudiant le principe du Bloclang, sortilège où la langue se colle au haut du palais. Dans le Blocrespi, les lèvres et les narines se collaient entre elles pour empêcher la personne de respirer … Malheureusement, la fillette n’avait que quatorze ans et elle n’avait pas le droit de faire de la magie en dehors de l’école. Elle devrait donc se contenter de ses poings qu’elle positionna devant son visage afin de parer un éventuel coup de leur interlocuteur.
Au même moment, Juliet prit une nouvelle fois la parole sur un ton acerbe :

« Alors écoute, que ce soit bien clair, soit tu as un brin d’intelligence et tu vas voir ailleurs, soit tu joues au con et tu restes. Dans ce cas on sera ravies de te refaire ta petite gueule de fils à maman. Je suis gentille aujourd’hui, je te laisse le choix. »

Secrètement Pilli espérait que le garçon allait mettre une claque à Juliet. Ce serait la goutte d’eau qui lui permettrait de laisser libre court à ses pulsions et elle en avait terriblement besoin, là, maintenant. Poussée par la clameur de la foule qui fuyait autour d’elle et portée par une bouffée d’adrénaline, elle avait la sensation de pouvoir affronter n’importe qui.

Malheureusement, après leurs avoir jeté un regard noir, le garçon tourna les talons et grimpa prestement les gradins. Il avait surement trouvé particulièrement ridicules ces deux frêles jeunes filles qui voulaient jouer aux durs !
Néanmoins, lorsqu’elle vit partir son unique chance de passer ses nerfs, Pilli voulut retenir le garçon en l’inondant d’insultes diverses, mettant en doute sa virilité, et évoquant la mère du fuyard en des termes…relativement imagés. Le garçon ne répondit pas aux provocations et poursuivit son chemin.


Pilli se rendit alors compte que pendant leurs altercation avec lui, la petite baston initiale avait tourné en bagarre générale ! Chouette ! Les gens courraient de partout, s'affrontaient à mains nues où en usant de sortilèges ! Même Lou Maguys, le célèbre fantôme du WizzardStadium prenait part aux combats* ! Pilli remonta ses manches sur ses coudes et s’apprêtait à casser des jambes (enfin du moins essayer) lorsque l’entraineur de son association sportive sortit de nulle part en l’attrapant par les épaules :

« Mary-Lisbeth ! Que fais-tu encore ici ! On évacue les tribunes par Merlin ! Viens, je vais te faire la courte échelle afin que tu rejoignes la tribune supérieure ! Les sorties de secours sont bondées maintenant et les sorciers se piétinent mutuellement, déplora-t-il avant de poursuivre légèrement agacé, Mais pourquoi diable es-tu resté au cœur des affrontements ? »

Elle ne pouvait décemment pas dire qu’elle avait envie de tordre des cous et de péter des mâchoires. Ce n’était pas le genre de révélation à faire, sauf si l’on voulait finir sa vie comme Fernoys ! En plus, elle respectait trop son entraineur pour lui désobéir. Le coach avait toujours été là pour elle, notamment lorsqu’ Anna-Rose avait été chassé de la maison parentale. La fillette devait donc trouver une autre excuse pour expliquer sa présence dans les tribunes.

« Euh… je ne pouvais pas laisser ma copine Juliet toute seule ! Elle s’est fait prendre dans un mouvement de foule…Alors j’ai voulu l’aider…» mentit-t-elle en cherchant la Gryffondor du regard.

L’entraineur se tourna pour observer la Poursuiveuse qu’il n’avait pas remarqué avant. Au bout de quelques secondes, il l’attrapa par le bras et demanda :

« Ça va mademoiselle ? Vous n’avez rien ? Vous êtes blessée ? »

Pilli grimaça légèrement et implora Juliet du regard afin qu’elle rentre dans son jeu.




Hors Jeu: * Daisy m'a promit 20 points si je replaçais ça dans un RP ! :mrgreen: Lou, si tu lis ces lignes, n'y voit aucune attaque personnelle: On veut juste que tu viennes t'amuser avec nous !



