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 La Louve, le Renard et la Vipère... [RP Ana-Samuel-Margot]

Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Dimanche 30 Octobre 2006,

"Les Murs ont des oreilles."

Cette expression prenait une toute autre envergure lorsqu'elle concernait une personne comme Ana Sorden. En effet, certaines découvertes ne devraient jamais voir le jour tant elles annonces des heures obscures aux personnes concernées. Mais malheureusement, ce jour-la, le hasard ne fit pas bien les choses...
Le matin même de cette journée, l'arithmancienne avait sollicité un rendez-vous avec la directrice Minerva McGonagall, afin de dresser un rapide bilan de ses deux premiers mois de cours. Elle avait également à cœur de lui exposer une requête visant à acheter du matériel moldu, comme des abaques ou autres instruments de calcul, ce qui lui permettrait de mieux illustrer ses cours théoriques sur l'histoire de l'arithmancie.
Toutefois, lorsque la reine de beauté automnale se présenta devant le bureau de l'ancestrale directrice, elle trouva porte close. Une voix tonitruante transperçait les parois du bureau de la directrice, signe que Crispin Dérébusor s'adonnait à nouveau à son exercice favori, la longue et puissante complainte enflammé.
Croisant les bras dans une attitude désabusée, Ana Sorden écouta de prime abord les propos du vieillard aigris d'une oreille distraite, jusqu'à ce qu'une parole d'apparence anodine, la fasse frissonner de tout son être...

"Pasquedieux! Cette ancienne et glorieuse école se transforme en véritable dépotoir! Je ne veux pas lui jeter la pierre, mais cet olibrius de William Sylvester n'arrive point à la cheville de notre regretté Rusard. Par ma barbe, encore hier soir, j'ai trouvé des poils d'animaux dans le grand hall! Pas besoin d'être un Auror ou de la brigade de police magique, pour trouver le coupable! De ma tour, je vois beaucoup de choses, énormément de choses!!! Comme ce maudit goupil de Samuel Nolan faire ses petites escapades nocturne! Cela devient récurrent! Chaque dimanche soir il se transforme en fichu renard et laisse trainer ses poils de partout! Si cela continue il va venir sous sa forme poilue enseigner à nos élèves! Mais ou va le monde, Minerva? Que devient Poudlard?"

Si ses propos pouvaient prêter à sourire tant ils étaient grotesques, Ana Sorden en fut comme mystifiée. Elle n'écouta point la réplique cinglante de la directrice qui défendait avec ardeur les animaux à fourrure qu'elle représentait elle-aussi.
Ana Sorden devint aussi livide qu'un fantôme, comme si un affreux doute venait de s'emparer de son âme démoniaque.



Elle n'attendit même pas la fin de cet entretien houleux pour rencontrer la directrice, cela pouvait désormais attendre. Elle avait clairement d'autres priorités. L'aritmancienne se retira immédiatement dans ses quartiers, prenant soin de fermer sa porte derrière elle. Elle finit par embraser sa cheminée à l'aide d'un sortilège "Incendio", et contempla alors avec insistance les flammes qui dansaient dans le foyer en pierre. Un mot prononcé par Crispin venait de rallumer en elle un sombre présage qu'elle avait presque réussit à oublier depuis le temps.

Ce mot prenait la forme d'un animal, et plus particulièrement celle d'un "renard".
La lumière du feu éclairait le regard sombre d'Ana Sorden alors que l'ombre inquiétante d'une prophétie venait de jaillir de ses souvenirs.

* Il y a de cela bien longtemps, l'arithmancienne fit une rencontre qui changea radicalement le cours de sa vie. Ana Sorden n'avait alors qu'une vingtaine d'années lorsque sa mère adoptive, Christabella Morrow, lui conseilla de rendre visite à l'une de ses amies divinatrices afin de déterminer au mieux l'orientation que devait prendre sa carrière de sorcière. Suivant les conseils de sa tutrice, Ana se rendit alors dans la Grotte de Flamenguard, un recoin magique niché au cœur d'un profond canyon du Colorado. C'est en ces lieux que Ana devait rencontrer l'une des plus grandes prédicatrices au monde, la célébrissime Soraya Malflamme, sorcière capable de lire et révéler dans les flammes, la destinée de tout individu souhaitant la connaitre. Se présentant comme la fille de Christabella, Ana ressentit très rapidement l'envie insoutenable que de connaitre son propre destin, et de poser une question existentielle qui la tenaillait :

"Dame Malflamme... Pouvez-vous me révéler l'heure de ma mort?"

La divinatrice se dirigea vers le centre de la caverne et plus particulièrement vers un bucher ou les flammes virevoltaient dans une une incroyable danse enflammée. Elle damanda à Ana de la rejoindre et de tendre sa paume ouverte au dessus du feu. La jeune sorcière s'exécuta sans broncher, et tendit sa main blanche comme indiqué. Sans la prévenir d'une quelquonque manière, Soraya Malflamme lui entailla alors légèrement la main à l'aide d'une dague effilée, laissant ainsi couler quelque goutte dans le foyer ardent. Voyant le regard courroucé de la jeune arithmancienne, la divinatrice s'expliqua alors sur ce geste aussi soudain que douloureux...

"Si le sang est le témoin de la vie qui bat en nous, il peut également nous révéler beaucoup de choses sur notre trépas... Laissons parler les flammes, et nous dévoiler les dernières lignes de votre vie... Scruter sans ciller le feu, et vous comprendrez... "


Soraya entama alors une sorte de chant lugubre dont les paroles résonnaient contre les voutes de la grotte dans un écho des plus sinistres. Le bucher sembla alors gagner en ardeur, comme animé par ce refrain magique. Ana, quant à elle, ne cessait de fixer le feu, sans battre des paupières. C'est alors que des larmes protectrices commençaient à envahir sons beau regard, qu'elle finit par entrevoir clairement une forme animale se matérialiser dans les flammes dansantes. Peu à peu le feu déclina, se transformant en braises rougeoyantes, pour laisser très vite place à un tapis de cendres grises...

"Pourquoi un renard? Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?" demanda avec empressement une Ana Sorden à la limite de l'effroi.

Soraya Malflamme se frotta alors les mains avec sagesse, demeurant la seule à pouvoir interpréter le sens du message délivré par les flammes.

"Très chère Ana, tout me semble pourtant très clair. Le renard est le début de la fin, le moment ou votre existence déclinera vers un sort funeste. Il ne peut que s'agir que d'une métaphore, le renard ouvre un champs de possibilités et d'explications...
Mais une choses est certaine, l'aube de votre propre fin viendra lorsque vous rencontrerez cette symbolique, ce renard..."


Le regard d'Ana sembla chercher quelques instants une réponse dans les ténèbres de la grotte, puis elle finit alors par relever un regard inquiet vers la divinatrice pour lui poser une question vitale...

"Pouvons nous changer le cours de notre destin? Et s'éviter une mort certaine?"

La bouche de Soraya se pinça quelque peu, mais son regard voulut se faire plus rassurant.

"En théorie, non...
Mais en vous donnant les clefs de votre trépas, je vous ai également transmise un moyen de vous dérober à celui-ci. Car si le renard est un animal rusé, vous disposez d'un avantage décisif sur lui. Vous connaissez votre propre destin! Si vous êtes amenée à le croiser, rien ne vous empêchera d'éliminer cette menace qui repose sur vous. Mais attention, échapper à son destin peut en provoquer un autre encore plus fatidique. Il est parfois préférable d'accepter sa propre mort plutôt que le fuir. Méditez la dessus..."


Ana secoua la tête, en jeune femme ambitieuse et déterminée, elle était même prête à luter contre sa propre mort.

"Comment éliminer cette menace? Ce renard? Je veux savoir..."

Soraya Malfamme jeta son regard sur le tapis de cendre grise, ou une braise scintilla dans les décombres consumées.
C'est d'une vois sépulcrale qu'elle délivra alors un message d'espoir pour la destinée funeste d'Ana Sorden.

"Sachez que normalement, je ne devrai jamais vous révéler tout cela. L'exercice de la divination est lié par des devoirs et un pacte visant à ne point révéler certaines choses. Si je n'avais point une dette de sang envers votre votre mère adoptive, jamais je ne vous dirai ce que je suis sur le point de vous dévoiler...
Vous aurez une chance et une seule de faire disparaitre cette menace. Mais le renard est malin et habile pour contourner les pièges. Il vous faudra être diablement efficace le moment venu. Le seul conseil que je peux vous donner est de l'apprivoiser...
Car une bête apprivoisée est toujours plus facile à capturer qu'un animal sauvage. Si vous êtes plus maline que le renard lui-même, et vous attirez sa confiance, alors peut être pourrez-vous le tuer..."


Après ses révélations, Ana Sorden se jura de se montrer extrêmement vigilante et active si l'avenir la mettait en relation avec quelque chose ou quelqu'un s'apparentant à la forme d'un renard... *

Et ce jour fatidique était enfin venu...
Ce Samuel Nolan était donc ce renard qui allait compromettre irrémédiablement sa destinée. Se souvenant des conseils que lui avait prodigué Soraya Malflamme, l'arithmancienne se rendit compte qu'elle devait agir rapidement et s'attirer les bonnes grâces de cet individu mystérieux. Car Samuel Nolan était une énigme pour elle, et ce depuis leur première rencontre. Toujours silencieux, sans un mot de trop, il était de ceux qui préférait écouter plutôt que parler. Depuis sa discussion avec sa rivale Margot Adamson, Ana se demandait d'ailleurs quel lien unissait véritablement la professeur de potion avec cet animagi. Une chose était certaine, ils passaient beaucoup de temps ensemble...
Aucune coincidence n'était alors possible : Ce Samuel Nolan était bel et bien ce "renard" dont Ana devait se débarrasser au plus vite, au risque de disparaitre elle-même...

Ana tourna telle une lionne en cage dans son bureau, s'interrogeant sur la meilleure attitude et la méthode la plus adapter pour se débarrasser proprement de cette menace. Faisant les cent pas, ses talons résonnaient sur son plancher comme un sinistre compte à rebours. Ses pensées se bousculaient dans son esprit machiavélique :

* "Si ce Samuel a pour habitude de se promener dans la forêt interdite, chaque dimanche soir. Je pourrai peut être alors le suivre et le tuer par surprise, à l'abri des regards...
Non!
Les prédictions de Soraya Malflamme parlait d'apprivoiser ma proie avant de la tuer. Cela n'est pas anodin. Il faut que j'approche ce Samuel, que je gagne sa confiance. Mais comment?
A défaut d'être un immonde renard, Samuel est avant tout un homme célibataire. Plutôt jeune et mignon de surcroit...
Et si je le séduisais? Cela réduirait considérablement ses propres envies de me nuire et je pourrai plus aisément l'approcher.
Oui!
Cela me semble être la meilleure solution. Je vais offrir des caresses si sensuelles à ce petit renard, qu'il ne se doutera à aucun moment que mes mains si douces peuvent tenir un poignard." *


Le séduire! Voila ce que devait faire Ana!
Et en matière de séduction, la reine de beauté automnale n'avait pas de rivale. Pour avoir multiplier les conquêtes, Ana connaissait les hommes et leurs bas instincts primaires. Il ne suffisait parfois que d'un décolleté, d'une œillade assassine pour mettre un homme à sa botte. Samuel Nolan, aussi silencieux soit-il, ne devait pas déroger à cette règle. L'homme restait un être faible, esclave de ses désirs. Samuel mangerait bientôt dans sa main comme un petit renard apprivoisé. Mais elle devait se dépêcher avant qu'il ne prenne sa forme animale, et guetter son départ. C'est pourquoi, elle se précipita alors sur sa garde robe pour se choisir une tenue adaptée pour séduire un homme comme Samuel...

