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 Nuit torride entre des glaçons [Crispin & Samuel]

Samuel NolanAncien personnageavatar
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Nuit du 22 au 23 Novembre 2006

La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà, lorsqu’un renard déboucha au sommet du mont Halti. Le vent glacial dansait dans son pelage roux et les oreilles de l’animal se rabattaient au gré des bourrasques. Néanmoins, le goupil semblait parfaitement à son aise dans ce climat polaire. La bête s’immobilisant même pour observer le panorama qui s’offrait à elle. Malgré l’obscurité de la nuit, les montagnes enneigées apportaient une douce clarté à la scène. Endormie dans la vallée en contre bas, l’académie de Valtivaara était plongée dans un profond silence.

Après avoir apprécié ce calme pendant de nombreuses minutes, l’animal se remit en route, suivant d’abord la crête de la montagne avant de descendre avec agilité au milieu des amas rocheux. Il atteignit rapidement la vallée et remonta la Vara en trottinant sur les eaux gelées de la rivière. Lorsqu’il ne fut plus qu’à quelques encablures de l’Académie, le renard retrouva sa forme humaine. Ce fut donc Samuel qui poussa précautionneusement la lourde porte en bronze de l’institut magique. Celle-ci émit un petit grincement métallique qui se répercuta sur les parois glacées de l’édifice. Hormis cet écho, le lieu était parfaitement silencieux. Soit les élèves s’étaient endormis sagement, soit ils avaient usés de sortilèges d’insonorisation très efficaces… Et il fallait bien avouer que la deuxième solution était tout à fait envisageable…

La grande horloge sculptée du hall indiquant 3h30, Margot et Daisy, les deux enseignantes en charge de la surveillance des couloirs pour cette nuit, devaient déjà être couchées. Afin d’effectuer un ultime contrôle, Samuel traversa le hall de glace et rejoignit la salle éternelle qui desservait les dortoirs. Il s’approcha précautionneusement de la porte qui donnait dans celui des garçons et l’entrouvrit afin d’y glisser une oreille. Une odeur pestilentielle de chaussettes humides lui chatouilla les narines mais il n’entendit aucun bruit de conversation. Il y avait bien deux gros ronfleurs qui se répondaient dans le fond du dortoir, mais rien de plus.
Plutôt rassuré à l’idée de retrouver des élèves frais le lendemain pour son module de Métamorphose, Samuel referma donc la porte et décida de rejoindre ses quartiers. La brève satisfaction qu’il venait d’éprouver disparut cependant bien vite lorsqu’il se remémora avec qui il partageait sa chambre. Dérébusor.

Dire qu’au moment du départ, il avait presque éprouvé de la sympathie pour le vieil homme… Mais ça, c’était avant. Avant que Samuel ne partage sa couche avec l’astronome.

Déjà, lorsqu’il avait découvert la chambre minuscule dans laquelle ils allaient dormir, Samuel avait un peu tiqué. Il n’y avait même pas de place pour ajouter un matelas supplémentaire à côté du lit d’origine à cause des encombrantes sculptures de glace en forme d’ours. Le jeune enseignant s’était donc résolu à partager le lit du vieil homme…Ce n’était que pour quelques nuits après tout, et Samuel était persuadé que l’astronome allait faire des efforts. Douce utopie ! Il pouvait encore sentir les pieds gelés de Crispin remonter le long de ses jambes car ce dernier souhaitait « se réchauffer les extrémités. »

Depuis, l’enseignant en Métamorphose passait la majeure partie de son temps libre en dehors de cette chambre à coucher. Néanmoins, ce soir, il devait tout de même tenter de se reposer un peu avant son cours du lendemain. Il ne faisait que bailler depuis cinq bonnes minutes et il espérait d’ailleurs que Crispin dormirait déjà car il n’était pas sûr de pouvoir supporter les violents monologues de l’astronome.

