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 Quatre & Un. [Pv Ana & Septima]

MétamorphomageMolduavatar
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13 Aout 2006



Septima Vector
Professeur d'Arithmancie à Poudlard
Le carillon de la salle à manger tinta et Quatre coup aigus résonnèrent dans le Tetra-Cottage. Il s’agissait d’une petite bâtisse perdue dans la campagne anglaise où vivait Septima Vector lorsqu’elle n’occupait pas ses appartements à Poudlard. Il n’y avait pas un village à la ronde mais la professeur d’Arithmancie appréciait cette solitude qui lui permettait de se retrouver seule avec ses chiffres. Quatre pas la séparaient de la théière qui sifflait sur le feu. Après avoir attendu Quatre secondes, elle rejoignit le foyer prestement et l’attrapa avant de se servir une petite tasse de breuvage. Elle s’arrangea pour que le nombre de pas qui la conduirait au salon soit un multiple de Quatre et s’installa confortablement dans son fauteuil en laissant vagabonder ses pensées…

Cela faisait soixante-quinze ans maintenant qu’elle rythmait sa vie grâce aux chiffres. Grâce à son chiffre plus exactement. Le Quatre .Le chiffre de la stabilité et de la fermeté, celui des gens fiables et sérieux… Elle n’avait donc rien avoir avec une déséquilibrée comme l’avait prétendu le Psychomage qu’elle avait rencontré quelques semaines plus tôt à St-Mangouste. Ce jeune fou avait insinué qu’organiser sa vie autour d’un chiffre montrait justement le caractère instable d’une personne qui se raccrochait à des détails pour ne pas perdre pieds… Elle ? instable ? N’avait-il donc pas conscience de parler à la grande Septima Vector, Arithmancienne de renom ?

Elle sucra son thé avec Quatre sucres et le remua Quatre fois.

Non, ce n’était pas elle la femme fragile. C’était lui le déséquilibré et Septima pouvait le prouver ! Après de savant calcul, elle avait enfin trouvé le chiffre du jeune docteur : Sans surprise, il s’agissait d’un Cinq : Le chiffre indicateur de changement et d'incertitude, le chiffre des irresponsables et des impatients ! Ah, ah !

Tout en songeant à cette petite victoire, elle but Quatre gorgées de thé avant de reposer sa tasse sur la pile de Quatre soucoupes qui ornaient la table basse.

Elle était une femme équilibrée qui n’aurait jamais dû écouter Maureen, son unique fille et sa seule famille depuis le décès de son mari. Cette dernière lui avait expressément demandé de prendre rendez-vous avec un psychomage, sans quoi, elle ne remettrait plus jamais les pieds dans cette maison :

« Je n’en peux plus de ces chiffres ! Partout ! Tout le temps ! » avait hurlé Maureen en jetant la vaisselle au sol alors qu’elle était venu rendre visite à sa mère.

Elle avait cassé Huit assiettes, et heureusement, Huit était un multiple de Quatre. D’ailleurs, Maureen était un Neuf, ce qui expliquait son fort caractère, mais ce n’était pas une raison pour faire du chantage à sa mère. Si seulement elle avait été un gentil Six, le chiffre de l’Harmonie. Bref, Septima avait finit par plier mais elle était maintenant bien décidé à ne plus retourner à St-Mangouste ! Elle n’allait certainement pas se laisser dicter sa conduite par un Cinq !

La vieille femme secoua la tête avant de croiser et décroiser les jambes Quatre fois d’affilé. Subitement la clochette d’entrée résonna dans le hall et la vieille femme haussa les sourcils. Elle n’attendait pas de visite. Elle se leva néanmoins au bout de Quatre secondes, tourna autour de son fauteuil avant de rejoindre l’entrée en Vingt-Quatre pas au lieu de Dix-Sept si elle n’avait pas fait le détour…

Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle mit un petit moment pour replacer un chiffre sur ce visage familier. Son regard s’éclaira soudainement lorsqu’elle identifia un Un.

« Ana Sorden! Mais quel bon vent vous amène en Angleterre ! »
lança-t-elle pour accueillir son homologue Arithmancienne de Salem.

« Ne restez pas dehors voyons, j’étais justement en train de prendre un thé ! » ajouta-Septima en faisant entrer l’américaine.

La vieille enseignante invita sa jeune collègue à s’asseoir et alla lui chercher une tasse dans la cuisine en faisant le tour du piano Deux fois au passage. Une fois qu’elle eut rejoint le petit salon en réempruntant le même chemin, Septima s’installa devant elle et lui demanda :

« Alors Ana, que me vaut l’honneur de votre visite ? »