D'ailleurs quelle genre de femmes aimait-il?

Bonne question. Cela restait une énigme pour Ana, tant ce dernier était incapable de lâcher une quelquonque émotion personnelle en public. L'arithmancienne décida de tabler sur des valeurs sures et des des tenues qui avaient par le passé fait littéralement fondre des hommes devant sa beauté! En farfouillant dans son placard, elle tomba sur ses robes professorales, du moins celles qu'elle avait pour coutume de porter dans ses cours. Elles lui parurent trop strictes pour attendrir un peu renard comme Samuel...
Ses yeux tombèrent alors sur un ensemble tout en transparence, qui avait eu le mérite de faire fondre son petit chéri secret du ministère, le fameux Richard Dalnox. Mais si tout dévoilé de son corps avait fonctionné avec le politicien, elle émit quelque doute concernant Samuel Nolan.
Elle se devait de trouver une robe classe et irrésistible qui hérisserait de désir la fourrure du petit goupil.

Un sourire diabolique éclaira son visage, lorsqu'elle mit enfin la main sur la robe tant désirée...

Une fois vêtue, Ana Sorden partit à la recherche de celui qu'elle devait obligatoirement apprivoiser. Sa tenue de soirée contrastait avec la froideur des murs de Poudlard, et elle descendit les grands escaliers désert comme une reine rejoignant son carrosse...
Ana savait ou trouver Samuel en pareille heure. Le professeur de métamorphose avait pour habitude d'être le dernier à ranger son travail dans la salle des professeurs, et l'ayant souvent croisé à ce moment, Ana s'était rendue compte qu'il prenait ensuite la direction du parc pour ses fameuses ballades nocturnes.
Étant certaine de l'y trouver, Ana poussa alors la porte de la salle des professeurs. Comme prévu, Samuel s'y trouvait seul et l'arithmancienne entra dans la pièce, telle une apparition divine...



"Bonsoir monsieur Nolan..."

Sa voix enchanteresse glissa comme du velours, alors qu'elle se déhancha avec grâce et subtilité jusqu'à son casier, pour y faire semblant de ranger un quelquonque document important.
Puis se détournant très vite de son espace de rangement, elle avança d'une manière féline en direction de Samuel, pour se planter telle une statue grotesque devant lui.

"Pardon de vous importuner de la sorte, mais j'aurai un service à vous demander..."

Ana prit alors son regard le plus enjôleur pour charmer le professeur.

"J'ai remarqué que nous n'avons pas eu le temps de réellement discuter, et il me plairait de pouvoir faire votre connaissance. Je sais que cela peut vous paraitre inapproprié, mais je sens réellement seule dans ce château lugubre. Je devais passer une soirée sur Pré-au-Lard avec une amie, mais celle-ci s'est décommandée au dernier moment. Quel dommage...
Je vais devoir retrouver les murs gris et la solitude de ma chambre. A moins que vous ne soyez le genre d'homme à venir au secours des femmes en détresse. Vous semblez être un gentleman monsieur Nolan... Je suppose que vous pourriez m'aider à combler ce sentiment de solitude..."


D'un geste sensuel, Ana balaya d'un revers de sa main fine une mèche blonde qui lui barrait le visage.

"Vous pouvez m'appeler Ana... Ainsi je pourrai à mon tour vous appeler Samuel..."
Elle marqua une courte pause, avant de lui demander. "Alors Samuel? Aurai-je le privilège de passer un agréable moment en votre compagnie?"

Elle lui adressa alors un clin d'oeil mutin, presque complice, espérant voir le regard du petit renard plonger lentement vers le bas et se noyer dans la profondeur de son décolleté. Ana avait choisit la méthode directe, car celle-ci fonctionnait avec la plupart des hommes qu'elle rencontrait, et qui n'étaient pour la plupart habités que par de simples pulsions mécaniques...


Samuel NolanAncien personnageavatar
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Vêtu de son épaisse veste en cuir, Samuel arpentait les couloirs froids du château. Il tenait sous le bras un tas de parchemin qu’il venait de corriger. Il devait les rendre le lendemain aux élèves, et il avait passé les trois dernières heures sur ces corrections. Le jeune enseignant n’avait pas été particulièrement efficace, son esprit vagabondant sans cesse vers les événements qui s’étaient déroulés la veille avec Margot.

Après leur conversation houleuse, ils avaient finalement passé un après-midi agréable à flâner ensemble dans les rues d’Edimbourg. Margot avait même trouvé une échoppe spécialisée dans les potions. Elle avait passé un long moment à détailler les étiquettes de différentes fioles en verre du magasin. Samuel en avait profité pour observer silencieusement les bribes de son reflet qui se réverbéraient sur les flacons, tel un caléidoscope. Un fragment de ses lèvres charnues, une parcelle de sa peau diaphane, son regard bleu azur…

Le jeune homme secoua imperceptiblement la tête pour chasser les pensées qui l’assaillaient. Il devait absolument faire taire cette sourde attirance qu’il ressentait pour sa collègue s’il voulait pouvoir conserver leur complicité. En effet, s’il se mettait à dévorer Margot des yeux à chaque instant, elle finirait par mettre un terme à leur relation.

Fort de cette résolution, Samuel pénétra dans la salle des professeurs afin de déposer son tas de copies dans son casier. Il ne comptait pas s’attarder dans ce lieu, puisqu’il avait pour projet de rejoindre immédiatement la forêt interdite. Il espérait pouvoir laisser ses préoccupations d’homme en revêtissent sa forme animale puis il se lancerait dans une séance de chasse afin d’évacuer toute cette tension accumulée. Tandis qu’il fomentait ses projets pour la soirée, une voix suave interrompit le cours de ses pensées :

"Bonsoir monsieur Nolan..."

Samuel reporta son attention sur la femme qui venait de troubler sa quiétude et, malgré sa tenue inhabituelle, il identifia immédiatement Ana Sorden, la nouvelle collègue. Le regard du jeune professeur se fixa quelques instants sur sa fine silhouette et sur sa robe copieusement ajourée avant qu’il ne réponde un bref « Bonsoir. »
Tandis qu’il refermait son casier, Il se demanda momentanément ce qu’elle faisait à une heure pareille en tenue de soirée dans la salle des professeurs, -Poudlard n’étant pas vraiment un lieu de mondanité- mais il s’interdit de lui poser la question : Il n’avait pas vraiment envie de s’attarder ici, en présence d’une telle créature…

Cependant, Ana semblait en avoir décidé autrement : Alors qu’il s’apprêtait à quitter les lieux, l’arithmancienne s’approcha de lui d’une démarche féline puis elle lui révéla avoir un service à lui demander d’une voix doucereuse. Samuel darda un regard en direction de la fenêtre donnant sur le parc pour observer la masse sombre de la forêt interdite, puis il planta ses yeux dans ceux de sa collègue. Son instinct le trompait rarement et il y avait de l’électricité dans l’air. Bien qu’ils aient échangé jusque là des paroles anodines, il avait le sentiment qu’Ana Sorden entamait une partie de chasse avec lui. Tout, dans le comportement de sa collègue indiquait qu’elle avait fait de lui sa proie : Sa démarche déterminée, l’assurance de son regard,… Il avait déjà perçut cela dans sa vie sauvage : Le bref instant où le gibier se rend compte qu’il est traqué. Deux choix s’offraient donc à lui, la fuite ou l’affrontement. Ne réfléchissant pas plus longtemps à ces éventualités, il soutint le regard charmeur de son interlocutrice en répondant avec aplomb un « Que puis-je pour vous ? »

Ana se lança donc dans un long monologue, insistant sur le fait qu’elle se sentait délaissée et que Samuel pourrait l’aider à combler ce sentiment de solitude. Le message était clair. Ana avait besoin de compagnie pour la nuit, et elle avait jeté son dévolu sur lui. Il était bien l’objet de sa traque. Le jeune enseignant scrutait toujours sa collègue, refusant de détourner le regard. Ce contact visuel était comme une barrière invisible. Tant qu’il ne détournerait pas les yeux, le duel entre eux perdurait. Pourtant, le décolleté d’Ana l’invitait clairement à rompre ce lien mais Samuel s’interdit d’y jeter un coup d’œil. Il devait d’abord, tenter de répondre à cette question : Avait-il envie de se laisser attraper ?

Ana était comme ces belles plantes vénéneuses : Parée de ses plus beaux atouts et de sa subtile odeur de jasmin, elle vous étourdissait. Son assurance et son audace laissait présager des moments fiévreux en sa compagnie, néanmoins, que se passerait-il ensuite ? Ils étaient collègues, et si Samuel avait envisagé pouvoir franchir cette limite avec Margot, c’était dans l’optique de construire quelque chose de durable, et non pas pour le plaisir d’un instant charnel fugace.

Devinant visiblement ses interrogations intérieures, Ana décida de le pousser davantage dans ses retranchements :

" Alors Samuel? Aurai-je le privilège de passer un agréable moment en votre compagnie?"


Légèrement tendu, Samuel demeura quelques instants silencieux. Des images se chevauchaient dans sa tête : Margot se confiant sur son passé dans le parc le soir du deux mai, la silhouette voluptueuse de sa collègue se dessinant devant les toiles gigantesques du TATE Museum de Londres, la même femme essuyant ses cheveux trempés de pluie dans son appartement, et enfin… une main fine et gracieuse qui se dérobe au contact de la sienne.

Troublé par ce souvenir, Samuel se décala légèrement pour s’appuyer sur le dossier d’un fauteuil de la salle des professeurs. Caressant d’une main lasse sa barbe naissante, il demanda finalement à sa collègue :

« Ana, pensez vous que cela soit bien raisonnable ? »

Le ton employé était cordial. Ni sévère, ni badin. Samuel ne voulait pas laisser croire à Ana Sorden qu’elle avait gagné ou perdu la partie…. Après tout, il voulait juste se laisser un peu de temps supplémentaire pour prendre sa décision… Résister ou craquer.


Samuel Nolan
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Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Samuel Nolan ne semblait décidément pas prêt à céder aussi facilement au petit jeu de séduction de l'arithmancienne, n'hésitant point à soutenir son regard enchanteur avec aplomb. Le professeur de métamorphose demeurait silencieux si bien que Ana commençait à se demander à quel sauce dévorer ce petit renard récalcitrant...

