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 Rendez-vous professionnel [Gladys & Alicia]

Alicia L. JonesMédicomageavatar
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10 octobre 2006

Alicia tourna machinalement une page de son grimoire de potion et parcoura le parchemin des yeux, tout en surveillant l’heure. Ce soir, elle avait un rendez-vous avez une journaliste du Chicaneur, qui avait tenu à l’interroger sur ce qu’elle allait faire à Poudlard. Au départ sur le point de refuser, la jeune femme en avait à son professeur, qui lui avait grandement conseillé d’y aller. « Tu ne peux pas refuser Alicia. Tu comprends, tu vas devenir une sorte de personnage public. Celle qui s’occupe du cas Fernoys. Pas au point de te retrouver assaillit par des paparazzis, loin de là, rassure toi. Mais met toi donc dans la tête que tu vas devoir rassurer les parents des élèves de Poudlard. Oui, tu as la situation en main ; non, Harmonie ne pourra pas s’échapper de ta surveillance… Tu comprends ? Ils ont besoin d’être rassurés, de savoir que tu es compétente, malgré ton jeune âge. ».

Alors, écoutant les paroles avisées de son maître de stage, l’ex-Serdaigle avait donc décidé d’accepter l’interview pour le Chicaneur. Jetant un coup d’œil à l’horloge, elle referma son livre. Merlin, le temps passait bien trop vite. Sortant de son appartement, elle referma la porte à clef derrière elle et descendit les quelques marches avant de transplaner.

Une fois sur à Pré-au-Lard, elle entreprit de gagner les Trois Balais, lieu où était fixé le rendez-vous avec la Journaliste. Miss Bell, selon les informations qu’on lui avait données. Pour l’occasion, pas question de venir débraillée, son professeur lui avait bien comprendre. De toute façon, ce n’était pas le genre d’Alicia. Elle avait revêtit une petite robe noire, mit des talons, s’était légèrement maquillée, un trait d’eye-liner, du mascara et un soupçon de poudre sur les joues, avait laissé ses cheveux lâchés dans son dos et après avoir passé une veste, s’était déclarée prête.

Poussant la porte du bar, Alicia resta quelques secondes sur le palier, avant qu’une serveuse ne se précipite vers elle, un sourire trop polie et trop aimable collé sur ses lèvres pour qu’il semble naturelle.

« Miss, vous désirez ? »

Jetant un coup d’œil circulaire à la pièce, l’étudiante répondit :

« Je suis attendue, normalement, par une certaine Miss Bell… Est-elle déjà arrivée ? »

« Mais certainement, suivez moi, Miss. »

Suivant la serveuse dans la pièce, elle l’amena jusqu’à une table légèrement à l’écart, où une jeune femme était déjà assise.

« Miss Bell je présume ? » commença la jeune femme « Alicia Jones, enchantée. », se présenta-t-elle tout en prenant place à table.

« Je ne vous ais pas trop fait attendre, j’espère ? » s’enquit-elle par politesse.



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Nerveusement, Gladys glissa une de ses mèches rebelles derrière son oreille, les ongles de son autre main tapant en un rythme effréné sur la table. Ses cheveux longs, remontés en une queue de cheval, lui tombait dans le dos, bougeant au rythme alors qu'elle secouait distraitement la tête, les yeux fermés. Elle n'aimait pas les moments qui précédaient les rendez-vous professionnels. Les rendez-vous tout court, d'ailleurs. Elle se demandait toujours si tout irait bien, si elle n'était pas trop maquillée, si elle n'allait pas désintéresser la personne, si tout plein de choses. Non, vraiment, elle n'aimait pas ces moments-là. Pourtant, une fois lancée, Gladys se sentait merveilleusement bien. Elle adorait interagir avec des gens, discuter, poser des questions, être soi-même, franche et souriante. Elle aimait vraiment ça. Alors, elle le savait, d'ici quelques minutes, elle retrouverait son sourire et sa nervosité la quitterait. Mais, pour le moment, elle était encore là alors...

" Rosmerta ? Un petit whisky s'il te plait ! Genre vraiment petit, j'ai du boulot," ajouta-t-elle en riant, voyant la gérante sortir un verre généreux.

Bon, normalement, elle ne buvait pas avant un rendez-vous, certainement pas un rendez-vous pareil, mais elle devait s'avouer vraiment inquiété, sans savoir pourquoi. C'était vraiment, vraiment étrange. Peut-être parce que Luna -soyons sérieux un instant, Luna !- lui avait dit que c'était un article important, que beaucoup de monde le lirait et qu'il aurait un impact important pour Poudlard. Peut-être parce que la réputation et la carrière de la jeune fille qu'elle allait interviewer se jouaient presque ce soir... Alors oui, elle paniquait, parce que d'ordinaire, elle écrivait des articles inoffensifs sur un pays lointain, de nouvelles découvertes ou des personnes autres. Mais là... De plus, le sujet la passionnait vraiment et, comme toujours, elle était fébrile lorsque c'était le cas.

Finalement, son verre en main, Gladys le but cul-sec et, allant le reposer sur le bar, se dirigea vers les toilettes. La jeune femme qu'elle allait interviewer allait arriver d'un instant à un autre, elle devait se calmer, sourire, arrêter de paniquer comme elle le faisait toujours avant un rendez-vous ; cette habitude devenait ridicule. Aussi, adressant un sourire à son reflet dans le miroir, Gladys remit une énième fois sa mèche derrière son oreille, remit en place son chemisier puis soupira. Elle se détourna et se rassit à sa table, le regard dans le vide, répétant mentalement la dizaine de questions qu'elle allait poser à son interviewée.

Cette dernière ne tarda pas. Élégamment vêtue, elle s'arrêta devant sa table, lui souriant poliment. Gladys demeura un instant silencieuse, surprise de voir une jeune femme aussi élégante, aussi... fragile. Cela la surprenait sincèrement, mais elle lui paraissait douce, fragile, risquant de se briser au moindre coup. Pourtant, elle était future médecin, c'était une personne forte, pleine de volonté, suffisamment capable pour prendre en charge le cas Fernoys. Et, étrangement, elle lui paraissait froide, distante, alors qu'elle lui souriait et se présentait poliment. Secouant la tête, Gladys se releva et tendit la main à la jeune femme :

" Gladys Bell."

