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 Parfum d'été [PV James]

Amely AndersonPréfèteavatar
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Dernière édition par Amely Anderson le Jeu 23 Aoû 2012 - 11:40, édité 1 fois
1 août 2006

Le ciel resplendissait quand Amely Anderson s'engagea sur le Chemin de Traverse. Elle était d'excellente humeur : c'était le milieu des vacances, il faisait chaud et sa fratrie n'était pas avec elle. Oui, elle était belle et bien seule à se balader au milieu des boutiques et cela la ravissait. Pour un enfant unique ou ayant un ou deux frère ou sœur, cela pouvait paraître bien anodin ; pourtant, quand on a cinq petits frères et sœurs, c'était toute autre chose. La jeune fille exultait de son indépendance. Elle avait bien proposé à son petit frère Robin de l'accompagner, mais celui-ci avait préféré rester au frais. Peut-être avait-elle omis – involontairement bien sûr – de l'informer qu'elle allait manger une glace, mais il ne s'en formaliserait sûrement pas.

La jeune Serdaigle observait les passants qui déambulaient sur l'avenue : le monde autour d'elle l'avait toujours intéressée. Elle s'amusait souvent à relever des petits détails insignifiants quand elle se baladait : ça l'amusait beaucoup et l'empêchait de s'ennuyer. Malgré la chaleur de cet après-midi-là, beaucoup de gens émergeaient des boutiques poussiéreuses. Curieuse de nature, elle s'arrêta devant la vitrine du magasin de hiboux – que ces chouettes avaient des yeux scrutateurs ! Un peu plus loin, le magasin de vêtements T&T la fit rougir : elle n'était pas un exemple de mode, pensa-t-elle en contemplant piteusement son haut trop grand, son jean troué et ses converse usagées. Parcourue de frissons, elle contempla la vitrine du magasin d'accessoires de Quidditch avec envie et effroi. Ce sport l'avait toujours effrayée, et la plupart des gens ne comprenaient pas ce qu'elle pouvait ressentir quand ses pieds ne touchaient plus le sol : une angoisse incontrôlable.

Justement, James Carter – avec qui elle devait manger une glace n'avait-il pas avancé l'idée de faire du Quidditch ? Pourquoi pas ; grand bien lui fasse. Elle, elle resterait à l'acclamer sur les gradins, les pieds bien fermement posés sur le sol. Plongée dans ses pensées, Amy marchait toujours. Elle pensait au Poufsouffle ; quand l'avait-elle rencontré déjà ? Elle devait être en première année. Elle se souvenait parfaitement de son sourire ce jour-là, quand il lui avait proposé de l'aider pour son devoir. Malgré leurs différences d'année et de maison, ils étaient tout de suite devenus amis. Son sourire excusait bien son humour vaseux. Et puis, tout la faisait rire.

Elle arriva enfin en vue du glacier, Florian Fortarôme. Cela la fit sourire : les glaces appétissantes qu'elle apercevait lui donnaient faim. Quel parfum pourrait-elle prendre ? Ils étaient si nombreux ! Résistant à l'envie, Amy chercha James des yeux. Il n'était apparemment pas encore arrivé. Bien, elle attendrait donc. Elle se mit à l'ombre et se passa une main dans les cheveux blonds – comme souvent, détachés, et disons très peu coiffés (mais chut, vous n'êtes pas censés le savoir !). Elle s'adossa contre le mur se frotta les yeux : cette nuit, elle avait encore mal dormi ; cauchemars, comme d'habitude. Les plus fréquents étaient bien bêtes : soit elle était enfermée dans une toute petite pièce, toilettes, placard, soit elle tombait, tombait interminablement et le sol se dérobait sans cesse sous ses pieds, soit elle tombait dans une matière répugnante disproportionnée dont je ne citerai pas le nom. Bien sûr, elle ne parlait de ses cauchemars à personne.

Perdue dans ses réflexions, la Serdaigle ne vit même pas le jeune garçon qui s'approchait...


[HRP : dis-moi si tu veux que je change le titre !]
James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James arriva sur le chemin de Traverse, souriant. Souriant parce que sa matinée s’était bien passée, souriant parce que ses parents avaient déserté la maison pour quelques jours, le laissant seul avec sa grande sœur, et souriant parce qu’il allait revoir Amy.
Il pressa le pas – il allait être en retard sinon – mais laissa son regard effleurer les vitrines. Bah… A part la boutique de Quidditch, et une ou deux autres boutiques qui avaient l’air sympa, ce n’était pas vraiment intéressant. Le jeune homme haussa les épaules, pour les magasins de vêtements, il repasserait. Ce n’était absolument pas son truc. Il y allait lorsqu’il avait besoin de s’acheter quelque chose, mais trouvait vraiment inutile de passer des heures là-bas. Il ne comprenait pas vraiment les filles qui faisaient ça. C’était une des choses qu’il appréciait chez Amely d’ailleurs. Elle n’était pas comme les autres sur ce point. Bon, il l’aimait pour beaucoup d’autre chose. Déjà, elle riait quasiment à toutes ses blagues, sauf lorsqu’elles étaient vraiment trop mauvaise. Ensuite elle souriait toujours, et puis elle était marrante comme tout. Bon, elle avait une peur bleue des microbes, mais James était certain qu’elle arriverait à la combattre.

