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 Les fantômes du passé... [Pv Sonja - Peter]

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Sonja
Élève Laponne de 14 ans
Guide

Vendredi 24 Novembre 2006,

La jeune Sonja n'avait point fermé l’œil de la nuit, son regard triste ne cessant de fixer intensément le vaste plafond de glace de son dortoir, comme si elle y cherchait une quelquonque réponse qui puisse balayer ses insomnies. Machinalement, elle porta sa main sur un petit médaillon qui trônait jour comme nuit autour de sa fine gorge. Cela faisait longtemps que l'adolescente avait apprit à apprivoiser ses nuits blanches, ou le temps semblait comme suspendu, pour les transformer en moment d'intense réflexion. Mais cette nuit pourtant, elle se serait damnée pour trouver le sommeil, cherchant à s'endormir sur les pages d'un vieux livre de contes Lapons, pour y effectuer un repos réparateur. Mais voila, la journée qui s'annonçait occupait tant ses pensées, qu'elle semblait avoir totalement oublié comment faire pour clore ses paupières...
Ce vendredi matin, elle devait escortée le professeur Virtanen jusqu'à un cercle de pierres runiques, située à plus d'une heure de marche en redescendant le lit de la rivière Vaara. Une simple ballade de santé pour une jeune autochtone connaissant chacune des pierres de cette région, mais voila, parfois la nature humaine est parfois plus difficile à affronter que la nature elle-même...
Sonja se leva et avança pieds nus sur le marbre froid du dortoir, glissant aussi silencieuse qu'un fantôme en direction de la petite salle de bain creusée dans la glace. Sa démarche fébrile traduisait une certaine forme d'appréhension, comme si elle était sur le point d'affronter le jour le plus important de sa vie. Se tenant devant son miroir, un face-à-face avec elle-même débuta, le regard de la jeune laponne se fronçant de détermination.
Elle s'adressa alors de sombre recommandation, ne perdant des yeux son propre reflet...

"Olisin huolimaton ei ... Aion olla vahva ... Kun aika tulee, minun vereni kylmä kuin jää ..." (Trad: Je ne faillirais pas... Je serais forte... Le moment venu, mon sang restera froid comme la glace...)

Elle finit par quitter la salle de bain, pour s'en retourner vers la petite alcôve qui lui servait de dortoir. Lorsqu'elle atteint son lit, elle se baissa pour en tirer la lourde malle qui contenait ses affaires. Alors qu'elle s'apprêtait à se saisir d'une tenue apte pour affronter le grand froid, la main de Sonja heurta une petite caisse de bois intercalée entre ses couches de vêtement polaire. La jeune laponne retira cette dernière, et ses yeux s'emplirent d'une certaine émotion en découvrant une petite boite de musique...
Sonja posa celle-ci sur le sol de son dortoir et l'ouvrit. Une petite ballerine se mit alors à tournoyer sur elle-même alors qu'une berceuse de son enfance envahit l'espace autours d'elle, transportant littéralement la petite fille vers les horizons plus ensoleillés de son passé. Des larmes dévalèrent de ses yeux clairs, et elle referma brusquement la boite à musique pour se préserver de ses souvenirs. S'essuyant le visage d'un geste prompt, elle finit par se revêtir d'une tunique en peaux de bête qui l'aiderait à affronté le vent glacial qui sévissait dans la grande plaine blanche. Puis regardant l'heure, elle constata qu'il était presque l'heure de rejoindre ce sinistre rendez-vous. Elle soupira longuement comme pour chasser son stress, puis quitta le dortoir d'un pas décidé...
Elle finit par arriver avec un quart d'heure d'avance, devant la porte du hall de glace qui conduisait directement à l'extérieur. Elle se posa contre l'une des parois de celui-ci et sortit une lettre que lui avait écrite sa mère, il y a bien longtemps. Comme son médaillon, elle avait constamment celle-ci auprès d'elle. Maigre réconfort familial dans les landes gelée de Laponie.
De l'autre bout du couloir de glace, un pas commença à résonner sur le sol, se répercutant en écho de toute part. Le cœur de Sonja s'accéléra semblant suivre la cadence de ce martellement régulier. Il arrivait...
Peter Virtanen se dressa alors devant elle, la dominant de toute sa taille.

* "Aion olla vahva ... Vereni kuten jään ... En onnistu ..." (Je serai forte... Mon sang comme la glace... Je ne faillirai pas...)* se répétait-elle intérieurement...



Sonja finit par ranger sa lettre dans l'un des pan de sa robe, puis se levant doucement, elle fit face au professeur de Runes de la prestigieuse école de Poudlard. Étrangement, elle le trouva plus beau que lors de leur premières rencontres, les traits du visage moins tirés et dégageant au contraire une certaine bonté trompeuse.
Lorsque que Sonja, leva les yeux sur lui, elle ne se rendit point compte sur le moment que ceux-ci n'étaient que le reflet de la haine qui la dévorait de l'intérieur. Elle se ressaisit de suite, en lui adressant un petit sourire poli, avant de la saluer.

"Hei herra ... Meidän pitäisi lähteä nyt, koska aika pahentaa illalla ... Se ei ole kovin kaukana, me tehdä nopeasti paluumatkalle aamulla, mennään..." (Trad : Bonjour monsieur... Nous ne devrions partir maintenant, car le temps va se dégrader en soirée...Ce n'est pas très loin, nous aurons vite fait de faire l'aller-retour dans la matinée, allons-y...)