Elle ne lui demandait pas son nom, le connaissant, mais la jeune médecin se présenta tout de même, pleine de convenance. Alicia Jones. Ca sonnait bien. Et cette remarque était ridicule. Se rasseyant, tandis que la jeune femme en faisait de même, Gladys prit son verre dans une main, ses ongles tapant délicatement le verre. Nerveuse, encore ? Ce n'était pas normal. Cette fille n'était pas normale. Elle lui paraissait trop douce. Trop innocente. Elle la mettait mal à l'aise. Pourtant, Gladys lui fit un sourire poli et répondit immédiatement à la question qu'elle venait de lui poser :

" Non, rassurez-vous, je viens à peine d'arriver. "

C'était un mensonge, elle était là depuis une heure, mais Alicia n'avait aucun besoin de savoir cela. Gladys sortit quelques feuilles d'une sacoche, ainsi qu'une plume à papote, puis adressa un sourire rassurant à Miss Jones.

" Je vous remercie de m'accorder votre temps, Miss Jones, que j'imagine précieux, vu votre métier. Quoiqu'il en soit, avant de commencer un quelconque entretien, puis-je vous offrir quelque chose à boire ? " proposa-t-elle poliment, pointant du doigt une carte des boissons.

Voilà. La soirée commençait, l'interview n'allait pas tarder, Gladys se sentait déjà mieux. Ce qu'elle n'aimait pas, vraiment, c'était les instants juste avant. Le rendez-vous en lui-même, elle s'éclatait. A chaque fois. Et cette médecin aux abords distants et pourtant fragiles ne changerait pas ça.

Une fois que Gladys eut commandé les boissons pour les deux jeunes femmes, la journaliste adressa un sourire à Alicia et, amusée, s'enquit :

" Prête à commencer cet interview ? Pour vous expliquer un peu, je ne ferais que survoler votre vie privée, je m'intéresse plutôt, principalement même, à votre métier, à vos études mais, surtout, au cas Fernoys. Sentez-vous libre de refuser de répondre à une quelconque question, que ce soit pour secret professionnel ou autres. Je ne cherche pas à vous forcer, à vous tirer des informations du nez ; je veux simplement ce que vous acceptez de nous livrer. Cela vous va ? "

Gladys avait un mépris profond pour les journalistes qui se permettaient de fouiner dans la vie des gens, de leur extraire des informations confidentielles juste pour la prime, et toutes ces horribles techniques qui réduisaient au ridicule les journalistes et, plus généralement, la profession en elle-même. Aussi prenait-elle soin de ne jamais outrepasser ses droits et les volontés de la personne interviewée.

" Si tout est bon, je crois que nous pouvons commencer. "

Alors, les jambes croisées, la queue de cheval tombant sur son épaule, Gladys planta son regard dans celui d'Alicia et sourit lentement. Sa partie favorite commençait. Avait-elle déjà dit combien elle adorait poser des questions ?



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Alicia avait toujours su, principalement grâce à son métier, maîtriser toutes les émotions qu’elle ressentait. Depuis toute petite elle avait bien conscience que c’était une qualité requise dans sa famille. Elle savait fermer son visage, elle savait masquer sa peur, sa joie, sa nervosité. Elle faisait cela à merveille. En parallèle, elle avait bien assimiler quel comportement adopter et en quelle situation. Le ton rassurant avec les patients, celui ferme du médecin qui assume ses choix de traitements, et celui froid qu’elle réservait au reste du monde. A ses parents, à sa sœur, aux hommes en général. Elle savait se montrer chaleureuse, bien évidemment. Le parfait exemple était sa conversation avec William, qu’elle avait eu un plus tôt dans l’année.

Saisissant la main que la journaliste lui tendait pour la saluer, la jeune femme prit place à table, et retira sa veste pour la poser sur le dossier de sa chaise avant de reporter son attention sur Gladys. Etonnement, elle ne put que remarquer sa beauté, qui était disons-le, flagrante. Triturant machinalement une mèche de cheveux, l’ex-Serdaigle, entendit la jeune femme lui faire remarquer qu’elle venait à peine d’arriver. Lui adressant un léger sourire, elle baissa ensuite les yeux sur la carte des boissons, puisque que la journaliste venait de lui proposer de lui offrir quelque chose à boire, et puis, comme ça, elle arrêterait peut-être un peu de remarquer des choses stupides telle que le physique de la jeune femme qui lui faisait face.

« Je ne dirais pas non à un whisky » décréta Alicia après avoir survolé rapidement la carte. « Merci »

Après avoir commandé les deux boissons, la journaliste se lança dans une petite tirade, visant à lui expliquer comment allait se passer l’interview. Hochant lentement la tête, l’étudiante évita de se renfermer encore plus à l’entente de « survoler votre vie privée ». Il y avait peu – vraiment très peu – de choses que la jeune femme acceptait de dévoiler sur sa vie privée. Que ce soit sur son enfance, ou sa vie d’adulte, Alicia préférait garder secrètes différentes informations. Décidant intérieurement qu’elle n’hésiterait pas à ne pas répondre à une question, la jeune femme prit la parole.

« Très bien, ça me va parfaitement. ».

Elle aperçut alors Rosmerta qui arrivait, deux verres à la main. Saisissant le sien, et remercia la gérante avec de porter le verre à ses lèvres et d’avaler une gorgée. Le liquide lui brûla délicieusement la gorge, lui procurant en même temps une sensation de chaleur. Reposant délicatement sa boisson sur la table, elle vit Gladys planter son regard dans le sien et le soutint, un sourire légèrement mystérieux aux lèvres, s’interdisant toutes pensées autres que professionnelles. Ce soir, elle jouait quasiment sa carrière. Et bien que cette pensée l’avait fait frémir avant d’arriver au rendez-vous, elle était à présent quasiment détendue. Même si une gêne indéfinissable avait fait son apparition quelques minutes plus tôt. Elle allait gérer cette interview. Elle le devait. Les yeux toujours plantés dans ceux de la jeune femme assise en face d’elle, Alicia attendait. Elle n’avait pas d’autres choix que de réussir.



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Alors que Rosmerta apportait les verres, Gladys songea qu'Alicia buvait du whisky, et que c'était parfait. Elle adorait le whisky. Puis, réalisant le côté incongru et déplacé de sa réflexion, Gladys attrapa son verre et but lentement une gorgée, soupirant. Il fallait se reconcentrer. Rester professionnelle. Aussi, puisqu'Alicia était prête, il était temps de commencer. Son sourire s'agrandit un peu lorsqu'elle remarqua que la jeune femme soutenait son regard, un brin mystérieuse et narquoise. Tournant imperceptiblement le visage vers sa plume à papote, elle murmura lentement :

"Alicia Jones, étudiante en médecine, spécialisation potions et antidotes, 22 ans...."