Les deux adolescents s’étaient rencontrés en première année. Enfin, lorsque Amely était en première année et lui en seconde. Il lui avait proposé son aide pour un devoir et ils étaient rapidement devenus amis.

Le glacier n’était plus qu’à quelques pas. Un nouveau sourire apparut sur les lèvres de James. Il poussa la porte et entra. L’odeur délicieuse des arômes glacés flottait dans l’air. Le jeune homme chercha Amy du regard. Personne. Il se rendit sur la terrasse et balaya le lieu du regard. Il l’aperçut, assise à l’ombre, l’air pensive. Il s’approcha d’elle en souriant. Le Poufsouffle se positionna derrière elle et…

« Bouuuuh ! » S’exclama-t-il en refermant brusquement ses mains sur les épaules de la jeune fille.

Riant comme un gamin, il lui fit une bise sur la joue pour se faire pardonner et prit place à côté d’elle.

« Tu vas bien ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette… Bon, on mange des glaces, mais voilà quoi, dans ton assiette. Non, sérieusement, ça va ? »

Il saisit la carte des glaces et commença à la parcourir.

« Tu sais ce que tu vas prendre ? »
Amely AndersonPréfèteavatar
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Deux mains se posèrent soudainement sur les épaules d'Amely alors qu'une voix bien connue criait :

« Bouuuuh ! »

La Serdaigle sursauta vivement mais garda son sang froid ; elle ne s'y attendait pas. En reconnaissant le Poufsouffle qui lui fit la bise, elle sourit et lui reprocha, pour la forme :

« Tu n'arrêteras donc jamais ? »

C'était plus une affirmation qu'une question, et heureusement : s'il arrêtait, ce ne serait plus lui. Elle bailla et consulta distraitement le menu. Devant sa mine de déterrée, James lui demanda si elle allait bien - à sa manière, bien entendu, ce qui ne fit qu'accentuer le sourire d'Amy.

« J'ai juste mal dormi, mais ça va. Et toi ? Les vacances ? »

Tout en attendant sa réponse, son regard valsait sur les parfums proposés. Florian Fortarôme offrait le meilleur choix de glaces du quartier (il fallait bien avouer qu'à sa connaissance, il n'y avait pas d'autre glacier dans le quartier, mais peu importe). De nombreux parfums propres aux sorciers paraissaient bien insolites - citrouille par exemple... jamais elle ne mangerait une glace à la citrouille - mais les classiques incontournables y figuraient toujours. Le jeune garçon lui demanda ce qu'elle allait prendre, et elle répondit :

« Je ne sais pas ce que je vais prendre mais je sais déjà ce que je ne prendrai pas ! »

Elle parcourut la salle du regard. Une serveuse semblait prête à s'approcher. Intriguée, Amy murmura :

« C'est nous qu'elle regarde ? »

James CarterAmbulancier magiqueavatar
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Dernière édition par James Carter le Ven 24 Aoû 2012 - 16:49, édité 1 fois
Amely sursauta, ce qui ne fit que renforcer le sourire enfantin de James. Elle lui demanda s’il n’arrêterait donc jamais. Il haussa les sourcils, amusé, et répondit :

« Tu sais bien que non Amy, ce serait beaucoup moins marrant ! Tu m’imagines comme… Binns ? Ou Dérébusor ? Evidemment que je n’arrêterais jamais.

Le Poufsouffle surprit le bâillement de son amie et fronça les sourcils. Elle n’était pas malade au moins ? Cette dernière le rassura en lui disant qu’elle avait mal dormi. Soit. Il lui adressa un sourire et répondit :

« Moi ça va bien. Je reste à la maison et je regarde la télévision… Très productif, je ne te dis pas ! Je vois mes amis Moldus aussi. Enfin, quelques uns. Sinon… Je passe un peu de temps avec mes parents. Je pars en France fin août, c’est tout. Et toi ? Tes frères et sœurs vont bien ? »

Il se laissa aller contre le dossier de sa chaise et soupira d’aise, heureux de retrouver Amy après un mois. Il regarda la carte avec attention. Hum… Il voulait quelque chose de frais, pratique, c’était des glaces qu’on servait ici. Fraise acidifiante ? Chocolat fondant ? Vanille passion ? Il estima tout les parfums, hésitant.

