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 L'heure du grand départ...[Rp Voyage libre]

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Crispin DérébusorPrisonnier de Skyeavatar
Messages : 68

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Lundi 20 Novembre 2006




Au lointain les premières lueurs de l'aube commençaient déjà à scintiller, et embraser les murs de Poudlard d'une lumière quasi féérique. Première éclairée, l'imposante Tour d'Astronomie se dressait tel un doigt crochu et sombre tendu vers les astres. La tour laissait deviner en son sein une sorte d'agitation peu coutumière. En effet, en y regardant de plus près, regroupées sur l'un de ses plus hauts balcons, des silhouettes en forme d'ombres chinoises se détachaient de l'horizon enflammé pour constituer un étrange regroupement.
Tout paraissait si paisible, la nuit retirant peu à peu son manteau obscur pour laisser la journée revêtir doucement son costume d'or. Rien ne semblait devoir troubler la tranquillité de cette journée, du moins jusqu'à ce que Crispin Dérébusor pousse une formidable beuglante...

"Tudieu! Cet olibrius de chancre-mou de Danny Sneals est en train de ficher toute notre organisation en l'air! Bigre de bougre! Quand je dis sept heures, c'est sept heures, nom d'une pipe en terre!!! Mais que quelqu'un aille l'éjecter de son lit ce fainéant de corne bouc! Ventrebleu! J'ai l'impression de parler finnois avec des abrutis pareils!"


Les collines avoisinantes répercutèrent longtemps la colère du professeur d'Astronomie en un écho régulier qui devait s'entendre jusqu'au village de Pré-au-Lard. Le vieil astronome ne voulait voir aucun grain de sable enrayé la belle mécanique de ses projets, car le phénomène stellaire qui était sur le point de se produire au dessus du sol lapon, ne se reproduirait que dans cent quarante-trois ans. En effet le cycle solaire et l'orientation terrestre allaient permettre d'assister à un phénomène visuel tout à fait rarissime et sans précédent : une véritable explosion céleste d'aurores boréales.
Crispin Dérébusor n'aurait manquer cela pour rien au monde, et il avait fait des pieds et des mains pour convaincre sa vénérable directrice, Minerva McGonagall, afin d'organiser un déplacement en Laponie. Au début, il voulait y aller seul et laisser de coté son poste de professeur, mais telle une chatte enragée voulant défendre son chaton, Minerva avait exclu totalement cette hypothèse...
Crispin Dérébusor ne verrait ses aurores boréales qu'au sein d'un projet pédagogique!
Cette idée était née presque un an jour pour jour, et voila qu'aujourd'hui elle prenait sa forme la plus concrète. Si dans sa conception initiale, ce voyage n'incluait que les élèves participant au cours d'Astronomie, le projet s'est rapidement élargit aux autres pour prendre une toute autre dimension. D'une simple escapade journalière, l'initiative de Dérébusor s'était transformée en voyage scolaire!

Il s'agissait d'un fait historique dans l'histoire de Poudlard!

En effet pour la première fois depuis des millénaires, un groupe d'élèves seraient autorisés à quitter l’enceinte de l'école de magie pour se rendre vers une destination lointaine, et ce dans un cadre pédagogique. Même si Poudlard était en pleine mutation depuis l’élection du MIM, avec notamment la création d'une septième année Bis, il s'agissait véritablement d'une première qui allait avoir valeur de test.
Et c'est bien cela qui mettait les nerfs à fleur de peau de l'ancestrale Crispin Dérébusor! Ce dernier avait donner de sa personne et engagé sa responsabilité pour mener à bien ce projet, alors les choses se devaient de tourner comme la Terre autours du Soleil. Si par malchance, un incident se produisait, il ferait sans doute partie des coupables tout désignés...
Le ministère de la Magie et plus particulièrement le département de l'éducation magique avait d'ailleurs été fort clair la dessus, en disant que s'il n'interdisait point la mise en place de ce projet, l'école de Poudlard devait en prendre l'entière responsabilité. La seul chose qui poussa réellement le gouvernement a organisé ce voyage scolaire, fut l'intégration de modules en lien avec le monde moldu. Inutile de dire que beaucoup de regards étaient tournés vers Poudlard, spécialement les autres école magique qui voyait ce voyage comme quelque chose de précurseur.
Ceci expliquant pourquoi la presque totalité des professeurs se retrouvaient, à une heure aussi matinale, juchés en haut de la tour d'Astronomie.

Danny Sneals finit par arrivé tout essouffle, son bonnet à pompon de travers, lui recouvrant la moitié du visage. Il était aussi débrayé qu'un détraqueur, avec son pull caribou bien trop long et ses moufles en peau de chamois. Crispin le fusilla du regard comme si le jeune homme venait de commettre un terrifiant génocide. "Saperlipopette Sneals! Connaissez-vous le sens du mot retard??? Mais regarder un peu votre dégaine de gougnafier! Avec un tel accoutrement, vous seriez capable d'effrayer un ours mangeur d'homme de Laponie!"

Danny Sneals baissa piteusement la tête, faisant mine de ranger sa chemise dans son pantalon de ski. Crispin était sur le point de surenchérir en insultes bien sentie, lorsque Minerva McGonagall décida de réfréner ce triste spectacle en passant directement à l’essentiel. Maintenant que tout le monde était réunit, il était temps d'exposer la situation plutôt que de se perdre dans l'élan colérique du vieil astronome.
C'est de sa voix mesurée et toujours calme qu'elle s'adressa à l'intégralité des personnes présentes.

"Bonjour à vous tous! C'est un immense honneur pour moi d'être ici-même, pour saluer ce qui sera, je l'espère, une formidable expérience dans votre parcours scolaire et magique. Je ne doute pas une seule seconde que vous serez dignement encadré dans ce voyage en Laponie, et je tiens d'ailleurs à remercier l'ensemble des professeurs concernés pour leurs investissements à mener à bien ce beau projet. Ce dernier aura pour but de vous familiariser avec un autre univers magique que le votre, mais aussi de voir et comprendre l'organisation de certaines peuplades moldues avoisinantes. Autre facteur déterminant de ce projet pédagogique est le fait que vous allez rejoindre un lieu tout à fait unique dans son genre. Comme vous le savez les Universités magique vont bientôt ouvrir leurs portes, et l'Académie de Valtivaara sera l'une d'entre elles. Montrez-vous respectueux et disciplinés envers nos hôtes de Valtivaara, car ceux-ci ont eu l'amabilité de bien vouloir vous recevoir! Aucun écart de conduite ne sera toléré au sein de l'académie de Valtivaara, et les professeurs encadrant auront ordre de rapatrier sur le champ le moindre fauteur de troubles! Ce voyage est une manière d'élargir votre champs de vision et de découvrir un autre monde que l'école de Poudlard, alors ne gâcher pas cela en vous comportant de manière vainement puérile! Est-ce bien clair?"

Minerva McGonagall planta alors son regard d'acier sur chacun des quarantes élèves chanceux participant à cette expédition, afin de bien cerner si ceux-ci avaient bien compris le sens de son message. Puis elle se tourna vers Samuel Nolan afin de lui passer le relai.

"Maintenant, je laisse le professeur Nolan vous exposer comment utiliser au mieux les Portoloins qui vous conduiront en Laponie. Cette méthode de transport magique n'est pas aussi aisée qu'il n'y parait alors je vous recommande d'écouter avec attention ses instructions!"

Le professeur de métamorphose avait passé de nombreuses heures à mettre en place les portoloins qui conduiraient tout ce petit monde en direction de l'Académie de Valtivaara. Crispin Dérébusor lui avait mit la pression toute la journée précédant ce départ, afin de bien vérifier que ceux-ci fonctionnaient de manière optimale. Le vieux professeur ne faisait guère confiance aux jeunes, et n'avait rien pardonné au pauvre professeur de Métamorphose qui restait toujours de nature si discrète. Crispin avait même osé lui dire la veille : "J'espère que l'un de vos poil de goupil ne va enraillé vos portoloins!". Mais Samuel n'avait point rétorqué à la remarque du vieux sénile qui avait l'age d'être son arrière-arrière-arrière grand père...
Comme si Samuel Nolan allait omettre de le mentionner dans ses explications, Crispin Dérébusor se sentit dans l'obligation de lui couper la parole.

"Si je peux me permettre monsieur Nolan..."

Le vieil aigri pointa alors son index en direction de l'un des quatre vieux chaudrons magiques qui allait servir de Portoloin. En effet, juché sur un piédestal, un énorme chaudron se dressait au devant des regard curieux des élèves.
Crispin Dérébusor s'en approcha et le fit résonner en tapotant dessus deux fois.

"Ce que vous voyez apparaitre la, sous vos yeux ahuris d'ânes bâtés est bel et bien un Portoloin qui vous conduira directement à l'Académie de Valtivaara. C'est une méthode de déplacement rapide bien particulière qui comportent certain risque. Dans sa clémence, madame Adamson a bien voulu se lester de quatre de ses marmitons, et je l'en remercie. Comme vous êtes au nombre de quarante, nous avons décidé en commun accord de vous diviser en groupe de dix élèves. Je vous demanderai de bien vouloir former un groupe de dix et de prendre place devant l'un des chaudrons...
Monsieur Nolan va vous expliquer à présent comment se servir des Portoloins. Je vous en prie monsieur Nolan, veuillez poursuivre vos explications!"


Le professeur finit par expliquer dans le moindre détails la technique à appliquer et la bonne méthode pour ne courir aucun risque dans l'utilisation d'un portoloin. Samuel Nolan s'était vaillamment illustré dans cet exercice lors de l'attaque du deux mai, ou il avait évacué bon nombre d'élèves en utilisant une simple chaussure comme portoloin.
Le jeune professeur venait à peine de terminer ses explications que Minerva McGonagall reprit la parole pour s'adresser aux professeurs qui allaient demeurer à Poudlard.

"Je vous remercie Monsieur Nolan pour vos brillantes explications...
Maintenant, j'aimerai me tourner vers les professeurs qui ne seront pas du voyage et qui vont avoir la lourde tache de maintenir l'ordre au sein de notre école. Même si cette excursion ne durera qu'une semaine, il est inenvisageable de laisser les postes de directeur de maison vacants. Le passé nous as enseigné qu'il fallait toujours se prémunir et c'est pourquoi j'ai pris la décision, en commun accords avec les directeurs concernés, de nommés des remplaçants..."


La mémoire lui faisant peut être défaut, ou ne souhaitant point ce tromper, Minerva McGonagall marqua une petite hésitation, avant de tendre le bras vers Edmund Harris...

"En l'absence de monsieur Virtanen, qui brillera sans doute en tant qu'interprète, j'ai l'honneur d'annoncer que Monsieur Harris aura le privilège de représenter la maison Serdaigle et d'en être le directeur remplaçant..."


Minerva McGonagall ne voulut point la réaction de ce dernier tant elle savait à quel point ce dernier aurait rêvé d'être autre chose qu'un simple remplaçant. Elle s'empressa alors d'ajouter rapidement pour faire moins formelle :

"Mary-Ann Clearwater s'occupera de la maison Serpentard pendant l'absence de madame Adamson. Alors que Madame Bibine tiendra la fonction de suppléante de la maison des Poufssoufles...
Pour ce qui concerne la maison rouge et or, je tiens à saluer un choix qui je trouve a une valeur des plus symbolique..."


Minerva McGonagall retint alors l'attention de tout le monde, avant de désigner du regard la professeur d'Arithmancie. Restée silencieuse jusqu'alors, Ana Sorden arbora alors une attitude souveraine, la main délicatement posée sur sa hanche, elle souleva son menton en signe de fierté. Pour cette occasion unique, elle avait revêtu une magnifique robe au couleur de la maison dont elle serait la digne représentante durant une semaine ...

"En commun accord avec Chloé Hellsoft, nous tenions à ce que la directrice suppléante de la maison Gryffondor soit Madame Sorden. Je tiens ainsi à saluer la formidable adaptation et les qualités louables dont fait preuve chaque jour notre nouvelle arithmancienne. Mais également ce choix honore la mémoire de notre regrettée Septima Vector, qui je suis certaine doit se réjouir de voir une arithmancienne devenir la remplaçante attitrée de la maison rouge et or..."


Ana Sorden s'avança d'un pas et inclina légèrement la tête pour témoigner du respect et de la gratitude qu'elle éprouvait de pouvoir prendre les rênes d'une maison aussi prestigieuse que Gryffondor. Même si cela ne durerai qu'une semaine, c'était un bon présage pour l'avenir...

"Je vous remercie pour cet immense honneur, sachez que je prendrai grand soin de la maison Gryffondor durant la courte absence de madame Hellsoft..."

En regagnant son siège, Ana Sorden ne se priva point d'esquisser un petit sourire mesquin à l'attention de Margot Adamson, comme si elle tenait à lui délivrer un petit message déguisé et lui infligé sa satisfaction...
Hochant la tête de satisfaction, Minerva McGonagall, quant à elle, paraissait enchantée par la réponse empreinte de respect et de politesse de l'arithmancienne. Puis se tournant, vers les élèves elle finit par leur adresser de brèves salutations qui témoignaient de l'imminence de leurs départs.

"Je pense qu'il est temps pour nous de nous retirer. Je vous souhaite un agréable séjour dans l'académie de Valtivaara et tâcher de bien vous couvrir afin de ne point prendre froid. Vous transmettrez mes amitiés à Ludmilla Sorjalünd..."

Alors que les professeurs commençaient à se retirer, saluant ceux qui allaient partir en Laponie. Ana Sorden obliqua en direction de Samuel Nolan pour le saluer une dernière fois avant son départ. Sans doute encore rancunière d'avoir été éconduite, elle se pencha vers lui, pour lui murmurer à l'oreille un conseil sulfureux...

"Quand le froid te saisira, tu n'auras qu'à penser à moi pour te réchauffer, mon doux renard..."

Puis l'arithmancienne finit par emboiter le pas d'Edmund Harris, et quitter les lieux. Tous les regards se portèrent alors sur les immenses chaudrons qui se dressait au beau milieu du balcons de la tour d'Arithmancie. L'heure de partir avait sonné! Crispin Dérébusor ne voulait plus perdre davantage de temps, se dirigea alors vers un Portoloin, et incita dix élèves à venir le rejoindre.

"Allez voyons! Ne faites point vos empotés, je veux dix élèves et moi-même autour de ce chaudron".


Dix cobayes volontaire finirent par le rejoindre, en trainant quelque peu le pas, avant d'encercler la grosse marmite en métal.

"Que chacun pose sa main sur la surface du portoloin, comme ceci!"

Danny Sneals faisait partis de ce premier groupe, et il tremblait comme une feuille.

"Très bien! N'oubliez pas pas de bien maintenir votre valise avec votre main libre!"

Danny ne comprit pas très bien le sens de ce message de la part du vieux professeur. Quelle main libre? L'une était occupée à se poser sur la surface du Portoloin, alors que l'autre tenait déjà sa valise. Il n'avait pas de main libre! Le stress et la pression faisait perdre son jugement au malheureux Danny Sneals, qui commençait à jeter autour de lui un regard effarouché. le poufsouffle avait clairement besoin d'un conseil.
Mais ce n'est pas Crispin qui allait le lui donner, l'astronome centenaire commençait déjà à prononcer le décompte du départ...

"Accrochez-vous, nous partons dans cinq secondes... Trois... Deux... Un... Zéro!!!"

A l'instant fatidique du départ, Danny finit par se rendre compte que tous les élèves avaient posé leurs mains droite sur le chaudron et non la gauche. Pensant avoir mal agi, il lâcha sa valise pour plaquer violemment sa main droite sur le métal. Il sentit alors une étrange sensation, comme celle d'un crochet venant l’agripper de manière soudaine et qui le projeta au font du chaudron.
Un puits de lumière l'encercla et l'aspira comme un vulgaire fétu de paille, l'envie de vomir le saisit alors qu'il voltigeait en compagnie des autres élèves. Mais une chose était certaine à présent, la Laponie n'était plus très loin...






Le voyage prit fin en une fraction de seconde...
Danny se vautra magistralement de tout son long dans la neige, et l'énorme Chaudron-Portoloin manque de peu de lui tomber directement sur la crane. Lors du transfert, il s'était époumoner, hurlant comme une truie que l'on égorge et ne cessant de crier "Mamam!!!" tout du long...
Danny continuait de trembler, mais ses frissons n'étaient de l'ordre de la panique, mais du froid. La neige pénétrait ses vêtements, et il grelotta tant le baromètre venait de chuter de manière impressionnante.

Il souleva alors doucement ses paupière pour découvrir un sublime panorama...



Se souvenant de ses lectures Danny se dit qu'il devait sans doute s'agir des Monts Hurlelune, qui encerclaient le plateau du Vaara en un arc de cercle parfait. Le poufsouffle tourna alors la tête à droite, puis à gauche, pour constater qu'il se trouvait au beau milieu d'une grande étendue neigeuse, dans laquelle n'apparaissait aucune forme d'académie ou de construction humaine...
Voulant se relever, il vit ses autres camarades se regrouper auprès de Crispin Dérébusor, chacun d'entre eux tenant sa valise. C'est alors que Danny ressentit une cruelle absence au bout de son bras...

Sa valise n'était point la! Croyant celle-ci ensevelit, Danny se mit alors à gratter frénétiquement la neige, ce qui eu pour don d’énerver le professeur Dérébusor.

"Sneals! Dégagez-moi de la, espèce de moule à gaufres! Les autres portoloins vont finir par arriver et vous encombrez leurs zones d'atterrissage..."

Le pouffsouffle glapit tel un chiot apeuré, et continuant de creuser la neige. Pas question de rester en Laponie durant une semaine avec ce pull en laine grossière, orné d'une tête de caribou et que lui avait offert sa mère pour Noël, et qui sentait affreusement mauvais!
D'ailleurs pourquoi il sentait mauvais?
En baissant le regard, il comprit bien vite, Danny s'était vomit dessus durant le transfert. Un affreux dégueulis imbibait désormais la tête de son caribou.

"Oh noooooooooon..." gémit-il

Qu'allait penser Artemis de tous ça? Lui qui s'était mit dans la tête de la séduire durant son voyage. Il avait d'ailleurs tenté quelques semaines auparavant d'envoyer une lettre d'amour à celle qui lui avait sauvé la vie durant l'entrainement de Quidditch...
Des rumeurs circulaient parmi les élèves comme quoi un bal allait avoir lieu en Laponie, et Danny s'était mit dans la tête qu'il demanderait à Artemis d'être son cavalier.
Mais ce n'est pas avec ce vieux pull caribou, humant le vomi qu'il allait parvenir...

"Vous êtes dur d'oreilles, Sneals?!"

Crispin l'empoigna par le col pour l'extirper de la zone d'arrivée et le faire rejoindre le groupe d'élèves qui commençaient à s'entasser. Malgré son grand âge, la neige ne semblait point entraver ses pas.
La voix plaintive de Danny se fit alors entendre :

"Monsieur Dérébusor, j'ai perdu ma valise..."


Crispin secoua la tête de désespoir, et prit la parole sur un ton affligé:

"Un jour c'est votre tête que vous perdrez, Sneals! Et le pire, c'est qu'elle ne vous manquera même pas, tant elle est vide! Je vous laisse traiter ce problème avec votre directrice de maison!"


Danny resta alors prostré, grelottant de froid dans un coin, en attendant les autres. Le professeur d'astronomie quant à lui tenter vainement de trouver quelque chose dans le lointain. Comme si le voyage ne se passait pas comme prévu!
En voyant les autres professeurs venir peu à peu vers lui, le vieillard aigri commença à pester tout seul, tout en fusillant du regard les élèves qui entamaient une bataille de boule de neige?
Crispin alpagua alors le professeur de runes, qui après tout devait être dans son élément!

"Virtanen! Par la barbe de Merlin, on devait nous réceptionné ici-même et je ne VOIS personne! A part de la neige et des montagnes! C'est ça l'hospitalité des gens de votre pays!!!???"

Crispin faisait face à Peter Virtanen, un filet de bave rageuse, gelée au bord des lèvres.

"Alors on fait quoi monsieur Virtanen!? C'est votre beau pays après tout, et on est en tain de se geler sur place!!! Elle se trouve ou cette académie???"

Alors qu'il ne cessait de mitrailler de question le malheureux professeur de runes, une boule de neige l'atteignit en pleine face! Son regard foudroyant balaya alors l'intégralité des élèves à la recherche de celui qui avait osé lui faire manger de la neige!!!
Toujours badigeonné de neige, le visage de Crispin Dérébusor s'empourpra tout à coup, et il finit par hurler sa colère, principalement sur le premier élève qui lui faisait face... le malchanceux Irving Whitaker :

"Quel Crapouillot a osé me balancer une boule de neige!!!??? C'est toi Whitaker! Viens la que je t’étripe et que j'arrache tes bouclettes frisées aves les dents!"


Alors que Crispin Dérébusor, complètement hystérique allait se jeter sur le Gryffondor, une voix venant de derrière lui finit par le stopper dans élan. Un homme s'exprimant en finnois se tenait devant le groupe de professeur, et fixait de manière étrange le vieux astronome et la cohorte derrière lui...

" Huomio! Olet vaarassa laukaista lumivyöry huutaa kuin raivoava peto! Esittelen itseni, nimeni Jaari Volkonen ja am mitä kutsutaan täällä salakuljettaja . Se on minä, joka johtaa sinut akatemia Valtivaara koska ei ole muuta keinoa päästä sinne kuin käyttää minun koiriin.Transplannage on kielletty ...

Saanen aika viheltää koirani, ja voit lentää akatemia turvallisesti ..."
(trad pour Peter : Attention! Vous risquer de déclencher une avalanche en hurlant comme une bête déchainée! Je me présente, je m'appelle Jaari Volkonen, et je suis ce que l'on nomme ici un passeur...
C'est moi qui vais vous conduire à l'académie de Valtivaara, car il n'y a pas d'autre moyen pour s'y rendre que d'utiliser mes chiens de traineaux. Le transplannage est formellement interdit ici. Laissez moi le temps de siffler mes chiens, et vous pourrez vous envoler vers l'académie en toute sécurité......



Crispin prit un air interloqué, avant de se tourner vers l'interprète Virtanen...

"Qu'est-ce qu'il veut celui-la? C'est quoi que ce baragouinage! Virtanen c'est ton pays, tu pourrais nous traduire un minimum, monsieur le Finlandais qui de retour au pays! Alors?"


Après traduction, tout devint plus clair, l'homme était soit disant un passeur qui allait les conduire en chien de traineaux à l'académie de Valtivaara. Ce dernier ne tarda pas à siffler dans une sorte d'instrument magique, et c'est alors, que sortant de nul part plusieurs traineaux vides tirés par des chiens husky encerclèrent le petit groupe d'élève et de professeurs de Poudlard.
Les élève accueillir ce moyen de locomotion avec joie et excitation, ce qui n'était pas le cas des professeurs.
En effet le souci était que l'académie se trouvait de l'autre coté de la montagne, et que bon nombre d'enseignants commençaient à s'interroger sur le fait de savoir comment un vulgaire traineaux tirés par des chiens pouvait franchir des massifs escarpés.
L'autochtone invita alors une première équipe à rejoindre le premier traineau vide, qui pouvait contenir au maximum cinq élèves et un professeur. Crispin, toujours aussi impatient s'y installa rapidement, en compagnie de cinq élèves...
Le Dérébusor râlait encore...

"Tout ce petit manège n'était pas prévu, monsieur! Vous allez entendre parler de moi à Valtivaara! je vais faire un rapwaaaaaaaaaa!"

Les chiens se mirent alors en action coupant Crispin le râleur dans ses sempiternelles plaintes. Le traineaux glissait avec une souplesse incroyable sur la neige, alors que les chiens entamèrent un brusque virage en direction d'un précipice. Terrifié à l'idée d'entamer une chute mortelle, Crispin tenta de saisir sa baguette... Trop tard!

Comme par enchantement, les chiens de traineaux s'envolèrent alors dans les cieux, comme si l'air n'était constitué que de matière solide sous leurs pattes. Le traineau magique chargé d'élèves et de Crispin Dérébusor s'éleva très rapidement au dessus du paysage enneigé, pour surplomber les plus haut picsde la région. Crispin se cachait sous ses paupières closes et ridées, ne voulant pour la première fois de sa vie qu'une chose, rejoindre au plus vite le plancher des vaches, alors qu'habituellement son esprit préférait s'envoler vers les étoiles.
Les montagnes déchirées laissèrent alors vite place au plateau du Vaara dont le centre était occupée par la fameuse académie. L'un des lieux magiques les plus secrets et les plus préservés au monde...
L'académie était construite toute de glace, et ses contours devinrent de plus en plus distincts au fur et à mesure que les chiens s'en approchaient.
Un à un les traineaux atterrir devant celle-ci, pour s'aligner en une ligne droite parfaite. Élèves et professeurs sautèrent de leurs traineaux volant, pour faire face aux portes majestueuses de l'académie de Valtivaara!



Crispin prit encore une fois l'initiative de prendre les devant, entrainant par la manche Peter Virtanen à ses cotés.

"Je ne pipe pas un mot de leur baratin à vos finnois, alors vous traduirez mes propos! C'est vous l'enfant du pays après tout!" insista-t'il auprès du professeur de runes.

Mais alors qu'il avançaient tout deux en direction de l'entrée, celle-ci s'ouvrit dans un grincement métallique. Une femme d'un certain age mais dont la beauté semblait comme resté gravée dans la glace avança alors dans leurs dans leur direction. Une petite fille marchait la tête basse à ses cotés, le visage dissimulé dans d'épaisse fourrure...
Une fois arrivée à leur hauteur, l'impressionnante femme les toisa alors de son air glacial et souverain. Puis prit la parole dans un anglais impeccable, seulement chahuté par un léger accent finnois...




"Bienvenue à l'académie de Valtivaara! Je me nomme Ludmilla Sorjalünd, et je suis rien de moins que la directrice de cette modeste académie..."





Daisy MasonDirectrice de Poudlardavatar
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Étouffant un bâillement qu'elle espérait discret - elle s'était vraiment couchée trop tard hier soir - Daisy continua l'appel de ses Poufsouffle avant le grand départ. Les élèves étaient visiblement excités par ce voyages et partaient dans tous les sens. C'était un coup à en oublier un.

- Scott, Katy ! Katy Scott ! Katy ! Répondez quand on vous parle, monsieur Maxwell ne disparaitra pas pour autant. Et vous partez vraiment habillée comme ça ? Katy, nous allons en Laponie, pas à Bora-Bora !

Soupirant, Daisy choisit d'ignorer l'air délibérément provocateur de son élève. Miss Scott congèlerait dès qu'elle mettrait un pied sur le sol glacé de la Laponie. Elle, au moins, avait prévu le coup, avec son épais manteau en laine et son joli bonnet assorti. Oui, elle avait profité de cette excursion pour faire les boutiques. Autant profiter de ce genre d'occasions, non ?

- Sneals, Danny ! Danny Sneals ! Quelqu'un a vu Danny ? Sneals !

Avec la masse de Poufsouffle autour d'elle, elle n'arrivait pas à distinguer le jeune homme.

- SNEALS ! appela-t-elle d'une voix plus forte.
- Pas là, Pr'fesseur Mason ! s'exclama un garçon de son dortoir.
- Et est-ce que je peux savoir où...