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Lorsque Juliet lui demanda si ses deux parents étaient sorciers, la jeune fille lui répondit qu’ils étaient Sang-pur depuis des générations et que ses parents étaient des preuves vivantes des ravages de la consanguinité. Hum, visiblement Pilli ne les portait pas dans son cœur. La Gryffondor ne pu s’empêcher de songer elle-même à sa famille du côté de sa mère, des Sangs Purs qui eux aussi privilégiaient le mariage consanguins sans pour autant s’opposer à la décision d’épouser un Moldu, comme l’avait fait la mère de Juliet. Le fait de penser à sa famille la mit en rogne et elle lâcha un :

« Ouais, je comprend, j’ai la même chose. Pas mes parents hein, mais mes oncles et tantes »

Elle secoua la tête en grimaçant, et souffla. Calme. Elle allait rajouter quelque chose lorsqu’un homme qui avait bousculé Mary-Lisbeth se planta devant elles en serrant les poings tandis que la Serdaigle se chargeait de l’insulter. Prenant le relai en faisant bien attention de ne pas omettre un seul juron qu’elle pouvait placer dans ses phrases. Alors qu’elle s’attendait à ce que l’homme réplique ce dernier resta de marbre et Pilli affirma qu’il se cherchait des excuses. La rouge et or hocha la tête avec conviction, un sourire dédaigneux aux lèvres. Juliet continua à le provoquer sans succès. Elle lui lança une dernière pique, mais l’homme tourna les talons en secouant la tête. La jeune fille haussa les sourcils avant de murmurer :

« N’importe quoi celui là ! »

Un peu d’action et d’adrénaline lui avaient fait le plus grand bien. A présent, la jeune fille se sentait d’attaque pour conquérir le monde. Enfin, façon de parler, évidemment. Elle étira ses bras et contempla ce qu’il se passait en dessous d’elle. Visiblement la foule était en train de paniquer car tout le monde courrait à droite à gauche ne prêtant absolument pas attention aux autres. Juliet aperçut dans la foule une mère et ses deux enfants qui cherchaient désespérément à fuir la foule. La maman portait dans ses bras un petit garçon et tenait la main d’une petite fille qui criait à plein poumons. Elle fronça les sourcils, pensant que quelqu’un allait porter secours à la fillette qui pouvait se faire écraser d’un instant à l’autre. Pourtant personne ne semblait les avoir remarqués. La rouge et or secoua la tête, interloquée, et se retourna vers Pilli pour la mettre au courant de la situation. Alors qu’elle ouvrait la bouche pour parler, un homme attrapa la troisième année par les épaules en lui demandant pourquoi elle était restée au cœur des affrontements. La Gryffondor remarqua que Pilli semblait chercher une excuse.

« Euh… Je ne pouvais pas laisser ma copine Juliet toute seule ! Elle s’est fait prendre par un mouvement de foule… Alors j’ai voulu l’aider… »

Tentant de ne pas croiser le regard de la Serdaigle Juliet prit une expression de terreur et hocha la tête. Lorsque l’entraîneur de la jeune fille se dirigea vers elle, l’attrapa par le bras et lui demanda si elle allait bien, la rouge et or eu toutes les peines du monde à se retenir de rire. Gardant cependant une mine qu’elle voulait secouée et répondit :

« Oui… Oui, je crois que ça va… Plus de peur que de mal j’ai l’impression ! »

Elle s’apprêtait à dit au revoir à Pilli lorsque que d’un coup, l’ensemble de la foule se mit à reculer précipitamment. La jeune fille écarquilla les yeux, surprise. Elle souffla un « Hé merde » en regardant le mouvement de foule se diriger vers eux. Elle contempla les visages apeurés des personnes et tira Pilli par le bras, la lui désignant du doigt la foule qui n’était plus qu’à quelques mètres d’elle. Elle tenta de chercher la petite famille qu’elle avait repéré toute à l’heure mais dans le chaos ne les trouva pas.