« Hum… Je crois que je vais prendre une glace… Au… Bon, pour être original cette fois, je vais la prendre au chocolat. »

Il sourit, le jeune homme voulait tenter de dérider Amy coût que coût. Même si cela impliquait lui faire de nombreuses blagues stupides. Ce qui n’était pas prêt de le déranger.
Après la phrase de son amie, James suivit son regard et vit une serveuse qui regardait effectivement dans leur direction. Il murmura :

« Non, je suis certain qu’elle regarde le vieux monsieur juste devant nous. Tu le vois ? Regarde elle lui sourit ! C’est peut être son petit-ami… Mais attend, pourquoi elle vient vers nous ? Amy… Je ne savais pas ! »

Il ria, et salua la serveuse.

« Vous avez choisi ? »

Il jeta un coup d’œil à Amely et déclara :

« Oui, pour moi ce sera une glace au chocolat... Et toi ? S’enquit-il en s’adressant à Amely.
Amely AndersonPréfèteavatar
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La Serdaigle entendit son ami confirmer sa précédente pensée : non, il n'arrêterait jamais, et tant mieux. Même si il avait un humour très personnel, il valait mieux qu'il reste lui-même ; Amy n'aimait pas les personnes peu naturelles, qui jouaient double jeu. James lui parla ensuite de son programme des vacances, à savoir regarder la télévision. Amely avait assez fréquenté de Moldus pour savoir ce qu'était une télévision, même si elle n'en possédait pas. Elle aurait d'ailleurs aimé en avoir une : cet objet était fascinant ! Les Moldus devaient être très intelligents pour faire fonctionner un objet pareil.

« La télévision ? J'aimerais bien en voir une. Ça marche à l'élec... l'électricité, c'est ça ? »

Elle resta un instant pensive alors qu'il l'informait de son départ en France. La France était un pays qui l'avait toujours intéressée. Un jour, après Poudlard, elle irait la visiter. Pour le moment, c'était bien impossible ; ses parents n'avaient pas les moyens de faire voyager huit personnes, même loin en Grande Bretagne. Quand elle serait grande, Amy voyagerait. Puisqu'elle voulait faire Médicomage, pourquoi pas ? Elle avait tout le temps d'y penser.

« Tu vas où en France ? »

Sûrement vers le Sud, pensait-elle, c'était une des destination de vacanciers les plus prises. Ou Paris, la ville lumière, cette ville mythique dans laquelle Amy avait déposé ses rêves. James lui demanda ce qu'il en était d'elle, et si ses frères et sœurs allaient bien. Elle sourit et répondit :

« Moi, je reste chez moi et je flemmarde... pas plus productif que toi ! Je sors un peu aussi. Sinon, la ribambelle va bien mais elle est plus excitée que jamais ! Peut-être la chaleur. La maison est un vrai capharnaüm et les voisins se plaignent du bruit. »

La jeune fille sourit en se remémorant les évènements de la matinée : David qui s'amusait à glisser sur la rampe de l'escalier était atterri sur Lucy qui passait par là et qui avait fait un culbuto sous le guéridon qui était tombé, entrainant le vase préféré de leur mère qui s'était cassé en mille morceaux. Leur père était arrivé en courant et les avait vertement grondés, mais à ce moment là le bébé avait demandé à Robin de lui ouvrir l'armoire et celui-ci était monté sur le rebord. Par conséquent, l'armoire déjà bancale était tombée, manquant d'écraser leur père, entrainant les grands cris de leur mère qui arrivait sur ses entre-faits.

James annonça qu'il allait prendre chocolat, pour être original. Feignant de ne rien remarquer, le regard d'Amy se dirigea vers la serveuse (qui était à peine plus âgée qu'eux) qui semblait les regarder. Elle entendit James murmurer qu'elle semblait sourire au vieux monsieur (qui avait bien quatre-vingt ans) et que c'était peut-être son petit ami. Rien que pour le concept, Amy pouffa. La serveuse s'approcha d'eux et demanda poliment :

« Vous avez choisi ? »

Elle semblait se demander si les deux adolescents se moquaient d'elle ou pas. Amy fit tout les efforts possibles pour comprimer son rire et ajouta après la commande de James :

« Pour moi, caramel s'il vous plait. »

Elle avait toujours eu un faible pour la glace au caramel. La serveuse (visiblement vexée) répondit :

« Je vous apporte ça tout de suite. »

Elle s'éloigna, et l'envie de fou-rire de la Serdaigle s'envola. Elle avait toujours envie de rire au mauvais moment, hélas. Elle se passa une main dans sa chevelure blonde et s'adossa au dossier de la chaise. Elle planta sur James un regard malicieux et s'exclama :

« Alors, l'année prochaine... Les BUSEs. »

Elle, elle avait encore une année avant la fatidique cinquième année. Son sourire s'accentua et elle demanda innocemment :

« Ça te fait peur ? »
James CarterAmbulancier magiqueavatar
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James sourit en entendant la réponse d’Amely. Cette dernière n’avait pas télévision chez elle. Chez le Poufsouffle, la télévision avait une place de choix dans la maison. D’ailleurs, il était impensable qu’on l’enlève. Ses parents avaient prit l’habitude de regarder un feuilleton chaque soir et sa sœur se plaisait à regarder des séries à l’eau de rose lorsqu’elle n’avait rien à faire. Séries totalement stupide, selon le jeune homme. Franchement, un homme et une femme prenait vingt épisode pour se dire « je t’aime » ! Bon d’accord, ce n’était pas quelque chose de facile, James pouvait le reconnaître, mais de là à monopoliser l’écran avec leur pensées romancées au possible… Non merci ! Il reporta son attention sur la Serdaigle et hocha la tête.