Elle se tut un instant, observa les déliés de sa plume avant de reposer son regard sur la jeune femme devant elle.

"N'hésitez pas à me corriger si je dis quoique ce soit qui vous parait faussé, absurde, surtout," ajouta-t-elle alors, avec un petit sourire entendu.

Puis, fronçant les sourcils, ses mains jouant avec une plume de rechange, Gladys demeura un instant silencieuse avant que son regard ne s'éclaire :

" Pour commencer, j'aimerais trois mots qui, selon vous, vous décriraient le mieux. C'est assez compliqué, j'en conviens, et peut-être souhaitez-vous y réfléchir ; nous pouvons y revenir un peu plus tard. "

C'était un rituel à ses interviews. Elle posait toujours cette question et, au fil de l'interview, essayait de développer les trois points qui les caractérisaient, selon eux, analysant en même temps si elle les suivait ou non. C'était un petit jeu auquel elle se prêtait et qu'elle trouvait assez amusant, mais les trois mots avaient aussi une importance pour son article, ce n'était pas une simple lubie. Enfin, à chacune de ses interviews, les trois mots changeaient, cela pouvait être ce qui les décrivait, ce qui leur faisait le plus peur, ce qui avait changé leur vie, tout plein de choses. C'était passionnant, comme méthode. Puis, jetant un regard distrait à la plume qui inscrivait tout ce qu'elle disait, Gladys reprit, ses ongles jouant contre son verre de whisky :

" Aussi, entre temps, je vous poserais quelques simples questions d'ordre privé. Premièrement, avez-vous quelqu'un dans votre vie ? Si oui, cela ne risque-t-il pas d'être trop compliqué, avec vous à Poudlard et lui à Londres, ou ailleurs peut-être ? "

Consciente que la jeune femme refuserait peut-être de s'étendre sur cet aspect de sa vie, Gladys lui adressa un petit sourire rassurant, ne voulant pas qu'elle se sente gênée, et enchaîna immédiatement sur un sujet plus libre, normalement :

"Et, en parlant de Poudlard, dans quelle maison étiez-vous ? Quel souvenir gardez-vous de Poudlard ? Etes-vous heureuse d'y retourner, bien qu'aujourd'hui ce soit pour votre métier ?"

Il faudrait également qu'elle revienne légèrement sur le pourquoi du choix de ce métier précis, et toutes ces questions-là, mais Gladys avait peur de l'ensevelir sous trop de questions et de la brusquer. La plupart des gens n'aimait pas ça et la journaliste le comprenait ; elle faisait donc des efforts pour se restreindre et y aller doucement. Aussi, elle adressa un regard équivoque à Alicia, l'incitant à prendre la parole. Lentement, elle sirota une petite gorgée de whisky, curieuse et intéressée par les réponses que lui donneraient la jeune femme. Elle l'intriguait, vraiment.



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Soutenant le regard de la journaliste qui lui faisait face, Alicia attendait le début de l’interview. Intérieurement elle remarqua que Gladys avait de vraiment jolis yeux, d’un vert clair particulièrement. Cette information lui sembla totalement puérile et elle s’empressa de la rejeter loin de ses pensées. A quoi songeait-elle, franchement ? Elle était vraiment perturbée ce soir. Peut-être était-ce le fait de jouer quasiment sa carrière ce soir. Oui, probablement. La jeune femme écouta avec intérêt les premières paroles que la journaliste dictait à sa Plume à Papote. Lorsqu’elle lui demanda de la corriger si une des informations lui paraissaient faussés ou erronées, Alicia hocha la tête, avant de prendre la parole :

« Potions et empoisonnements. » déclara-t-elle avant d’ajouter « La spécialisation se nomme « Potions et empoisonnements ». »

Elle eut un léger sourire en coin, puis reporta son attention sur Gladys, qui venait de lui poser une première question. Avalant une gorgée de whisky, elle réfléchit. Trois mots. Trois mots pour la définir. Trois mots qui la caractérisait. Pensive, la jeune femme commença :

« Très bien, j’y réfléchis, et je vous donne trois mots dans quelques instants. »

Trois mots… Comment pouvait-elle se définir ? Elle avait bien une liste de mot en tête, mais certains étaient bien trop personnels pour qu’elle puisse les donner à la jeune femme. Trois mots… Associable, froide et déterminée ? Non, elle ne pouvait décidemment pas se caractériser de la sorte. La seconde question de la journaliste la tira de ses pensées. Avait-elle quelqu’un dans la vie ? Quelle question. Elle n’avait pas été en couple depuis plusieurs mois. Sentant étonnement ses joues rosirent légèrement, Alicia se sermonna mentalement. Qu’avait-elle donc ? Elle était d’un ridicule. Elle prit bien soin d’avoir une voix posée avant de prendre la parole :

« La question ne se pose pas. » répondit-elle avec un sourire un brin distant. « Je n’ai personne dans ma vie. »

C’était la vérité. Et d’ailleurs, même si on ne posait pas cette question en terme d’amour, l’ex-Serdaigle n’avait pas grand monde dans sa vie. Sa sœur ? Elle la voyait uniquement lors des quelques réunions de familles et la méprisait. Non, dans la vie, Alicia avait son frère, quelques rares personnes à qui elle parlait à St Mangoust et William. C’était un fait, la jeune femme était une solitaire. Rester seule, des heures chez elle avec pour unique compagnie un livre et un thé brûlant lui convenait parfaitement. Même si parfois cela lui pesait un peu tout même.
Heureusement, Gladys passa rapidement à la question suivante, lui demandant quelle avait été sa maison à Poudlard, quel souvenir elle gardait de ses années au château et si elle était heureuse d’y retourner.

Que pouvait donc bien être le souvenir qu’elle gardait de Poudlard ? Celui d’une maison où elle n’avait pas eu à soutenir les regards méprisants de sa grande sœur mais ceux de ses camarades de dortoirs ? Celui d’un refuge, où elle avait pu passer des heures à la bibliothèque, en paix ?

« J’étais à Serdaigle. Le souvenir que je garde de Poudlard ? Hum… Celui d’une seconde maison, je dirais. Oui, je suis heureuse d’y revenir, même si c’est dans des conditions différentes que pour ma scolarité, bien évidemment. Je ne pensais pas y retourner un jour. »

Intérieurement, elle pensait toujours aux trois mots qu’elle devait donner à la journaliste. Elle devait les choisir avec soins. Après réflexion, elle planta son regard dans les magnifiques yeux de la jeune femme en face d’elle et lança :

« Trois mots c’est cela ? Eh bien disons… Professionnelle, réservée et indépendante. »

On pourrait résumer ça en un seul mot, « froide ». Pourtant, Alicia est bien plus que « froide ». Il suffit seulement de mieux la connaître, tout simplement.