Afin de ne pas troubler l’éventuel sommeil de son collègue, Samuel poussa donc doucement la petite porte de la chambre et pénétra dans la pièce à pas de loup renard.
Faiblement éclairé par une chandelle, Dérébusor était en train de lire une revue sur le lit. Il était allongé sur le coté, dans une pose lascive, vêtu uniquement d’un slip kangourou blanc…

Face à cette vision, Samuel ressentit l’envie irrépressible de retourner au sommet du mont Haalti. Néanmoins, il referma la porte derrière lui avant d’ôter sa paire de chaussures, résigné. Il se débarrassa de son long manteau en cuir et vint s’asseoir sur le rebord du lit pour se délester de ses multiples épaisseurs. Tout en se déshabillant, il jeta un coup d’œil à l’article que lisait Crispin « Aurores boréales et aurores australes : Entre mythes et sciences.» Le vieil homme avait visiblement amené une bonne dizaine de revue d’astronomie dans ses bagages, à défaut d’un pyjama décent …

Après s’être fait cette remarque, Samuel tapota son épais oreiller en plume et se glissa sous les draps. Une douce sensation de quiétude l’envahit tandis qu’il baillait une nouvelle fois. Cependant, avant de sombrer dans les bras de Morphée, il devait s’assurer que son voisin le laisserait dormir en paix cette fois. Il se tourna donc vers lui et précisa:

« Crispin, pourriez-vous rester dans votre partie du lit cette nuit ? »


Samuel Nolan
Fall Away
Crispin DérébusorPrisonnier de Skyeavatar
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Crispin Dérébusor avait sa tête des bons jours, d'une part car l'affreux goupil plein de poils qui occupait sa chambre était partit gambader dans la nature, le laissant seul; et d'autre part parce qu'il venait de sortir de ses affaires le tout dernier "Sorcière-Hebdo". Le magazine de ce mois-ci contenait un supplément indispensable pour un petit cachotier comme le vieil astronome; un calendrier des plus belles sorcières pour l'année 2007, de quoi ravir ses pupilles lubriques...
Crispin l'avait reçu in extremis en avant-première par hibou express juste avant son départ en Laponie, sans pouvoir trouver une seconde pour le lire. Enfin parler de lecture était un bien grand mot quand il ne s'agissait que d'admirer les douze plantureuses sorcières qui jalonnaient les mois de l'année d'un calendrier se voulant aussi sexy que glamour!
Avant de savourer des yeux son délicieux calendrier, l'Astronome préféra jeter un rapide coup d'oeil dans le couloir pour voir si aucun perturbateur ne se pointait à l'horizon. L'allée des professeurs était plongée dans le calme le plus complet. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Samuel chassait la marmotte dans les montagnes, pendant que Margot et Daisy devaient bavasser comme des pies, quant à Chloé et Peter, le couple devait faire une toute autre activité...
Crispin Dérébusor se frotta ses vieilles mains osseuses à l'idée de retrouver les douze nymphes qui l'attendait sagement posées sur les couvertures en fourrure. Le petit ricanement de l'astronome alla de pair avec le grincement que fit la porte en se refermant. Sans attendre une seconde, il ôta d'un geste magistrale sa longue toge magique qu'il jeta sans ménagement sur la tête d'un ours en glace. Seulement vêtu de son fidèle slip kangourou, le vieillard bondit sur son lit avant de s'étaler près de son calendrier...

"Voyons voir quelles jolies petites loutres va nous dévoiler cette année 2007..."

Crispin commença alors un petit tour d'horizon des douze mois, la bouche mi-ouverte et l’œil aiguisé. Le vieux crouton se montra ne fit preuve d'aucune pitié avec les quatre premiers mois de l'année. Le mois de Janvier fut taxé de "fadasse", le mois de février de "tête de poney", alors que le moi de mars et avril furent communément désignés de "grosse godiches peroxydées". Crispin tiqua quelque peu sur le Mois de Mai, la jeune fille lui rappelant vaguement quelqu'un de connue. Mais qui? La mémoire de Crispin n'était point son fort. Puis l'astronome continua ses critiques acerbes, crachant sur les mois de juin, juillet, août et septembre. La palme de l'insulte revenant au mois de Juin, Crispin soulignant que "si cette fille n'avait pas inventé la lune, elle ne se privait pas de montrer la sienne de lune!"!
Bref, ce calendrier était pour l'instant un véritable déballage d'insultes, et c'est profondément irrité que Crispin tourna la page passer à la suite avec résignation. Mais comme par enchantement son visage se décrispa lorsqu'il découvrit l'occupante du Mois d'Octobre. Son regard lubrique se balada sur celle qui avait été fraichement honorée du titre de reine de beauté automnale, et qui siégeait également parmi ses collègues professeurs. Crispin Dérébusor l'avait en plusieurs fois taxé "d'étrangère" ou "d'américaine", mais à présent il se sentait bien obligé de s'incliner devant la beauté de ce cliché en noir et blanc. Salivant de désir, il bredouilla tout seul comme un vieux crouton ses pensées vicelarde.