« Exactement Amy ! Avec de l’électricité, les Moldus vont pleins de trucs, je te montrerais un jour, si tu veux ! »

Les fêtes foraines par exemple, où il y avait des millions de lumières, d’écrans et d’attraction… Il eut un grand sourire en pensant à sa dernière sortie qu’il avait fait avec ses amis. Ils étaient tous allés à la fête foraine que sa ville accueillait chaque année pendant l’été. Cette sortie avait été mémorable pour le jeune homme, notamment à cause de la frayeur que lui avait causait certaines attraction.

« Je vais dans le sud, dans un camping » Répondit-il lorsqu’elle lui questionna sur sa destination. Attention vacance en famille en perspective !

James écouta la jeune fille lui parler de ses propres vacances et ses frères et sœurs. C’est qu’ils étaient nombreux dans la famille ! Par moment il plaignait Amely d’être l’aînée, mais il l’enviait aussi. Au moins, il y avait toujours de l’action chez elle ! Alors que chez le Poufsouffle… Evidemment lorsque Eleanor était là on pouvait souvent entendre leur éclats de rire et blagues mais sinon il était facile d’écouter une mouche voler !

« Courage pour tenir le coup ! Mais tu dois bien t’amuser avec eux non ? »

La serveuse s’approcha d’eux et fut visiblement vexée par le rire qu’ils tentaient tout les deux de dissimuler. Ils passèrent commande et la jeune fille repartie en marmonnant quelque chose dans sa barbe. James sourit en s’appuyant contre le dossier de sa chaise. Il s’apprêtait à dire quelque chose lorsqu’il surprit le regard malicieux d’Amy. Le jeune homme haussa les sourcils, toujours souriant.

« Alors, l'année prochaine... Les BUSEs. »

Le sourire du Poufsouffle s’accentua en même temps que celui d’Amely, qui lui demanda, innocemment :

« Ça te fait peur ? »

Il se constitua une expression de surprise et déclama d’une voix totalement perdue :

« Les quoi ? Les BUSEs ? Non… Non je ne vois pas… C’est quoi ? »

Il ria quelques secondes et reprit :

« Bah… Tu sais c’est comme des examens de fin d’année… Sauf que c’est décisif pour ton avenir. Pas de quoi avoir peur, en somme. Surtout que je compte sur toi pour me traîner à la bibliothèque pour m’obliger à réviser hein ! »

Il lui offrit son plus beau sourire innocent en la fixant d’un air malicieux.
Amely AndersonPréfèteavatar
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James lui dit qu'il lui montrerait un jour ce que les Moldus pouvaient faire avec l'électricité, et Amy s'en trouva ravie : ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait observer les machines que ces génies avaient inventées. La jeune Serdaigle aurait aimé être capable de comprendre le fonctionnement de chaque chose en ce monde : il était si riche et rempli de surprises ! avide de savoir, Amy avait dévalisé la bibliothèque du quartier concernant le monde moldu et avait dévoré des dizaines de livres sur le sujet, mais elle avait encore beaucoup à apprendre.

James lui parla de sa destination de vacances : un camping dans le Sud. La jeune fille se demanda si sa grande soeur était du voyage : elle imaginait très mal son ami partager une tente avec Eleanor ! Bien qu'il avaient l'air de s'entendre très bien, ce n'est pas toujours facile de vivre en coexistence pacifique avec sa frangine ; Amy le savait mieux que personne. Sa famille était à la fois très soudée et très... belliqueuse. Un nombre de disputes impressionnant pouvait parfois agiter la maison, ponctuées d'instants de calme (courts).

« Bien sûr, je m’ennuierais sans eux ! »

Amy avait le soleil dans les yeux quand ils abordèrent le sujet des BUSEs. James feignit - assez bien elle devait le concéder - la surprise et l'ignorance totale, mais elle n'était pas dupe. Sous son ton léger et railleur, il savait très bien que c'était important - du moins, elle l'espérait.