« Il faut qu’on trouve un coin où se réfugier ! Normalement je déteste fuir mais là ce serait du suicide. Alors à moins que tu veuilles terminer en humaine écrasée, on bouuuuuge de là ! »

La foule monta, les obligeant à monter en courant.



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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Juliet était une bonne actrice : L’expression de terreur qu’elle imprima sur son visage fut particulièrement saisissante bien que totalement factice. Pilli posa une main devant sa bouche comme si elle était également horrifiée, alors qu’en vérité, elle voulait juste masquer son sourire afin de ne pas réduire à néant les efforts de la Gryffondor. Le Coach s’enquit alors de l’état de Juliet, signe qu’il était tombé dans le panneau. Cette dernière se montra fort convaincante lorsqu’elle balbutia une réponse toute faite visée à rassurer l’entraineur.

Les deux jeunes filles allaient pouvoir se quitter mais c’était sans compter un nouveau mouvement de foule qui se déclencha dans la tribune. Les Hooligans usaient maintenant de Magie et lançaient des Sortilèges faisant fuir le public devant eux. Cette scène n’était pas sans rappeler le deux mai auquel Pilli avait pris part. Comme lors de la commémoration, la jeune fille resta bouche-bée quelques secondes hypnotisée par la brutalité des hooligans. Certes, la fillette avait un peu peur mais elle était surtout fascinée par leur rage, leur violence. Ils frappaient à l’unisson comme s’ils n’étaient qu’un seul homme… Elle était persuadée qu’ils étaient tous connectés par une force invisible qui les liait et elle se sentit légèrement envieuse devant une telle alchimie. Elle voulait ressentir la même sensation. Faire partie d’un groupe aussi prestigieux que dangereux, être à la fois craint et admiré, être l’objet de to….

«Méééééééééé ! » s’exclama-t-elle lorsque le coach la secoua vigoureusement.

« Tu m’écoutes Mary-Lisbeth ou quoi ? Pars avec ton amie je vais chercher Geoffrey ! Dépêchez-vous !»


Pilli grogna légèrement tandis que l’entraineur fendait la foule à contre-courant.

« Il faut qu’on trouve un coin où se réfugier ! Normalement je déteste fuir mais là ce serait du suicide. Alors à moins que tu veuilles terminer en humaine écrasée, on bouuuuuge de là ! »
lui intima alors Juliet.

Il est vrai que la foule était particulièrement dense et que tout le monde courrait en tout sens, sans se soucier des personnes tombées au sol. Juliet fut alors la plus réactive des deux puisqu’elle attrapa Pilli par le bras et l’entraina vers le haut des tribunes. Tandis qu’elle montait les marches quatre à quatre la Serdaigle se maudit de n’être encore qu’une petite fille qui n’avait pas le droit d’utiliser la magie en dehors de Poudlard ! Si seulement elle avait eut sa baguette, elle aurait pu tenter de prendre part aux affrontements. Elle se serait cachée sous un siège et aurait visé quiconque passait à porté de baguette ! Malheureusement, ce n’était pas le cas puisqu’à ce moment précis, elle était à deux doigts d’être asphyxiée par la foule qui se pressait contre elle afin de rejoindre la sortie de secours. Pilli était complètement coincée : Des individus devant et derrière elle, Juliet à sa droite et un haut grillage à sa gauche.

« Arrêteeez de pousser !!!! » lança-t-elle en appuyant fortement sur le dos de la personne devant elle afin de se dégager un petit espace pour respirer. Malheureusement sa tentative fut vaine ! Elle avait beau être costaude pour une fille et pour son âge, elle ne pouvait pas repousser à elle seule des dizaines de personnes pressées dans son dos. Pilli sentit alors tout son corps se comprimer sous l’effet de la pression. Elle avait l’impression que sa cage thoracique se vidait de son air et qu’elle était dans l’incapacité de reprendre son souffle. Sa respiration était plus haletante et l’air ambiant était chaud à force d’avoir été inspiré et expiré par les gens autour d’elle.

