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 Match de Quidditch Gryffondor/Serpentard [RP sans tour de jeu]

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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy n'avait jamais eu autant de mal à se concentrer sur un terrain de Quidditch. Tout d'abord, Juliet était venue jusqu'à lui pour protester contre des affiches qui ornaient leur propre tribune. Jeremy n'avait jusqu'alors pas fait attention aux affiches, occupé à sa préparation d'avant-match et, il fallait bien l'avouer, bien plus impressionné par le travail du club de Swann. Etonné par la virulence de Juliet, il avait tourné la tête vers les tribunes des rouge et or et avait failli en tomber de son balai.

"Par les lunettes de Potter...! Bon écoute Juliet, on s'en occupera plus tard, pour l'instant concentre-toi sur le match, donne tout ce que tu as. Aujourd'hui, c'est ton jour, ok ?"

Il savait qu'il lui mettait la pression, mais il ne voulait pas que la jeune fille s'éparpille à cause de détails. Aujourd'hui, comme le confirma plus tard Horace, il y avait le fameux sélectionneur Richard Griffit dans les tribunes, et Jeremy espérait vraiment que Juliet lui en mettrait plein la vue. Pour sa part, il l'espérait aussi par fierté personnelle mais cela n'aurait pas d'incidence sur son futur, contrairement à son amie... Non content de stresser à cause du sélectionneur et de pester intérieurement contre les affiches indécentes montées par son propre camp, Jeremy était également angoissé à cause d'un autre problème. A cause du brouillard, il avait déjà du mal à voir les poursuiveurs alors il ne fallait pas espérer voir les attrapeurs. Or, là-haut, il y avait Georgiana et O'Connor. La dernière fois que cette situation s'était produite, O'Connor avait terminé sur le balai de la jeune fille et essayer de la scalper pour qu'elle n'attrape pas le vif d'or. De plus, depuis sa discussion avec Olivia quelques jours plus tôt, Jeremy savait à quel point le Serpentard était malade dans sa tête. Il avait poussé sa poursuiveuse, l'avait menacée, tout ça pour gagner un stupide match à Poudlard... Avec Griffit dans les tribunes et la pression des Serpentard qui le poussaient à la démission, qui savait de quoi O'Connor était capable pour obtenir la victoire ? Jeremy avait réussi à se contenir d'aller lui casser la figure après ce que lui avait raconté Olivia, mais s'il arrivait quoi que ce soit à Georgiana...

Avec toutes ces pensées et inquiétudes dans la tête, sans oublier sa fatigue chronique, Jeremy n'était pas au mieux de sa concentration. Au contraire, Joy semblait plutôt en forme et elle envoya son souaffle en plein dans le cercle d'or des rouge et or. Jeremy pesta entre ses dents tout en allant chercher la balle pour la renvoyer à Eva.

*Concentre-toi, imbécile !*

Même si sa performance individuelle ne fut pas excellente en ce début de match, puisqu'il laissa passer un deuxième souaffle in extremis, Jeremy fut cependant rassuré sur ses choix en tant que capitaine. Le trio de poursuiveuse fonctionnait bien, face aux Serpentard qui semblaient plutôt désorganisés. Quant au gardien, Jeremy aurait pu s'endormir sur son balai et être malgré tout meilleur que Smith... Le combat était plus équilibré entre les batteurs, puisque l'on opposait la force et la hargne des Serpentard à l'entente et à l'agilité des Gryffondor. Les attrapeurs, eux, étaient toujours invisibles aux yeux de Jeremy qui essayait de ne pas y penser.

Le score progressait vite, le brouillard étant mortel pour les deux gardiens qui voyaient la balle arriver au dernier moment. Sans parler des cognards qui devenaient plus dangereux que jamais... Malgré tout, Jeremy reprit peu à peu son aisance et sa confiance en lui après avoir réussi quelques bons arrêts. Au bout d'un certain temps, Jeremy profita d'une pause dans le jeu provoquée par Murdock qui faisait n'importe quoi pour lever les yeux au ciel et guetter Darren ou Georgiana. A vrai dire, il espérait un peu que le match s'éternise. Le brouillard rendait la chasse au vif plus difficile et plus aléatoire, or les Gryffondor étaient tout à fait capables de creuser l'écart grâce aux dysfonctionnements de l'équipe adverse. Avec un peu de chance, cet écart serait suffisamment long pour compenser un éventuel attrapage du vif par O'Connor... D'un autre côté, plus le match durait et plus le risque de blessures augmentait.

Plissant les yeux, Jeremy crut apercevoir deux silhouettes proches l'une de l'autre dans le ciel. Avaient-ils repéré le vif ? Il dû cependant se reporter son attention sur le match puisque le souaffle était à nouveau en jeu. Jeremy se remit à tourner autour de ses poteaux, gardant l'oreille attentive aux commentaires d'Horace.
Killian GrayAncien personnageavatar
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C'était un de ses matchs préférés. Après tout, difficile de ne pas adorer jouer contre Baker, Juliet et Ollie. Bon, d'accord, plus aucun des trois ne lui parlaient depuis que Killian avait été un véritable salaud avec Ju, mais avant, c'était toujours tripant de jouer contre les Gryffondor. Surtout qu'O'Connor perdait complètement la boule durant ses matchs-là, il avait encore plus envie de gagner que d'habitude et devenait franchement hilarant. Bon, ok, c'était pas cool de dire ça sur son capitaine et son pote, accessoirement, mais il s'en fichait un peu ; surtout que Darren avait été un vrai con dernièrement et Killian l'ignorait superbement. Parce que, sérieux, la Kelly, c'était une insulte profonde.

Killian, adossé contre un mur, observait d'ailleurs d'un regard noir la demoiselle en question. Il avait accepté McGowan et Joy, mais Kelly, ça ne passait vraiment pas. Les deux demoiselles, d'ailleurs, ne l'acceptaient pas non plus ; c'était la preuve qu'elle était une merde absolue. Enfin, oui, bon, McGowan n'acceptait pas grand chose non plus. Encore heureux, c'était cool de jouer avec elle et, cette année, ils avaient décider de faire des efforts pour coordonner leurs actions parce que, merde, avec leur équipe nulle comme pas possible, ils allaient vraiment devoir briller, briller, briller. Et à deux, c'était toujours plus simple.

Finalement, il fut temps de se lancer sur le terrain. N'écoutant qu'à peine Darren, qui braillait des mots comme vif d'or et mort, Killian grimpa sur son balai et, penché, se jeta dans les airs alors que Horace hurlait son prénom.

" KILLIAN GRAY LADIES AND GENTLEMAAAAAN !"

Sa voix retentit avec plus ou moins de bruits dans le stade tandis qu'il adressait un grand sourire aux élèves, avec un petit clin d'oeil en direction des supporters Serpentard. Puis, bien vite, il se reconcentra sur le terrain. Certes, il jouait pour plaire et être musclé comme un bolosse, mais, question d'honneur, il lui fallait être parfait et jouer comme un Dieu ; après tout, il était God, ça ne pouvait en être autrement. Aussi, Killian planta son regard dans celui de ses opposants, refusant d'écouter les supporters et les cris et toutes ces stupidités qui servaient à déconcentrer les joueurs. Enfin, son regard s'accrocha néanmoins sur l'affiche représentant Juliet et Killian eut du mal à déglutir. Gosh, elle était vraiment canon, quand même, sa Juliet...

Puis, fermant brièvement les yeux, Killian fila se mettre en position. Il adressa un regard convaincu à Lauren et hocha la tête, comme pour lui affirmer qu'ils allaient gérer ce match et que, ouais, ils allaient sauver l'honneur des Serpentard. Aussi, les sourcils froncés, les traits concentrés, Killian attendit le coup de sifflet puis, aussitôt, bondit vers un cognard. Voyant Ollie qui se rapprochait un peu trop des buts, il frappa de toutes ses forces vers l'opposant, avec une précision incroyable et, voyant la difficulté qu'elle eut à l'éviter, un grand sourire fleurit sur son visage. Aucune pitié, désolé bébé. C'était un match. Et il allait le gagner. Let's do this.



Hello, I'm Awesome !
Irving WhitakerAubergisteavatar
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Dernière édition par Irving Whitaker le Jeu 1 Nov 2012 - 8:43, édité 1 fois (Raison : lien inactif.)
Nora accueillit la proposition d’Irving avec enthousiasme, assurant que « ce serait génial » de passer le réveillon du nouvel an ensemble.

« Cool ! répondit le Gryffondor en retrouvant son entrain habituel, franchement j’ me voyais pas passer le reveillon sans toi ! révéla-t-il sur le ton de la confidence avant de poursuivre, Du coup, je pensais inviter Danny et Georgy, mais on peut aussi proposer à ta copine Artémis... »

Irving savait que son amie était relativement proche de cette camarade de dortoir. Les deux Poufsouffle restaient souvent ensemble, surtout depuis qu’Artémis avait intégré l’équipe de Quidditch. Irving ne la connaissait pas spécialement, il se contentait de lui dire bonjour dans les couloirs de l’école, mais il était persuadé que Nora serait contente de pouvoir fêter la St-Sylvestre avec elle aussi.

« Par contre désolé, mais c’est hors de question que j’propose à Jane Mason ! Elle se prend vraiment pas pour une merde c’te fille ! Si tu voyais comment elle regarde Danny avec son air supérieur de petite princesse… Y a pas moyen que j’l’invite chez moi ! D’ailleurs, j’sais pas comment vous faites pour la supporter du matin jusqu’au soir en semaine… » Ajouta-t-il en grimaçant, heureusement qu’on a les week-ends ! » lança –t-il en s’accoudant aux barreaux de la barrière derrière lui.

Cette remarque sembla cependant faire germer une idée dans la tête de Nora puisque cette dernière enchaina directement sur un tout autre sujet :

"Qu'est ce que tu fais samedi prochain ? Il y a la première sortie à Pré-au-lard, et je voulais savoir si tu voulais m'accompagner, en ami."

Irving fut immédiatement interpellé par les derniers mots que prononcèrent Nora. A vrai dire, pour lui, s’était évident qu’ils se rendraient ensemble à Pré-au-Lard mais il se sentit immédiatement mal à l’aise lorsque la Poufsouffle insista sur le caractère amical de cette sortie.

« Ouai, bien sûr, pas de souci. » Répondit-il en cherchant les attrapeurs dans le ciel pour ne pas avoir à regarder Nora.

Pourquoi lui avait-elle dit ça ?
Le cerveau d’Irving se mit immédiatement en alerte. Tout en faisant mine de suivre la rencontre avec intérêt, il se mit à réfléchir intensément aux paroles de sa camarade. En ami. Au bout de quelques minutes, il arriva à la conclusion suivante : Nora avait surement dû remarquer sa tentative de baiser avortée dans la forêt interdite et elle souhaitait lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas que ça aille plus loin entre eux…
Ca ne pouvait pas être autre chose …

La capuche toujours rivée sur sa tête, Irving s’appuya sur ses genoux, regardant le match sans le voir. En ami. Ces deux mots venaient de lui faire perdre le peu de bonne humeur qu’il avait retrouvé au contact de Nora. Comment un terme aussi anodin pouvait résonner aussi cruellement à ses oreilles.

Pourtant, il reconnaissait bien là, la manière de faire de Nora qui ne voulait surement pas prendre le risque d’avoir à l’éconduire directement. Elle préférait lui faire comprendre tout cela plus subtilement afin de conserver leur amitié intacte. Le jeune homme fixa le brouillard sans cligner des yeux pendant plusieurs minutes, essayant d’ignorer la boule qui venait de se former dans sa gorge. Il entendit Nora soupirer légèrement après avoir commenté le match mais il ne put pas la regarder ou lui parler, du moins pas tout de suite.

*When you were here before
Couldn't look you in the eye
You're just like an angel
Your skin makes me cry*


Comment avait-il pu envisager pouvoir l’intéresser ?
Nora était tellement parfaite : Intelligente, douce, drôle, jolie… Irving aurait pu poursuivre cette liste pendant des heures. Il n’était pas le seul a avoir remarqué ses nombreuses qualités puisque le P. Mason l’avait jugé assez talentueuse pour diriger l’équipe de quidditch des Poufsouffle. Même les gamins de premières années saluaient son attitude et son fair-play. Elle était tellement optimiste, tellement rayonnante, …tellement spéciale.

*You float like a feather
In a beautiful world
I wish I was special
You're so fucking special*


Elle pouvait avoir le monde à ses pieds, alors, que ferait-elle avec un pauvre gars comme lui ? Au fond, s’était tellement absurde qu’Irving s’en voulait d’avoir pu se faire des idées. Tout le monde savait qu’Il était incapable d’aligner les sortilèges et juste bon à attirer des ennuis aux gens. Il n’arrivait même plus à faire rire ses amis tant il était devenu taciturne depuis la rentrée. Il avait bien vu le regard mi-surpris mi-inquiet de Nora, tout à l’heure, lorsqu’il s’était énervé sur le gamin. Il voulait davantage, alors qu’il n’était même pas capable d’entretenir leur amitié. Il gâchait tout.

*But I'm a creep, I'm a weirdo.
What the hell am I doing here ?
I don't belong here.*


Pourquoi n’était-il pas comme les autres ? Aussi sûr de lui que Killian, aussi gentil que Jerem’, aussi beau que Samaël ou aussi drôle que Nathan… Il était persuadé que la vie était plus facile pour eux. Quoiqu’on en dise, on ne nait pas égaux. Lorsque l’on est une pauvre merde, comme lui ou Danny, tout est plus complexe.

*I don't care if it hurts
I want to have control
I want a perfect body
I want a perfect soul*


Peut-être que Nora l’aurait envisagé autrement s’il avait été différent.


*I want you to notice
When I'm not around
You're so fucking special
I wish I was special*


Malheureusement, ce n’était pas le cas, il n’était que le binoclard insignifiant de Gryffondor, que Whitebaker, le gars qui aimerait être Jeremy. Rien de plus.

*But I'm a creep, I'm a weirdo,
What the hell am I doing here ?*


Il n’avait pas le courage de rester ici, à faire comme si de rien n’était. D’ailleurs il ne savait pas de quoi il était capable : Il se sentait tellement à fleur de peau qu’il pouvait aussi bien s’énerver que de se mettre à pleurer. Il n’avait pas besoin de ça en ce moment.
Sans réfléchir davantage, le jeune homme se leva donc et chercha un prétexte pour fausser compagnie à Nora.

« J’ai oublié de prendre mon écharpe, j’vais la chercher. »
lança-t-il en lui accordant un regard fuyant en guise d’au revoir. Il riva ses mains au fond de ses poches et dévala les escaliers rapidement. Sa place n’était pas ici.

*I don't belong here.
I don't belong here.*


MétamorphomageMolduavatar
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Dernière édition par Métamorphomage le Dim 28 Oct 2012 - 10:58, édité 2 fois
Samedi 21 Octobre 2006

Horace Gullivern-16 ans-Gryffondor


Horace se tortillait sur son siège, s’efforçant tant bien que mal d’apercevoir ce qui se passait sur le terrain. Il détestait le brouillard ! Comment pouvait-il faire son travail correctement dans ces conditions ? Il parvenait à remarquer les buts, qui étaient généralement accompagnés par des hurlements de l’équipe concernée mais s’inquiétait de ne pas avoir vu les attrapeurs depuis un bon moment. Levant les yeux en espérant apercevoir Wrigt ou O’Connor, histoire d’avoir quelque chose à raconter, il laissa échapper une exclamation aigu en apercevant l’attrapeur des verts et argent debout sur son balais.

« Nom d’un hypogriffe ! O’Connor sembla avoir repéré le vif d’or, le voilà qui tente le célèbre balais surfé… »

Horace se tut un moment, autant pour ménager le suspense que pour adresser une prière silencieuse à Merlin visant à faire échouer le capitaine des Serpentard. Il croisa les doigts et fixa O’Connor avec inquiétude. Le commentateur retint difficilement un cri de victoire en voyant les doigts de l’attrapeur se refermer dans le vide.

« Et il loupe son coup ! s’écria-t-il un peu trop joyeusement, sautant même sur ses pieds pour l’occasion, s’attirant un regard désapprobateur du Professeur Adamson. Quel dommage…. » ajouta-t-il pour se rattraper.

Le Gryffondor se rassit et se concentra à nouveau sur les poursuiveurs, après une telle action, un rappel des scores s’imposait.

« Nous sommes à égalité parfaite ! 40 pour chaque équipe. Rien n’est encore joué ! Jeremynette bouge-toi un peu, même Murdoch va te mettre un but. Les poursuiveuses des rouges et or sont bien organisées mais Smith semble en forme aujourd’hui ! Fowler a l'air d'avoir quelques problèmes avec les cognards alors que Highlands est plus performante que jamais ! Du coté des batteurs, le tandem Seroso et Mayweather fonctionne toujours aussi bien, mais Gray et McGowan semblent avoir appris l’esprit d’équipe, progrès qui mérite d’être souligner. »

Horace n'avait eu jusque là aucun doute sur la victoire des Gryffondors, il avait eu vent des tensions dans l'équipe des verts et savait celle de sa maison bien mieux entrainée. Mais les Serpentard ne semblaient pas avoir dit leur dernier mot, Highlands se débrouillait vraiment bien et donnait du fil à retordre à Jeremy, et McGowan et Gray étaient plus efficaces que jamais. Ça craignait sérieusement là ! L'issue du match était de plus en plus incertaine, et Horace n'aimait pas ça du tout. Détournant les yeux du jeu des poursuiveurs, il s'arrêta quelques seconde sur une affiche de Juliet...Hum, ça faisait plus de quelques secondes là.il pouvait regarder ailleurs maintenant, mais son regard restait rivé sur la jeune femme. Où était passé son cerveau ?