Cette sorcière, dont la beauté était aussi céleste que vénéneuse, détestait sentir une personne lui résister. En règle générale, seul son regard sensuel et quelques postures aguicheuses lui suffisaient à ravir les défenses morales de ses messieurs. Mais Samuel était armé d'un sang froid exemplaire qui la poussait à aller plus loin que pour la plupart des hommes.
Cela faisait bien longtemps que Ana Sorden ne tenait plus le compte des hommes ayant succombé à ses charmes, ceci pour la bonne et simple raison qu'il aurait été bien trop long de les lister dans leur intégralité, mais également à cause du fait que l'arithmancienne ne se souvenait plus de la plupart d'entre eux. A l'inverse de cela, cette sorcière à la fois rancunière et vaniteuse se souvenait dans le moindre détail de ceux qui avaient osés l’éconduire. S'ils pouvaient se compter sur les doigts d'une main, Ana ne leurs avait épargnés aucune forme de vengeance, n’admettant point l'idée que l'on puisse résister à sa beauté. Telle une rose dissimulant de dangereuses épines, elle pouvait se montrer des plus cruelles lorsqu'elle se trouvait blesser dans son égo narcissique...

Tout en s'appuyant sur le dossier d'un fauteuil de la salle des professeurs, Samuel se décida enfin à briser son mutisme en questionnant l'arithmancienne sur son attitude :

« Ana, pensez vous que cela soit bien raisonnable ? »

Le contact venait d'être établi avec le jeune professeur, et Ana accueillit cette question avec un sourire ravageur. L'arithmancienne voulait absolument séduire le professeur Nolan pour une bonne et simple raison : Un ennemi est toujours plus facile à tuer alors qu'il se trouve dans votre lit que lorsqu'il peut vous surprendre dans votre sommeil. Pour Ana Sorden, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute, elle devait trouver un moyen de se débarrasser de celui qui corroborait parfaitement à la funeste prédiction faite par Soraya Malflamme...
L'arithmancienne passa alors avec sensualité ses deux mains dans sa chevelure, afin de libérer sa crinière ondulée. Ana fixa alors le professeur de métamorphose telle une louve ayant trouver un petit renard pris au piège...
D'une voix délicieuse, elle lui fit alors une sulfureuse déclaration.

"Au diable la raison, Samuel... Quand il s'agit de passion..."


L'aritmancienne ponctua cette phrase en passant l'un de ses bras autours du cou du professeur Nolan, brisant ainsi la faible distance qui les séparait. Se plaquant contre lui de manière complice, elle décida de convaincre le jeune professeur à se libérer quelque peu. Après tout, était-ce mal que de briser la triste routine de Poudlard en profitant des bonnes choses qu'offrait la vie?

"Je ne me trompe rarement sur une personne...
Mon intuition est sans faille lorsqu'il s'agit de découvrir ce qui se dissimule derrière la barrière des faux-semblants...."
Ana laissa remonter sa main libre sur le torse de Samuel en une douce caresse, avant de s’arrêter à l'endroit ou palpitait son cœur. Si elle avait pu le faire cesser de battre, nul doute que la dangereuse sorcière aurait agi dans la seconde. Mais sa main finit par remonter et se terminer en une douce caresse déposée sur la joue...
"Pour ce qui vous concerne. Je serai prête à jurer que vous êtes un instinctif, qui ne demande qu'à se libérer mais n'ose encore le faire. Suis-je proche de la vérité, Samuel? Que cela doit être frustrant que de devoir toujours dissimuler sa nature profonde derrière un masque factice servant uniquement à faire bonne figure et briller en société. Je vous plaint sincèrement..."

Ana Sorden rejeta alors sa chevelure en arrière dans un geste plein de grâce et féminité, ne cessant de dévorer des yeux le professeur de métamorphose.

"Vous devez cesser de vous mentir et libérer l'animal qui sommeille en vous. Ne suis-je point une femme éminemment désirable? Quel homme ne rêverai pas de mettre en son lit la nouvelle reine de beauté automnale? Je suis persuadée qu vous crevez d'envie de le faire, non?"

D'un point de vue sentimental, Ana voyait les hommes comme des êtres primaires, qui ne répondait qu'à des pulsions bassement mécanique en matière de désir. Cette rancœur viscérale qui l'habitait et sa manière des plus directes de séduire les hommes traduisait un terrible état de fait. Ana se complaisait à voir les hommes se trainer à ses pieds comme de vulgaires esclaves. Si cela pouvait être mit sur le compte de son narcissisme exacerbé et le fait de se sentir adulée, le trouble de l'arithmancienne cachait en réalité un malaise bien plus profond.

En effet, Ana Sorden rejetait sur les hommes la responsabilité de son plus grand malheur : Celui qu'étant stérile, elle ne pourrai jamais donner la vie et devenir mère...

Même si ce Samuel Nolan était le genre d'homme à sauver les apparences, elle se complaisait à le voir pousser dans ses retranchements. L'homme était décidément bien inférieur à la femme dans des tas de domaine, et Ana était persuadée de faire tomber dans son filet celui qui représentait une réelle menace pour son avenir.
Elle décida alors d'accentuer encore un peu plus la pression sur le professeur de métamorphose, lorsqu'elle se tourna face à lui. Bloqué contre sa chaise, le professeur n'avait plus rien d'un renard, mais plutôt l'apparence d'un lièvre piégé par les phares d'une voiture.
Ne quittant Samuel du regard, Ana laissa glisser sa jambe contre celle du professeur pour remonter lentement et de manière sensuelle vers son intimité...




Elle continua à dévisager un instant Samuel Nolan, avant de lui poser une question en guise de dilemme moral :

"Alors monsieur le professeur? Qui allez vous suivre? Votre triste raison ou libérer enfin ce désir instinctif qui sommeille en vous...?"

Les lèvres pulpeuses d'Ana s'approchèrent alors de celles de Samuel prêtent à recevoir un baiser...


Samuel NolanAncien personnageavatar
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Plus leur conversation avançait plus Samuel se sentait piégé. Pourtant, il savait très bien qu’il n’avait qu’ un mot à dire pour stopper le petit jeu de séduction d’Ana Sorden. La seule question était de savoir s’il en avait réellement envie. Lorsque sa collègue glissa une main dans son cou, il ne chercha même pas à se dégager. Toutefois, Ana Sorden n’était clairement pas son genre de femme. Il n’avait jamais été attiré par ses gravures de modes insipides qui posaient en couverture des magazines. Jusqu’à aujourd’hui, il avait toujours fait en sorte de se tenir loin de ses mangeuses d’hommes et pourtant, il restait là, appréciant ses caresses tout en l’écoutant dire combien elle était persuadée de lire en lui comme dans un livre ouvert :

"Pour ce qui vous concerne. Je serai prête à jurer que vous êtes un instinctif, qui ne demande qu'à se libérer mais n'ose encore le faire. Suis-je proche de la vérité, Samuel? Que cela doit être frustrant que de devoir toujours dissimuler sa nature profonde derrière un masque factice servant uniquement à faire bonne figure et briller en société. Je vous plaint sincèrement..."

De quel droit le jugeait-elle ? Bien sûr, il avait toujours eut une dualité en lui. Deux forces s’opposant l’une à l’autre. Un côté plus réfléchi et un autre plus irraisonné, mais avait-il vraiment fait une croix sur la partie la plus spontanée de sa personnalité ? Pas si sûre. La veille, c’était celle-là même qui l’avait poussé à entreprendre quelque chose avec Margot…

Tandis qu’Ana se pressait tout contre lui, l’invitant expressément à rejoindre sa chambre à coucher, le souvenir encore frais de l’après-midi passé avec sa collègue lui revint en mémoire. L’arithmancienne parlait de passion et de désir mais ce n’était pas elle que Samuel avait envie d’embrasser fougueusement. Cette autre personne, c’était Margot,… et Margot ne voulait pas de lui pensa -t-il avec un soupçon de ressentiment.
Pourtant il était persuadé que cela aurait pu fonctionner entre eux mais la professeur de Potions semblait incapable de passer outre le fait qu’ils étaient collègues et qu’il soit un peu plus jeune qu’elle. Visiblement, ces deux éléments n’étaient pas un frein pour Ana qui poussait même le vice jusqu’à venir le séduire en salle des professeurs. Il pouvait sentir la douce pression exercée par son genou contre sa cuisse et il devait avouer que cette sensation était plutôt agréable. Néanmoins, une part de lui-même l’invitait à cesser ce petit jeu avant que cela ne soit trop tard. Ana Sorden ne l’intéressait pas et c’était uniquement parce qu’elle s’offrait à lui avec audace qu’il se surprenait à envisager quelque chose. De plus, il ne pouvait pas s’empêcher de penser à celle qu’il aurait préféré retrouver ce soir. Celle qui ne le voyait que comme un ami.
Comme si elle devinait ses doutes, Ana le poussa alors un peu plus dans ses retranchements en demandant :

"Alors monsieur le professeur? Qui allez vous suivre? Votre triste raison ou libérer enfin ce désir instinctif qui sommeille en vous...?"


Devait-il rester fidèle à une femme qui ne voulait pas de lui ou prendre du bon temps avec une autre par dépit ?
Cruel dilemme, pourtant il devrait choisir car Ana était là, devant lui, prête à recevoir ses baisers. Tandis qu’elle s’approchait de lui dans une exquise odeur de jasmin, Samuel esquissa un geste de la main pour lui saisir le menton. Il la regarda pendant quelques seconds droits dans les yeux avant de secouer la tête doucement de gauche à droite. Il ne s’était pas posé la bonne question. Margot n’avait rien à voir avec tout cela. Le seul véritable questionnement à avoir était de savoir, si oui ou non, il avait envie d’aller plus loin avec Ana Sorden. La réponse était pourtant claire depuis le début : il n’avait pas envie d’elle. Bien sûr ses postures langoureuses et ses gestes aguicheurs l’attiraient mais il repensait sans cesse à ce qu’elle lui avait dit un peu plus tôt :« Ne suis-je point une femme éminemment désirable? Quel homme ne rêvera pas de mettre en son lit la nouvelle reine de beauté automnale? » Comment pouvait-on être aussi vaniteuse ? Ana était trop sûre de son coup, et aussi bizarre que cela puisse paraitre, il ne voulait pas lui donner satisfaction. Mais au moment où il s’apprêtait à mettre un peu de distance entre elle et lui, qu’un pénétra dans la salle des professeurs…


Samuel Nolan
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Margot AdamsonAncien personnageavatar
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Margot marchait pensivement dans les couloirs sombres du château, une lourde pile de devoirs entre les bras et un sac en bandoulière sur l'épaule. Après cette journée passée à dormir sous l'effet d'une potion de sommeil, elle se sentait beaucoup plus en forme mais elle avait pris un sacré retard dans ses corrections. Elle serait obligée de travailler une bonne partie de la nuit si elle espérait pouvoir rendre ses copies à ses septième année le lendemain... Pour plus d'efficacité, elle aurait dû rester dans son bureau. Il y aurait bien un enquiquineur dans la salle des professeurs pour l'empêcher de se concentrer, comme le professeur Binns racontant de sinistres anecdotes sur des évènements passés dont tout le monde se moquait, ou comme le professeur Dérébusor râlant contre le monde et la vie en général. Oui, le bon sens aurait conseillé à Margot de rester seule le temps de terminer son travail...

Seulement voilà, les évènements de la veille ne cessaient de lui occuper l'esprit, depuis ce moment dans l'appartement de Samuel jusqu'à sa discussion mouvementée avec Théo. Avec le recul, elle réalisait à quel point il avait été stupide, inconscient même, de laisser le Poufsouffle essayer ce sortilège. Cela aurait pu très mal tourner s'il avait raté le sort, et si quelqu'un l'apprenait, elle ne donnait pas cher de son post à Poudlard... Mais elle éprouvait pour son élève une confiance qu'elle ne s'expliquait pas. Etrangement, cela s'appliquait aussi à son opinion. Les paroles de Théo tournaient en boucle dans sa tête depuis qu'elle s'était réveillée. Et s'il avait raison ? Si elle se voilait la face, emmurée dans une peur dont elle ne parvenait pas à se débarrasser ?