Même si Ana Sorden était un Un, individuel et indépendant, elle prendrait surement quelques minutes pour bavarder avec son homologue de Poudlard…
Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Depuis les hauteurs des monts environnants, Poudlard apparaissait comme une minuscule bâtisse accrochée auprès de l'immense étendue plane du grand lac. La cape d'ébène de l'arithmancienne flottait dans le vent. Telle une louve ayant repérée une proie, le regard froid d'Ana Sorden fixait avec intensité l'école de magie, immobile et immense dans la brume matinale. Méthodiquement, elle scrutait chacun de ses reliefs, chacun des contours, détaillant une à une les tourelles, les ponts, et les hautes murailles encerclant son cœur. *Un monde de savoir si bien préservé!* se murmurait intérieurement l'envoyée de Salem, alors que l'aube commençait peu à peu à éclairer de ses rayons rosâtre l'imposante demeure. Poudlard exerçait un pouvoir d'attraction irrésistible sur Ana, qui n'aspirait qu'à en franchir les murs...
L'histoire du monde magique s'était nouée autour de lieux comme celui-ci. En son sein avait grandit de véritables légendes du monde sorcier, comme Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle ou encore Salazar Serpentard. L'histoire plus récente avait vu s'abriter entre ses murs, les héros de la grande guerre comme Albus Dumbledore, le grand Harry Potter, ou des personnages plus obscurs comme Tom Jedusor, celui dont personne ne redoutait plus à présent de prononcer le nom. Depuis des millénaires, Poudlard était l'épicentre du monde sorcier. L'histoire s'écrivait ici-même, c'est dans cette école que naissaient les grandes révolutions, ou germaient les changements et les évolutions. En détenir les rênes du pouvoir octroyait une influence considérables sur le monde magique...
Et cela, Alcyd Mardol l'avait bien comprit en envoyant Ana Sorden conquérir ce berceau millénaire pour apprentis sorciers. La pression qui reposait sur les épaules de la sorcière était immense, mais en femme déterminée et pleine d'assurance, elle n'envisageait jamais l'échec...
Comme un écho du passé, Poudlard s'était encore montré déterminant dans l'avènement et l'élection d'un parti politique pro-moldus comme le MIM. L'attaque du deux mai par des extrémistes sang-purs était encore dans toutes les mémoires, et nul doute que cette dernière avait joué un grand rôle dans l'élection de monsieur Fiennes. Ana ne pouvait que s'en féliciter, car le MIM était la première marche à gravir, pour élever les consciences des sorciers à briser la frontière entre les mondes. A n'en pas douter, il n'y aurait un jour plus qu'un seul monde! Et Ana chérissait de toute son âme cette journée ou les barrières seraient définitivement levées et ou elle pourrait asseoir son pouvoir sur un monde moldu si fragile et riche en même temps...
Mais pour obtenir une telle avancée, les mardoliens et elle-même se devait de réussir.
C'est dans ce but, que Ana avait passé des heures à se remémorer, tour à tour, les noms qui allaient sous peu composer son quotidien. Ana se voyait comme une guêpe qui tentait de pénétrer dans une ruche millénaire, pour en chasser la reine des abeilles. Et pour cela, elle se répétait inlassablement :

* Minerva McGonagall, directrice de Poudlard et ancienne professeur de métamorphose...
Chloé Hellsoft, directrice de la maison Gryffondor, professeur de Divination...
Margot Adamson, directrice de la maison Serpentard, professeur de potion...
Daisy Mason, directrice de la maison Poufsouffle, professeur d'étude des moldus...
Peter Virtanen, directeur de la maison Serdaigle, professeur d'études des runes...*


Tant de petites abeilles qui se dressaient sur son chemin!
Et pourtant... à cet instant donné... une seule d'entre elles l'intéressait réellement...
Ana s'extirpa de sa contemplation, pour dévaler la pente la conduisant en direction de Pré-au-Lard afin d'y acheter un petit présent pour une vieille amie à qui elle allait rendre une petite visite de courtoisie... aussi impromptue que calculée.

La silhouette gracieuse d'Ana Sorden finit par apparaitre dans le jardin aussi fleurit que bien ordonné du Tétra-Cottage. Le transplanage s'était bien déroulé jusqu'à ce lieu que l'arithmancienne de Salem connaissait bien, puisque la petite maison coquète qui lui faisait face abritait l'une de ses consœurs et une amie de surcroit. Septima Vector n'avait pas son pareil pour décorer de manière grotesque son jardin! Ana balayait de son regard glacial l'amas décoratif et singulier qui jonchait la pelouse fraichement tondue. Quatre nains de jardins encadraient un puits miniature, quatre pylônes d’albâtre encadraient l'allée centrale, et quatre marches conduisait à la porte ou un chiffre quatre était gravée en plaqué or...
Un sourire méchant balaya alors le visage pâle d'Ana Sorden.

*A ce que je vois, toujours cette obsession du chiffre "quatre", ma chère Septima...
Quelle ironie pour quelqu'un qui ne va pas tarder à finir entre quatre planches.*


Ana ne tarda pas actionner la petite clochette qui sertissait la porte d'entrée. Le tintement qu'elle produisit parut presque magique tant le son qui résonna était cristallin et mélodique. Mais Ana n'y entendit que le glas qui sonnait pour la malheureuse Septima Vector...
Cette dernière finit par faire son apparition, lorsque la porte s'ouvrit sur le monde intérieur de l'arithmancienne de Poudlard. Étrangement, Ana éprouva une certaine joie de revoir cette femme de qualité qu'elle croisait régulièrement dans des colloques pour sorciers et sorcières adepte de l'étude des chiffres. Ana avait eu l'immense honneur d'accueillir Septima Vector à Salem, alors qu'elle n'était qu'une jeune professeur en herbe. Avec un brin de nostalgie, elle se souvint comme elle était nerveuse ce jour-la, à l'idée de voir l'une des plus grandes figures de l'arithmancie moderne. Mais Septima était ce genre de femmes qui savaient immédiatement vous mettre à l'aise. Ana la voyait comme ces vieilles tantes, un peu vieux jeu, qui vous racontent des histoires à longueur de journées et qui s'enferment dans des cérémonials aussi pompeux que routinier.
De glace, de prime abord, les yeux d'Ana devinrent clair comme l'eau de roche lorsqu'elle entendit les salutations de cette dernière.

« Ana Sorden! Mais quel bon vent vous amène en Angleterre ! »

Ana inclina légèrement la tête pour saluer sa vieille amie, avant de s'expliquer sur les raisons de cette visite inopinée. Bien que proche toutes les deux, Ana avait prit l'habitude de vouvoyer son ainée arithmancienne. Ce vouvoiement aussi complice soit-il, reflétait toute l'étendue du respect et de l'estime qu'elle éprouvait pour cette brillante professeur.