"Diantre, Miss Sorden! Je suis comme le soleil en fusion admirant Vénus! Si je ne souffrais pas tant de mon arthrose, je vous ferai bien visiter ma tour d'astronomie pour nous envoyer vers les étoiles!"


Crispin n'avait aucune envie de tourner la page et de quitter sa collègue arithmancienne; jusqu'au moment ou des pas léger se firent entendre dans le couloir.

"Parbleu voila que ce foutu goupil rentre déjà de sa chasse aux marmottes!"


Alors que le visage d'Ana Sorden sur papier glacé continuait de le fixer de son petit regard aguicheur, Crispin sauta sur son lit pour récupérer une autre lecture moins sulfureuse et surtout moins compromettante. Se munissant d'une revue sur les aurores boréales, il jeta le calendrier en toute hâte dessous la plus imposante des statues d'ours.
Puis la porte commençant à frémir, Crispin prit alors une pose décontractée, faisant mine de lire un article intitulé « Aurores boréales et aurores australes : Entre mythes et sciences.». Jouant l'innocent, l'astronome releva alors un regard amusé sur son compagnon de chambrée, avant de lui lancer à une énième pique sur son statut d'animagi.

"Par tous les diables! Vous rentrez bien tôt monsieur Nolan! Vous seriez vous fait éconduire par une renarde polaire? A moins que leurs pelage albinos ne soit pas à votre gout..."

Mais comme souvent Samuel ne se donna même la peine de répondre au vieux ronchon, ne perdant point de temps pour s'installer doucement dans le petit lit recouvert de fourrure...

"Vous voulez que je vous dise votre problème monsieur Nolan? C'est que votre langue est aussi courte que l'était le nez de vous-savez-qui! Mais bon je crois que je vais vous rejoindre et faire un peu de lecture dans notre lit d'amour..."


Crispin se releva pour rejoindre l'entrée du lit, tirant sur les brides de son slip pour bien le faire bien remonter. L'astronome s'installa alors dans son lit, jouant quelque peu des coudes avec Samuel pour gagner de précieux centimètres.
Le professeur de métamorphose ne tarda point à lui apporter une précision concernant son périmètre à lui :

« Crispin, pourriez-vous rester dans votre partie du lit cette nuit ? »

Même demander sur un ton courtois, Crispin braqua sur le jeune professeur un regard foudroyant!

"Qu'est-ce que vous osez insinuer??? Que je dépasse ma frontière du lit??? Et d'ailleurs vous voyez une limite, vous??? Moi, pas! Vous n'avez qu'à agir en goupil que vous êtes, et pisser aux quatre coins du lit pour marquer votre territoire! Avorton!"

Crispin se retourna farouchement pour bouder dans son coin de lit, avant de replonger à nouveau dans sa lecture sur les aurores boréales. La situation semblait s'apaiser au bout de quelques minutes, Samuel Nolan cherchant sans doute à s'endormir. Mais c'était sans compter sur l'astronome qui lui expédia un petit coup de coude dans les côtes pour alerter son attention...

"Hé petiot! Vous dormez? Attendez une seconde, cela pourrait vous intéresser, il est dit ici qu'au nord de la Finlande, au sein de certains peuples Samis,
les aurores boréales sont associées à des renards célestes qui
parcourent rapidement les vastes étendues enneigées en éjectant de la
poussière dans le ciel, créant ainsi les aurores boréales le long de
leur passage. C'est incroyable non?"


Mais apparemment Samuel ne désirait point se cultiver préférant s'endormir dans son ignorance. Crispin secoua la tête avec mépris et abaissa sa revue pour contempler l'énorme ours en glace qui se tenait juste devant eux. Baissant peu à peu les yeux sur le sculpture de glace, Crispin se contracta soudainement en découvrant le calendrier de "Sorcière-Hebdo" calé debout entre les jambes de l'Ours, le mois d'Octobre et Ana Sorden veillant de son regard aguicheur sur le sommeil des deux professeurs. Parfaitement visible depuis le lit, Crispin tenta de faire tomber le calendrier du bout du pied mais il sentit que ses gesticulations attirait l'attention de son compagnon de chambrée...
Pour éviter que celui-ci ne distingue l'arithmancienne sur papier glacé, Crispin souffla alors la bougie pour plonger la pièce dans l'obscurité. Il n'avait plus qu'à attendre que le goupil s'endorme pour récupérer son précieux sésame.

"Tâcher de bien dormir monsieur Nolan! Et éviter de glapir comme un vulgaire renardeau pendant votre sommeil!"