Sur ses paroles, Sonja ne pouvant guère plus affronter le regard d'acier du professeur, s'empressa d'ouvrir les lourdes portes en bronze de l'académie. Puis sans un mot, elle commença à marcher en direction du nord, la ou se trouvait un cercle de pierre runique tout à fait phénoménal. La jeune fille et le professeur marchèrent l'un derrière l'autre, sans qu'un seul mot ne soit prononcé pendant la première demi-heure. Lorsque Peter tentait de lancer un sujet de conversation avec elle, Sonja se contentait de lui adresser un petit sourire gêné comme pour s'excuser pour son mutisme. Sonja, faisant la marche en tête, se contentait simplement de fixer le sol. Elle pouvait entendre les pas de Peter Virtanen faire craquer la neige derrière elle. Elle n'avait jamais été aussi près de son but...



Alors qu'il longeait le cours de la Vaara depuis un bon boute de temps, Sonja, sans se retourner, finit par briser le silence.

"Emme ole kovin kaukana nyt ..." (Trad: Nous ne somme plus très loin, désormais...)

Un sourire inquiétant éclaira alors son visage triste...
Peter VirtanenProfesseur d'Etudes des Runesavatar
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Peter déposa un baiser sur les lèvres de Chloé avant de sortir de leur chambre en jetant une lourde cape en peau sur ses épaules. Il avait rendez-vous avec la jeune Sonja qui devait le mener jusqu'au cercle de pierres runiques qui lui servirait pour son module. Et il avait l'étrange pressentiment qu'il devrait ce méfier de la jeune lapone. Ce qui était parfaitement ridicule, il en était bien conscient. Après tout il ne s'agissait que d'une adolescente, aux regards haineux et étrangement silencieuse, mais sans doute était-ce dues à une raison tout à fait étrangère à sa présence. Il n'avait aucune raison de tirer des conclusions hâtives, c'était absurde. L'air finlandais le rendait encre plus paranoïaque.

Depuis leur arrivée en Laponie, Peter était constamment sur ses gardes. Il y avait pourtant peu de chances que quiconque le connaisse dans cette académie isolée. Deux jours plus tôt il avait rendu visite à sa mère avec Chloé et avait craint toute la soirée que cette dernière ne laisse échapper une information compromettante. Mais à la peur s'était mêlé des émotions bien plus désagréables. La culpabilité, le regret, et la honte. Il avait abandonné sa mère et attendait d'elle qu'elle le couvre en retour. Il lui demandait d'être courageuse là où il avait été lâche. De toute façon les hommes n'avaient jamais été les plus forts dans leur famille, Irina avait toujours été la plus forte des trois. Peter l'avait retrouvé exactement comme elle était dans son souvenir. Dix ans s'était écoulé, et si le temps avait fini par marquer de fine ride le visage d'Irina Virtanen, il n'avait en rien ébranlé son masque froid et sa réserve toute aristocratique. Il n'y avait eu ni retrouvailles larmoyantes ni effusions émouvantes entre le fils et la mère séparés depuis dix ans, tout au plus une brève étreinte et quelques sourires. Peter ne tenait pas de nul part cette inaptitude qu'il avait à montrer ses émotions, ou plutôt la capacité qu'il avait à les cacher.

La soirée s'était terminée sans incident notable et sa mère s'était même montrée heureuse d'apprendre qu'elle allait être grand-mère. Chloé et Peter étaient partis en assurant qu'ils reviendraient souvent, promesse qu'ils ne tiendraient sans doute pas. Depuis il ressentait un étrange mélange de soulagement et de remords, la culpabilité lui pesait encore plus alors qu'il foulait de nouveau la terre de ses crimes et il redoublait d'effort pour sa cacher derrière une apparente bonne humeur. L'enseignant se força donc à sourire alors qu'il traversait le couloir devant le mener à son point de rendez-vous, le bruit de ses pas se répercutant dans un écho incessant contre les parois de verre. Il finit par arriver à la hauteur de Sonja qui s'était assise contre un mur, visiblement occupé à lire un devoir qu'elle rangea prestement dans un pans de sa robe.

La fillette se releva et posa sur lui un regard froid, qu'il aurait même pu décrire comme haineux s'il elle ne lui avait pas sourit ensuite. Le professeur lui rendit son sourire alors qu'elle l'invitait à partir tout de suite pour qu'il puisse faire l'aller-retour dans la matinée.

"Menkää, minä olen" [Trad : je te suis] lança-t-il en emboitant le pas à la jeune laponne.

Il fut impressionnée par la force de cette dernière en la voyant pousser les lourdes portes de bronze sans difficulté, mais également par sa rapidité. Sonja marchait rapidement, les yeux rivés sur le sol, comme si elle était pressée d'arriver. L'adolescente semblait animée qu'une détermination dont la raison échappait complètement à Peter. Et elle continuait de se murer dans le silence, se contentant de marcher quelques mètres devant lui sans jamais se retourner.

"Oletko koskaan tänne ? Oletko kiinnostunut riimuja?" [Trad : Tu es déjà venue par ici ? Tu t'intéresses aux pierres runiques ?] demanda-t-il pour tenter briser la glace.

L'adolescente ne lui répondit que par un bref sourire gênée, avant de planter de nouveau son regard dans le sol. Étrange. Peter en arrivait à se demander s'il savait toujours parler finnois, après toutes ses années. Ludmilla lui avait fait remarquer qu'il avait pris l'accent "brittiläinen" [Trad :"british"], pourtant en Angleterre on soulignait souvent son léger accent du Nord. Finalement, il était un étranger dans les deux pays.