"Quelle plaisir de vous revoir, Septima... Le temps n'a vraiment point d'emprise sur vous. Vous êtes comme dans mes souvenirs! Cela fait combien de temps? Cinq ans peut être? Je ne suis que de passage, mais je tenais absolument à venir vous rendre visite et briser cette trop longue absence. Je suis venue sur le vieux continent pour parfaire mon programme de l'année prochaine. Rien ne change, je travaille toujours comme une petite fourmi besogneuse... Il y avait une exposition moldue très intéressante, à Inverness en Écosse, sur la chiffrologie celtique et je tenais à prendre quelques clichés pour mes élèves... et voulant me rendre à Londres, un petit détour s'imposait pour rendre visite à ma chère et inestimable Septima! J'espère ne point vous déranger..."


Septima Vector paraissait profondément enthousiaste à l'idée de pouvoir discuter avec son amie. Ana se confondait en sourire gênée à l'idée de troubler la tranquillité de son hôte. Mais derrière cette gestuelle raffinée, empreinte de politesse et d'élégance, se cachait une âme déterminée à accomplir ce pourquoi elle était venue. Septima n'était plus cette amie, cette mère spirituelle en arithmancie. Pour Ana, la femme qui lui faisait face était l'unique obstacle qui l'empêchait d'entrer à Poudlard. Pour elle, Septima était déjà morte. De la viande froide qui se croyait encore vivante.
Mais Ana fit éclater toute la blancheur de son sourire lorsque sa consœur arithmancienne l'invita à entrer dans sa demeure.

« Ne restez pas dehors voyons, j’étais justement en train de prendre un thé ! »

Ana franchit enfin le seuil de Tetra-Cottage. Elle fut alerter par le tic-tac d'une grosse horloge à coucou qui occupait tout un pan de mur. Comme à l’extérieur, la décoration du salon était beaucoup trop chargée. Des tonnes de bibelots, typiquement anglais, trônaient aux quatre coins de la pièces! Alors que Septima s'était absentée en direction de la cuisine, l'attention d'Ana fut alerté par un portrait de jeune fille qui trônait sur un vieux meuble ciré. Cela devait sans doute être la fille unique de Septima, la fameuse Maureen. Cette dernière sourirait sur la photo, de manière insolente, ignorant encore qu'elle était sur le point de perdre sa mère...
Ana saisit le portrait entre ses mains délicates, avant de lancer en direction des cuisines.

"Comme Maureen a grandit. C'est une belle jeune femme maintenant..."


Mais Septima n'avait point dû entendre, car elle ne répondit pas à la remarque de son invitée. Avec l'âge, elle avait d'ailleurs tendance à devenir quelque peu sourde. Mais Ana n'en avait que faire, cette allusion n'avait que pour but de meubler l'espace restreint qui séparait Septima du moment de sa mort. La sorcière de Salem s'assit enfin à la grande table ornée de napperon, lorsque Septima fit son retour avec un service entier pour le thé.
Ana n'avait pas son pareil pour faire semblant de s'émerveiller.

"Cette théière en forme de maison est tout simplement superbe! Septima! Vous avez un sens de la décoration qui me laisse bouche-bée..."


Septima finit par s'asseoir en face d'elle, sans doute comblée par le compliment sur son service à thé. Ana, quant à elle, faisait tournée de manière inquiétante sa cuillère en argent sur les rebords de sa tasse en porcelaine.
Septima lui posa alors une question redondante.

« Alors Ana, que me vaut l’honneur de votre visite ? »

Septima avait également avec l'âge, cette manie de mamie de toujours radoter et de reposer les mêmes questions. Ana lui avait pourtant déjà répondue à cette question devant le seuil de sa porte. Mais peut être ne s'en souvenait-elle pas. Peut-être allait-elle lui poser la question quatre fois avant d'intégrer l'information. Mais qu'importe! On ne coupe pas les dernières paroles d'une mourante. Ana répéta alors les circonstances de son voyages :

"Comme je vous l'ai déjà dit, je suis ici pour des raisons professionnelles. Je veux sensibiliser mes élèves à la chiffrologie moldue au travers l'histoire de celle-ci dans les grandes civilisations. Peut-être qu'après avoir étudiée la numérotation celte, je vais partir pour l’Égypte des pharaons! Qui sait? Cela ferait une bonne destination pour allier plaisir et travail!"

La cuillère d'Ana cessa de tourner et de heurter les parois de porcelaine de sa tasse. Elle releva son regard d'azur en direction de Septima pour la questionner.

"Mais parlez-moi de vous? J'ai entendu dire que depuis la victoire du MIM, Poudlard était en pleine restructuration...
Est-ce vrai? Ces changements sont-ils néfastes pour vous? Je suppose que Minerva McGonagall doit être sur le pied de guerre en vue de la prochaine rentrée..."


Ana avait l'art et la manière de mener les gens ou elle le désirait. Mais Septima était un poisson méfiant, le genre à gouter l’appât avant d'y mordre pleinement. Tout ce que voulait Ana, c'était la bercer dans un sentiment de confiance... qui s’avérerait mortel.


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Ana prit place à la table de la salle à manger qui était entourée de Quatre chaises en bois massif tandis que Septima allait chercher du thé à la cuisine. L’arithmancienne examina ses Quatre services afin d’évaluer celui qui conviendrait le mieux à cette entrevue. Son choix se porta sur celui qui faisait le plus honneur au bon gout anglais, puis elle déposa sur un plateau Quatre tasses, assiettes, soucoupes et cuillères, Huit sucres et petits gâteaux de sa confection. Elle recompta une dernière fois avant afin de s’assurer que tout était en ordre puis elle revint vers le salon avec un large sourire chaleureux. Ce n’était pas si souvent qu’elle avait de la visite et la perspective de parler numérologie et arithmancie avec sa collègue l’enchantait. La vieille femme posa son plateau sur l’un des Quatre napperons avant de servir Ana. Cette dernière souligna l’esthétique de son service à thé ainsi que son sens innée de la décoration.