Crispin attendit alors de longues minutes dans le noir surveillant la respiration de son accolyte, et finit par s'endormir comme un sonneur en poussant des ronflements à réveiller un ours!



*** Une Heure plus tard ***
Au beau milieu de la nuit, et alors qu'il était encore endormit, Crispin se redressa sur le lit comme un zombie monté sur ressort! L'astronome poussa alors un affreux grognement, ou se mélangeait le ronflement d'un sanglier et le beuglement d'un buffle...
Le visage contorsionné, les yeux mi-ouverts, il demeura suspendu quelques instants au dessus du lit....



... avant de pousser une première beuglante nocturne!

"Bordel de Troll!!! Pluton une planète naine!!! Vous voulez que je vous montre ma définition du Big Bang sur votre tronche de bernique..."

Puis il retomba lourdement sur son oreiller, la respiration haletante entrecoupée par des ronflements de goret.



*** Dix minutes plus tard ***
A nouveau, Crispin se redressa sur le lit de fourrure pour poussez un nouveau grognement, qui celui-ci s'apparentait à un cri de jeune chiot apeuré à moins que cela ne se rapproche plus d'un couinement de musaraigne.
Cette fois-ci, ses paroles furent encore plus dérangeante, Crispin se libérant dans son sommeil d'un fantasme récent...

"Oh Ana!!! Oui!!! Oui!! Comme cela, c'est parfait!!! Ana!!! Montrez moi le chemin de vôtre voie lactée!!! Oh belle Ana!!! Reine de mes nuits!!!"




*** Trois minutes plus tard ***
Comme l'expression "jamais deux sans trois" le souligne, Crispin se redressa à nouveau comme un diablotin sortant de sa boite dans un geignement proche du chant d'un cachalot.
Mais ce fut la sans doute la fois de trop, car l'astronome se réveilla brusquement en sursaut comme fauché au beau milieu de son sommeil. Les yeux hagards dans l'obscurité, le vieillard secoua la tête pour mieux se réveiller....
Avant de poser une question un brin inattendue au vue des circonstances.

"Mais qu'est-ce qui passe ici??? c'est quoi que ce boucan???"

Nul doute, il valait mieux dormir avec trois ours affamé que ce coltiné le vieil astronome!


Samuel NolanAncien personnageavatar
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Samuel avait usé de toute la diplomatie dont il était capable pour demander à Crispin de rester dans sa partie du lit. Il aurait pourtant pu évoquer l’état des pieds du vieil homme, qui posait un réel problème sanitaire, néanmoins le jeune homme avait fait l’effort d’être courtois. Son collègue étant centenaire, il lui devait un minimum de respect. Respect que Crispin ne semblait pas vouloir lui témoigner en retour puisqu’il s’énerva immédiatement, criant qu’il ne dépassait pas sa frontière et que, d’ailleurs, il ne voyait pas de limites tracées dans le lit.
Samuel ferma les yeux tout en soupirant longuement…

*Ça y est c’est reparti !* songea-t-il en tournant doucement la tête vers son voisin qui venait de se glisser sous les draps tout en vociférant.

« Vous n'avez qu'à agir en goupil que vous êtes, et pisser aux quatre coins du lit pour marquer votre territoire! Avorton!"

Là, c’en était trop. Il voulait bien supporter quelques allusions plus ou moins discrètes sur sa condition d’Animagui mais Crispin allait beaucoup trop loin. S’asseyant dans le lit, le jeune homme dévisagea son voisin avant de demander :

« Crispin, pourquoi êtes vous toujours aussi désobligeant ? Ne pouvez-vous pas vous adressez à vos semblables sans leur hurler des propos blessants au visage ? »

Pour toute réponse le vieil homme se tourna farouchement dans son coin de lit. Anticipant sa réaction, Samuel serra fermement la couverture afin d’empêcher Crispin de se l’accaparer pour lui tout seul. Il n’allait certainement pas laisser l’astronome déborder sa partie du lit ! Comme Crispin s’était installé dans son coin et semblait s’obstiner à lui tourner le dos, Samuel finit par se pencher au dessus de son voisin, passablement énervé par cette attitude puérile :

« Comptez-vous répondre à ma question ou préférez-vous bouder toute la nuit ? »

Le vieil homme préféra s’enfermer dans son mutisme, feignant de lire son article. Samuel attendit quelques minutes avant de se recoucher brusquement en soupirant. Ce vieux chnoque était aussi têtu qu'un hippogriffe !
L'astronome tenta bien de renouer la conversation au bout d'un moment, s'imaginant peut-être que Samuel avait oublié son affront, mais ce fut au tour du jeune enseignant de l'ignorer. Si Crispin voulait parler, il n'avait qu'à s'excuser de son comportement... Malheureusement cela ne semblait pas faire partie de ses priorités. Au contraire, le vieil homme gesticula dans le lit (visiblement pour l'empêcher de trouver le sommeil) avant de consentir à éteindre la lumière non sans lui avoir envoyé une dernière pique !