« ... Surtout que je compte sur toi pour me traîner à la bibliothèque pour m’obliger à réviser hein ! »

La Serdaigle voyait bien qu'il se moquait gentiment de l'idéalisation qu'elle faisait de LA bibliothèque mais prit un air faussement sérieux et renchérit :

« Compte là-dessus ! Fini de se la couler douce, l'année qui arrive ce sera tous les soirs et week-ends enfermé dans la bibliothèque à réviser avec assiduité. Je ne vais pas te laisser gâcher ton avenir de la sorte ! »

Elle rit de bon coeur, s'entortilla une mèche de cheveux autour du doigt et demanda plus sérieusement :

« Franchement James, tu comptes faire quoi plus tard ? »

Plus tard... Ah, la grande question ! Personnellement, Amy savait depuis bien longtemps ce qu'elle voulait faire et elle s'en félicitait : elle ne pourrait pas vivre sans but, sans certitude ; il lui fallait toujours quelque chose sur quoi s'appuyer. Elle savait bien que la plupart des adolescents de son âge n'avaient qu'une très vague idée de leur avenir. Mais après tout, c'était sa vie ; elle ne pouvait que le conseiller.

La serveuse s'approcha alors, portant un plateau orné de deux énormes glaces respectivement marron foncée et marron claire. Elle posa avec l'agilité époustouflante des serveurs les deux glaces devant leurs futurs propriétaires en leur disant :

« Voilààà. Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas. »

Elle avait plutôt l'air d'avoir envie de les mordre mais Amy s'abstint de tout commentaire et marmonna un "merci" poli, tout en attendant la réponse du Poufsouffle, songeuse.
James CarterAmbulancier magiqueavatar
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La Serdaigle lui fit remarquer qu’elle s’ennuierait sans ses frères et sœurs. Il était vrai que la famille Anderson était très soudée, et James savait bien que Amely tenait énormément à ses frangins. Il aurait bien aimé avoir une famille aussi nombreuse que la sienne. Oui, ça devait être vraiment très sympa. Bon après, il devait y avoir aussi beaucoup d’inconvénients. Enfin, en tout cas, leurs vacances en famille devaient être mouvementées ! Alors que lui… Il partait en France fin août et sa sœur ne venait pas avec eux, préférant passer ses vacances chez une de ses meilleures amies. Le Poufsouffle avait été déçu en apprenant la nouvelle, lui qui était si impatient de pouvoir partager à nouveau de bons moments avec sa grande sœur. Ceci avait d’ailleurs fait l’objet d’une dispute, et Eleanor lui avait promit qu’ils partiraient en voyage uniquement tout les deux « en laissant les deux vieux dans leurs fauteuils ».

Ils abordèrent ensuite le sujet des BUSEs. Et même si le jeune homme semblait malicieux lorsqu’il lui demanda de le traîner de force à la bibliothèque, il ne plaisantait malheureusement pas. Il savait très bien qu’il serait incapable d’y aller seul, et surtout d’y aller pour réviser. Et il comptait sur son amie pour l’obliger à y aller au moins… Une fois par semaine un mois avant le début des examens. Oui, ce serait pas mal. C’est donc pour cela que lorsque que la jeune fille affirma qu’elle allait l’obliger à réviser chaque soir à la bibliothèque, James ne pu s’empêcher de la regarder, un air qu’il voulait profondément blessé sur le visage :

« Quoi ? » S’exclama-t-il d’une voix faussement tragique « Non, Amy tu ne peux pas me faire ça, non, tu ne peux pas. Amyyyyy ait pitié de ma pauvre personne ! »


Il lui lança un sourire éclatant, avant de froncer les sourcils à l’entente de sa question. Ce qu’il voulait faire plus tard ? Euh… Pour être franc, il n’en avait pas la moindre idée. Il pourrait envisager une carrière dans… Les potions, il n’était pas trop mauvais. Et puis, c’était carrément trop génial de mélanger un tas de trucs bizarres et de voir la mixture changer de couleur. Oui, pourquoi pas…

« Peut-être dans les potions… J’aime bien. Mais je ne sais pas encore. Il faut que j’y réfléchisse sérieusement je crois. J’aime pas réfléchir sérieusement. »

Il hocha la tête pour approuver ses paroles et reporta son attention sur la jeune fille qui semblait en pleine cogitation. Il reprit son sérieux, et demanda :

« Et toi, tu as une idée ? »

C’est à ce moment là que la serveuse arriva, deux énormes coupes glacées posées que un plateau qu’elle tenait à une main. Elle les déposa devant eux en leur sortant une phrase bateau. Les deux adolescents la remercièrent poliment. Le Poufsouffle attrapa sa cuillère et la plongea dans sa glace au chocolat et commença à déguster. C’était trop bon, le chocolat.
Amely AndersonPréfèteavatar
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Quand James fit semblant de protester, la Serdaigle fut persuadée qu'il prenait tout de même le sujet au sérieux... mais sérieux n'était pas un mot qui convenait à son ami. Pour lui, le sérieux était une notion très abstraite. Il faudrait qu'elle l'empêche de réviser trop peu ses BUSEs. Remarque, cela ne la regardait pas... Mais elle ne pouvait se résoudre à le laisser détruire ses chances. Elle répondit donc sur le ton de la plaisanterie :

« Je ne connais pas la pitié, mon cher. As-tu seulement une fois mis les pieds dans une bibliothèque ? »