« Ma chère collègue, je ne vous apprendrai rien en vous disant que tout est une question d’équilibre en matière de décoration. Ce qu’il faut, c’est trouver le chiffre juste ! »

L’arithmancienne désigna de la main les guéridons du salon où se côtoyaient des niffleurs en marbre sculptés, des bougeoirs en forme de Tentacula vénéneuse ou encore des figurines d’Harry Potter emboitables les unes dans les autres. Le tout, au nombre de Quatre exemplaires chacun. L’équilibre ultime.

Reportant son attention sur sa collègue, Septima la servit puis elle lui demanda ce qu’elle faisait sur le vieux continent. La sorcière de Salem révéla être en Angleterre pour raison professionnelles, notamment pour étudier la numérotation celte. La vieille femme n’arrivait plus à se souvenir mais quelqu’un avait abordé ce sujet récemment avec elle :

« J’ai entendu dire qu’il y a une très belle exposition moldue en ce moment même à Inverness en Écosse, sur la chiffrologie celtique. Je suis persuadée que cela vous intéresserait. » répondit-elle avant de boire Quatre petite gorgées du thé qu’elle avait sucré Quatre fois préalablement.

"Mais parlez-moi de vous? J'ai entendu dire que depuis la victoire du MIM, Poudlard était en pleine restructuration...Est-ce vrai? Ces changements sont-ils néfastes pour vous? Je suppose que Minerva McGonagall doit être sur le pied de guerre en vue de la prochaine rentrée..."


Septima posa sa tasse délicatement dans sa soucoupe et saisit un muffin qu’elle rompit en quatre morceaux.

« Oui, c’est la première fois qu’un parti pro-moldu est élu dans le monde magique. Bien sûr, j’avais prédit l’élection de M. Fiennes puisque c’est un Un, le chiffre des chefs, et vous le savez mieux que quiconque : Les chiffre ne mentent jamais. »


La vieille femme mit un morceau de gâteau de sa bouche et l’avala après l’avoir mâché Seize fois.

« Pour ce qui est de Poudlard, C’est ma collègue Miss Mason qui va avoir le plus de changements. Daisy est l’enseignante en Etude des moldus et sa matière passe d’optionnelle à obligatoire. Pour ce qui est de l’arithmancie, il n’y a aucune modification notable si ce n’est le redoublement de nos septièmes années. Les Aspics ont brûlé.
Précisa-t-elle en chuchotant presque. Je conserverai donc mon petit nombre d’étudiants, mais vous savez ce que l’on dit : Petit effectif, grande capacité ! Ma future classe de septième année est très prometteuse : Les chiffres d’individualité des élèves sont très complémentaires. Ils forment une suite numérologique particulièrement efficace ! J’espère avoir cent pour cent de réussite aux ASPICs l’année prochaine. Il me tarde d’ailleurs de reprendre le travail…»

Un sourire nostalgique éclaira alors le visage de Septima puis elle contempla les morceaux de gâteaux dans son assiette avant de s’apercevoir qu’il y en avait Trois. Elle fronça les sourcils avant d’en gober Un précipitamment afin qu’il n’en reste plus que Deux. Apaisée, la vielle femme finit par demander à sa collègue :

« Mais dites moi Ana, qu’est ce qui vous amène en Angleterre ? »

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Alors que Septima Vector s'évertuait à découper un muffin en quatre parts égales, Ana ne perdait pas une miette de cet étrange spectacle. Avec l'âge, ce trouble obsessionnel compulsif semblait s'empirer au point d'en devenir presque burlesque. Ana leva suspendit sa tasse en l'air un instant, ne pouvant refréner un sourire pernicieux...

* Ma pauvre Septima... Que tu peux te montrer prévisible! Cela en est presque affligeant! Je peux lire en toi comme dans un livre ouvert...*


Ana avait comprit une chose essentielle lorsqu'il s'agissait de commettre un crime. Pour frôler la perfection, il est impératif de connaitre sa victime mieux que soi-même. Chaque faille de celle-ci, faiblesse, manie ou habitude peuvent se dévoiler comme des armes bien plus redoutables que le plus puissant des sortilèges impardonnables. En cela, Septima se révélait être une offrande sur l'autel du meurtre parfait. Ana voyait en elle qu'une sorte d'équation mortelle à base de multiple de quatre...
Ana finit par tremper ses lèvres délicates pour gouter le thé de son hôte, tout en écoutant d'une oreille attentive les divers changements qui secouaient l'école de Poudlard depuis l'arrivée du MIM.

« Oui, c’est la première fois qu’un parti pro-moldu
est élu dans le monde magique. Bien sûr, j’avais prédit l’élection de M.
Fiennes puisque c’est un Un, le chiffre des chefs, et vous le savez
mieux que quiconque : Les chiffre ne mentent jamais. »

Ana délivra un regard victorieux lorsque Septima mentionna le nombre d'expression du célébrissime Alan Fiennes. Comme elle, il possédait l'âme d'un chef, d'un conquérant. Cet homme avait ouvert la boite de Pandore, permetant à un groupuscule extrémiste comme les mardoliens de prendre son envol. Ana cachait ses opinions politiques des plus radicales derrière le discours du MIM, se faisant d'ailleurs souvent passer pour une fervente partisane de ce parti pro-moldu. D'ailleurs, la sorcière de Salem avait toujours vanté une éducation au mérite, plutôt qu'une autre basée sur des critères raciaux ou sexiste. Dans sa jeunesse, Ana s'était souvent rebellée auprès de Christabella Morrow, sur le fait qu'il était inacceptable que l'Institut Magique de Salem n'accueille en son sein que des jeunes filles et non des garçons. Poudlard était comme toujours, le phare salvateur contre la pénombre de l'obscurantisme...