Margot voulait tirer ses sentiments au clair. Pour cela, il n'y avait pas trente-six solutions, elle devait parler à Samuel. Pour lui dire quoi exactement, elle ne le savait pas, mais elle devait au moins lui faire comprendre dans quel état de confusion sa tentative de la veille l'avait plongée. Elle savait que Samuel serait probablement dans la salle des professeurs avant d'aller se promener dans la Forêt. Margot pressa le pas, espérant ne pas l'avoir loupé. Au moment où elle posa la main sur la poignée de la porte, elle se sentit une vague de nervosité l'envahir, qu'elle réfréna résolument. C'était Samuel, ils étaient amis quoi qu'il arrive, il n'allait pas la manger !

Elle ouvrit la porte, et...

...laissa tomber son paquet de copie au sol, consternée, tandis que son regard se posait sur le couple adossé sur le dossier d'un fauteuil. Figée comme une statue, son regard bleu virevolta sur ses deux collègues un long instant, essayant d'analyser ce qu'elle avait sous les yeux. Ana, sensuellement drapée d'une somptueuse robe noire, se pressait contre Samuel en une posture plus que suggestive. Samuel ne semblait pas mécontent puisque, loin de la repousser, il avait attrapé son menton dans sa main... Cette vision porta un profond coup à Margot, qui mit un certain temps à réaliser que c'était bien en train de se produire. Samuel et Ana, amants. Lorsque l'arithmancienne avait suggéré cette romance, quelques semaines auparavant dans son bureau, Margot n'avait éprouvé que scepticisme et perplexité. Cela ne correspondait pas à l'image qu'elle avait de Samuel et elle n'imaginait pas qu'Ana parvienne à le séduire, aussi avait-elle écarté cette idée de ses préoccupations. Mais après ce qu'il s'était passé la veille...elle ne s'attendait pourtant pas à ce que cela lui fasse si mal. Elle se sentait trahie, et profondément déçue.

Quelques instants, toutes ces émotions s'affichèrent sur son visage pâle, sans retenue. Son regard bleuté capta celui de son collègue, plein de questionnements et d'accusations muettes. Puis elle reprit peu à peu le dessus, et put presque entendre la voix de Théo dans sa tête.

"Bon sang Margot, prend ce qui t’appartient !"

Comme émergeant d'un rêve, ou plutôt d'un cauchemar, Margot prit conscience qu'il lui fallait bouger, dire quelque chose. Elle plongea la main dans la poche de sa robe de sorcière argentée et en tira sa baguette, qu'elle agita distraitement. Ses copies revinrent se poser dans ses bras en une pile parfaite, au sommet de laquelle elle reconnut l'écriture soignée de Théo. Comme pour lui donner la force de surmonter ce moment difficile tout en conservant sa dignité. Résolument, elle s'efforça d'effacer toute émotion de son visage, conscience que cela ne tromperait personne, et s'adressa à ses deux collègues.

"Ce n'est pas exactement l'endroit le plus approprié pour ce genre de choses, ne croyez-vous pas ?", s'enquit-elle d'un ton proche de celui qu'elle aurait adopté en présence de miss Lorgan et d'une de ses conquêtes. Comme si elle se trouvait face à deux adolescents immatures et pleins d'hormones... Ainsi, elle réagissait en directrice-adjointe responsable remettant deux collègues à leur place, et non comme la femme blessée qu'elle était réellement. Tant pis si cela devait pousser Samuel à rejoindre la chambre à coucher de cette traînée de Sorden, Margot n'allait pas leur faire le plaisir de quitter la pièce.

Sans attendre de réponse, elle se dirigea vers la table et y déposa son paquet de copie avant de farfouiller dans son sac. Elle en tira une feuille de parchemin, et se dirigea vers le panneau d'affichage pour l'accrocher. Il s'agissait du programme du voyage en Laponie de novembre. Margot y demandait des collègues volontaires pour rester à l'université la veille du bal pour préparer l'évènement, pendant que les élèves seraient en sortie avec Crispin. A présent, elle espérait que Samuel déclinerait l'offre... Elle ne se voyait plus être ami avec lui, pas après ça. Elle ne pouvait même plus imaginer avoir une conversation avec lui, elle avait juste envie de lui lancer un sortilège de chauve-furie et de lui balancer un tas d'horreurs à la tête.

Réalisant que sa consternation et sa tristesse étaient en train de se métamorphoser en une colère peu justifiée, Margot s'obligea à s'asseoir face à son paquet de copie, sans un regard pour les deux autres. Elle voulait qu'ils s'en aillent, maintenant, elle avait besoin de réfléchir. Sa réaction était excessive. Elle n'avait pas le droit d'être en colère, pas après avoir repoussé Samuel... Il ne lui devait rien. Rien, vraiment ? Pas même le respect d'attendre un peu plus longtemps qu'une journée avant de se précipiter dans les bras d'une autre ? Ou celui de ne pas faire cela sous ses yeux et sur leur lieu de travail ?

Incapable de se concentrer, Margot resta figée sur sa chaise, incapable de faire quoi que ce soit d'autre tant qu'ils étaient dans la pièce. Elle essayait tant bien que mal de réfréner les larmes qui menaçaient de dégringoler sur ses joues, ce qui la couvrirait de honte. Ce qu'elle pouvait se sentir stupide...

*Partez. Allez-vous en.*



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Ana sentit le trouble envahir le regard clair de Samuel, comme si un cruel dilemme venait de s'emparer de son âme . L'arithmancienne connaissait bien cette forme de confusion, elle l'avait déjà perçu dans bien des yeux d'hommes mariés sur le point de rompre leur serment de fidélité.
Samuel serait-il amoureux d'une autre femme? Serait-ce cette maudite Margot Adamson? Ana devait en avoir le cœur net...
En dangereuse séductrice, elle savait très bien que dans ce cas de figure, il ne fallait guère hésiter longtemps et ne laisser d'autre choix à sa cible que de devoir succomber. Ana décida alors de prendre l'initiative, elle pencha sa tête légèrement sur le coté, avant d'avancer lentement ses lèvres vers celles du professeur Nolan. Alors que l'arithmancienne n'était qu'à quelques centimètres de délivrer un somptueux au professeur de métamorphose, elle sentit la main de Samuel, se poser délicatement sur son menton. Secouant la tête de gauche à droite, l'homme lui fit comprendre qu'il n'était pas prêt à tomber dans sa toile de séduction.
Le regard d'Ana se chargea alors d'une haine viscérale, comme si il était inconcevable qu'un homme puisse lui résister...



Son regard foudroyant transperça Samuel pendant quelques secondes, avant que l'arithmancienne ne prononce dans un murmure un sombre présage.

"Nul ne peut se refuser bien longtemps à moi... Vous finirez par céder comme les autres..."


Bien que délivrer sur une voix profondément douce et calme, ces paroles prenaient étrangement la valeur d'une menace. Elle resta collée à lui dans une promiscuité presque devenue inquiétante depuis le refus de ce dernier à poursuivre l'échange. Les idées se bousculaient dans l'esprit manipulateur d'Ana Sorden, et contre toute attente un sourire enjôleur finit par briser le masque haineux qu'elle arborait quelques secondes auparavant. Mais ce sourire était loin de refléter de pures intentions, Ana venait simplement de changer ses projets...

* C'est cela petit renard... Oses me résister encore... J'attendrai patiemment mon heure... le moment viendra ou tu finiras par baisser ta garde.... et ce jour-la je ne serai pas très loin de toi...*


Soudain la porte s'ouvrit derrière elle, ponctué par un bruit de chute d'objet qui interrompit momentanément le cours de ses pensées. Ana réalisa alors toute l'incongruité de la position dans laquelle elle se trouvait. Samuel lui tenait encore délicatement le menton, alors que sa main à elle encadrait toujours le coup de Samuel. De plus sa jambe levée, laissait clairement entrevoir des intentions bassement sexuelles...
Ne sachant point encore qui se trouvait derrière son dos, Ana recula d'un pas afin de marquer ses distances, en espérant qu'il ne s'agisse point de la directrice McGonagall ou d'une personne influente de Poudlard. Elle devait faire bonne impression auprès de ceux qui un jour la nommerait peut directrice suprême...
Tout en se recoiffant légèrement, elle se retourna pour faire face à l'intrus... qui en réalité était une intruse de premier choix.

Margot Adamson se tenait devant eux, le regard médusé et une pile de copies entière étalées à ses pieds. Tout était clair à présent, l'arithmancienne avait la réponse sous ses yeux. La professeur de potion avait le regard d'une femme amoureuse éconduite, cela ne faisait plus l'ombre d'un doute. Il ne fallut guère de temps à Ana pour se rendre compte qu'elle avait une jolie carte à jouer dans cette histoire...
Car n'importe qu'elle femme dotée d'un minimum de raison, et qui surprendrai Ana et Samuel en pareille position, serait prête à jurer que ceux-ci étaient sur le point de se livrer à une partie de jambes en l'air. Le feu de la jalousie venait de s'embraser dans le cœur de Margot, il fallait à présent embraser son cerveau et ses certitudes.
Ana Sorden afficha une petite moue presque enfantine, à l'image d'une fillette étant prise en train de commettre une grosse bêtise, le doigt posé dans le pot de confiture. Puis elle adressa un sourire embarrassé à Margot...
Cette dernière sortit sa baguette, et l'arithmancienne presque instinctivement posa sa main sur la sienne comme pour contrer une éventuelle attaque. Mais rien de tout cela n'arriva, la directrice des serpentards ne faisant que ranger magiquement ses copies.
Alors que le silence devenait pesant, elle finit enfin par s'adresser aux deux professeur sur un ton vide d'émotion.

"Ce n'est pas exactement l'endroit le plus approprié pour ce genre de choses, ne croyez-vous pas ?"

La situation se suffisant à elle-même, rien ne servait de jeter de l'huile sur le feu, du moins pas pour le moment. Ana savait que Samuel représentait pour elle une mystérieuse menace, et soulever directement sa colère pouvait être préjudiciable. Elle observa alors le petit manège de la professeur de potion, qui se donnait un mal de chien à dissimuler le chagrin immense qui l'envahissait. En effet, Margot Adamson fit mine d'accrocher quelque chose au mur avant de s'en retourner vers sa pile de parchemin; pour finir par s'écrouler littéralement sur une chaise...
Ana faisait mine de se tordre les mains avec nervosité, alors que ce spectacle la faisait jubiler intérieurement. Voir sa rivale se briser comme une poupée de porcelaine était d'un ravissement sans limite.
Comme animée d'une douce intention, elle se dirigea alors vers elle, devançant Samuel Nolan. D'une voix inquiète, elle finit par demander :

"Vous semblez ne pas aller au mieux madame Adamson? Puis vous être d'une quelquonque utilité?"