Samuel se massa le front quelques secondes avant de soupirer doucement. Cela ne servait à rien de s’énerver maintenant. Il devait se reposer un minimum pour être en pleine forme le lendemain...
Le jeune professeur cligna des paupières à plusieurs reprises mais Crispin occupait toujours ses pensées...
Dès qu'il fermait les yeux, il voyait le visage de l'astronome...
Il pouvait même l'entendre pester dans son esprit...
...
...
..
.

"Mais ou est donc passé ce Goupil de malheur!"

Samuel leva la tête pour observer le haut des escaliers en colimaçon avant de monter les marches quatre à quatre. Il devait retrouver Crispin afin de lui donner des cours particuliers de Métamorphose. En effet, le vieil homme souhaitait intégrer l'académie du Lycaon à la rentrée prochaine. Malheureusement, Samuel était en retard pour son rendez-vous et cela avait déclenché la rage de son collègue. Lorsqu'il pénétra au sommet de la tour, l'astronome lui décrocha d'ailleurs un regard noir avant de s'exclamer:

"Vous êtes en retard pour mon cours de Métamorphose, Mortecouille !"


Le vieil homme regarda alors sa montre tout en pestant dans sa barbe. Samuel, quant à lui, s'approcha de la rambarde et observa l'orage qui s'annonçait dans la nuit noire. Les nuages tourbillonnaient au dessus de leurs têtes et de grands éclairs blancs lézardaient le ciel.

" C'est bientôt l'heure ! Je vais enfin me métamorphoser ...en Peter !!!"
cria alors le vieil homme pour couvrir le bruit des fortes rafales de vent qui le dépeignaient littéralement.

Ce n'était pas ce qui était prévu. Samuel devait aider Crispin à se transformer en son animal Totem mais il n'avait jamais été question que l'astronome prenne l'apparence de leur collègue commun. Le jeune enseignant voulait d'ailleurs protester mais sa bouche semblait comme scellée et il était incapable d'émettre le moindre son. Face à lui, Crispin arborait un sourire vengeur et Samuel s'en voulut de s'être laissé manipuler de la sorte.

En effet, la transformation était imminente et Crispin avait eut le dernier mot, comme toujours ! Un claquement sec retentit alors dans la nuit noire juste avant qu'un éclair aveuglant ne s'abatte sur l'astronome. La puissance du choc projeta Samuel en arrière contre le mur de la tour, et, le temps d'un clignement de paupière, l'orage avait disparut, laissant Crispin allongé sur le sol. Sans se soucier de ce radical changement météorologique, Samuel s'approcha du vieil homme en chancelant. Il était quasi méconnaissable avec son crane nu et ses cernes sombres, mais il était en vie.

L'astronome s'assit au sol subitement et observa ses mains blafardes. Une lueur de compréhension passa alors dans son regard avant qu'il ne souffle tout bas:

"Je suis Peter."

Samuel haussa les sourcils légèrement interloqué. Certes Virtanen pouvait parfois faire de drôles de têtes, mais quand même, pas à ce point. C'était vraiment très étrange que l'astronome puisse d'ailleurs se méprendre à ce sujet. Pourtant Crispin semblait particulièrement ravi de sa nouvelle apparence puisqu'il souhaitait même partager cette information avec tout Poudlard. En effet, il se leva prestement de son séant puis il grimpa sur le parapet de la tour d'astronomie avant de hurler:

"JE SUIS PEEEETEEEEERRRRRRRRR !"

Samuel retint sa respiration lorsqu'il vit le vieil homme si près du vide mais Crispin abandonna bien vite son perchoir pour filer en courant en direction des salles de cours.

"Je-suis-peter-je-suis-peter-je-suis-peter-je-suis-peter-je-suis-peter-je-suis-peter-je-suis-peter!" claironna-t-il avant de claquer la porte de la tour derrière lui.