"C'est une bone chose. Cela ne peut que lutter contre les inégalités. Que l'on soit né moldu, sang-pur ou sang mêlé, je ne vois pas pourquoi nous devrions faire des distinctions. Monsieur Fiennes est en train de montrer la voie que le monde sorcier doit suivre. En cela, c'est un chef...
Je suppose que les programmes vont considérablement s'ouvrir sur la culture moldue. Non?"


Septima Vector, en professeur chevronnée, ayant traversée de nombreuses turpitudes bien plus inquiétantes et dangereuses qu'un vulgaire changement politique, ne paressait nullement inquiétée. Après les affres de la grande guerre, et l'ombre de Voldemort planant sur l'école de Poudlard, le MIM n'était bien que peu de chose. Pour s'informer de l'évolution, Ana avait dévoré les articles de la Gazette du sorcier, et certains écrits étaient d'un pessimisme frôlant le catastrophisme et l’exagération. Pour Alcyd Mardol, les projets de loi du MIM n'étaient que de vulgaires chamallows trop mous pour réellement bouleverser le monde magique. Seul le fait de briser le secret magique changerait réellement les choses.
Ana souleva un sourcil inquisiteur lorsqu'elle entendit le nom de l'une des directrices de maisons de Poudlard, et plus précisément de la maison Poufsouffle.

« Pour ce qui est de Poudlard, C’est ma collègue Miss
Mason qui va avoir le plus de changements. Daisy est l’enseignante en
Etude des moldus et sa matière passe d’optionnelle à obligatoire. Pour
ce qui est de l’arithmancie, il n’y a aucune modification notable si ce
n’est le redoublement de nos septièmes années. Les Aspics ont brûlé.
Je
conserverai donc mon petit nombre d’étudiants, mais vous savez ce que
l’on dit : Petit effectif, grande capacité ! Ma future classe de
septième année est très prometteuse : Les chiffres d’individualité des
élèves sont très complémentaires. Ils forment une suite numérologique
particulièrement efficace ! J’espère avoir cent pour cent de réussite
aux ASPICs l’année prochaine. Il me tarde d’ailleurs de reprendre le
travail…»


Daisy Mason...
Ana ne savait que penser de cette jeune directrice, qui était de la même tranche d'âge qu'elle. Dans un avenir proche, elle se dresserait peut être sur son chemin, à l'instar de la malheureuse Septima Vector qui vivait encore dans la douce utopie de faire sa rentrée prochaine.

*Pauvre folle! Tu ne seras bientôt plus qu'un fantôme dans les couloirs de Poudlard! Tu pourras t'amuser à monter quatre à quatre les marches du grand escalier si cela t’incombe, mais tu n'occuperas en rien le poste d'arithmancienne qui me revient! Tes élèves seront les miens sous peu...*

Alors que Septima retombait dans ses travers compulsifs, et dans ses radotages de grand-mère avant l'heure. Ana décida de tendre son piège plutôt que de s'étendre une énième fois sur les raisons de sa venue.
En réalisant qu'elle venait de commettre un oubli, la sorcière de Salem plaqua une main innocente sur sa bouche, avant d'extirper de l'un de ses pans de robe, une boite de confiserie en provenance directe de chez Honeydukes...

"Comme je suis bête...
J'étais sur le point d'oublier le petit cadeau qui honorera à merveille le sens de votre hospitalité! Ce sont des dragées de chez Bertie Crochue, et vous allez voir ce que celles-ci possèdent de plus originales que les autres..."


Ana savait deux choses essentielles sur Septima Vector :
La première était que la vieille arithmancienne était d'une gourmandise légendaire et qu'elle s'esquivait souvent de Poudlard, pour s'acheter diverses confiseries et patisseries.
La seconde prêtait à Septima, comme cela venait de se vérifier, une passion pour les chiffres, et une obsession pour les multiples de quatre.
En sachant cela, Ana venait de tendre un piège vénéneux à sa victime au combien prévisible. Les dragées de Bertie Crochue avaient la réputation de posséder des gouts aléatoires, pouvant aller du délicieux absolu au plus terrifiant immondice. Telle un cercueil béant, Ana poussa la boite de dragées en direction de sa consœur...

"Vous ne refuserez pas de prendre le risque d'en gouter une? N'est-ce pas une manière ludique de retomber en enfance et s'amuser un peu, vous ne trouvez pas? Mais surtout, cela va nous permettre d'exercer nos talents d'arithmanciennes et d'art divinatoire par les chiffres...
Regardez comme c'est réjouissant, chacune des dragées est numérotées de un à trente-deux, je trouvais cela plus original que les ordinaires. Non?
Je vous laisse le plaisir de choisir la dragée qui vous semble posséder le plus délicieux arôme! Prenez cela comme un petit jeu entre deux passionnées d'arithmancie..."


Ana lui adressa un petit clin d'oeil complice et singulier. Telle une mâchoire aux crocs empoisonnés, la boite demeurait béante devant Septima. Trente-deux petites dragées y étaient sagement rangées.
La question étant de savoir laquelle choisir...

"Alors Septima? Vous semblez hésiter..."

Telle la roulette russe, ce petit jeu mortel semblait profondément
enthousiasmer Ana, qui y voyait une manière distrayante de tuer le
temps, et de tuer tout simplement. Les chiffres avait bercés toute la
vie de Septima Vector, et c'est l'un d'entre eux qui allait la lui
reprendre...