Mais le directrice de maison demeura silencieuse, prostrée et incapable de dire quoi que ce soit. Ana Sorden, aussi cruelle que mal intentionnée lui infligea alors une nouvelle attaque déguisée.

"Il est vrai que la situation peut prêter à confusion mais nous ne faisions rien de mal, je peux vous le certifier. Je demandais juste à Samuel... enfin à monsieur Nolan... de bien vouloir m'aider à mettre la main sur les rapports d'élève de l'année dernière..."

Ana Sorden faisait exprès de se montrer maladroite, car si elle réussissait à se faire passer pour une personne qui mentait mal, alors elle n'inspirerait aucune forme de méfiance. Nier naïvement ce qui semblait crever les yeux était une parfaite forme de manipulation mentale qui ne visait qu'à détruire l'éventuelle liaison qu'entretenait Margot Adamson et le professeur Nolan. Cette tentative d'autodéfense dérisoire n'avait que pour but d'appuyer son véritable mensonge...
Donnant toujours la sensation d'être extrêmement confuse par cette situation, Ana finit par baisser les bras.

"Je devrai vous laisser seuls. J'ai l'impression que vous avez beaucoup de choses à vous dire..."

L'arithmancienne fit alors demi-tour en direction de la porte pour fuir cette situation qui s'envenimait seconde après seconde. Alors qu'elle s’apprêtait à franchir le seuil de la salle des professeurs et quitter pour de bon les lieux, Ana Sorden s'immobilisa pour se retourner une dernière fois en direction de la professeur de potion qui restait comme figée...

"Je ne suis point aveugle, je vois bien qu'un mal vous accable. J'espère que ce n'est pas cette situation incongrue dans laquelle vous nous avez trouvé qui vous cause du tort...
J'avoue être complètement dépassée. Sur mon âme et conscience, je n'ai fais que suivre vos conseils qui me dictait de tenter ma chance. Et je vous remercie du fond du cœur de m'avoir suggérer de le faire..."


Ana Sorden se tourna alors vers Samuel dont le piège se resserrait de plus en plus sur lui. Elle lui adressa alors une recommandation qui prenait en tout point l'allure d'une douce invitation à la débauche...

"Et toi mon beau renard... Sache que nous poursuivrons nos échange une autre fois. Car je pense que ce soir, ta place est auprès de ton amie..."

Alors que Margot Adamson lui tournait toujours le dos, Ana adressa alors un clin d'oeil des plus aguicheurs au professeur de métamorphose. C'était sa petite manière à elle d'exprimer sa vengeance personnelle contre Samuel, pour lui faire payer l'outrecuidance d'avoir refuser ses avances.
Telle une ombre disparaissant dans la nuit, Ana Sorden quitta la salle des professeurs pour rejoindre ses quartiers. Laissant Samuel s'expliquer avec Margot. Nul doute que cette dernière ne sortirai pas indemne de cette histoire...


Samuel NolanAncien personnageavatar
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Lorsque Samuel avait voulu faire comprendre à Ana qu’il ne souhaitait pas succomber à ses charmes, il s’était efforcé d’être le plus délicat possible afin de ne pas blesser sa collègue. Il savait combien c’était vexant de se faire éconduire et il ne voulait pas se montrer trop brusque. Après avoir osé un geste délicat, il avait néanmoins arboré un air ferme et décidé qui ne laissait pas de place au doute. Il n’y avait cependant aucune animosité dans son regard, il était même ouvert au dialogue, prêt à discuter calmement avec Ana Sorden afin de dissiper un éventuel malaise… Après tout, il s’était déjà comporté de la sorte, la veille avec Margot. Ce n’était pasen fuyant que l’on arrangeait les choses et il était bien décidé à quitter la salle des profs en ayant balayé tout mal entendu. Il était prêt à faire comme si tout ceci n’avait jamais eu lieu afin de ne pas embarrasser davantage l’arithmancienne qui devait être plutôt gênée…

Cependant, ce ne fut pas la confusion qu’il lut dans les yeux de sa partenaire lorsqu’elle comprit qu’elle n’avait aucune chance. En effet, Ana lui décrocha un regard des plus hostiles qui étonna quelque peu le jeune enseignant. Il aurait pu mettre cela sous le compte de la déception mais sa collègue ajouta une phrase qui sous-entendait tout autre chose :

"Nul ne peut se refuser bien longtemps à moi... Vous finirez par céder comme les autres..." lança-t-elle la mâchoire serrée.

En entendant cette tirade, qui sonnait comme une menace, la surprise de Samuel se mua doucement en colère froide. Ana Sorden avait visiblement la fâcheuse habitude que l’on abdique au moindre de ses désirs et ce n’était certainement pas en le provoquant de la sorte qu’elle arriverait à ses fins. Même le beau sourire de façade qu’elle arborait désormais ne parvenait plus à cacher sa personnalité suffisante et prétentieuse.

Bien décidé à ne plus prendre de gants avec cette capricieuse, Samuel s’apprêtait à se dégager de son étreinte lorsque la porte de la salle des professeurs s’ouvrit brusquement, laissant apparaitre Margot. Cette dernière se figea brusquement en découvrant la posture dans laquelle ils se trouvaient. Effectivement, cela pouvait porter à confusion… Même si Ana s’éloigna précipitamment de lui en gloussant comme une gamine de cinq ans, le mal était fait. Samuel ferma momentanément les paupières devant ce coup du sort. Pour une fois, il aurait vraiment préféré que ce soit Binns, ou même Crispin, qui entre dans la salle des professeurs à une heure aussi tardive. Lorsqu’il rouvrit les yeux, ce fut pour découvrir le visage médusé de Margot. S’il s’était attendu à cette réaction, le regard lourd de reproches qu’elle lui adressa ensuite le désarçonna quelque peu. Pourquoi avait-elle l’air aussi blessée ? Elle avait pourtant été très claire la veille en le repoussant. Samuel fronça alors imperceptiblement les sourcils comme pour la questionner sur cette réaction inattendue. Néanmoins, Margot ne lui accorda qu’un regard dur et froid. Elle récupéra les copies qu’elle avait échappées en entrant avant d’ajouter sur un ton solennel:

"Ce n'est pas exactement l'endroit le plus approprié pour ce genre de choses, ne croyez-vous pas ?"

Sans attendre de réponse, elle se dirigea vers la table pour poser ses copies puis elle rejoignit le panneau d’affichage pour accrocher un parchemin au mur. Samuel la suivit des yeux, cherchant à capter son regard, mais Margot semblait bien décidé à l’ignorer. Bien sûr, comme elle l’avait souligné, ce n’était pas le lieu approprié pour ce genre de choses, mais elle n’était pas obligée de se murer dans un silence boudeur, aussi puérile qu’injustifié. Devant la froideur de son amie, Samuel reporta son attention sur Ana Sorden qui était toujours à ses côtés. Elle faisait mine d’être anxieuse en se tordant les mains. Néanmoins, l’enseignant en métamorphose la scruta sévèrement pendant quelques secondes pour l’inviter à arrêter ses simagrées, souhaitant lui faire comprendre qu’elle ne faisait pas illusion. L’arithmancienne finit par se substituer à son regard inquisiteur en s’éloignant de lui pour vraisemblablement rejoindre la sortie. Tout en se dirigeant machinalement vers son casier, Samuel soupira en levant les yeux au ciel : Il ne comprendrait jamais rien aux femmes ! Un peu plus tôt, il s’était attendu à ce qu’Ana soit gênée, elle était devenue haineuse et lorsqu’il pensait que Margot serait simplement en colère, elle semblait vexée. Enfin, au moins, si Ana partait, il allait pouvoir avoir une explication avec son amie afin de tirer au clair cette situation. Mais contre toute attente, ce ne fut pas le bruit d’une porte que l’on referme qu’il entendit mais la voix mielleuse de l’arithmancienne :

"Vous semblez ne pas aller au mieux madame Adamson? Puis vous être d'une quelquonque utilité?"

Samuel se retourna vivement en entendant les paroles de cette horripilante bonne femme. Elle était penchée au dessus de Margot tandis que cette dernière avait les yeux rivés sur le tas de copies devant elle. Il était pourtant clair que l’enseignante en potion n’avait pas envie de parler, toute personne sensée l’aurait d’ailleurs laissé tranquille, mais Ana Sorden semblait vouloir pousser son numéro de cruche jusqu’au bout ! Samuel observa alors son amie, espérant sincèrement qu’elle allait la remettre à sa place. Néanmoins, elle n’en fit rien. Margot semblait réellement déstabilisée. Le jeune enseignant avait l’impression que quelque chose lui échappait, il ne comprenait pas cette situation et les réactions des deux femmes. Pourquoi Ana cherchait-elle à ébranler davantage Margot ? Et pourquoi Margot semblait-elle aussi ébranlée ?
Alors qu’il se posait cette question, son cerveau formula, malgré lui, une ébauche de réponse : Peut être qu’il ne laissait pas Margot si indifférente…

Tandis qu’il prenait pleine mesure de cette déduction, Ana se permit une nouvelle banderille à l’intention de son amie :

"Il est vrai que la situation peut prêter à confusion mais nous ne faisions rien de mal, je peux vous le certifier. Je demandais juste à Samuel... enfin à monsieur Nolan... de bien vouloir m'aider à mettre la main sur les rapports d'élève de l'année dernière..."

En entendant cette tirade ridicule, Samuel referma brusquement son casier. Il n’avait plus aucune sympathie pour l’arithmancienne qui cherchait visiblement à faire craquer Margot. Cette femme était toxique et il devait l’écarter au plus vite de son amie. Il traversa donc la pièce d’un pas décidé et vint se poster entre les deux femmes.

« Ana, je pense que vous devriez vous en aller. »

La formule était courtoise mais le ton était catégorique. Ce n’était pas une suggestion que Samuel venait de formuler mais un ordre.

"Je devrai vous laisser seuls. J'ai l'impression que vous avez beaucoup de choses à vous dire..." minauda alors l’arithmancienne.

« En effet. » souffla-t-il entre ses dents avant de la conduire jusqu’à la porte de la salle des professeurs, afin d’être sûr, cette fois, qu’elle quitte bien la pièce. Mais, alors qu’il était sur le point de se débarrasser de cette ignoble vipère, cette dernière se retourna et prit une nouvelle fois Margot à parti en crachant son venin:

"Je ne suis point aveugle, je vois bien qu'un mal vous accable. J'espère que ce n'est pas cette situation incongrue dans laquelle vous nous avez trouvé qui vous cause du tort...
J'avoue être complètement dépassée. Sur mon âme et conscience, je n'ai fais que suivre vos conseils qui me dictait de tenter ma chance. Et je vous remercie du fond du cœur de m'avoir suggérer de le faire..."


Cette dernière insinuation laissa Samuel abasourdi. Ana sous-entendait que c’était Margot qui l’avait poussé à tenter sa chance avec lui. Il n’arrivait pas à le croire. De quel droit son amie se mêlait-elle de ses histoires sentimentales ? Il était assez mature pour savoir ce qu’il voulait dans la vie et il n’avait pas besoin qu’une entremetteuse agisse dans son dos ! Et encore moins que cet intermédiaire se révèle être Margot !

Il resta stupéfait quelques secondes face à cet aveu mais Ana Sorden le sortit bien vite de son égarement en l’appelant « Mon petit renard ». Décuplant, la colère qu’il ressentait à son égard, il lui claqua littéralement la porte au nez avant qu’elle ne lui adresse son clin d’œil des plus suggestifs.