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Gladys rougit légèrement, ses joues se colorant à peine, et elle pouvait toujours faire passer cela pour un coup de chaud dû à l'alcool, quand Alicia la corrigea à peine quelques instants après le début de l'interview. Adressant un sourire d'excuse à l'interne, elle se réprimanda mentalement. Généralement, elle ne faisait que dire qu'on pouvait la corriger, cela n'arrivait jamais. Elle ne faisait pas d'erreurs. Surtout pas d'aussi bêtes que cela. Elle devait se reprendre ! Après tout, l'erreur était humaine, et il fallait avancer en fonction de celles que l'on pouvait faire... Aussi, professionnelle, elle poursuivit son interview, vérifiant du coin de l'oeil les informations qu'elle avait imprimées ainsi que les notes que prenait sa plume.

Lorsqu'Alicia l'informa qu'elle n'avait personne dans sa vie, et que retourner à Poudlard n'était donc pas un problème, Gladys releva le regard, déposant ses prunelles vertes sur elle. La journaliste était assez surprise d'apprendre cela - la beauté froide de la jeune interne, ses manières gracieuses, l'intelligence dont elle faisait certainement preuve pour être arrivée jusqu'ici... Tout laissait à supposer qu'elle était une femme voulue, qu'elle aurait quelqu'un dans sa vie. Encore une fois, Gladys avait pensé trop rapidement. Et, honteuse, elle tenta d'oublier la petite pointe de joie qui se répandait dans son être, qui n'avait pas lieu d'exister. Prenant distraitement son verre en main, elle sirota une gorgée, attendant patiemment la réponse aux questions suivantes.

Ainsi, elle avait été à Serdaigle... William aussi, si ses souvenirs étaient bons. Peut-être la connaissait-il. Ils avaient le même âge, qui plus est... Oui, ils se connaissaient certainement. C'était surprenant qu'elle-meme ne connaisse pas la jeune femme... Après tout, ses années Poudlard étaient principalement concentrées sur Miranda, Luna et Willy. Elle avait eu plusieurs autres amis mais.... Non, elle ne se rappelait vraiment pas d'une Alicia Jones. Elles ne fréquentaient sûrement pas le même genre de personnes. Alicia avait l'air plus calme, plus digne, moins déjantée qu'elle.... Mais, après tout, elles étaient en rendez-vous professionnel, nul doute que son image était faussée.

Alicia revint finalement sur les trois mots demandés. Se penchant imperceptiblement vers elle, Gladys joua de ses longs ongles colorés en noir sur son verre de whisky, attendant sa réponse. Professionnelle, réservée et indépendante. Gladys sourit. Ou Alicia savait pertinemment comment les gens la voyaient, ou la jeune femme était des plus honnêtes et naturelles, se décrivant tel qu'elle l'était réellement. En tout cas, Gladys appréciait cette description de soi-même, qui coïncidait avec ce qu'elle avait vu et ce qu'elle pourrait développer dans son article. Professionnelle lorsqu'elles en reviendraient au métier, réservée car ne s'étendant pas sur sa vie privée et indépendante, car n'ayant personne dans sa vie et ne semblant pas s'en soucier. Les trois mots étaient exploitables en suivant la vérité - du moins les bribes qu'elle en avait. Parfait.

Seulement, Gladys sentait qu'Alicia n'était pas seulement indépendante, réservée ainsi que professionnelle, et d'autres mots plus enjoués devaient sûrement la caractériser lorsqu'on la connaissait. Cependant, pour cet interview et le cadre professionnel, justement, qu'il avait, ses caractéristiques étaient justement choisis. Jetant un coup d'oeil aux restes des questions qu'elle avait préparée, Gladys s'autorisa à penser qu'elle aimerait bien creuser un peu plus cette personnalité. Alicia avait l'air fascinante. Et, si ça se trouvait, la jeune femme de tous les jours était totalement différente de cette demoiselle très digne et travailleuse.

« Parfait ! Je vous remercie d'avoir répondu à ces quelques questions. Concernant les trois petits mots que vous venez de me donner, je m'en servirais pour établir le développement de l'article ; si vous veniez à changer d'avis concernant l'un d'eux d'ici la fin de notre entrevue, n'hésitez pas à me le dire, » précisa-t-elle en cherchant distraitement une feuille parmi son dossier.

Une fois le papier trouvé, Gladys releva les yeux vers Alicia et lui adressa une nouvelle fois un sourire.

« Je vais à présent vous poser quelques questions concernant votre métier, ainsi que le cas Fernoys. Encore une fois, sentez-vous libre de vous abstenir de répondre... »

Même si le plus de détails j'ai, mieux c'est... songea Gladys en prenant une gorgée de whisky. Elle n'aimait pas forcer les gens à répondre, mais elle était tout de même une journaliste, à l'affût d'informations et de précisions, encore plus poussé dû à sa curiosité maladive. Reposant son verre, elle saisit le papier qu'elle cherchait il y a peu et, jouant distraitement avec, elle demanda :

« Tout d'abord, miss Jones, pourriez-vous nous dire ce qui vous a poussé à suivre cette formation de médicomagie ? Est-ce personnel, par simple ambition, par amour des sciences et de la médecine ? Des potions peut-être ? Ensuite, j'aimerais en savoir un peu plus sur votre parcours étudiant... Votre spécialisation notamment. En quoi consiste-t-elle concrètement ? Vous apprenez, vous créez, vous développez des potions ? Des antidotes ? »

Elle s'était déjà renseignée sur le sujet, mais il n'y avait évidement rien de concret, ni de nouveau, et Gladys espérait qu'Alicia lui en dirait plus... Puis, plantant son regard dans celui de l'interne, elle reprit :

« Je vous laisse répondre à ces quelques questions puis nous nous intéresserons au sujet principal de cet entrevu : le cas Fernoys. J'ai de nombreuses questions à vous poser sur ce cas précis. »

Parfait. Tout professionnalisme était retrouvé. Souriant, Gladys reprit une petite gorgée de sa boisson. La porte d'entrée tinta et le sourire de la journaliste s'agrandit en reconnaissant la nouvelle venue. Adressant un petit clin d'oeil mutin à son amante favorite, la délicieuse Anita Hollow, Gladys se reconcentra finalement sur Alicia, attendant ses réponses.