S'il n'avait pas été si distrait, le commentateur aurait remarquer que l'une des deux équipes venait d'encheiner une série de buts spectaculaires. Retrouvant partiellement ses capacités mentales après s'être forcé à jeter un regard en direction de Dérébusor -plus efficace qu'une douche glacé- Horace se concentra sur les attrapeurs. Il plissa les yeux pour tenter de percer le brouillard et les aperçut enfin !

"Par la barbe de Dumbledore, on dirait que les attrapeurs ont vu quelque chose, les voilà qui plonge tous les deux dans la même directioooooon...." Horace laissa sa phrase en suspens, retenant son souffle, le verdict n'allait pas tarder à tomber.

[HRP : Le premier lancé de dés déterminera l'équipe gagnante, ainsi que celle qui attrapera le vif d'or. On admettra que l'équipe perdante termine avec un score de 190 et le second lancé de dés déterminera le nombre de points d'écart avec l'équipe gagnante (en multipliant le chiffre obtenu par 20). La main presque innocente d'Horace va donc jeter les dés.

1 & 3 : Gryffondor gagne et attrape le vif
2 & 4 : Serpentard gagne et attrape le vif
5 : Gryffondor gagne mais le vif d'or va à Serpentard
6 : Serpentard gagne mais le vif d'or va à Gryffondor

Edit : Résultats :
- Premier lancé : 1. Gryffondor gagne et attrape le vif
- Deuxième lancé : 1 . Gryffondor a 1x20 points de plus que Serpentard. Les scores seront donc à 190-210


A vous de jouer
Vous avez encore dix à quinze jours pour nous raconter la fin du match avant la dernière intervention de votre commentateur préféré]
MerlinCompte fondateuravatar
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Le membre 'Métamorphomage' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé à 6 faces' : 1, 1
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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"Jeremynette bouge-toi un peu, même Murdoch va te mettre un but."

Les paroles d'Horace furent tellement prémonitoires que Jeremy fut certain d'en entendre parler pendant longtemps.

En effet, alors que Jeremy commençait à se sentir bien dans le match, le brouillard s'en mêla. Par un incroyable hasard que Jeremy ne parvint pas à s'expliquer, Kelly se retrouva soudain à voler vers lui, le souaffle sous le bras, en position de tir. Elle visa cependant droit sur le gardien, qui s'envola au-devant de la frappe sans grande inquiétude. Cependant, au moment où il s'apprêtait à réceptionner le Souaffle, il sentit une douleur fulgurante se répandre le long de son bras et un cri s'échappa de ses lèvres. Un cognard sorti du néant venait de lui percuter le bras droit, qui se trouvait désormais engourdi et bien incapable d'arrêter quoi que ce soit. Regardant autour de lui avec colère, Jeremy vit que Killian volait non loin de lui et semblait plutôt content de lui. Jeremy lâcha une flopée de juron contre le Serpentard et, jetant un coup d'oeil au tableau des scores, constata que le score de ses adversaires venait encore d'augmenter. Humiliation suprême, il venait de se prendre un but de Murdoch... Certes, cela ne serait pas arrivé s'il avait vu le cognard venir - ou si Matthew, qu'il ne se gêna pas pour engueuler, l'avait arrêté avant - mais cela ne resterait pas un de ses meilleurs souvenirs de Quidditch.

Le match en lui-même était loin d'être très appréciable pour le capitaine. L'arrêt suivant du Gryffondor lui provoqua à nouveau une douleur fulgurante dans le bras et il dut se résoudre à n'utiliser que son bras gauche. La suite du match ne fut qu'une succession de tentatives d'arrêts ratés, Jeremy ne voyant le Souaffle arriver qu'au dernier moment, et sa vivacité s'étant définitivement envolée. Il s'en voulait de s'être autant donné dans les dernières semaines : à quoi bon s'entraîner s'il n'était pas en forme le jour du match ? Il réussit bien quelques arrêts inventifs de la tête ou du pied, tel un gardien de football moldu, mais le score des Serpentard ne fit qu'augmenter, encore et toujours. Quant à ses poursuiveuses, il ne voyait pas assez le jeu pour pouvoir en juger, mais elles ne s'en sortaient vraiment pas aussi bien qu'il l'aurait pensé, vu le faible score de Gryffondor. Bon sang, s'il y avait pourtant un match à réussir, c'était bien celui où un sélectionneur se trouvait dans les tribunes ! Inquiet, il allait demander un arrêt de jeu à l'arbitre lorsque la voix d'Horace lui informa que les attrapeurs avaient repéré le vif d'or. Jeremy sentit une appréhension mêlée d'impatience monter en lui.

*Merlin, si vous m'entendez, faites que Georgiana attrape le vif avant que je m'endorme sur mon balai et que Gryffondor fasse le plus mauvais match de son histoire...*

Enfin, Jeremy vit les silhouettes des attrapeurs dans le ciel. Lorsque Georgiana attrapa la petite balle dorée, il cria à pleins poumons à l'unisson avec la tribune de Gryffondor. Après avoir fait une série de looping pour manifester sa joie, et surtout son soulagement, il fonça vers les attrapeurs en donnant toute la puissance de son balai. Bon sang, cela faisait du bien après tout ce temps en vol stationnaire à prendre but sur but ! Arrivée à la hauteur de Georgiana, il l'attrapa brièvement par les épaules pour la féliciter.

"T'es la meilleure !!!", s'exclama-t-il avant de s'éloigner.

Par pur jubilation et mesquinerie, il ne put résister de s'approcher d'O'Connor pour lui lancer :

"Le vif d'or ou la mort, O'Connor ! Au plaisir de ne plus te revoir sur un terrain de Quidditch !"

Puis Jeremy fit un tour d'honneur avec son équipe, mais ne s'éternisa pas devant les tribunes des rouge et or, contrairement à son habitude. Tout d'abord, il n'avait aucune envie de parader devant des pancartes de son équipe à moitié à poil (tout le monde allait le voir rougir devant la pancarte de Georgiana...) et puis surtout, il avait hâte de filer à l'infirmerie. Son bras lui attirait régulièrement des hurlements de douleur, et ce serait bête d'aller défouler sa colère sur Killian. Parce que, après tout, il l'aimait bien, son bro' Gray, et il avait plus envie de se réconcilier qu'autre chose... Après une petite visite chez la charmante miss Bloomwood, Jeremy retrouva les Gryffondor pour fêter la victoire dans la salle commune, et pour s'endormir comme un bébé dès vingt-trois heures, dans son fauteuil au coin de la cheminée.

Fin pour Jeremy
Joy HighlandsSans emploiavatar
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Ce jour-là, commençait le match jugé le plus important de la saison. Ce jour-là, tout allait se jouer. Ce qui rendait Joy, bien entendu, malade de stress. Elle serrait d'une telle force le manche de son vieux et fidèle balai que ses jointures, sous ses gants de cuir, en étaient blanches. Pour la vingtième fois au moins, elle réajusta son pull épais et rêche qui l'accompagnait à chaque match, lissa son pantalon, remonta ses protections et replaça quelques mèches dans sa queue de cheval, plus pour évacuer la tension que par souci de coquetterie. Si une telle pression s'exerçait sur son estomac, le match n'en était pas la raison ; c'était plus l'ambiance tendue des vestiaires due aux relations précaires au sein de l'équipe. Les recommandations de son père lui revenaient en mémoire, lorsqu'il lui apprenait le Quidditch : « Si les joueurs ne s'entendent pas, le jeu n'a pas d'entendement. » Cela signifiait-il qu'ils allaient perdre ? Joy ne voulait pas y croire.

Joy fit son possible pour atténuer les battements précipités de son cœur. Sa conscience lui ordonnait de se concentrer, quitte à ignorer les consignes du capitaine. Elle devait oublier ses craintes avant ce match qui sortait de l'ordinaire car les conditions n'en étaient pas moins difficiles, et se focaliser son attention sur ses tactiques, si bien apprises et répétées, mécaniquement, aux entraînements. Mais la voix ancienne de son père recommençait ses sermons : « La méthode passe après. Un joueur de Quidditch doit agir dans le vif de l'action, canaliser son impulsivité dans les moments forts. » Ah, c'était un autre temps. Dorénavant, Joy n'écoutait plus son père – du moins quand elle y parvenait – mais quelque chose lui soufflait de suivre tout de même ses vieux conseils. Son père était peut-être coincé, opposé à sa passion de voler et obnubilé par ses études, il n'en était pas moins un connaisseur de ce sport. Il l'avait lui-même pratiqué à Poudlard. Avait-il oublié à ce point l'amour du Quidditch pour l'en interdire à sa fille ?

Joy entendit O'Connor converser avec Smith en palabres inutiles. Peut-être qu'ils étaient d'une humeur macabre, mais ils allaient jouer, même si ils étaient sous ses ordres. Ils étaient des joueurs de Quidditch, et à Poudlard, c'était important. Joy avait l'impression d'avoir un devoir envers la mauvaise réputation de sa maison. Avec des décérébrés comme le passionné Davies ou la pouffiasse Murdoch, il était difficile de lui accorder une bonne réputation. Et encore, si le premier savait voler, la deuxième non. À propos de cette dernière, Joy se répétait en boucle dans sa tête : « Si tu veux gagner, observe bien Kelly Murdoch, et fais tout l'inverse. » Qui sait, peut-être que ça marcherait. Malgré son état de stress dont la principale cause était l'équipe, Joy savait garder la tête froide quand il le fallait. Elle n'était pas de ceux qui oublient toutes leurs connaissances juste avant un examen ; au contraire, au lieu de la paralyser, le stress la stimulait. Une phrase paternelle sortie du néant la hantait : « Avant un match, laisse tous tes soucis aux vestiaires. » Et Joy le faisait.

C'est donc avec décontraction, concentration et détermination qu'elle pénétra sur le terrain, après avoir royalement ignoré le capitaine qui leur ordonnait de ne pas se comporter comme des gamins. Joy avait été à deux doigts de lui cracher que le gamin, c'était lui, mais comme ce n'était pas des manières très diplomates et que de doute façon, elle se serait fait écraser, elle s'était retenue. Ou sa réserve l'avait retenue, allez savoir. Les acclamations des spectateurs lui firent monter à la gorge une bouffée d'angoisse, qu'elle rejeta tout au fond d'elle-même. *Aux vestiaires*, se surprit-elle à penser. Et elle sourit : si d'ordinaire il n'y avait aucune réelle communication entre elle et son père, le seul moment où il semblait lui parler vraiment était lors des matchs, et curieusement, ce n'était pas désagréable. C'était comme si son père était quelqu'un d'autre ; un jeune garçon oppressé par ses parents, aimant le Quidditch et rêvant de l'avenir. Cette personne ressemblait à Joy. Mais elle ne ressemblait pas à son père. Joy refusait de ressembler à son père, mais en vérité, elle lui ressemblait plus qu'elle ne voulait le croire.

Lorsque Horace Gullivern prononça « la belle Joy Highlands », l'intéressée se sentit piquer un fard. Quand elle s'apitoyait sur ses boutons d'acné persévérants à deux centimètres du miroir, elle ne se trouvait pas belle. Elle aurait aimé avoir un physique de Fowler, de Wilson, de Twilfit, de Damian. Son regard divergea vers McGowan, qui, à sa droite, faisait penser à un bouledogue enragé, et Joy se dit qu'elle avait quand même de la chance. Elle se dit ensuite qu'elle était stupide de penser à des choses pareilles avant un match, et se raisonnant, elle puisa la concentration à sa source, oubliant tout ce qui l'entourait. Les gradins devinrent flous, les acclamations indistinctes. Joy se mit en position. C'était un des rares moments où elle se sentait sûre d'elle. Elle avait tous les atouts en main. Comme pour réciter une leçon, les muscles à fleur de peau, elle fléchit les jambes, prête à bondir, elle empoigna le bois d'une main serrée, l'autre à l'affut, elle réveilla ses réflexes et stimula son instinct. D'un œil stratégique, elle analysa chacun de ses adversaires qui se positionnaient devant eux. Ses observations quotidiennes ne lui étaient pas inutiles ; en effet, la Serpentard avait catalogué les points forts et les points faibles de chaque joueur de l'équipe adverse. Du moins les faiblesses visibles. Il fallait maintenant espérer qu'elle aurait la rapidité d'anticiper quelques rares réactions.

Les capitaines se serrèrent la main et Joy résista à l'envie de détourner les yeux : ce spectacle même était vicieux. Il lui faisait honte. Comme pour la déstabiliser encore plus, l'hymne de Serpentard répondit à celui de Gryffondor et Joy qui n'était pourtant pas un ange n'avait jamais rien entendu d'aussi odieux. C'était en opposition totale à l'esprit sportif. Certes ils étaient des Serpentard, mais insulter les joueurs, c'était aller trop loin. Joy s'efforça de ne pas l'écouter. Elle devait être à la fois attentive et intouchable. Heureusement, un événement inattendu vint lui remonter le moral. En effet, un gigantesque drap se déroula peu à peu au dessus des supporters de Serpentard. Si Joy ignorait comment ce prodige s'était accompli, elle reconnaissait là la main de Swann, des membres du club des arts et du club des supporters de l'équipe. Joy, sans le montrer, exultait. C'était fantastique, magnifique ! À côté de cette ode à la majesté de cette maison, Gryffondor pouvait aller se rhabiller ; leur chorégraphie encourageante ne faisait pas le poids. Cette immense œuvre, accompagnée des pancartes brandies par les vert et argent, rendait Joy vraiment fière de sa maison. Ou plutôt réveillait cette fierté endormie. Serpentard était peut-être la maison la moins appréciée, mais ses élèves valaient quelque chose, Joy en était certaine. Voir les Serpentard, fourbes, manipulateurs, amateurs de coups dans l'ombre, tous unis en pleine cohésion pour acclamer ses joueurs, fit dessiner un sourire sur les lèvres de la poursuiveuses, en plus d'encourager une volonté forte, indestructible, de rendre honneur... et de vaincre.




Ce fut le coup d'envoi. Joy était prête, aussi ne fut-elle pas surprise, et elle s'élança dans les airs en un quart de seconde. L'air lui piquait le visage, lui brûlait les yeux, lui procurait cette sensation unique que procure le sport. Comme enivrée, elle suivit tout d'abord le mouvement. Grâce à l'expérience, elle savait attendre son heure ; il valait mieux prendre son mal en patience et cacher son jeu plutôt que de sortir aussitôt ses atouts. Les Gryffondor se donnaient à fond dès le début, ce qui aidait Joy à définir leur stratégie. Ils étaient rapides. Malgré les 10 points de Davies et les siens, ils étaient menés 30 à 20 quand Joy se sermonna : il fallait qu'elle mette en jeu sa rapidité, son agilité, sa prudence et sa précision... Mais elle entraperçut au détour d'un virage la dernière phrase d'une affiche provenant d'une nuée de Serdaigle qui la déstabilisa : HIGHLANDS CAPITAINE. Quelle blague ! La jeune fille ferma les yeux. Il ne fallait pas qu'elle fasse attention au public, jamais, Gryffondor allait marquer...




Une superbe attaque des trois poursuiveuses canons de Gryffondor ! Atterrée, Joy avait l'impression de mal jouer : elle n'avait marqué qu'une fois. Le bruit de stade la rendait sourde, la pénalisante présence de Murdoch l'obsédait, les rires qu'elle prenait pour des moqueries la paralysaient. Joy sentit la panique s'infiltrer en elle, et elle savait que c'était une mauvaise chose. La Serpentard sentait toute sa détermination et sa confiance en elle s'échapper quand elle se souvint que Richard Griffit, le recruteur, était dans les tribunes. Si elle était choisie, ce serait la catastrophe : son père refuserait qu'elle entre dans une équipe de professionnels, elle s'en voudrait à vie d'avoir raté sa chance et... C'était stupide. Elle ne pouvait pas être choisie : elle n'était pas assez bonne, elle faisait un mauvais match et elle était en sixième année. Cette certitude la ragaillardit un peu. Elle envoya un sourire absent vers les tribunes, en direction de qui ? Griffit, ou Swann, tous ses camarades de maison peut-être, elle n'en savait rien. Le public ne devait jamais l'atteindre.

O'Connor descendit alors à côté de la brune et lui demanda de faire une attaque en faucon. Joy regarda le jeune homme comme s'il s'était transformé en mutant. Une attaque en faucon avec Kelly Murdoch ? Il voulait leur perte ? Leur honte éternelle ? Lajeune fille était taraudée entre la crainte de se ridiculiser et celle de désobéir à son capitaine. Ce n'était vraiment pas le moment : les Gryffondor avaient la balle... et ils s'organisaient.