Samuel resta là quelques minutes, le bras tendu contre la porte, pour éventuellement empêcher Ana Sorden de revenir déblatérer ses insanités. Vu comment elle venait de se conduire, elle en était parfaitement capable.

Lorsqu’il fut sûr qu’Ana avait bien déserté l’aile Sud, il s’autorisa à quitter son emplacement et se mit à arpenter la pièce en se massant le crane. La dernière révélation de l’arithmancienne l’ayant particulièrement troublé, il voulait vraiment savoir si cette information était le produit des affabulations d’Ana ou si Margot avait réellement osé suggérer cette énormité à l’arithmancienne.. Et comme si cela ne suffisait pas, il devait aussi comprendre la réaction suspecte de son amie lorsqu’elle l’avait découvert dans les bras de l’américaine. Bien sûr, il était arrivé à certaines déductions mais il voulait entendre la propre vision des choses de Margot.

Le jeune homme s’approcha donc la table où son amie était toujours installée puis il attrapa fermement le dossier de la chaise qui lui faisait face. Il se doutait que la professeur de Potions n’était pas dans les meilleures dispositions pour avoir une conversation mais il ne ne voulait pas quitter la pièce sans des explications :

« Margot, il faut qu’on parle. » commença-t-il.

Cherchant ses mots quelques secondes, il poursuivit :
« Tout d’abord, je comprends et j’accepte la remontrance que tu nous as faites tout à l’heure. Cependant, je veux que tu saches que, quoique tu ais pu voir qui te laisse croire le contraire, il ne s’est jamais rien passé, et il ne se passera jamais rien entre Ana et moi. » déclara-t-il posément.

Il ne le dirait pas deux fois. Après tout, il n’avait pas à se justifier davantage sur ce fait. Si Margot ne le croyait pas, c’est qu’ils n’avaient probablement plus rien à faire ensemble. Après tout, il n’avait de compte à rendre à personne.

« Mais il y a des choses que je ne suis pas sûr de comprendre, poursuivit –il sans parvenir à masquer totalement son irritation, qu’a voulu dire Ana en disant que tu lui avais dicté de tenter sa chance avec moi ? J’espère pour toi qu’elle affabule complètement sur ce coup, car, saches-le, je déteste que l’on se mêle de ma vie privée.» précisa-t-il sur un ton péremptoire.

Samuel se montrait intransigeant avec cela. C’était un homme discret, et il s’était toujours efforcé de ne jamais afficher sa vie personnelle. Le célèbre adage, « Pour vivre heureux, vivons caché », lui correspondait parfaitement et il était prêt à montrer les crocs à ceux qui menaçait, d’une manière ou d’une autre, son intimité.

Ceci étant dit, il souffla profondément avant d’enchainer sur sa dernière interrogation :

« Il y a autre chose, ajouta-t-il alors, Hier tu me fais clairement comprendre que rien n’est envisageable entre nous et aujourd’hui, tu te comportes comme si je t’avais trahie ou trompée… »

Il se redressa et passa une main dans sa barbe naissante avant d’ajouter :

« Que tu sois en colère parce que ce genre de comportement n’a pas lieu d’être dans la salle des professeur, je le conçois, mais que tu sois aux bords des larmes… Je pense que cela cache autre chose, sous-entendit-il avec aplomb, Margot, est-ce que je me trompe ? »


Samuel Nolan
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Margot AdamsonAncien personnageavatar
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Loin de partir, Ana et Samuel semblaient décidés à prendre racine dans la salle des professeurs. Margot se crispa imperceptiblement lorsqu'elle entendit la voix mielleuse d'Ana prononcer des paroles hypocrites qui ne trompaient personne.

"Vous semblez ne pas aller au mieux madame Adamson? Puis vous être d'une quelconque utilité?"

Une colère froide s'empara de Margot, ce qui eut le don de la tirer de sa torpeur. Cette horrible mégère allait-elle vraiment oser en rajouter en venant jubiler sous son nez ? Oui, à en croire les pathétiques explications que l'arithmancienne lui jeta en pâture. Margot en fut tellement outrée qu'elle dut résister à l'envie de sortir sa baguette magique pour arracher les yeux de miss Beauté Automnale. Elle ne se rappelait pas avoir ressenti une telle haine pour quelqu'un depuis bien longtemps. Même O'Connor et son petit discours du match n'arrivaient pas à la cheville d'Ana quand il s'agissait de provoquer ses pulsions les plus violentes. Margot tenta de fermer ses oreilles au paroles mesquines de sa rivale, quitte à paraître pour une faible. Ana finirait bien par se lasser et par s'en aller, songea-t-elle en faisant mine de lire le devoir de Théo comme si elle ne se rendait pas compte qu'une horrible bonne femme était en train de lui parler. Heureusement, Samuel sembla comprendre que ce n'était pas une très bonne idée de laisser les deux femmes dans la même pièce, puisqu'il tenta de s'interposer. Mais Ana n'avait pas dit son dernier mot, et semblait bien décidée à tirer une réaction de sa proie...

"Et je vous remercie du fond du cœur de m'avoir suggérer de le faire..."

Margot tourna vivement la tête vers Ana, dardant sur elle un regard où l'incrédulité et la haine se battaient en duel.

*Suggéré de le faire ? Suggéré de le faire ?!? Sale petite pourriture !*

Elle n'arrivait pas à croire qu'elle s'était fait manipuler de la sorte. Sans même réfléchir à ce qu'elle était en train de faire, Margot saisit sa baguette et amorça un mouvement pour se lever, mais elle constata que le "petit renard" de mademoiselle Sorden était en train de lui claquer la porte au nez. Elle se laissa retomber sur sa chaise, le coeur battant à tout rompre dans sa poitrine, et lâcha sa baguette qui roula sur la table. Fermant les paupières, elle tenta d'évacuer la colère vibrante qu'elle éprouvait pour cette femme, réalisant que c'était le moindre de ses soucis. En effet, comme c'était prévisible, Samuel vint se poster en face d'elle, déterminé à obtenir des explications.

Même si elle n'aspirait qu'à être seule pour tirer cette situation au clair, Margot se força à regarder Samuel. Son coeur se serra lorsque l'image de son ami avec cette horrible femme lui revint en mémoire, et elle s'efforça de la repousser. Elle ne savait pas ce qui lui faisait le plus de mal. L'avoir trouvé dans cette situation avec une autre femme qu'elle, ou l'avoir trouvé avec cette femme en particulier. Etait-ce simplement son ego qui était touché, ainsi peut-être que l'image idéalisée qu'elle se faisait de Samuel, ou y avait-il là d'autres sentiments sous-jacents qu'elle refusait de reconnaître ? Toujours est-il que les paroles de Samuel allégèrent de beaucoup le poids qu'elle avait sur les épaules.

"Cependant, je veux que tu saches que, quoique tu ais pu voir qui te laisse croire le contraire, il ne s’est jamais rien passé, et il ne se passera jamais rien entre Ana et moi."

Malgré le soulagement qui l'envahissait, un doute persistait dans l'esprit de la sorcière. Lorsqu'elle était entrée dans la pièce, il y avait pourtant bien l'air de se passer quelque chose... Elle n'eut pas le temps de lui répondre, puisque Samuel semblait lui aussi irrité par quelque chose, à savoir ce qu'avait rapporté Ana sur leur conversation de septembre. Si Margot pouvait concevoir qu'il n'apprécie pas que les deux femmes parlent dans son dos, en revanche elle n'aima pas du tout la façon dont il le dit.

« Mais il y a des choses que je ne suis pas sûr de comprendre, qu’a voulu dire Ana en disant que tu lui avais dicté de tenter sa chance avec moi ? J’espère pour toi qu’elle affabule complètement sur ce coup, car, saches-le, je déteste que l’on se mêle de ma vie privée.»

Margot faillit se lever brusquement pour expliquer à Samuel sa façon de penser, mais s'interrompit en voyant qu'il n'avait visiblement pas terminé. Qu'allait-il encore trouver pour l'enfoncer un peu plus ?

« Que tu sois en colère parce que ce genre de comportement n’a pas lieu d’être dans la salle des professeur, je le conçois, mais que tu sois aux bords des larmes… Je pense que cela cache autre chose, Margot, est-ce que je me trompe ? »

L'ego de Margot prit un coup face à ces dernières paroles, autant par le fait qu'il mette ainsi en avant sa réaction disproportionnée que par la façon dont il les avait prononcées. Avec aplomb, presque avec défiance, comme si elle avait fait quelque chose de mal. Mais s'il y avait quelqu'un entre les deux qui devait être en colère, ce n'était pas Samuel, et elle avait bien l'intention de le lui faire comprendre. Elle se leva brusquement et lui lança d'une voix coupante :

"Peut-être, je ne sais pas, à vrai dire j'espérais avoir un peu plus d'une journée pour mettre mes sentiments au clair avant que tu ne te jettes dans les bras d'une autre."

C'était brusque et peu diplomate, mais cela avait le mérite d'être honnête. Un tel comportement de la part de Samuel l'avait clairement déçue, et elle ne s'en cacherait pas. Réalisant cependant que ce n'était pas de cette façon qu'elle arrangerait les choses entre eux, Margot se radoucit et poussa un profond soupir.

"Ecoute, Samuel, je sais que je n'ai pas à te dicter ta conduite, je sais que je n'ai aucun droit à ta fidélité non plus, pas après ce qu'il s'est passé hier. Et si tu me dis que rien ne s'est passé, je te crois, même si..."

Sa voix se brisa, mais elle se força à achever :

"Même si cela n'en avait pas l'air quand je suis arrivée... Mais bien sûr que ça me touche, bien sûr que je me sens concernée. Tu ne peux pas me mêler à ta vie privée un jour et m'en exclure complètement le jour d'après. Tout ou rien, cela ne fonctionne pas, pas avec moi. La situation n'est pas si simple, nous sommes collègues, amis, tu es quelqu'un d'important pour moi et..."

Elle s'interrompit et ferma brièvement les yeux, consciente qu'elle s'aventurait sur un terrain glissant. Elle ne savait plus ce qu'elle ressentait, et les paroles perfides d'Ana Sorden résonnaient encore trop fort à ses oreilles pour qu'elle puisse y réfléchir calmement. Ana. Elle avait bien réussi son coup, celle là... Alors que cette pensée se formait dans son esprit, la méfiance que Margot avait ressenti à propos d'Ana ce fameux soir de septembre l'envahit à nouveau. Rien de tout cela ne serait arrivé sans elle... Il lui fallait tirer ça au clair, et ne pas laisser croire à Samuel qu'elle aurait encouragé la jeune femme à le séduire.

"Je n'ai jamais suggéré à Ana de te séduire.", dit-elle brusquement, changeant de sujet. "Elle est venue me voir, un soir de septembre, pour je me demander une potion de beauté et elle m'a raconté des salades sur les regards langoureux que tu lançais à son décolleté, et elle voulait en savoir plus sur toi. Je ne sais plus exactement ce que je lui ai répondu, quelque chose comme "vous pouvez toujours tenter votre chance", parce que j'étais persuadée qu'elle mentait et que tu lui avais lancé aucune oeillade passionnée. Et puis comment pouvais-je savoir que tu t'intéresserais réellement à une femme pareille ?!"