Samuel voulut lui demander de l'attendre mais ses lèvres étaient encore collées l'une à l'autre. Il n'avait pas d'autre solution que de lui emboiter le pas, afin de le rattraper. Rejoignant à son tour la porte qui donnait dans la salle de classe, Samuel tira la poignée et pénétra dans une petite pièce qu'il reconnut instantanément. Sa chambre. L'endroit était baignée dans la pénombre mais l'on pouvait distinguer deux personnes cote à cote près du lit. Margot et le Crispin diabolique.

"Je suis Peteeer, souffla une nouvelle fois ce dernier, le professeur Sanguiiiiiniiii...." ajouta-t-il en se penchant sur Margot.

Lorsque Samuel comprit ce que cela signifiait, son cœur s'emballa dans sa poitrine. Il voulait hurler à Margot de s'enfuir ou de se protéger mais c'était impossible. Il n'arrivait même pas à ouvrir la bouche pour articuler la moindre mise en garde. Crispin allait faire d'elle un vampire et elle serait condamnée à vivre une existence horrible pour l'éternité... Tout ça par sa faute !
Le jeune enseignant voulut se précipiter sur l'astronome pour l'empêcher de commettre l’irréparable mais ses membres furent subitement comme pétrifiés. Littéralement horrifié face à ce constat, il ne put qu'être le témoin impuissant, de l' agression du vieil homme sur sa bien-aimée.

Il entendait alors le hurlement déchirant de Margot qui lui vrilla les entrailles:

"AAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhPluton une planète naine!!! Vous voulez que je vous montre ma définition du Big Bang sur votre tronche de bernique..."



Samuel se réveilla brusquement le cœur cognant dans sa poitrine. Pendant une fraction de seconde, il se demanda où il était et il s'interrogea sur l'identité de la personne qui hurlait à ses côtés. Ses pensées s'embrouillaient dans sa tête sans qu'il puisse distinguer le réel de l'imaginaire. Fort heureusement, tout se stabilisa subitement. La Laponie. La chambre aux Ours. Crispin.
Son rythme cardiaque ralentit instantanément tandis qu'il prenait pleinement conscience de ce qui venait de se passer. Il avait juste cauchemardé. Margot allait bien. Il laissa retomber sa tête sur son oreiller avant d'essuyer, d'un geste las, les goutes de transpiration qui avaient perlées sur son front...
D’où avait-il bien pu sortir ce drôle de rêve ?
Peter lui avait conté le matin même la rumeur qui courrait sur son dos faisant de lui un vampire... Cette histoire combiné aux jérémiades de Crispin avaient eut raison de son sommeil paisible, tout simplement ! D'ailleurs l'astronome ronflait comme un goret à ses côtés, mais, à choisir, le jeune enseignant préférait les ronflements aux hurlements.En effet, il pouvait presque se laisser bercer par le rythme lancinant des respirations sonores du vieil homme. Ses yeux commençaient d'ailleurs à papillonner sous le coup de la fatigue lorsqu'une nouvelle tirade déchira la nuit:


"Oh Ana!!! Oui!!! Oui!! Comme cela, c'est parfait!!! Ana!!! Montrez moi le chemin de vôtre voie lactée!!! Oh belle Ana!!! Reine de mes nuits!!!"


Tout en grimaçant légèrement, Samuel glissa sa tête sous son polochon avant de le rabattre contre ses oreilles. Il n'avait vraiment pas envie d'en entendre davantage. L'immonde vaniteuse et le vieux grincheux... Brrr, il en frissonnait de dégout ! Cette drôle de vision cauchemardesque lui coupa définitivement l'envie de dormir. Il tourna plusieurs fois dans le lit avant de se rendre à l'évidence: Cela ne servait à rien de rester ici et d'être réveillé tous les quart d'heures par une nouvelle crise de somniloquie de Crispin. Tant pis pour le repos, mieux valait se lever afin d'occuper ce temps à bon escient.

Fort de cette résolution, le jeune homme sauta sur ses jambes et enfila ses vêtements à la hâte dans le noir. Il attrapa sa paire de chaussures dans une main et rejoignit la sortie de la chambre aux Ours. Après avoir refermé la porte derrière lui, il crut entendre l'astronome parler une nouvelle fois dans son sommeil mais c'était le cadet de ses soucis. En effet, Samuel avait décidé d'aller préparer son cours de métamorphose. Le sujet de son module étant les golems, il avait prévu d'animer un bonhomme de neige. Grâce à cette nuit agitée, l'aspect de ce dernier était déjà tout trouvé...






[RP Terminé]


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Nuit torride entre des glaçons [Crispin & Samuel]

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