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Alicia sentit un léger sourire amusé s’étirer sur ses lèvres alors qu’elle observait les joues de la journaliste se colorer quelque peu après qu’elle l’ait reprit sur le nom de sa spécialisation. En même temps, cette dernière n’était pas spécialement réputée pour être la plus connue. Peut-être parce qu’elle devait être prise très tôt, et lorsqu’on la choisissait, fermait beaucoup de portes dans le monde de la Médicomagie. Peut-être parce que beaucoup voulait se diriger vers la Médicomagie générale. Peut-être. Alicia, elle, n’avait jamais douté de son parcours. Elle y avait réfléchit tôt, s’était renseignée jeune, et avait tout fait pour y parvenir, travaillant jusqu’à pas d’heure la nuit lorsqu’elle avait des examens, au cours de ses deux premières années d’études générales. A la fin de sa deuxième année, on lui avait demandé si elle souhaitait continuer des études de Médicomagie générales, ou si elle voulait se spécialiser dans les Potions et empoisonnements ou bien dans la Médecine par la Botanique. Son choix fut vite fait, et pour sa troisième année d’études, Alicia intégrait les cours de sa spécialisation.

Parfois, elle se demandait ce qui serait advenu d’elle, si elle n’avait pas pu entrer en étude de Médicomagie. Elle voyait ses anciens camarades qui étaient déjà dans le monde du travail, tandis qu’elle terminait à peine ses études. Elle les voyait devenir barman, entrer au Ministère de la Magie, intégrer la poste magique, travailler dans plusieurs magasins différents. Et elle se posait la question, de savoir ce qu’elle aurait choisi, si elle n’avait pas été reçue en Médicomagie. Journaliste ? Elle ne savait pas si elle avait les qualités nécessaires. Elle était curieuse du monde qui l’entourait, certes. Elle aimait savoir, aussi. Mais elle n’était pas assez à l’aise avec les autres pour s’immiscer aussi facilement et naturellement dans leur vie professionnelle et privée. Médicomage, c’était le seul métier qui lui correspondait bien. De la patience, du sérieux, de la stabilité, une aptitude à gérer les situations de crises…

Indépendante, professionnelle et réservée, avait-elle dit à la jeune femme, lorsque cette dernière lui avait demandé trois mots pour la définir. Ces trois mots, en soit, n’étaient pas bien difficiles à trouver. Elle savait très bien comment on la voyait, elle savait très bien qu’elle n’inspirait pas toutes les sympathies. Tant mieux, elle ne le voulait aucunement. Son frère persistait à lui dire qu’elle était attachante lorsqu’on la connaissait. Inlassablement, elle lui demandait, moqueuse, s’il voulait simplement lui expliquer qu’elle était associable. Associable, elle l’était, dans un sens où elle ne recherchait pas la compagnie plus que ça. Oh, bien évidemment, elle en souffrait parfois. Mais, dès que cette légère souffrance venait à apparaître, elle se ressaisissait. Les études, son métier.

Se connaître aussi bien, elle l’avait apprit lors de ses cours de psychomagie. Certes par moment ennuyant à mourir, mais qui se révélaient être tout de même bien utiles.

Les questions de la journaliste la tirèrent de ses pensées, et elle releva légèrement la tête pour planter ses yeux dans ceux de la jeune femme, écoutant avec attention ce qu’elle lui demandait. Pourquoi avait-elle choisi de suivre cette formation ? En quoi constituait-elle ? Ces questions là, la future Médicomage était plus qu’apte à y répondre. Après avoir avalé une gorgée de Whisky, elle commença :

« Cette formation, j’ai décidé de la suivre pour différentes raisons. Déjà, oui, par amour des potions, de la médecine et des sciences, indéniablement. Ensuite, parce que la Médicomagie, c’est une chose qui m’a toujours attirée. Sans trop savoir pourquoi d’ailleurs, mais très jeune, j’ai su que je voulais poursuivre dans le domaine médical. »

Ses yeux se mirent à briller légèrement alors qu’elle parlait de son métier. Si, d’habitude, parler était une chose qu’elle n’aimait pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout, elle se rendait compte qu’elle adorait parler de sa formation, de son futur métier. Et puis, une étudiante modérée mais où l’on voyait qu’elle était passionnée vaut mieux qu’une étudiante morne, surtout pour les journaux, n’est-ce pas ?

« Quant à la formation… Elle est donc basée sur les potions, les empoisonnements, mais oui, aussi les antidotes. Pour vous donner un exemple, nous apprenons à créer un antidote en se basant uniquement sur les potions ou les poisons ingérés, ou à déceler ces derniers en ne prenant en compte que les symptômes ou les effets secondaires qu’ils peuvent provoquer. Et puis la théorie, également. Toute la théorie sur les potions, antidotes, empoisonnements… Hum… Et il y a également le développement, la transformation, ou encore la création de potions, poisons ou antidotes. Cette formation ouvre différentes portes dans le monde de la Médicomagie et de la recherche. Le service d'empoisonnement par potions et plantes, à St Mangouste, par exemple. Mais aussi la recherche, ou la fabrication de potions, antidotes… »

Elle laissa passer quelques secondes avant d’adresser un léger sourire à Gladys.

« Ai-je répondu à vos questions ? »



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Les lèvres légèrement relevées, son verre entre les mains, Gladys Bell attendait avec impatience que la jeune interne réponde à ses quelques questions. Ces dernières n'étaient, en soi, pas si importantes que cela, mais Gladys prêtait toujours énormément d'importance à la manière dont l'interviewé expliquait son métier, le ton avec lequel il en parlait... Cela voulait souvent beaucoup dire et, des gens qui se disaient passionnés suintaient de fausseté et d'hypocrisie tandis que certains, d'une voix assez calme, pouvaient décrire leur profession de manière réservée et peu emballée, mais avoir dans les yeux une lueur des plus révélatrices. Et, en observant Alicia, Gladys retrouvait avec un grand plaisir cette passion en elle, légèrement dissimulée, mais que tout clamait tout de même.

Ses mains qui s'agitaient, ses yeux qui pétillaient, ses phrases qui se rallongeaient et se multipliaient... C'était une passionnée qui se tenait devant elle, une passionnée contagieuse, qui donnait envie de l'écouter parler de son métier encore et encore, pour tout en apprendre, pour lui donner le respect qu'il méritait ou encore, tout simplement pour l'entendre parler. Sa voix était douce, chaude et attirante. Gladys ne pouvait détourner ses yeux d'elle, fascinée. Elle adorait ces personnes-là. Ces gens passionnés. Ces gens heureux de faire ce qu'ils faisaient.