Elle grimaça légèrement, puis pris conscience que ses aveux ne jouaient pas vraiment en sa faveur.

"Elle est revenue à la charge un peu plus tard dans la conversation alors je lui ai dis que je ne me sentais pas à l'aise de parler de toi avec elle. Je...cela n'avait pas d'importance pour moi, Samuel, je n'ai pas repensé à cette partie de la conversation depuis ce soir là parce que je pensais qu'elle enjolivait la vérité, et que rien ne se passerait entre elle et toi. A vrai dire elle m'a posé plein de questions, sur différents sujets, sur ma vie privée et... Honnêtement, j'avais autre chose en tête ce soir là, et depuis j'ai eu d'autres soucis que la vie sentimentale de cette p..."

Elle retint l'insulte in extremis, et ses lèvres se pincèrent. Une autre phrase d'Ana Sorden lui revint en tête. "Une vérité peut prendre tellement de détours"... Margot avait comme l'impression que l'arithmancienne était douée pour faire prendre de drôles de détours à la vérité. Mais reporter tous les problèmes entre Samuel et elle sur Ana semblait un peu facile, et Margot ne savait plus quoi penser. Elle n'aspirait qu'à retrouver sa confiance et sa complicité avec son ami, mais était-ce encore possible ?

L'enseignante fit le tour de la table pour rejoindre Samuel, et posa sur lui un regard confus. Elle hésita quelques instants, cherchant ses mots, puis réalisa qu'elle ne les trouvait pas. Alors elle murmura quelques mots, comme un aveu de faiblesse.

"Je ne sais plus quoi penser, Samuel, depuis hier je...je suis perdue."



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Samuel n’avait jamais été doué pour les relations humaines. Ce n’était pas pour rien qu’il avait préféré vivre parmi les animaux pendant plus d’un an. Les bêtes étaient des êtres entiers, qui entretenaient des rapports simples et limpides, contrairement aux hommes qui semblaient toujours vouloir chercher les complications. Néanmoins, il fallait avouer que l’être humain tirait sa richesse de sa complexité et Margot était le parfait exemple pour cette affirmation.
En effet, après l’avoir éconduit la veille, en lui faisant clairement comprendre qu’elle n’était pas intéressée, son amie admettait maintenant qu’elle aurait bien aimé avoir plus d’une journée pour mettre ses sentiments au clair avant que Samuel ne se jette dans les bras d’une autre.

Le jeune homme ouvrit la bouche pour contester ce dernier point mais il se ravisa lorsqu’il découvrit la mine soucieuse de Margot. Après tout, il n’avait pas été tendre avec elle, manquant cruellement de tact, la poussant à se dévoiler alors qu’elle n’en avait peut-être pas envie…   Afin de lui laisser un peu de temps pour se reprendre, il rejoignit donc l’une des fenêtres de la salle des professeurs qui donnait sur le parc. Il riva ses poings au fond de ses poches avant de contempler le  paysage simplement éclairé par la lune. Il aurait donné n’importe quoi pour être au cœur de la forêt interdite à ce moment même, plutôt que d’être en train de se disputer avec Margot. Comment en était-il arrivé là alors qu’ils s’entendaient si parfaitement tous les deux?

Visiblement son amie avait aboutie  à la même conclusion puisque c’est sur un ton plus radoucie qu’elle reprit la parole :

"Ecoute, Samuel, je sais que je n'ai pas à te dicter ta conduite, je sais que je n'ai aucun droit à ta fidélité non plus, pas après ce qu'il s'est passé hier.


Au moins, ils étaient d’accord là-dessus. Samuel estimait ne pas avoir de compte à rendre, à qui que ce soit, concernant sa vie sentimentale. Il resta donc muet, les yeux braqués sur l’extérieur, tandis que Margot poursuivait :

« Et si tu me dis que rien ne s'est passé, je te crois, même si..."

En entendant la voix de son amie se briser, un frisson lui parcourut l’échine. Samuel se retourna vivement et scruta sa collègue avec appréhension. Il ne pensait pas que cet incident prendrait des proportions aussi énormes, ni que son amie serait autant bouleversée. Il n’aimait pas la voir aussi fragilisée par sa faute. Bien décidé à apaiser le climat, il commença :

« Écoute Margot… »

Néanmoins, sa collègue semblait vouloir lui révéler clairement le fond de sa pensée, aussi elle le coupa et poursuivit :

"Même si cela n'en avait pas l'air quand je suis arrivée... Mais bien sûr que ça me touche, bien sûr que je me sens concernée. Tu ne peux pas me mêler à ta vie privée un jour et m'en exclure complètement le jour d'après. Tout ou rien, cela ne fonctionne pas, pas avec moi. La situation n'est pas si simple, nous sommes collègues, amis, tu es quelqu'un d'important pour moi et..."

Jeu de piste:
 
Samuel retint son souffle quelques instants, attendant que Margot termine sa phrase. Mais contre toute attente, son amie ferma les yeux et tenta visiblement de rassembler ses pensées.
Elle semblait tellement mal à l’aise qu’il dû lutter, comme à Edimburg,  pour ne pas la rejoindre et la prendre dans ses bras. En effet, parfois elle semblait si vulnérable qu’il avait simplement envie de la serrer contre lui, afin de lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule.

Comme il avait pu le voir la veille, cet instant de fragilité ne durait jamais bien longtemps et Margot reprit bien vite la parole sur un ton résolu, presque brusque, pour lui certifier qu’elle n’avait jamais suggéré à Ana de le séduire.

Ana. Face à la détresse de Margot, il l’avait complètement oublié celle-là !
L’arithmancienne ne lui avait quasiment jamais adressé la parole depuis la rentrée et voila que, sans raison apparente, elle s’était littéralement jeter dans ses bras ce soir.  Ce comportement était vraiment étrange. Peut-être, était-elle sous l’emprise d’un sortilège ou d’une potion qui aurait expliqué ce revirement de situation soudain. Cependant, d’après le récit de son amie, Ana avait toujours été bizarre. Tout avait commencé fin septembre, lorsque l’arithmancienne était venue trouver Margot pour lui demander quelques filtres de beauté. La conversation avait apparemment dérivé de son sujet d’origine et Ana avait finalement évoqué les œillades que Samuel était sensé jeter à son décolleté…

« Pardon ? » lâcha-t-il littéralement abasourdi par cette affirmation. Néanmoins, sa collègue fit comme s’il n’avait pas émit d’objection puisqu’elle ajouta :

« Comment pouvais-je savoir que tu t'intéresserais réellement à une femme pareille ?!"

« Je te l’ai dit Margot, répondit-il du tac au tac, il ne s’est rien passé. Je ne la connais même pas et ce  que j’ai entraperçu de sa personnalité ne me plait pas du tout.»

Il ne pouvait pas être plus clair. Fort heureusement, Margot avait l’air de le croire cette fois. De plus, tout comme lui, l’enseignante en potions ne semblait pas porter l’arithmancienne dans son cœur. Elle ajouta même qu’Ana s’était montrée très intrusive lors de leur entretien de septembre, la questionnant sur sa vie privée et sur d’autres faits personnels.
Samuel ne savait pas trop à quoi jouait cette Ana Sorden et, à vrai dire, il n’avait pas réellement  envie de le savoir. Cette femme était toxique et elle ne semblait s’épanouir qu’en jetant le trouble autour d’elle.  Samuel restait toujours à bonne distance de ce genre de personnes et il comptait conseiller à son amie d’en faire autant, enfin,  dès qu’elle aurait terminé sa tirade assassine :

« …Honnêtement, j'avais autre chose en tête ce soir là, et depuis j'ai eu d'autres soucis que la vie sentimentale de cette p..."

« .. .de cette Professeur d’Arithmancie, termina Samuel bien que, selon toute vraisemblance, ce ne soit pas ce qualificatif que Margot avait l’intention d’utiliser.

Malgré cette petite boutade, l’enseignante en potion n’esquissa pas l’ombre d’un sourire. Elle était de nouveau absorbée dans ses pensées, comme un peu plus tôt dans la conversation. Après avoir réfléchit quelques secondes, elle traversa la salle pour rejoindre Samuel devant la fenêtre.
Elle cherchait visiblement les mots adéquats sans les trouver et semblait en proie au doute et à l’incertitude. Pour la troisième fois en deux jours, c’était de nouveau la Margot fragile et délicate qui se trouvait devant lui.

"Je ne sais plus quoi penser, Samuel, depuis hier je...je suis perdue." Finit-elle par avouer à voix basse.

Le jeune enseignant scruta momentanément les grands yeux bleus de sa collègue. Elle avait l’air réellement désorientée et dépassée par la situation. Ecoutant finalement ce que son instinct lui dictait depuis la veille, Samuel attira doucement Margot contre lui pour la serrer dans ses bras. Il espérait sincèrement qu’elle ne se déroberait pas cette fois, même s'il était sûr qu’elle comprendrait que ses intentions étaient différentes de la veille. Après tout, il voulait juste la réconforter et lui témoigner de son soutien. Il n'était pas là pour lui embrouiller l'esprit davantage,-il l'avait déjà assez fait visiblement- mais simplement pour lui transmettre un peu de courage.

« Ça va aller, ne t’inquiète pas… » finit-il par lui chuchoter à l’oreille d’une voix rassurante, je suis là. »


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Leurs regards se croisèrent quelques instants, puis Samuel l'attira contre lui. Margot ne se fit pas prier, se réfugiant presque dans les bras du jeune homme. Elle poussa un imperceptible soupir de soulagement en sentant ses bras se refermer sur elle, et posa sa tête sur son épaule. Elle avait besoin de cette étreinte, à la fois pour la force et le réconfort que cela lui procurait mais aussi et surtout pour se sentir à nouveau proche de lui. Un frisson la parcourut lorsqu'elle sentit le souffle de Samuel prêt de son oreille, pour lui dire exactement ce qu'elle avait besoin d'entendre.

"Ça va aller, ne t'inquiète pas... Je suis là."

Il était là, et il ne s'en allait nul part, tel était le message qu'il lui transmettait et qui la soulageait d'un poids immense. Car depuis hier elle avait eu l'impression de le perdre et cela l'avait presque consumé de l'intérieur, elle s'en rendait compte maintenant. Elle avait été envahie d'un sentiment de solitude qui avait été trop dur à supporter. Mais tant qu'elle pouvait compter sur lui, tout irait bien... Or, elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance, et qu'il serait là pour elle. Elle l'avait toujours su d'ailleurs, son instinct le lui avait soufflé dès leur première rencontre. Le coeur un peu plus léger, elle réalisa qu'il faudrait bien plus qu'une vulgaire séductrice pour briser le lien qui les liait, aussi ravageur le sourire de cette femme soit-il...

"Heureusement", répondit-elle enfin avec un sourire dans la voix. "Parce qu'il semblerait que je ne puisse pas me passer de toi..."