« Juliet ! On va finir complètement écrasé si on reste là ! » cria-t-elle à sa voisine tandis qu’elle commençait à suffoquer.

Pilli essaya alors d’imiter un garçon qui était monté se refugier sur le grillage. La fillette s’agrippa de toutes ses forces et s’extirpa de la masse humaine en poussant un rugissement pour se hisser à la force des bras. Dès qu’elle se retrouva à plus d’un mètre au dessus du sol, elle prit appui sur l’épaule puis sur la tête d’un autre sorcier pour monter plus haut sur la clôture. Tant pis pour les bonnes manières. Ruisselante de sueur, elle grimpa ensuite tel un petit singe jusqu’en haut puis elle respira de grandes bouffées d’air frais au travers des mailles du grillage, tout en se félicitant d’avoir eut l’idée de se nicher ici. Les mains cramponnées sur la grille de protection, elle observa momentanément le grand à pic haut d’une bonne centaine de mètre juste derrière la clôture. Après avoir retrouvé sa respiration, elle voulu se retourner pour voir si Juliet avait réussit à la suivre mais elle n’en eut pas le temps. En effet, un craquement sinistre lui indiqua que la clôture cédait sous la pression. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée de refuge finalement. Elle voulut alors se projeter en arrière afin de retomber sur la foule mais elle n’en n’eut pas le temps : Le grille lâcha subitement, l’entrainant dans les abysses du stade.

Le vent qui fouette le visage si fort qu’on en a la respiration coupée. Le sifflement qui résonne dans les oreilles. L’air qui fait pleurer les yeux. Tomber, c’est comme voler…mais sans balai, pensa-t-elle amèrement. Tandis qu’elle voyait le sol se rapprocher d’elle dangereusement elle effectua une prière muette :

*Faites que Juliet ait sa baguette et qu’elle lance un putain de Sortilège pour me sauver !!!!!*



Hors jeu : Tu n’es absolument pas obligé de sauver Pilli. Si elle tombe, elle conservera un handicap de cette chute mais ça peut être très intéressant à jouer aussi !


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Dernière édition par Juliet E. Wilson le Lun 20 Aoû 2012 - 20:32, édité 1 fois
Juliet montait les marches quatre à quatre le plus vite qu’elle pouvait. Elle n’osait pas se retourner pour voir où était la foule, de peur de perdre quelques précieuses secondes qui pourraient les sauver. La Gryffondor tenait Pilli par le bras, ne voulant en aucun cas la lâcher. Cette journée était une catastrophe. Normalement, la jeune fille aimait bien les catastrophes. Sauf lorsque ces dernières allaient peut être coûté la vie à une d’elle. Et à de nombreuses personnes qui n’avaient rien demandé d’ailleurs. Elle maudit intérieurement les responsables tout en continuant de monter le plus rapidement possible. Alors qu’elles étaient à quelques pas de rejoindre la porte de secours des centaines de personnes se ruèrent en courant vers la sortie, bousculant au passage tous ceux qui se trouvaient là.

Ecrasée entre deux personnes, Juliet suffoquait, elle allait mourir étouffée, c’était certain. Pourtant, elle tentait de se débattre du mieux qu’elle pouvait, mais en vain, la pression sur son corps était trop forte. Alors que l’air se vidait de ses poumons, elle songea ironiquement que comme mort c’était vraiment stupide. Elle eut une pensée pour Leah et ses parents, insulta une dernière fois ses oncles et tantes. Alors qu’elle pensait s’évanouir bientôt, ses poumons se gonflèrent de nouveau, la faisant tousser. Elle ne se reposa une seconde – elle avait faillit mourir une fois, c’était déjà suffisant – et voulu s’extirper de la foule. Elle allait le faire lorsqu’elle fut prit par un énième mouvement de foule. Sans comprendre comment, la rouge et or se retrouva plaquée contre le grillage, Pilla à sa gauche. Cette dernière lui hurla qu’elles allaient finir écrasé si elles restaient là. La Gryffondor ne répondit pas, trop occupée à se débattre pour rester à la surface. Il ne fallait pas qu’elle tombe par terre, sinon elle serait morte en quelques secondes.