Elle l'écouta répondre évasivement, et aborder encore cette notion de sérieux. Non, il n'aimait pas réfléchir sérieusement mais un jour, il faudrait bien qu'il le fasse. sinon, qu'adviendrait-il ? Remarque, c'était encore son problème et pas celui de la blondinette. Mais elle était son amie. Et les amis, c'est fait pour aider, non ? Elle affirma doucement :

« J'avais remarqué. De toute manière, tu as encore le temps d'y réfléchir. »

Il s'enquit de ce qu'elle voulait faire. Amely connaissait sa vocation depuis toute petite, quand elle avait su que sa cousine Rachelle faisait des études de Médicomagie. Sa douceur et sa patience l'avaient tant impressionnée qu'elle s'était donné un objectif : un jour, elle aussi, elle saurait soigner les malades. Elle trouvait que ce métier était l'un des plus beaux ; aider, guérir, sauver des vies, elle voulait tant en être capable, un jour. Ses parents lui avaient parlé de tous ces gens qui ne pouvaient rien faire pour lutter contre la maladie ; Amely espérait que si quelqu'un qu'elle aimait se trouvait dans cette situation, elle pourrait agir, elle ne serait pas impuissante et démunie face à la mort qui vous prend le meilleur. Qu'elle connaisse ou non ses futurs patients, peu importe ; si on lui donnait les moyens de soigner, ce serait une chance inouïe, et elle soignerait.

« J'aimerais faire Médicomage, » répondit-elle simplement.

Pour y parvenir, il y avait de nombreuses voies ; la fillette s'était renseignée. On pouvait faire des études d'infirmier à Sainte Mangouste, mais elle ne voulait pas faire infirmière comme sa cousine. Il y avait bien une école prestigieuse en France - où Amely rêvait d'accéder - et quelques écoles à l'étranger mais elle avait encore tout le temps d'y penser. Mais au moins, elle avait un but. C'est ce but qui l'aidait à travailler et avoir des bonnes notes dans presque toutes les matières - seule une scolarité exemplaire lui ouvrirait les portes des études qu'elle désirait.

La fillette observa avec délices la glace qui était devant elle et entreprit machinalement d'essuyer le manche de la cuillère avec son mouchoir de tissu blanc immaculé. Elle leva un regard troublé vers son ami pour voir s'il était gêné par sa... son... sa maniaquerie. C'était plus fort qu'elle, même si elle en avait honte. Elle espérait qu'après tant d'années, il ne la jugerait pas.
James CarterAmbulancier magiqueavatar
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Lorsque la jeune Serdaigle lui demanda si il avait déjà mit les pieds à la bibliothèque, James prit un air faussement contrarier. Evidemment qu’il y était déjà allé, dans ce lieu étrange et remplit de livres en tout genre. Il s’empressa de démentir les propos de son amie, souriant :

« Hé ! Certainement que j’y suis déjà allé ! Voyons Amy, je ne suis pas aussi peu sérieux que ça. Bon d’accord, je n’y vais pas régulièrement. Ok même pas souvent. Bon, quasiment jamais d’ailleurs. Raison de plus pour que tu ais pitié de moi ! N’amène pas si brutalement une pauvre petite âme comme la mienne dans ce lieu bizarre ! »

Il porta théâtralement une main à son cœur en hochant la tête. Puis, voulant reprendre son sérieux, il adressa un grand sourire malicieux à Amely avant de d’avaler une nouvelle cuillérée de glace. Se délectant du goût du chocolat, le jeune homme porta une nouvelle cuillère à sa bouche, avant de s’essuyer la bouche avec une serviette en papier.

Il fut ensuite question d’avenir. Et sur ce sujet, James ne trouvait absolument rien à dire. Que ce soit d’amusant, ou pas. Alors qu’il entrait en cinquième année il ne savait toujours pas dans quelle voie il aimerait poursuivre plus tard. Il s’était dit que cela lui plairait d’envisager un avenir dans le domaine des potions… Encore fallait-il voir si son niveau lui permettait… Lorsque son amie lui répondit avec douceur qu’il avait encore le temps d’y réfléchir, il lui lança un sourire quelque peu hésitant. Il n’aimait pas vraiment l’avenir. C’était toujours incertain, il fallait avancer en tâtonnant, sans voir ce qu’on pouvait vous réserver. Et c’était d’ailleurs pour cela qu’il aimait beaucoup la Divination, il trouvait cette matière rassurante. En plus il appréciait beaucoup le Professeur Hellsoft, qu’il trouvait vraiment géniale en tant que prof.
Amy lui annonça ensuite qu’elle voulait faire Médicomage. Le Poufsouffle lui sourit avant de commenter :

« Et je suis persuadé que tu y arriveras. Tu n’es pas toi pour rien, après tout. Et comme ça, ce sera mon rôle de te forcer à sortir t’amuser le soir lorsque tu seras dans tes études. Tu ne penses pas que je t’abandonnerais à tes livres, quand même… »