Mais Daisy fut interrompue par la voix tonitruante - et absolument charmante en une heure si matinale- de Crispin qui tonnait contre Danny. Il fallait avouer que ce dernier n'avait jamais eu le sens de la ponctualité, elle avait encore très en mémoire le match de l'année dernière, mais ce n'était pas une raison pour devenir aussi désagréable. Heureusement, le jeune Poufsouffle fini par apparaître aussi débraillé que d'habitude. Satisfaite, elle raya son nom de la liste et continua son appel.
Ce voyage nécessitait un grand sens de l'organisation, mais cela allait être absolument fantastique. Elle demandait depuis des années au professeur McGonagall l'autorisation d'emmener ses élèves en sortie, mais rien n'y faisait. Ce n'était que grâce à Crispin qu'un projet de cette ampleur avait pu être mis en place à Poudlard. Et rien ne pouvait lui faire plus plaisir. L'intérêt pédagogique qui allait en ressortit valait bien toutes les réunions à supporter le professeur d'Astronomie. En effet, elle avait fait le choix de proposer aux élèves qui suivaient son module une semaine entière sans magie. Et - satisfaite de son expérience avec Keller qui avait fini par rendre les devoirs - elle pensait leur prendre leurs baguettes magiques quand ils seraient avec elle. Histoire qu'il n'y ait pas de tricheries. Puis il y avait des peuplades moldues passionnantes en Laponie ! De quoi disserter des heures et des heures. Et, à titre personnel, elle adorait la neige. Lorsqu'elle était plus jeune, elle avait pour habitude de se balader sous les flocons avec son frère ainé, jusqu'à ne plus sentir leurs orteils, engourdis par le froid.

Tout en finissant son appel à voix basse pour ne pas déranger le discours du Professeur McGonagall "Weaver, Nora !", elle entreprit de diviser rapidement ses élèves en petits groupes, afin qu'ils puissent se diriger rapidement vers les portoloins de Samuel une fois les explications terminées. Retenant un petit rire moqueur quand elle vit Edmund se rengorger devant son tout nouveau poste de Directeur de Serdaigle temporaire, elle vint se placer à cotés de ses collègues, sa liste d'élèves bien rangée dans sa poche. Elle referait un nouvel appel à l'arrivée, histoire de vérifier qu'ils n'avaient perdu personne. Les élèves avaient l'air tellement ravis qu'ils seraient dommage que certains se retrouvent sur le carreau.
Wendy, sa fille cadette, fit partie des premiers élèves à venir se placer à coté de Crispin. Collée au vieil homme, elle n'avait pas l'air franchement ravie et ne cessait d'échanger des regards dégoûtés avec sa meilleure amie. Amusée, Daisy eut juste le temps de voir Danny Sneals et son air paniqué avant que le petit groupe disparaisse....


... Sans la valise de ce dernier. Oh, Merlin. Ce garçon était vraiment trop désespérant. Apercevant Jane - heureusement que ses filles avaient fini dans des maisons différentes, c'était la technique imparable pour les différencier - un peu plus loin, elle attrapa la valise d'un coup de baguette et se dirigea vers sa fille et ses deux amies, Nora et Artemis.

- Miss Weaver, Miss Nott, les salua-t-elle. Vous êtes prêtes pour le voyage, j'espère ! Enfin, au moins, vous avez la tenue adéquate contrairement à certaines de vos camarades !

Se tournant vers sa fille, elle lui tendit la valise.

- Danny a oublié sa valise, enfin, il l'a lâchée. Est-ce que tu pourrais la prendre avec toi ?
- Non, mais, j'ai pas assez de main ! s'exclama Jane en roulant des yeux comme si on lui demandait de caser la lune dans ses bagages. Je veux dire, regarde, je suis déjà chargée ! Prends-là, toi !

Agacée - Jane pouvait vraiment être horripilante quand elle le voulait et ça ne s'arrangeait pas avec l'âge - Daisy fronça les sourcils.

- Non, je coordonne déjà un groupe d'élève. Ce n'est pas la mer à boire, Jane, et tu ne vas pas laisser un de tes camarades comme ça. Tu n'avais qu'à pas être aussi chargée, on dirait que tu pars pour l'année. Prends-là et c'est tout.

Soupirant ostensiblement et levant les yeux au ciel, Jane lâcha sa propre valise pour coincer celle de Danny entre ses doigts, tant bien que mal. Elle jeta ensuite un regard significatif à ses amies du genre "regardez comment ma mère me traite, c'est vraiment trop horrible, je mérite pas ça quand même". Daisy la remercia d'un sourire avant de s'éloigner. Jane pouvait être adorable, comme lorsqu'elle faisait les yeux doux à ce garçon de Serdaigle, mais complètement insupportable dès qu'elle était insatisfaite. L'adolescence, dirons-nous. Bien que ses amies semblent beaucoup plus faciles à vivre.

- Prochain groupe à partir ! lança une voix qu'elle n'identifia pas.

Daisy s'approcha du chaudron pour y poser un doigt et vérifia que tout le monde faisait de même. Pas loin sur le même chaudron, Jane faisait encore la tête pour le coup de la valise.

- Vous êtes prêts ? Tenez-vous bien, surtout ne lâchez pas, et à moins de vouloir nous refaire une Snealserie, tenez bien vos bagages !

Elle se sentit soudain aspirée en arrière, une sensation très désagréable, un peu semblable au transplanage. Mais elle avait confiance en elle quand elle transplanait, contrairement au portoloin qu'elle ne dirigeait pas. Évidemment, elle avait confiance en Samuel, mais ce n'était quand même rassurant.
L’atterrissage fut quelque peu brutal mais elle fut très heureuse d'avoir des bottes pour éviter que la neige ne rentre dans des chaussures trop basses. Le paysage était impressionnant de blancheur, même s'il ne neigeait pas. Aux anges, Daisy s'empressa de dégager la zone d’atterrissage, sentant avec plaisir la neige qui craquait sous ses pieds.

- Tout le monde est là ? interrogea-t-elle en direction de son groupe. Parfait !

Tout en se rapprochant de Peter pour échanger quelques mots, Daisy distingua Jane qui tendait ostensiblement la valise de Danny vers Artémis Nott. "Allez, s'teu plait !" gémissait-elle. "Tu le connais, si je vais le voir, il ne me lâchera plus ! Une vraie sangsue, ce garçon ! S'il te plaît, Artémis ! On est amies, non ?" ajouta sa fille, en tentant son regard de chien battu. Daisy n'entendit pas la réponse de la jeune Nott, mais elle espérait qu'elle n'avait pas cédé à un chantage aussi éhonté. Parfois, on pouvait se demander ce que Jane faisait à Poufsouffle, franchement.

- Laissez-donc Whitaker tranquille, Crispin ! intervint-elle d'un voix sèche en approchant de son collègue qui semblait prêt à défigurer le jeune Gryffondor. Ce n'est pas lui, il est trop sage pour ça.

Malheureusement, Crispin ne l'entendit pas, son attention désormais tournée vers un homme sorti de nulle part. Daisy jeta un coup d'oeil interrogatif vers Peter pour qu'il fasse la traduction. Crispin le demanda aussi, en moins poli, comme d'habitude. Visiblement, l'homme voulait les conduire jusqu'à l'Académie en traineau. Au moins, ça avait l'avantage d'être folklorique, même si ce n'était pas vraiment pratique. En s'approchant du transport, Daisy sourit. Cela lui faisait penser à la légende du Père Noël - qui était d'ailleurs censé être en Laponie - et à ses elfes. Il faudrait qu'elle en parle lors de son module ! C'était une part importante de la culture occidentale moldue. D'ailleurs, c'était sa légende moldue préférée. Lors de sa dernière année à Poudlard, sa meilleure amie et elle avaient joué les petits elfes et elle avait d'ailleurs un bonnet de Père Noël très sympathique.

L'Académie Magique était pour le moins impressionnante, il fallait le dire. Si elle se rappelait très bien de son émerveillement lorsqu'elle avait découvert Poudlard, les élèves devaient être encore plus chamboulés devant ça. Majestueuse, l'école semblait être à l'image de sa directrice qui était sortie les accueillir dans un anglais impeccable. Heureusement qu'ils avaient Peter, ils auraient eu l'air fin à ne pas parler un mot de finnois par rapport à elle qui maitrisait leur langue. Elle maitrisait même l'ironie, en leur faisait un joli euphémisme. Saluant la directrice d'un signe de tête et d'un sourire, Daisy fit le choix de laisser Margot s'exprimer d'abord, en sa qualité de sous-directrice.






Merci Irving
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet écrasa sa main sur son réveil qui venait de sonner et remonta sa couette sur sa tête en marmonnant. Pourquoi devait-elle se réveiller si tôt un lundi matin alors qu’elle n’avait cours qu’à partir de neuf heures ? Ce n’était pas dans ses habitudes de se lever plus tôt que… Se redressant vivement, la jeune femme retint de se plaquer une main sur le front : la Laponie ! Elle partait en Laponie aujourd’hui, et c'était pour cela qu'elle avait réglé son réveil plus tôt. La pensée de ce voyage lui donna envie de replonger sous ses couvertures et de se rendormir. Si elle avait été enthousiasme pour y aller en début d’année, elle n’en avait plus aucune envie à présent. D’ailleurs, la seule chose qu’elle souhaitait depuis quelques jours, c’était de se terrer sous sa couette et de fermer les yeux – très fort – pour tenter de ne plus penser à rien. Mais Juliet étant Juliet, et ayant prit conscience de l’importance que ses actions avaient sur sa petite sœur, elle faisait tout son possible pour rester forte, devenir grande, adulte, mature, bref, que des mots qui la terrifiait complètement.

Se levant donc à contrecoeur, elle fila sous la douche, fit sa toilette et ressortit de la salle de bain quelques minutes plus tard, vêtue de vêtements chauds – hors de question de tomber malade en Laponie, il ne manquerait plus que ça ! La rouge et or regagna son dortoir et se dirigea vers son lit qu’elle refit d’un coup de baguette magique. Il y avait tout de même quelques sorts bien utiles. Elle saisit sa valise et y plaça les quelques affaires de dernières minutes qu’elle avait à ajouter, comme son pyjama, sa trousse de toilette… Une fois cela fait, elle balaya la pièce du regard, pour voir si elle n’avait rien oublier et ne pu s’empêcher d’esquisser un vague sourire en tombant sur Olivia, encore endormie malgré la sonnerie du réveil et la l’indiscrétion de Juliet. S’approchant d’elle, elle lui plaqua un bisou sur la joue avant de saisir sa valise et de sortir du dortoir pour se diriger vers la salle commune. Malgré l’heure matinale, quelques Gryffondor s’y trouvaient. S’arrêtant quelques instants pour contempler la scène. Elle repéra la petite Hellsoft, pelotonnée sur un canapé, la mine fatiguée. Elle s’approcha d’elle, et demanda :

« Tu pars en Laponie Maeva ? »

Après avoir eu un bâillement à s’en décrocher la mâchoire, la petite soupira et répondit :

« Non… Mais ma copine Lisa, part, elle, alors je l’accompagne jusqu’ici, puis, je suis plus fatiguée moi ! »

La septième année hocha la tête, et regarda la fillette dodeliner de la tête et se reprendre de justesse pour lui adresser un sourire.
Après quelques instants passés dans la salle commune, Juliet sortit en même temps qu’un groupe de Gryffondor et prit la direction de la tour d’Astronomie. Le rendez-vous était fixé à sept heures, et elle n’avait que quelques minutes pour être à l’heure. Arrivant finalement même deux minutes avant l’heure donnée, Juliet observa le petit groupe qui se massait sur un des plus hauts balcons de la Tour. A sept heures, tous étaient arrivés… Tous… Sauf Danny Sneals, comme le faisait remarquer Dérébusor avec la délicatesse qui le caractérisait. Soupirant devant la tirade – le hurlement – du vieux professeur, la rouge et or se félicita une nouvelle fois d’avoir laissé tomber l’Astronomie en cinquième année. Une fois le Poufsouffle arrivé – qui fut bien remarqué, à cause à nouveau des paroles de l’enseignant – la directrice prit la parole, et commença un long discours. Elle leur rappela de se montrer respectueux envers ceux qui les recevaient, puis laissa la parole au professeur Nolan, qui expliqua comment ils se rendraient en Laponie. Après ses explications – et celles de Dérébusor, qui s’était sentit obligé de l’interrompre – Minerva McGonagall reprit la parole et entreprit d’attribuer à quatre professeurs les titres de « directeur de maison remplaçant ». Et si sans surprise Harris hérita des Serdaigle, Clearwater des Serpentard et Bibine des Poufsouffle, Juliet ne pu s’empêcher d’hausser les sourcils en entendant que le professeur Sorden remplacerait l’enseignante de Divination. En effet, la jeune femme pensait que ce rôle serait attribué à un ancien élève de cette maison, le professeur d’Arithmancie venant de Salem… Haussant les épaules, Juliet se concentra sur ce qu’il se passait, après tout, c’était la directrice de Poudlard, elle devait donc prendre les bonnes décisions.

Une fois le discours terminé, le professeur Dérébusor demanda à dix élèves de se joindre à lui pour le premier voyage. Une fois les dix partit, un nouveau groupe, accompagné du professeur Mason s’avança vers un nouveau portoloin. Attrapa d’une main sa valise et de l’autre le chaudron, la jeune femme attendit que départ soit donné et ferma les yeux en sentant quelque chose la tirer par le nombril. Merlin qu’elle détestait ça.
Le changement de température fut brutal, une fois arrivé. Bénissant l’inventeur des vêtements chauds, Juliet secoua la neige de son bonnet gris avant de le remettre sur sa tête. Elle remarqua Danny, le pull couvert de vomi et lui adressa une moue compatissante en attendant les autres, qui ne tardèrent pas à arriver.
Visiblement, l’air froid ne calmait pas le professeur d’Astronomie qui recommençait à crier, sur Irving cette fois, l’accusant de lui avoir envoyer une boule de neige – qui était selon Juliet la meilleure idée qu’on pouvait avoir. Se désintéressant du spectacle, la jeune femme prit quelques minutes pour observer les lieux. Le paysage était à couper le souffle. Les pics des montagnes se mêlaient aux nuages, et la Gryffondor avait l’impression qu’elle allait pouvoir toucher le ciel rien qu’en levant les bras. Elle allait tourner sur elle-même pour admirer ce qui se trouvait dans son dos lorsqu’un homme surgit et prit la parole… En finnois. Ne comprenant absolument rien à ce qu’il racontait, Juliet regarda autour d’elle, et adressa un sourire amusé à Jeremy – du moins un semblant de sourire.

Une fois la traduction faîte – l’homme voulait en fait les emmener à l’académie – ils se dirigèrent tous vers des traîneaux. Avisant son ami Samaël, déjà installé dans un, elle le rejoignit.

« Je peux ? » demanda-t-elle en désignant un siége à côté de lui.

Prenant place, elle découvrit avec étonnement les chiens s’élever dans les airs à une hauteur phénoménale – plus haut que les pics des montages. Savourant ce petit voyage – Juliet adorait être dans les airs – la jeune femme fut déçue d’atterrir si tôt… Légère déception qui disparue en découvrant l’académie magique. Construite dans la glace elle semblait… Irréelle, féerique.
Sautant du traîneau en même temps que l’élève et les professeurs, la Gryffondor lâcha un léger juron dans un murmure. On ne pouvait pas le nier, l’académie était époustouflante. Bon, ce n’était qu’une école, après tout, mais tout de même !

A ce moment là, une femme sortit de l’école, accompagnée d’une petite fille, et les salua, dans un anglais parfait. Croisant les bras pour se réchauffer – il faisait tout de même sacrément froid ! – Juliet attendit la suite en observant ses camarades. Cette semaine ne pouvait que lui faire du bien, après tout.



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Irving WhitakerAubergisteEn ligneavatar
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Une fois n’est pas coutume, Irving faisait partie des premiers levés ce matin là. En effet, il était tellement impatient de ce voyage qu’il avait eu du mal à trouver le sommeil puis il s’était réveillé avec une bonne demi-heure d’avance. Le gryffondor était donc descendu dans la salle commune avec sa malle de voyage dans une main et son blouson, son bonnet, ses moufles, et ses moon-boots dans l’autre. Il était paré pour la LAPONIE !

Posant tout son fatras sur le sol de la pièce circulaire, il s’était installé sur le canapé pour grignoter quelques que cookies sa mère lui avait donné la veille. En effet, depuis que son emploi du temps était aménagé pour qu’il puisse se rendre à St-Mangouste, Irving voyait ses parents nettement plus régulièrement. Il avait d’ailleurs pu passer la journée du dimanche auprès de son père qui était dans un « bon jour ». Ils avaient bavardé et joué à la bataille explosive avant que les sœurs Whitaker et Vivianne ne les rejoignent. Même si son père était encore très fatigué et alité, Irving chérissait ses moments où toute la famille était réunie. Il avait véritablement l’impression de se ressourcer aux contacts des siens, même si ses neveux et nièces devenaient de plus en plus horripilants ! Retourner à Poudlard en fin d’après-midi était parfois difficile mais il savait qu’il retrouverait tout le monde le dimanche suivant… De plus, il essayait d’appliquer les conseils de Chloé Hellsoft à savoir « gérer son irritabilité », ce n’était pas tous les jours faciles, mais il avait l’impression d’avoir un peu progressé. Bon il s’était quand même énervé la veille en tentant de faire rentrer sa guitare dans sa valise mais il avait finalement renoncé à prévoir une petite répétition avec les Dark Boursouf au milieu de la neige. Malheureusement Donald n’était pas du voyage-dommage ça aurait été drôle- mais il y avait tout de même Juliet et Danny, sans compter Georgiana et Jeremy ! D’ailleurs Irving espérait bien que l’air frais de la Finlande les pousserait à se réchauffer mutuellement ces deux là…

Parmi les participants, il y avait aussi une personne de choix : Nora. Les deux ex-amis ne s’étaient pas reparlés depuis la sortie à Pré-Au-Lard. A chaque fois qu’ils se croisaient dans les couloirs, Nora détournait le regard et l’ignorait prodigieusement. Pourtant Irving aurait bien aimé lui présenter ses excuses, seul à seul, mais elle était toujours en compagnie de sa copine Artémis. Elles mangeaient ensemble, se rendaient à l’entrainement de quidditch ensemble… C’était un peu compliqué, aussi le jeune homme s’était résolu à lui écrire une lettre. C’était Danny qui lui avait donné l’idée, en effet, son pote avait envoyé une missive à la fameuse Artémis pour tenter de la séduire. Contrairement au Poufsouffle, Irving ne souhaitait pas écrire une lettre d’amour à Nora mais simplement une lettre d’excuse pour lui expliquer qu’il regrettait toutes les horreurs qu’il lui avait dites… Cette fameuse missive était écrite depuis deux bonnes semaines mais le jeune homme n’avait toujours pas trouvé une occasion pour la lui donner. Il vérifia d’ailleurs qu’elle se trouvait bien dans la veste de son blouson comme il l’avait placé hier soir.

Une fois ce contrôle effectué, il reporta son attention sur ses camarades rouge et or qui descendaient au compte gouttes des dortoirs avec d’énormes valises. Il vit Juliet, emmitouflée dans d’épais vêtements, qui discutaient tranquillement avec Maeva Hellsoft, et aperçu Georgiana qui venait de déboucher des escaliers en colimaçon. Irving sauta par-dessus le dossier du canapé pour rejoindre son amie :

« Alors, t’es prête à bouffer d’la neige? » demanda-t-il avec un large sourire.


Il la taquinait depuis quelques jours à ce sujet, en disant que, la première chose qu’il ferait en arrivant en Laponie, serait une bataille de boule de neige.

La salle commune était remplie d’élèves qui transpiraient déjà sous leur bonnet et dans leur blouson. Le départ était imminent. Irving rejoignit donc le canapé et enfila ses bottes de neige. Bon, pour le moment il avait l’air vraiment débile, mais sa mère lui avait assuré qu’il serait très heureux de les avoir une fois en Laponie. Par-dessus son traditionnel sweat gris, le jeune homme enfila une épaisse veste en laine rouge foncé qu’il ne portait que très rarement. (Il faut dire que Victor Lloyd lui avait dit un jour qu’il la trouvait jolie : Ce simple compliment avait conduit Irving à la remettre immédiatement dans sa penderie) puis il enfila son énorme blouson rembourré que Vivianne lui avait acheté pour l’occasion.

« Bon allez on bouge ! J’ai trop chaud là ! »
cria-t-il à l’attention de quelques gryffondor.

Juliet le rejoignit avec d’autres élèves et ils prirent la direction de la tour d’astronomie où se pressaient déjà plusieurs élèves et professeurs. Mme Mason faisait l’appel des Poufsouffle dans un coin et Irving chercha Nora du regard mais il ne la vit pas au milieu des élèves plus grands et plus costauds. Ce Samaël Smith était vraiment une sacrée armoire à glace ! Le gryffondor rejoignit donc sa directrice et lui adressa un large sourire avant d’ajouter un jovial:

« Bonjour Professeur ! »

Néanmoins, l’appel des élèves fut vite interrompu par Dérébusor qui hurlait littéralement, se plaignant de l’absence de Danny. Irving avait compris maintenant. Lorsqu’il souhaitait voir Danny à quatorze heures, il lui donnait rendez-vous à treize heure quinze, ainsi le Poufsouffle était (quasiment ) toujours ponctuel ! Enfin, son pote arriva en haut de la tour, tout essoufflé et débraillé. Irving lui fit de grands signes pour l’inviter à le rejoindre ce que fit le Poufsouffle, tandis que Minerva McGonagall entamait son discours.

« Eh vieux, j’ai pas pu prendre ma guitare, j’avais pas assez de place.»
chuchota Irving avant que ses yeux ne se posent sur le pull hideux de Danny. Finalement, il ne s’en sortait pas si mal avec sa veste rouge.
Une fois les recommandations de base apportées par le P.Nolan concernant l’utilisation du Portoloin, Dérébusor invita un groupe d’élèves à le rejoindre. Irving croisa les bras sur sa poitrine : Pas moyen qu’il voyage en compagnie du vieux fou. Mais cela était sans compter le vicieux gryffondor qui le poussa légèrement, l’obligeant à faire un pas en avant.

« Allez WHITAKER, dépêchez vous d’attraper ce chaudron bougre d’andouille ! »
hurla Crispin en le saisissant par le col de son blouson.

*Gère ton irritabilité* pensa le jeune homme en cherchant des yeux le gryffondor responsable de cette mauvaise blague. Fort heureusement, Danny vint le rejoindre afin de ne pas le laisser seul avec le vieux crouton. Irving ouvrit la poche de son blouson, en sortit son bonnet péruvien gris qu’il riva sur sa tête avant d’enfiler ses moufles. Il posa une main sur le chaudron et attrapa sa valise de l’autre. Pui il balaya les élèves du regard en attendant que Dérébusor ait finit son compte à rebours. C’est alors qu’il vit Artémis Nott juste devant la balustrade. Nora ne devait pas être très loin. Irving se hissa donc sur la pointe des pieds pour voir par-dessus l’épaule bodybuildé de Jack Maxwell et croisa momentanément le regard de la poufsouffle qui se tenait derrière lui. Ne sachant pas trop comment réagir, il tenta un petit sourire-qui s’apparentait davantage à une grimace d’ailleurs- mais il ressentit subitement une force invisible l’attirer vers le fond du chaudron. Durant toute la durée du voyage, Danny lui hurla littéralement dans les oreilles. Lorsqu’ils arrivèrent, Irving fut violement projeté au sol et il roula sur plusieurs mètres avant de s’immobiliser. Il aurait peut-être dût écouté un peu plus les recommandations du professeur Nolan. Le visage couvert de neige fraiche, il releva la tête et ne put retenir plus longtemps une exclamation face au superbe panorama qu’il avait sous les yeux.

« Whaaaaa ! »

Le jeune homme sauta sur ses jambes, épousseta rapidement ses vêtements et posa les mains sur ses hanches quelques minutes pour observer les montagnes enneigées. C’était magnifique. Des bruits de chutes et des éclats de rires lui indiquèrent que les autres portoloins étaient arrivés, aussi il remonta la pente qu’il avait débaroulé. Le jeune homme attrapa alors une poignée de neige qu’il forma en boule avant de s’exclamer :

« Hé Dan’ ! »

Le poufsouffle se retourna et Irving l’atteignit en pleine face, la boule s'écrasant sur le nez de Danny dans une grande gerbe de neige !

« Ouhouh ! Dans l’mille ! » cria-t-il en formant une nouvelle boule à l’attention de Georgiana cette fois-ci. Néanmoins, Crispin Dérébusor freina rapidement ses ardeurs en s’exclamant :

"Quel Crapouillot a osé me balancer une boule de neige!!!??? C'est toi Whitaker! Viens la que je t’étripe et que j'arrache tes bouclettes frisées aves les dents!"


Heureusement Daisy Mason vint s’interposer entre lui et le vieux fou en demandant à Crispin de le laisser tranquille.

« Ce n'est pas lui, il est trop sage pour ça. » ajouta-t-elle alors.

Irving esquissa un petit sourire reconnaissant, tout en prenant soin d’émietter dans son dos la boule de neige qu’il venait de former.

Au même moment, un homme apparut comme par magie et se mit à déblatérer des paroles incompréhensibles. Comme quasiment tout le monde, le gryffondor tourna la tête vers Peter Virtanen qui devait être leur interprète durant le voyage. Irving n’aimait pas trop cet enseignant depuis le concert des Bizarr’Sisters mais il dût se rendre à l’évidence qu’il était très utile ici lorsqu’il traduisit les paroles de l’homme étrange.
Apparemment ils devaient tous prendre place à bord des traineaux afin de rejoindre l’Académie de Vaaltivara. Après avoir récupéré sa valise, Irving contourna les chiens à bonne distance –lui et les bestioles ça fait deux- puis il s’installa rapidement au côté de Samaël Smith et du professeur Mason. Il n’y avait pas moyen qu’il se tape Dérébusor une seconde fois ! Juliet les rejoignit et les Huskies se mirent alors en marche. Le traineau démarra dans une petite secousse mais le voyage était nettement plus agréable que celui effectué en portoloin jusqu’au moment où les chiens entamèrent un brusque virage en direction d’un précipice. Irving n’était pas franchement rassuré surtout que le traineau prenait de la vitesse. Il darda donc un regard en direction de la directrice des Poufsouffle mais elle avait l’air parfaitement sereine. Le jeune homme s’agrippa fermement et serra les dents, s’attendant à faire une lourde chute de plusieurs mètres en contre bas. Mais contre toute attente, le traineau s’envola dans les airs au dessus des pics rocheux de la région. Pour Irving, qui ne connaissait que Sheffield et Poudlard, le dépaysement était total. Une nouvelle fois, il lâcha un grand « Whaaaaaaaaa » émerveillé. Il avait vraiment hâte de raconter cela à sa famille !

Malheureusement, les huskies se posèrent bien trop vite à son gout. Il serrait bien resté des heures entières au dessus de ce paysage lunaire. Le jeune homme déchargea donc sa malle à contre cœur et risqua même une petite caresse sur le chien de tête pour le remercier de cette belle promenade. Il rejoignit ensuite les autres élèves qui se pressaient déjà devant la lourde porte de l’Académie de Vaaltivara. Tout en observant l’architecture, qui était aussi sublime que les paysages environnants, Irving vint se poster à côté de son groupe d’amis.

« Ça déchire hein ? »
lâcha-t-il tout en observant les frises taillées dans ce palais de glace.

Subitement, la grande porte de l’académie s’ouvrit pour laisser apparaitre une grande femme qui les accueillit dans un anglais parfait. Irving reporta alors son attention sur le groupe de professeur afin de savoir qui allait prendre la parole en premier.


Samaël SmithAncien personnageavatar
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*Bip... Bip... Bip... Bip...*

Samaël défonça son réveil et se mit rapidement sur ses pieds, il répara son réveil d'un sort et se réfugia dans la salle de bain excité comme une puce. Depuis le temps qu'il voulait partir en voyage, il allait découvrir un nouveau pays, la Laponie. C'était trop méga cool, en plus Juliet était du voyage, il allait s'amuser comme un gamin parce que d'abord Juliet c'était son amie, ensuite parce qu'il était trop heureux depuis qu'il avait rencontré Mr Mignon et ensuite parce que là-bas, il allait y avoir plein de neige et que la neige c'était trop cool. Et les batailles de boules de neige aussi c'était marrant.