Margot réalisa un peu tard que ses paroles étaient peut-être un peu trop intimes, surtout alors qu'il la tenait dans ses bras, aussi cacha-t-elle sa tête dans le cou du jeune-homme pour qu'il ne la voit pas rougir. Elle devait s'éloigner et reprendre la distance appropriée à leur relation, mais l'idée de s'extirper des bras de Samuel lui parut soudain pénible. Elle voulait rester encore un peu contre lui, là où le monde lui semblait moins cruel et la vie plus facile. Elle voulait sentir encore la chaleur de son étreinte et les effluves de son odeur si particulière... Une vague de désir l'envahit alors et elle s'écarta brusquement du jeune homme, le souffle court, embarrassée par ses propres pensées.

Les joues en feu, elle s'appuya contre la fenêtre pour sentir la fraîcheur de la nuit contre elle et se força à croiser le regard de Samuel. Son coeur manqua un battement alors qu'elle s'efforçait de soutenir le regard clair et franc de son ami. Elle ne pouvait pas continuer ainsi, à entretenir cette ambiguïté entre eux, à réfréner des sentiments qui devenaient de plus en plus apparents, de plus en plus encombrants. Car, après tout, la situation n'était pas si compliquée. Au contraire, elle était même très simple : elle avait besoin de lui, de sa présence dans sa vie, de son soutien et de sa complicité... Elle avait besoin qu'il soit son ami, mais pas seulement... Sa réaction lorsqu'elle avait cru qu'il avait cédé à Ana le prouvait bien.

Soucieuse de ne pas le blesser une seconde fois en deux jours, Margot se rapprocha à nouveau de Samuel et lui sourit doucement.

"Merci", murmura-t-elle. "Merci d'être là."

Elle décida alors de mettre ses doutes, ses questions, sa confusion de côté et se rapprocha encore un peu plus de l'enseignant, jusqu'à ce que leurs corps se frôlent. Elle leva une main et caressa doucement sa joue recouverte d'une barbe châtain, considérant avec attention ses yeux clairs, son visage aux traits doux. Puis sa main finit par s'enfouir dans la chevelure du jeune homme, tandis que Margot levait son visage vers lui, le coeur battant à tout rompre. Elle effleura ses lèvres des siennes, fermant les yeux, puis enfin abandonna toute hésitation et l'embrassa. D'abord pleine de retenue, elle finit par s'abandonner complètement et sans réserve à cette étreinte. Une douce chaleur l'envahit tandis qu'elle prenait toute la mesure de la tendresse, de la passion et du désir qu'elle éprouvait pour lui.

Lorsque leur baiser prit fin, elle s'écarta légèrement et posa sur Samuel un regard timide, tandis qu'un sourire s'épanouissait sur son visage.



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Au plus grand soulagement de Samuel, Margot se laissa docilement approcher. Cela avait toujours été ainsi, il parvenait davantage à se faire comprendre avec des gestes qu’avec des mots. Grace à cette étreinte, il lui présentait des excuses pour ses propos quelque peu virulents et il lui témoignait son soutien. Ce n’était pas un malentendu qui allait mettre fin à leur « amitié », même si ce terme ne convenait pas véritablement à ce qu’ils semblaient ressentir l’un pour l’autre. D’ailleurs, Margot ne fit qu’accroitre cette sensation en prononçant des paroles légèrement ambiguës :

« Parce qu'il semblerait que je ne puisse pas me passer de toi..."

Sa collègue se refugia alors dans le creux de son cou l’enivrant littéralement avec la douce odeur de sa chevelure ébène. Cette embrassade affectueuse commençait à prendre une toute autre tournure… En effet, succombant au désir que Margot lui inspirait, Samuel caressa de la joue les cheveux de son amie avant de faire glisser ses mains le long de son dos, raffermissant légèrement son étreinte sur la taille de cette dernière.

Subitement, Margot s’écarta vivement, souhaitant visiblement mettre fin à cette situation embarrassante. Les joues rosies, elle s’appuya contre la fenêtre tandis que Samuel s’efforçait de se raisonner. Ce n’était pas en la brusquant de la sorte qu’il arriverait à quelque chose avec elle. Elle venait d’avouer, à demi-mot, qu’elle se questionnait sur ses sentiments et il devait au moins lui laisser un peu de temps pour tirer les choses au clair…Même si tout était limpide pour lui.

Tout en passant une main lasse dans sa barbe, Samuel capta le regard de son amie. Il lui était impossible de savoir ce qu’elle ressentait véritablement. Elle semblait un peu gênée mais son regard bleu était indéchiffrable. Il lui décrocha néanmoins un vague sourire afin de lui faire comprendre qu’il ne lui tenait pas rigueur de sa réaction. Laissant ses yeux errer en direction de la forêt interdite, le jeune homme décida de sortir quelques minutes. L’air frais de l’extérieur lui ferait surement le plus grand bien et cela lui remettrait les idées en place. Alors qu’il s’apprêtait à prendre congé, Margot s’approcha de lui et le remercia pour sa présence. Elle fit un nouveau pas et leurs corps se frôlèrent. Cela devenait de plus en plus difficile pour Samuel de résister à la tentation. Ils étaient beaucoup trop prêt l’un de l’autre maintenant. Cependant, il n’avait pas envie de subir une nouvelle dérobade aussi il resta fermement sur ses positions, n’osant pas esquisser le moindre geste en direction de sa collègue. Mais lorsque Margot leva les yeux les vers lui, ce ne fut pas de l’indécision qu’il lut sur son visage mais un mélange réussi de douceur et de détermination. Alors qu’elle laissait glisser ses mains dans sa chevelure, ne laissant plus de place au doute, Samuel referma ses bras sur le corps de sa collègue. Enfin, songea-t-il tandis que leurs lèvres se frôlèrent dans un frisson de désir. Il n’arrivait même plus à savoir depuis quand il attendait ce moment. Peut-être depuis leur conversation au clair de lune. Il avait eut, à ce moment là, l’intime conviction d’être en compagnie d’une sorte d’alter-ego, un être qui le comprenait sans le juger. Depuis, ses sentiments avaient encore évolué. En plus du respect et l’estime qu’il ressentait à la base à l’égard de Margot, il avait éprouvé une réelle attirance pour elle, qui n’avait fait que s’accroitre de jour en jour. Aujourd’hui, toutes ses espérances se concrétisaient enfin dans ce baiser passionné.

Refusant de théoriser davantage ce qui était en train de se dérouler, Samuel s’abandonna finalement à cette étreinte, laissant ses mains explorer les courbes généreuses de sa collègue, et sa bouche gouter à ses lèvres pulpeuses.

Lorsque leur baiser prit fin, les deux collègues s’écartèrent légèrement, même si Samuel retint Margot, refusant qu’elle s’éloigne trop de lui. Elle lui accorda finalement un sourire timide auquel il répondit avant de balayer la pièce des yeux.

Arborant la mine sérieuse qui le caractérisait tant, le jeune homme se racla la gorge et chercha la formulation exacte pour lui souffler au creux de l’oreille :

"Ce n'est pas exactement l'endroit le plus approprié pour ce genre de choses, ne croyez-vous pas ?"

Mais avant qu’elle n’ait pu répondre quoique ce soit, Samuel se baissa légèrement, plaqua une main dans son dos et l’autre derrière ses genoux, puis il la souleva du sol en la portant dans ses bras. Ne cachant pas la joie que lui inspirait cette petite transgression dans la salle des professeurs, il esquissa quelques pas au milieu de la pièce, tournoyant sur place et se laissa tomber, dans un éclat de rire, sur le vieux canapé en cuir élimé.

Il posa une main sur la hanche de Margot -qui se retrouvait installée sur ses genoux par la force des choses- avant de reprendre progressivement sa mine sage. Soupirant de contentement, il lui accorda un regard tendre et déposa de nouveaux baisers furtifs sur ses lèvres et dans son cou. Refrénant ses ardeurs, il finit par appuyer sa tête sur le dossier et susurra :

« On peut attendre que Crispin nous surprenne ici, ou alors tu peux m’accompagner dans un endroit plus tranquille… Enfin, tu es libre de choisir une autre décision. » Ajouta-t-il en lui caressant la joue du revers de la main…


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"Ce n'est pas exactement l'endroit le plus approprié pour ce genre de choses, ne croyez-vous pas ?"

Lorsque Samuel, l'air sérieux, répéta ses paroles précédentes, Margot lui donna une petite tape sur l'épaule. C'est sur qu'avec le recul, ses propos semblaient bien ridicules, tout comme sa réaction disproportionnée face à Ana ! Mais l'enseignante n'eut pas le temps de réagir, puisque Samuel la souleva du sol, la portant à travers la salle d'un pas guilleret. Riant aux éclats, Margot s'accrocha à son cou et se laissa emmener jusqu'au vieux canapé. Enlaçant le jeune homme, elle ferma les yeux de contentement sous ses baisers. Lorsque Samuel lui proposa de rejoindre un endroit plus tranquille, tout en lui laissant la possibilité de refuser, elle rouvrit ses paupières et croisa son regard, cherchant à analyser ses envies.

Bien sûr, l'idée de s'isoler avec Samuel la rendait un peu nerveuse, mais elle devait bien reconnaître qu'elle en avait terriblement envie. Elle ne se rappelait pas de la dernière fois où elle s'était sentie aussi proche de quelqu'un, ni d'ailleurs de la dernière fois qu'un homme lui avait fait un tel effet... Désormais, toutes les raisons qu'elle s'était donné pour refuser cette relation semblaient confuses et dérisoires, tout comme la raison de son emportement plus tôt. Tout ce qu'elle voulait, c'était être lui, et elle ne se souciait plus de leur différence âge, du fait qu'ils soient collègues, ni de toutes les affreuses bonnes femmes - probablement très nombreuses - qui auraient voulu être à sa place. Quant à André, eh bien...ma foi, la perspective de son mariage semblait soudain moins effrayante, et plus du tout triste. Elle aussi pouvait avancer dans sa vie, elle voyait enfin de quelle façon...

Alors, arrêtant enfin de réfléchir, elle étira ses lèvres en un sourire espiègle et murmura en réponse :

"Je vote pour que Crispin nous surprenne."

Puis elle l'embrassa longuement, espérant néanmoins que leur coléreux collègue ne les surprenne pas. Ou n'importe lequel de leurs collègues d'ailleurs, elle préférait ne pas imaginer la réaction d'Edmund, lui si attaché aux bonnes manières... A cette pensée, elle finit par s'écarter de Samuel et reprit :

"Enfin, je suppose qu'il vaut mieux ne pas lui donner une bonne raison de râler, il le fait déjà suffisamment comme cela !"

Se levant à regret, elle s'éloigna en direction de la table où elle avait abandonné ses copies et les rassembla rapidement. Tant pis pour ses septième année, ils devraient attendre leur note un jour de plus... Elle rejoignit à nouveau Samuel qui s'était levé, sans même réaliser qu'elle souriait comme une adolescente face à son premier petit-ami. Elle l'enlaça brièvement, le temps de murmurer quelques mots exagérément aguicheurs au creux de son oreille :

"Emmène-moi dans ta tanière, mon beau renard..."

Puis elle s'écarta de lui, l'air malicieux, et ils quittèrent la salle des professeurs.


RP terminé !


Ils se marièrent et ils eurent beaucoup d'enfants !
Et le premier qui dit "Margot est trop vieille pour faire des enfants" se retrouvera pendu par les pieds dans un cachot humide et sombre
.



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La Louve, le Renard et la Vipère... [RP Ana-Samuel-Margot]

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