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Alors que les Deux arithmanciennes discutaient tranquillement, Ana sembla se souvenir subitement de quelque-chose. Elle plaque une main devant sa bouche et sortit de sa robe une belle boite rouge en guise de cadeau. Septima reconnut instantanément la provenance d’un tel présent : Honeyduke.

Pendant des années, la vieille femme avait régulièrement fréquenté la célèbre boutique de Pré-Au-Lard tenue par son ami Ambrosius Flume. D’ailleurs, elle avait gouté la grande majorité de ses confiseries, ses préférées étant les Dragées surprises de Bertie Crochue. Septima se félicitait de toujours dénicher à l’avance celles qui avaient les meilleurs aromes ! L’art de la divination par les chiffres devait bien avoir quelques avantages, non ?

L’arithmancienne jeta alors un regard doux en direction de sa collègue américaine. Cette brave Ana se souvenait de son péché-mignon et elle avait fait un détour par Pré-Au-Lard afin de pouvoir la combler ! Elle était adorable ! Tout en inclinant la tête légèrement sur le côté, Septima déclara :

« Oooh, Ana ! Comme vous êtes mignonne ! Je vous reconnais bien là. Vous avez toujours débordée d’attention pour les autres. »

La jeune arithmancienne poussa alors la boite en direction de Septima, l’invitant à retomber en enfance en choisissant une dragée, puis elle ajouta :

« Regardez comme c'est réjouissant, chacune des dragées est numérotées de un à trente-deux, je trouvais cela plus original que les ordinaires. Non?
Je vous laisse le plaisir de choisir la dragée qui vous semble posséder le plus délicieux arôme! Prenez cela comme un petit jeu entre deux passionnées d'arithmancie..." »


Septima se pencha sur le coffret et découvrit avec ravissement les petits chiffres dorés inscrits sur chaque dragée.

« Ca alors ! Ambrosius m’a caché ça ! C’est tout simplement merveilleux ! Les confiseries et les chiffres ! Mes deux passions enfin réunies !» plaisanta-t-elle en riant de bon cœur avant que son visage ne s’assombrisse quelque peu.

Maureen ne lui aurait jamais offert un tel présent, mais Ana l’avait fait : Contrairement à sa fille ou au Médicomage de St-Mangouste, la sorcière de Salem savait que les chiffres gouvernaient le monde. Les deux femmes étaient intimement liées par cette connaissance commune et Septima avait l’impression d’avoir en face d’elle une sorte de fille spirituelle. Elle aurait tant aimé que Maureen soit une femme aussi épanouie et instruite qu’Ana.

Tandis que Septima émiettait compulsivement les restes de son gâteau en multiple de Quatre, Ana finit par intervenir :

"Alors Septima? Vous semblez hésiter..."

La remarque d’Ana la fit sortir de ses pensées et cette dernière répondit :
« Je n’hésite jamais lorsqu’il s’agit de chiffre ma chère Ana. »

Elle tendit le bras au dessus de la table et attrapa la dragée numéro Quatre qu’elle déposa délicatement sur sa langue. Le bonbon se mit à fondre révélant le doux arôme de la Violette. Septima ferma les yeux tout en se délectant de cette saveur. Elle aurait pu tomber sur les gouts « Poubelle » ou « sang de Gobelins » mais ce n’était pas aujourd’hui que son chiffre allait l’abandonner !

« Délicieux, commenta-t-elle lorsque eut finit le bonbon, mais je vous en prie, Servez-vous ! » ajouta la vieille femme en poussant la boite de dragée vers Ana. Septima paria intérieurement que sa collègue choisirait la dragée Une mais Ana ne fut pas aussi prévisible.

« J’aurais pensé que vous choisiriez votre chiffre d’individualité,
commenta-t-elle, Après tout, ils ne nous trahissent jamais, n'est-ce pas ? »

Elle décrocha un petit clin d’œil complice à sa collègue avant de demander :

« Alors ? Vous avez eu droit à quel parfum ? »

Septima attendit sa réponse en s’éventant légèrement de la main. Elle avait drôlement chaud tout d’un coup. Elle but une gorgée de thé et reposa sa tasse dans sa soucoupe en tremblant légèrement. Par Merlin ! Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas eut de telles bouffées de chaleur ! Depuis sa ménopause à vrai dire mais cela aurait été indécent de révéler le chiffre exactes d’années…
Septima dégrafa donc légèrement le col de son chemisier et s’efforça d’écouter son interlocutrice mais plus le temps passait, plus elle se sentait mal. De la transpiration perlait sur son front et dégoulinait dans son dos et elle ressentait de fortes palpitations dans la poitrine. Après avoir déglutit difficilement, elle tenta de s’hydrater une nouvelle fois en buvant une autre gorgée de thé mais son bras tremblait tellement qu’elle renversa une partie du breuvage sur la nappe. Mais que lui arrivait-il ?

« Ana…je…je suis désolée…mais je ne me sens pas très bien. » balbutia-t-elle en ressentant une forte nausée. Subitement ses jambes tressautèrent et tapèrent contre la table et ses bras s’agitèrent compulsivement.

« Je…vais aller m’allonger… » hoqueta-t-elle le visage ruisselant de sueur.