Sonja lui annonça alors qu'ils étaient bientôt arriver, sans se retourner. Bien décidé à briser la glace qui c'était installé entre lui et l'adolescente, Peter la rattrapa en quelques grandes enjambés. Désormais à sa hauteur, il tourna la tête vers elle pour lui demander en souriant :

"Anteeksi tuhlata aikaa ? On mukava hyväksyneen ohjata minut täällä" [Trad : J'espère ne pas t'avoir dérangé ? C'est vraiment gentil d'avoir accepter de me guider jusqu'ici]
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Sonja
Élève Laponne de 14 ans
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Sonja pouvait entendre le souffle de l'homme juste derrière elle, ce qui la poussa à accélérer son allure. Plus que quelques centaines de mètres tout au plus, et elle serait enfin délivrée de cet immonde supplice! L'émotion devenait de plus en plus en forte, et elle sentit son cœur s’accélérer alors qu'elle s'approchait du piège qu'elle avait tendu au monstre. Ce dernier la suivait pour l'instant comme son ombre, marchant vers son destin et le lieu ou, enfin, justice serait rendue. L'espoir la submergeant, la jeune laponne sentit les larmes lui monter aux yeux. Non! Elle devait se montrer forte! Ne point pleurnicher comme une enfant qu'elle n'était plus depuis bien longtemps. Elle affronterait jusqu'au bout le regard de celui qu'elle considérait jusqu'alors comme son bourreau, sans vaciller! Car bientôt, les rôles seront inversés, l’assassin du passé devenant la victime. Une fois la mémoire des siens vengée, elle se libérera des fantômes du passé qui peuplaient sa tête...
La jeune guide et le professeur Virtanen s’enfoncèrent alors dans une forêt obscure de résineux, déviant quelque peu de leur trajectoire sans que cela n'apparaisse anormal. Sonja n'était plus qu'à une cinquantaine de mètres de l'endroit, lorsque le professeur Virtanen tenta une nouvelle fois de briser la glace...

"Anteeksi tuhlata aikaa ? On mukava hyväksyneen ohjata minut täällä" [Trad : J'espère ne pas t'avoir dérangé ? C'est vraiment gentil d'avoir accepter de me guider jusqu'ici]

Sonja poussa alors un profond soupir, comme si elle était en souffrance. Comment expliquer à cet homme que le simple fait de lui parler exigeait de sa part un effort surhumain? Comment lui dire qu'il était presque impossible pour elle de se tenir à coté de celui qui avait lâchement tué son père dans le passé, et détruit sa famille? Il n'y avait pas de mot...
Et Sonja se contenta de relever son foulard sur sa bouche et d'avancer silencieusement entre les sapins qui la conduisait vers la clairière de sa vengeance. Elle se mit alors à fredonner la berceuse de son enfance pour se donner plus de force, n'osant affronter le regard du meurtrier qui se tenait derrière elle. La jeune guide savait pertinemment qu'un autre assassin se tenait à l'instant présent non loin deux, les observant et n'attendant que le signal de départ. Et plus jamais elle n'aurait à devoir répondre aux questions insignifiantes de celui qui se faisait appeler désormais monsieur Virtanen...
Retrouver sa trace lui avait demandé des années d'effort et de souffrance, la jeune fille étant baladée d'un foyer d'accueil à l'autre, sans la moindre lueur d'espoir sur son avenir. En effet depuis le meurtre tragique de son père alors qu'elle n'avait que six ans, sa mère était tombée dans une grave dépression, sombrant peu à peu dans les affres de l'alcoolisme. Cette dernière étant dans l'incapacité de pouvoir élever sa fille unique convenablement, la garde de Sonja lui fut alors retirée. Cette décision fut le doigt qui pressa définitivement la gâchette, et fit que la mère de Sonja se suicida par une triste nuit d'hiver, laissant sa fille derrière elle, affrontée seule la vie...
La seule flamme qui maintenait la petite Sonja vivante était celle de la vengeance! Le désir ardent de venger la mémoire de son père de ses bourreaux. Car si l'un d'eux avait obtenu un châtiment mérité en se retrouvant emprisonné à Azkaban, l'autre ressortit blanc comme neige de cette histoire, reconstruisant sa vie tranquillement sous un faux nom et loin des regards accusateurs. Sonja n'avait qu'une obsession, celle de laver cette cruelle injustice et de supprimer ce monstre qui lors d'une soirée de l'année 1998 commit l'irréparable, détruisant pour de bon sa famille.
Sonja se demandait s'il se souvenait de cette petite fille qui fut citée à comparaitre lors de son procès, et bien incapable de prononcer la moindre phrase sans émettre un pathétique sanglot. Ce jour la, elle avait croisé le regard du jeune Peter Carrow pour la première fois, et étrangement c'était elle qui avait baissé les yeux, comme si elle se trouvait dans le box des accusés. Ce souvenir hantait chacune de ses nuits depuis près de huit ans, et il était temps de s'en débarrasser.

Alors qu'elle pénétrait dans la clairière, elle entendit non loin le cri d'un chat-huant dans la pénombre obscure de la forêt de sapin. C'était le signal que le temps de sa vengeance était venu. Sonja s'immobilisa au centre de la clairière, et se retourna pour affronter le regard qu'elle avait fuit il y a huit ans de cela. Aussi implacable et aussi glacial que la plus froide des nuits laponnes, son regard ne flancha pas cette fois-ci. Submergée alors par le désir de vengeance, elle ôta son foulard d'un geste prompt et dévisagea longuement le meurtrier de sa famille...



Après un énième long silence, elle finit par libérer son âme de la haine si profondément ancrée en elle.