Il prit une douche rapide et voyant l'heure décida que finalement le rasage n'était pas pour aujourd'hui, il allait bien falloir qu'il le fasse un jour puisqu'une légère barbe commençait à pousser, mais bon, les poils ça tenait chaud, alors au pire c'était pas bien grave.

Il sortit de la salle de bain, Théo était encore endormi puisqu'il était le seul du dortoir à ne pas partir, il s'habilla rapidement, enfilant un bonnet, un gros Sweet et une grosse écharpe bien chaude. Il était fin prêt pour la Laponie. Il attrapa sa valise et en sortant alluma la lumière en hurlant,

"Bonne semaine Théo d'amour"

Ce qui lui valut un oreiller en pleine tête, mort de rire, Sam dévala les escaliers du dortoir pour rejoindre la salle commune presque vide, il la traversa et rejoint l'air frais des couloirs. Alors qu'il allait rejoindre la tour d'Astronomie, il se fit interpeller.

"Hé Smith, attend !"

Il se retourna et reconnut Victor Lloyd qui courrait vers lui, ce dernier tout essoufflé s'arrêta devant lui et le regarda de la tête aux pieds avant de déclarer,

"J'adore ton bonnet mon chou, euh ouais nan c'est pas pour ça que je viens te voir. T'sais hier pendant le diner, genre ouai, je sais normalement on mange, mais tu vois là je venais de finir genre mon cinquième Muffin tu vois, enfin bref, j'ai relevé la tête et je t'ai vu. Nan mais genre mon chou, c'est quoi cette barbe toute laide là ? Ça va pas du tout, y a du laisser aller. Donc genre je me suis dit que t'aller sûrement avoir besoin de ça."


Victor lui tendit alors une bombe de mousse à raser, Sam regarda la fiole et Victor légèrement perplexe.

"Euh merci, fallait pas."

"Oh si fallait, je te jure ! Mais de rien, hein. Je suis content que mon cadeau te plaise. Aller à plus Smith et surtout oublie pas hein rase toi, c'est trop hideux sinon. Bisoux mon chou."

Le Poufsouffle regarda le garçon s'éloigner sûrement pour rejoindre son dortoir, il rangea la bouteille de mousse à raser dans sa valise et continua son chemin vers le lieu de rendez-vous fixé pour le départ.

Une fois arrivé, en haut de la tour d'Astronomie, il rejoint le groupe de Poufsouffle qui s'était formé. Le professeur Mason commença alors à faire l'appel et il sursauta légèrement quand le vieux Dérébusor se mit à gueuler comme un putois parce que Sneals était en retard. Il vit alors l'arrivée un peu précipitée du cinquième année et suivit d'une oreille le discours du professeur McGonagall.

Le vieux fou expliqua alors comment le voyage allait se dérouler et Sam décida d'attendre le prochain chaudron, il n'avait pas vraiment envie de se retrouver à côté du vieux crouton grincheux. Lorsque le signal du départ fut lancé, il sentit un tiraillement désagréable au niveau du nombril, c'était la même sensation de tiraillement que le transplanage, ça ne le dérangea donc pas vraiment.

Il atterrir alors au paradis blanc, tout était blanc partout, il avait de la neige partout, Samaël était aux anges, il se poussa rapidement de la piste d’atterrissage et se tint légèrement à l'écart afin d'éviter les boules de neige. D'ailleurs un petit malin en lança une sur Dérébusor qui se mit à tempêter contre Irving Whitaker qui d'après le professeur Mason n'avait rien fait. Ce vieux bouc ne s'était franchement pas arrangé et Sam était vraiment heureux de ne plus faire Astronomie.

Soudain un homme apparut de nul part et commença à baragouiner en finnois et des chiens trainants des traineaux sortirent également de nul part, Sam regarda les superbes chiens avec ravissement. Il s'approcha d'un des chiens et lui caressa affectueusement la tête avant de prendre place dans son traineau, il fut bientôt rejoint par le professeur Mason et par Irving Whitaker. Juliet lui demanda alors si elle pouvait s'installer à côté de lui, le jeune homme décocha un immense sourire à son amie et hocha la tête pour signaler son accord.

"Bien sûr, Ju"

Les chiens se mirent alors en marche et prirent de la vitesse. Sam vit qu'ils se rapprocher de plus en plus du vide et pendant une minute, il eut la peur de sa vie. Il ne voulait pas mourir, pas tout de suite, alors que les chiens sautaient dans le vide le jeune homme ferma les yeux et attendit la collision avec le sol. Rien ne vint, il entrouvrit alors lentement les yeux et s'aperçut qu'ils volaient.

Le paysage était sublime, les montagne recouvertes d'un manteau neigeux étaient tout simplement féérique, tout ce blanc, c'était le dépaysement total. Les chiens piquèrent alors vers le sol, mais beaucoup trop tôt au goût du jeune homme, il serait bien resté plus longtemps en l'air, avec le vent qui lui décoiffait les cheveux malgré son bonnet, cette sensation lui rappelait le Quidditch et le bonheur immense de se retrouver sur un balai.

Lorsqu'ils eurent rejoint la terre ferme, Sam alla caresser les chiens une dernière fois et s'approcha des autres qui s'étaient arrêtés devant les magnifiques portes de l'Académie de Valtivaara. Ces dernières s'ouvrirent alors pour laisser une femme et une petite fille, elles s'arrêtèrent devant eux et la femme prit la paroles en un Anglais parfait pour leur souhaiter la bienvenue et se présenter comme la directrice de l'établissement. Sam se demanda alors qui allait prendre la parole, Dérébusor ou Margot Adamson ?




Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Les yeux grands ouverts, Jeremy contemplait l'obscurité en attendant impatiemment que l'heure de se lever arrive. C'était la première fois depuis des semaines qu'il se réveillait aussi facilement, et il y avait une excellente raison à cela : le départ en Laponie ! Il l'attendait depuis des mois avec impatience et ne s'était pas senti aussi heureux ni impatient depuis longtemps. Ce voyage tombait à pic pour le jeune homme, qui avait bien besoin de vacances. Cela lui permettrait un peu de décompresser après ce début d'année intense et de couper le semestre avant les vacances de Noël... Lui qui était pourtant habitué à passer de longues périodes sans voir sa famille était pour une fois pressé de la retrouver. Il aurait voulu être là pour soutenir son père dans son deuil, et surtout il avait envie de passer du temps avec son frère.

Pour toutes ces raisons, ce voyage tombait particulièrement bien. Même si, en théorie, ils avaient des modules et ne se tourneraient pas les pouces pendant une semaine, cela lui permettrait malgré tout de passer du bon temps avec ses amis, du moins ceux qui partaient. En plus il fallait bien reconnaître que la Laponie, cela faisait rêver ! Pour des élèves habitués au climat et aux paysages de Poudlard, ce serait vraiment dépaysant.

La perspective de ce voyage l'avait donc tenu éveillé la veille, et l'avait réveillé bien trop tôt ce matin. N'y tenant plus, Jeremy finit par sortir du lit avant même que son réveil ne sonne. Il s'habilla chaudement en s'efforçant de ne pas réveiller ses camarades de dortoir endormis, puisqu'il était le seul d'entre eux à partir. Puis il descendit les escaliers en colimaçon, sa valise dans une main et son manteau dans l'autre. Sans surprise, il était le premier levé... Poussant un soupir d'impatience, il posa ses affaires dans un coin et enleva un pull pour éviter de mourir de chaud en attendant ses camarades. Promenant son regard sur la salle commune pour trouver une occupation, il aperçut les photos du match contre Serpentard qu'il avait accroché quelques temps auparavant. C'était la petite Scavo qui les lui avait données en échange d'un récit détaillé de l'action ou vérité, et il les avait affiché ici pour que tout le monde puisse en profiter. Malgré le brouillard, la gamine avait réussi à prendre quelques clichés savoureux. Du côté des gradins, il y avait Irving et Nora dans les gradins, le Gryffondor tentant vainement de dissimuler son horrible pancarte, mais aussi Donald et sa grosse caisse. Outre les multiples photos des joueurs pendant le match, on trouvait également un formidable cliché d'O'Connor qui vociférait contre sa directrice de maison... Mais la préférée de Jeremy restait celle où le professeur Adamson donnait une claque à l'arrière de la tête d'Horace pour l'empêcher de diffamer sur Serpentard. Quoi que le cliché où Georgiana saluait le public après avoir attrapé le vif d'or, un grand sourire éclairant son visage, et ses cheveux roux voletant dans les airs était aussi très...hum...très...intéressant.

Se détournant des clichés, Jeremy réalisa que quelques jeunes l'avait rejoint. Enfin un peu d'activité ! Il alla s'affaler dans un fauteuil avec son élégance habituelle en attendant que les autres se réveillent à leur tour. Enfin, tout le monde fut prêt et le petit groupe quitta la salle commune, traînant valises et écharpes sur son passage. En haut de la tour d'astronomie, ils rejoignirent le professeur Hellsoft qui s'efforça de faire l'appel malgré les braillements habituels de Dérébusor. Pauvre Danny, songea Jeremy avec une bouffée de compassion pour le Poufsouffle. Ce n'était jamais très agréable d'être la cible des ronchonnements hystériques du professeur d'astronomie, comme chaque élève de Poudlard en avait fait au moins une fois l'expérience ! Jeremy n'était pas prêt d'oublier la fois où il avait malencontreusement écrasé le pied du vieux professeur, en troisième année...

Après l'appel, la directrice se lança dans un discours barbant que Jeremy ne jugea pas utile d'écouter, trouvant bien plus intéressante la vue sur le parc au soleil levant que l'on avait depuis la tour. Le fait que Georgiana se trouve dans son champ de vision n'avait absolument rien à voir avec sa distraction, bien sûr ! Le temps qu'il sorte de sa rêverie, le premier groupe d'élève avait déjà pris place dans le portoloin du professeur Nolan. Pressé d'arriver en Laponie, Jeremy se débrouilla pour être dans le second groupe d'élèves et attrapa le chaudron d'une main, sa valise dans l'autre main. Il espérait ne pas faire de bêtise, vu qu'il n'avait pas vraiment écouté le professeur Nolan... Il avait beau adorer (aduler !) l'enseignant, il était vraiment trop tôt pour faire fonctionner son cerveau.

Soudain, le signal du départ fut lancé et Jeremy ressentit une sentiment de tiraillement peu agréable. D'un coup, tout devint blanc ! Après avoir papillonné des yeux un moment pour les habituer à la luminosité, Jeremy put enfin apprécier la beauté indescriptible du paysage lapon.

"WAHOU !" s'écria-t-il dans le vide, de la buée s'échappant de ses lèvres.

Après quelques instants d'observation, il reprit conscience des personnes qui l'entouraient et constata que le vieux croûton était en train de ronchonner, comme d'habitude. Incroyable, même dans un moment pareil il fallait qu'il soit d'une humeur massacrante... Levant les yeux au ciel, Jeremy se rapprocha d'Irving et de Georgiana pour partager avec eux son enthousiasme d'être dans un tel endroit. Mais Irving semblait d'humeur à faire une bataille de boules de neige, ce qui donna une idée à Jeremy... Faisant abstraction du froid mordant, il se pencha et forma une grosse boule de neige... qu'il balança sur le professeur d'astronomie en jubilant.

Il dut se mordre la langue pour ne pas mourir de rire lorsque l'enseignant explosa de colère contre Irving, menaçant de lui "arracher ses bouclettes frisées avec les dents". Heureusement, le professeur Mason intervint, mue par l'étrange conviction qu'Irving était trop sage pour ce genre de chose, et Dérébusor laissa Irving tranquille. Cela permit à Jeremy de laisser libre-cours à son fou-rire, puis d'envoyer une seconde boule de neige, sur Killian cette fois. Depuis leur conversation, deux semaines plus tôt, ils étaient à nouveau en bon terme et Jeremy en était très content. Ce voyage serait bien plus amusant avec Killian ! D'ailleurs, il espérait que ce voyage serait l'occasion pour Irving et Nora de se réconcilier. Il ne savait pas le fin mot de l'histoire mais depuis quelques temps ils s'ignoraient résolument... Jeremy avait bien l'intention de cuisiner Irving à ce sujet.

Jeremy cessa ses pitreries lorsque le professeur Adamson lui lança un regard glacial. Elle semblait de particulièrement mauvais poil, aussi Jeremy se dépêcha-t-il de rejoindre un traîneau malgré son envie de jouer dans la neige comme un enfant. C'est qu'il n'avait pas vu la neige depuis un moment ! Cela dit, le Gryffondor ne regretta pas d'avoir pris place dans le traîneau puisque le voyage fut tout simplement magique. Il le passa les yeux grands ouverts, émerveillé comme un enfant le matin de Noël, à observer le paysage. Il ne put s'empêcher de jouer avec un des chiens qui tiraient le traîneau en arrivant. Jeremy avait toujours beaucoup aimé les chiens et en aurait probablement eu un à Poudlard si c'était autorisé... Mais il ne s'attarda pas, impressionné par les lieux. L'académie en elle-même était tout aussi magnifique, et que dire de sa directrice ? Une femme impressionnante, resplendissante et à l'anglais parfait.

Jeremy s'approcha de ses amis et répondit avec enthousiasme au « Ça déchire hein ? » d'Irving.

"C'est clair, c'est magnifique ! On a vraiment de la chance ! Au fait Irving, désolé pour la boule de neige sur Dérébusor..."

Un grand sourire aux lèvres, il passa un bras autour des épaules de Juliet pour lui communiquer sa bonne humeur et son énergie. Il savait que la jeune fille en avait besoin, ces temps-ci.

"Je suis super content d'être ici avec vous !", lâcha-t-il avant de reporter son attention sur les enseignants. Le professeur Adamson avait visiblement retrouvé le sourire à la vue du palais de glace. Il espérait que les présentations ne dureraient pas trop longtemps, parce qu'il faisait quand même légèrement froid...


Peter VirtanenProfesseur d'Etudes des Runesavatar
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Il était déjà tôt et pourtant Peter était déjà au sommet de la tour d'astronomie, savourant ses derniers instants de tranquillité. Il avait laissé Chloé endormi il y a déjà une heure, avait grimpé tout en haute de la plus haute tour et n'avait pas bougé depuis. Les mains rivés au fond de ses poches, le regard dans la vide. Il s'était déjà tellement torturé en pensant à ce voyage et en construisant des dizaines de scénarios qu'il n'arrivait plus à rien en penser. Ça arrivait, voilà tout. C'était sur le point de se passer et il ne pourrait que subir, et attendre de voir ou cela le mènerait. Résigné, le professeur de runes ne tourna même pas la tête en sentant arriver Crispin dans son dos. Il avait eut l’astronome sur le dos constamment au cours des dernières semaines et avait appris à le reconnaitre au son de ses pas, pour pouvoir fuir avant qu'il n'arrive à sa hauteur. Cependant, cette fois à moins de sauter dans le vide il ne pourrait pas éviter son charmant collègue. Cela méritait réflexion, les deux solutions avait des pour des
contres...Décidant que finalement une longue chute suivie d'un choc des plus brutal n'était pas une mort très enviable, il laissait ça à ce regretté Dumbledore, il se tourna vers son collègue et lui adressa un signe de tête.

Les dieux devaient être avec lui -une aide qui ne serait pas de trop pour la semaine à venir- car au moment ou le vieil astronome s’apprêtait à ouvrir la bouche, les premiers élèves débarquèrent au sommet de la tour, provocant par leur simple présence la fureur de leur enseignant qui se mit aussitôt à leur hurler dessus pour quelques obscures raisons. Peter resta légèrement en retrait, attendant que tout le monde arrive pour commencer l'appel de ses élèves, tous présents et emmitouflés dans d'énorme blousons. Lui-même s'était contenté d'un col-roulé et d'une épaisse veste en cuir de dragon, mais il était sans doute plus résistant au froid que les autres. Il se souvenait parfaitement des heures de retenue passée à aider le garde chasse à déneiger l'entrée de l'école sans magie alors que ce dernier aurait pu le faire d'un coup de baguette. Un jour un de ses camarades avaient les doigts tellement gelés qu'ils étaient restés collés au manche de sa pelle....charmante expérience.

Après que Crispin ait pesté un bon moment à propos du retard de Danny Sneals et que celui-ci soit arrivé complètement débraillé, Samuel expliqua aux élèves comment se servir d'un portoloin et Peter se rapprocha de l'un des gros chaudron et il fut bientôt rejoint par une dizaine d'élèves. Par dessus leur tête il adressa un sourire à Chloé qui ne voyagerait pas exactement de la même façon d'eux. Il songea avec amertume qu'il n'allait peut-être plus pouvoir lui sourire ainsi dans quelque temps...Son coeur se serra, comme oppressé par une main glaciale et il se força à refourguer ses sombres pensées dans un coin de son esprit. Pour le moment, il avait dix élèves à emmener jusqu'en Laponie, vivants de préférence.

McGonagall se retira après les avoir souhaité un bon voyage et avoir annoncé le nom des professeurs qui remplaçait les directeurs de maison. En voyait Edmund jubiler Peter se demanda s'il récupérerait son poste un jour...tout dépendrait d ece qui se passerait au cours de ce voyage. Reportant son attention sur son groupe d'élèves rassemblé autours du chaudron, l'enseignant fronça les sourcils.

"Monsieur Maxwell, sur le chaudron votre main, pas sur Miss Scott"

Peter adressa au Poufsouffle un regard sévère au Poufsouffle avant de poser sa main droite sur le chaudron, l'autre empoignant la petite valise noire à laquelle il avait jeté un sortilège d’extension indétectable. A peine une seconde plus tard il se sentit désagréablement comme aspiré dans le vide et eut l'impression de tourner à toute vitesse mais il finit par retomber sur ses deux pieds, alors que la plupart de ses élèves s'effondraient lamentablement, n'ayant pas encore passé leur permis de transplanage, le voyage avait du les secouer un peu.

L'enseignant regarda autours de lui le paysage familier et sentit une étrange sensation l'envahir. Il s'était toujours dit qu'il ne reviendrait jamais ici, et il s'était fait à l'idée. Finalement ça ne lui avait même pas manqué, les étendues enneigées à perte de vue, le vent glacial, et la poudreuse qui s'infiltrait presque dans ses bottes. Mais maintenant qu'il y était, il se sentait bien. Ce qui était assez étrange au regard de ce que cette terre représentait pour lui. Il n'était même pas né ici, ce n'était que le pays de ses crimes, celui d'un homme qu'il espérait ne plus être. Il se sentait chez lui même si il savait pertinemment qu'on ne l’accueillerait pas à bras ouvert. Il rdeoutait plus que tout le moment où on le pointerait du droit, où on chuchoterait son vrai nom...Le moment où tout le monde commencerait à comprendre que quelque chose n'allait pas, Chloé la première.Peter fut sorti de ses réflexions
par la voix douce et mélodieuse de Crispin Dérébusor.

"Virtanen! Par la barbe de Merlin, on devait nous réceptionné ici-même et je ne VOIS personne! A part de la neige et des montagnes! C'est ça l'hospitalité des gens de votre pays!!!???"

Peter de retint de lui envoyer que oui, c'était ça la Finlande : de la neige et des montagnes ! Il s'était attendu à quoi le vieil astronome : une plage de sable blanc ?

"Il est assez difficile de se repérer au milieu d'une étendue de neige, voyez-vous, expliqua-t-il calmement, mais je suppose que notre guide n'est pas loin et que votre charmante voix le guidera jusqu'à nous."

C'était prononcé sans la moindre ironie mais les paroles parlaient d'elle même. Peter s'apprêtait à prendre congé pour se rapprocher de Chloé qui était un peu plus moins mais Dérébusor ne semblait pas en avoir fini avec lui.

"Alors on fait quoi monsieur Virtanen!? C'est votre beau pays après tout, et on est en tain de se geler sur place!!! Elle se trouve ou cette académie???"

Qu'il lui donne encore une fois du "votre beau pays" et il allait manger de la neige l'exécrable senior ! Peter était particulièrement lunatique et passablement irritable ces derniers temps et il n'arrivait à savoir si cela était du à sa fréquentation de Crispin ou à cette excursion dans le pays de sa sombre jeunesse. Un élève eut alors la bonne idée de lancer une boule de neige sur le professeur d'astronomie, ce qui eut le mérité d'éviter à Peter de lui répondre. Ce dernier enfila alors une paire de lunettes noires, tant pour se protéger de la faible réverbération du soleil sur la neige que pour essayer de se garantir un semblant d'anonymat. Ainsi paré il s'approcha de Chloé pour lui lancer un regard dragueur volontairement exagéré par dessus ses lunettes, dans le but de la faire rire, profitant que l'attention des élèves soit concentrée sur leur bataille de boule de neige.

C'est alors qu'une voix s'éleva derrière eux, s'exprimant dans une langue que Peter n'avait pas entendu depuis bien longtemps. Se retournant vers l'homme qui les observait Peter le salua d'un signe de tête et s’apprêtait à lui répondre mais Crispin intervint avec sa délicatesse habituelle.

"Qu'est-ce qu'il veut celui-la? C'est quoi que ce baragouinage! Virtanen c'est ton pays, tu pourrais nous traduire un minimum, monsieur le Finlandais qui de retour au pays! Alors?"

*Ne pas l'étrangler avec son écharpe. Ne pas l'étrangler avec son écharpe. Ne pas l'étrangler avec son écharpe.*

Peter darda un regard noir sur son collège. Crispin avait eut drôle de façon d'apprécier le contact avec une autre culture, c'était pourtant lui qui l'avait demandé ce voyage ! Réprimant l'envie de l'envoyer voir ailleurs avec son "baragouinage", il se força à lui adresser un sourire hypocrite avant de répondre.

"Cet homme sera notre passeur, nous allons nous rendre à l'académie avec des chiens de traineau, le transplanage est interdit ici, traduisit-il rapidement. Oh, il dit aussi que vous allez finir par déclencher une avalanche à force de hurler comme un demeuré", ajouta-t-il avec un sourire qui n'avait plus rien de forcé.

Quelques instants plus tard plusieurs traineaux vides apparurent, trainés par des husky. Les élèves accueillirent ce moyen de transport avec joie mais les professeurs semblaient sceptiques. Peter avait déjà eu l'occasion d'emprunter les traineaux magiques car c'est ainsi que les élèves se rendaient à l'école de magie où il avait étudié. Néanmoins il préféra regarder ses collègue s'interroger sur la façon dont ils allaient pouvoir contourner la montage sans leur apporter le moindre indice, c'était beaucoup plus drôle. Crispin se jeta sur le premier traineau, Daisy se chargea du suivant et Peter prit donc le prochain. Après avoir levé les yeux au ciel il ôta son écharpe pour la tendre à Katy Scot qui devenait toute bleue, ce qui n’avait rien d'étonnant étant donné la façon dont elle était habillée. Il retrouva avec joie les sensations qu'il avait pu éprouver dans sa jeunesse en sentant le traineau quitter doucement le sol, et s'amusa des cris de certains élèves.

Une fois tous les traineaux arrêtés en ligne droite devant l'académie, qui était tout aussi magnifique que celle où Peter avait fait ses études, le professeur de runes se dirigea vers Chloé, pour lui demander ce qu'elle pensait de l'endroit. Il n'était même pas arrivé à la hauteur de la directrice des rouges et or que Crispin l’attrapait par la manche pour le trainer à sa suite vers les portes de l'académie. Peter dégagea brutalement son bras et soupira profondément. Il avait beau faire des efforts il n'était pas sûr de pouvoir supporter le vieux crouton sur le dos toute la journée.

"Je ne pipe pas un mot de leur baratin à vos finnois, alors vous traduirez mes propos! C'est vous l'enfant du pays après tout!"

Allait-il un jour changer de refrain ou Peter aurait-il droit au numéro de l'enfant du pays durant toute la durée du voyage ? Les portes s'ouvrir sur une élégante femme drapée de fourrures s'avança vers eux en compagnie d'une petite fille au visage dissimulé par son bonnet. Dans un anglais parfait, elle leur souhaita la bienvenue et se présenta comme la directrice de l'académie.

"Besoin d'une traduction de l'homme du pays pour comprendre ce baratin ou vous vous en sortirez tout seul ?" lança Peter en se tournant vers Crispin sans parvenir à retenir un sourire moqueur.
Nora WeaverAubergisteavatar
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Nora éteignit son réveil et rabattit sa couette sur sa tête. Il était beaucoup de trop pour se lever, comment se faisait-il que le réveil sonne déjà alors qu'il faisait encore nuit dehors d'ailleurs ? Avant même qu'elle n'ait fini de se poser cette question, la réponse s'imposa d'elle même : la Laponie ! Soudainement pleine d'énergie à la simple idée du voyage qui les attendait, elle rabattit ses couvertures et sauta du lit, se cognant le pied dans sa valise. Elle se mordit la lèvre pour étouffer un cri, afin de ne pas réveiller ses camarades qui ne partaient pas. Un effort qui ne servit pas à grand chose puisque dès que Jane et Artémis furent levées, elles commencèrent toutes les trois à s'enthousiasmer à propos du voyage. Même en chuchotant elles faisaient sans doute bien trop de bruit pour que leurs camarades puissent continuer à dormir.

Nora s'habilla rapidement, superposant les couches comme sa mère le lui avait conseillé. Elle enfila presque une demi-douzaine de pulls sous sa doudoune grise, une paire de collants en laine sous son pantalon et attrapa un bonnet en fourrure -fausse, évidement, elle ne permettrait jamais qu'on fasse du mal à un animal, et une paire de gants pour les enfiler dès qu'ils seraient arrivés en Laponie. A peine prête elle commençait déjà à mourir de chaud. Heureusement, les deux autres ne tardèrent pas et elle put commencer à descendre vers la salle commune.

"Tu m'aides à descendre ma valise ?" lui demanda Jane qui semblait avoir du mal.

"Pas de soucis !" lui répondit Nora avec un sourire.

Elle déposa sa propre valise au pied des escaliers avant de remonter vers Jane pour l'aider à soulever la sienne, qui pesait facilement le poids d'un hippogriffe mort.

"Qu'est ce que tu as mis dedans ? gémit-elle en descendant les premières marches. On ne part qu'une semaine..."

Jane ne lui répondit que par une grimace, peinant sous le poids de son bagage. Ce n’est qu'une fois au bas des marches qu'elle suggéra qu'elles auraient pu utiliser un Wingardium Leviosa. Elles utilisèrent donc toutes les deux cette technique pour monter au sommet de la tour d'astronomie, du haut de laquelle on pouvait apercevoir le soleil qui se levait, teintant le ciel de reflets roses et orangés. Impressionnée par ce spectacle, Nora resta un instant bouche-bée et ne se poussa du haut des escaliers que quand Jack Maxwell la bouscula pour passer.

Rejoignant rapidement sa directrice de maison à qui elle adressa un sourire rayonnant, elle étouffa en bâillement alors que cette dernière commençait à faire l'appel. La nuit avait été trop courte, et la précédente n'avait pas été beaucoup plus longue étant donné que de nombreux Poufsouffles avaient veillé tard pour fêter leur victoire au match contre Serdaigle. Nora n'arrivait toujours pas à y croire. Elle l'avait fait, elle avait réussit. Encore maintenant elle ne comprenait pas comment c'était possible. Avant d'entrer sur le terrain elle aurait pu s'évanouir tant elle avait peur, et elle ne serait même pas entrée sur le terrain si Samaël ne l'avait pas gentiment poussé dans le dos. Ce n'était peut-être qu'un coup de chance mais elle était fière de toute son équipe, ils avait tous bien joué et cette victoire les récompensait. Même Danny avait assuré, il avait éblouit tout le monde et Nora était particulièrement fière de lui. Elle l'avait félicité à l'issu du match mais se promit de le faire plus longuement quand elle en aurait l'occasion. Quant à Samaël et Artémis, ils lui avaient prouvé qu'elle avait fait un excellent choix en les recrutant.