La vielle femme s’agrippa alors sur le bord de la table et se leva difficilement. Elle voulu faire les Quatre pas qui la séparaient de son fauteuil mais elle n’eut pas le temps de parcourir cette distance puisqu’une douleur fulgurante lui comprima subitement la poitrine. L’effroi se lut momentanément dans son regard avant qu’elle ne grimace en poussant un hurlement. Elle porta une main sur son cœur et planta ses ongles dans sa chair dans une tentative vaine d’apaiser cette souffrance. Elle se sentit alors chanceler et voulut se retenir à la table mais elle n’y parvint pas. La vieille femme emmena la nappe et le service à thé avec elle dans sa chute. Son corps tomba lourdement au milieu des bris de vaisselle et les dragées roulèrent sur le sol. Cette torture infernale ne lui laissait aucun répit : La douleur irradiait tout son être sans discontinuer et ses membres s’agitaient de plus en plus. Elle finit par se vomir dessus ce qui l’empêcha de reprendre sa respiration. En proie à une terrible terreur, elle voulut hurler à Ana d’aller chercher de l’aide mais seule une écume blanchâtre sortit de sa bouche. Les yeux exorbités sous l’effet de la douleur et de la peur, Septima tenta une nouvelle fois de respirer mais la mousse et le vomi obstruaient ses voies respiratoires. Mourir de douleur ou d'asphyxie. Peu importe, songea-t-elle, pourvu que la fin soit rapide. Elle ne pouvait plus supporter cela. Juste avant que sa vision ne se voile définitivement, son regard se posa alors sur une dragée qui avait roulé près d’elle. La numéro Une.

Oui, les chiffres ne nous trahissent jamais.
Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Alors que les dragées trônaient sur la jolie nappe brodée du salon, un vent de suspense s'installa entre les deux arithmanciennes qui s’apprêtaient à faire valoir leurs compétences respectives en matière de divination par les chiffres. Le martèlement régulier de la trotteuse de l'horloge semblait battre le rythme de ce duel soit disant amical, et qui pourtant allait décider de la vie de l'une des deux joueuses. Ana, en comédienne émérite, se plaisait de laisser imaginer à la pauvre Septima qu'elle disposait d'une chance de vaincre dans ce jeu de hasard tronqué. Car les règles étaient bel et bien faussées. Ana connaissait déjà à l'avance chacun des écueils qui jalonnaient les rangées de dragées soigneusement alignées. Septima était condamnée au miracle, alors que la sorcière de Salem reposait, quant à elle, sur des certitudes bien établies. Si certaines des confiseries n'offraient qu'un gout des plus détestables, d'autres s'avéraient mortellement dangereuses...

Pour mettre en place son piège machiavélique, Ana Sorden avait prit un grand soin d'ouvrir la boite au préalable, pour y imposer ses propres règles du jeu. Le fait de déposer une goutte de venin mortel sur chacune des dragées correspondant à un multiple de quatre, lui garantissait de grandes chances de succès dans son entreprise macabre. Ana se doutait que la vieille arithmancienne ne pourrait faire autrement que de suivre sa bonne étoile et donc son chiffre fétiche, ce qui la conduirait indubitablement vers un destin des plus tragique. Sur les trente deux dragées alignées, huit d'entre elles étaient donc contaminée par un poison des plus violent au monde qui répondait à la douce appellation de "Larmes de Yavana"...
Ce poison avait été créé en secret par une communauté de sorcières de Salem, pour venger la mémoire d'une jeune fille du nom de Yavana Lyordel, injustement condamnée au bucher durant la grande chasse aux sorcières qui balaya le monde moldu au cours du dix-septième siècle. Bon nombre des inquisiteurs et autres bourreaux tortionnaires de l'époque trouvèrent alors la mort dans des circonstances aussi étranges que similaires. En confectionnant un poison indétectable et si puissant qu'il pouvait venir à bout de n'importe qui, les sorcières de Salem avaient lavé cette cruelle injustice et offert à la défunte Yavana, la vengeance qu'elle n'avait jamais eue. C'est l'une des rares interactions connue à ce jour, entre monde magique et monde moldu, mais celle-ci ne laissa aucunes traces significatives, les inquisiteurs dans leurs obscurantisme religieux préférant parler de malédiction diabolique plutôt que d'empoisonnement. Lorsque Alcyd Mardol lui avait confié la mission de s'emparer de Poudlard, Ana n'avait guère hésité longtemps à se munir d'un flacon de ce poison dans la réserve personnelle de son amie, Ysolda Landegreen. Cette dernière s'évertuant à dissimuler des potions interdites, au mépris des règles strictes régissant le monde sorcier. Il lui avait cependant fallu racheter un ingrédient fort rare au marché noir sorcier de Bristol, car le suc de Jacynthe de pleine lune perdait son efficacité s'il n'était pas utilisé rapidement. Elle avait donc du en intégrer aux potions de sa collègue pour s'assurer de leur efficacité. Nul doute que quelques larmes versées aideraient Ana, à dégager l'horizon de ses ambitions...

« Je n’hésite jamais lorsqu’il s’agit de chiffre ma chère Ana. »

Cette réponse extirpa Ana de ses pensées secrètes. Septima semblait bien décidée à faire un choix, et sa main se promena quelques instant au dessus de ce terrain piégé que présentaient les rangées de dragées. Elle fit alors le choix le plus funeste et prévisible de son existence, laissant fondre la dragée empoisonnée sur son palet. C'est donc, son chiffre fétiche, le quatre qui allait la conduire dans l'au delà...
Ana lui adressa alors un sourire méphistophélique, ses ongles tapotant de manière inquiétante sur la surface de la table...

"Vous choisissez donc le quatre...
A défaut de réelle surprise j'espère au moins que votre chiffre fétiche vous honorera par sa saveur. Est-ce la cas, très chère Septima?"


Les yeux gourmand de l'arithmancienne de Poudlard s'embrasaient et clignotaient de plaisir. Elle ne tarda point à confirmer l'extase culinaire qui s'était emparée d'elle.

« Délicieux,  mais je vous en prie, Servez-vous ! »

Ana Sorden leva un sourcil circonspect, alors que sa main couvrait d'ombre les rangées de dragées. Voulant offrir un brin de spectacle à sa consœur, elle fit mine d'hésiter, laissant sa main trainée au dessus de la dragée une, puis elle finit dans un geste vif par se saisir de la treizième confiserie.
Ce choix sembla dérouter et ébranler les certitudes de la pauvre Septima Vector.