"Jos et muista minulta, Peter Carrow ... Olen toisaalta en koskaan unohda sinua. Se ei tapahdu toista ilman, että olen ajaa halu kostaa murhan isäni muistoksi hänen murhaaja ... ja että kaikki tällä kertaa olet elänyt hiljaa ilman pienintäkään katumusta mitä teit. Olet inhottava!" (Trad: "Si vous ne vous souvenez point de moi, Peter Carrow... Moi en revanche je ne pourrai jamais vous oublier. Il ne se passe pas une seconde sans que je sois animée par le désir meurtrier de venger la mémoire de mon père de son meurtrier... et dire que pendant tout ce temps vous avez vécu tranquillement sans l'ombre d'un remord pour ce que vous avez fait. Vous me dégoutez!")

Imperceptiblement une ombre silencieuse glissa entre les troncs d'arbres, pour se faufiler juste quelques mètres derrière PeterVirtanen, sans que celui-ci ne donne l'impression de l’apercevoir. Sonja était devenue le centre des attentions, celle qui faisait rejaillir à la surface un passé au combien douloureux. Elle transperça alors du regard Peter Carrow, son visage angélique n'étant plus que haine, elle adressa alors un ultime "Adieu" à celui qui avait tourmenté toutes ses pensées pendant ses longues dernières années...

"Aion nyt vastata kaikkiin kysymyksiisi, lorque kysyt minulta jos olin kiinnostunut riimukiviä. Voit vastata kysymykseen, haluaisin vain sanoa, että ainoa kivi, joka kiinnostaa minua on yksi, joka kaunistaa hautaan... Hyvästi!" (Trad: "Je vais maintenant répondre à l'une de vos questions, lorsque vous me demandiez si je m'intéressais aux pierres runiques. Pour vous répondre, je dirai simplement que la seule pierre qui m'intéresse est celle qui ornera votre tombe... Adieu!")

Un éclair bleuté jaillit alors de la baguette de l'ombre tapit derrière Peter Virtanen, frappant ce dernier en plein dos qui s'écroula au sol comme immobilisé. Sonja se déraidit enfin quelque peu en voyant le meurtrier de son père s'écrouler au sol, suite à cette attaque surprise. L'ombre meurtrière s'avança alors vers le centre de la clairière pour rejoindre la jeune Sonja, avant de découvrir son visage hirsute des épaisses fourrures épaisse le dissimulant.
Les deux complices fixèrent alors le professeur Virtanen étendu...



L'homme demanda alors calmement à Sonja...

"Mitä minun pitäisi tehdä hänelle?" (Trad: "Que dois-je faire de lui?")

Tout en continuant de regarder froidement Peter Virtanen, l'adolescente déclara alors d'une voix monocorde et sans l'ombre d'une émotion.

"Haluan nähdä hänet kärsimään Olen kärsinyt itse. Ja vasta sitten hän voi kuolla ..." (Trad: "Je veux le voir souffrir autant que j'ai souffert moi-même. Et après seulement, il pourra mourir...")

L'homme s'avança alors de quelques pas vers le corps allongé du professeur Virtanen, puis s’apprêtant à lui infliger le terrifiant impardonnable "Endoloris", il pointa sa baguette en direction de celui-ci. Nul doute que Peter aurait rêver d'un meilleur retour au pays...

[Je me suis permis le luxe de faire une interaction avec ton perso, en disant qu'il était frappé dans le dos. Si cela te gène je raccourcirai mon post dès ce soir et l'arreterait avant l'attaque. C'était juste pour donner une dimension plus tragique à notre scène...
Dis-moi tout ce qui te gène et hop d'un coup de baguette magique j'éditerai!
]
Peter VirtanenProfesseur d'Etudes des Runesavatar
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Une nouvelle fois, la jeune guide garda le silence et ne répondit pas à la question de Peter. Celui-ci fronça les sourcils, se demandant ce qui pouvait bien justifier un tel mutisme tout en continuant de suivre Sonja. Peut-être était-elle muette, après tout il ne l'avait jamais entendu prononcer le moindre mot. Si c'était le cas il ferait mieux d'arrêter tout de suite de poser des questions, il ne devait que mettre la jeune fille mal à l'aise. Le professeur se tut alors lui aussi et continua de marcher à la suite de Sonja, qui bifurqua ver une petite clairière. Sans doute n'était-il plus très loin à présent. La fillette confirma cette supposition en s'immobilisant soudainement. Peter regarda autours de lui à la recherche de pierre runique, mais ils se trouvaient au cours d'une petite clairière, simplement entourée d'une sombre forêt de sapins.

Il s’apprêtait à formuler ses interrogations à voix haute quand Sonja se retourna vivement vers lui, le dévisageant d'un regard haineux qui déstabilisa le professeur. Ses yeux, il les avait déjà vu quelque part, il en était certain. Il connaissait ce regard. Sonja ôta alors d'un geste prompt le foulard qui couvrait en partie son visage avant de lui livrer une sombre révélation.

"Jos et muista minulta, Peter Carrow ... Olen toisaalta en koskaan unohda sinua. Se ei tapahdu toista ilman, että olen ajaa halu kostaa murhan isäni muistoksi hänen murhaaja ... ja että kaikki tällä kertaa olet elänyt hiljaa ilman pienintäkään katumusta mitä
teit. Olet inhottava!
" (Trad: "Si vous ne vous souvenez point de moi, Peter Carrow... Moi en revanche je ne pourrai jamais vous
oublier. Il ne se passe pas une seconde sans que je sois animée par le désir meurtrier de venger la mémoire de mon père de son meurtrier... et dire que pendant tout ce temps vous avez vécu tranquillement sans l'ombre d'un remord pour ce que vous avez fait. Vous me dégoutez!"
)

Le sang de Peter se glaça dans ses veines alors qu'il fixait la jeune lapone avec stupeur. Il revoyait dans ses yeux clairs tous les fantômes de son passé, ceux qu'il fuyait depuis si longtemps. Le regard haineux de Sonja hurlait l'injustice et lui renvoyait ses crimes en pleine figure. Il n'avait pas seulement détruit la vie d'un homme ce soir là, il avait aussi brisé sa famille. Le cœur serré, l'enseignant ne put lutter contre les souvenirs de cette funeste nuit de 1996...