Le professeur Mason commença à faire l'appel et Nora ne s'étonna même pas de l'absence de Danny. Elle avait pris l'habitude de lui donner les horaires d'entrainement avec une demi-heure d'avance, ce qui faisait qu'il n'était pas trop en retard, en général. ce retard eut le don de faire hurler Dérébusor, comme beaucoup de choses en fait. La jeune fille ignora les cris du vieil astronome et chercha plutôt Irving parmi la foule. Elle l'avait fui comme la dragoncelle ces derniers temps, en partie parce qu'elle avait envie de fondre en larmes à chaque fois qu'elle le croisait, et espérait qu'au cours de cette semaine elle trouverait le courage d'aller lui présenter ses excuses, même si elle n'était pas sûre qu'il les accepte.

Danny finit enfin par arriver et le professeur Mason put terminer l'appel. Le professeur Nolan leur expliqua alors le fonctionnement des portoloins mais Nora n'écouta que d'une oreille, l'autre étant consacrée à Jane qui avait peur d'avoir oublié un de ses gilets préférés, et son regard étant rivés sur le soleil levant.

« Allez WHITAKER, dépêchez vous d’attraper ce chaudron bougre d’andouille ! »

L'entente du nom de son ami, ou ex-ami, fit tourner la tête à Nora vers un groupe d'élèves rassemblé autours de Crispin. McGonagall avait fini son discours et un premier portoloin s’apprêtait à partir. La jeune fille aperçut alors Irving et un sentiment de culpabilité qui commençait à lui être familier s'empara d'elle. Elle s’apprêtait à détourner les yeux quand elle crut le voir sourire. Envahie par une bouffée d'espoir elle lui rendit son sourire, sans savoir s'il avait eu le temps de le voir étant donné que son groupe disparu dans un tourbillon...sans la valise de Danny. Le professeur Mason récupéra le bagage abandonné et le confia à sa fille, qui n'avait pas l'air enchantée par cette idée. Nora lui adressa un sourire qui se voulait encourageant avant de la suivre vers le chaudron près duquel se trouvait leur directrice de maison. Elle posa sa main sur le portoloin en même temps que les autres et quelques secondes plus tard elle se sentit comme aspirée par le nombril, sensation assez désagréable.

Elle eut la sensation étourdissante de tourner sur elle-même à pleine vitesse avant de s'effondrer lamentablement sur un sol moelleux, et gelé. Se remettant sur ses pieds, Nora tourna sur elle-même, les yeux brillants d'émerveillement. Cet endroit était une des plus belle chose qu'elle ait jamais vu.

"Wahou !" souffa-t-elle, impressionnée par la neige qui s'étendait à perte de vue.

Enfilant ses gants et son bonnet car ses oreilles commençaient déjà à geler, elle s’apprêtait à se joindre aux élèves qui s'étaient lancé dans une bataille de boule de neige quand une voix s'éleva derrière eux, s'exprimant dans une langue étrangère -du finnois sans aucun doute- que le professeur Virtanen s'empressa de traduire. Nora fut ravie d'entendre qu'ils allaient voyager en traineau, cela promettait d'être une expérience fantastique. Plusieurs traineaux vide apparurent en effet, tirer par de superbes husky.

La jeune fille ayant toujours adoré les animaux elle s'approcha de l'un des chien pour le caresser entre les deux oreilles. Ce dernier sembla apprécier puisqu'il se roula sur le dos pour qu'elle lui gratte le ventre, ce qu'elle fit en riant. Le professeur Weasley disait souvent qu'elle avait le "truc" avec les animaux, elle ne savait pas ce qu'était ce truc exactement mais elle aimait vraiment le cours de soins aux créatures magiques, qui était d'ailleurs celui où elle décrochait les meilleures notes. Nora du néanmoins abandonner son nouveau compagnon pour monter avec Jane et Artémis à bord du traineau. Elle remarqua d'ailleurs que la valise de Danny était passé de l'un à l'autre. Tiens donc...

Le voyage jusqu'à l'Académie fut absolument magique, bien qu'elle ait eu un petit moment de panique en voyant les chiens de traineaux foncer vers un précipice, et le bâtiment qui les attendait l'était tout autant. Profitant que tous les élèves soient réunis, elle se mit à chercher son meilleur ami dans la foule. Elle se sentait beaucoup plus légère depuis qu'elle avait cru le voir sourire tout à l'heure, et espérait qu'elle n'avait pas rêvé. L'apercevant aux cotés d'autres Gryffondors, elle lui adressa un nouveau sourire, la gorge néanmoins serrée à l'idée qu'il ne le lui rende pas.

Elle aurait donné n'importe quoi pour qu'il la pardonne. Il lui manquait beaucoup trop. Ses blagues nulles lui manquaient, leurs aventures lui manquaient, même leur avenir imaginaire lui manquait ! Elle regrettait ce réveillon qu'ils auraient pu fêter ensemble si elle n'avait pas agi comme une idiote, les après-midi d'été qu'elle aurait passé avec lui...Comment quelque chose qui n'avait jamais exister pouvait-il lui manquer à ce point ?

Alors qu'elle s'interrogeait à ce sujet, les portes de l'académie s'ouvrirent pour laisser apparaitre une magnifique femme qui leur souhaita la bienvenue avant de se présenter comme la directrice des lieux.


Amely AndersonPréfèteavatar
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DRRRRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !

Amely se retourna dans son lit, sur le dos, puis sur le ventre, puis... son dos rencontra le vide. Elle tomba, tomba, gesticulant désespérément, mais ses tentatives d'accroche glissaient comme si ses mains étaient pleines d'eau savonneuse, comme si rien n'était fixe ni stable, comme si ça n'allait jamais s'arrêter... Saucissonnée dans ses draps, Amely tomba sur le sol dur en étouffant un gémissement. Elle était juste tombée du lit et l'atterrissage l'avait réveillée. Ou le réveil. Quoiqu'il en soit, si elle détestait cet instrument de torture, elle lui devait une fière chandelle : il l'avait sauvée de ce cauchemar, toujours le même, cette chute interminable, et il la réveillait à temps pour le départ en... LAPONIE !

Et Pilli ne partait pas en Laponie ! Tout en s'habillant rapidement, Amely imagina une semaine dans un dortoir en toute plénitude, le pur bonheur ! James était ami avec Pilli, c'était son droit, mais lui, il n'avait jamais subi ses persécutions pendant trois ans. Cepndant, cette quatrième année était légèrement différente... En effet, Pilli avait changé. Certains disaient qu'elle était amnésique, mais Amely avait juste eu vent d'un accident. Elle profitait de la situation pour se montrer un petit peu moins craintive que d'habitude sans jamais rappeler à sa camarade de chambre qu'elle avait des petites frayeurs passagères. Espérons que la situation durerait. Il y a quelques jours, elle était allée encourager la batteuse au match. C'était l'équipe de sa maison après tout - bien que la petite blonde soit surtout venue pour la présence du sublime capitaine de l'équipe de Serdaigle. Malheureusement, ils avaient perdu.

La Serdaigle enfila un bonnet aussi indispensable dans les profondeurs enneigées qu'inutile à l'instant présent, une écharpe qui sentait le vieux, les grosses et fidèles moon-boots rouges familiales qui lui donnaient la sensation d'être un pingouin, son habituel jean usé aux genoux et une immense pull ayant autrefois appartenu à son père. Elle craignait de souffrir du froid, même si on la traiterait de petite-nature (ce qu'elle était). Elle jeta son énorme valise sur son dos, qui contenait le nécessaire vestimentaire et le Traité sur le mode de vie des Lapons, sans oublier Secrets des montagnes perdues de Laponie. Une audace inhabituelle monta en elle, peut-être due à l'impatience ou l'excitation, aussi prit-elle un coussin et le jeta à l'endroit où Pilli dormait en claironnant :

« Debout, c'est l'heure d'aller en cours ! »

Un grognement d'ours s'éleva dans l'ombre d'un lit situé à l'opposé du dortoir. Amely sortit dans un grand éclat de rire. C'était peut-être mesquin - ses camarades avaient encore quelques temps de sommeil devant elles -, mais avec un peu de chance, la sonnerie stridente de son réveil les avaient déjà arrachées des bras de Morphée. La Serdaigle leur souhaita bon courage - se lever le lundi matin, ce n'est jamais drôle, excepté quand on ne va pas travailler -, puis s'élança dans les couloirs silencieux. Elle voyait Poudlard d'un nouvel oeil. Ce voyage était une occasion unique qui rendait les sobres escaliers vers la Tour d'Astronomie merveilleux, du moins plus que quand il fallait se rendre en cours d'Astronomie. La Serdaigle s'éloigna de son dortoir en fredonnant :

« Pilli ne vient pas, Pilli ne vient pas, Pilli ne vient pas... »

Amely lança un petit regard derrière elle, comme si Pilli allait se matérialiser pour l'accompagner en Laponie juste pour l'embêter. La petite blonde pria pour ne pas croiser Lloyd, parce qu'il ne manquait pas une occasion de faire un commentaire sur les vêtements de tous ceux qui n'étaient pas Lui - avec un grand L - et qu'elle n'était pas un modèle de mode. Enfin, elle parvint en haut des interminables escaliers. Tapis dans un coin, un élève tentait de se dissimuler pour pouvoir observer l'intérieur de la classe sans se faire remarquer - ce qui, au vu de sa corpulence, n'était pas chose aisée.

« Je suis persuadée que tu n'as rien à faire ici. »

Elle avait adopté un ton mi Miss-Je-Sais-Tout mi Donneuse-De-Leçon. L'interpellé sortit de son recoin sombre : il avait les yeux rouges gonflés de sommeil, dans un pyjama élimé rose vif avec un motif répété de petits canards. Le haut était parsemé de tâches dont les plus anciennes dataient et pourtant avaient l'air indélébiles ; les plus récentes semblaient provenir d'un repas nocturne très récent composé de camembert ayant légèrement dépassé la date limite de consommation, chips au vinaigre et jus de citrouille. Le bas était déchiré à la jambe gauche. Cependant, malgré le peu de lumière, les petits canards jaunes ressortaient plus que jamais sur le fond fuchsia. Comme le petit brun ne répondait pas, Amely qui n'était pas certaine qu'il l'ait bien comprise ajouta en détachant bien les syllabes comme si elle parlait à un attardé :

« Tu-ne-pars-pas-en-La-po-nie ? »

Il répondit d'un air de conspirateur :

« Tu as déjà vu un yéti ? »

Amely répondit platement :

« Non. »

« Moi, si ! Quand j'étais petit, je suis parti au ski avec ma famille quand ils m'ont abandonné dans le blizzard... »

« C'est ça, tu t'es perdu. Et alors ? »

« Je l'ai vu ! Terrifiant, avec des griffes et tout. Mais je l'ai maté, l'homme des neiges ! Une bonne prise de karaté... Bref, la Laponie, les tempêtes de neige, tout ça, très peu pour moi ! »

Amely eut un sourire sceptique ; il s'en aperçut, aussi ajouta-t-il d'une petite voix en regardant ses pieds :

« En fait c'est ma maman qui veut pas que je vienne parce qu'elle a déjà peur des sorciers alors en plus partir avec d'autres "malades de mon genre" loin de l'Angleterre elle aurait trop peur pour moi. »

Blasée, Amely lui dit :

« Tu bloques le passage, là. »

Il se décala, elle poussa difficilement son énorme valise devant elle, et avant de rejoindre les autres élèves, elle eut le temps de voir le regard de regret que le petit garçon jetait à l'intérieur de la salle. Il avait perdu toute sa précédente emphase. Peut-être avait-il vu ses amis ; mais peu d'élèves plus jeunes qu'elle partaient, alors peut-être regrettait-il de rater une occasion de mieux en connaître. Amely haussa les épaules - au fond, elle n'en avait rien à faire - et vint se mettre au fond de la salle : elle ne connaissait pas grand monde. C'était étrange de voir différemment des élèves qu'elle croisait tous les jours. La plupart d'entre eux étaient chaussés de bottes, munis de lainages et coiffés de bonnets de laine, ce qui rassura la petite blonde. Elle qui croyait qu'elle serait la seule à s'être déjà habillée en conséquence !

Dérébusor commença à pester contre tout et tout le monde, en particulier Danny Sneals qui était en retard, n'étonnant personne. La lassitude se lisait sur les traits des professeurs accompagnateurs, qui semblaient ne plus supporter les vociférations du Dieu de l'Astronomie. Ce dernier présenta les professeurs remplaçants, puis leur présenta leur moyen de locomotion. Certains se désignèrent et partirent en premier. Amely, suivant le mouvement, se retrouva coincée entre Jane Mason et quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Amely - qui n'avait jamais utilisé de Portoloin - se sentit aspirée par le ventre puis tomba dans un tourbillon d'air froid. Elle ouvrit lentement les paupières car la lumière était aveuglante. Le paysage était spectaculaire.

Amely, hébétée, le contempla quelques instants puis une gerbe de neige la ramena à la réalité. Les élèves entamaient une bataille de boules de neige. La neige si blanche, si pure, si... propre ! A l'entente de tous ces rires, elle regretta un instant que ses amis ne soient pas à ses côtés. Elle se ressaisit bien vite et éclata de rire quand le délicieux vieux croûton s'offusqua de la boule de neige qui s'était écrasée sur sa face fripée. Puis elle enleva sa moufle et se baissa pour prendre doucement une petite poignée de neige froide qu'elle fit couler entre ses doigts, admirant les flocons délicatement ciselés qui... qui se faisaient sauvagement piétiner par les élèves déchaînés.

Un lapon fit son apparition et dit quelques mots dans une langue qu'Amely aurait aimé comprendre. Néanmoins, Crispin Dérébusor semblait beaucoup moins enchanté par les baragouinages incompréhensibles du pauvre homme, et il s'emporta contre le Pr Virtanen qui semblait, lui, connaître le finnois. Amely regarda avec une certaine fierté son directeur de maison rembarrer le ronchonneur en donnant une traduction dont la fin la fit beaucoup rire. Ils se dirigèrent vers des traîneaux auxquels des chiens étaient attachés. Amely s'en tint à distance respectueuse - il valait mieux prendre ses précautions, même si une jolie blonde non loin de là en caressait un. Mais c'était différent : il y avait quelque chose de spécial entre la fille et l'animal.

Amely monta dans un traîneau en prenant sur ses genoux sa grosse valise. Quand le traîneau s'envola, un malaise la prit. Plus haut, encore plus haut, plus vite, encore plus vite. La Serdaigle savait que si elle regardait en bas, elle sauterait. Curieuse réaction me direz-vous, mais c'est vraiment l'instinct irrépressible qui s'empare de ceux fortement atteints de vertige en hauteur élevée. Plus qu'une peur-panique, c'était une réaction des sens. Amely se sentit pâlir, puis verdir, se sentant atrocement mal. Son estomac faisait des bonds, puis n'existait plus. Elle avait l'impression de n'être plus accrochée à rien, dans l'air, dans le vide, et un instant, elle se recrut dans son cauchemar, en moins horrible. Elle ferma les yeux pour ne plus les rouvrir jusqu'à la fin du trajet, se cramponnant désespérément au rebord du traîneau pour trouver un semblant de stabilité. Au risque de s'évanouir, elle préférait ne pas savoir ce qu'elle manquait, même si les cris d'émerveillement de ses camarades lui en disaient beaucoup.

*Ne pas regarder en bas, ne pas regarder en bas, ne pas regarder en bas...*

Enfin, le traîneau se posa au sol, et la petite blonde rouvrit les paupières. Le malaise s'atténua, mais elle avait fortement envie de vomir. Elle posa un pied prudent au sol, puis un deuxième. Elle fit quelques pas, la neige crissant sous son poids, chancelante, puis un palais d'une beauté exceptionnelle se découvrit devant ses yeux. Une femme entre deux âges mais qui avait pourtant gardé une beauté froide et éternelle en sortit et s'approcha d'eux et les accueillit dans un anglais qui n'avait rien à se reprocher, si ce n'est un léger accent à peine perceptible qui ajoutait du charme à tout le charisme de sa personne. Virtanen se moquait de son vieux collègue quand Amely sursauta : elle venait de découvrir la présence d'un petit être, blotti dans une montagne de fourrure. La Serdaigle tenta vainement de voir un morceau de son visage. Qui était cette petite fille ?
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Dernière édition par Chloé Hellsoft le Sam 17 Déc 2016 - 11:52, édité 1 fois
Chloé Hellsoft Ancien Personnage
Chloé n'eut pas trop de mal à se lever, contrairement à la grande majorité des autres voyageurs. Elle s'était effondrée à huit heures du soir la veille, fatiguée par les préparatifs du départ. Sa valise était fermée bien avant celle de Peter, et malgré l'agitation palpable de celui-ci, elle avait dormi comme une souche. Elle ne fut pas surprise d'être seule lorsqu'elle se leva. Elle avait remarqué que son compagnon était de plus en plus agité à l'approche du voyage.

Chloé se doutait que ça n'allait pas être facile pour lui de retourner dans son pays d'origine. Il lui avait raconté le comportement de ses compatriotes à son égard, tout ça parce qu'il avait un nom de famille tristement célèbre. La vie était plus facile pour lui ici, ou la moitié de l'école portait un nom qui avait été entaché par la guerre à un moment ou l'autre, et surtout, ou personne excepté Minerva et elle ne connaissaient la vérité. Mais tout de même, elle ne comprenait pas son trouble. Ils ne restaient qu'une semaine, et elle serait là pour l'aider.

Voici ce à quoi elle songeait tout en s'habillant. Elle pensa aussi que lorsqu'elle lui avait proposé d'aller voir sa mère, il n'avait pas sauté de joie. Des fois, pensa-t-elle en revêtant une chaude cape polaire, les hommes se compliquaient autant la vie que les femmes. Une fois vêtue, Chloé jeta un oeil dans le miroir. Son ventre commençait à s'arrondir, mais les fourrures contre le froid masquaient son nouveau profil. Heureusement. Elle souhaitait avoir encore un peu de répit avec que toute l'école ne commence à spéculer sur les quinze prénoms qu'elle pourrait donner à son enfant, et sur le père de celui-ci.

Chloé attrapa sa valise réduite magiquement, la glissa dans la poche de sa cape et rejoignit la tour d'Astronomie d'un pas tranquille. Elle repéra quelques élèves plus matinaux que les autres, ainsi que ses collègues qui partaient et ceux qui les remplaçaient. Comme les Gryffondor étaient déjà nombreux, elle décida de commencer l'appel avant que Crispin ne se mette à beugler. C'était qu'elle commençait à le connaître, ce vieux... hum, ce vieux qui leur avait, malgré sa mauvaise humeur permanente, organisé un voyage en Laponie.

"Pattern, Lisa!"
- Présente!
"Whitaker, Irving!"

Elle chercha des yeux un instant et un "bonjour professeur" retantissant lui indiqua ou se trouvait son élève. Elle lui adressa un sourire chaleureux devant tant d'enthousiasme, réprimant l'envie de lui demander s'il avait pensé à tout mettre dans sa valise, et compta ses élèves. Bon, ils étaient tous là. Comme prévu, Crispin se mit soudainement à tempêter contre Danny Sneals. Heureusement, celui-ci n'était pas trop en retard pour une fois et Minerva pris le relai, rappelant à tous qu'ils restaient dans un cadre scolaire. Samuel expliqua ensuite le fonctionnement des portoloins. Chloé n'écouta que d'une oreille, cherchant le sien des yeux. En effet, sa grossesse l'empêchait de prendre un portoloin classique et elle avait droit à un enchantement spécial qui lui permettrait d'arriver à destination sans être ballotée dans tous les sens, ce qui serait très agréable. Son portoloin personnel était une fiole en étain qu'elle utiliserait également pour le retour. Voyant Peter qui semblait vouloir attirer son attention, elle lui sourit en retour pour lui indiquer que tout allait bien.

Regardant les élèves présents, elle remarqua Nora Weaver et Artémis Nott. La seconde semblait parfaitement réveillée et attentive à tout. Elle avait entendu ses collègues dire que la victoire de Poufsouffle avait transfiguré la jeune fille, qui semblait très fière de sa performance et plus encline à se mêler au reste du monde.

Elle fut tirée de ses pensées par Minerva qui présentait les directeurs remplaçants. Chloé retint un soupir de déception lorsqu'elle annonça qu'Ana Sorden dirigerait Gryffondor. Chloé avait d'abord demandé à Neville de prendre la place. Il le méritait plus que tout autre et elle était persuadée qu'il serait son successeur à ce poste, le jour ou elle en aurait marre. Mais Neville avait refusé, lui disant d'un ton confidentiel qu'il avait réservé depuis longtemps un salon à l'Hippogriffe Cendré pour l'anniversaire de sa rencontre avec Hannah en milieu de semaine, et qu'il avait d'autres "obligations familiales" auxquelles ils ne pouvait se soustraire.
Elle avait eu beau insister, il n'avait pas cédé. Ana s'était alors gracieusement proposée. Chloé avait hésité, car Margot lui avait confié ne pas aimer la nouvelle venue, mais elle-même n'avait rien contre elle et les volontaires ne se bousculant pas au portillon, elle avait finalement donné le nom à Minerva. De plus, elle soupçonnait Margot d'être juste jalouse... au vu des oeillades qu'Ana lançait à Samuel. Chloé savait ce qu'il se passait entre son amie et Samuel, mais elle n'aurait jamais cru sa collègue de nature possessive! Enfin, du moment qu'Ana lui rendait son poste sans rechigner lorsqu'elle reviendrait, elle n'avait aucune raison valable de lui refuser le remplacement.

"Oublie-la" chuchota-t-elle à Margot qui se trouvait à côté d'elle. "On dirait Miss Twilfit qui regarde Miss Lorgan!"

Et elle fit un clin d'oeil moqueur à la directrice des Serpentards.

L'heure du départ finit par sonner. Chloé vérifia que tous les élèves étaient bien attachés à un Portoloin. Passant devant Irving avec son propre Portoloin à la main, elle lui fit discrètement signe de ne pas s'étonner devant les autres, puis activa le sien à son tour. Il y eu un éclair de lumière blanche, une sensation de flottement, et elle atterrit souplement sur le sol enneigé. C'était bien plus agréable que les Portoloins classiques! Son premier réflexe fut de resserrer les pan de sa cape autour d'elle. Le paysage était magnifique, songea-t-elle ensuite. Même s'ils étaient quelque peu au milieu de nulle part...

Comme les Portoloins traditionnels arrivèrent presque tous en même temps, elle fit le tour des élèves pour vérifier que tout le monde était entier. Crispin accaparait complètement Peter, toujours aussi acariâtre. Chloé aurait voulu aller soutenir son compagnon, mais il était assz grand pour gérer le professeur d'Astronomie, et quelques immatures commençaient déjà à chahuter. Elle fut surprise de voir la jeune Nott lancer une boule de neige vers son amie Nora, en criant "c'est trop cool!". Crispin, bien moins original, hurlait contre Irving, qui lui aurait lancé une boule de neige. L'enseignante allait intervenir, mais Daisy fut plus rapide. Elle avança tout de même vers le petit groupe, juste à temps pour entendre Jeremy Baker se déclarer coupable du forfait.

"Monsieur Baker!" déclara-t-elle consternée. Puis elle secoua la tête et continua son chemin, ne souhaitant pas commencer le voyage par une réprimande.

Se dirigeant vers le groupe de Daisy, elle vit Jane, la fille de cette dernière, fourguer une valise dans les mains d'Artémis.
"Bon, d'accord, Jane, je vais le faire, mais tu m'en devras une!"
Puis Artémis se dirigea vers le jeune Sneals, fronçant les sourciles en l'approchant; Chloé aussi avait remarqué qu'il dégageait une odeur nauséabonde.
"Euh... Tiens ta valise, Danny... Je crois que tu vas en avoir besoin!"
Puis la jeune Poufsouffle partit quasiment en courant rejoindre Nora et Jane. Elle adressa un regard dégoûté à la première, lui chuchotant quelque chose que Chloé ne put comprendre.
"Mais pourquoi moi?!!!"

Elle suivit le mouvement lorsque tout le monde monta sur les traineaux volants, montant sur celui de Margot. Le vol était très agréable, et le paysage qu'ils survolaient, réellement féérique.

"Ca nous change des collines et des moutons à perte de vue, n'est-ce pas?"


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Samuel NolanAncien personnageavatar
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Lorsque le réveil sonna, Samuel se pencha par-dessus le corps endormi de Margot pour l’éteindre. S’accoudant dans le lit, il laissa ses ongles griffer gentiment les omoplates de sa compagne avant de lui déposer un baiser sur l’épaule pour la réveiller en douceur.

« Dire que pendant une semaine, c’est Crispin qui va bénéficier de ce traitement de faveur… » souffla-t-il dans la pénombre de la chambre de son petit appartement privé. En effet, l’enseignant en Métamorphose allait partager le même dortoir que l’astronome durant le voyage en Laponie. Même si Samuel entretenait une liaison avec Margot depuis un petit mois, leurs collègues n’étaient pas encore au courant, à l’exception de Chloé que Margot avait mise dans la confidence. Le jeune enseignant était d’avis d’attendre un peu pour afficher clairement leur relation, préférant préserver leur intimité, hors, partager la même chambre en Laponie aurait éveillé trop de soupçons.
D’ailleurs, il avait encore quelques préparatifs concernant le départ éminent pour le voyage, aussi, il se leva à contrecœur, abandonnant Margot dans le lit.

Il rejoignit la salle de bain afin de se laver et de se préparer pour affronter le grand froid.
A vrai dire, il était plutôt impatient de découvrir les paysages désertiques de la Finlande. Comme la nature à l’état pure le fascinait, il avait hâte de rejoindre l’Académie qui se situait dans un endroit particulièrement isolé. Il espérait trouver un peu de temps pour lui afin d’aller explorer cette région durant son séjour.

C’est donc vêtu de vêtements chauds qu’il ressortit de la salle d’eau, fin prêt. Accordant une dernière étreinte à Margot, il quitta son petit appartement afin de rejoindre la salle de Métamorphose où il avait entreposé les portoloins. L’enseignante en potion n’avait fait aucune difficulté pour lui prêter ses plus gros chaudrons qui serviraient au transport des élèves.

En effet, dans l’organisation du voyage, Crispin avait délégué certaines taches à ses collègues afin de se répartir la masse de travail. Samuel avait été chargé d’organiser au mieux le transfert entre l’Angleterre et la Laponie. Après plusieurs visites au ministère afin d’obtenir les accréditations nécessaires, il avait conçut six portoloins : Les quatre chaudrons destinés aux élèves, la fiole spécialement ensorcelée pour Chloé et un portoloin de secours, sous la forme d’un balai.
Il avait déjà remit la fiole en étain à sa collègue la veille, lui certifiant que ce moyen de transport était parfaitement fiable compte-tenu de son état.