« Mais pouuuuuuuuuusse-toi putain ! Mais bordel de Troll tu vas dégager oui on non ?! Poussez paaaaaaas merde !

Elle reprit sa respiration, et de débattit de plus belle. Juliet tourna la tête et aperçut une occasion de sortir de la foule et chercha sa camarade pour tirer Pilli vers la sortie. Ne la trouvant pas elle hurla, paniquée :

« Pilli ? Pilli ? Pilli t’es où ? Merde fait chier ! Pilli !

Elle commença à regarder par terre, craignant que la Serdaigle soit tombée. Puis sans trop savoir pourquoi, elle leva la tête… Pour apercevoir Mary-Lisbeth agrippée au grillage, à plusieurs mètres de hauteur au dessus d’elle. Elle eut un sourire et s’apprêtait à faire la rejoindre, lorsque le grillage céda, entraînant la jeune fille dans une chute qui pourrait lui être mortelle. La Gryffondor hurla :

« PIIIIIIIIIIILLIIIIIIIIIIIII »

Et…

Dés : (Il faut sauver le soldat Pilli !)

1/ Juliet plongea sa main dans sa poche pour saisir sa baguette, jeta un sort et Pilli atterrit sur un trampoline géant
2/ Juliet plongea sa main dans sa poche pour saisir sa baguette, jeta un sort… Le sort ne réussit qu’à moitié et la chute de Pilli est seulement ralentie
3/ Juliet plongea sa main dans sa poche pour saisir sa baguette, jeta un sort et… Rien. Nada. Foutue baguette !
4/ Juliet plongea sa main dans sa poche pour saisir sa baguette, jeta un sort mais on la bouscule et son sort est dévié !
5/ Juliet plongea sa main dans sa poche pour saisir sa baguette, mais… Rien ! Plus de baguette ! Elle n’a plus que ses jambes que courir porter secours à Pilli !
6/ Juliet se fait prendre par un mouvement de foule et abasourdie par ce qui vient de se passer à du mal à tenir sur ses jambes, elle risque de tomber…

(Euuuh... A l'aide ? :mrgreen: )



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Pourquoi ne voyait-elle pas toute sa vie défiler devant ses yeux ?

Pourtant, elle aurait bien aimé entrapercevoir une dernière fois Arnold Winter, le vieux précepteur qui lui avait appris tant de choses sur la Magie. Elle aurait tant voulu revoir son frère et sa sœur dans le jardin de la maison. Revivre les après-midis où ils confectionnaient des filtres « Pousse-Moustache » pour les adolescents du quartier. Serrer Anna-Rosa une dernière fois dans ses bras et embêter Edward-John. Oui, elle aurait surement trouvé un peu de réconfort en pensant à ceux qui lui étaient le plus chers. Seulement, tout ça c’était des conneries !

Elle ne voyait que le sol qui se rapprochait de secondes en secondes comme un monstre terrifiant près à l’engloutir. Ses mains étaient toujours crispées sur le grillage dans une tentative vaine de se raccrocher à quelque chose. La clôture allait finir par planer dans les airs comme une feuille morte qui tombe lentement d’un arbre en zigzagant. Douce utopie.

Son corps prenait de la vitesse et Pilli n’arrivait plus à lutter contre la pression de la chute: Elle ressemblait à une poupée désarticulée, ses jambes s’entrechoquant en tout sens. Elle ne maitrisait plus rien, ne contrôlait plus rien. Un pantin. Une marionnette ridicule. Voila ce qu’elle était. Comme ce devait être grotesque à voir.

Elle voulait crier mais l’air qui s’engouffrait dans sa bouche repoussait son hurlement dans ses entrailles. Tout son être résonnait d’un cri intérieur rythmé par les battements frénétiques son cœur tel un chant primaire et tribal : La musique de la vie, dont la cadence s’emballait au fur et à mesure que le sol approchait.