«  J’aurais pensé que vous choisiriez votre chiffre d’individualité, après tout, ils  ne nous trahissent jamais, n'est-ce pas ? Alors ? Vous avez eu droit à quel parfum ? »

Ana avait l'art et la manière de ménager le suspense, mais c'est radieuse qu'elle finit par exprimer la satisfaction d'être tombée sur un parfum aussi agréable que subtil.

"Ma chère Septima, comme vous le voyez, je suis pleine de surprise, imprévisible...
Et le hasard fait bien les choses, car je suis tombée sur la fraicheur et le doux parfum de la menthe!"


Telle une redoutable prédatrice, Ana guettait les premiers signaux qui lui révéleraient que l'action du poison venait de débuter. Et ceux-ci ne tardèrent point à se manifester. Des goutes de sueurs perlaient le front de Septima, alors qu'elle essayait vainement de s'éventer pour évacuer le torrent de chaleur qui l'envahissait. Ana porta sa tasse de thé jusqu'à ses lèvres, ne quittant des yeux sa malheureuse victime, dont les affres terrifiant du poison commençait à la secouer de plus en plus violemment.
D'une voix innocente et faussement inquiète, Ana la questionna :

"Un souci très chère?"

Septima s'était engagée dans une lutte intérieure contre la mort, bras et jambes se contractaient dans d'horribles tremblement, si bien que sa tasse de thé finit par se vider d'une partie de son contenu sur la nappe finement brodée. Le doute qui s'était installé dans son regard muta en une réelle frayeur, et Septima Vector, hoquetant et le visage baigné de sueur, tenta alors de se justifier auprès de son invitée :

« Ana…je…je suis désolée…mais je ne me sens pas très bien. Je…vais aller m’allonger… »

Ana Sorden posa alors sa tasse sur la table. Tel le couperet d'une guillotine ce geste marqua un changement de ton et d'attitude de la part de la sorcière de Salem. Sentant qu'il n'y aurait bientôt plus qu'une aritmancienne dans le salon du Tetra Cottage, un sourire sadique se dessina sur le visage pâle de cette dernière. Dans un quatrain terrifiant, elle leva le voile de son machiavélisme.

"Quel mauvais choix Septima...
Car les larmes de Yavana...
Vont sonner le glas...
Annonçant votre trépas..."


N'écoutant que sa douleur, Septima tenta alors de sa lever, s'accrochant au rebord de table dans le but évidant de rejoindre le confort de son fauteuil qui se trouvait à quatre pas de la. Mais soudain, le poison entama son terrible travail de destruction...
Comme si elle venait de recevoir un coup de poignard dans le cœur, Septima Vector poussa un cri effroyable, avant de s'écrouler au sol. Emportant dans sa chute la nappe et le service à thé, l'écume au bord des lèvres, elle s'engageait dans un combat désespéré.
Ana restait assise, silencieuse telle un spectre, beaucoup plus accaparée à contempler la magnifique ciselure de ses ongles que de venir en aide à son ancienne amie.
Avec une lueur sadique dans le regard, elle s'amusa même de la situation.

"Pardonnes moi mon amie, mais je ne vais pas me plier en QUATRE pour te porter secours. Cela serait inutile...
Je ne vais pas passer par QUATRE chemins non plus, pour te dire tes QUATRE vérités. Malheureusement Septima, il semblerait que tu vas bientôt finir entre QUATRE planches et tout cela du fait d'un choix bien mal calculé. ma pauvre, trahie par ton propre chiffre, ton QUATRE adoré..."


Elle finit par s'extirper de son immobilisme, se levant elle se dirigea vers le portrait de la fille Maureen, alors que Septima Vector était toujours secouée par les spasmes de l'agonie. Ana promena son ongle ciselé sur la surface de la photographie avant de dire sur un ton laconique.

"Quel dommage. Un visage si radieux, et pourtant bientôt endeuillé. Toutes mes condoléances petite Maureen, mais il n'y a pas la place pour deux arithmanciennes en ce bas monde..."

Ana Sorden finit par ramasser la boite de dragées, tombée au sol, pour en saisir l'une d'elle. Cette fois-ci, elle choisit son numéro attitré, la dragée qui portait le numéro un, mais ne l'avala point...
Elle la jeta en direction de Septima pour bien lui faire comprendre le message.

"Sache que je suis seule au commande maintenant. Personne ne se dressera sur mon chemin pour devenir l'arithmancienne attitrée de Poudlard. Je crée mon propre destin. Ma propre voie...
Tu peux mourir en paix à présent, tu peux compter sur moi pour m'occuper au mieux de ta succession."


Ana marque une courte pause avant d'ajouter :

"Je suis vraiment navrée..."

La poitrine de Septima Vector cessa de se soulever, et son regard vide fixa avec une intensité morbide le plafond. Ana Sorden passa quelques instants à supprimer les quelques indices de son passage. Elle proféra notamment deux sortilèges : un "Incendio" pour bruler dans la cheminée les dragées magiques, et un "Récurvite" pour nettoyer sa tasse. Aucune autopsie ne pourrait divulguer l'action du poison. Les larmes de Yavana avait cette faculté de ne laisser aucune trace de son action. La mort de Septima serait très vite rangée dans la rangée des décès cardio-vasculaires. Le regard froid d'Ana Sorden se tourna alors vers la porte d'entrée,  et par la même occasion vers Poudlard.
Dans un murmure intérieur, elle prononça juste un nom de sa liste noire...

*Minerva McGonagall...*

[Rp Terminé]


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Quatre & Un. [Pv Ana & Septima]

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