Il récupéra donc les cinq autres portoloins qu’il fit léviter jusqu’au sommet de la tour où se trouvait déjà Crispin, Peter et quelques élèves. Samuel salua d’un signe de tête ses deux collègues avant de s’assurer que les moyens de transport étaient en parfait état de marche grâce à quelques incantations. Dérébusor lui mettait la pression depuis des semaines et Samuel lui avait rétorqué calmement qu’il gérait parfaitement la situation. Ce n’était donc pas le moment de désartibuler une dizaines d’élèves d’un coup ! Une fois cette vérification faite, il s’écarta pour rejoindre Minerva tandis que les directeurs de maison débutaient l’appel. Il croisa momentanément le regard de Margot mais il s’abstint de lui sourire afin de conserver son attitude professionnelle.
La mine toujours aussi sérieuse, Samuel croisa les bras sur son torse et observa les élèves, appréciant de les voir aussi excités à l’idée de ce voyage. Des petits groupes hétérogènes se formaient ici et là mais on pouvait lire la même impatience sur quasiment chaque visage. A sa plus grande satisfaction, le jeune professeur se rendit compte qu’il connaissait chacun des participants par leur nom, même ceux qu’il n’avait pas en cours. En effet, les lois de transports magiques internationales étant très strictes, il avait dû récupérer des pièces d’identité de tous les élèves inscrits au voyage et il les avait parcourues à plusieurs reprises. Néanmoins, une fois vêtus de leurs bonnets, de leurs écharpes et de leur cache-oreilles, les élèves devenaient nettement moins identifiables.

Après que Crispin eût pesté contre le retard de Danny Sneals, Minerva prit la parole ce qui ne sembla pas passionner les élèves. Jeremy Baker observait avec un air naïf le soleil se lever au loin, Danny Sneals et Irving Whitaker discutaient à voix basses, tout comme Jane Mason qui s’était visiblement lancé dans un long monologue à l’intention de Nora Weaver et Artémis Nott.

Après quelques minutes de discours, la directrice finit par passer la parole à Samuel qui expliqua le fonctionnement des portoloins et l’attitude à adopter durant le transport.

« …En résumé, vous restez fermement accroché, vous gardez les yeux ouverts afin de ne pas être malade et vous battez des pieds dès que vous sentez l’atterrissage s’amorcer. » synthétisa-t-il à la fin de sa présentation. N’oubliez-pas de… »

Il n’eut cependant pas le temps de terminer sa phrase puisque Crispin l’interrompit afin de répéter, quasiment mot pour mot ses explications. Samuel se retint de lever les yeux au ciel, et fit mine d’écouter les dires du vieil homme en le scrutant avec intérêt. Bien sûr, Dérébusor avait plein de défaut : Son éternelle mauvaise humeur, son agressivité continue, son côté borné…mais Samuel devait avouer qu’il ressentait une sorte d’affection pour l’astronome. En effet, le vieux professeur avait porté ce voyage à bout de bras, s’investissant énormément pour que tout soit fait dans les temps. Si on lui accordait volontiers de nombreux défauts, on devait aussi reconnaitre certaines qualités, comme la ténacité et la franchise.

Tandis qu’il se demandait s’il serait toujours du même avis après avoir partagé sa chambre pendant sept jours avec l’astronome, Minerva intervint une nouvelle fois pour présenter les directeurs remplaçants durant le voyage. Samuel ne les avait pas entendus arriver, et pourtant ils étaient tous les quatre là. Il les salua tour à tour d’un signe de tête poli -notamment Edmund avec qui il avait eut plusieurs conversations fort intéressantes depuis qu’il était à Poudlard- et accorda même un hochement de tête à l’intention d’Ana Sorden qui se montrait très distante-voir dédaigneuse- à son égard depuis ce qui s’était passé en salle des professeurs.
En effet, depuis leur précédent échange, l’arithmancienne s’amusait à le snober dans les couloirs de l’école. Samuel avait passé l’âge de ce genre de comportement puéril et ne faisait cas de rien. A vrai dire, il se fichait éperdument de la réaction démesurée de cette bonne femme, blessée dans son amour-propre après s’être fait éconduire. Il préférait d’ailleurs se concentrer sur sa relation avec Margot qui était nettement plus saine. Cependant, c’était sans compter avec l’audace de l’américaine. En effet, alors que tout le monde s’affairait, revêtissant moufles et bonnet pour le départ, Ana intercepta Samuel qui rejoignait les portoloins. Profitant du brouhaha ambiant, elle se pencha vers lui et lui susurra à l’oreille :

"Quand le froid te saisira, tu n'auras qu'à penser à moi pour te réchauffer, mon doux renard..."


Samuel la dévisagea quelques secondes en se demandant si elle avait vraiment comprit qu’elle ne devait rien attendre de lui. Enfin, ce n’était ni le lieu, ni le moment pour lui mettre les points sur les i aussi le jeune homme ignora son allusion et rejoignit Crispin qui organisait déjà le premier départ.

En compagnie de Chloé il vérifia que chaque élève ait bien adopté la bonne posture et le premier portoloin amené par Crispin et escorté par Chloé rejoignit le grand nord dans un grand éclair blanc. Daisy s’occupa du second chaudron, Peter du troisième et Samuel et Margot gérèrent le dernier chargement.

« Tout va bien se passer Miss Hamilton, lança-t-il à l’intention de la benjamine du voyage qui semblait très apeurée à l’idée de se déplacer de la sorte, mettez-vous entre le professeur Adamson et moi-même. » ajouta-t-il en s’installant autour du chaudron qui transportait également le balai de secours.

Il prit la valise des mains de Cindy, -qui une fois n’est pas coutume, avait abandonné ses éternels chouchous pour des cache-oreilles roses- et l’invita à saisir le portoloin des deux mains. Quelques secondes plus tard, ils se retrouvèrent littéralement aveuglés par la blancheur de la neige fraiche environnante. Ils étaient arrivés en Laponie. Avant d’admirer plus en détail le paysage environnant, Samuel fit un rapide contrôle pour s’assurer que tous les élèves étaient bien présents et en bonne santé. Hormis Danny Sneals qui s’était vomi dessus -à coup sûr il avait fermé les yeux durant le voyage-, tout s’était déroulé sans encombre. Après avoir jeté un Reducto au quatre chaudrons, Samuel les rangea dans sa petite malle de voyage et observa les élèves qui semblaient aux anges, chacun appréciant ce moment à sa manière. Les plus téméraires se lancèrent dans une bataille de boule de neige, et d’autres se laissèrent aller à la contemplation, à l’image de la petite Anderson qui faisait glisser les flocons entre ses doigts. Les silhouettes des gamins se détachaient sur la vaste étendue blanche et désertique. Ce lieu était vraiment magique.
Cependant, le charme de cette vision fut bien vite rompu par la voix tonitruante de Crispin qui hurlait littéralement sur Peter :


"Alors on fait quoi monsieur Virtanen!? C'est votre beau pays après tout, et on est en tain de se geler sur place!!! Elle se trouve ou cette académie???"

Fort heureusement, le guide qu’ils devaient retrouver au point d’atterrissage des portoloins fit rapidement son entrée, accompagné par une procession de traineaux tirés par des huskies. Samuel s’approcha d’un équipage et s’installa au côté d’Artémis Nott et de Jane Mason. Il laissa Nora Weaver jouer quelques minutes avec le chien de tête avant de lui demander de les rejoindre. Le voyage se déroula sans encombre jusqu’à l’Académie qui se dressait fièrement au milieu de ce paysage polaire. Plus Samuel observait les environs, plus il avait envie de parcourir ses montagnes, avec pour seule compagnie, le souffle du vent. Même s’il appréciait ses semblables, ce genre d’expédition ne pouvait se faire qu’en solitaire afin de se ressourcer véritablement…

La faible secousse du traineau qui heurte le sol le tira de sa rêverie. L’enseignant se leva dès que l’habitacle fut immobilisé puis il rejoignit les autres professeurs qui se pressaient déjà devant la porte de la somptueuse académie.

« Les enchantements du portoloin ont été efficaces ? » demanda-t-il à Chloé lorsqu’il arriva à sa hauteur.

Mais avant que sa collègue n’ait pu répondre, les portes de l’Académie s’ouvrirent sur une grande femme majestueuse qui se présenta comme étant Ludmilla Sorjalünd. Samuel reporta alors son attention sur Margot puisque cette dernière lui avait révélé connaitre personnellement la directrice de Vaaltivara…


Samuel Nolan
Fall Away
Killian GrayAncien personnageavatar
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Le vieux fou peut aller se *censurer*.

Voilà, globalement, à travers certain "on se les caille mince" et "j'ai sommeil, sa mère !", les pensées de Killian Gray à cette heure-ci du matin. Baillant très peu gracieusement, les mains dans les poches et les cheveux savamment décoiffés, Killian demeurait toute fois superbement bien habillé, avec sa veste en cuir trafiquée par un pote du dortoir pour avoir un intérieur chauffant, un slim noir tombant parfaitement sur ses hanches et ses docs noirs, comme le prouvait le regard de Katy qui pesait sur lui, lorsqu'elle n'était pas occupée à faire autre chose avec son petit-ami. Evidemment, en voyant ça, un petit sourire suffisant fleurit sur ses lèvres, ravi d'attirer le regard malgré une allure un peu zombifiée. Il ne s'était levé qu'une dizaine de minutes plus tôt, alerté par le bruit des valises de ses camarades de Serpentard, et s'était préparé avec précipitation. Enfin, ca ne l'avait pas empêché d'être parfait, à en croire les regards.

Lorsque d'autres professeurs prirent la parole à Crispin, Killian soupira de soulagement, résistant à l'envie de les remercier publiquement. Ce prof était peut-être tripant à regarder, il était beaucoup plus chiant à écouter. Vraiment beaucoup plus chiant. Alors qu'un autre baillement le prenait, Killian laissa son regard errer dans la salle. Il sourit en voyant Sneals, légèrement paumé et son pote Irving, qui était d'ailleurs beaucoup plus classe que l'année dernière... Il tomba ensuite sur Juliet et ses traits se crispérent une demie seconde. Il se détourna aussitôt et chercha plutôt Jeremy, souriant en le voyant. Il lui fit un petit salut. Il était soulagé d'avoir son pote avec lui, le voyage serait beaucoup plus fun. Au départ, ca devait etre avec Juliet, aussi, mais le destin en avait décidé autrement... A moins qu'il n'aille s'excuser, comme n'arrêtait pas de lui dire Jerem. Et, si Killian avait repris peu à peu l'envie de reconstruire quelque chose avec elle, largement grâce à Baker, il ne pouvait se résoudre à devoir s'excuser. Foutu orgueil, ou connerie comme ca.

Voyant que la salle s'était un peu vidée, Killian leva un regard interrogateur vers sa directrice de maison. Elle soupira et lui indiqua une des marmites. Méfiant, le garçon s'approcha d'un des chaudrons et fronca les sourcils. Ils allaient en Laponie avec ca ? Il savait que la magie ca gérait pour les transports rapides et étranges mais la...

« C'est un portoloin, faut que tu mettes une main dessus, Gray, »

Il adressa un petit regard au camarade qui l'avait renseigné et attrapa avec toujours la même méfiance le chaudron d'une main, sa valise dans l'autre. Quelque minutes plus tard, un grand crochet lui prenait le ventre et lui faisait traverser une horreur de tourbillon et, comme une gamine, Killian ne put empêcher un cri de lui échapper, suivi d'une flopée d'injures, sur la magie, Adamson, ses chaudrons, la Laponie et même Merlin.

En atterrissant, la tête dans la neige, le teint affreusement pâle, Killian lacha une enième injure avant de relever le regard et de siffler longuement, toute colère oubliée.

« Ce p'tain de paysage les gars ! »

Killian n'était pas du genre à s'extasier sur des choses pareilles mais, la, il se donnait le droit de fangirler un peu. Ce paysage quoi ! Lui qui n'était jamais sorti de son quartier, de Londres et des environs de Poudlard, c'était un sacré changement. Il demeura un instant la, observant la beauté du paysage, lorsqu'une boule de neige affreusement glacée ne le tira de sa contemplation.

« Bordel de merde, qui est le con qui a... ? »

Sa voix s'éteignit en voyant Jeremy, mort de rire, à quelques pas de lui, et un grand sourire vicieux se planta sur son visage. Il se précipita vers son pote et, une boule de neige en main, se jeta sur lui en lui écrasant bien joliment la boule sur la figure. Éclatant de rire, Killian recula d'un pas, observant son oeuvre d'art - la figure rougeoyante de Baker.

« Fallait pas lancer la boule, mon pote ! »

Ce dernier rit avant de se précipiter vers un des traîneaux. Wah, ils étaient arrivés quand eux ? Et mon dieu, ils allaient vraiment monter la dessus ? Mais c'était quoi cette école et ces moyens de transports complètement cheloux ! Ils pouvaient pas prendre l'avion, le train et le bus comme tout le monde ?

Grimaçant, Killian rejoignit d'autres élèves de sa maison dans un des traîneaux, attendant avec cette même méfiance et légère dubitation qu'ils s'envolent, bougent, ou quelque chose. Lorsque le traîneau s'envola véritablement, le jeune homme ne put s'empêcher de lâcher un petit « fucking hell » ; ils étaient dans un traîneau et volaient, gosh. Comme le Père Noël ! Comment son père se fouterait de lui lorsqu'il lui raconterait !

Cependant, en cet instant, Killian ne pouvait que respirer profondément l'air pur, glacé presque, et observer avec une joie de petit gamin toute cette neige... Et fichtre, c'était franchement cool de voler sur ce traîneau. Aussi, lorsqu'ils finirent par atterrir, Killian lâcha, le bras autour des épaules d'une fille de Serpentard de son année, un petit « j'irais bien refaire un tour, perso... Ca doit être kiffant de faire l'amour dans les airs, n'empêche. » La jeune fille claqua dédaigneusement la langue, bien qu'un léger sourire amusa fleurisse sur ses lèvres. Lentement, la jeune femme toujours contre lui, Killian se rapprocha de sa directrice de maison et de ses autres camarades. Il entendit Crispin beugler contre Virtanen des propos quelconque, n'y prêtant pas trop attention puisque trop occupé à embrasser la tempe de la jeune fille. Seulement, lorsqu'il entendit une voix féminine s'élever, Killian releva la tête et, en observant l'apparition qui se tenait devant eux, lâcha un sifflement, discret, et fort appréciateur.

« Et bah, si elles sont toutes comme ca ici, j'ai définitivement bien fait de venir, mon Dieu. »

La jeune femme contre lui se renfrogna légèrement, mitraillant du regard l'adulte d'au moins trois fois son âge. Détachant finalement son regard de la directrice de l'école d'accueil, Killian se tourna vers le professeur Adamson et murmura :

« N'est-ce pas à notre merveilleuse directrice de maison, et sous-directrice de Poudlard, de s'exprimer ? Et non, je ne veux rien, vous êtes vraiment merveilleuse, » ajouta-t-il avec un petit sourire narquois.

Bon, d'accord, il n'en pensait pas de même les premières fois qu'il l'avait vue, mais son image d'elle s'était largement arrangée depuis. Bon, elle ne valait pas Hellbomb, mais elle restait franchement sympathique. D'ailleurs, elle était où Hellbomb ? Il appréciait les beautés nordiques comme la chère directrice, mais il préférait quand même celle un peu plus... Son regard s'arrêta sur Juliet. Il frissonna. Le froid lui avait rougi le nez, la rendant plus qu'adorable. Et merde ! Détournant le regard, oubliant Hellbomb et Adamson, il serra sa camarade contre lui, plongeant son nez dans ses cheveux, humant avec délice leur senteur noix de coco. Elle était parfaite, elle, pourquoi chercher à aller voir ailleurs ?



Hello, I'm Awesome !
Margot AdamsonAncien personnageavatar
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La sonnerie du réveil tira brutalement Margot du doux rêve qu’elle était en train de faire. Protestant intérieurement contre Crispin et ses voyages scolaires, l’enseignante tenta de se replonger dans les délices du sommeil mais c’était sans compter sur Samuel. Un sourire endormi naquit sur son visage en réponse à son étreinte, avant de se muer en éclat de rire lorsqu’il évoqua la semaine qu’il allait passer avec Crispin. Margot l’avait taquiné à ce sujet mais elle ne pouvait s’empêcher de compatir. Partager une chambre avec leur irascible collègue avait de quoi terroriser le plus courageux des Gryffondor… De plus, elle aurait bien aimé partager sa chambre comme le feraient Chloé et Peter… Seulement ils ne pouvaient quand même pas laisser Daisy avec Crispin, et puis cela attirerait trop l’attention sur leur relation naissante, qui était pour l’instant demeurée secrète.

Pendant que Samuel allait prendre sa douche, Margot acheva de se réveiller doucement puis se prépara à son tour, enthousiasmée par la perspective du départ. C’était la première fois qu’un tel voyage était organisé à Poudlard et Margot avait tout fait pour y participer, persuadée que ce serait une excellente expérience tant pour les élèves que pour leurs enseignants. Elle acheva de se préparer une fois que Samuel fut parti puis lança un sortilège d’allègement à sa valise et se prit le chemin de la tour d’astronomie.

La plupart des professeurs et des élèves étaient déjà là lorsqu’elle arriva. Elle croisa le regard de Samuel et retint un sourire devant sa mine sérieuse, puis entreprit de rassembler les élèves de sa maison. L’appel se passa bien puisque les Serpentard étaient tous là, en élèves disciplinés et surtout impatients de voir la Laponie. Margot fit abstraction des hurlements de Crispin quant à Sneals qui était absent, et retint un soupir en réalisant que le Poufsouffle serait là. Il allait forcément faire quelque chose de bizarre ou de gênant à un moment ou à un autre du voyage, c’était inné chez lui.

S’ensuivit un discours de Minerva que Margot écouta avec attention, tout en surveillant du regard que ses élèves ne baillent pas aux corbeilles malgré l’heure matinale. Elle remarqua avec satisfaction que les Serpentard semblaient plus attentifs que les Poufsouffle ou les Gryffondor. Rien d’étonnant à cela, les membres de sa maison étaient généralement doués pour faire semblant d’écouter quelqu’un. C’est en tout cas ce que fit Margot lorsque Ana Sorden fit son petit speech, un sourire hypocrite s’étirant sur les lèvres de l’enseignante. Elle avait beau faire confiance à Samuel, si jamais l’arithmancienne osait s’approcher de lui à nouveau, elle…

…elle resterait immobile et impuissante à ruminer ses envies de meurtre en silence. Ce fut exactement ce qui se produisit lorsque l’arithmancienne alla prononcer quelques mots à Samuel, dont le contenu n’était pas bien dur à deviner. Le sourire hypocrite de Margot restait figé sur ses lèvres mais ses yeux lançaient des éclairs, ce dont Chloé se rendit compte. Chloé était la seule personne avec qui elle ait discuté de sa relation avec Samuel, c’est pourquoi elle lui prodigua un conseil de bon sens :

"Oublie-la. On dirait Miss Twilfit qui regarde Miss Lorgan!"

Peu flattée par la comparaison, Margot se contenta de tirer la langue puérilement à son amie. Margot lui avait dit qu’elle n’était pas vraiment séduite par leur nouvelle collègue, mais elle aurait sans doute dû lui expliquer toute l’histoire. Le problème était que Margot ne savait pas vraiment comment lui expliquer qu’au-delà de la jalousie, il y avait quelque chose de véritablement malfaisant chez cette bonne femme. D’une façon ou d’une autre, Samuel l’avait compris mais il était bien le seul... Mais Margot ne doutait pas que la véritable nature d’Ana finirait par apparaître aux yeux de leurs autres collègues. Après tout, Ana semblait avoir du mal à éviter de répandre son venin autour d’elle.

Pour l’heure, cependant, Margot avait d’autres préoccupations que les mesquineries de sa collègue. Samuel expliqua l’ingénieux fonctionnement de ses portoloins, qui avaient nécessité de réquisitionner ses plus gros chaudrons, et le premier convoi d’élèves disparu. Margot s’occupa des derniers élèves avec Samuel, qui installa une première année terrifiée entre eux, celle qui portait toujours d’horribles chouchous. Soudain, la désagréable sensation du portoloin se fit sentir et l’instant d’après, ils se trouvaient entourés par un formidable paysage d’un blanc éclatant. Margot vérifia rapidement que ses élèves étaient tous là puis s’accorda quelques brefs instants pour admirer l’endroit, une sensation d’allégresse l’envahissant aussitôt. Cette semaine loin de Poudlard et de ses intrigues lui ferait le plus grand bien, elle en était persuadée et la vue de toute cette neige confirma cette impression.

Observant autour d’elle, elle constata que Crispin était déjà en train de râler contre tout un chacun et du se retenir pour ne pas imiter l’élève qui lui envoya une boule de neige. Bientôt, tout le monde prit place dans les traîneaux tirés par des chiens et Margot s’installa dans celui de Chloé. Le voyage fut un vrai ravissement pour tous – excepté pour une élève de Serdaigle qui semblait avoir le vertige.

"Ca nous change des collines et des moutons à perte de vue, n'est-ce pas?", commenta Chloé.

« Oui et j’apprécie le changement ! C’est vraiment magnifique ! »

Tout aussi magnifique était l’académie, véritable palais de glace qui évoquait les vieux contes et légendes sur le grand nord. Les enseignants prirent la tête du petit groupe et tous observèrent la sorcière qui venait les accueillir. Un large sourire aux lèvres, Margot reconnut Ludmilla Sorjalünd, la directrice de l’académie. Maître des potions reconnue, Ludmilla était une femme admirable, dont la classe glaciale n’avait d’égale que l’intelligence. Margot l’appréciait beaucoup pour l’avoir rencontré à plusieurs occasions lors de conventions sur les potions. C’était une des raisons pour lesquelles ce voyage l’enthousiasmait réellement, car depuis la mort de Severus Margot n’avait plus beaucoup de collègues avec qui parler de leurs recherches et partager cette passion commune.

"Bienvenue à l'académie de Valtivaara! Je me nomme Ludmilla Sorjalünd, et je suis rien de moins que la directrice de cette modeste académie..."

Alors que Margot allait s’avancer pour saluer Ludmilla, une voix masculine se fit entendre.

« N'est-ce pas à notre merveilleuse directrice de maison, et sous-directrice de Poudlard, de s'exprimer ? Et non, je ne veux rien, vous êtes vraiment merveilleuse. »

Margot tourna vers Killian Gray un regard amusé, se demandant s’il fallait déceler de l’ironie dans les propos de son élève ou pas.

« Les temps ont bien changé pour que vous me trouviez merveilleuse, monsieur Gray », commenta-t-elle.

Mais Killian avait déjà recommencé à câliner une fille de sa promotion, sous le regard fataliste de Margot. Toujours aussi séducteur, celui-là. S’il voulait bien mettre autant d’énergie dans ses cours que dans l’amélioration de ses techniques de drague…

Margot s’approcha donc de Ludmilla et lui adressa un regard chaleureux, peu impressionnée par son air glacial. Elle lui adressa néanmoins un discours formel en sa qualité de directrice adjointe, les discussions plus approfondies viendraient plus tard.

« Chère Ludmilla, c’est un plaisir et un honneur de pouvoir résider à l’académie pour cette semaine. Je suis persuadée que cet échange sera profitable à tous, et je vous remercie au nom de tout Poudlard. Je vous présente les professeurs Chloé Hellsoft, Daisy Mason, Peter Virtanen, Samuel Nolan, ainsi que Crispin Dérébusor, qui est à l’origine de ce formidable voyage. »

Elle s’interrompit le temps de jeter un coup d’œil au vieil astronome, puis reporta son attention sur Ludmilla.



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~Ludmilla Sorjalünd~
48 ans
Directrice de l'Académie de Valtivaara

La directrice de Valtivaara posa son regard glacial sur la cinquantaine d'élèves de Poudlard qu'elle devait durant une semaine au sein de son académie. D'allure froide et distante, Ludmilla Sorjalünd offrait un contraste saisissant entre une enveloppe charnelle paraissant avoir été sculptée à même la glace, et une bonté d'âme trop secrètement enfouie...
Depuis plus de vingt ans, elle se battait pour maintenir cette école de magie en vie, afin d'offrir aux jeunes apprentis sorciers nordiques, un lieu à eux ou il puisse progresser et s'épanouir. Directrice extrêmement sévère et attentive au respect de la discipline, elle pouvait se montrer parfois prodigieusement exigeante mais dans le seul but que chacun de ses élèves donne le meilleur de lu-même. Bien plus qu'une directrice, Ludmilla Sorjalünd se comportait comme une matriarche souhaitant offrir le meilleur avenir possible à ses élèves; ceci donnait à son académie l'allure d'une vaste pension de famille. Cette manière quasi maternelle de diriger son académie provenait sans doute du fait que Ludmilla n'avait jamais fonder de famille. Cette majestueuse beauté nordique, était malheureusement de nature à effrayer les hommes. Peut être de par sa taille avoisinant les deux mètres de haut, Ludmilla avait tendance à effrayer les hommes, et ce n'est pas son regard glacial et son absence de sourire qui pouvaient contribuer à la rendre plus abordable. Elle avait peut être l'élégance d'une divinité nordique, cela n'avait nullement contribué à lui trouver chaussure à son pied...
Mais Ludmilla avait très vite apprit à dompter sa solitude et n'en souffrait aucunement. Son académie étant devenue sa véritable famille, et il ne se passait pas une journée sans qu'elle ne cherche un moyen de la faire évoluer. Depuis quelques années, Valtivaara traversait une mauvaise passe, beaucoup de familles magiques préféraient confier leurs enfants à de plus prestigieuses écoles comme Poudlard ou Durmstrang, et de ce fait les effectifs d'année en année étaient sans cesse évaluer à la baisse. Mais en directrice avisée et soucieuse de défendre son académie du déclin, Ludmilla fut à l'origine d'une mesure visionnaire qui devrait dans un proche avenir offrir des jours radieux à Valtivaara. En effet, la directrice décida que son école ne se limiterait plus exclusivement à l'apprentissage magique, mais qu'il se spécialiserait également en une sorte de laboratoire magique pouvant accueillir de nombreux jeunes chercheurs désireux d’œuvrer sur l'élaboration de nouvelles potions. Cette mesure phare et les conditions naturelles spécifique permettant de conserver de nombreuses potions aux frais dans les cachots de glace, permirent à Valtivaara de s'attirer les bonnes grâces du Congres magique international qui approuva ce projet et désigna officiellement Valtivaara comme étant la future Université Magique dans l'art et la recherche de Potions. Désireuse d'étendre la notoriété de sa future université magique à travers le monde, Ludmilla perçut le projet de voyage scolaire de Poudlard comme une formidable opportunité d'asseoir la réputation de son école. C'est pourquoi elle n'avait point manqué d'accepter la proposition du vieil astronome qui se tenait à présent devant elle, tout émoustillé à l'idée de partir bientôt à la chasse aux aurores boréales. Mais il y avait également une raison beaucoup plus personnelle qui faisait se réjouir la directrice de Valtivaara...