Il fallait les stopper. Joy lança un signe à Davies, un autre inutile à Murdoch pour ne pas l'exclure d'office du jeu et elle prit de la vitesse pour intercepter la balle. La poursuiveuse se fondit dans le vent, les mots rapidité, agilité, prudence et précision tournant en boucle dans sa tête, avec la certitude qu'elle était à sa place sur ce balai, dans les airs, dans son élément. Elle ne sentait ni le froid, ni la peur, elle savait juste qu'elle jouait parce qu'elle aimait ça et que rien ni personne ne pourrait lui enlever ça (à moins qu'elle tombe dans les escaliers mais ce n'était vraiment pas le moment d'envisager cette possibilité). Elle slaloma entre les tuniques rouges, et fut presque surprise de sentir la balle dure et rugueuse sous ses doigts gourds. Elle cria à ses coéquipiers :

« Attaque en faucon ! »

Joy savait pertinemment que c'était inutile de dissimuler ses intentions dans ce sport, excepté lors les feintes. Aussi l'équipe se plaça-t-elle en formation serrée, et après quelques passes savantes, le Souafle passa entre les anneaux d'or, une fois, plusieurs fois. C'était simple, méthodique, Joy se sentait bien et avait oublié ses furtives frayeurs passées : même Kelly n'était pas si nulle que prévu. La voix d'Horace retentit alors à ses oreilles : les attrapeurs se lançaient à la poursuite du vif. Tétanisée, en un instant, Joy oublia toutes ses rancoeurs et se surprit à souhaiter bonne chance à Darren O'Connor, non pas pour lui mais pour l'honneur même de Serpentard. Elle imagina les élèves euphoriques, la tension dans le cœur de chacun, l'angoisse qui rendait ces quelques secondes si importantes aux yeux de tous. Joy ferma les yeux. Une ovation déchira le ciel d'octobre et la jeune fille pria qu'elle soit pour elle, pour eux. Elle comprit vite qu'ils avaient perdu. Amère, déçue mais réaliste, la jeune fille se referma comme une huitre et descendit à contre cœur de son balai. Elle serra de bonne grâce la main des vainqueurs déjà à terre, mais les applaudissements montant de la tribune de Gryffondor l'écœuraient. En particulier, elle aperçut un petit gros qui semblait fou, les yeux révulsés, la bave au menton, qui dansait de joie en écrasant ses camarades, en jetant en l'air un crapaud et en hurlant :

« ONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉONAGAGNÉ ! GORGIANETTE ET JEREMYNETTE FOR EVEEEEEEEEEEEEEEEER ! »

Joy haussa les épaules : Merlin ne lui accorderait-il jamais un petit rayon de soleil ? Une journée noire de plus à ajouter à la liste : un mauvais match, dur et couronné par une défaite, visionné par un recruteur célèbre. Darren O'Connor pouvait être fier, mais Joy, si elle lui en voulait, ne lui adressa pas un regard : quelqu'un a dit qu'au Quidditch, on ne cherche pas de fautif. La jeune fille savait que tous ses efforts avaient été inutiles. Ce jour-là, se terminait le match jugé le plus important de la saison. Ce jour-là, tout s'était joué...


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Killian s'était donné à fond. Chacun de ses cognards, envoyés avec précision. Chacun de ses cognards, touchant leurs cibles. Chacun de ses cognards, parfaits. Il avait même travaillé avec Lauren, fait de son mieux pour que leur travail d'équipe soit vraiment génial, pour qu'ils n'aient pas travaillé si dur pour rien. Il avait tout fait pour réussir. Pour sauver cette équipe. Il y avait dédié des heures. Fierté Serpentard, surement. Il y avait passé des heures, merde. Des heures de sa vie, à lui, gâchées. Pour aucun résultats. Pire, pour un résultat déprimant. Désespérant. Honteux. 

Ils avaient perdu.

Écrasés par des Gryffondor, par une majorité de filles. Par Juliet, par Jeremy, par Olivia. Merde, il s'était donné à fond pour ce match, il avait tout fait pour ne pas perdre, au moins celui-ci. Juste celui-ci. Et ça n'avait servi à rien. Il s'était ramassé comme une merde. Ils avaient perdu. Et Jeremy, qui venait, sourire aux lèvres, tout fier, enfoncer le clou final. ""Le vif d'or ou la mort, O'Connor ! Au plaisir de ne plus te revoir sur un terrain de Quidditch !""

Killian demeura immobile, son balai en main, un sourire douloureux figé sur le visage. Ouais, Darren allait se casser. Il connaissait son pote, aucun doute qu'il quitterait l'équipe après ce match. Il allait même surement poser sa démission avant que Adamson n'ait le temps de le virer. Il allait se casser. Le laisser dans cette équipe de merde, à se démerder avec Mulloch et tous ces crétins. Il allait se casser. C'était fini, l'équipe d'O'Connor, la gloire et la coupe dans le bureau d'Adamson. Darren se cassait, il en était persuadé. Alors, certes, Killian avait gueulé sur lui après les sélections. Mais il lui montrait juste qu'il n'était pas soumis. Qu'il restait Killian Gray. Qu'il gueulait et qu'il vivait sa vie, malgré tout. Qu'il ne changerait pas pour faire plaisir.

Alors ouais, le Quidditch, c'était pas sa passion. C'était pas sa vie. Au départ, même, il faisait ca pour les nanas, pour les jolies gonzesses à sauter dans les vestiaires. Il faisait ca pour garder la forme. Il faisait ca parce qu'il aimait le baseball, et que c'était un peu pareil ; suffisait de frapper, et fort. Il faisait ca parce que Darren le faisait, parce qu'ils étaient potes, parce que ca leur rajoutait un truc. C'était... C'était pas la passion du sport ou toutes ces conneries. C'était juste vivre, s'éclater et montrer à tout le monde que, voyez, ca aussi je sais faire. C'était ridicule. Pourtant, c'était devenu plus au fil des ans. Il avait été pris par la passion de Darren, par son envie de battre, de jouer et de gagner. Il s'était mis a jouer, non plus seulement pour les filles, mais aussi dans l'espoir d'amener la victoire a Serpentard. A ses amis, ses camarades, sa famille quasiment. Il voulait juste la victoire.

Alors il s'y était dédié. Le Quidditch avait prit plus d'importance dans son emploi du temps, sans qu'il ne le réalise vraiment. Il s'entrainait tous les jours, parlait techniques avec Darren... Il avait vraiment fait de son mieux pour y arriver. Le simple fun était devenu un défi, un pari. La victoire, il la méritait. Et elle lui filait entre les doigts.

Killian était dégouté. Son regard passait sur chacun de ses coéquipiers, sur ses adversaires, si fiers. Il ne ressentait rien, sinon le dégoût, la frustration, mais surtout la lassitude. Il détestait faire les choses pour rien. Il détestait passer des heures à s'entraîner pour s'écraser comme un con. Il détestait perdre contre des filles, des connes, contre Juliet et Olivia. Il était dégouté. Chaque parcelle de son être avait juste envie de faire des doigts d'honneur à tout ceux qui l'entourait ; sa main envie de prendre une bouteille, sa bouche de la vider, il voulait juste se saouler et oublier cette défaite. Pourtant, plus que tout cela, il en avait juste assez.

Assez de se démener, d'essayer, de tout faire pour la victoire. Il savait que c'était une cause perdue depuis le départ, mais il avait tenté. Et maintenant que le résultat s'affichait, il avait juste envie d'abandonner, de laisser l'équipe la et d'emmener Darren loin, avec plein de belles filles et de la vodka pour oublier cela. Pour vivre. Pour ne pas se laisser avoir par un sport, par un truc aussi con et stupide que ce Quidditch de merde.

Le Quidditch ne le méritait pas. L'Équipe de Serpentard ne le méritait pas. Pas tant qu'elle serait dans cet état la. Killian ne voulait pas se battre pour ce qu'elle était devenue. Il voulait juste la laisser tomber, l'oublier. Vivre sa vie, merde, sans qu'elle ne lui bouffe des heures de son temps sans que cela n'ait aucun putain de résultats !

Alors, refusant de croiser le regard de ses coéquipiers ou de ses supporters, Killian s'approcha de Darren, le prenant par l'épaule. La foule était encore présente, beuglant le nom des vainqueurs, et Killian dut crier pour se faire entendre.

« Je vais démissionner. Je me tire. Je veux pas faire partie de cette équipe à la con. J'ai pas besoin de ca. J'en ai ma claque, honnêtement. »

Les yeux plantés dans ceux de Darren, Killian balança son balai par terre, enleva son haut à son nom et au blason de Serpentard. Il le tendit en l'air, le visage déformé par le dégoût.

« Tu vois ce maillot ? C'est toi qui m'a amené à le porter. J'en étais fier, j'étais avec toi, je représentais Serpentard, c'était cool. Mais, aujourd'hui, j'ai honte d'avoir ca sur le dos. »

Puis, le balançant au sol, près de son balai, Killian releva la tête vers Darren.

« Et je sais que t'es autant dégouté que moi. Que cette équipe à la con ne t'a rien apporté non plus ; elle t'a juste bouffée ton temps et ton énergie. Alors cassons-nous ensemble, hein, comme on est entrés ensemble. Je sais que tu vas te tirer ; fais-le avec moi. »

Il lui tendit la main, le sourire franc et assuré. Ouais, il était temps qu'il quitte cette équipe. Sans Darren, ca ne rimait plus à rien. Et les filles, ma foi, il n'avait plus besoin du Quidditch pour leur faire l'amour.

« Allez, viens mec, j'ai une bouteille dans ma valise, prête à fêter notre démission. Notre liberté. »

Killian adressa un grand sourire à Darren. Ouais, pas besoin du Quidditch. Ca craignait, de toute façon. Ca prenait son temps. Quitter l'équipe, c'était retrouver son temps. Sa vie. Sa liberté. Et ouais, il adorait amplifier les conséquences des choses. Mais il était juste dégouté. Putain de Gryffondor.

[Darren, j'ai pris la liberté de venir te parler, mais si tu avais quelque chose de prévu/deja commencé ta réponse et tout, juste dis-moi et j'editerais en fonction ^^]



Hello, I'm Awesome !
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C'est alors que le vif réapparut, clairement visible dans la grisaille...
Piquant tous deux vers leur objectif commun, l'issue de cette rencontre sembla tout à coup s'acheminer vers un duel d'attrapeurs. La petite boule doré avait beau tourbillonner dans sa chute, elle conserva pour la première fois depuis le début du match le même cap, offrant ainsi une formidable opportunité d'être capturée.
L'attrapeur serpentard sentit très vite qu'il bénéficiait dans cette descente vertigineuse d'un certain ascendant sur sa rivale attrapeuse. Darren étant plus lourd que Georgiana Wright, il gagna rapidement une vitesse folle qui lui permit de supplanter son adversaire. Le vif se rapprochait à vitesse folle, mètre par mètre, et bientôt Darren n'aurait plus qu'à tendre la main...
De manière imperceptible, Darren O'Connor se releva alors doucement, le torse décollant légèrement de son balai, offrant ainsi une plus grande prise au vent et ralentissant son piqué. En effet, par cette étrange posture, il perdit suffisamment d'aérodynamisme pour laisser l'attrapeuse Gryffondor le dépasser et...

... lui ravir le vif d'or pour la seconde fois de sa carrière!

Darren O'Connor qui réagissait souvent de manière très virulente après une défaite, ne montra aucun signe de violente nervosité. Bien que son visage traduisait une certaine consternation, il n'était point empreint de colère. Le capitaine serpentard se contentait simplement de secouer la tête avec dépit, totalement désabusé. Puis passant à proximité de l'attrapeuse victorieuse, il la félicita sur un ton emplit d'amertume mais sans la moindre virulence.

"Félicitation Wright! Tu es vraiment la plus rapide de nous deux. Malgré la défaite, je suis content de terminer ma carrière contre toi. Tu as vraiment du talent..."

Alors qu'il adressait un hochement de tête respectueux à Georgiana Wright, l'insupportable capitaine rouge et or finit par l'interrompre dans ses éloges et son fairplay. Jeremy Baker ne résista guère longtemps à l'envie de lui lancer une pique. Après tout c'était de bonne guerre, en cas de défaite, Darren ne s'en serait point privé.

"Le vif d'or ou la mort, O'Connor ! Au plaisir de ne plus te revoir sur un terrain de Quidditch !"

Encore juché sur son balai, Darren finit par balayer l'air d'un revers de la main, comme pour mieux chasser cette mauvaise vanne.

"A en juger par ton match pitoyable, j'espère que tu as un autre plan de carrière. Car ton avenir dans le Quidditch semble bien compromis.."


Darren se détourna alors bien vite des Gryffondors, pour rejoindre ses coéquipiers vert et argent effondrés au centre du terrain. Le capitaine éprouva alors un réel sentiment de culpabilité, et se sentit dans l'obligation de leur dire quelque chose. Ou du moins de s'excuser...
En évitant leur regard, tête basse, il finit par s'adresser à eux d'une voix baigné par la culpabilité...

"Je tiens à vous présenter mes excuses...
Je suis le seul responsable de ce fiasco. J'aurai dû vous écouter le moment venu, et ne point suivre mon instinct. Mais maintenant que le mal est fait et je ne peux plus rien y changer...
Je vous félicite pour votre match, car vous avez été admirables sur tout les points de vue. Je félicite tout particulièrement Joy Highlands qui a réussit l'exploit de trouver une forme de cohésion dans une équipe de poursuiveurs profondément remaniée par ma faute. Je n'ai pas l'habitude de faire des compliments aux filles en règle générale, mais..."
Darren se racla alors la gorge comme s'il lui était pénible de dire avec sincérité ce qu'il pensait réellement de la jeune femme. "Tu es la joueuse la plus talentueuse qu'il m'a été donné de côtoyer durant ma carrière..."

Le regard empreint d'une certaine mélancolie à l'idée de devoir mettre un terme à sa carrière, la voix de Darren se montra alors plus fragile et chargée d'émotion.

"Je pense qu'il est venu le temps, pour moi, de tourner la page, et de passer le relai à quelqu'un qui sera plus à même de redresser l'équipe. Je n'ai plus la même envie, ni le feeling nécessaire pour pouvoir tirer l'équipe vers le haut. C'est pourquoi, je pense qu'il serait plus sage de laisser ma place de capitaine à quelqu'un qui puisse mieux vous faire retrouver l'état d'esprit formidable qui nous habitait autrefois...
Je m'excuse encore pour mes erreurs, et vous encourage à redevenir la belle équipe que j'ai toujours aimé. Sachez que ce fut un réel plaisir de jouer avec vous... maintenant je vous laisse..."


Darren venait de s’apercevoir qu'il manquait un invité de marque à son discours d'adieu à l'équipe, celui qui resterai sans doute doute à jamais comme l'un de ses meilleurs souvenirs de Quidditch.

"Mais ou est Killian?"

Tournant la tête, il finit par appercevoir le jeune homme qui prenait la direction des vestiaire, l'air complètement abattu et enragé par cette défaite. Avant qu'il ne rejoigne les vestiaires, Darren se précipita auprès de lui pour lui parler.

"Hé Killian! Attends-moi petit frère... Il faut qu'on parle..."

Killian s'approcha alors de Darren et déversa sur lui le torrent de déception qu'il contenait depuis trop longtemps déjà.

« Je vais démissionner. Je me tire. Je veux pas
faire partie de cette équipe à la con. J'ai pas besoin de ca. J'en ai ma
claque, honnêtement.
Tu vois ce maillot ? C'est toi qui m'a amené à le
porter. J'en étais fier, j'étais avec toi, je représentais Serpentard,
c'était cool. Mais, aujourd'hui, j'ai honte d'avoir ca sur le dos.
Et je sais que t'es autant dégouté que moi. Que
cette équipe à la con ne t'a rien apporté non plus ; elle t'a juste
bouffée ton temps et ton énergie. Alors cassons-nous ensemble, hein,
comme on est entrés ensemble. Je sais que tu vas te tirer ; fais-le avec
moi.
»


Tout en proférant ses paroles rageuses et pleines d'amertume, Killian avait jeté au sol son balai, et son maillot. Ultime geste prouvant à quel point il était profondément blessé par cette défaite.
Tout s'effondrait autours de lui. Même Killian l'insubmersible semblait submergé par les regrets. Darren se pencha alors pour ramasser le maillot de celui qui resterait à jamais comme son meilleur pote de Quidditch, et lui plaqua sur la poitrine à l'endroit ou battait son coeur...

"Tu n'as pas le droit de lâcher l'affaire Killian...
Moi je peux le faire parce que j'ai commis des erreurs et fait perdre l'équipe par mes chois. Mais toi, tu n'es responsable de rien! Tu as toujours été un formidable moteur pour l'équipe, apportant par ta bonne humeur et ton caractère la plus belle des énergies positives. Tu nous a souvent transcender dans les moments difficiles. Si tu casses maintenant, l'équipe est clairement foutue..."


Darren lui adressa alors une petite claque amicale comme pour mieux l'encourager à revenir sur sa décision.

"Je sais que tu es un vrai mec! Tu vas prendre le temps de la réflexion et faire le bon choix. Tu es le seul à pouvoir ranimer l'ambiance perdue de cette équipe! C'est clair que pour ma part, la page Quidditch est définitivement tournée, mais il y en a d'autre plus belles à écrire ; comme celle de se retrouver avec un vrai pote et de picoler en refaisant le monde!"

Killian retrouva sa gaieté légendaire et lui tendit alors la main, le visage enfin éclairé par un franc sourire.

« Allez, viens mec, j'ai une bouteille dans ma valise, prête à fêter notre démission. Notre liberté. »

Darren lui tapa alors sur l'épaule, non pas pour refuser son invitation, mais pour la repousser à plus tard.

