AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 [OS] L'heure de faire le point || Juliet

Juliet E. BakerSans emploiavatar
Messages : 1969

Voir le profil de l'utilisateur
26 août ; tard le soir. Ou alors 27 août ; tôt le matin

Juliet termina de ranger la cuisine et contempla avec satisfaction la pièce qu’elle avait rendu rutilante. Elle monta dans sa chambre en essayant de faire le moins de bruit. Cela faisait déjà plusieurs heures que le reste de sa famille était endormie. La jeune fille avait aussi essayé de trouver le sommeil, en vain. Elle n’avait cessé de se tourner et de se retourner dans son lit, préoccupée. Exaspérée, elle avait finit par se lever et avait fait la première chose qui lui était passée par la tête pour s’occuper les mains : ranger la cuisine. Elle avait complètement lessivé la pièce, se concentrant uniquement sur cette tâche. Alors que d’ordinaire elle ne supportait pas faire le ménage, elle devait avouer que cette tâche l’avait étrangement reposé. Elle se sentait plus calme, plus zen. Elle se jeta sans ménagement sur son lit et se réfugia sous les couvertures, étant persuadée de trouver le sommeil. Peine perdue. A l’instant même où elle ferma les yeux, ses pensées recommencèrent à l’assaillirent, l’empêchant de sombrer dans les bras des Morphée. Monde cruel, pensées cruelles.

Elle se releva brusquement et tituba quelques secondes. Une fois qu’elle eu reprit ses esprits, elle partie s’asseoir contre le mur, entre sa penderie et la fenêtre. Elle ramena ses genoux contre elle et posa son menton dessus. Bon. S’il fallait affronter toutes ses pensées, et tous ses doutes, autant le faire seule, et surtout, en une seule fois. Elle prit une longue inspiration. Bon… Par où commencer ? C’était toujours le problème. Il fallait un commencement, et une fin. Bon, puisqu’il faut y aller…

Il y avait tout d’abord… Sa mère. Sa mère qui, depuis le début des vacances passait son temps dans son lit, ne sortant que pour de rares occasions. Sa mère qui prétextait une grippe pour échapper aux questions de sa fille. Sa mère qui avait le regard vide, le sourire absent. Juliet l’avait remarqué dès qu’elle avait franchi le seuil de la maison. Adriana qui d’ordinaire était sur lui qui-vive pour accueillir ses deux filles, s’était contentée de les serrer brièvement dans ses bras, avant de retourner s’affaler sur le canapé. La rouge et or avait au début cru à une petite maladie passagère, pourtant lorsqu’au bout d’un mois et demi sa mère n’était toujours pas sortie de sa léthargie, elle avait été demandée des explications à son père. Ce dernier lui avait sortit un vague « Elle est fatiguée » et « Ce ne sont pas tes affaires, Juliet » avant de reprendre la lecture de son journal, anxieux. Le lendemain, elle était revenue le voir, bien déterminée à savoir ce que sa mère avait. Et même si au début son père avait catégoriquement refusé de lui dire la vérité, la jeune fille l’avait tanné jusqu’à ce qu’elle obtienne la vérité. « Dépression ». Dépression. Elle était restée plusieurs secondes abasourdie par la nouvelle avant que le mot ne la touche vraiment. Depuis, il tournait en boucle dans son esprit. Dépression, dépression, dépression… Elle ne savait pas pourquoi, elle n’avait même pas voulu savoir. Peut être que c’était à cause d’elle. Et ça, elle ne le supporterait pas. Elle n’avait même pas mit au courant sa mère qu’elle connaissait la raison de sa léthargie, et hors de question d’en parler à Leah ! La petite devait déjà sûrement avoir une idée de la situation. Ca comprend bien trop vite, les gamins. Elle ne pouvait en parler à personne. A la rentrée, elle en parlerait avec Olivia, évidement. Mais pour l’instant elle devait affronter ça seule. Et Merlin, par moment, ce n’était pas facile, voir même très difficile de faire comme si tout allait bien.

Que pouvait-il y avoir d’autre… Hum… Il y avait cette petite visite qu’elle avait rendue à Killian qui la tourmentait un peu aussi. Elle assumait. Oui, vraiment. Elle l’avait fait avec lui et assumait son choix. Mais… Elle ne voulait pas retomber dans le jeu auquel ils avaient joué l’année précédente. Elle ne pouvait pas. Elle n’était pas sûr d’y arriver cependant. Pourtant… Elle ne l’aimait pas. Hein ? Non, elle ne pouvait pas l’aimer. Ce n’était pas possible. Dans sa tête, tout était mélangé, elle ne savait absolument plus où elle en était. Malin ça ! Elle qui voulait faire le point une bonne fois pour toute ce soir ! Revenons à nos moutons. Ou plutôt à notre moutonne. Oui, ça se dit. En tout cas, quelque soit ses « sentiments » par rapport au Serpentard, s’il y avait une chose dont Juliet était encore certaine, c’était que de toute façon, ce n’était pas réciproque. La Gryffondor secoua la tête en fronçant les sourcils. Pourquoi pensait-elle cela ? N’importe quoi, elle devait être fatiguée. Ou quelque chose dans le genre. Mais elle devait trouver une solution. N’importe quoi. Parce que, malgré tout, elle ne voulait pas le rayer totalement de sa vie. Elle s’était attachée à lui malgré tout. Elle l’appréciait, et même si parfois sa façon de traiter les femmes la révoltait, elle ne pouvait s’empêcher de le trouver drôle. Elle allait lui imposer son amitié. Voilà. Et elle ne lui laisserait pas le choix. Problème réglé, à peu près.