Paradoxalement, elle ne s’était jamais sentie aussi vivante.

Ce qui n’était qu’une vaste étendue verte vue d’en haut, se transforma alors en gazon soigneusement taillée. Rapidement, elle vit même chaque brin bien trop distinctement et lorsqu’elle sentit l’odeur de l’herbe fraichement tondue et qu’elle entendit l’ultime pulsation de la musique, elle comprit qu’il était trop tard.


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Juliet regarda Pilli en souriant. Elle n’était vraiment pas bête cette gamine. Elle s’approcha du grillage et allait grimper elle aussi lorsque le grillage céda sous la pression de la foule qui se pressait contre lui. La jeune fille recula brusquement. Réagissant aussi vite qu’elle le pouvait, elle tira sa baguette de sa poche et la leva. Malheureusement, la foule, paniquée par la chute du grillage, s’affola encore plus en la voyant lever sa baguette. De nombreuses personnes la bousculèrent, la forçant à reculer. Se débattant du mieux qu’elle pu elle tenta de lancer un sort, dans l’espoir de faire apparaître un trampoline géant. Peine perdue. Elle regarda le corps de sa camarade chuter, impuissante. Trop abasourdie pour avoir l’intelligence de fuir la foule qui devenait de plus en plus dangereux et essaya de se frayer un passage. Bousculant, poussant, frappant si besoin, ceux qui lui bloquait le passage, elle se glissait au milieu de la foule compacte. Elle n’arrivait quasiment plus à respirer et sentait l’air s’échapper de sa cage thoracique sous la pression des autres corps sur le sien. Qu’importe, elle continuait d’avancer, envers et contre tout.

Elle trébucha et se rattrapa de justesse aux épaules d’un homme qui se tenait devant elle. Ce dernier lui lança un mauvais regard. N’en tenant absolument pas compte elle baissa rapidement les yeux vers le sol et ce qu’elle découvrit l’horrifia. Un corps. Le corps d’un enfant qui avait dû tomber dans la bousculade. Le cœur au bord des lèvres la Gryffondor continua sa course à travers la foule. Elle s’y extirpa avec difficulté. Une fois libérés de la pression ses poumons se remplirent d’air, la faisant tousser. Sans pour autant s’arrêter, Juliet descendit les marches des tribunes aussi vite qu’elle le pouvait. Elle glissa sur une substance étrange et tomba, se cognant la tête contre l’accoudoir en plastique d’un siège. Elle fit un roulé-boulé dans les escaliers sur quelques mètres et une fois arrêtée resta au sol quelques instants. La Gryffondor se releva trop brusquement et tituba, une nouvelle fois sur le point de vomir. Sa tête lui tournait et chaque parcelle de son corps la faisait souffrir. Elle continua néanmoins sa course vers le stade, ne perdant plus une seconde. Une seconde pouvait tout changer.

Une fois arrivée sur l’herbe elle courut à la rencontre de sa camarade, qui était allongée sur le sol, inconsciente, plusieurs mètres plus loin. Un cri s’échappa de ses lèvres, un cri affolé, apeuré.

« PIIIIIIIIIIIIIIIILLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII (Pour Daisy)NAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! ! !

Elle avait le souffle court, ses jambes ne semblaient plus vouloir la porter et elle était consciente qu’elle pouvait s’évanouir d’une seconde à l’autre. Son bras droit lui était tellement douloureux qu’à chaque mouvement qu’elle faisait il lui arrachait un gémissement de douleur. Mais la Serdaigle était dans un état bien pire. Voir peut être… Non, elle chassa cette idée de sa tête et accéléra encore, ne prêtant pas attention à son corps qui la suppliait de s’arrêter. Elle arriva près du corps inerte de Pilli et tomba à genou à côté.

« Non, non, non… Non, Pilli ! »

Elle lui prit délicatement son bras et chercha son pouls. Il battait. Il battait de plus en plus faiblement.