**27 Juin 1996-Helsinki**

Peter leva son verre pour ce qui devait être la vingtième fois de la soirée et le vida d'une traite. La meilleure vodka de toute la Finlande, d'après le barman, mais ivre comme il l'était, le jeune homme n'aurait pas fait la différence avec de l'alcool à brûler. Il ne savait même plus si c'était les autres qui riaient trop fort ou son cerveau qui amplifiait tous les sons. Il n'était même plus sûr d'avoir un cerveau d'ailleurs, pour peu qu'il en ai déjà eu un. A peine avait-il vidé son verre que le serveur le remplissait à nouveau. Peter secoua la tête de gauche à droite, s'il avalait une goutte de plus il ne tiendrait même plus debout.

"Tüle Carrow, älä teidän tyttö !" (Trad : Allez Carrow, fais pas ta fillette !) lui asséna un de ses camarades de l'académie de runologie, qui n'avait même obtenu son diplôme mais qui se faisait une joie de faire la fête avec ses amis et quelques-uns de leur pères, au moins aussi ivres qu'eux.

Peter sentit son père lui donner une grande tape dans le dos qui signifiait clairement "montre leur de quoi on est capables". Le jeune homme porta une nouvelle fois son verre à ses lèvres, le liquide ne lui brûlait même plus la gorge, il le vida rapidement avant de le reposer brutalement sur le comptoir, déclenchant un tonnerre d'applaudissements. A sortir major de sa promotion, on se retrouvait à boire plus que les autres, c'était une sorte de rite. Un homme dissimulé sous une sorte de capuchon s'approcha alors du bar pour commander une boisson, bousculant Johnathan Carrow au passage. Geste qui signerait sa triste fin.

"Vapäuta sinua..."(Trad : Excuse-toi..)" grogna le plus vieux des Carrow en toisant l'homme d'un regard mauvais.

"Olisit kuullut anteeksi jos sinut nauramaan heikompi"(Trad: Vous auriez entendu mes excuses si vous riez moins fort) répliqua l'homme, parfaitement calme.

Cette réponse ne parut pas plaire à Jack Carrow qui détailla le sorcier d'un regard méprisant avant de cracher toute la haine qu'il réservait à ceux qui n'avaient pas un statut de sang aussi pur que le sien.

"Ces impurs, ils ne sauront jamais où est leur place..." soupira-t-il en anglais, cherchant à n'être compris que de son seul fils, qui semblait trop intéressé par une jeune femme blonde qui venait d'entrer pour l'écouter.

Malheureusement, le lapon insulté parlait un anglais plus que correct et ne sembla pas apprécier de se faire traiter de la sorte. Il s'approcha de Jack, le regard menaçant. Ce dernier se leva et poussa son adversaire d'un coup sur l'épaule. L'autre riposta un peu plus violemment et ils en seraient sans aucun doute venu à se battre si le patron du bar n'était pas intervenu.

"Mikään että täällä, jos haluat taistella sitä" (Trad : Pas de ça ici, si vous voulez vous battre, c'est dehors)

Quelques heures plus tard, alors que chaque diplômé reprenait le chemin de chez lui, parfois accompagné de son père, Peter resta un moment devant le bar en compagnie du sien. Ils avaient passé une bonne soirée, même s'il ne s'en souvenait déjà plus entièrement. Il s'était rarement senti aussi mal.

"Si je transplane maintenant je vais finir en Angleterre" grimaça-t-il en se laissant aller contre le mur du bar.

"Moi c'est la vue de cet impur qui me donne la nausée..." lui répondit son père en observant d'un regard noir le pauvre homme qui avait osé lui tenir tête un peu plus tôt et qui fumait maintenant une cigarette de l'autre coté de la rue.

L'homme écrasa sa cigarette au sol et s'éloigna alors vers une ruelle sombre, les mains dans les poches. Un sourire malsain passa alors fugacement sur le visage de Jack Carrow qui saisit son fils par le bras. "La fête est pas finie..." souffla-t-il en emboitant le pas de cette inconnu qui deviendrait bientôt l'une de ses victimes, entrainant Peter derrière lui.

"Eh, toi, montre nous un peu comment on se bat chez tes moldus d'ancêtres !" lança-t-il à l'homme qui venait de s'engouffrer dans la sombre ruelle, quelques mètres devant eux.

Les premiers coups partirent rapidement. Peter commença par n'être qu'observateur, tenant à peine sur ses jambes. L'autre était robuste, et vif, son père se retrouva vite au sol. Peter se mit à frapper. Le duel devint un deux contre un. Dans l'obscurité Peter ne discernait de son adversaire que son regard d'un bleu clair. L'autre n'avait aucune chance. Le jeune homme cognait sans réfléchir, enivré par l'alcool, et encouragé par les paroles de son père. Il l'entendit même éclater de rire. Il ne comprit pas ce qui était drôle, mais continua de rendre chacun de ses coups au né-moldu. Ce dernier se défendait bien, mais un moment de faiblesse lui valut de se retrouver au sol, les deux Carrow dressés au dessus de lui telle une ombre menaçante. C'était fini pour lui. Le père et le fils achevèrent leur victime en quelques frappes.