Souriant, Gladys ne put s'empêcher de soupirer :

" Vous aimez vraiment ce que vous faites, n'est-ce pas ? "

Puis, vérifiant rapidement que sa plume avait tout noté comme il fallait, trop occupée à écouter, passionnée par la passion d'Alicia, pour le faire durant sa réponse, Gladys hocha consciencieusement la tête et s'exclama :

" C'est parfait, merci beaucoup. Seulement, pourriez-vous m'indiquer dans quoi vous souhaitez vous orienter, une fois votre formation complètement achevée ? J'ai cru comprendre que vous êtes actuellement en mission de fin d'études, l'après-fac se rapproche rapidement ! Comptez-vous demander d'intégrer le service de Sainte-Mangouste ou seriez-vous plutôt intéressée par la recherche en laboratoire ? "

Curieuse, Gladys pencha légèrement sa tête sur le côté, se mordillant inconsciemment la lèvre inférieure. Une fois que la jeune femme eut répondu, Gladys hocha la tête d'un air satisfait et prit rapidement une feuille dans son dossier, la posant entre elle :

" Parfait ! Merci d'avoir répondu aussi librement jusqu'ici. Passons maintenant au cas Fernoys... Une grande affaire, un grand mystère, qui pourrait totalement lancer votre carrière, n'est-ce pas ? Etes-vous anxieuse devant le travail qui vous attend ? N'avez-vous pas peur des critiques, des retours des médecins derrière vous, mais surtout de la société ? Vous vous occupez tout de même d'un cas assez risqué, le moindre dérapage pourrait vous être fatal... C'est un grand poids qui pèse sur des épaules pourtant jeunes ; comment vous sentez-vous vis à vis de ceci ? Et, évidemment, pourriez-vous nous donner quelques détails concernant le cas de cette jeune femme ? Je comprends que vous êtes tenue par le secret professionnel à un certain silence, mais vous comprendrez également que nous mourrons d'en savoir plus sur sa maladie, votre rôle dans cette histoire et ce que vous espérez trouver en l'auscultant quotidiennement de cette façon... Plus brièvement, reprit Gladys après une pause de quelque secondes, arborant un sourire désolé, comme pour s'excuser d'avoir lâché un tel flot de questions et de paroles, en quoi consiste le "Cas Fernoys" et vous sentez-vous totalement prête face à ce qui vous attend ? "

Posant un de ses coudes dans la main en se tenant le visage, Gladys attendit avec impatience les réponses de la jeune femme, prête à se laisser fasciner une fois encore.



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A la question de la journaliste, les joues d’Alicia se colorèrent légèrement et, comme une enfant prise en faute, elle adressa un sourire à Gladys, désolée de s’être tant laissée emportée dans son récit. La vérité était qu’elle aimait vraiment parler de son travail. C’était, dans sa vie, une des seules choses dont elle pouvait être vraiment fière. Elle avait travaillé sans relâche pendant des années afin de réussir ses études de Médicomagie, et elle continuait aujourd’hui encore à travailler, encore, toujours. Sa vie ne se résumait quasiment qu’à son travail. Acharnée, obstinée, érudite, Alicia avait toujours cherché à aller plus loin dans son domaine. Toute sa vie, elle s’était toujours battue pour récupérer ne serait-ce qu’un petit bout de fierté de ses parents. En vain, évidemment. A présent, alors que ce qu’elle devenait aurait pu les ravir, elle se fichait complètement de leur avis. Elle se battait pour elle, maintenant. Pour elle, pour son avenir, pour ce qu’elle voulait devenir.

« Oui, » répondit-elle en hochant la tête, « J’aime réellement ce que je fais. »

La jeune femme enchaîna rapidement, lui demandant vers quoi allait-elle s’orienter à la fin de ses études. Observant la journaliste pencher la tête sur le côté pour se mordiller ensuite la lèvre inférieure, Alicia laissa s’écouler quelques secondes, les yeux plongés dans ceux de Gladys, les empêchant comme elle le pouvait de descendre jeter quelques coups d’œil aux dents de la jeune femme qui meurtrissaient ses lèvres. Elle agissait comme une adolescence, elle était stupide. Et elle n’avait absolument pas envie de se comporter comme les jeunes filles futiles qu’elle pouvait croiser. Hors de question. Elle allait donc cesser de regarder Gladys Bell aussi intensément, elle allait donc arrêter d’être tentée de regarder sa bouche, et elle allait répondre à sa question. Maintenant. Tout. De. Suite.

Se fustigeant intérieurement, la jeune femme commença :

« Je pense intégrer le service de St Mangouste, en tant que Médicomage. » conclut-elle avec un sourire posé, bien que légèrement rêveur.

Rêveur, parce qu’entrer en tant que Médicomage à l’hôpital sorcier était sans doute une des choses auxquelles elle tenait le plus. Et elle savait pertinemment que cette année allait être décisive pour le restant de sa vie… Gladys la tira de ses pensées en la remerciant d’avoir parlé aussi librement jusqu’ici, pour ensuite lui poser une série de questions qui tira un sourire à la jeune femme. Sourire qui s’accentua encore plus lorsque la journaliste en aborda un désolé. Prenant quelques instants pour réfléchir aux réponses qu’elle allait donner, Alicia termina son verre de Whisky, posa ses mains sur ses genoux, et commença :

« Ce n’est pas la quantité de travail qui me préoccupe dans le cas Fernoys. Elle est conséquente, certes, mais passionnante. Les retours, par contre, peuvent se révéler en effet plus problématiques. Les Médicomages qui suivent cette enquête n’ont – pour l’instant – rien eut à redire. Je sais que pourtant, lorsque l’on m’a nommé responsable de Miss Fernoys, quelques personnes ont demandé à l’hôpital pourquoi envoyer une étudiante s’occuper d’une affaire comme celle-ci plutôt qu’un Médicomage confirmé. Je ne peux que les comprendre, je n’avais pas fait mes preuves, et je ne suis pas diplômée officiellement. »

Elle haussa légèrement les épaules, et poursuivit :

« Concernant le cas Fernoys… Je suis tenue au secret médical, et je ne pourrais donc pas vous dire bien plus que ce que vous avez pu lire dans la Gazette du Sorcier. Harmonie Fernoys a été envoyée à St Mangouste l’année dernière, après avoir usé d’un Impardonnable sur un jeune homme de Serdaigle. Elle a entreprit une thérapie, et, il y a quelques mois, une hypothèse a été émise. Celle que miss Fernoys soit sous l’emprise d’une potion, que l’on a appelé Imperium liquide, et qu’elle se battait pour retrouver sa véritable personnalité – d’où ses sautes d’humeurs régulières. De plus, nous avons retrouvé à l’infirmerie de Poudlard un liquide mêlé à celui du jus de citrouille qui pourrait correspondre à une potion. Mon enseignant a prit la décision de me nommer « chef » de cette enquête. Et cela consiste à étudier le comportement de miss Fernoys, afin de, grâce à ces information, déterminer si elle a ou non ingéré une potion, et si oui, laquelle. »

Reprenant sa respiration, elle réfléchit quelques secondes et termina :

« Et oui, je suis prête à faire face à cela. »

L’étudiante adressa un sourire à Gladys, espérant avoir pu répondre à ses questions le plus justement possible.