Il lui fit un clin d’œil avant de la regarder nettoyer avec application le manche de sa cuillère avec un mouchoir blanc, immaculé. La Serdaigle leva alors les yeux vers lui, troublée. Comprenant que cette fois-ci, sortir une blague nulle ne servirait à rien, le Poufsouffle sourit doucement à son amie avant de répondre, d’un ton tout aussi doux que son sourire :

« Tu sais Amy, tu n’as pas à avoir… Honte où je ne sais quoi. Surtout lorsque tu es avec moi. Je veux dire, tu es comme ça, et je t’accepte comme tu es. Et puis tu sais, je te trouve super chouette, et ça même avec ton aversion pour les microbes. Maintenant dépêche de manger ta glace avant qu’elle fonde, ce serait bête. »

Apercevant la serveuse qui en passant venait de les regarder avec méchanceté, le jeune homme poursuivit, en murmurant et en désignant la jeune femme à Amely :

« Elle nous déteste vraiment, celle là… »
Amely AndersonPréfèteavatar
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A la réplique du jeune homme, la Serdaigle rétorqua :

« La bibliothèque n'est pas un lieu bizarre ! D'ailleurs, que veut dire le terme bizarre ? Comparé à quoi ? Tout est bizarre ; il n'y a pas de bizarrerie ni de normalité. Tout le monde est bizarre en un sens, par conséquent tout le monde est normal, donc théoriquement la logique ne tient pas debout... D'accord, j'arrête-là, je ne vais pas faire une dissertation sur le sujet *bien que j'en sois capable...* »

De toute façon, Amely était persuadée que James n'était pas allé plus loin que sa première phrase du point de vue réflexion, ce n'était pas trop son genre, les prises de tête. Elle, elle aimait bien raisonner, mais pendant les vacances, non ! Trop de cérébral tue le cérébral. Elle ferait mieux de fermer les yeux, de se laisser aller et d'oublier, tout oublier... Mais avant d'oublier, penser à l'avenir. Le Poufsouffle lui affirma qu'elle y arriverait. Amely n'en doutait pas, elle avait une totale confiance en ses capacités et ferait tout pour réussir, quitte à travailler jour et nuit. Mais que voulait dire :"Tu n'es pas toi pour rien" ?

« Oui, tu m’obligeras à sortir malgré mes supplications ! Surtout ne cède pas ! »

Par la suite, son ami se montra adorable et Amely lui en fut reconnaissance. Elle avait toujours mortellement peur de se faire délaisser à cause de ses... petites manies. Bon, honnêtement, plus que des petites manies. Ses parents avaient même pensé à consulter un psychologue mais peine perdue. Depuis des années, ces terreurs l'habitaient toujours, aussi traumatisantes que totalement, totalement ridicule. Surtout quand les gens la regardaient bizarrement. Elle aurait aimé pouvoir corriger cela, se soustraire à leurs regards, mais faute de cela, elle faisait comme si rien ne l'atteignait. Et avec le temps, rien ne l'atteignait.

« C'est que... euh... merci James, sincèrement. »

Et comme ce n'était pas son genre de balbutier ainsi, elle ajouta en riant :

« Ce n'est pas la grande classe ! »

Elle espérait que son ami n'avait pas honte d'elle, et heureusement, dissipant le gène, il changea de sujet. James n'était peut-être pas un intellectuel, mais il savait toujours comment faire pour détendre les relations humaines, et sur ce point-là, personne ne le surpassait, même pas Amely. Elle résista à l'envie de tirer la langue à la serveuse, ce qui aurait été immature et inconvenant, et enfourna une grande cuillerée de glace. Se délectant de sa fraîcheur, elle demanda :

« Qu'est-ce qu'elle a, à ton avis ? Elle sert des glaces toute la journée sans pouvoir en manger une seule ? »
James CarterAmbulancier magiqueavatar
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Après que James est décrété que la bibliothèque était un lieu étrange, Amely se lança dans une tirade philosophique qui fit éclater de rire James. La philosophie, voilà une notion qu’Eleanor avait voulue assimilé à son jeune frère. Dans l’espoir d’étonner son amie, le jeune homme commença :

« Oui, ce n’est pas faux… Et bien, c’est comme les contraires philosophiques en soit. Par exemple, un objet est-il un objet ou une multitude d’atomes ? Vois-tu l’être ou l’apparence ? »

Difficile de reste trop longtemps sérieux après un tel discours. Secouant la tête pour chasser tout ce sa sœur lui avait dit à ce sujet, le Poufsouffle sourit. Il regarda sa meilleure amie, un sourire toujours accrochés aux lèvres, plongé malgré lui dans ses pensées. Etrangement, il songeait à l’avenir. A ce qu’il serait, dans quelques années. Où serait-il ? Que ferait-il ? Avec qui ? L’avenir faisait peur à James. Il était là, juste devant lui, grand, majestueux… Terrifiant. Il lui ouvrait les bras, mais le jeune homme ne s’imaginait pas dans l’avenir. Alors il se contentait de cacher dans le présent, préférant vivre au jour le jour, sans trop se projeter dans le futur. Et pourtant il venait de le faire, promettant à la Serdaigle de l’obliger à sortir coût que coût lorsqu’elle deviendra étudiante en Médicomagie.