Peter ne comprit pas immédiatement pourquoi le né-moldu ne lui renvoyait plus ses coups, pourquoi il avait cessé de sa débattre. L'information finit malgré tout par se frayer un chemin dans son cerveau embrumé alors que les premières lueurs du jour venait baigner la scène de crime d'une pâle lumière. Baissant les yeux sur ses mains couvertes de sang il tourna un regard interrogateur vers son père, cherchant une réponse la seule question que son cerveau enivré ait réussi à formuler. Est-ce que l'autre était inconscient, ou est-ce qu'ils venaient de commettre l'irréparable. Ses mains se mirent à trembler alors qu'il posait les yeux sur ceux, encore ouverts et d'un bleu plus pâle que jamais, de sa victime Il expira profondément, s'efforçant de rejeter cette idée. Le jeune homme tomba à genoux. C'était impossible. Il
n'avait pas fait ça. Mais ces mains continuaient de trembler et il ne voyait plus que le sang qui les salissaient. Il les frotta contre sa cape en fourrure, mais rien n'y faisait. Il avait du sang sur les mains, et ça ne s'effaçait pas comme ça.

"On s'en va. Maintenant." La voix de son père était grave, mais étrangement calme à coté de sa propre agitation.

Jack Carrow attrapa son fils par le bras et le força à se relever. La seule chose que Peter eut le temps de faire fut de fermer d'un geste de la main les yeux azurs de sa victime
.



****
C'était ce même regard qui le transperçait désormais d'une haine qu'il ne pouvait que comprendre. Que pouvait-il dire ? Il avait détruit la vie de cette pauvre innocente. Il l'avait privé de son père. Elle avait porté toutes ces années un fardeau que lui même avait refuser de trainer derrière lui. Il aurait voulu pouvoir faire quelque chose. Il ne souhaitait qu'alléger la douleur de cette enfant qu'il n'avait jamais voulu causer. Mais le mal était fait et c'était le genre de faute qu'on ne rachetait pas. Dans le regard de Sonja il voyait qui il était vraiment. Elle révélait le monstre qu'il se plaisait tant à cacher, et il ne pouvait que lui donner raison.

"Aion nyt vastata kaikkiin kysymyksiisi, lorque kysyt minulta jos olin kiinnostunut riimukiviä. Voit vastata kysymykseen, haluaisin vain sanoa, että ainoa kivi, joka kiinnostaa minua on yksi, joka kaunistaa hautaan... Hyvästi!"
(Trad: "Je vais maintenant répondre à l'une de vos questions, lorsque vous me demandiez si je m'intéressais aux pierres runiques. Pour vous répondre, je dirai simplement que la seule pierre qui m'intéresse est celle qui ornera votre tombe... Adieu!")

Sonja avait à peine finit sa phrase que Peter sentit un éclair bleuté le frapper en plein milieu du dos. Comme paralysé, il s'effondra dans la neige. Son agresseur s'avança alors à coté de Sonja et son visage hirsute des épaisses fourrures épaisses qui le dissimulaient. Il avait tout du tueur sur gage. Les rôles étaient parfaitement inversés. Lui étendu dur le sol avec deux agresseurs qui ne souhaitaient que sa mort. Juste retour des choses. Le maléfice d'entrave l'empêchait de faire le moindre geste, ou de se débattre pour sauver sa peau. Mais en avait-il seulement envie, de se battre ? Pourquoi lutter pour sauver une vie qui ne méritait pas de l'être ? ce ne serait que justice de laisser Sonja l'assassiner froidement, comme il l'avait fait avec son père il y a dix ans de cela.

Redressant la tête pour croiser le regard de la jeune fille, Peter fut soudain frappé par une révélation. Les yeux de Sonja ne lui rappelait pas seulement ceux de son père, il les avait déjà vu. Il avait déjà croisé son regard, des années auparavant. S'il ne s'en était pas souvenu plus tôt c'est parce qu'il avait volontairement tout fait pour oublier cette petite orpheline. Il avait fermer les yeux sur l'horreur de son crime mais maintenant elle lui sautait au visage à travers les grands yeux clairs de Sonja. Il se souvenait parfaitement avoir croisé son regard à présent.




**6 Juin 1998**


Incapable de soutenir le regard de son père, Peter fixa sa mère, essayant de s'imprégner de sa force, de son impassibilité glaciale. Son mari et son fils étaient jugés pour meurtre, après que le premier ait dénoncé le second quelques jours auparavant lors de son procès pour ses crimes de guerre, mais elle n'aurait pas eut une attitude différente si elle avait assisté à un quelconque évènement mondain. La tête haute, le visage inexpressif, les regards accusateurs et les remarques acides semblaient glisser sur elle comme de l'eau sur un rocher. Tout le monde se souvenait du procès de Jack Carrow qui s'était déroulé quelques jours plus tôt, en Angleterre. Au cours de l'audience, on lui avait offert l'opportunité d'alléger sa peine en livrant d'autres meurtriers. L'homme avait alors pointé du doigt son propre fils, jetant sur le tribunal un silence glacial.

Les deux hommes étaient maintenant face à face, dans un duel juridique qui n'aurait pas de vainqueur. C'était la parole de l'un contre celle de l'autre. Deux versions d'un même récit, tous deux dépourvus de la moindre preuve. Peter avait pour seul avantage d'avoir un casier judiciaire immaculé alors que celui de son père était déjà taché du sang des trop nombreux sorciers qui avait croisé sa route lors de la bataille de Poudlard.