Ludmilla Sorjalünd était toute heureuse à l'idée de retrouver une vieille connaissance. En effet, alors qu'elle n'avait qu'une vingtaine d'années et venais tout juste de finir sa scolarité finnoise, Ludmilla croisa au sein des nombreuses conventions sur les potions, une jeune pousse fraichement débarquée de l'académie magique de Beaubâtons, et qui répondait au doux nom de Margot Adamson...
Se trouvant de nombreuses affinités, une belle amitié s'installa entre elles. Margot réussit l'exploit incroyable de mettre percer la carapace de glace qui enserrait son cœur et les pensée de la nordique introvertie. Les évènements de la vie firent ensuite que les deux femmes se perdirent quelque peu de vue, notamment lorsque Margot fut enceinte de son premier enfant. Mais cela n'empêcha pas Ludmilla de maintenir un contact épistolaire régulier avec son amie. Ludmilla offrait très rarement son amitié, mais cette fois-ci elle le fit en toute sincérité, se montrant même très concernée lorsque Margot traversa une sombre période, suite à son divorce. Lorsqu'elle l'avait apprit, Ludmilla multiplia les lettres de soutien pour réconforter son amie et lui proposer son aide. Mais en femme indépendante, Margot n'eut pas besoin de ses services pour se relever et affrontait l'éloignement avec son fil fils sans faillir. En femme forte qu'elle avait toujours été...
Un sourire imperceptible se dessina alors sur les lèvres de la directrice de Valtivaara, lorsqu'elle vit enfin son amie Margot sortir des rangs d'élèves pour se diriger vers elle. Si l'occasion s'y était prêtée, nul doute qu'elle se serait montrée plus démonstrative envers son amie, l'entourant d'une vibrante accolade amicale. Mais Ludmilla se dissimula derrière son masque polaire. L'aspect pédagogique de leur rencontre prima sur l'émotion de retrouver son amies après si longtemps.
Comme souvent entre les deux femmes, c'est Margot fut la première à briser la glace :

« Chère Ludmilla, c’est un plaisir et un honneur de pouvoir résider à l’académie pour cette semaine. Je suis persuadée que cet échange sera profitable à tous, et je vous remercie au nom de tout Poudlard. Je vous présente les professeurs Chloé Hellsoft, Daisy Mason, Peter Virtanen, Samuel Nolan, ainsi que Crispin Dérébusor, qui est à l’origine de ce formidable voyage. »

Lorsque la directrice de la maison Serpentard mentionna les différents noms de ses confrères de Poudlard, la petite fille blottit aux cotés de Ludmilla Sorjalünd sembla se raidir subitement, alors que ses prunelles acérées se braquèrent brusquement sur le professeur Virtanen. Jusqu'alors invisible sous sa coiffe en fourrure, la fillette ne quittait désormais plus du regard le professeur de Runes, comme un chien fixerait un os...



Ludmilla Sorjalünd, en hôte de qualité, adressa un hochement de tête respectueux à l'attention de chacun des professeurs, avant d'exprimer sa joie de les recevoir...

"Le bonheur est partagé, Margot! Sachez que je ferai tout ce qui en mon pouvoir pour que vous puissiez passer un agréable séjour dans notre Académie. Sachez que si nos paysages n'offrent que glace et rudesse, vous trouverez suffisamment de chaleur et de réconfort dans le cœur des gens de notre pays..."


Crispin Dérébusor, en éternel vieux ronchon, commença alors à piétiner la neige et jeté des œillades mauvaises autour de lui...

"Oui, c'est vrai on est tous enchanté de venir ici! Et je serai le premier heureux de parler encore de météo avec vous, madame... mais cela dit je le ferai volontiers à l'intérieur de votre académie et non à l'extérieur! Ici, on se pèle le lard, et j'ai peur qu'on finisses par se geler définitivement les miches si on reste encore longtemps à bavasser inutilement. Plus que le cœur des gens, je suis de ceux qui pensent qu'un bon feu est le meilleur moyen de se réchauffer la couenne, je me trompe vénérable directrice?"


Ludmilla Sorjalünd avait apprit à connaitre le caractère bien trempé de l'astronome, et elle ne sembla s'offusquer nullement de ses propos indigne de provenir d'un professeur d'une école aussi prestigieuse que Poudlard. Elle pose sur lui son regard froid, les lèvres pincées puis réagissant avec intelligence et diplomatie, finit par déclarer :

"Je vous rassure monsieur Dérébusor, vous pourrez bientôt vous réchauffer auprès d'un bon feu, mais avant cela je voulais vous présenter ma petite Sonja..."

La directrice de Valtivaara posa alors sa main de manière délicate sur la tête de la petite fille blonde qui se tenait à ses cotés...

"Les environs n'ont plus aucun secret pour cette jeune enfant du pays. C'est elle qui vous guidera et vous orientera au milieu de ce désert glacé. Elle s'est d'ailleurs gentiment proposée, monsieur Dérébusor, pour vous montrer le sentier à emprunter pour rejoindre les hauteurs du Mont Halti. De la haut, vous aurez un angle de vue imprenable pour voir au mieux vos précieuses aurores boréales!"

Les yeux de Crispin s'arrondirent comme ceux d'un enfant à qui l'on venait d'offrir un formidable joujou. Il émit alors un petit ricanement d'extase, en se frottant les mains.

"Oh oui! Comme ça, je pourrai mettre en place mes bon vieux télescopes!!!"

De manière imperceptible Ludmilla leva vers le ciel un regard exaspéré devant l'attitude presque puérile de ce vieillard. Cela faisait cinq minutes qu'il était la et elle voulait déjà le revoir repartir. L'espace d'une seconde, elle se demanda comment ses confrères professeurs faisait pour suporter un ronchon pareil! Heureusement, la directrice de Valtivaara croisa le regard de Margot, ce qui l'aida à conserver son sang froid et de dévier son attention sur une autre précision concernant un autre membre du corps professoral de Poudlard. Elle se tourna alors vers le professeur Virtanen...

"Monsieur Virtanen? Je pense avoir compris par le biais des nombreux courriers de monsieur Dérébusor que vous seriez originaire de notre beau pays. C'est une excellente nouvelle, et je me permets de vous souhaiter un bon retour sur vos terres natales! Je tenais aussi à vous informer que Sonja aura la gentillesse de vous montrer l'endroit ou git un cercle de pierre runique. Ce dernier, est situé à une heure de marche tout au plus d'ici. Cela pourrait s'avérer utile pour la mise en place de votre module, n'est-ce pas?"


Après avoir préciser tout ces détails, Ludmilla inclina la tête légèrement pour signifier que tout avait été dit, puis elle indiqua de sa fine main blanche la direction des portes de l'Académie.

"Je pense qu'il est temps de vous faire visiter ce qui sera, durant une semaine, votre espace de vie..."
Puis balayant du regard les différents professeurs, elle ajouta : "Je vous prierai de bien vouloir dire à vos élèves de nous suivre..."

D'une démarche gracieuse, Ludmilla Sorjalünd se dirigea alors vers les lourdes portes de bronze de l'académie de Valtivaara. En chemin, elle glissa discrètement à son amie Margot.

"J'espère que nous trouverons cinq minutes pour rattraper le temps perdu. Tu dois avoir des milliers de choses à me raconter..."

Puis les portes de bronzes s'ouvrirent dans un long grincement métallique, laissant apparaitre un long couloir creusé dans la glace. Sortant de derrière les majestueux piliers de cristal, plusieurs élèves de l'académie de Valtivaara se joignirent en un sympathique comité d'accueil, ou des pancartes de bienvenue écrite dans les deux langues furent brandies avec conviction. Les filles lapones étaient sagement rangée en file indienne sur la droite, alors que les garçons, eux, s'alignaient sur le coté gauche.
Mais cette édifiante image de discipline se dissipa bien vite, lorsque que les élèves de Valtivaara découvrirent le visage de ceux de Poudlard. Des murmures en finnois commencèrent à fuser de toute part, et chacun des élèves y alla de son petit commentaire. Et ce n'est pas le regard courroucé de leur directrice qui suffit à faire cesser leur bavardage...

Du coté droit, celui des filles de Laponie, Killian Gray et Jeremy Baker semblait faire l'unanimité! Et des petites gloussements hystériques et excitées se firent entendre à leurs passages.
Une jeune nordique qui ne perdait pas des yeux Killian, et un brin plus extravertie que la normale, se permit alors de susurrer à l'oreille de sa voisine.

"Katso minua tämä kaveri! se on puhdas komea! Annat minulle toisen hänen kanssaan ja olen sulaa koko Akatemian! On, kun hän haluaa tai hän haluaa!" (Trad: regarde moi ce mec! c'est un pur beau gosse! tu me laisses une seconde avec lui et je fais fondre l'académie entière! c'est quand il veut ou il veut!). La jeune fille se mordilla les lèvres de désir pour ponctuer ses sulfureuses paroles...

Mais sa copine ne semblait pas partager le même avis, et désigna du menton un autre beau gosse, qui n'était autre que Jeremy Baker.

"Mieluummin blondi! Hän näyttää vähemmän ylimielisiä ja luottavainen. ja se on rakennettu kuin jumala!" (Trad : Moi je préfère le blond! Il a l'air moins présomptueux et sur de lui. et il est taillé comme un dieu!)

De l'autre coté, les garçons n'était pas en reste, et observait ce petit défilé avec lubricité, matant sans vergogne les jolies courbes des petites invitées. Un blond arrogant, le bonnet rouge vissé sur le crane, expédia alors un petit coup de coude complice à son camarade de gauche. Ses yeux ne faisaient que déshabiller du regard les somptueuses jeunes filles teintés d'exotisme qui passaient devant lui, et il voulait que son ami se joigne à son enthousiasme. N'écoutant que son immaturité, il adressa un clin d'oeil aguicheur à Georgiana, avant de se tourner vers la plastique parfaite de Juliet.

"Se on jackpot kaveri! Minä kerron teille, tänä iltana sujauttaa niiden asuntoloissa ja minä teippaa yksi hänen nukkeja! Ehkä jopa koko asuntolan! näyttää siltä, ​​että tytöt ovat todellisia Tylypahkan hotties jotka nukkuvat alkuillasta! se muuttaa meille!"
(Trad : C'est jackpot mon pote! Je te le dis, ce soir je me glisse dans leurs dortoirs et je me tape l'une de ses poupées! Peut être même le dortoir entier! Il parait que les filles de Poudlard sont des vraies chaudasses qui couchent dès les premiers soirs! ça va nous changer!)

Mais son ami ne semblait pas se préoccuper de ses propos, fixant une jeune fille blonde adorable qui passa juste devant lui. Le jeune homme inspira alors longuement les effluves de parfum qui se propageait derrière le passage d'Amely Anderson...

"Luulen, että olen rakastunut ..." (Trad : je crois que je suis amoureux...) dit-il en soupirant...

Mais le jeune finnois blond n'en avait pas terminé avec ses pitreries, il commença par se tordre de rire en voyant le malheureux Danny Sneals et son joli pull caribou imbibé de vomi...

"Katsokaa kaveri kasvot siellä!Idiootti! Hän onnistui vetää hänen paskaa!" (Trad : Regarde la tronche du mec la-bas! Le con! Il a réussit à se chier sur son pull!)

C'est alors que l'affreux blondin poussa le vice jusqu'à expédier une petite claque lubrique sur les fesses de la première venue, et qui n'était autre que Nora Weaver. Le jeune Finlandais sans gène fit mine de se planquer derrière sa pancarte de bienvenue, avant de demander d'une vois suave à Nora...

"Voinko saada suudelma?" (Trad: Je peux avoir mon bisou?)

Le hall de glace si ordonné commençait à se transformer en un joyeux bordel, et Crispin se décida à se retourner afin de pousser l'une de ses beuglantes magistrales qui feraient taire toutes cette bandes de petits sauvageons, mais...
L'astronome sursauta sur place lorsque Ludmilla Sorjalünd le devança et le prix à son propre jeu!

"Haluan hiljaisuutta!" (Trad : Je veux du silence!)

Comme frappé par un puissant sortilège, les jeunes finnois turbulent se rangèrent alors comme un seul homme près des colonnes en cristal. Ludmilla les fusilla chacun à tour de rôle du regard, puis secouant la tête, elle s'excusa auprès des professeurs de Poudlard.

"Je vous prie d'excuser leur comportement, ils ne sont pas habitués à voir des personnes étrangères venir visiter leur école. Cela ne se reproduira plus...
Continuons la visite."


Un brin énervée par le comité d'accueil brouillon de ses élèves, elle poussa la porte qui se tenait au bout du couloir de glace, et la petite troupe s'engagea alors dans une grande salle aux lumières féériques. Ludmilla tourbillonna sur elle-même quelque instants, avant de présenter les lieux d'une voix mélodieuse.

"Nous appelons ce lieu la salle éternelle! C'est un peu l'équivalent de votre grande salle à Poudlard. C'est l'endroit ou nous partageons les repas, et ou nous réunissons les élèves pour leurs énoncer divers informations... bref c'est un lieu de rencontre. Les deux portes sur le mur de droite conduisent aux dortoirs dans lesquels vos élèves pourront s'établir. La porte de gauche conduit au dortoir des filles et celle de gauche celui des garçons! Vous pouvez dire à vos élèves qu'il peuvent ranger leurs affaires dans ceux-ci et se choisir un lit, car nous allons entamer la visite de l'aile privées réservée aux professeurs."


Alors que les élèves de Poudlard s'alignaient peu à peu devant les portes de leurs dortoirs, Ludmilla Sorjalünd se tourna vers eux, avant de réclamer leurs attention.

"Jeune gens avant de devoir vous quitter pour aujourd'hui, je tenais à vous informer d'une chose! Comme vous le savez peut être déjà, un bal sera organisé en cette fin de semaine dans le but de célébrer votre départ et pour vous remercier d'avoir accepter de passer ses quelques jours en notre belle académie...
Pour cette belle occasion, je demanderai à chacun de vous de se trouver un cavalier. Ceux qui n'en trouveraient point peuvent se rassurer, cette école regorge de bons danseurs, adeptes de la valse finnoise...
Vous pourrez en discuter dans le foyer de glace, il s'agit de la salle de détente qui jouxte vos dortoirs. Sur ces dernières paroles, je vous souhaite un agréable séjour!"


Une fois cette petite explication terminée, Ludmilla se tourna vers les six professeurs afin de leurs présenter leurs quartiers respectifs. Ils descendirent alors un petit escalier de glace, avant de traverser un salon alloué aux professeurs. La directrice de Valtivaara ne s'étendit pas sur celui-ci pour rejoindre au plus vite un corridor glacé seulement percé de trois portes...
Ludmilla se plaça devant la première d'entre elles, et son regard froid se posa à la fois sur Chloé Hellsoft et Peter Virtanen.

"Pour vous j'ai volontairement choisis la chambre Hivernale, les deux sculptures représentées sur les murs font allusions aux deux sœurs jumelles de l'Hiver, une vieille légende lapone, peut être qu'un jour je vous la conterai... Mais trêve de bavardage, j'espère qu'elle vous plait. Je suis persuadée que vous y ferez des rêves somptueux..."

Puis elle saisit Margot par le bras pour l'emmener vers sa chambre. Avant de pousser la porte de celle-ci, Ludmilla se tourna vers Daisy Mason, pour lui révéler sa pensée...

"Excusez-moi, mais ne connaissant pas vos gout en matière de décoration intérieure, alors je me suis permise de choisir ceux qui je pense plairont à Margot. Enfin Madame Adamson. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur...
Voici la chambre de Cristal, l'une des plus belles de toutes..."


Ludmilla Sorjalünd jusqu'alors très fière de présenter les petites merveilles que dissimulaient son académie, parut tout à coup très embarrassée lorsqu'elle se tourna vers le duo Nolan - Dérébusor...
Se tordant les mains, un brin crispée, elle finit par leur avouer les raisons de son embarras.

"Je tiens à m'excuser d'avance...
Mais la chambre que vous deviez disposer étant en travaux de consolidation magique, nous étions obligés de vous installer ailleurs. Et... La seule de disponible était la chambres aux ours. Elle est beaucoup plus petite que les autres et certes exiguë, mais on y dort bien... Venez c'est juste la porte qui se trouve devant vous..."


Ludmilla indiqua une petite porte ou un gnome aurait pu entrer debout mais pas un adulte de taille moyenne. Pour y entrer Samuel et Crispin devrait se courber. Ce qui n'était pas un problème pour l'astronome puisqu'il était déjà terriblement voûté...
Voulant mettre un terme au suspense et se préparant à recevoir les remarques furibondes de Dérébusor, Ludmilla poussa la porte de la Chambre aux Ours. Un long silence s'en suivit...
Ludmilla finit par lancer une remarque qui avait pour but principal de réduire à néant, ce silence glacé...

"C'est petit mais très coquet! Vous ne trouvez pas?"

Crispin ne tarda pas à donner sa vision des choses, et étrangement il ne poussa aucun hurlement qui puisse détruire l'académie de glace.

"Pour ma part, cela ma va! Je suis ici pour les aurores boréales, et non pour les vacances, comme certains...
Et je ne pense pas que mon partenaire de chambrée ait la moindre objection? J'ai faux Nolan? C'est pas trois petit ours qui vont effrayer un grand renard comme vous! Non?"


Ludmilla culpabilisa de devoir laisser ce jeune professeur partager la chambre du vieux acariâtre. Elle demanda alors à celui-ci ...

"J'ai l'impression que cela ne vous convient pas. Je me trompe? Si vous voulez je peux vous laissez ma chambre... J'irai pour ma part dormir dans celle d'une amie professeur..."

Ludmilla comprenait la source du malaise de Nolan, elle s'appelait Dérébusor! Mais pouvait-elle lui éviter cette malédiction et la future nuit blanche qui se profilait? Sans doute non...
A Poudlard, il se murmurait que les ronflements de Crispin pouvaient faire fuir une horde de détraqueurs, vois faire vibrer la tour d'Astronomie de plusieurs centimètres. Légende ou vérité? Samuel allait en être le cobaye humain...
Irving WhitakerAubergisteEn ligneavatar
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Alors qu’Irving était toujours en extase devant l’architecture de Vaaltivara, Jeremy surenchérit :

"C'est clair, c'est magnifique ! On a vraiment de la chance ! Au fait Irving, désolé pour la boule de neige sur Dérébusor..."

« Oh putain c’était toi ! Salopiot va ! lança-t-il en donnant un petit coup d’épaules au capitaine, T’aurais laissé Dérébusor m’arracher les tifs avec ses dents alors que je n’avais rien fait ? ajouta-t-il faussement énervé en rivant ses mains au fond de ses poches. Pour toute réponse le gardien passa ses bras autour des épaules de Juliet et ajouta, comme pour se faire pardonner :

"Je suis super content d'être ici avec vous !"

Irving hocha la tête en signe d’assentiment tout en esquissant un sourire en coin. Lui aussi il était heureux d’être là, entouré par ses copains. Il manquait juste Nora pour que son bonheur soit total. La cherchant des yeux dans le groupe, il se balança d’avant en arrière mais il ne vit que Killian Gray qui batifolait avec une Serpentard. Visiblement, c’était à la mode de faire des câlins aux filles ! D’humeur badine, Irving décida de passer un bras autour des épaules de Georgiana pour imiter les deux sex-symbols de Poudlard. Il ôta son bonnet et secoua ses boucles brunes, comme dans les publicités pour le shampoing moldu, puis il se tourna vers la Harpie :

« Moi aussi, je suis content d’être là avec ma Georgy d’amoûûûr, plaisanta-t-il en lui lançant un regard suggestif. Ricanant à sa propre blague, il retira bien vite son bras de peur que la jeune femme ne lui assène un cuisant, sa spécialité.

Pouffant toujours face à son comportement puéril, il identifia subitement Nora, un peu plus loin. Il ne l’avait pas reconnut sous son gros bonnet en fourrure ! Elle était vraiment mignonne comme ça, en plus elle souriait dans sa direction. Enfin non, elle lui souriait. Le cœur d’Irving s’emballa devant ce signe plutôt encourageant. C’était la première fois que la Poufsouffle ne détournait pas les yeux en le voyant et il devait avouer que la mine rayonnante de son amie lui avait particulièrement manqué. Après lui avoir répondu par un sourire poli, il fit semblant de reporter son attention sur l’échange entre les professeurs de Poudlard et la directrice. Néanmoins, il était bien trop occupé à songer à son amie. Peut-être qu’ils allaient réussir à se réconcilier et qu’enfin, la poufsouffle réagirait comme avant en le voyant ! Il avait tellement envie de passer de nouveau du temps avec elle, comme cet été, lorsqu’elle était venue chez lui pendant les vacances… Même si elle ne le regarderait probablement jamais comme il le souhaitait au fond de lui, il ne pouvait pas non plus se passer d’ elle…

Poussant un long soupir, il reprit pleinement ses esprits lorsqu’il vit ses camarades s’activer autour de lui. En effet, la directrice de Vaaltivara les conviait à rentrer dans son palais de glace. Le jeune homme attrapa donc la bandoulière de son sac pour le hisser sur son épaule et avança d’un pas rapide pour rejoindre Danny. Lorsqu’il pénétra dans l’Académie, il eut l’impression de retomber six ans en arrière lorsqu’il avait découvert Poudlard pour la première fois : Il ressentait le même émerveillement, la même fascination pour ce lieu magique.

« Sérieux c’est trop beau ! » chuchota-t-il à l’intention du Poufsouffle qui était toujours à ses côtés.

L’instant aurait d’ailleurs été parfait si Danny n’avait pas autant senti le vomi…

Ne souhaitant pas accabler davantage son copain Irving s’abstint de faire un commentaire à ce sujet et préféra souligner la présence du comité d’accueil :

« C’est sympa d’avoir prévu ça… » Souffla-t-il bien qu’il soit un peu gêné de se retrouver ainsi observé par des dizaines de personnes. Les lapons tenaient des pancartes de bienvenus entre leurs mains mais leurs regards n’avaient vraiment rien de bienveillants ! En effet, plusieurs élèves chuchotaient ou gloussaient sur leur passage et certains se moquaient même ouvertement de Danny. Il n’avait pas besoin de savoir parler le finnois pour deviner que le pull couvert de suc du Poufsouffle était l’objet de ces railleries …

« Pfff… ils doivent avoir le cerveau congelé par le froid j’crois… » souffla Irving sans quitter des yeux le blond arrogant qui venait de se moquer de son pote. Néanmoins, le blondin s’était déjà trouvé une nouvelle victime en la personne de Nora puisqu’il lui asséna une petite tape sur les fesses.

*Cet-espèce-de-porc-lapon-vient-de-poser-ses-sales-paluches-sur-les-fesses-de-mon-amie.*

« Oh mais il fait quoi lui ? » s’exclama Irving en stoppant brutalement sa progression.

*Gère ton irritabilité* souffla sa conscience, qui avait étrangement la voix Chloé Hellsoft.

« Il se croit où sérieux? » ajouta-t-il en s’approchant du blondin tout en serrant les poings.

*Imagine la personne qui t’énerve dans une situation ridicule*

« Excuse-toi. » ordonna-t-il en arrivant à la hauteur de la crapule tout en tentant de l’imaginer avec sa pancarte plantée dans l’c…

Mais avant que son cerveau n’ait le temps de concevoir cette image mentale interdite au moins de 18 ans, une tornade rousse s’abattit sur le blondin et lui infligea une claque magistrale qui raisonna dans tout le hall. Georgiana. Un large sourire vengeur illumina momentanément le visage du Gryffondor tandis que les lapons s’éloignaient de la Harpie de Gryffondor qui n’avait jamais aussi bien porté son surnom !
Néanmoins, son sourire se mua bien vite en grimace lorsqu’il vit l’attrapeuse passer littéralement ses nerfs sur le blond qui ne rigolait plus du tout.

« Hé ! Georgy ! Calme-toi maintenant ! Il a compris ! Ne lui broie pas la tête sinon il pourra plus s’excuser ! »
intervint Irving en tentent de s’interposer entre son amie et le blondin.

C’est le professeur Nolan qui parvint finalement à séparer les deux élèves après avoir fendu le cercle qui s’était formé autour de la bagarre :

« Miss Wright ? Mais qu’est ce qui vous prend ? » Demanda-t-il en la maintenant à bonne distance du blond arrogant.

« Non, mais c’est pas elle ! C’est l’autre ! répondit le gryffondor en montrant du doigt l’horrible lapon, il tripote les fesses des filles en passant ! » ajouta-t- outré.

Fort heureusement, d’autres témoins de la scène appuyèrent ses propos et même quelques lapones hochèrent la tête. Le blondin ne devait pas en être à son premier débordement.

« Pyydän anteeksi” souffla-t-il en guise d’excuse pour avoir été prit la main sur les fesses de Nora dans le sac.

”Je suis sûr que Madame Sorjalünd prendra toutes les dispositions nécessaires pour sanctionner convenablement cet élève, intervint alors Samuel, Néanmoins miss Wright, même si votre mécontentement est compréhensible, votre réaction violente doit être punie. J’enlève 20 points à Gryffondor. Maintenant l’incident est clos.” ajouta-t-il sur un ton sans appel.

Irving entraina alors Georgiana un peu plus loin en lui soufflant:

”20 points c’est pas la mort... En plus tu l’as pas raté c’t affreux ! ajouta-t-il en esquissant un sourire, il pleurait presque à la fin !”

Lundmila Sorjalund demanda alors le silence qu’elle obtint très facilement.

"Je vous prie d'excuser leur comportement, ils ne sont pas habitués à voir des personnes étrangères venir visiter leur école. Cela ne se reproduira plus...
Continuons la visite."


La directrice les guida ensuite vers la salle éternelle puis elle leur montra leur dortoir respectif. Les filles d’un côté, les garçons de l’autre. Apparemment la visite s’arrêtait là pour eux. Ils devaient s’installer et attendre sagement que les professeurs reviennent de leur quartier. Irving fut parmi les premier à pénétrer dans le dortoir de glace. Il se rua sur l’emplacement le plus éloigné des toilettes afin de ne pas avoir à subir le va-et-vient de ses camarades durant la nuit. Après avoir posé son sac devant sa couche, il se laissa tomber sur l’épaisse couverture en fourrure.
Ayant toujours en mémoire l’altercation avec le lapon, il finit par grogner :

« Il l’a pas volé c’mini Virtanen de malheur ! »


Retirant ses chaussures, il s’assit en tailleur sur son lit, tout en observant les gars du dortoir défaire leur bagage. C’était vraiment cool de pouvoir dormir tous dans la même pièce pendant une semaine ! Irving était sûr qu’ils allaient bien se marrer. D’ailleurs, ça pouvait commencer tout de suite… Les yeux du sixième année se posèrent alors sur Jeremy qui s’était installé dans l’emplacement voisin du sien. Se souvenant que le capitaine l’avait laissé endosser l’affaire de la boule de neige sur Dérébusor, Irving attrapa son polochon l’abattit vigoureusement sur la tête du gardien.

« Whouhouuu ! » lança-t-il alors en se mettant debout sur son matelas tout en faisant tourner son polochon au dessus de sa tête, A l’aaaboordaaaage! » S’exclama-t-il en sautant de lit en lit tout en donnant des coups d’oreillers à qui osait croiser son chemin. Malheureusement pour lui, un élève particulièrement précis l’atteignit en pleine face avec son traversin l’obligeant à s’affaler de tout son long sur le lit de Danny.

Bien qu’un peu sonné, le gryffondor se releva rapidement et s’exclama :

« Héééé mais plutôt que de s’entretuer entre mec, si on allait faire chier les filles ? Je suis sûr qu’on les pulvérise à la bataille de polochon ! » lança-t-il avec un large sourire. Allez venez on va bien rigoler ! » ajouta-t-il afin de motiver les troupes.

Quittant le lit de Danny, Irving attrapa un oreiller dans chaque main avant de gagner la sortie. Il jeta un œil dans la salle éternelle qui était totalement vide puis il traversa la pièce sur la pointe des pieds pour rejoindre la porte du dortoir des filles.

« A trois on y va, chuchota-t-il aux quelques élèves qui avait décidé de l’accompagner, un, deux, trois…. »

Irving poussa la porte d’un coup sec et pénétra dans la pièce en hurlant :

« AAAAA L’AAAAAAAAAAAAATTTTAAAQQQQQQUUUUEEEEE ! »


Il était prêt à abattre son traversin sur la première fille qui se trouvait devant lui. Que ce soit la petite Hamilton ou Juliet, il ne ferait pas de sentiment. Seulement, après avoir ébauché trois pas dans l’antre des filles, il tomba nez à nez avec Nora. Il ne s’y attendait vraiment pas car il n’avait pas eut le temps d’envisager cette possibilité dans son cerveau d’impulsif Gryffondor. Il resta donc une fraction de seconde face à son amie en se demandant s’il avait le droit de faire ce qu’il s’apprêtait à faire compte tenu de leur relation tendue. Après avoir réfléchit beaucoup trop longtemps à son gout, il changea brusquement de direction et abattit son oreiller sur Amely Anderson qui se trouvait non loin de lui.