"T’inquiètes mec, on va pas de laisser ensevelir par un foutu match de Quidditch! Je compte bien me taper ta bouteille en ta compagnie, mais pas tout de suite. J'ai quelque chose d'important à faire avant..."

Darren se détourna de son pote, pour fixer la tribune et plus particulièrement l'endroit ou siégeait l'affreux commentateur Horace Gulivern. Sans crier gare et habité par une idée fixe, l'ex capitaine des serpentards enfourcha son balai pour rejoindre cette position stratégique.
Une fois arrivé sur la tribune, il écarta sans ménagement du bras l'obèse Gryffondor et son impartialité à revoir.

"Hé le gros, je dois faire un discours pour mon départ! Alors laisse moi faire le tribun à ta place, sinon je vais t'apprendre à vaincre ton vertige à grands coups de sortilèges!"

Darren usa alors d'un "Sonorus" pour se faire entendre de toute la foule, la majorité des élèves demeurant encore dans les gradins à déblatérer et se refaire le match.

"Pardonnez-moi de vous interrompre de la sorte, mais je tenais à m'exprimer sur mon départ.
Comme bon nombre de vous le savent déjà, il s'agissait de mon dernier match en tant que capitaine d'équipe, et je voulais vous remercier pour ces belles années de Quidditch qui resteront à jamais gravé dans ma mémoire. Il est clair qu'aujourd'hui, j'assume entièrement ma faute et mes choix qui ont conduit mon équipe bien aimé vers un regrettable échec. Je salue toutefois le mérite et le talent de cette équipe de Gryffondor, qui me semble être la favorite cette saison pour nous succéder au palmarès des vainqueurs de la coupe de Quidditch.
Mais je tiens avant tout à remercier mes coéquipiers qui je suis persuadé vont se relever sans moi et faire honneur à notre équipe! Les défaites sont souvent le signe du renouveau et j'espère que celle-ci dessinera une aube victorieuse dans laquelle je ne prendrai pas partie.
Je voulais m'excuser auprès de notre club de supporters et de sa présidente de ceux-ci, la gracieuse Swann Twilfit, car je n'ai pas été à la hauteur aujourd'hui de l'investissement et du travail qu'ils ont fait preuve pendant toutes ces belles années...
Les raison de mon départ sont multiples.
L'une d'entre elle vient du fait que j'ai subi une forme de traumatisme liée à ma chute accidentelle de la saison dernière contre Poufsouffle et qui aurait pu me couter la vie. Depuis ce jour-la, j'ai tenté vainement de retrouver mon niveau, mais mes sensations et ma confiance ne sont jamais revenues. Encore aujourd'hui, j'ai été hanté par le souvenir douloureux de cette chute...
Mais bon, je ne suis pas la pour me trouver des excuses, mais plutôt pour dénoncer certaines choses qui ne peuvent plus perdurer..."


Darren se tourna alors vers les sièges ou trônaient le corps professoral, et plus particulièrement vers celui ou se tenait sa directrice.

"Avant de quitter définitivement le Quidditch et de rendre mon brassard de capitaine, j'aimerai réellement obtenir certaines réponses à mes questions, et je pense que mon aimable directrice de maison peut sans doute m'apporter certaines de ses réponses.
La première de mes interrogations repose sur le fait de savoir si je suis le seul responsable de la déroute verte et argent? Personnellement je trouverai cela simpliste, et certains agissements injustifiés tendent à prouverd'ailleurs le contraire..."
Darren fixa alors avec une intensité incroyable Margot Admanson, n'hésitant point à l'alpaguer sur le sujet. "J'aimerai connaitre les raisons significatives qui ont poussé madame Adamson à maintenir dans son équipe Ullrich Keller, un dangereux fou furieux qui a tenté volontairement de me supprimer. Swann Twilfit, notre charmante préfère en chef, peut en témoigner, cet individu est totalement dérangé et dangereux. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi Madame Adamson n'a point sanctionné celui-ci alors qu'aux yeux de tous, il a volontairement intenté à ma vie lors d'un précédant et regrettable match contre Gryffondor...
J'aimerai simplement comprendre ce sentiment d'impunité qui repose sur ses épaules, et qui pousse même le vice à l'introniser Préfet en chef auprès de vos confrères professeurs! Si cela ne s'appelle pas de l'incompétence, c'est que vous êtes clairement de mèche avec les agissement dont je suis la victime et qui me coute aujourd'hui ma place de capitaine...
Je sais à présent que je vais être sanctionné et renvoyé de Poudlard pour étaler au grand jour la vérité. Mais au moins maintenant, ma conscience est blanche comme neige, contrairement à vous madame Adamson!"


Darren n'attendit pas la réaction de sa directrice, car il sentit qu'il venait réellement d'enfoncer une porte dangereuse qui allait sans doute l'éconduire pour de bon de Poudlard et provoquer une réelle polémique. Darren se faufila dans la foule verte et argent, pour s'y dissimuler et rejoindre une porte dérobée qui conduisait aux vestiaires.
Ce pétage de plomb en public allait lui couter bien des ennuis, sauf que celui-ci n'était peut être pas aussi spontané qu'il en donnait l'air. Darren semblait répondre à un ordre mystérieux et se dirigeait tel un aimant vers un endroit désert des vestiaires. Écoutant des pas derrières lui, il bifurqua dans une allée obscure avant de franchir une porte à la volée qui conduisait dans une pièce ou était entassé bon nombre de matériel de Quidditch. Il s'assit alors sur un banc, dans l'obscurité, tentant vainement de reprendre son souffle et ses esprits après son le déluge de diffamation qu'il venait d'envoyer aussi bien à l'encontre de sa directrice de maison que sur ce maudit Ulrich Keller...

Darren releva alors le menton pour fixer une ombre qui l'observait calmement en silence depuis l'autre coté de la pièce...
Se passant une main fébrile dans les cheveux, le serpentard s'adressa alors à cette présence mystérieuse sur un ton empreint de reproche.

"J'ai fais tous ce que vous m'aviez dit! Maintenant c'est à vous de remplir votre part du marché..."

L'ombre resta silencieuse de longs instants, avant de se redresser doucement et se diriger vers l'endroit ou Darren était assis. Toujours muette, elle surplomba le jeune homme de sa masse ténébreuse.
Darren tendit une main fébrile dans sa direction.

"Donnez la moi... Je dois la voir..."

Une voix aussi suave que cruelle émana alors enfin de l'ombre, mettant un terme au fol espoir du serpentard.

"Pauvre idiot..."

L'ombre sortit alors une baguette d'un geste aussi souple que rapide. Darren n'eut point le temps de réagir qu'il était déjà frappé par un sortilège prononcé par l'ombre.

"Oubliette!"

Les souvenirs de cette rencontre s'estompèrent aussi vite que l'ombre lui était venue. Lorsque Darren se releva, alors qu'il gisait sur le sol depuis quelques minutes, il se trouva seul dans une sorte de débarras.
Son air hébété traduisait la perplexité et l'océan d'incompréhension qui noyait son âme. Il se dit alors simplement :

"Mais qu'est-ce que je fou la?"

Ses yeux s'arrondirent de frayeur lorsqu'il se rappela alors du match et de son discours tonitruant à l'encontre de sa directrice. Plaquant une main sur sa bouche, il se posa alors une question qui resterait sans réponse.

*Bordel de Troll! Mais ou avais-je la tête pour dire pareille connerie en public???*

La réponse à sa question venait de s'envoler avec la mystérieuse ombre...

[J'expliquerai le fin mot de cette histoire et de se complot machiavélique dans un OS intra persos!
]


❝ Darren O'Connor ❞
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Natasha L. DamianAncien personnageavatar
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Il y a de nombreuses choses que Natasha ne comprenait pas en Darren. Ce qu'il pensait des femmes, sa relation avec Harmonie, son penchant pour l'énervement facile.... Tant de choses qui le complexifiaient et le rendaient intéressant, vivant ; elle était fière d'être avec lui. Pourtant, aujourd'hui, la jeune femme ne sait vraiment plus où se mettre ni quoi penser. Darren a fait plus que la surprendre. Il lui laisse un gout étrange en bouche. Comme si elle ne le connaissait pas. Et elle détestait cette sensation.

Elle était venue pour le match, pour lui faire plaisir, alors qu'elle aurait préféré rester bien au chaud à réviser, et avait même revêtue une écharpe Serpentard - après tout, avec Swann, John et Darren dans cette maison, elle pouvait difficilement brandir une pancarte supportant Gryffondor. Assise pas loin de Swann, justement, elle avait vécu le match pour lui, soupiré à chaque tentative, bondit à chaque but. Elle avait vraiment vécu le match. L'avait analysé de ses yeux de Poursuiveuse. C'était un beau match, serré, vraiment, et la course finale pour le vif d'or avait été grandiose. Quand elle avait vu les mains de Georgiana Wright se refermer sur le vif, Natasha s'était cachée les yeux, dépitée, dégoûtée. Depuis près d'un mois, elle supportait Darren, son acharnement, son envie de gagner et de victoire et voilà que tout lui échappait ; il n'aurait pas de victoire et se faisait attraper le vif d'or juste sous son nez. Elle avait peur de sa réaction, de sa colère et pouvait imaginer sans mal la déception qui devait le parcourir. De plus, c'était son dernier match. Il le lui avait soufflé, l'autre jour ; il allait s'arrêter là. Le Quidditch ne le passionnait plus. Il ne voulait plus continuer à jouer, à mener une équipe. Alors Natasha avait espéré, elle avait souhaité que ce match soit un beau match et qu'il finisse sa carrière en étant fier de son équipe et de son jeu, fier d'avoir gagné. Elle n'avait peut-être pas espéré assez fort.

Aussi, des que les supporters Gryffondor se précipitèrent sur le terrain pour acclamer leurs joueurs, Natasha courut vers Darren, espérant qu'il ne serait pas trop abattu, qu'il ne reporte pas sa colère sur ses joueurs, que tout aille bien. Et, stupéfaite, elle s'était immobilisée en le voyant faire un discours à ses joueurs, leur disant qu'il regrettait, que c'était de sa faute, et qu'il était fier d'avoir été leur capitaine malgré tout. Elle l'entendit féliciter Joy, une fille, une femme qui était plus jeune que lui. Et, elle devait se l'avouer, elle n'avait rien compris. Ce n'était pas Darren qui se tenait devant elle. Que s'était-il passé pour qu'il réagisse ainsi, aussi calmement ? Elle était vraiment surprise. Elle s'attendait à tout, vraiment, sauf à ça. Et, lentement, un sentiment de fierté implosa dans son corps. Certes, Darren n'avait pas gagné le match, mais à le voir aussi, calme, serein, simplement lassé par tout cela, Natasha se dit qu'il avait évolué, qu'il était bien mieux. Elle était fier de le voir plus mature et respectueux.

Elle le perdit du regard un instant, alors qu'il courait vers Killian. Natasha se rapprocha des joueurs de l'équipe de Serpentard et leur adressa un grand sourire. Puis, son sourire se flétrit lorsqu'elle vit Darren à la place d'Horace, adressant un sourire à la foule. Les yeux écarquillés, portant une main à sa bouche, elle s'exclama :

" Par Merlin mais qu'est-ce qui lui prend aujourd'hui !"

Natasha eut envie de se réexclamer la même phrase une bonne dizaine de fois durant le discours qui suivit. Il clamait tout haut qu'il prenait toutes les responsabilités de cette défaite, qu'il démissionnait et qu'il avait une peur des chutes. Il avouait ses faiblesses, ses peurs, devant tout le monde. Que lui prenait-il ? Elle ne le reconnaissait vraiment pas. Son attitude le dépassait. Pourtant, l'incompréhension la plus suprême ne la traversa que quelques instants plus tard, lorsqu'il se tourna vers Adamson en crachant son venin. Aussitôt, Natasha fit un pas en avant, comme pour l'arrêter, ses mains cachant sa bouche, choquée par ce qu'elle entendait.

" Mais qu'il se taise enfin ! Il cherche à se faire renvoyer ce crétin !? Darren, mince !"

Paniquée, elle jeta un rapide coup d'oeil à Adamson avant de reposer son regard sur Darren. Quelle idée, quel crétin, quel discours ! Mais qu'est-ce qui lui prenait !? Il était fou, suicidaire ?! Il allait se faire renvoyer, c'était évident ! Et quelle idée d'impliquer Swann là-dedans ! Par Merlin, par Merlin, par Merlin, qu'est-ce qui lui prenait ?

La gorge serrée, le teint pâle et les mains tremblantes, elle allait se diriger vers lui pour essayer de comprendre ce qu'il lui prenait, mais Darren disparut brutalement et, lasse, entourée par une foule aux murmures grandissants, Natasha laissa tomber. Elle se dirigea vers John et se blottit dans ses bras, fermant les yeux.

" Dis moi, juste dis-moi, pourquoi je sors avec un crétin pareil ! "

C'était du suicide, ce qu'il venait de faire, mince ! De toute façon, elle le savait, qu'elle n'aurait pas du venir.



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« Et Gryyyyyyfondor l’empoooorte ! » s’exclama Horace Gulivern lorsque Wright se saisit le Vif juste sous le nez de Darren.

Swann laissa échapper un claquement de langue exaspéré avant de détourner les yeux du duel qui venait de prendre fin. Pourtant elle y avait cru en voyant Joy se démener pour organiser l’attaque des poursuiveurs vert et argent. Malheureusement cela n’avait pas suffit. Soupirant légèrement, elle intima l’ordre aux membres du club de supporters de replier les bannières et les fanions le plus proprement possible. Elle capta momentanément le regard de Natasha dans la tribune et lui adressa un haussement d’épaule fataliste. Pour des raisons diverses, les deux jeunes femmes auraient eut besoin de cette victoire, mais le sort en avait décidé autrement. Swann vit alors son amie descendre en direction du terrain, manifestement pour réconforter -ou plutôt pour calmer –Darren. Ses colères d’après-défaite n’étaient plus un secret après tout.

Tandis que Swann supervisait le rangement de la grande banderole, une voix qu’elle connaissait bien s’éleva de la tribune des professeurs. La jeune femme se retourna, légèrement interloquée, pour observer Darren qui faisait ses adieux au quidditch. Le Serpentard avait toujours aimé ce qui était grandiloquent et il fallait avouer que cette fois il y allait un peu fort. Après avoir salué le mérite des gryffondor, vanté les qualités des membres de son équipe et s’être excusé auprès de supporters, voila qu’il évoquait sa chute traumatisante lors du match Poufsouffle/Serpentard l’année précédente. Souhaitait-il apitoyer tout Poudlard en avouant ses traumatismes ? Mais à quoi jouait-il ? Se n’était tellement pas lui…
Swann fronça légèrement les sourcils et croisa ses bras sur sa poitrine. Quelque chose lui disait que ce déballage n’était qu’une introduction avant les véritables révélations. Ses doutes se confirmèrent bien vite lorsque Darren en arriva aux faits. Le jeune homme se tourna vers leur directrice de maison et commença à cracher son venin à destination du P. Admason. Swann posa une main fébrile sur son front, presque honteuse de porter les mêmes couleurs que Darren. Pourquoi les Serpentard étaient-ils aussi tordus et orgueilleux ! ? Ce n’était vraiment pas correct de la part d’O’Connor de rejeter la faute sur leur directrice. Cependant, Swann passa rapidement de la honte à l’effroi, lorsqu’elle entendit cette tirade :

« "J'aimerai connaitre les raisons significatives qui ont poussé madame Adamson à maintenir dans son équipe Ullrich Keller, un dangereux fou furieux qui a tenté volontairement de me supprimer. Swann Twilfit, notre charmante préfère en chef, peut en témoigner, cet individu est totalement dérangé et dangereux. »

La préfète sentit alors le regard scrutateur de ses camarades se poser sur elle. Faute de mieux, elle ignora superbement les élèves qui la regardaient avec insistance, attendant qu’elle démente ou qu’elle confirme les propos du capitaine.
Même si elle était intimement convaincue de la véracité des dires de Darren, Swann sentit une colère sourde s’emparer d’elle. De quel droit O’Connor la mêlait elle à cette sombre histoire ! Adamson allait penser qu’elle était de mèche avec l’attrapeur des verts et argents pour la décrédibiliser.
S’efforçant de rester parfaitement digne, rien dans son comportement ne traduisit son agitation intérieure. Elle avait parfaitement conscience d’être scruté par des dizaines de paire d’œil qui n’attendaient qu’une réaction de sa part. Lorsque Darren eut finit ses accusations, la jeune femme organisa méthodiquement la fin du rangement. Elle tenta d’ignorer son cœur qui battait la chamade dans sa poitrine et descendit lentement en direction des vestiaires se refusant à tout commentaire.
Elle voulait tout d’abord tirer cela au clair avec O’Connor. Arborant un air hautain, elle traversa la pelouse où plusieurs supporters s’étaient réunis pour commenter le match et le discours du capitaine des vert et argent. Se refusant à toute précipitation qui trahirait son trouble, elle s’arrêta vers Joy et Killian pour saluer leur prestation durant le match.
Lorsqu’elle vit Natasha blottie dans les bras de John un peu plus loin, la préfète résista à l’envie d’aller réconforter son amie. Nat’ était entre de bonne main, elle irait la voir après sa petite conversation d’avec Darren.