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Gladys sourit doucement lorsque la jeune interne lui informa vouloir rejoindre le service de Ste Mangouste une fois ses études bouclées. Elle s’y était attendue et, honteuse, elle devait admettre qu’elle avait visualisé, quelques secondes, la belle jeune femme dans sa tenue de Médicomage, avant de changer rapidement d’image mental pour ne pas rendre la situation gênante. Mais, sincèrement, qu’y pouvait-elle si son fantasme féminin avait toujours été qu’une Médicomage prenne place sur ses genoux, et l’embrasse aussi passionnément que lorsqu’elle sauvait des vies ? Et, il fallait l’avouer, Alicia Jones était une future Médicomage des plus caliente. Son air rêveur, notamment, quand elle lui avait annoncé son souhait… Se mordillant les lèvres, Gladys respira profondément. Détournant le regard, elle toussota brusquement, jouant avec sa queue de cheval. Puis, elle se concentra de nouveau sur l’interview, déballant une série de questions d’un air gêné.

Le sourire qu’arbora la jeune femme devant sa grimace, désolée d’avoir débordé ainsi, la rendit un peu plus légère. Jones était vraiment belle, quand elle souriait. Gladys avait remarqué que la jeune femme était plutôt paisible, renfermée, pas très expressive, tout à son contraire, aussi chacun de ses sourires étaient d’une rareté qu’il fallait privilégier. Et, à cet instant, voir ses lèvres se relever, que ce soit pour se moquer d’elle ou pour tout autre raison, ravit Gladys. Elle s’y attachait déjà trop. C’était mal, sachant qu’elle ne la reverrait probablement plus jamais. Encore plus mal étant donné qu’il s’agissait d’un rendez-vous professionnel. Vraiment, elle détestait sa capacité à avoir des coups de cœurs toutes les cinq minutes. Et, en même temps, elle ne pouvait que se ravir d’avoir aussi bon gout : Alicia était des plus intrigantes et, Merlin l’admettait lui-même, des plus agréables à regarder, toute en timidité.

Réalisant qu’elle s’emportait vraiment, la journaliste tritura un des multiples bracelets qui ornaient son poignet, écoutant attentivement l’étudiante en Médicomagie, qui répondait finalement, après avoir pris quelques instants de réflexion. Elle lui annonça ne pas craindre la masse de travail, puisqu’elle était véritablement passionnante, mais plutôt les retours sur son enquête. Hochant la tête pour signifier qu’elle comprenait – dans son métier, chaque retour était des plus primordiaux, pouvant briser ou, au contraire, faire avancer sa carrière -, Gladys prit son verre entre ses mains et prit une petite gorgée. L’alcool lui traversa la gorge, lui donnant un plaisir coupable… Ne disait-on pas « aucune boisson alcoolisé durant les heures de travail » ? Mais, vraiment, elle n’aurait tout de même pas pu s’abstenir d’accompagner Miss Jones ! C’était un manque de tenue, pas vrai ? Souriant dans son verre, Gladys reprit une gorgée coupable avant de le reposer sur la table. Lorsque Alicia affirma pouvoir comprendre les craintes, puisqu’elle n’avait pas fait ses preuves ni n’était diplômée officiellement, Gladys grimaça ; rappeler qu’elle n’était pas officielle n’était peut-être pas la meilleure chose à faire pour l’opinion publique. Seulement, cela pouvait aussi être vu différemment... Gladys se permit de l’interrompre :

« Vous n’êtes peut-être pas encore diplômée, mais cela ne fait que renforcer l’idée selon laquelle vous êtes plus que compétente ! Si cette mission vous a été attribuée, alors même que vous êtes interne, nous ne pouvons qu’à peine imaginer le brillant avenir qui vous est réservé… » conclut-elle en souriant, rassurante.

La jeune interne haussa simplement les épaules, signifiant qu’elle ne pouvait rien y faire, de toute manière, et Gladys l’interpréta un peu comme un « Qui vivre verra ». Elle enchaina finalement sur le cas Fernoys et, aussitôt, les yeux de Gladys se mirent à pétiller. Comme tout le monde, elle était passionnée par cette affaire et espérait, mine de rien, en apprendre plus. Évidemment, Alicia réduit à néant ses espoirs en rappelant qu’elle était tenue au secret professionnel. Évidemment. Enfin, tant pis, elle s’en doutait, mais n’avait pu s’empêcher d’espérer qu’elle en dirait un peu plus. Écoutant attentivement les paroles de l’interne, au cas où, tout de même, que quoique ce soit lui échappe, Gladys se concentra activement. Alicia rappela donc l’histoire de l’Impardonnable, la thérapie ainsi que la crise de double personnalité, qu’un Imperium liquide aurait développé… Cette histoire était tordue, qui donc voudrait contrôler ainsi une pauvre gamine de dix sept ans, sans aucun pouvoir politique, économique ou quelconque ? Il n’y avait aucun intérêt.

Fronçant les sourcils, elle hocha néanmoins la tête devant les paroles de la jeune femme ; cette enquête était nécessaire pour comprendre la jeune femme, mais, et après ? Supposons que ce soit véritablement une potion. Comment savoir qui se cache derrière ? Pourquoi ? L’intérêt ? Comment cela aurait-il pu survenir ? L’affaire durerait des siècles ! C’était tordu, vraiment trop tordu. Et, évidemment, comme pour toute affaire bizarre, étrange et sens dessus dessous, Gladys sentir une vague d’adrénaline la parcourir. Elle voulait suivre cette affaire de prêt. De très près. Il fallait qu’elle en parle à Luna. Elle voulait le droit absolu pour mener ses enquêtes et suivre la principale, ainsi que le droit pour écrire pour tous les articles la concernant. C’était son affaire. Et puis, si cela l’amenait à fréquenter davantage la jeune femme…

Gladys répondit avec un sourire étincelant à celui tranquille de la jeune femme, une fois qu’elle lui eut affirmé être prête à gérer l’affaire.