Une petite fille fut appelée à témoigner. A peine âgée de six ou sept ans. Peter croisa son regard et se raidit, soudain envahi par une tristesse qu'il ne put contrôler que par la haine. Là ou les remords et les regrets l'affaiblissaient, la colère le rendait plus fort. Le jeune homme se concentra donc sur la rage qu'il éprouvait à l'écart de son père, il se réfugia derrière des barrières de haines pour ne pas avoir à affronter la douleur de cette enfant. Il ne voulait pas savoir si l'homme qu'il avait tué avait été un bon père pour elle, s'il l'avait bordé tous les soirs et lui avait lu des histoires. Il ne pouvait pas affronter ça. Alors plutôt que de penser au père qu'il avait tué, il se concentra sur celui qui l'avait entrainé ici. Sur celui qui avait fait de lui le monstre qu'il était.

Peter effaça la petite fille de sa mémoire dès le procès terminé. Il n'avait pas voulu se souvenir de ça. Et à force d'essayer d'oublier, il avait réussi. Il partit en Angleterre quelques mois plus tard et laissa derrière lui toute cette histoire, ne l'emportant avec lui qu'à travers ses cauchemars. Il aurait du se douter qu'en revenant ici il serait amené à croiser les fantômes de son passé, mais rien n'aurait pu l'y préparer.



****
L'homme engagé par Sonja arracha Peter à ses sombres souvenirs en demandant à la jeune fille ce qu'il devait faire de lui. Celle-ci répondit d'une voix monocorde, qui ne trahissait pas la moindre émotion.

"Haluan nähdä hänet kärsimään Olen kärsinyt itse. Ja vasta sitten hän voi kuolla ..." (Trad: "Je veux le voir souffrir autant que j'ai souffert moi-même. Et après seulement, il pourra mourir...")

Alors que son tortionnaire faisait un pas dans sa direction, la dernière pensée de Peter alla à son enfant qu'il ne verrait pas naitre. L'espace d'un instant il se demanda si celui-ci développerait cette même rancœur, cette même tristesse dévastatrice qui hantait la jeune Sonja. Chercherait-il lui aussi à venger un père assassiné ? Il ne pouvait pas condamner un deuxième enfant à une vie de souffrance, seulement animée par la haine. S'il ne se battait pas pour lui, il le ferait pour ce fils ou cette fille que Chloé allait mettre au monde, cet enfant avait besoin d'un père. Peter tenta de faire un geste et constata que les effets du maléfices d'entrave se dissipaient déjà.

L'homme à la chevelure hirsute se tenait au dessus de lui et levait déjà sa baguette. L’enseignait lutta alors contre son propre corps et parvint à rouler sur a coté juste avant qu'un éclair vert ne vient frapper la neige à l'endroit où il se trouvait un instant auparavant. Sautant sur ses pieds, Peter tira sa baguette de sa cape et la pointa droit sur la poitrine du tueur engagé par Sonja, animé d'une rage nouvelle. Il était prêt à se battre, il ne renoncerait pas, mais il ne voulait pas faire souffrir la jeune fille plus qu'il ne l'avait déjà fait et jamais il n'oserait diriger sa baguette vers Sonja.

"Olet parempi kuin Sonja, olet parempi kuin minä, commença-t-il d'une voix rauque. Sinun aikeissa sitoutua samaan rikokseen takana löin väsynyt lapsi tietää kärsimystä, joka on sinun. Voit ymmärtää paremmin kuin kukaan, on jo liian paljon viattomia uhreja tässä tarinassa. Incapable de soutenir le regard de Sonja, Peter laissa son regard flotter dans le vague, fixant un point invisible derrière la fillette. En voisi koskaan ymmärtää mitä olen kokenut, enkä voisi koskaan lunastaa oma vikani, mutta tiedän, että olen pahoillani joka päivä on kulunut tuona kohtalokkaana päivänä. Vakuutan teille, että jos siellä oli jotain voisin päästä eroon tuskasi olen tehnyt." (Trad : Tu vaux mieux que ça Sonja, tu vaux mieux que moi. Pourtant tu t'apprêtes à commettre le même crime car je laisserai derrière moi un enfant qui connaitra la souffrance qui est la tienne. Toi peux le comprendre mieux que personne, il y a déjà trop de victimes innocentes dans cette histoire. Jamais je ne pourrai comprendre ce que je t'ai fait enduré, et jamais je ne pourrai racheter ma faute, mais sache que je l'ai regretté chaque jours qui s'est écoulé depuis ce jour funeste. Je t'assure que s'il y avait quoi que ce soit que je puisse faire pour te débarrasser de ta souffrance je l'aurai fait.)

Peter baissa alors les yeux vers sa baguette, toujours dirigé vers l'homme à la chevelure hirsute. Il y avait quelque chose qu'il pouvait faire pour débarrasser Sonja de sa tristesse. Il pouvait la libérer du fardeau de ses
souvenirs, mais ce n'était pas sans risque. Et il ne pouvait pas se permettre de jouer avec la vie de la jeune fille, dans laquelle il avait fait assez de dégâts comme ça.