« Je te promets que je ne céderais pas ! Je t’arracherais de ces bouquins pour te traîner dehors, juré. » blagua-t-il en lui lança un clin d’œil.

Par la suite, son amie le remercia pour les paroles qu’il avait prononcées, visant à la rassurer sur sa manie. C’était la vérité après tout. James s’en fichait éperdument qu’Amely ne supporte pas les microbes. Lui souriant gentiment et se mettant à rire lorsqu’elle affirma que c’était trop la classe, plus pour dissiper sa gêne qu’autre chose, selon le Poufsouffle.

« Héhé, on a vraiment trop la classe quand même, tu ne trouves pas ? »

Abordant ensuite le sujet de la serveuse détestable, Amy tenta de trouver une raison à son mauvais caractère. Le jeune homme médita un instant les paroles de la blondinette. Il était vrai qu’être serveuse chez un glacier de devait pas être toujours réjouissant. Servir des centaines coupes glacées sans pouvoir en manger une seule… Oui, évidemment, vu comme ça, son comportement était tout aussi explicable qu’horripilant.

« Oui c’est vrai que ça ne doit pas vraiment le meilleur boulot… Elle ne peut pas manger une seule glace et doit en servir. Pas cool. »
Amely AndersonPréfèteavatar
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Amely fut choquée quand James prononça le mot philosophie. Ce sujet lui convenait tellement peu ! Elle qui prétendait bien le connaître ! Les contraires philosophiques ? Une multitude d'atomes ? L'être ou l'apparence ? Il abordait une notion qui échappait totalement à la Serdaigle ; aussi, elle éclata de rire.

« Je ne suis pas sûre de bien suivre, c'est un petit peu trop compliqué pour moi... Je crois qu'on devrait en rester là ! »

Mais Amely aimait y passer du temps, dans ce lieu bizarre. C'est pour cela que James lui promit de l'arracher à ses bouquins lorsqu'elle serait étudiante en Médicomagie. Mais serait-il toujours là, quand elle serait étudiante en Médicomagie ? Se verraient-ils souvent ? Jamais ? Amely ne voulait pas le perdre de vue, et elle avait peur que le destin s'en charge. Chassant ces sombres pensées, elle renchérit à la remarque de James :

« Bien sûr qu'on a la classe ! C'est pour ça que la serveuse nous regarde comme ça, elle est juste jalouse ! »

Voilà qu'elle se mettait à parler comme Cassandre Harper ! Elle avait une bien mauvaise réputation, cette Harper. On disait qu'elle était intelligente - qualité appréciée par Amely - mais aussi peste et prétentieuse. Bien entendu, malgré ses légères et aléatoires poussées d'amour-propre, Amely ne croyait pas un mot de ce qu'elle avait dit et l'explication qui suivit de son ami était bien plus plausible. Éludant la question de la serveuse désagréable - quelques soient ses raisons -, Amely souffla plus pour elle que pour le Poufsouffle :

« Je me demande ce que deviens Clara... »

Il fallait avouer qu'elles n'avaient pas trop eu l'occasion de se voir. Clara lui avait dit qu'elle aidait à vendre des vêtements chez les Guipure. La Serdaigle, qui connaissait sa passion pour la mode, s'exclama :

« Elle doit bien s'éclater dans sa boutique ! »

A vrai dire, elle regrettait un peu de ne pas lui avoir rendu visite. Honnêtement, son amie lui manquait. La Serdaigle s'aperçut qu'il était tard, qu'ils avaient tous deux fini leur glace et que le racontage de vie était terminé. Elle se souvint que Robin l'attendait à la maison pour le visionnage d'un film "trop génial" selon ses dires, qu'il avait vu chez un copain né-moldu. Un film qui racontait une guerre entre les étoiles, avec un des acteurs portant le nom d'une voiture... Amely avait oublié le nom. Bref, elle s'essuya la bouche avec sa serviette et dit :

« Bon, je dois y aller, j'ai promis de ne pas rentrer trop tard. Ça m'a fait plaisir de te voir James ! »

Elle se leva et lui serra solennellement la main :

« A la prochaine Mr Carter, on se voit à la rentrée ! »

Ils avaient déjà payé, donc Amely se donna l'autorisation de partir. Soudain, elle se ravisa, revint sur ses pas, planqua une grosse bise sur la joue de son ami en riant :

« Mes amitiés à Eleanor ! »

La Serdaigle s'élança dans la rue en direction d'une galaxie lointaine, très lointaine...


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Parfum d'été [PV James]

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