« Pilli, reste en vie…. Tu vas rester en vie, d’accord ? Tu vas t’en sortir, ok ? Tu vas t’en sortir, je te le jure. Et… Et on ira voir le prochain match de Quidditch. Voilà, on ira critiquer les gens qui ne s’assoient pas. D’accord ? Reste Pilli, bat toi putain, t’es pas une mauviette n’est-ce pas ? Alors reste en vie. Tu m’as comprise ? Putain Pilli, déconne pas merde ! Reste en vie, reste avec moi, tu m’entends ? Reste avec moi. Je suis désolée, tellement désolée. »

Tout au long de ce petit discours qui avait pour but de ne pas laisser Pilli s’endormir – elle avait entendu sa mère lui dire une fois qu’il fallait toujours parler à un blessé – des larmes s’étaient mise à couler sur ses joues sans que la jeune fille fasse le moindre effort pour le retenir. En même qu’elle parlait, elle avait dégagé les débris du corps de la jeune fille.

La rouge et or ferma les yeux et se concentra. St Mangoust. Elle attrapa le bras de Serdaigle et ferma les yeux. St Mangoust. Une sensation de nausée l’envahit et lorsqu’elle rouvrit ses paupières, elle se retrouva dans le hall de l’hôpital. Des Médicomage accourent, alertés de l’arrivée des deux filles. Ils emportèrent Pilli, sûrement dans une chambre à part. Juliet se retrouva seule. Le calme qui régnait dans la pièce la terrifia, et elle fut prise d’une violente envie de vomir. Elle se réfugia aux toilettes, s’enferma dans une cabine, et rendit tout ce qu’elle avait mangé. Elle avait la tête qui tournait et respirait avec difficulté. Elle sortit et se dirigea vers les lavabos pour avaler un peu d’eau. En relevant la tête, elle aperçut son reflet dans le miroir. Elle avait l’air de revenir de la guerre. Son visage était pâle, et elle avait du sang séché au niveau du nez et de la lèvre. Une vilaine éraflure lui barrait le front. Elle avait des égratignures un peu partout sur le visage et sur le corps. Ses vêtements étaient déchirés et à multiples endroits, on pouvait commencer à apercevoir l’ombre d’un méchant bleu sur une de ses jambes, et elle avait de nombreuses plaies ainsi que quelques grosses bosses sur la tête. Son bras droit la faisait toujours autant souffrir. Elle inspira avec difficulté et tituba encore une fois. Juliet se laissa tomber par terre. C’était de sa faute, tout ce qui était arrivé était de sa faute. De sa faute. Elle avait perdu Mary-Lisbeth de vue et cette dernière avait dû penser que c’était une bonne idée de se réfugier au haut du grillage. C’était de sa faute si la Serdaigle était à l’hôpital en ce moment. Sa faute.

Elle gémit de douleur. Son corps la faisait souffrir, sa conscience aussi. La porte des toilettes s’ouvrit à la volée et une Médicomage au visage très doux, entra, paniquée, tandis que le corps de Juliet était secoué par des spasmes. La jeune femme la prit dans ses bras et la Gryffondor s’y effondra totalement, en sanglot. Alors qu’elle lui murmurait des paroles apaisantes, une seule phrase prononcée d’une voix rauque et éraillée sortie de la bouche de la jeune fille :

« C’est ma faute »



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> 1 & 6 : Pilli gardera des séquelles physiques : Elle boitera de la jambe gauche, ne pourra plus courir et se déplacera avec une canne.
Elle fera dorénavant partie des boiteux célèbres..

>2 & 5 : Pilli gardera des séquelles psychologiques : Elle souffrira d’une forme d’amnésie émotionnelle, ne se rappelant plus quel lien elle entretient avec les autres élèves de Poudlard. :mrgreen:
Elle fera dorénavant partie des amnésiques célèbres..

>3 & 4 : La médecine sorcière fait vraiment des miracles ! Pilli est remise d’aplomb en quelques jours et ne garde aucune séquelle de cette vilaine chute !
Elle fera dorénavant partie des chanceux célèbres.



[RP terminé]


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