Pressant légèrement le pas à l’approche des vestiaires, Swann s’arrêta toutefois pour saluer Richard Griffit et lui donner une carte de T&T, à grand renfort de sourires enjôleurs. Une fois sa mission accomplie, la jeune femme pénétra sous le tunnel bondé qui menait au vestiaire en arborant un sourire discret mais totalement factice. Poussant la porte des locaux Serpentard, elle fut ravie d’y trouver Darren seul.

« Tiens, je te cherchais. » lança-t-elle posément juste avant de refermer la porte sur eux et sur Anton Smith qui trainait dans le couloir…

Dès qu’elle eut lâché la poignée, Swann se retourna vivement vers son camarade de maison. Toute trace d’amabilité ayant disparu de son visage, la jeune femme scrutait son ami, ses yeux lançant des éclairs :

« Comment as-tu pu me faire ça, à moi ? » gronda-t-elle en pointant son index sur sa poitrine.

« Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? persifla-t-elle en s’approchant de lui, Sérieusement ? Tu viens de te ridiculiser et de te décrédibiliser ! Tu veux te faire virer de l’école ? Très bien ! C’est ton problème mais évite, s’il te plait, de nous entrainer dans ta chute ! » Cracha-t-elle avant de passer une main dans ses cheveux.

Tel un lion en cage, Swann arpenta le vestiaire de long en large avant de reprendre la parole :

« Est-ce que tu as pensé aux retombées d’un tel discours ? Bien sûr qu’Ulrich est complètement timbré mais tu penses sérieusement qu’accuser Adamson va résoudre le problème ? Tout ce que tu fais, c’est apporter le discrédit sur notre directrice, notre maison, et…et sur moi ! » ajouta-t-elle d’une voix aigue.
Puis singeant la voix de Darren, elle poursuivit : « Swann Twilfit, notre charmante préfère en chef, peut en témoigner Ulrich Keller est un fou dangereux ! » Tu veux que je perde mon poste de préfète? Tu veux qu’Ulrich se retrouve tout seul aux commandes ? C’est ça ? »

Swann secoua la tête dépitée. Elle avait l’impression que Darren se fichait de tout. Elle soupira doucement avant de montrer la porte du vestiaire d’un geste las :

« Nat’ est effondrée. Tu pourrais au moins essayer de ne pas tout gâcher. Si tu ne le fais pas pour notre maison, fais le pour elle. » lança-t-elle avec une mine dégoutée.

Au moment où elle terminait sa phrase, quelqu’un poussa la porte des vestiaires et entra à son tour…


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Richard Griffit, Recruteur

Rolanda Bibine sonna la fin du match dès que la petite Wright eut attrapé le Vif d’Or. C’était vraiment dommage que cette gamine ne veuille pas poursuivre dans le Quidditch, elle avait vraiment du potentiel. Richard l’avait rencontré l’année précédente après le match contre Serpentard mais la jeune fille avait poliment décliné son offre, tout comme le batteur Vert et Argent, Killian Gray. Lorsque la première avait avoué envisager une autre carrière professionnelle, le second lui avait révélé avoir rejoint l’équipe dans le seul but d’accroitre son attrait auprès des filles.

Richard avait rit en entendant cet aveu désarmant de sincérité, même s' il fallait avouer que le jeune Gray avait parfaitement raison. Grâce au quidditch - et à son charme légendaire- Richard avait pu séduire des dizaines de femmes tout au long de sa carrière... Et pas que des femmes d'ailleurs.

Souriant à la pensée de ce baiser fugace échangé avec le batteur des Canons, Richard reporta son regard sur sa feuille de match couvertes d'annotations. Malgré le brouillard, le spectacle avait été au rendez-vous. Les joueurs s'étaient donnés à fond et le choix des élèves à sélectionner était plutôt difficile. Enfin, il y en avait déjà un que Richard était sûr de ne pas recruter. En effet, O'Connor était en train de faire un discours d'adieu affligeant, mettant en cause sa directrice de maison. Ritchy saisit donc sa plume rouge et raya sommairement la photo du capitaine des Serpentard. Un de moins. Au bout de quelques minutes, la sélectionneur avait enfin arrêté son choix sur deux élèves:





Pour le poste de batteur, McGowan était certes douée, mais Seroso avait su faire la différence grâce à ses qualités de vol. Du côté des Poursuiveurs, c'était Joy Highlands qui s'était distinguée clairement. Malgré la défaite de son équipe, elle avait été la femme du match, réussissant à coordonner l'attaque des Serpentard avec la présence handicapante de Murdoch dans ses rangs ! Pour les Gryffondor, Wilson avait été convaincante sur le terrain, mais son attitude d'avant match laissait supposer une certaine fragilité intolérable dans le milieu sportif.
Au final, Richard était plutôt satisfait de son déplacement, même si ces éventuelles recrues étaient encore trop jeunes pour intégrer des équipes professionnelles. Pour le moment, il ne pouvait qu'aller les voir, discuter un peu avec elles pour savoir si elles étaient intéressées par le quidditch, leur donner sa carte avant de revenir l'année suivante pour observer leur évolution.

Rangeant sa paire de multiplettes et sa feuille de match dans sa besace en cuir de Dragon, Richard se joignit aux Serdaigles qui quittaient les gradins. Une fois sur le terrain, il chercha Rolanda au milieu de la foule. Il bouscula une jolie jeune fille blottie dans les bras de son amoureux avant d'être assaillit par la préfète en chef - à en juger par son insigne- qui lui tendit la carte d'un magasin de prêt-à-porter. Griffit remercia chaleureusement la demoiselle avant de jeter la carte parterre dès qu'elle eut le dos tourné.Après avoir arpenté la pelouse quelques minutes, le recruteur trouva finalement Mme Bibine à l'entrée du tunnel qui menait aux vestiaires:

"Bonjour Rolanda, lança-t-il en l’attrapant dans ses bras, joli match n'est ce pas ? Dommage que le brouillard s'en soit melé !" ajouta-t-il en levant les yeux en direction des anneaux de buts, rendus invisibles par l'épaisse brume. Dis-moi, peux-tu m’appeler Seroso et Highlands ? J'aimerai leur parler."

Mme Bibine hocha la tête avant de partir à la recherche des deux joueuses tandis que Richard attendait patiemment à l'entrée du couloir.
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet avait toujours aimé les matchs. Cette sensation grisante de fendre l’air sous les hurlements de la foule, la concentration dont elle faisait preuve. Et puis la détermination. La détermination d’une équipe qui voulait gagner. Tout dans ce sport lui plaisait. Les heures d’entraînements, les stratégies, tout.

Concentrée, la jeune femme lança son balai en direction de Joy, qui venait de récupérer le Souaffle. C’est à ce moment qu’un coup de sifflet retentit, arrêtant le match. Levant les yeux, la rouge et or aperçu Georgiana, le vif d’or dans la main. Un grand sourire aux lèvres, la Gryffondor arrêta sa course, avant d’acclamer à son tour sa coéquipière, ravie.

Ravie. Ravie d’avoir gagné le match, certes. Bien moins ravie de sa propre performance. Elle aurait pu faire mieux, elle aurait dû faire mieux. C’était le match qu’elle ne devait pas rater, le match décisif pour elle. Pour le restant de sa vie. Devant cette pensée disons le totalement effarante, Juliet frissonna. S’approchant d’Eva et d’Olivia elle les serra dans ses bras et les félicita. Puis, se posant, elle s’apprêta à rejoindre les vestiaires, lorsque qu’une voix différente de celle d’Horace s’éleva de la tribune du commentateur. Intriguée, Juliet s’arrêta un instant et fronça les sourcils lorsqu’elle reconnu la voix de Darren O’Connor. Ce dernier se lança dans un grand discours, aussi étrange que loufoque. Intriguée, la jeune femme l’écouta jusqu’au bout, avant d’hausser les épaules et de se remettre en marche. C’était presque typique des mauvais joueurs, de rejeter une part de la faute sur quelqu’un d’autre.

Alors qu’elle se retournait une dernière fois pour contempler le terrain, Juliet se mit en tête de regagner les vestiaires, un étrange poids sur l’estomac. Alors qu’elle avançait dans le brouillard, une silhouette se dessina, celle de Richard Griffit. Alors qu’elle allait passer devant lui sans s’arrêter, elle bifurqua brusquement vers lui.

Elle ne savait pas pourquoi elle faisait ça. Ni qu’est-ce qui lui avait fait prendre cette décision d’aller le voir le recruteur. Mais tout au fond d’elle, elle savait qu’elle devait le faire. Elle n’allait pas laisser passer son rêve de devenir joueuse professionnelle. Elle devait reprendre sa vie en main. N’avait-elle pas dit plus tôt dans l’année qu’elle voulait devenir professionnelle et qu’elle ferait tout pour y arriver. C’était le moment.

Elle se planta devant lui, et momentanément oublia tout. Sa mère, sa sœur, ses problèmes. Il n’y avait plus qu’elle, et ce recruteur, qui tenait son avenir entre ses mains.

« Monsieur Griffit ? Juliet Wilson, enchantée. » se présenta-t-elle rapidement. « Excusez-moi de vous déranger, mais il faut que je vous parle, c’est important. »

Elle laissa passer quelques secondes, puis commença :

« J’ai besoin de… votre avis disons. Je suis en septième année, enfin, septième bis. Donc je sors de Poudlard l’année prochaine, définitivement cette fois. Et mon souhait, c’est de continuer dans le Quidditch. En tant que poursuiveuse professionnelle. Ce métier, je veux l’exercer depuis des années, et croyez-moi, je ne suis pas prête d’y renoncer, même si je dois partir à l’étranger pour intégrer une équipe. Je sais que j’ai manqué de professionnalisme au début du match, et je n’ai aucune excuse. C’est totalement de ma faute, je le reconnais. »

Elle reprit sa respiration et regarda Richard Griffit dans les yeux avant de terminer :

« C’est pour ça que j’aimerais s’avoir, Monsieur Griffit… Vous pensez que j’ai tort, de m’entêter à poursuivre dans cette branche ? »

Sa question n’en était absolument pas une et elle se doutait bien que le recruteur l’avait remarqué. Juliet avait décidé de devenir joueuse professionnelle. Et elle allait y parvenir, coût que coût.



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Lauren McGowan
6ème année
Serpentard



Lauren avait fait un bon match. Un très bon match même. Elle avait réussit à prendre sur elle et avait fait un véritable travail d'équipe avec cet imbécile de Gray. Imbécile qui l'avait, elle devait le reconnaitre, épaté en prouvant qu'il avait également un cerveau situé au dessus de la ceinture. Leur duo de choc avait envoyé cognard après cognard et sérieusement perturbé le jeu des Gryffondors. Elle était restée concentrée d'un bout à l'autre du match et avait frappé chaque balle si fort qu'elle en avait mal au bras, ce qui n'était pas peur dire. Elle avait même fait des efforts pour ne pas faire tomber Kelly-la-bécasse de son balais.

Serpentard menait largement, ils avaient plus de cent points d'avance. Lauren savourait déjà la victoire. Parce qu'ils avait réussi à prouver que, même avec des tensions et discordes, les Serpentard restaient meilleurs que ces bouffons de Gryffondor, et ça n'avait pas de prix. Quand la voix de ce gros lard de Gullivern résonna dans le stade annonçant que les attrapeurs avaient repéré le vif d'or, la jeune fille leva les yeux vers le ciel pour tenter de les apercevoir.

"Putain O'Connor, te loupes pas..." siffla-t-elle derrière ses dents serrées.

Des hurlements de joie lui indiquèrent que le vif avait été attrapé. Mais ces hurlement provenaient des tribunes adverses. Lauren sentit la déception tomber lourdement sur ses épaules. Ils avaient perdu. Elle s'était donné à fond, ils s'étaient tous démené, pour rien. Pendant un instant, elle sentit sa gorge se nouer, mais elle remplaça bien vite cette triste déception par une colère dévastatrice. Il n'y avait qu'un seul responsable à cet échec : Darren. Et il allait le lui payer. Son équipe avait livré un match admirable malgré ses sélections douteuses, et lui n'était même pas fichu de faire son boulot d'attrapeur !

La Serpentard sentit la rage se déverser en elle comme de a lave dans un volcan. Au bord de l'irruption, elle se posa sur le sol en projetant de la terre autours d'elle et n'adressa même pas un regard à ses coéquipiers. Elle gardait les yeux rivés vers les Gryffondors, avec leur joie dégueulasse, leurs hurlements stridents, leurs petits sauts ridicules et leur bonheur écœurant. Ils lui filaient la nausée.

Les doigts de Lauren se resserrèrent sur sa batte quand Darren O'Connor s'approcha d'elle et des autres membres. Le capitaine se livra alors dans le discours d'excuses le plus pitoyables et dégoulinant de guimauve qu'elle ai jamais entendu. Qu'est ce qu'elle en avait à faire qu'il s'excuse ? On ne lui demandait pas d'être un saint, juste d’attraper cette maudite balle ! Oh et voilà qu'il chantait les louanges de Joy ! Certes, elle s'était bien débrouillé, mais elle et Killian à elle ? C'était injuste, et dégueulasse. L'adolescente cracha par terre pour marquer sa désapprobation et son mépris. Où il était cet idiot de Gray d'ailleurs ?

Le temps qu'elle se retourne pour chercher son binôme, O'Connor avait disparu. Lauren lâcha une flopée de jurons qui aurait fait blêmir Peeves en personne quand elle aperçut son capitaine dans les tribunes, le micro du commentateur en main.

"Bordel, qu’est-ce qu'il fou encore ?" grogna-t-elle en levant les yeux au ciel.

Alors que le jeune homme se lançait dans un niveau discours d'adieu, qui semblait avoir pour but de discréditer complètement leur maison et leur directrice de maison cette fois, l'envie de s’assommer avec sa propre batte se fit de plus en plus grande et Lauren eut du mal à résister. Mais enfin qu'est-ce qu'il fabriquait ? Il voulait partir ? tant mieux ! Mais il n'était pas obligé de lâcher une bombe en passant la porte, parce que ce n'était pas lui qui serait dans la merde après ! C'était le capitaine qui devait couler avec son navire, pas le navire qui devait accompagner le capitaine dans son naufrage par le caleçons de Merlin !

Une fois son discours achevé, Lauren chercha son capitaine sur le terrain, mais ne parvint pas à le trouver. Il s'était quand même pas barré ? Il n'était pas assez lâche pour les planter après ça ? Si c'était le cas il allait comprendre le sens du mot douleur ce con...

"Je vais le tuer !"

N'écoutant que sa colère, Lauren prit le chemin des vestiaires d'un démarche des plus assurées. Elle salua d'un bref signe de tête le recruteur Griffit, elle avait encore deux ans pour lui en mettre plein la vue, elle lui lécherait les bottes plus tard.

L'adolescente fit claquer brutalement la porte des vestiaires contre le mur et s'avança jusqu'à la pièce où il rangeait le matériel, dont la porte était ouverte.

"TOI ! rugit-elle en pointant sa batte sur son capitaine. Tiens, salut Twilfitt, ajouta-t-elle en s'apercevant de la présence de sa camarade. Qu'est ce que c'était que ça ? Tu te fous de qui là ? Parce que tu te barres tu crois que tu peux nous laisser dans la merde c'est ça ? HEIN ?"

Lauren laissa parler sa rage en envoyant un violent coup de batte dans un casier métallique contre le mur, provoquant un grand bruit et une pluie de maillots aux couleurs des Serpentard.

"Tu te prends pour qui bordel ? Ça t'arrive de penser à autre chose qu'à ta putain de grosse tête ? T'as penser à nous ? On fait quoi maintenant ? Et c'était quoi ton but là, te faire virer ? Non parce que j'ai du mal à comprendre où tu voulais en venir ! A part à notre perte totale de crédibilité, aussi bien au niveau de l'équipe de que la maison ? Et puis arrête de psychoter avec Keller à la fin ! Tu devrais finir à Ste-Mangouste sérieux ! T'es taré ou quoi ? "

L'adolescente leva à nouveau sa batte, bien décidée à l'abattra sur le genoux de son capitaine, elle adorerait le voir ramper en hurlant de douleur.
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Richard Griffit, recruteur
Richard attendait les deux joueuses qu’il avait sollicitées en espérant qu’elles ne le feraient pas trop patienter. Il avait un portauloin à destination de l’Académie de Salem à 18h, afin d’assister à la rencontre entre Tisse-étoiles et Chats-ardents et il n’avait pas envie d’être en retard pour ce match qui s’annonçait passionnant.

Après avoir jeté un œil à sa montre à gousset, le sélectionneur croisa ses bras sur sa poitrine et observa les élèves qui discutaient aux pieds des gradins ou qui se dirigeaient lentement vers le château. McGowan passa d’ailleurs à quelques mètres de lui, d’un pas décidé, sans lui accorder un regard. La déception de la défaite, pensa-t-il en la regardant pénétrer dans le couloir qui menait aux vestiaires. Alors qu’il observait toujours la batteuse en train de s’éloigner, une voix féminine l’interpella. Richard tourna la tête en direction de son interlocutrice et reconnut instantanément la numéro six gryffondor, Juliet Wilson. La jeune femme se présenta rapidement avant d’entrer dans le vif du sujet : Elle avait besoin de savoir si elle avait le niveau pour intégrer une équipe professionnelle.