Passons à présent à la chose qui lui faisait avoir des cauchemars régulièrement la nuit. L’accident de Pilli. Par moment, lorsqu’elle fermait les yeux, elle revoyait le grillage tomber, et le corps de la Serdaigle chuter de plusieurs mètres. Elle se souvenait de l’incapacité dont elle avait fait preuve en essayant de lancer un sort pour sauver la jeune fille. Elle se dégoûtait. Plus que ça. Elle avait honte, elle était dégoûtée, et elle culpabilisait comme pas possible. Pourtant, le Médicomage qui l’avait ausculté avait été ferme : « Ce n’est pas de ta faute Juliet. Si le grillage est tombé, c’est un accident. Tu m’entends ? Un accident. Et tu pouvais difficilement réussir ton sort dans les conditions dans lesquelles tu te trouvais. N’oublies pas que tu étais au milieu d’une foule affolée. Tu n’as pas à t’en vouloir. » Malgré ces belles paroles, Juliet ne parvenait pas à ne pas se sentir coupable. Elle ne savait pas encore quelles étaient les séquelles. Si certaines étaient définitives, voir même fatales, elle savait qu’elle se pardonnerait encore moins facilement. Dès qu’elle était rentrée chez elle, après cette journée éprouvante, elle avait jeté sa baguette loin d’elle et l’avait regardé pendant plusieurs minutes, avant de fermer les yeux très forts. Espérant que lorsqu’elle les rouvrirait tout ceci ne soit qu’un mauvais rêve. Un très mauvais rêve.
Elle se souvenait du début de la journée dans ses moindres détails. La bagarre qui dégénère, les mouvements de foules, son incapacité à respirer, sa panique lorsqu’elle avait perdu Pilli des yeux, son soulagement lorsqu’elle l’avait retrouvé, le hurlement qu’elle avait poussé lorsque le grillage avait cédé. Le reste était un peu plus flou. Elle se souvenait avoir poussé violement ceux qui se trouvaient sur son chemin et d’avoir couru le plus vite possible voir la jeune fille. Elle se souvenait avoir pleuré, avoir appelé à l’aide. Elle se rappelait être allée à St Mangoust où un Médicomage avait insisté pour l’ausculté. Puis après… Plus rien. Du noir. Depuis ce jour, elle priait nuit et jour pour que la Serdaigle n’ait rien. Elle priait toutes les divinités qu’elle connaissait et en inventait d’autres pour se donner plus de chances.

Des millions de questions se bousculaient dans sa tête : « Pourquoi ? Comment ? Est-ce que je vais y arriver ? Que va-t-il se passer ? Qu’est-ce que j’ai fais pour mériter ça ? Pourquoi ? Pourquoi ma mère fait-elle une dépression ? Pourquoi c’est arrivé ? Pourquoi j’ai toujours des ennuis ? Je m’y prend comment pour me sortir de ça moi ? Pourquoi ? Comment ? Et puis je suis qui ?

Elle ne savait plus grand-chose à ce moment. Elle avait mal à la tête, une immense migraine venait de faire son entrée. Super.
Elle soupira et songea ironiquement que pour une fois, elle n’avait pas cherché les ennuis. Visiblement, elle les attirait. Fantastique.

Elle allait être la proie de ragot cette année à Poudlard, encore. Avec un peu de chance, il allait se passer quelque chose d’extraordinaire qui détournerait l’attention des élèves, et surtout des commères.

Juliet leva les yeux vers son plafond. Malgré le mal de tête qui venait de s’installer dans son crâne, elle se sentait apaisée. Elle prit une nouvelle inspiration et expira longuement. La rouge et or détendit ses jambes, s’étira et se leva doucement, pour s’affaler sur son lit quelques secondes plus tard. Elle ferma les yeux, exténuée, et finit par s’endormir.


En tant que joueuse, je ne peux que te dire « Courage », ma petite Juliet.



Kit par Irving Ship
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

[OS] L'heure de faire le point || Juliet

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» C'est l'heure de faire du cheval [Adam]
» Broderie
» Lorsque l'heure de faire ses courses sonne ... [Monologue Meri]
» Promenade pour faire le point...
» [Tutoriel]Faire un screen shot

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Ailleurs,-