« Paaaaas de quartier ! » vociféra t-il finalement en grimpa sur un lit, renversant au passage la pile de vêtement qui s’y trouvait.


Nora WeaverAubergisteavatar
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Nora eut du mal à ne pas sautiller de joie quand Irving lui rendit son sourire. S'ils n'avaient pas été au beau milieu du discours de bienvenue de la directrice de l'Académie elle aurait peut-être même traversé le groupe pour aller lui faire ses excuses tout de suite, mais ça n'aurait pas été très poli de risquer d'interrompre leur hôte. Dérébusor n'avait visiblement pas la même notion de la politesse puisqu'il coupa la directrice en la pressant de les faire rentrer pour qu'ils puisse se réchauffer. Celle-ci leur présenta d'abord la petite fille qui les accompagnait, une jeune guide apparemment, avant de finalement les inviter à pénétrer dans l'Académie. Les larges portes de bronze s'ouvrirent alors pour révéler un couloir de glace digne d'un conte de fée.

"C'est trop beau !" souffla-t-elle en se tournant vers Artémis avec un large sourire émerveillé sur le visage.

C'est alors que plusieurs élèves lapons sortirent de derrière les piliers pour les accueillir avec des pancartes de bienvenue. Trouvant l'attention adorable, Nora leur répondit par un sourire chaleureux. Elle regrettait cependant de ne pas parler finnois pour pouvoir comprendre ce que leurs hôtes pouvaient bien raconter. Néanmoins, au fur et à mesure qu'ils avançaient dans le couloir, elle commençait à croire qu'il ne s'agissait pas seulement de message de bienvenue. Un affreux blond avait l'air de se moquer de Danny, qui avait apparemment eu quelques problèmes pendant le voyage, et adressa un clin d’œil aguicheur à Georgiana. Nora le dépassa rapidement, sans lui accorder un regard mais à peine passait-elle devant lui qu'il se permit de lui asséner une tape sur les fesses. Se retournant vivement elle le dévisagea en fronçant les sourcils.

"Eh..." protesta-t-elle en se rapprochant d'Artémis pour s'éloigner de lui.

Elle l'aurait bien remis à sa place mais comme toujours rien ne lui venait à l'esprit, elle trouverait sans doute la réplique parfaite dans quelques heures, quand ça ne servirait plus à rien. De toute façon il ne parlait peut-être même pas anglais. Il s'adressa d'ailleurs à elle en finnois. N'en comprenant pas un mot et n'ayant aucune envie de lui répondre de toute façon, elle s’apprêtait à passer son chemin quand Irving déboula et s'adressa à l'affreux blond sur un ton menaçant.

« Excuse-toi. » ordonna-t-il.

Le regard de Nora passa d'Irving au lapon alors qu'elle rougissait violemment. Non pas qu'elle ne soit pas ravie que quelqu'un règle ce compte à cet immonde blondin, surtout si c'était Irving, mais elle ne souhaitait pas vraiment attirer l'attention sur elle, surtout pour une raison pareille. Elle s’apprêtait à intervenir quand Georgiana surgit de nul part pour coller une claque monumentale au jeune lapon. Celui-ci avait perdu son air arrogant et semblait même sur le point de fondre en larmes alors que la Gryffondor s'acharnait sur lui. Nora grimaça et regarda autours d'eux pour constater avec horreur qu'un petit cercle s'était formé autours de leur groupe.

Irving tenta vainement de s'interposer mais ce fut le professeur Nolan qui se trouva obligé d'intervenir. Alors que l'enseignant sermonnait la Gryffondor, Irving intervint en sa faveur en expliquant que l'affreux blond avait eu la main baladeuse et Nora hocha vivement la tête pour appuyer ses dires, plus rouge que le blason de Gryffondor. Le professeur Nolan enleva finalement vingt points au Gryffondor et le lapon présenta ce qui ressemblait à des excuses, ce à quoi la jeune fille répondit d'un hochement de tête. Elle se tourna alors vers Irving et Georgiana.

"Merci..." lança-t-elle, mais les deux Gryffondors s'éloignaient déjà.

La blondinette les suivit du regard un instant en se disant qu'elle aurait aimé être avec eux. En plus de l'avoir privé de son meilleur ami, sa dispute avec Irving l'avait également éloigné de Georgiana et ils lui manquaient tous les deux. Elle avait hâte de pouvoir à nouveau passer du temps avec ses deux camarades et espérait qu'Irving accepterait ses excuses et que tout redeviendrait comme avant. Et elle voulait croire que son récent comportement témoignait du fait qu'il la considérait toujours comme une amie. Perdue dans ses pensées, Nora sursauta quand la directrice de l'académie hurla quelque chose en finnois. Les jeunes lapons se rangèrent tous en rang et la visite put reprendre.

La jeune fille s'émerveilla un peu plus de chaque pièce. Tout était absolument merveilleux, et la glace scintillante donnait un aspect irréel à l'endroit. Ils finirent par arriver devant leur dortoirs et Nora s’apprêtait à suivre Jane pour se diriger vers celui des filles quand la directrice les rappela pour leur parler du bals qui aurait lieu à la fin du séjours. Nora n'écouta que d'une oreille puisqu'elle ne pourrait pas assister au bal étant donné que le module d'astronomie tombait le même soir. Elle avait été un peu déçue en l'apprenant mais elle s'était résigné en se disant que de toute façon elle n'aurait eu personne pour l'accompagner. Elle aurait bien pu y aller avec Irving mais pour cela il faudrait qu'ils se réconcilient.

Alors que les professeur se retiraient, les filles entrèrent enfin dans leur dortoir et Nora tourna sur elle-même pour admirer les lieux.

"Mais on va mourir de froid ici !" s'exclama alors Katy Scott d'une voix aiguë.

Nora jeta un regard en biais à Artémis avant de lever les yeux au ciel. Katy aurait sans doute moins froid si elle s'était habillée en conséquences de leur destination. La jeune femme prenait d'ailleurs peu à peu une couleur légèrement bleuâtre. Nora posa sa valise sur un lit au hasard, qui devint donc le sien, et l'ouvrit à la recherche d'un ancien pull en grosse laine ayant appartenu à Amely, trop grand pour elle mais qui devrait aller à Katy. La blondinette traversait le dortoir pour aller donner son pull à sa camarade quand Irving déboula dans le dortoir en hurlant.

« AAAAA L’AAAAAAAAAAAAATTTTAAAQQQQQQUUUUEEEEE ! »

Un instant plus tard ils se retrouvèrent face à face, le Gryffondor avec un oreiller dans chaque main et Nora son pull trop grand dans les bras. C'était la première fois qu'ils se retrouvaient en face depuis leur dispute et elle se disait que c'était peut-être le moment de lui présenter des excuses, mais tous les autres les regardaient, attendant visiblement qu'elle reçoive un oreiller en pleine tête. C'était sans doute préférable d'ailleurs, il y avait un temps pour les batailles de polochons, et un temps pour les excuses.

A sa grande surprise, Irving préféra changer de cible et se rua sur Amely Anderson, grimpant sur le lit de Jane qui ne sembla pas apprécier.

"Mes affaires ! Faites attention un peu !" s'exclama-t-elle en jetant un regard courroucé aux garçons qui venaient de débarquer.

Nora éclata de rire et lança le pull à Katy avant de rejoindre son lit pour attraper son propre oreiller. Son polochon en main, elle se retourna et l'abattit sur Jeremy en riant. Ce voyage venait tout juste de commencer et il promettait déjà d'être inoubliable au vu de l'ambiance qui s'installait.


Danny SnealsPersonnage décédéavatar
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Pour la première fois depuis le début de cette journée, Danny Sneals affichait enfin une mine des plus radieuses. Disparu le stress du départ, oublié les beuglantes de Crispin Dérébusor et envolé l'odeur de vomi qui imbibait encore son pull caribou. Sa main se crispait d'émotion sur la poignée de sa valise retrouvée, alors qu'une voix mélodieuse tournait désormais en boucle dans sa boite crânienne, et faisait rebondir son cœur contre sa cage thoracique...

*** Euh... Tiens ta valise, Danny... Je crois que tu vas en avoir besoin! ***
*** Euh... Tiens ta valise, Danny... Je crois que tu vas en avoir besoin! ***
*** Euh... Tiens ta valise, Danny... Je crois que tu vas en avoir besoin! ***

Complètement focalisé sur l'ange qui se tenait à quelques pas au devant de son traineau, Danny avait perdu toute notion de l'endroit ou il se trouvait. Le Poufsouffle se fichait éperdument de la majestueuse Académie de Valtivaara qui se dressait face à lui, et ne prêtait également aucune attention aux discours des professeurs et les précisions que ceux-ci apportaient concernant leurs séjours. Car désormais, tout ce qui l’intéressait se retrouvait devant lui et prenait la forme de la sublime Artémis Nott...

Cela faisait presque deux mois qu'il avait réellement le béguin pour sa coéquipière de Quidditch, notamment depuis que celle-ci lui avait évité de se faire décapiter par un cognard lors des sélections de l'équipe Poufsouffle, et qu'il l'avait embrassée sur... la joue, en guise de remerciement. Dès lors, son amour n'avait fait que s'accroitre, Danny guettant le moindre de ses passages dans la salle commune, et baissant les yeux lorsque la jeune fille venait à croiser son regard. Danny n'avait pas ressentit pareille émotion depuis Sophie Kirte, et il voyait déjà sa camarade de maison, comme l'amour de sa vie...

Mais en matière de séduction, Danny n'avait ni le physique d'un Jeremy Baker, ni le charisme d'un Killian Gray, et de ce fait les seuls regards que lui lâchait la sublime Artémis n'étaient pas encore ceux qu'il espérait...
Trop timide pour lui parler directement, Danny avait alors décidé d'écrire un poème dans lequel il se délivrait de ses sentiments. Le Poufsouffle avait déposé sa lettre d'amour dans le dortoir de sa dulcinée et camarade de maison, en espérant que celle-ci soit touché par sa sincérité...





Danny attendit alors longtemps... longtemps... une réponse qui ne vint jamais...
Profondément blessé et pensant que la lettre n'était pas au gout de la belle Artémis, il tenta de se faire une raison en se disant que les princesses ne sortaient pas avec les crapauds comme lui, et qu'il se devait d'oublier celle qui hantait toutes ses pensées. Mais tout effort apparurent vain lorsque la croisant à nouveau, son petit cœur en caramel mou s'emballa comme une bombe!
Bien qu'elle l'évitait quelque peu, Danny espérait pouvoir se retrouver un jour seul à seul avec elle, afin de lui parler de vive voix et non par l'intermédiaire d'un vulgaire morceau de papier...

Lorsque la petite troupe d'élève avança en direction de l'école de magie Laponne, Danny suivit Artémis comme un somnambule marchant sur un champ de coton. Même avec des bottes de neiges, et sa grosse veste chaude, la poufsouffle restait la plus belle fille de la terre. Dans son sillage, Danny pouvait sentir son doux parfum, enivrant ses sens. Lorsqu'à un moment, elle retira son bonnet en laine pour réajuster la cascade soyeuse de sa chevelure. Danny resta bouche-bée d'admiration. Artémis était divinement belle et même son pote Irving pensait de même lorsqu'il lui lâcha sur un ton émerveillé :

« Sérieux c’est trop beau ! »

Danny secoua la tête frénétiquement de haut en bas pour confirmer les propos de son amis. Le poufsouffle poussa un soupir admiratif et rajouta.

"C'est la plus chose qui m’ait été donné de contempler dans ma petite vie..."

Mais Irving ne lui répondit pas, préférant s’intéresser au comité d’accueil lapon. En effet des élèves de l'académie hôte étaient alignés de part et d'autre d'un somptueux couloirs de glace, brandissant des pancartes de bienvenue. Certains d'entre eux, notamment un jeune garçn au bonnet rouge fixait Danny avec intensité tout en se gaussant. Amusé d'attirer les regards sur lui, Danny secoua la main dans un geste amical et de bienvenu, alors que Irving semblait prêt à vouloir empoigner pour une raison obscure le jeune blondin au bonnet rouge. Georgiana s'enflamma alors de suite, expédiant une claque à décrocher la mâchoire d'un buffle eu lapon. On frôlait l'incident diplomatique, et Danny gémit son mécontentement avant de s'adresser à l'élève de Valtivaara le plus proche de lui.

"Nous sommes venus en amis...! Peace man..."

Les choses se calmèrent quelque peu lorsque Samuel Nolan se sentit obligé d'intervenir et de réprimander les élèves. Irving et Georgiana s'étant distingués tout deux, le sablier de la maison Gryffondor allait en prendre un coup. Danny soupira de voir ses amis au milieu de la tourmente, avant de rechercher à nouveau du regard la jeune Artémis. Il voulait s'approcher d'elle et lui glisser quelque parole sympa, mais d'une, elle était toujours entourée de ses amis et de deux, Danny puait le vomi...
La visite continua dans une grande pièce, nommé la salle éternelle ou un truc du genre et la directrice de Valtivaara annonça alors quelque chose de très intéressant...

"Jeune gens avant de devoir vous quitter pour
aujourd'hui, je tenais à vous informer d'une chose! Comme vous le savez
peut être déjà, un bal sera organisé en cette fin de semaine dans le but
de célébrer votre départ et pour vous remercier d'avoir accepter de
passer ses quelques jours en notre belle académie...
Pour cette belle
occasion, je demanderai à chacun de vous de se trouver un cavalier.
Ceux qui n'en trouveraient point peuvent se rassurer, cette école
regorge de bons danseurs, adeptes de la valse finnoise...
Vous pourrez en discuter dans le foyer de glace, il s'agit de la salle de détente qui jouxte vos dortoirs. Sur ces dernières paroles, je vous souhaite un agréable séjour!"


Un bal! En voila une bonne idée! Danny devait demander au plus vite à Artémis si elle souhaitait qu'il devienne son cavalier. Alors qu'il voulait se précipiter vers elle pour lui poser la question, le groupe des filles pénétra dans leur dortoir attitré et les garçon dans le leurs...
Danny soupira en espérant qu'il ne se ferait point griller pour le coup. Artémis devaient être très sollicitée...
Danny choisit un lit alors que Irving commençait déjà à sautiller de joie comme se sentant comme chez lui en cet endroit un brin frisquet. Danny prit soin de ôter son pull puant et de le jeter en dessous de son lit. Cacher les affaires sales plutôt que de les laver était beaucoup plus simple. Un brin fatigué par le voyage, il voulut s'étendre sur les larges pelures de bête qui ornaient son lit, mais c'est ce moment que chosit irving pour lui tomber dessus.

"Hé mec... Attention...! Y'a un blaireau sous tes fesses de Gryffondor...!"

Mais Irving était déchainé, il venait même de prendre la tête des opérations pour mener une guerre de polochons contre le dortoir des filles. En voila une bonne idée, cela lui permettrait de revoir Artémis qu'il n'avait pas vu depuis... bien deux bonnes et longues minutes!
Danny se leva alors d'un bond sur son lit, avant d'acclamer les paroles de son amis!

"Oui... Allons bruler de la sorcière...!"

A peine eut-il le temps de dire cela, que Irving lança un virulent "à l'attaque!" et une horde masculine déferla sur le dortoir des filles! C'était le chaos dans le dortoir des filles, qui commençaient déjà à pousser des petits cris stridents. Irving qui étaient de la première vague avec lui, s'attaque à Amely Anderson, une jolie serdaigle. Reconnaissant Juliet, Danny lui expédia une jolie claque à l'aide de son polochon. Et c'est alors qu'il la vit. Artémis s'était réfugié dans un coin du dortoir afin d'éviter les coups. Dans un premier temps, Danny voulut la protéger, mais en regardant les autres filles s'écrouler de rire tout autour de lui, le poufsouffle se dit qu'une bataille de polochon pouvait créer des liens et le faire se rapprocher d'Artémis. Et Killian disait souvent : "une fille qui rigole, finit toujours dans ta piaule!"...
Un petit sourire carnassier éclaira alors le visage de Danny, qui s'apprêtait à lancer une attaque éclair sur Artémis, histoire de l'amadouer par le rire. Alors il pourrait peut être lui demander si elle voulait devenir sa cavalière au bal...
Danny se changea en prédateur, bondissant au dessus des lit comme un lion de mer ayant repéré un petit pingouin...
Une fois arrivé à proximité d'Artémis, le regard hagard, il brandit son polochon, et l'écrasa une fois, puis deux fois, dix fois, trente fois...
Puis tout essoufflé demanda à la jeune fille recroquevillée:

"C'est marrant, hein? Dis tu voudrais pas être ma cavalière pour le bal?"

Une chanson moldue résonna alors dans sa tête.
* Cavalier Particulier, recherche Cavalière particulière!*
Danny adressa alors un franc sourire et cessa le feu, pour laisser à Artémis le temps de répondre...


Amely AndersonPréfèteavatar
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L'Académie dans toute sa splendeur se dévoilait devant les yeux émerveillés d'Amely. Après les retrouvailles - semblait-il - de la dame Sorjalünd et du Pr Adamson, ils pénétrèrent dans un long couloir. La Serdaigle admirait les fines fioritures délicatement sculptées dans la glace, d'un art ancien mais parfait. La petite blonde se promit de chercher un livre imagé dessus à leur retour. Les élèves de Valtivaara étaient venus les accueillir ; ils murmuraient, excités, jusqu'au regard sévère que leur adressa leur supérieure. Il eurent des réactions pour le moins surprenantes à leur égard : les filles lorgnaient les garçons de Poudlard tandis que les garçons reluquaient les filles de Poudlard. Un blond arrogant fut offensant à l'égard d'une jolie blonde, Nora Weaver, et Amely fut ravie de voir les amis de la Poufsouffle la défendre. Pendant l'affrontement que les élèves suivaient avec un amusement évident, un autre finnois moins téméraire que le premier passa dans son sillage en humant l'air. Il dit quelques mots incompréhensibles à l'oreille de la Serdaigle, qui pourtant aurait bien aimé les saisir.

Amely n'avait jamais imaginé qu'un garçon puisse s'intéresser à elle, surtout vêtue du vieux pull de son père. Pourtant, elle se surprit à trouver ça agréable, peut-être parce que ça lui était inhabituel. Les "effusions" furent vite interrompues par Ludmilla Sorjalünd qui semblait assez mécontente du comportement de ses élèves. La visite reprit ; des salles plus spectaculaires les unes que les autres se succédèrent. La blondinette découvrit avec enchantement leur dortoir. Toutes les filles se précipitèrent à l’affût d'un lit susceptible de leur convenir. Amely ne prit en compte qu'un seul facteur : prendre le lit le plus éloigné de celui de Jane Mason. Cette bavarde incorrigible risquait de papoter toute la nuit, et si la jeune Anderson prenait part à la conversation, c'en était pas fini de parlote. On lui avait souvent reproché d'avoir la langue bien pendue.

Amely chercha la salle de bain. Elle voulait vérifier quelque-chose. En effet, la conduite du jeune finnois quelques instants avant lui avait donné matière à réflexion. Elle avisa une porte, qu'elle poussa. Au dessus d'un immense lavabo blanc pur, un miroir s'étendait sur le mur de glace, objet qu'elle n'utilisait guère durant sa vie quotidienne. Elle y trouva son reflet après avoir retiré son bonnet de laine ; elle le connaissait, un peu chiffonné, un peu décoiffé, mais essayait de l'envisager différemment. Vainement. Aussi se dirigea-t-elle vers la fenêtre pour capter quelques rayons du soleil. Un peu mélancolique, elle songea à tous ceux qui étaient loin et qui déjà lui manquaient. Un vacarme importun vint couper court à ses méditations : la Serdaigle se rua hors de la salle de bain...

...et se prit un magistral coussin en pleine figure. Pendant une seconde, elle crut que Pilli était venue la rejoindre jusqu'au fin-fond de la Laponie pour se venger de l'oreiller qu'Amely lui avait envoyé en pleine tête à son départ. Finalement, elle reconnut en son agresseur Irving Whitaker, qui avait défendu si hardiment sa jolie amie blonde quelques instants plus tôt. Amely posa ses deux points sur les hanches et dit :

« Ah, vraiment ! »

Piètre répartie : Amely compensa avec un coup de polochon bien senti au bouclé, au risque de lui casser les lunettes. Brusquement, Amely oublia tout : ses si précieux livres, ses affaires malmenées par Jack qui venait de les faire tomber de son lit, le souci d'avoir un cavalier ou pas au bal. L'expérience valait mieux que n'importe-quoi ; elle devait cesser de vivre à moitié dans ses bouquins. Elle régla encore quelques petites choses, c'est-à-dire mettre la petite Hamilton effarée à l'abri dans la salle de bains, ramasser sa valise et la fourrer avec la petite Hamilton, rendre un soutien-gorge égaré à l'autre bout de la pièce à Jane... Puis elle ramassa un polochon à côté de Danny Sneals assommant une pauvre jeune fille - Artémis apparemment - en lui demandant de l'accompagner au bal, et en riant, échevelée, elle asséna un grand coup de mousse et de plumes à la personne la plus proche.
Peter VirtanenProfesseur d'Etudes des Runesavatar
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Une fois que la directrice de Valtivaara les eut accueillit Margot, qui la connaissait apparemment, prit les devants et fit les présentations. La petite fille emmitouflée dans la fourrure qui se blottissait contre Ludmilla braqua sur lui des yeux d'un bleu d'acier. Peter sentit son coeur manquer un battement. Il connaissait ce regard. Il avait déjà vu ses yeux. Il avait déjà croiser ses prunelles d'un bleu limpide, presque transparent, il en était certain. Troublé par ce contact visuel déstabilisant, Peter détourna le regard et préféra se concentrer sur la directrice, qui les invita à entrer dans l'académie après que Crispin ait manifesté son mécontentement de façon tout à fat inapproprié.

Néanmoins, avant de de pousser les portes de bronze pour les laisser pénétrer dans le bâtiment, Ludmilla entreprit de leur présenter la petite fille aux yeux d'acier, éveillant la curiosité de Peter qui posa à nouveau les yeux sur la fillette, qui continuait de le fixer avec une obstination presque inquiétante. Ludmilla commença par expliquer que la jeune Sonja connaissait les environs comme sa poche et guiderait Crispin sur les hauteurs du Mont-Hali pour qu'il puisse admirer les aurores boréales, pauvre petite...Alors que Peter plaignait le sort de la fillette qui allait devoir supporter les plaintes perpétuelles du vieil astronome, la directrice s'adressa à lui.

"Monsieur Virtanen? Je pense avoir compris par le biais des nombreux courriers de monsieur Dérébusor que vous seriez originaire de notre beau pays. C'est une excellente nouvelle, et je me permets de vous souhaiter un bon retour sur vos terres natales! Je tenais aussi à vous informer que Sonja aura la gentillesse de vous montrer l'endroit ou git un cercle de pierre runique. Ce dernier, est situé à une heure de marche tout au plus d'ici. Cela pourrait s'avérer utile pour la mise en place de votre module, n'est-ce pas?"

Adressant un sourire poli à Ludmilla et Sonja, Peter fut intrigué par le manque de réaction de la petite fille qui gardait une expression résolument fermée.

"J'ai en effet passé une grande partie de ma jeunesse ici et c'est un plaisir de retrouver le pays, mentit-il. C'est très gentil à vous d'avoir pensé à l'organisation de mon module, il me tarde de découvrir ce cercle de pierres runiques, ajouta-t-il avant de se tourner vers Sonja pour s'adresser à elle en finnois, ne sachant pas si elle parlait anglais. Se on mukavaa, sopia näyttää minulle noin" [Trad : "C'est gentil à toi d'accepter de me montrer les environs"]

Une nouvelle fois, la petite Sonja ne manifesta aucune réaction. Peter n'eut cependant pas le temps de s'attarder sur le comportement étrange de la fillette car le petit groupe de voyageur pénétra dans l'académie, qui n'était pas sans rappeler à Peter l'école où il avait fait ses études. L'académie de Kiipina avait cependant été abandonnée, par manque d'étudiants, il y a une dizaine d'années. Tout y était, l'architecture toute de glace qui scintillait comme du cristal, l'atmosphère à la fois froide et féérique. Alors que le comité s'avançait dans un long couloir creusé dans la glace, plusieurs étudiants lapons les accueillir avec des pancartes de bienvenue. Charmante attentions. Les propos tenus par les étudiants l'étaient en revanche beaucoup moins, charmants.

Passant à hauteur d'un adolescent avec un bonnet rouge vissé sur le crâne, qui avait prévu de se glisser dans le dortoir des filles avec des attentions peu honorables.

"En suosittele yrittää ellet seisoisit minun tietääkseni, mitä epäilen" lui souffla-t-il avec un regard noir.
[Trad : "Je vous déconseille d'essayer, à moins que vous ne teniez à faire ma connaissance, ce dont je doute fort"]

L'enseignant avait imaginé que sa petite intervention en finnois ferait son effet mais l'affreux blondin et son bonnet continuèrent à attirer l'attention sur eux puisque Samuel fut obligé d'intervenir pour empêcher Miss Wright de démolir le jeune lapon qui s'était apparemment montré offensant à l'égard de Miss Weaver. Une fois cet incident clos, Ludmilla réclama le silence et reprit sa visite de l'académie après s'être excusé pour le comportement de ses élèves. Elle leur montra la salle éternelle, aussi impressionnante que somptueuse, avant d'abandonner les élèves devant leurs dortoirs, non sans leur rappeler de se trouver un partenaire pour le bal de fin de séjour.

Une fois les élèves laissé devant leurs dortoirs dans un calme relatif qui ne durerait surement pas, Ludmilla entraina les professeurs vers leur chambre. Peter et Chloé avaient hérité d'une chambre magnifique, sur le thème d'une légende que Peter ne connaissait pas mais que Ludmilla leur raconterait peut-être. Dès que les autres professeurs se furent éloignés en compagnie de la directrice, Peter jeta sa valise sur le lit et enserra Chloé par la taille avant de déposer un baiser sur ses lèvres.

"Alors, que penses-tu du pays ?" lui demanda-t-il avec un sourire.
Cassandre HarperSeptième annéeavatar
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Emmitouflée dans un épais manteau vert pomme, Cassandre avait tout prévu pour ce voyage. Son réveil, tôt le matin, pour rejoindre les portoloins à l'heure, la fatigue, les piétinements, l’excitation de ses camarades - et un peu la sienne - et les groupes d'amis rieurs autour d'elle, la désagréable sensation du transport, le froid, la neige, la nouvelle école... Elle aimait rêver de ce voyage, ces derniers temps, cela lui changeait les idées. Les grandes étendues de neige, les découvertes... Elle penser à cela des heures durant, installée à la bibliothèque, sa plume gouttant sur son parchemin. Et puis, elle allait rencontrer d'autres personnes. Des personnes à qui elle se présenterait sans qu'ils n'aient la moindre arrière-pensée, sans qu'ils aient jamais entendu parler des rumeurs qui couraient sur elle ou du poste de son père. Des gens tout nouveaux. Avec qui elle pourrait peut-être devenir amie. Après tout, pourquoi pas ? Elle n'avait rien à perdre à essayer. Avoir un ou une amie lapon, entretenir une correspondance avec lui ou elle, l'inviter aux vacances, dire des bêtises et raconter plein de chose. Un vrai ami, solide, comme elle en voyait à Poudlard. Là-bas, il y avait plein d'exemple d'amitiés. Olivia Folwer et Juliet Wilson - qui avaient l'air de s'amuser tellement ensemble et d'être si complices ! - ou bien le trio, Anderson / Guipure / Carter, qu'elle avait une fois aperçu près des serres, qui semblait être si chaleureux. Nathan Dale et James Carter - encore une fois - qui n'avaient pas l'air bien futés, mais passaient tellement de temps ensemble. Jeremy Baker et Aaron Finnigan. Damian et Swann Twilfit. Nora Weaver et Irving Whitaker. Et elle aurait tellement aimé qu'il y ait un "Cassandre et". Sauf qu'elle était toute seule. Et les autres s'amusaient tellement sans elle.