Richard avait entendu des centaines de discours du même genre au cours de sa carrière et il n’avait pas pour habitude de mentir. S’il devait dire à un jeune joueur qu’il n’avait aucun potentiel, il le faisait de manière franche et directe. Cela ne servait à rien de laisser de faux-espoirs à des adolescents. Cependant, Wilson était un cas à part. Elle était douée mais Richard doutait de sa capacité de résistance face à la pression. Ce petit entretien tombait à point nommé puisqu’ il allait lui permettre de mettre la jeune fille à l’épreuve. Le recruteur planta donc ses yeux bleus dans ceux de Juliet avant de lui donner sa vision des choses :

« Ecoute-moi ma jolie, lança-il dans l’unique but de la déstabiliser, tes qualités de jeu ne sont pas en cause : Ton vol est précis, tu es habile et tu occupes bien le terrain. Par contre, ton souci, il est là. » ajouta-t-il en pointant du doigt le front de la jeune femme.

Le sélectionneur laissa passer quelques secondes afin que le doute s’immisce dans la tête de la Gryffondor. Oui, il sous-entendait bien qu’elle avait un problème psychologique ! Après ce petit laps de temps, Richard reporta alors son attention sur la foule, regardant à gauche puis à droite, comme s’il cherchait quelque chose. Au bout d’une minute, il leva le bras et héla un jeune garçon qui prenait la direction de Poudlard avec ses copains.

« Et toi ! Toi là ! Avec la pancarte ! »

Le gamin regarda autour de lui avant de s’apercevoir qu’il était le seul avec une affiche à la main. Légèrement penaud, son regard passa de Richard à Juliet avant que le recruteur ne l’interpelle une nouvelle fois.

« Viens là. Donne moi ta pancarte. »

Le garçon, qui devait être en cinq ou sixième année sembla hésiter quelques secondes. Son teint avait viré au rouge cramoisi et il semblait particulièrement mal à l’aise. Le recruteur soupira et s’approcha de lui pour lui prendre son affiche des mains avant de retourner auprès de Juliet :

« Qu’est ce que tu ressens quant-tu vois ça ? » demanda-t-il en lui collant la pancarte sous les yeux :



« Tu te sens flattée ? Enervée ? Blessée ? Honorée ? Humiliée ? Tu t’en fiches ou as-tu envie de tuer ce gamin ? » insista-t-il en montrant d’un geste de la main le jeune garçon qui attendait toujours un peu plus loin.

Dans le but de poursuivre sa petite expérience, Richard retourna la pancarte vers lui et la scruta avec insistance. Puis, tout en arborant volontairement un air libidineux, il ajouta :

« En tout cas, moi je ferais bien une petite "promenade" avec toi ma jolie… »

Il lui décrocha alors un sourire vicieux afin d’étoffer son personnage d’immonde salaud. Si Juliet Wilson réagissait avec intelligence, il lui faisait signer directement un contrat d’exclusivité ! Sinon, il était prêt à recevoir la claque magistrale qu’il n’aurait point volé …
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet s’était plantée devant Richard Griffit sans vraiment savoir ce qui l’avait poussé à faire ça. Elle savait seulement qu’elle devait le faire et qu’elle n’avait pas le droit de quitter le terrain sans avoir joué le tout pour le tout pour réaliser son rêve. Ce rêve qu’elle nourrissait depuis plusieurs années, cette envie de poursuivre dans ce sport qu’elle aimait tant, dans la seule branche qu’elle pouvait envisager. Alors poussée par une force imaginaire elle était allée voir le recruteur pour lui demander si elle avait une chance de continuer dans le Quidditch professionnel.

Alors qu’elle attendait sa réponse, Richard planta ses yeux dans les siens. Soutenant son regard, elle écouta ses paroles, et s’interdit de tiquer sur le « ma jolie ». Hors de question de déconner, elle n’avait pas d’autre choix que de prouver au recruteur qu’elle pouvait devenir professionnelle. Cependant, elle fut légèrement déstabilisée et lança un regard interrogateur à l’homme qui lui faisait face lorsque ce dernier mentionna qu’elle avait bien un problème tout en désignant sa tête. Un problème psychologique ? A quoi pouvait-il donc bien faire référence ? La lueur d’incompréhension qui était apparu dans les yeux de la rouge et or disparu bien vite lorsque Richard Griffit se mit à regarder à droite et à gauche, avant d’aborder un jeune homme inconnu aux yeux de la Gryffondor qui tenait une pancarte qui la représentait. Visiblement le recruteur avait remarqué le dégoût que lui inspiraient les panneaux. Qu’attendait-il donc d’elle ? Il souhaitait la mettre à l’épreuve ? Juliet n’avait aucune idée de ce qu’il avait derrière tête et malgré la répugnance intérieure qu’elle ressentait elle garda un visage neutre et attendit. Après avoir récupéré la pancarte des mains d’un de ses camarades, Richard Griffit revint vers elle pour la lui coller sous les yeux.

« Qu’est ce que tu ressens quant-tu vois ça ? Tu te sens flattée ? Enervée ? Blessée ? Honorée ? Humiliée ? Tu t’en fiches ou as-tu envie de tuer ce gamin ? »

Baissant lentement les yeux vers l’affiche, la rouge et or resta silencieuse et se contenta d’observer la pancarte. Que devait-elle dire ? Qu’elle ressentait plus du dégoût qu’autre chose ? Que oui, ça l’humiliait également, qu’on lui rappelle d’une façon sournoise son aventure avec Killian. Que oui, elle avait envie de tuer le gamin qui était de sa maison. Se forçant à garder les yeux fixés sur l’affiche, elle tenta de faire le vide dans son esprit. Si elle avait été une autre personne et qu’elle aurait vu cette photo, qu’elle aurait été sa réaction ? Et depuis quand se prenait-elle autant la tête pour un détail aussi futile que celui là ? Bordel de troll, son histoire avec le Serpentard avait fait le tour de l’école l’année dernière, pourquoi réagissait-elle tellement mal pour de simples pancartes ? Dégradantes, certes, mais des affiches. Croisant les bras, elle releva les yeux pour les planter dans ceux du recruteur.

« Honnêtement ? J’étais dégoûtée lorsque je les ais vu quand je suis entrée sur le terrain. Maintenant ? J’ai presque l’impression que je m’en fiche. J’y pense pas d’ailleurs. Je ressens rien, je vois juste une photo. »

« En tout cas, moi je ferais bien une petite "promenade" avec toi ma jolie… »

Se forçant à ne pas baisser le regard – elle n’avait pas fait tous ces efforts pour abandonner à fin ! – Juliet se revit, légèrement plus jeune, tenir tête à ses oncles et tantes de la même façon : ne pas baisser le regard, ne pas s’énerver et ne surtout pas montrer les effets que la réplique pouvait avoir sur elle. Elle prit quelques secondes pour réfléchir à sa réponse avant de lancer :

« Hum… Vu le nombre de points que j’ai fait perdre à ma maison à cause d’une « promenade » comme vous dîtes, et des efforts que j’ai dû déployer pour les rattraper, je ne vais pas prendre le risque de recommencer, vous m’en voyez désolée bien évidemment. »

Après avoir débité sa petite tirade sur un ton légèrement ironique, la rouge et or esquissa un léger sourire. Elle n’avait aucune idée de la réaction que le recruteur pourrait avoir, et même si elle l’espérait positive, la jeune femme était heureuse. Elle venait de retrouver un bout de l’ancienne Juliet et cette perspective ne pouvait que l’enchanter.



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Richard Griffit, recruteur.

Vu comment la jeune femme avait réagit sur le terrain quelques heures plus tôt à la vision des pancartes, Richard s’attendait à ce que Wilson s’énerve suite à sa tirade. Après tout, il s’était montré volontairement humiliant, en insistant sur ce qui semblait être l’un des points faibles de la jeune fille : Sa réputation sulfureuse.
Mais contre toute attente, Juliet le scruta avec aplomb en arborant une expression insondable. Si elle n’avait pas avoué, elle-même, avoir été dégoutée en découvrant les affiches, Richard aurait pu croire qu’il avait mal évalué sa potentielle faiblesse tant Juliet semblait inaccessible. Pourtant elle était surement blessée par ses propos mais rien ne trahissait son émoi. Elle apprenait vite la gamine. Et il devait avouer qu’il aimait ça. Oui, il préférait mille fois la jeune femme qu’il avait devant les yeux à celle qui était imprimée sur le vulgaire poster qu’il tenait entre ses mains.

Au bout de quelques secondes durant lesquelles la joueuse soutint son regard, Juliet finit par répondre :

« Hum… Vu le nombre de points que j’ai fait perdre à ma maison à cause d’une « promenade » comme vous dîtes, et des efforts que j’ai dû déployer pour les rattraper, je ne vais pas prendre le risque de recommencer, vous m’en voyez désolée bien évidemment. »

Une expression de surprise passa momentanément sur le visage de Richard avant que celui-ci n’éclate de rire.

*Et en plus elle a de l’esprit!* songea-t-il hilare face à la veste qu’il venait de se prendre.

Et dire qu’il avait failli passer à côté de ce sacré numéro…. Merlin bénisse les Gryffondor et leur audace, sans ça, Juliet ne serait jamais venue à sa rencontre !

« Pardonnez-moi Miss Wilson, reprit-il en adoptant le vouvoiement de rigueur, vous devez me prendre pour un fou et vous aurez parfaitement raison, ajouta-t-il en lui souriant, cependant je dois vous avouer qu’il était de mon devoir de vous tourmenter. Je devais me faire une idée plus précise de votre comportement et je n’ai pas été déçu ! »

Arborant toujours un petit sourire, il secoua la tête doucement en se remémorant la manière dont Juliet venait de le remettre à sa place. Il fallait une certaine force de caractère pour oser parler de la sorte à un recruteur lorsque l’on envisageait une carrière dans le quidditch. Néanmoins, elle ne s’était pas énervée, elle avait réussi à canaliser ses émotions les plus vives pour les détourner à son avantage…
Elle avait exactement le profil de joueurs que le nouveau coach des Frelons voulait recruter pour la saison prochaine. Pour Richard, s’était hors de question que cette gamine ne lui file entre les doigts, aussi, il lui demanda de but en blanc :

« Dites-moi, avez-vous déjà visité Wimbourne ? »
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet attendait la réaction du recruteur face à sa dernière réplique. Ce dernier pouvait très bien la remettre à sa place pour avoir fait preuve d’autant de culot soit admirer son audace. Elle avait joué le tout pour le tout et en était consciente. La rouge et or fut donc grandement rassurée lorsque après avoir eu une expression de surprise, Richard Griffit éclata de rire.
S’autorisant également un large sourire, la jeune femme, hautement soulagée, fut également ravie d’avoir finalement prit sur elle. Les paroles qu’il prononça ensuite confirmèrent à Juliet qu’elle avait prit une bonne décision.

« « Pardonnez-moi Miss Wilson, vous devez me prendre pour un fou et vous aurez parfaitement raison, cependant je dois vous avouer qu’il était de mon devoir de vous tourmenter. Je devais me faire une idée plus précise de votre comportement et je n’ai pas été déçu ! »

Notant qu’il avait arrêté de la tutoyer, la Gryffondor hocha la tête, souriante. Elle comprenait, en soit, qu’il est eut besoin de la tester, et était bien contente d’avoir su bien réagir aux piques que lui avait lancé le recruteur. Complètement détendue, elle lança :

« Je comprend, Monsieur Griffit. Et je suis ravie de ne pas vous avoir déçu. » déclara-t-elle, un grand sourire plaqué sur le visage.

Intérieurement, elle ne pouvait que remercier le recruteur de l’avoir poussé à bout afin qu’elle puisse enfin de sa torpeur pour reprendre sa vie en main. Certes, la méthode avait été brutale, mais efficace. Et c’était le principal. Elle s’était enfin retrouvée. Pas entièrement, pas exactement semblable à celle qu’elle était avant d’apprendre la dépression de sa mère. Mais elle était redevenue elle, et Merlin seul savait à quel point ça lui faisait du bien. La question de Richard la tira de ses pensées. Si elle était déjà allée à Wimbourne ?
S’interdisant de laisser paraître le moindre sourire victorieux ou satisfait, la jeune femme soutint une nouvelle fois le regard du recruteur avant de répondre :

« Non, jamais… Pourquoi ça ? »

Attendant la réponse de l'homme qui lui faisait face, Juliet se surprit à espérer. Oui, définitivement, Richard Griffit avait son avenir entre ses mains.



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Richard Griffit, recruteur.



Juliet répondit posément qu’elle n’avait jamais visité Wimboune. Visiblement la jeune fille s’interdisait d’interpréter le sous-entendu de sa question. Après tout, s’était logique. Elle pensait peut-être qu’il s’agissait d’un énième test du recruteur fou ! Richard lui accorda un petit sourire et décida de ne pas la faire languir plus longtemps :

« Vous n’êtes pas sans savoir que je travaille, entre autre, pour les Frelons de Wimbourne. Isabel Arrow, l’entraineur du club, cherche un nouveau poursuiveur pour renforcer son équipe la saison prochaine. Je pense que vos qualités de jeu et vos aptitudes mentales peuvent lui convenir. » Révéla-t-il avant de chercher son agenda dans la plus grande poche de sa besace en cuir.

« Si vous êtes intéressée, nous pouvons caler un rendez-vous tous les trois dans la semaine prochaine, ajouta-t-il en tournant les pages de son calepin. Tout en éloignant légèrement son carnet pour y voir plus clair, (foutue presbytie !) il poursuivit, Que dites vous de jeudi prochain à 18H ? Comme vous êtes en septième année bis, vous n’aurez pas de problème pour quitter l’école un soir de semaine non ? » s’enquit-il en relevant les yeux sur son interlocutrice.

Richard voulait ferrer sa recrue le plus vite possible. Il fallait absolument que la jeune fille signe pour les Frelons. Elle avait l’état d’esprit du club et le recruteur était persuadé qu’elle s’entendrait très bien avec ses futurs co-équipiers poursuiveurs, Shinji et Matthew. Cependant, il imaginait parfaitement ce qui devait se passer, en ce moment même, dans la tête de la jeune fille. Lui aussi il était passé par là ! Elle devait être à la fois heureuse, excitée, mais aussi, surement un peu inquiète. Après tout, elle s’apprêtait à prendre une décision très lourde qui allait surement influer sur toute sa vie future. Ce n’était pas un choix facile, aussi il ajouta :

« Une personne de confiance peut vous accompagner lors de l’entretien. Un ami ou un parent,…Quelqu’un qui vous aidera à prendre la bonne décision pour vous. » conclut-il en lui tendant sa carte.



« N’hésitez pas à me contacter si vous avez la moindre question. Mes coordonnées sont au dos… »

Tout en lui accordant un dernier sourire, le recruteur ajouta finalement: Alors, on se revoit jeudi ? »
Margot AdamsonAncien personnageavatar
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Margot avait besoin de faire exploser quelque chose. Sa main gantée de noir serra si fort sa baguette magique que des étincelles rouges en jaillirent et que la porte du local des Serpentard fut projetée hors de ses gonds. D'un pas rageur, la directrice adjointe pénétra dans la pièce comme une furie et se planta résolument devant les trois élèves qui s'y trouvaient. Son regard de glace fixé droit sur le responsable de sa colère, elle s'adressa néanmoins aux deux jeunes filles.

"Excellent match, miss McGowan. Superbes décorations, miss Twilfit. Vous viendrez me voir dans mon bureau avant le cours de demain. En attendant veuillez nous laisser, monsieur O'Connor et moi."

Une fois les deux élèves s'en furent allés, Margot agita sa baguette pour remettre la porte en place et pour insonoriser la pièce. Il était hors de question qu'une oreille indiscrète entende ce qu'elle avait à dire à Darren... Elle laissa planer le silence quelques secondes, tentant de capter le regard de son élève, puis posa enfin la question qui lui brûlait les lèvres.

"Je peux savoir ce qui vous a pris ?"

Mais elle ne laissa pas l'occasion à Darren de répondre. La colère qui bouillait en elle depuis qu'elle avait entendu les paroles délirantes du jeune homme explosa et un flot de paroles jaillit de ses lèvres livides.

"EST-CE QUE VOUS AVEZ COMPLETEMENT PERDU LA TETE ?!", s'écria-t-elle en une imitation plutôt convainquante de Crispin Dérébusor. "Vous savez ce qu'elle vous disent, mon incompétence et ma mauvaise conscience, O'Connor ?"

*Va te faire foutre, abruti !*

Elle ne formula fort heureusement pas cette pensée, même si elle n'avait rien de compliqué à deviner, et reprit d'un ton très légèrement plus calme :

"Qu'est-ce qui vous prend de m'attaquer ainsi devant toute l'école ? Pourquoi chercher à me décrédibiliser ? Où croyez-vous donc que vous seriez, sans moi, espèce de crétin ?! Sans moi, vous auriez été virés de cette école depuis bien longtemps, voilà la vérité ! Combien de fois ai-je du tempérer des collègues venus se plaindre de votre comportement ? D'élèves, parfois même de votre propre maison, réclamant une punition ou une démission de votre poste ? Vous voulez parler de favoritisme, très bien, parlons-en ! Parlons donc de l'attaque de Sean Fitcher ! Si vous préférez parler Quidditch, alors parlons de la fois où vous avez tiré les cheveux de miss Wright pour l'empêcher d'attraper le vif d'or ! A moins que vous ne préfériez les charmantes accusations de menace et d'attaque à l'encontre de miss Fowler ? Ou peut-être croyiez-vous que ce dernier incident m'était inconnu ?"