« Votre confiance fait plaisir à voir. Je suppose que l’affaire sera corsée et, vous voir aussi motivée et déterminée ne peut que nous assurer le mieux ; j’ai entièrement confiance en vous pour la résolution de cette enquête. Si quiconque doutait de vos performances, vous voir et vous entendre ainsi ne pourra qu’essuyer tous ses doutes, miss Jones, » affirma-t-elle avec un sourire entendu.

Puis, saisissant son appareil photo dans son sac, Gladys se releva et reprit :

« Je vous remercie profondément d’avoir répondu à toutes mes questions. Je vous ferais parvenir l’article rédigé la veille de sa publication par hibou, afin que vous puissiez contrôler chacune de vos réponses et donner votre accord final. Nous prenons très à cœur le respect et les droits que nous devons à nos intervenants. Cependant, avant de vous libérer totalement, j’aimerais vous voler encore quelques secondes de votre temps, précieux je me doute bien, pour prendre une photographie afin d’illustrer l’article ? » s’enquit-elle en relevant légèrement son appareil.

Une fois l’accord de l’interne donné, Gladys demanda à la jeune femme de lui faire un sourire et de paraitre le plus naturel possible, avant de prendre une série de cliché. Une fois cela terminé, Gladys reposa son appareil dans son sac et, souriante, elle se retourna vers la jeune femme. Lui tendant la main, elle conclut ce rendez-vous professionnel :

« Encore une fois, merci d’avoir accepté cette rencontre et d’avoir aussi agréablement répondu à chacune de mes questions. Ce sera un plaisir de vous revoir pour discuter de cette affaire qui nous tient tout à cœur, » acheva-t-elle en serrant d’une poigne légère sa main.

Puis, alors qu’Alicia quittait la table, Gladys soupira profondément. Elle était vraiment belle, au nom de Merlin. Grimaçant, elle rangea son matériel et, souriante, rejoignit Anita. Glissant une main derrière sa nuque, l’autre descendant sur son bassin, la journaliste salua son amante d’un long baiser passionné. C’était horrible, mais Gladys avait l’impression de combler la passion et l’envie qu’Alicia avait crée en elle en s’amusant avec Anita, qu’elle respectait pourtant plus que tout. Puis, mettant sa culpabilité au placard, une amante était faite pour s’amuser sans réfléchir, elle murmura au creux de l’oreille de Hollow :

« Tu viens chez moi ? »

RP TERMINÉ POUR GLADYS

[HRP : Si j’ai le temps avant le 28, je posterais l’article final après ta réponse :3]



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Les paroles rassurantes de Gladys Bell la firent esquisser un sourire, tandis qu’elle la remerciait d’un hochement de tête. Si on lui avait attribué cette mission, c’était qu’on la pensait capable de la réussir, évidemment. C’était parce que son enseignant avait cru elle, aussi. Et elle allait y arriver. A moins d’un revirement de situation, elle allait mener à bien cette mission. Découvrir ou non l’existence de cette soi-disant potion, l’analyser et donner ses résultats à St Mangouste. Oui elle allait réussir. Elle devait réussir. Après ça, sa carrière serait lancée. Et, même si elle était consciente qu’à la moindre erreur, elle pouvait renoncer à la grande carrière qu’elle visait, Alicia ne se focalisait pas sur cet aspect bien peu réjouissant, préférant se concentrer sur sa mission. Passer des heures plongée dans des manuels, passer des heures à réfléchir. Et oublier tout le reste. Oublier ses parents, oublier sa sœur. Oublier tout ce qu’elle tentait d’ignorer. Tout.

C’était Adrian, qui croyait en elle. C’était de lui, qu’elle tirait sa confiance. C’était lui, qui lui avait dit qu’elle en était capable, et qu’elle allait pouvoir montrer à Jade l’étendue de ses connaissances et de se préoccupations qui étaient bien moins futiles que les siennes… Oh, Alicia le savait déjà, elle en avait conscience. Mais l’entendre de la bouche de son frère donnait une toute autre saveur à ses certitudes… Et à vrai dire, entendre cela de la part de la journaliste également… Se fustigeant intérieurement, la jeune femme reporta son attention sur cette dernière et termina son verre en même temps qu’elle écoutait Gladys la remercier d’avoir répondu à toutes ses questions.

« Ce n’est rien. » déclara-t-elle poliment en réponse.

La suite de la tirade de la journaliste la figea cependant. Elle détestait les photos. Elle détestait être prise en photo. Se forçant à prendre sur elle, la jeune femme hocha toutefois la tête, pour donner son accord. Suivant les conseils de Gladys Bell, elle décrispa ses traits, et esquissa un léger sourire. Fort heureusement, après avoir prit quelques clichés, la journaliste repose son appareil pour se lever et lui tendre la main et la remercier une nouvelle fois. Saisissant sa main, la jeune femme la serra dans la sienne et hocha la tête.

« Ce serait un plaisir. Bonne fin de soirée ! » salua-t-elle en passant sa veste, puis en quittant la table.

Sortant du bar, la jeune femme respira avec délice l’air frais digne d’un mois d’Octobre. Revêtant son habituel visage fermé et neutre, elle commença à avancer dans la rue principale de Pré-au-Lard, désireuse de prendre un peu l’air avant de rentrer s’enfermer dans son minuscule appartement. Un soupir de soulagement s’échappa toutefois de ses lèvres. Tout s’était bien déroulé, et la jeune femme en était bien contente… Fort heureusement, la journaliste avait été extrêmement talentueuse. Et absolument déconcertante, songea l’étudiante tandis que ses joues rosissaient. Merlin, non. Gladys Bell avait été très professionnelle, et elle, elle n’était que très fatiguée par ses journées pour penser des choses pareilles.

Ou alors elle savait tout simplement très bien se mentir à elle-même, souffla une petite voix dans sa tête, qui prenait étrangement celle de son frère. Fronçant les sourcils, la jeune femme se focalisa sur son appartement et transplana. Elle n’avait pas envie d’y songer maintenant.

RP terminé (Sauf si tu veux poster l'interview )



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Rendez-vous professionnel [Gladys & Alicia]

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