En passant les portes de l'Académie et en découvrant la magnificence du lieu, elle songeait encore à son futur ami. Celui de qui elle ne se séparerait jamais. Alors ils seraient peut-être loin, ils ne parlaient peut-être pas la même langue, mais ce n'était pas grave. Ils trouveraient un moyen de surmonter ça. Les transports magiques étaient rapide et l'anglais était une langue beaucoup parlée dans le monde, et puis elle maitrisait un peu le français et quelques mots d'allemand, grâce à sa mère. Et puis, même si elle n'en n'avait pas vraiment l'occasion à Poudlard, elle savait être sympa. Comme quand elle avait voulu apprendre la flûte à sa petite-cousine. Cela avait été un désastre, mais l'intention était là. Puis elle avait réussi à tenir une conversation à peu près civilisée avec Juliet Wilson et elle s'entendait bien avec Darren. Oui, elle pourrait se faire des amis. Elle en était sûre. Elle en avait les capacités et tout le monde y arrivait, même Danny Sneals. Alors pourquoi pas elle ? Elle au moins ne vomissait pas sur ses pulls. De toute manière, on ne vomissait pas sur un pull en cachemire. Surtout qu'elle était sûre que ses parents ne lui en racheterait pas un, en ce moment.
Malheureusement, les élèves lapons n'étaient pas à la hauteur de ses espérances. Les filles semblaient s'extasier sur les garçons comme des petites pintades sans éducation et sans dignité et les garçons laissaient échapper des commentaires graveleux, pas besoin d'être bilingue pour comprendre ça ! Refroidie dans ses ardeurs - et pas seulement par la température - Cassandre laissa échapper un soupir désabusé. Elle s'était encore bercée d'illusions. Cela lui arrivait beaucoup trop souvent en ce moment, elle devenait trop naïve. Il faudrait se reprendre avant de mal finir. Sinon, cela finirait par lui jouer des tours. Elle ne deviendrait pas amie avec les lapons. Trop mal élevé, comme le prouva l'abruti qui osa faire un geste envers Nora Weaver. Quelle outrecuidance ! Outrée, elle s'apprêtait à lui lancer une pique bien sentie - pas par affection pour Nora Weaver qu'elle ne connaissait pas mais par solidarité féminine envers les gros lourdauds machistes - mais fut dépassée par les amies de cette dernière. Évidemment. Les amis servaient à ça aussi. A vous protéger. Soudainement peinée, elle détourna le regard. Ce qu'elle pouvait être idiote des fois.

Oui, Cassandre Harper avait vraiment tout prévu, et un peu trop espéré, malheureusement. Baissant la tête, elle suivit la file des filles jusqu'à leur dortoir commun et se posa sur le lit à coté de Jane Mason. Elle la trouvait particulièrement agaçante, mais au moins, elle savait qu'elle ne protesterait pas, contrairement à certaines autres filles du voyage. Méticuleusement, elle retira son manteau, son écharpe et son bonnet et les déposa bien pliés sur son lit tout en lissant un pli sur le dessous de lit du bout des doigts. Autour d'elle, ses camarades semblaient déjà ravies et ne cessaient de parler du bal à venir. Un bal ? Quel intérêt ? Aucun garçon ne viendrait l'inviter. Officiellement, elle n'était pas la Harpie de Gryffondor - titre possédé par Wright - mais elle aurait jeté sa baguette au feu tant elle était sûre qu'il lui reviendrait après le départ de cette dernière. Elle se retrouverait toute seule, dans un coin de la salle, dans sa jolie robe. Parce qu'elle n'avait pas pu s'empêcher d'en amener une. Après tout, on ne savait jamais. La neige donnerait peut-être un coté romantique à certains garçons. Bien que la neige écossaise ne l'ait jamais fait. Elle avait emmené la tenue qu'elle portait le soir des élections - en cas de victoire qui aurait garanti le poste de son père - afin de ne plus l'associer à un mauvais souvenir. Parce que si un garçon l'invitait, ce serait forcément un joli souvenir. Et elle ne voyait pas en quoi elle serait plus défavorisée que ses camarades. Elle était jolie, elle le savait, on lui le lui avait toujours dit. Et même en dehors de l'avis de ses parents, elle était quand même plus jolie que Bethany Braxwell ! Et même-elle recevait des lettres d'un admirateur anonyme, elle l'avait entendue en parler. Pour se consoler, elle s'était persuadée que c'était des fausses, une blague méchante. Elle effleura du bout des doigts le tissu de sa robe de chez T&T avant de se retourner brusquement en entendant un cri.

Les garçons venaient de débarquer comme des sauvages, leurs oreillers à la main, avec visiblement la ferme intention de se lancer dans une aussi futile que dérangeante bataille d'oreillers. Levant les yeux au ciel, Cassandre continua à plier soigneusement ses vêtements sur son lit, afin d'éviter de les laisser trop longtemps se froisser dans sa valise. Tout en lançant un regard méprisant à Jane qui poussait des gloussements hystériques, elle persifla "Une vraie basse-cour ici. Calme ta joie, Mason." en faisant de son mieux pour ignorer la bataille qui se déroulait derrière elle. Elle n'avait plus cinq ans, merci bien. Malheureusement, quelqu'un ne semblait pas de cet avis vu.
Avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, un oreiller vint s'abattre sur sa tête, dérangeant toute ses mèches et rendant ses cheveux complètement électriques. Furieuse et abasourdie - un joli petit mélange - elle se retourna lentement vers son agresseur. Amely Anderson. Celle-ci semblait ravie de cette bataille et avait les joues rosies. Comment réagir à ça ? C'était un moment convivial, le genre auquel elle ne participait jamais - par choix ou parce qu'on l'excluait - alors c'était une situation inédite. Dans un sens, elle n'avait aimé le coup de l'oreiller. Elle était toute décoiffée et se sentait agressée. Mais dans un sens, n'était-ce pas un moyen de l'inclure dans leur jeu, ce coup d'oreiller ? Une autorisation tacite qu'elle pouvait - pour une fois - s'intégrer au groupe ? Qu'elle avait le droit de s'amuser un peu avec eux aussi ? Cassandre tendit la main vers son oreiller. Après tout, si tout se retournait contre elle après, elle n'aurait qu'à dire que c'était de la légitime défense, que ce n'était pas pour jouer... Elle était tiraillée entre l'instinct de conservation (C'est un piège, après, ils vont se moquer de moi et demander de quel droit je m'incruste alors qu'on est pas amis.) et l'envie de jouer. Elle ne savait pas comment réagir. Fermant les yeux, elle raffermit sa poigne sur son oreiller...

... avant de frapper avec force le buste d'Anderson avec. Sans qu'elle puisse se retenir, elle laissa échapper un gloussement. Pire que Mason. Mais ce geste l'avait amusée. "Tu frappes comme un bébé hibou, Anderson." lança-t-elle pour reprendre une contenance. Et elle se mordit la lèvre pour ne pas rire. Elle pourrait encore se rétracter au cas où.


   
Samaël SmithAncien personnageavatar
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Ce fut le professeur Adamson qui prit la parole en premier, et d'un certain côté, c'était mieux ainsi, ça évitait que le vieux chnoque n'ouvre la bouche et ne râle encore une fois. Il y eut donc le traditionnel échange de courtoisies que Sam ne suivit que d'une oreille, il tourna la tête et aperçut Jeremy poser un bras autour des épaules de Juliet et Irving Whitaker, juste à côté, faire de même avec Georgiana Wright. Le jeune homme sourit légèrement et se rapprocha légèrement d'eux, il ne voulait pas être complètement tout seul au milieu des petits, il allait faire tache.

La directrice finlandaise les invita ensuite à entrer, ce n'était d'ailleurs pas une mauvaise idée, pas qu'il avait froid mais un peu quand même. Son inactivité était doucement mais sûrement en train de le transformer en glaçon.

Lorsqu'il passèrent les portes de l'académie magique, Samaël ne put s'empêcher de pousser un sifflement admiratif devant l'architecture glacée de l'école finlandaise. Mais son regard fut bien vite attiré par les élèves de l'école, qui étaient alignés de chaque couloir du majestueux couloir, une pancarte à la main pour leur souhaiter la bienvenue. Il repéra d'ailleurs quelques Lapons pas mal du tout, un sourire naquit sur ses lèvres qui s'effaça bien vite pour laisser place à un sourire niais quand il repensa à sa soirée avec Zach.

Il y eu alors une altercation entre un lapon à la main un peu trop baladeuse et Nora Weaver, Irving et Georgiana. Ils furent bientôt rejoint par le professeur Nolan qui régla bien vite toute cette histoire. Samaël jeta un regard noir à ce gueux de Lapon, avant de suivre le reste du groupe qui continuait sa progression.

Ils arrivèrent alors devant les portes de ce qui serait leur dortoir pour une semaine.

"Jeune gens avant de devoir vous quitter pour
aujourd'hui, je tenais à vous informer d'une chose! Comme vous le savez
peut être déjà, un bal sera organisé en cette fin de semaine dans le but
de célébrer votre départ et pour vous remercier d'avoir accepter de
passer ses quelques jours en notre belle académie...
Pour cette belle
occasion, je demanderai à chacun de vous de se trouver un cavalier.
Ceux qui n'en trouveraient point peuvent se rassurer, cette école
regorge de bons danseurs, adeptes de la valse finnoise...
Vous pourrez en discuter dans le foyer de glace, il s'agit de la salle de détente qui jouxte vos dortoirs. Sur ces dernières paroles, je vous souhaite un agréable séjour!"


Le jeune homme resta un instant décontenancé, comment ça fallait être accompagné ? Il se retint de demander s'il était obligé d'y aller avec une fille, enfin accompagné tout court en fait. Il poussa un soupir, ça commençait bien, il savait pas comment il allait faire. Au pire, il irait seul et il verrait bien.

Ils pénétrèrent dans leur dortoir respectif et Sam se dirigea vers le milieu de la pièce, hors de question d'être à côté de la porte pour avoir le froid et hors de question d'être dans le fond de la pièce. Toutes les odeurs allaient s'y accumuler et il allait mourir dans la nuit, asphyxié.

Il posa donc sa valise sur un des lits du milieu et commença à vider son contenu sur le lit lorsqu'il reçut un oreiller sur la tête. Une bataille de polochon venait d'être lancé. Il attrapa son propre oreiller et s'apprêta à le lancer à son tour quand Irving proposa une idée des plus géniales.

« Héééé mais plutôt que de s’entretuer entre mec, si
on allait faire chier les filles ? Je suis sûr qu’on les pulvérise à la
bataille de polochon ! »
lança-t-il avec un large sourire. Allez venez on va bien rigoler ! »

Un sourire carnassier vint fleurir sur les lèvres du Poufsouffle alors qu'il opinait du chef. Avant qu'il n'ait compris vraiment ce qui se passer, il se retrouva dans le dortoir des filles. Il attaqua à coup de polochon, toutes les filles qu'il croisait.




Artémis NottAncien personnageavatar
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Comme toujours, Artémis se contenta de suivre le mouvement. L'arrivée en Laponie avait été agréable. Elle avait apprécié la courte bataille de boule de neige, le sourire de Nora qu'elle n'avait pas vu depuis un moment. Bon, rendre sa valise à Danny avait été plus que gênant mais elle ne s'en était pas trop mal tiré. Jane lui en revaudrait une, voire même deux! Le voyage en traineaux aussi l'avait émerveillée. Les chiens étaient aussi splendides que le paysage était déconcertant.

Lorsque le groupe entra dans l'académie proprement dite, elle s'émerveilla comme tant d'autres de la délicatesse. C'était une véritable oeuvre d'art. Mais les chuchotements des élèves lapons la tirèrent bien vite de ses pensées. Elle remarqua certains garçons qui jaugeaient les filles, faisant des commentaires appréciateurs sur certaines. Mais évidemment, aucun regard ne s'arrêta sur elle. Cela ne l'étonna pas, mais elle ressentit une amertume qui ne lui était pas coutumière. Lorsque Georgiana et même Irving, vinrent défendre Nora contre un garçon qui lui avait touché les fesses, elle ressentit à nouveau un pincement au coeur, parce qu'elle n'avait pas sa place dans tout ça. Encore.

Aussi, sa joie atténuée, elle suivit en silence Nora vers le dortoir des filles. Elle se dépêcha de poser sa valise dans le lit à côté de celui de sa camarade avant que quelqu'un ne lui prenne, et commençait à la défaire quand un ouragan... non, des ouragans entrèrent dans le dortoir en hurlant. Une bataille de polochon commençait! Artémis fut ravie et attrapa son oreiller comme Nora revenait dans sa direction en courant. La blondinette tapait joyeusement sur Jeremy, et Artémis voulu faire de même mais deux détails l'arrêtèrent. Le premier était le fait que Jeremy n'allait sûrement pas apprécier, car il ne la connaissait pas. Il voulait probablement bien s'amuser avec Nora qui était son amie, mais pas elle. Elle s'arrêta donc en pleine course, une expression peinée sur son visage, qui se mua vite en expression d'horreur quand elle vit arriver le deuxième détail. Danny.

Ni une, ni deux, elle courru dans la direction opposée, cherchant ou se cacher avant qu'il ne la trouve. Elle l'évitait, depuis sa lettre d'amour. Certes, il avait fait des progrès et ne l'avait pas comparée à un "crapaud frais du matin" ou autre horreur du genre qu'avait du subir la pauvre Sophie, mais il avait encore des progrès à faire en matière de délicatesse et elle n'avait pas envie qu'il l'affiche devant tous leurs camarades. Elle finit par se recroqueviller derrière un lit en espérant qu'il ne l'avait pas vue.

Peine perdu. Le Sneals arrivait, un air effrayant sur le visage, brandissant une arme terrible... qui n'était en fait qu'un oreiller. Rassurée, Artémis se morigéna d'avoir eu une pensée aussi mesquine à son égard, il ne voulait que jouer ! Effectivement, lorsqu'il fut arrivé à sa hauteur, Danny abattit le polochon sur sa tête. Artémis tenta de se redresser pour lui rendre la pareille, dans un élan d'ouverture d'esprit, mais le Poufsouffle ne lui en laissa pas le temps et frappa encore et encore... sans modérer sa force.

"Mais... Danny, arrête! Danny! Tu fais mal! Mais arrête! arrête!"

Les cris d'Artémis se firent de plus en plus aigus sans pour autant gagner en efficacité. Danny semblait s'amuser comme un fou à la maltraiter de la sorte. Elle finit par se recroqueviller, l'oreiller protégeant sa tête, et attendit que l'orage passe, priant pour que quelqu'un lui vienne en aide, s'attaque à Danny, et refoulant les larmes qui menaçaient de monter. Et lorsque les coups cessèrent enfin, ce ne fut que pour que Danny prononce ces mots:

"C'est marrant, hein? Dis tu voudrais pas être ma cavalière pour le bal?"

Artémis se releva d'un bond. Elle était prête à lui hurler dessus, à lui mettre la raclée de sa vie. A vrai dire, elle avait vraiment une pulsion meurtrière sur le moment. Mais quand elle fut debout et qu'elle comprit ce que venait de dire Danny, elle en fut incapable. Il ne pensait vraiment pas méchamment, le pauvre. Elle n'avait aucune raison d'être en colère contre lui, il était juste comme ça... Pourtant, elle se trouvait dans une situation très désagréable. Si elle disait non, il était à parier qu'il se roulerait par terre en hurlant que sa vie était finit, qu'il valait mieux mourir, en pleurant toutes les larmes de son corps et en faisant des yeux de chaton battu. Le pire, c'était qu'il serait sincère et qu'il focaliserait l'attention de tout le monde sur eux. A éviter, donc. Mais si elle disait oui, commençant à connaître le caractère de son camarade, Danny en déduirait probablement que les coups d'oreillers étaient une bonne méthode de drague et lui en assommerait une volée supplémentaire. Chose qui ne la tentait pas non plus. La seule solution restait donc la fuite...

"Mais... enfin Danny, ça va pas la tête de me taper dessus comme ça!" dit Artémis en faisant comme si elle n'avait pas entendu la demande. "T'es fou, ça fait mal! Samaël, à l'aide!"

Et elle partit en courant vers son coéquipier qui était à deux pas d'eux et brandit son polochon lorsqu'elle arriva. Elle l'évita de justesse et se cacha derrière lui, bredouillant des explications confuses:

"Tu veux pas expliquer à Danny que le but de la bataille d'oreiller c'est pas de tuer son adversaire?!"

Restait à espérer qu'en face de Samaël, Danny ne réitérerait pas sa demande. Et qu'elle réussirait à l'éviter suffisamment le reste de la semaine pour qu'il n'ait pas l'occasion de recommencer.


100e HUNGER GAMES


4

District
Lorena SerosoAncien personnageavatar
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Le réveil de Lorena sonna et elle s'empressa de l'éteindre avant qu'il ne réveille ses camarades de dortoir. Aucuns de ses amis de partait avec elle, théoriquement Sarah, une de ses camarades, aurait du venir avec elle mais elle s'était débrouillé pour attraper la grippe deux jours avant le départ. C'est donc seule que Lorena boucla sa valise et enfila son bonnet. Elle descendit doucement sa valise en faisait attention a ne pas trop faire de bruits. Les gryffondors qui partaient étaient déjà dans la salle commune et ils ne tardèrent pas à sortir pour se diriger vers la Tour d'astronomie. Lorena leur emboîta le pas. Elle aperçut Juliet, Jeremy et Irving qui marchaient un peu plus loin devant elle. Cela faisait aux moins trois personnes que Lorena connaissait. Mais voyons le bon cotés des choses, ce voyage était un bon moyen de se faire d'autre amis.

Ils arrivèrent en haut de la grande tour où la directrice se lança dans un long discourt. Lorena l'écouta avec attention puis reporta son attention sur Samuel qui leur présentait les portoloins. Lorena attrapa un porteloin. Le voyage allait enfin commencer.

Lorena ouvrit de grands yeux. le paysage qui s'offrait à elle et ses camarades était magnifique. En entendant la voix du professeur d'astronomie, elle se retourna. Il était en train de se plaindre, comme toujours, sur le fait que personne n'était venus les chercher. Mais une ombre apparut dans le brouillard et une personne s'avança. Crispin eut besoin de la traduction du professeur Virtanen pour comprendre que cet homme les emmènerait en traîneau jusqu'à l'académie. Lorena s'approcha des chiens de traîneau et les caressa doucement avant de s'installer.

Lorena profita du paysage pendant le vol. C'était une vue tellement différente de celle qu'elle avait l'habitude de voir. Lorsqu'ils arrivèrent devant l'académie la directrice se présenta et les invita à entrer. L'école était entièrement faite de glace ce qui impressionnait un peu Lorena.

Pendant qu'ils traversaient le couloir, Lorena sentit les regards des élèves se poser sur eux. Un des élèves s'attira même des ennuies au coté de Irving parce qu'il avait embêter Nora. La directrice de l'école leur présenta leur dortoir et Lorena suivit les filles. Elle choisit un lit et commença à enlever son manteau.

Elle entendit alors Irving rentrer en criant " Aaaa l'aaaaaaaaaaaaattttaaaqqqqqquuuueeeee ! " Il lança un oreiller sur Amely et tout le monde se rua sur son lit pour prendre son oreiller. Lorena lança le sien sur Nora en rigolant.

Finalement ce séjour s'annonçait plutôt bien.


 



Ashley Rickards   Montage Swann/Irving
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet observait, fascinée, l’académie. Elle semblait irréelle, tant elle avait des allures féeriques.

« Putain. » lâcha-t-elle avant que Jeremy surenchérisse sur la beauté de la Laponie. Ce dernier s’excusa alors auprès d’Irving pour la boule de neige qu’il avait jeté sur Dérébusor plus tôt dans la matinée. Le jeune Gryffondor prit alors un air faussement énervé et après l’avoir traité de Salopiot – insulte complètement Dérébusorienne – lui demanda s’il l’aurait laissé le vieux professeur lui arracher les cheveux avec ses dents. Pour toute réponse, le capitaine de l’équipe de Quidditch des Gryffondor passa un bras par-dessus l’épaule de Juliet qui lui adressa un sourire.

Elle avait définitivement de la chance d’avoir des amis sur qui elle pouvait compter et qui en retour pouvait compter sur elle. Balayant le groupe des élèves de Poudlard du regard dans l’espoir de retrouver Samaël, qu’elle avait perdu de vue à la descente du traîneau, elle tomba sur Killian, non loin du professeur Adamson… Et en charmante compagnie. Détournant rapidement les yeux pour reporter son attention sur Irving qui venait de saisir Georgiana par les épaules, elle ferma les yeux quelques secondes et simula un bâillement pour reprendre contenance. Non, elle ne souffrait absolument pas. Et peut-être que si elle se répétait assez souvent cette phrase, elle finirait par y croire.

Rouvrant les yeux, elle sourit au groupe et regarda la directrice des Serpentard s’avancer vers la directrice de l’académie pour la saluer. Après quelques échanges, les élèves furent conviés en entrer dans les locaux. Une fois à l’intérieur, ils furent accueillit par les élèves Lapons, tenant des pancartes de bienvenues. Et si l’intention était touchante, les commentaires des élèves le semblaient beaucoup moins. En effet, même si Juliet ne comprenait absolument rien à la langue qu’ils employaient, elle se doutait que les paroles qu’ils échangeaient n’étaient pas toujours… neutres. Certains se moquaient ouvertement de Danny qui avait vomit sur son pull lors du voyage en Portoloin. D’autres lançaient des regards appréciateurs aux filles et les Laponnes ne se privaient pas pour glousser entre elles en désignant les garçons.
Un Lapon blond à l’air arrogant laissa même sa main balader sur le corps de Nora Weaver. Il allait regretter son geste, songea la jeune femme lorsque Irving s’avança vers lui, suivit de près par Georgiana qui lui administra plusieurs gifles. La Gryffondor se promit intérieurement d’aller féliciter sa camarade plus tard. Elle adressa à Jeremy un sourire amusé avant de poursuivre son chemin, tandis que la directrice réclamait dans une très bonne imitation de Dérébusor le silence, qu’elle obtint immédiatement.

La suite de la visite se déroula sans encombre et ils arrivèrent bien rapidement devant les dortoirs. Avant de partir montrer aux professeurs leurs chambres, la directrice de l’académie les informa d’un bal, qui serait organisé à la fin du séjour. Rangeant cette information dans un coin de sa tête, Juliet suivit ses camarades dans le dortoir des filles. Déposant ses affaires sur un lit à côté de celui d’Amely Anderson, la Gryffondor les contempla avant de commencer à les ranger rapidement. Activité interrompue par Irving qui débarqua dans le dortoir en hurlant, deux oreillers à la main, pour en abattre un sur Amely. Comprenant ce qu’il se passait au bout de quelques secondes, la jeune femme saisit son oreiller avant de l’abattre gaiement sur la tête d’Irving pour ensuite prêter main forte à Nora, qui attaquait Jeremy à grand coup de polochon.

Cette semaine ne pouvait que lui faire du bien.



Kit par Irving Ship
Amely AndersonPréfèteavatar
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Pendant un quart de seconde, le seul sentiment qu'Amely ressentit fut de l'effroi pur et simple devant la mine offensée de Cassandre Harper. La Serdaigle ne s'était pas rendue compte de la portée de son geste. Elle avait frappé Cassandre Harper. Bon, avec un oreiller, mais tout de même. De plus, la petite blonde était une froussarde en puissance. Cassandre n'avait pas la réputation de quelqu'un de commode. Elle passait plutôt pour une fille sachant se défendre ; les rumeurs à son sujet n'étaient pas vraiment élogieuses. Puis l'évidence même s'imposa aux yeux d'Amely : elle n'en avait rien à faire que cette fille soit Cassandre Harper. Au contraire. Elle avait devant elle une personne plus étonnée que fâchée, et manifestement, une tentative de socialisation. La Serdaigle était toujours passée au dessus des préjugés, un peu trop même. On n'aurait pas cru que la Gryffondor daigne ne pas mépriser une vulgaire bataille d'oreillers ; pourtant, elle s'y mêlait, preuve qu'elle faisait des efforts. Amely ignorait quels changements s'étaient opérés en la personne de Cassandre Harper, mais une chose était sûre : elle ne devait pas s'y opposer.

"Tu frappes comme un bébé hibou, Anderson."

Amely hésita très peu de temps sur l'attitude à adopter.

« Tout le monde n'a pas la chance d'avoir tes biscoteaux d'acier, mais c'est suffisant pour t'arranger une jolie coiffure pour le bal, » rit-elle en faisant référence aux cheveux décoiffés de sa camarade. Sa propre remarque l'inquiéta un peu : elle se demandait si elle aurait le courage d'aller seule au bal ou si elle se défilerait. Dans ce cas, elle en profiterait pour lire au calme du dortoir, tant pis pour ce qu'en penseraient les autres. Depuis toujours, la boutade "intello" la suivait à la trace. A l'origine, "intellectuel" n'était pas péjoratif, mais "intello" avait pris depuis toujours un caractère insultant : il désignait une personne passant ses journées à travailler et ne sachant pas s'amuser. Amely ignorait ceux qui parlaient d'elle ainsi. Elle était une besogneuse ; elle travaillait quand il le fallait pour se donner les moyens de réussir. Elle pouvait passer du temps à approfondir un devoir intéressant pour son avenir et pourtant cela ne l'empêchait pas de faire une bataille de polochons.

Le combat battait son plein. Tandis qu'Artémis calmait les ardeurs de Sneals, Nora et Juliet tabassaient gaiement Jeremy et Irving, Lorena lançait un oreiller sur Nora, Samaël était déchaîné. Les plumes volaient, l'atmosphère était enivrante, et Amely, comme dans un songe, se dit qu'elle avait bien fait de partir. Son cerveau était comme aéré ; elle en oubliait la moitié de sa vie prisonnière dans les livres et le savoir, l'autre moitié restée avec ses amis : depuis quelques temps, leur relation avait quelque chose d'étrange. Amely n'aurait pas su dire quoi ; jusqu'ici, elle ne s'était rendue compte de rien. Ce voyage en Laponie lui permettait de prendre du recul sur son existence, la rendait consciente des problèmes qui l'habitaient. Outre Clara et James - mais à ce sujet, Amely ne se faisait pas trop de souci -, elle portait un autre regard sur sa "peur des microbes". Ce périple dans le grand Nord était aussi un moyen de quitter quelques temps ses habitudes rangées. Sa passion maniaque de l'ordre, du rangement et de la propreté était sérieusement mise à l'épreuve au moment même où Jane défaisait le lit d'Amely en esquivant un oreiller, lit qui d'ordinaire, dans son dortoir, était fait au millimètre près (quand Pilli ne s'amusait pas à glisser les draps sous le sommier).

Amely qui avait cogité tout cela en quelques instants en oublia les oreillers volants, les coups rageurs et tout ce qui l'entourait. Elle lança un sourire franc à Cassandre et tendit la main vers elle en disant :

« Moi c'est Amely Anderson. Inutile puisque la Gryffondor connaissait déjà son nom. Ravie de faire ta connaissance. »

De pire en pire ; cependant, excepté sa dignité, Amely n'avait rien à perdre.
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