Margot s'interrompit une seconde le temps de reprendre son souffle. Elle réalisa que des étincelles jaillissaient de sa baguette et se hâta de ranger cette dernière. Prenant une profonde inspiration, elle tenta de retrouver un semblant de calme et rejeta sa lourde chevelure en arrière.

"Vous êtes passés à deux doigts du conseil de discipline à plusieurs reprises, Darren, et je m'y suis toujours opposée. Sans mentionner le maintien à votre poste de capitaine, qui me paraissait indispensable après deux Coupes gagnées... Mais vous avoir gardé à ce poste me décrédibilise bien plus aujourd'hui que d'avoir nommé Ulrich préfet-en-chef, croyez-le bien. Sélectionner Murdoch, mais où aviez-vous la tête ?! Des élèves de votre propre équipe sont venus demander votre tête, et même Baker a affronté sa peur pathologique des cachots pour se plaindre de votre comportement envers ses joueuses..."

Elle se mordit la lèvre avec colère, une colère dirigée contre cet élève ingrat qui se croyait au-dessus de tout, mais également contre elle-même, qui s'était obstinée à lui faire confiance malgré les nombreux signes lui indiquant de ne pas le faire.

"Vous vous êtes pris un cognard ? Pauvre chou, mais c'est ça le Quidditch ! Aucun élève de Poudlard n'est jamais mort pour avoir pris un coup de cognard, au cas où cela vous aurait échappé, les professeurs sont là pour s'en assurer ! Si vous n'êtes pas capable de l'assumer, il ne fallait pas y jouer, ni énerver l'un de vos coéquipiers. Je pense qu'ils ont tous eu envie de le faire au moins une fois, d'ailleurs. Maintenant, si vous aviez d'autres raisons de vous méfier de monsieur Keller, rien ne vous empêchait de venir frapper à la porte de mon bureau. Je ne crois pas vous en avoir jamais chassé... Je n'enseigne pas la divination, au cas où cela vous aurait échappé, et je ne peux pas deviner les querelles qui vous opposent !"

A travers ses paroles, la déception amère que Margot avait ressenti face au petit discours de son élève transparaissait clairement.

"Je n'ai jamais prétendu être votre professeur préférée, tout comme vous n'êtes pas mon élève favoris, mais j'espérais un minimum de respect et de loyauté de votre part. Je ne sais pas ce qui vous a poussé à tenir pareil discours, si ce n'est un pathologique besoin de se poser en victime... La politique franchit bien souvent les portes de Poudlard, Darren, comme vous le savez fort bien. Il est déjà bien assez difficile pour une Serpentard et pour une fille de mangemorte de se faire une place et une crédibilité en tant que professeur sans être attaquée par l'un des siens... Je pensais que vous étiez capable de comprendre cela."

L'enseignante poussa un long soupir de lassitude. Il y avait vraiment des fois où la nature humaine lui échappait, et c'était justement l'une de ces fois. Elle avait toujours placé un peu d'espoir en chacun de ses élèves, en particulier les enfants de mangemorts, mais réalisait aujourd'hui que ses efforts étaient vains. Quelles que soient les qualités qu'elle ait pu voir chez le Serpentard, elle devait se rendre à l'évidence : ses défauts l'emportaient largement, et il y avait définitivement quelque chose qui ne tournait pas rond chez lui.

"J'abandonne, O'Connor. Désormais, je me fiche de ce qui peut bien vous arriver... A nouveau il semblerait que Serpentard perde la Coupe des Quatre Maisons à cause de vous. J'enlève soixante-dix points à Serpentard pour vos paroles et votre comportement. Je discuterai avec mes collègues d'une sanction appropriée, mais je crains de ne pas pouvoir - ni vouloir - prendre votre défense plus longtemps..."

Margot avait une dernière chose à ajouter à ce long monologue. Confusément, elle sentait qu'elle ne pouvait laisser cette attaque publique sans réponse tout aussi publique. Elle avait beau faire de son mieux pour se forger une réputation de droiture et de professionnalisme, cette image était facile à enrayer avec une histoire personnelle comme la sienne. Margot ressentait le besoin de se blinder contre des attaques futures, même si celle de Darren ne semblait que motivée par la déception de la défaite. Margot avait comme un mauvais pressentiment, qui n'était peut-être pas sans lien avec la remarque innocemment faite par Ana Sorden quelques temps plus tôt au sujet de sa carrière...

D'un ton déterminé, elle ajouta :

"Si vous tenez à votre place dans cette école...J'exige des excuses publiques, dans la Grande Salle au complet, à l'heure du dîner. Et elles ont intérêt à être sincères et convaincantes. Racontez ce que vous voulez, que vous avez subi un sortilège de confusion, que vous avez perdu un pari, peu m'importe, arrangez cela."

Les poings sur les hanches, elle toisa Darren, le défiant de répondre autre chose qu'un petit "oui". Elle ne se sentait absolument pas capable d'écouter ses délires de pauvre victime sans lui arracher la tête. Et puis, elle avait des choses plus importantes à faire, comme nommer un nouveau capitaine... Elle avait déjà une petite idée sur la question. Il lui faudrait également interroger miss Twilfit sur cette histoire de Keller le fou dangereux...



Isabelle Adjani, kit par Juliet
Joy HighlandsSans emploiavatar
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Le regard dans le vague, Joy observait avec un mélange de dédain et d'envie les trois poursuiveuses de Gryffondor s'enlacer pour se féliciter. Si ils avaient gagné le match, elle aurait aimé avoir quelqu'un à serrer dans ses bras. En même temps, cette pensée lui faisait un peu honte. Elle était tellement gênée avec les autres... Ce devait être agréable, de ne pas être timide.

Joy fixait ses pieds quand les paroles de son ancien capitaine lui firent relever la tête. Il était entrain de s'excuser. Il reconnaissait qu'il était la cause de ce fiasco. Il venait d'aller voir Wright, mais curieusement, sans agressivité. Qu'avait-il bien pu lui dire ? La féliciter ? Impossible. Quelque chose ne tournait pas rond. Cette hypothèse devenait une certitude au fur et à mesure que O'Connor parlait.

"...Je félicite tout particulièrement Joy Highlands qui a réussit l'exploit de trouver une forme de cohésion dans une équipe de poursuiveurs profondément remaniée par ma faute. Je n'ai pas l'habitude de faire des compliments aux filles en règle générale, mais...Tu es la joueuse la plus talentueuse qu'il m'a été donné de côtoyer durant ma carrière..."

Joy avait soudain très chaud. Elle savait que ses joues étaient aussi rouges que les maillots des Gryffondor. Elle savait également qu'elle était incapable d'articuler une phrase cohérente après ce qui, venant de Darren O'Connor, dépassait le compliment. La Serpentard unit toutes ses forces pour lever les yeux vers le jeune homme - c'est fou comme un simple mouvement de l'oeil pouvait exiger comme volonté - et elle lut la honte, la culpabilité aussi, dans les yeux de Darren O'Connor.

*Ce n'est pas possible... ça ne peut pas être lui...*

Les couleurs vives qui l'avaient peu auparavant animé disparurent peu à peu du visage de la poursuiveuse. Ses yeux et ses oreilles suivirent la démission de Killian, puis le pétage de plombs de Darren devant le stade entier. Joy écouta attentivement chacun des mots sortant de la bouche de l'ex-capitaine : Ulrich Keller, un dangereux fou-furieux ? Swann Twilfit serait impliquée ? (Étrangement, Swann Twilfit était toujours impliquée.) Et le professeur Adamson ? Curieux. Joy nota ces informations dans un coin de sa mémoire.

Après son éclat, Darren partit aux vestiaires. Swann s'arrêta pour donner un petit mot gentil à Killian et elle et puis fondit dans la brume. Joy était persuadée qu'elle allait rejoindre Darren pour lui passer un savon, aussi ne retourna-t-elle pas tout de suite aux vestiaires - bien que la sueur lui collât au front. Elle frissonna tout en se rappelant : toujours se couvrir après l'effort. Elle allait se chercher une veste quand elle fut interceptée par Rolanda Bibine.

« Highlands ! Voilà dix bonnes minutes que je vous cherche ! Mr Griffit vous demande ! »

A l'entente de cette dernière phrase, tout fut chamboulé dans l'esprit de la poursuiveuse. Un mélange d'appréhension et d'excitation prenait peu à peu place dans son cerveau en ébullition. Son ambition en était toute émoustillée. (Joy n'était pas à Serpentard pour rien.) Et si elle était choisie ? Et si elle pouvait envisager une carrière de professionnelle ? Et si... La brune mit le holà au bouillonnement frénétique de ses pensées. Joueuse de Quidditch... Ce ne pouvait être qu'un beau rêve. Ce n'était qu'un beau rêve. A supposer qu'elle en ait les capacités, jamais son père ne serait d'accord. Et en plus, elle était trop jeune. Joy se sentit soudain plus que ridicule. En dépit de sa fierté, elle n'était pas maîtresse de son avenir. Vraiment ?

« J'y vais... »

Avant de partir à la recherche de Richard Griffit, elle surmonta sa timidité pour aborder Killian. Ils ne se connaissaient pas bien, mais après tout, ils avaient joué un match ensemble et on lui devait beaucoup ; elle pouvait bien faire un petit effort.

« Euh... Killian, écoute... félicitations... pour ta performance. Même si c'est ton dernier match. Elle déglutit difficilement et ajouta au batteur : Dommage que tu jettes l'éponge. Tu seras un joueur regretté. »

Joy mit du temps à trouver le recruteur : la foule de Gryffondor était déchaînée et le brouillard se faisait plus dense. Par deux fois, elle croisa le même petit Gryffondor qui hurlait la victoire depuis les tribunes, sauf que cette fois il tapait sur un gros tambour en cadence. Une foule de supporter en transe le suivait, et visiblement ravi que ce soit le cas, il s'en donnait à coeur joie, sûrement dans l'intention de déchirer quelques tympans.

Joy vit enfin la silhouette massive du recruteur se dessiner dans la brume. Mais il n'était pas seul : Joy crut reconnaître Juliet en sa compagnie. C'était évident. Elle était assez âgée et les qualités de vol de la jeune femme n'étaient pas à refaire ; Griffit avait dû la convoquer pour lui offrir un poste. Une phrase indistincte parvint à l'oreille de Joy :

« Alors, on se revoit jeudi ? »

Il n'y avait plus aucun doute, aussi la Serpentard se tint donc à une distance respectueuse des deux silhouettes pour ne pas les déranger, jusqu'à ce qu'ils aient fini leur conversation. Elle aurait pu se ronger les sangs, mais curieusement, la détermination dominait la crainte. Elle avait fait un mauvais match, ils avaient perdu, elle était trop jeune. Alors, qu'avait donc à lui dire Richard Griffit ?
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Alors qu’elle attendait posément la réponse du recruteur, ce dernier lui répondit de but-en-blanc qu’il travaillait pour les Frelons de Wimbourne et que l’entraîneur de l’équipe cherchait quelqu’un pour occuper le dernier post de Poursuiveurs. Sentant un immense sentiment de joie l’envahir, Juliet esquissa un grand sourire et hocha doucement la tête tandis qu’elle assimilait les paroles que Richard Griffit venait de proférer. Elle venait de se voir proposer une place dans une équipe pour l’année prochaine. Intérieurement elle remercia le quelque chose qui l’avait poussé à aller parler au recruteur. Elle regarda ce dernier sortir un agenda de sa besace et lui proposer un rendez-vous jeudi prochain.

A l’entente de cela, elle se rendit brusquement compte de tout ce que cela impliquait. Elle s’apprêtait à prendre une des décisions qui influeraient le plus son avenir. Elle n’avait qu’un mot à dire, un simple « oui ». Et si tout son être lui hurlait de prononcer ces ridicules trois petites lettres, la jeune femme resta silencieuse, plongée dans ses pensées. Elle était certaine de ce qu’elle voulait, et pourtant maintenant qu’elle l’avait à porté de main, se surprenait à douter. Cela faisait plusieurs années qu’elle rêver de continuer dans le Quidditch et ce rêve était sur le point de devenir réel. Elle n’était pas certaine que ce choix de poursuivre dans cette branche plaise à ses parents. Lorsqu’elle avait abordé le sujet avec eux – plusieurs fois d’ailleurs – sa mère lui avait déconseillé de choisir un métier aussi peu sûr, et lui avait demandé si elle ne voulait pas se tourner vers un métier qui lui assurerait une vie tranquille. Hors c’était tout ce que Juliet ne pouvait pas supporter. Une vie tranquille, un emploi qui l’enfermerait dans un bureau plusieurs heures par jour. Non, elle voulait vivre de ce qu’il lui plaisait, et même si cette idée pouvait sembler utopique, la rouge et or comptait bien tout faire pour la réaliser. Alors pourquoi donc doutait-elle ?

Visiblement, le recruteur s’était rendu compte de son inquiétude, car il lui précisa que quelqu’un pouvait l’accompagner, un parent, ou un ami. Intérieurement elle exclut ses parents – elle ne voulait pas leur imposer un rendez-vous et de toute façon doutait que sa mère trouve la force d’y aller – et nota de demander à un de ses amis de l’accompagner.
La rouge et or saisit la carte que lui tendait Richard tout en l’écoutant lui dire qu’elle pouvait le contacter si elle avait la moindre question. Il lui accorda ensuite un dernier sourire.

« Alors on se revoit jeudi ? »

Lui rendant son sourire, Juliet mit à peine quelques secondes à répondre. Au fond d’elle, elle savait très bien ce qu’elle voulait.

« On se revoit jeudi. » déclara-t-elle, toujours souriante. « Et merci pour votre euh… « test ». Ca m’a aidé à y voir plus clair, on va dire. »

Elle recula d’un pas avant de lancer :

« Eh bien, à jeudi ! »

Puis, elle tourna les talons et prit la direction des vestiaires, avant de se rendre à la salle commune, où la fête en l’honneur de leur victoire venait de commencer. Le sourire aux lèvres, elle accepta une bièraubeurre avant de s’affaler dans un fauteuil. Elle avait l’impression de flotter sur un nuage. Et c’était peut-être la première fois depuis bien longtemps.

Terminé pour Juliet



Darren O'ConnorFugitif sous couvertureavatar
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Darren demeura encore quelques instants dans la pièce ou s'alignaient les battes et autres balais d'entrainement. Le capitaine des serpentards se demandait bien ce qu'il était venu chercher en cet endroit, mais pas le moindre souvenir ne remonta à la surface. Seul le sentiment de la défaite était bien présent dans son esprit. Le fait de s'être fait dérober une nouvelle fois le vif d'or sous le nez par cette inqualifiable Georgiana Wright et ce discours incompréhensible qu'il venait de tenir à sa directrice le couvrait de honte.
Margot Adamson était la seule professeur pour laquelle Darren O'Connor avait un tant soit peu d'estime. Alors pourquoi l'avoir accablé de la sorte en public? Pourquoi tenir de tel propos?
Certes la déception peut faire dire bien des choses stupides, mais dans le cas présent cela dépassait le stade de la simple bêtise. Darren venait de critiquer ouvertement une directrice de maison...
Que faire? Le serpentard savait que son avenir était largement compromise, sa tante Shauna l'ayant renié, il se devait de se construire son propre futur. Et pour l'instant, seul Poudlard et ses bons résultats scolaires pouvaient encore lui garantir des jours heureux, une fois sa dernière année écoulée. Ce coup d'éclat tombait au pire moment de sa vie et pouvait entrainer son éviction définitive. Depuis l'affaire Fernoys, Darren savait qu'il était dans la ligne de mire des professeurs et que le moindre faux pas pouvait entrainer son départ définitif.
En un monologue lapidaire, il venait de réduire à néant sept années d'effort...

Darren se décida à quitter la petite salle pour rejoindre en toute hâte les vestiaires vert et argent. Le capitaine déchu ne voulait point perdre de temps et s'esquiver le plus rapidement possible en direction de Poudlard. Au diable la douche, il se devait de reprendre ses esprits pour comprendre comment débloquer cette situation périlleuse. Parler à chaud n'était pas la meilleure solution, il devait préparer sa réponse et alléger les charges qui reposaient sur lui.
Enfilant tout juste de nouvelles affaires, Darren s'apprêtait à fuir les lieux, lorsqu'il tomba sur une Swann Twilfit, verte de rage, qui le cherchait pour mieux régler ses comptes...
En effet, la préfète en chef lui reprocha alors vigoureusement de l'avoir mêlé à cette sombre histoire, et que son discours autodestructeur ne devait impliquer que sa petite personne.

« Comment as-tu pu me faire ça, à moi ? Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? Sérieusement ? Tu viens de te ridiculiser et de te décrédibiliser ! Tu
veux te faire virer de l’école ? Très bien ! C’est ton problème mais
évite, s’il te plait, de nous entrainer dans ta chute ! »

Darren voulut l'écarter de son chemin, sans même lui donner une réponse, mais telle une Cerbère enragée gardant la porte des septs enfers, elle resta figée sur place.

"Écoutes-moi Swann...
Je voudrai bien t'apporter une raison qui puisse expliquer ce coup de folie, mais pour l'instant je n'en trouve aucune. Je pense m'être laissé envahir par la pression. Ces derniers temps, je n'arrive pas à comprendre mes propres agissements. Je n'explique pas comment j'ai pu envisager, une seule seconde, de vaincre Gryffondor, en osant mettre une composition d'équipe aussi délirante. Quelque chose ne tourne pas rond dans cette histoire. Il me manque une pièce du puzzle, alors laisse moi le temps de la trouver...
J'ai l'intuition que Ulrich Keller est derrière tout ça..."


En effet, Darren ne s'expliquait toujours pas la sélection de Kelly Murdoch, cette blondasse stupide qui ne savait aucunement voler. Darren se souvenait de cette pouffiasse décérébrée comme étant l'amie potiche de Kelsey Lorgan. Une fois, il avait proposé à sa maitresse attitrée de l'inclure dans leurs ébats, histoire de satisfaire un vieux fantasme, mais Kelsey s'y était opposée en lu prétextant que sa stupidité risquait d'agir comme un véritable tue l'amour. Pourquoi avoir sélectionné cette dinde?
Et ce Gillian Davis? Darren avait passé sa scolarité à se moquer de lui et de ses postures efféminées! Et le voila désormais au premier rang des poursuiveurs vert et argent! C'était incompréhensible...
Swann ne fit qu'accentuer ses doutes en étalant encore un plus les méfaits de son discours.

« Est-ce que tu as pensé aux retombées d’un tel
discours ? Bien sûr qu’Ulrich est complètement timbré mais tu penses
sérieusement qu’accuser Adamson va résoudre le problème ? Tout ce que tu
fais, c’est apporter le discrédit sur notre directrice, notre maison,
et…et sur moi !
« Swann Twilfit, notre charmante préfère en chef, peut en témoigner Ulrich Keller est un fou dangereux ! » Tu veux que je perde mon poste de préfète? Tu veux qu’Ulrich se retrouve tout seul aux commandes ? C’est ça ? »

Darren secoua la tête vigoureusement. Laissé Ulrich au commande n'était pas la meilleure solution. Son ancien ami le détestait à présent et ne se priverait point de l'enfoncer auprès des professeurs. Alors que Swann était celle qui permettait de contrebalancer la balance en sa faveur. Si par sa faute, elle venait à perdre son poste, alors son parcours personnel à Poudlard s’éteindrait sur le champ...
Darren voulut en placer une, mais Swann lui infligea une nouvelle banderille, qui cette fois-ci l'atteignit en plein cœur...

« Nat’ est effondrée. Tu pourrais au moins essayer de
ne pas tout gâcher. Si tu ne le fais pas pour notre maison, fais le pour
elle. »

Les bras de Darren tombèrent le long de son corps, comme inerte. Dans l'hystérie du match et de son discours, il en avait presque oublié, celle qui demeurerait à jamais sa plus belle conquête...
Cette dernière était le seul véritable rayon de soleil dans la grisaille de sa vie, et pourtant il faisait tout de travers avec elle. Elle était venue s'installer exprès pour le voir dans les gradins vert et argent, et il n'avait même pas daigner venir la voir, et l'embrasser tendrement...
Darren se frappa du poing le front, comme s'il souffrait réellement de se montrer aussi stupide. C'est d'une voix rageuse contre lui même et empreinte de regrets qu'il exprima ses doutes. Une formule le qualifiant creva son esprit, il n'était qu'un "pauvre idiot" :

"Je suis trop stupide! Je ne suis même pas allé saluer Natasha!
Dès fois, je me demande franchement si je mérite une fille aussi géniale qu'elle! Laisse moi passer, il n'est peut-être pas trop tard pour la consoler! Je dois me rendre auprès d'elle..."


Une sombre appréhension venait de germer dans les pensées de Darren. S'il n'arrivait point à rejoindre sur le champ sa bien aimée, celle-ci finirait tôt ou tard par le rayer de sa vie. Natasha était la seule personne qui lui portait de l'affection et un réel amour, et il était sur le point de tout gâcher. C'est avec empressement qu'il contourna Swann pour se rendre aux cotés de sa Serdaigle adorée, mais un mur lui bloqua le passage...

"TOI ! Qu'est ce que c'était que ça ? Tu te fous de qui là ? Parce que tu te barres tu crois que tu peux nous laisser dans la merde c'est ça ? HEIN ?"

Lauren McGowan le braquait de sa lourde batte et semblait sur le point de réduire en bouillis ce qui servit encore de tête au malheureux capitaine des serpentards. Ce dernier ne devait pas trop tergiversé, car il devait absolument rejoindre Natasha. Darren l'imaginait déjà en train de descendre les gradins, éplorée et désabusée, pour rejoindre sa salle commune. Au lieu de son stupide discours, Darren aurait dû hurler à quel point il l'aimait! Se maudissant intérieurement et sa colère s'amplifiant au fur et à mesure que des personnes se dressaient sur son chemin. Darren se braqua contre celle qui était son ancienne batteuse. Contrairement à beaucoup d'élèves de Poudlard, celle-ci ne l'effrayait point, car il se savait bien meilleur sorcier qu'elle, et ce n'est pas ses attitudes farouche de moldue qui l'impressionnait...
Darren pointa sa baguette sur celle qui l'empêchait de rejoindre sa seule raison de vivre.

"Pousses-toi de la McGowan! Je dois passer! Ma seule satisfaction de quitter l'équipe est le fait que je n'aurai plus à supporter l'atroce vision de tes aisselles et de la jungle de poils qui s'y développe!"

Si Darren n'était point effrayé par cette enragée boule de nerfs féminine, il en était de même pour cette dernière!
Un face à face prenait forme entre les deux anciens coéquipiers. Une pensée néfaste envahit Darren, celle de donner une bonne leçon à cette bouledogue enragée aux allures vaguement féminine. Mais sa baguette en bois de saule finit par trembler légèrement, au fur et à mesure que Lauren McGowan déballait certaines vérités bien sentie...

""Tu te prends pour qui bordel ? Ça t'arrive de
penser à autre chose qu'à ta putain de grosse tête ? T'as penser à nous ?
On fait quoi maintenant ? Et c'était quoi ton but là, te faire virer ?
Non parce que j'ai du mal à comprendre où tu voulais en venir ! A part à
notre perte totale de crédibilité, aussi bien au niveau de l'équipe de
que la maison ?
Et puis arrête de psychoter avec Keller à la fin ! Tu devrais finir à Ste-Mangouste sérieux ! T'es taré ou quoi ? "

Darren finit par baisser sa baguette, en poussant un profond soupir, avant de poser son autre main sur la batte de celle avec qui, il avait partagé tant de victoire...
Puis il finit par lui dire.

"Tu ne peux pas savoir comme je regrette les temps victorieux, ou il y avait un vrai esprit de communion dans l'équipe...
Te souviens-tu de cette époque Lauren? Est-ce que tu te rappelles que c'est moi qui ai vu en toi un formidable potentiel? Je me souviens que l'équipe entière m'avait vivement conseillé de ne point te sélectionner, en prétextant que tu allais foutre un bordel sans nom dans notre vestiaire. Et pourtant je suis resté farouchement décidé à t'inclure dans l'équipe, car je savais que tu deviendrai la meilleure batteuse de Poudlard! A quel jeu tu joues, Lauren? Tu as la mémoire courte ou quoi? Elle est ou ta reconnaissance?
Richard Griffit a de la merde dans les yeux s'il ne voit pas tes qualités, et de toute manière son équipe des frelons n'est pas digne de te recevoir. Ma mère et les Crécelles de Kenmare leur ont infligé tant de défaites, qu'elle surnommait cette équipes les mouches de Loosebourne! Tu mérites de rejoindre une meilleure équipe. Maintenant, laisse moi passer..."


Lauren et Darren ne s'était jamais vraiment parlé, mais crever l'abcès ainsi semblait porter ses fruits, car la tension sembla retomber quelque peu. Et Lauren paraissait enfin se décider à libérer le passage...

Du moins jusqu'à ce que Margot Adamson en personne finisse par apparaitre pour rejoindre la fronde perpétré contre le malheureux capitaine! La directrice se planta face aux trois protagonistes, et après avoir congédié poliment la préfète en chef et la batteuse, elle tourna son regard d'acier en direction de celui qui avait osé la vilipender en public...

"EST-CE QUE VOUS AVEZ COMPLÉTEMENT PERDU LA TETE ?!"

La réponse se trouvait dans cette question...
Mais rien ne pouvait expliquer sa conduite envers la directrice. S'il s'en fichait de trainer dans la boue Ulrich Keller, il n'en allait pas de même avec sa directrice attitrée, car elle l'avait toujours soutenu et ce dans les pires situations.

"... Combien de fois ai-je du tempérer des collègues venus se plaindre de votre comportement ?..."

Le torrent de colère de Margot Adamson n'était qu'un amas de vérité. Sans elle, Darren n'aurait jamais eu d'avenir dans cette école, ou sa situation de fils de mangemort faisait profondément tache. Darren baissait la tête comme un petit garçon disputer par sa mère. La honte l'empêchait de regarder la directrice en face. Le conseil de discipline se rapprochait à grands pas, et il sentait déjà le couperet de la guillotine planer au dessus de sa nuque.
La sanction finit par tomber, et Darren sentit son âme entière tressaillir.

"J'abandonne, O'Connor. Désormais, je me fiche de ce
qui peut bien vous arriver... A nouveau il semblerait que Serpentard
perde la Coupe des Quatre Maisons à cause de vous. J'enlève soixante-dix
points à Serpentard pour vos paroles et votre comportement. Je
discuterai avec mes collègues d'une sanction appropriée, mais je crains
de ne pas pouvoir - ni vouloir - prendre votre défense plus
longtemps..."

Non ce qui l'affectait n'était point de faire perdre soixante-dix points à sa maison. Ni de passer à coté de la Coupe des quatres maisons.
Ce qui le poignarda directement dans le cœur fut de se savoir encore abandonné à son propre sort, lâché..

* J'abandonne, O'Connor. Désormais, je me fiche de ce
qui peut bien vous arriver...
*

Cette phrase ne cessait de tourner dans son cerveau, et il se sentit tout à coup très mal. Le serpentard comprenait que peu à peu tout son petit monde s'effondrait et qu'il allait se retrouver définitivement seul...
A qui le tour après la directrice? Sa Natasha?
Alors que sa directrice lui exigeait de formuler des excuses publiques, il fut victime d'un léger malaise, ses émotions étant poussées à son paroxysme, il s'appuya alors sur un pan de la porte afin d'éviter de tomber. Puis son regard vert se tourna vers la directrice pour formuler les excuses les plus sincère qu'il n'ai jamais adressé de toute sa vie...

"Le mal est fait mais je veux que vous sachiez que vous êtes à mes yeux la plus formidable directrice qui soit! Je ne sais point pourquoi j'ai agi ainsi, c'est sans doute la déception de partir qui m'a poussé à agir ainsi...
Je suis profondément désolé d'avoir formulé de tel propos à votre encontre. Car au fond de moi..."
Tremblant d'émotion, Darren saisit la main de sa directrice, pour lui faire un éloge dont elle ne s'attendait certainement pas. "Pendant les sept années que j'ai vécu à Poudlard, vous avez toujours été la pour moi, et vous avez remplacé à mes yeux la mère que je n'avais plus... c'est pourquoi du fond du cœur je vous demande sincèrement pardon..."

Puis il finit par ajouter, comme pour donner une raison à ses agissements.

"La seule chose à l'heure actuelle qui puisse expliquer ma conduite vient de l'attitude détestable d'Ulrich Keller. Je crois qu'il a réussit d'une manière ou d'une autre à me faire totalement dérailler et perdre de vue les seuls repère qui me tenait encore à cœur. A cause de lui, j'ai perdu ma fierté d'arborer les couleurs vert et argent, et j'ai discrédité la seule personne qui m'a tendue la main au cours de la mauvaise passe que je traverse. Mes déboires familiales... tout cela accumulés... je n'en peux plus..."


Darren préféra alors détourner la tête alors que les larmes envahissaient son regard si brutal d’ordinaire. Il lança alors ur un ton implorant :

"Je peux me retirer...? Je ne suis pas en état aujourd'hui...?"

Natasha venait sans doute de quitter le stade... Et la peur de la perdre était devenue une réalité...


❝ Darren O'Connor ❞
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Lorena SerosoAncien personnageavatar
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Lorena renvoyait au mieux les cognards qui embêtaient les membres de son équipe. Elle ne savait pas depuis combien de temps le match durait, la seule chose qu'elle savait c'était que leur seule chance de gagner reposait sur Georgiana et encore, si Jeremy laissait passer plus de deux buts, les serpentards gagneraient. Lorena ne savait d'ailleurs pas pourquoi Jeremy jouait aussi mal aujourd'hui, elle était à l'autre bout du terrain et elle ne le voyait pas bien.

Le coup de sifflet retentit. Lorena se stoppa. Elle n'arrivait pas à apercevoir les attrappeurs. Avaient-ils gagné ? perdus ?

Lorena aperçus enfin Georgiana tenant le vif d'or, un grand sourire sur le visage. Lorena sourit à son tour, jeta un coup d'oeil vers les tribunes ou les rouges et or hurlaient de joua puis mit pied à terre. Comme ses coéquipiers, elle sautait de joie. Elle vit Darren s'emparer du micro et comme tout le monde elle le regarda étonné. Elle resta écouter son discours puis attendit Matthew qui lui expliqua que Jeremy avait eu le bras blessé car il n'avait pas réussit à stopper un cognard. Lorena chercha alors son capitaine des yeux qui se dirigeait déjà vers les vestiaires.

" Il a du avoir sacrément mal pour laisser passer autant de souafles. "

Lorena et son ami avancèrent vers les vestiaires tout en discutant du match. Lorena rangea son nimbus avec soin. Elle s'apprêtait à aller se changer mais madame Bibine rentra dans la pièce et expliqua à Lorena que le recruteur Richard Griffit voulait lui parler.

Le recruteur ! Elle était bien trop jeune pour intégrer une équipe ! Lorena avança sur le terrain et trouva Mr Griffit en train de discuter avec Juliet. Elle attendit donc au près de Joy, une poursuiveuse de Serpentard.

" Toi aussi, Griffit veut te voir ? "


 



Ashley Rickards   Montage Swann/Irving
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Richard Griffit, Recruteur.

Juliet Wilson saisit finalement la carte que Richard lui tendait en ajoutant qu’elle viendrait à son rendez-vous. Le recruteur hocha la tête doucement avant de donner une tape amicale sur l’épaule de la jeune fille qui avait l’air particulièrement heureuse de la tournure des événements. Sans son culot, Richard serait passé à côté de ce petit bijou ! Certes, elle avait encore une marge de progression mais il était certain qu’Isabel saurait exploiter pleinement ses capacités pour la pousser à se transcender.

Les deux passionnés de quidditch échangèrent donc quelques formules de politesse pour mettre fin à l’entretien et Juliet le remercia même pour son « test ». Tout en lui serrant la main, Richard se pencha un peu vers elle pour lui répondre :

« Entre nous, si je vous reparle de la sorte un jour, je vous autorise à me jeter un bon Stupefix entre les deux yeux ! »

Il libéra finalement la poursuiveuse de sa poignée de main en ajoutant :

« Allez ! Filez donc rejoindre les vestiaires ! J’imagine que vous avez hâte d’aller fêter cette victoire avec vos co-équipiers ! »

Il regarda quelques secondes Juliet s’éloigner avant de reporter son attention sur les jeunes joueuses qui attendaient non loin de lui. Aussi fine et élancée l’une que l’autre, les deux brunettes auraient pu être des sœurs. Toujours vêtues de leurs tenues de quidditch, elles attendaient sagement que le recruteur soit disponible. En découvrant cette scène, Richard écarta largement les bras et s’approcha des deux adolescentes.

« Serpentard et Gryffondor côte à côte, En voila une belle image ! De mon temps, vous ne seriez pas resté si près l’une de l’autre sans vous jeter des regards assassins! »

Il serra fermement la main des deux jeunes filles tout en se présentant rapidement. Elles n’étaient pas en âge d’être recrutées par un club mais Richard avait pour habitude d’aller à la rencontre des jeunes joueurs prometteurs.

« Alors mesdemoiselles, qu’avez-vous pensez de votre prestation pendant le match ? »
demanda-t-il subitement.

C’était toujours la question qu’il posait en premier à tous ses poulains. Pour lui, un bon joueur était avant tout, un bon analyste. Il devait pouvoir cerner rapidement ce qui avait fonctionné et ce qui n’avait pas marché durant la rencontre, sur le plan collectif mais aussi sur le plan personnel.
Ce genre de question lui permettait aussi de voir à quel type d’individu il avait à faire et il devait avouer qu’il était assez curieux de connaitre le profil de Lorena et de Joy. D’ailleurs, il pouvait profiter de les avoir toutes les deux sous la main pour pousser davantage son petit « test », comme disait si bien Juliet. Il les montra donc tour à tour du doigt avant de s’exclamer à l’intention de Joy :

« Miss Seroso vous a envoyé un sacré cognard en milieu de rencontre ! »

Il se tourna ensuite vers Lorena en ajoutant:

« Vous avez fait plusieurs tentatives avant d’atteindre votre cible… Elle n’est pas facile à toucher cette Miss Highlands… »

Richard se tut et croisa les bras en attendant de voir comment réagissait les deux gamines qu’il avait volontairement confronté l’une à l’autre, pointant à la fois leurs faiblesses et leurs qualités respectives...
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