Il n'était plus en position de faiblesse et pourtant il se sentait impuissant. Quelle arme avait-il face à la cruelle douleur de la pauvre orpheline ? Il n'avait pas le droit de lutter contre elle, parce qu'elle serait toujours la perdante. Il lui avait déjà pris tout ce qu'il pouvait lui prendre et pourtant il lui en demandait encore. Il lui demandait d'être plus sage que lui. Du haut de ses quatorze ans il attendait d'elle qu'elle fasse preuve d'une
maturité et d'une clémence qui lui avaient fait défaut alors qu'il avait dix ans de plus. Elle n'accepterait sans doute pas. Lui-même aurait refuser s'il s'était retrouver à sa place. Les meurtriers ne méritaient pas d'être graciés. Seulement il se refusait à employer la force, il aurait vaincu la jeune sorcière aisément mais c'était à son tour à elle de gagner. Elle devait sortir triomphante de cette confrontation, aussi était-ce à elle de faire son choix. Elle pouvait lui prouver combien elle était plus maline que lui et venger son père en ordonnant au tueur qu'elle avait engagé d'en finir, où elle pouvait se révéler encore plus forte, et faire preuve d'une empathie presque inhumaine à l'égard d'un enfant qui n'était même pas né.
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Sonja
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L'heure de venger son père était enfin venue, lorsque qu'un éclair verdoyant jaillit de l'extrémité de la baguette du bourreau pour venir frapper l'odieux meurtrier au sol. Mais celui-ci dans un ultime réflexe de survie, se roula sur le coté pour éviter in-extremis le juste châtiment qui lui incombait. Le sortilège de douleur frappa alors le sol enneigé, privant la jeune Sonja de la satisfaction de voir celui qui avait anéantie son existence, payer enfin pour son crime. La jeune fille serra les poings de rage devant cet homme lâche qui tentait encore une fois d'échapper au bras de la justice, pour sauver sa misérable existence.
Pouvait-il encore se regarder dans un miroir sans blêmir? Sa conscience était-elle blanche comme neige ou maculée du sang de son crime?
En réalité Sonja ne cherchait point de réponse à ses questions, tant elle s'était façonnée une image manichéenne du meurtrier de son père. La jeune laponne l'avait complètement déshumanisé afin de ne point faiblir au moment fatidique ou elle devrai sceller son destin. Elle interpella alors de manière virulente l'homme qu'elle avait engagé pour qu'il achève sa mission, et anéantisse définitivement l'image du monstre qu'elle s'était forgée pendant de si longues années!

"Miksei hän kuollut? Sinun täytyy tappaa hänet! Haluan nähdä hänet helvettiin! Tapa se! En kestä hänen etsiä!" (Trad: Pourquoi n'est-il pas encore mort? Vous devez le tuer! Je veux le voir bruler en enfer! Tuer-le! Je ne peux plus supporter son regard!)

Mais son homme de main s'était quelque peu raidit, immobile, comme si un imprévu venait de se produire. Le regard de Sonja se fronça lorsqu'elle comprit que Peter Carrow venait de récupérer sa baguette dans son mouvement d'esquive sa baguette, la braquant désormais sur son tueur à gage. Un duel de regard s'instaura entre les deux hommes. L'un et l'autre sachant que le vainqueur serait sans doute celui qui se montrerait le plus rapide dans l’exécution d'un enchainement de sortilèges.
L'homme hirsute engagé par Sonja, justifia alors la confiance placée en lui, conservant son calme et rassura d'une voix monocorde la fillette.

"Älä huoli tyttö ... loitsu edelleen syvästi geeni haittaavat liikkumista. En hallitsemaan tilanteen täydellisesti. Toisin häntä, en hyökkää puolustuskyvyttömiä miehiä, ja se tekee minun sopimus lisää mielenkiintoista ... " (Trad: "N'ayez crainte jeune fille... Le sortilège d'entrave gène considérablement ses mouvements. Je maitrise parfaitement la situation. Contrairement à lui, je n'aime pas attaquer les hommes sans défense, et cela ne rend mon contrat que plus intéressant...")

Sans le laisser trop paraitre, Sonja tremblait désormais comme une petite feuille secouée par la brise. Au fur et à mesure que les secondes s’égrenait la peur de l'échec s'installait, et elle exhorta alors son assassin de la libérer le plus rapidement possible de son tourment.

"Tapa hänet sitten! Vauhtia! Mennään sen!" (Trad: "Tue-le alors! Vite! Que l'on en finisse!")

Sonja ne voulait point se questionner, cet empressement traduisant son désir presque instinctif de voir la mémoire de son père vengée. Alors que la jeune fille essayait de traverser tant bien que mal le gouffre de ses doutes, marchant telle une funambule sur le fil de sa vengeance; Peter Virtanen s’octroya le luxe, en guise de dernières paroles, de lui prodiguer un conseil...


"Olet parempi kuin Sonja, olet parempi kuin minä, Sinun aikeissa sitoutua samaan rikokseen takana löin väsynyt lapsi tietää kärsimystä, joka on sinun. Voit ymmärtää paremmin kuin kukaan, on jo liian paljon viattomia uhreja tässä tarinassa. En voisi koskaan ymmärtää mitä olen kokenut, enkä voisi koskaan lunastaa oma vikani, mutta tiedän, että olen pahoillani joka päivä on kulunut tuona kohtalokkaana päivänä. Vakuutan teille, että jos siellä oli jotain voisin päästä eroon tuskasi olen tehnyt." (Trad : Tu vaux mieux que ça Sonja, tu vaux mieux que moi. Pourtant tu t'apprêtes à commettre le même crime car je laisserai derrière moi un enfant qui connaitra la souffrance qui est la tienne. Toi peux le comprendre mieux que personne, il y a déjà trop de victimes innocentes dans cette histoire. Jamais je ne pourrai comprendre ce que je t'ai fait enduré, et jamais je ne pourrai racheter ma faute, mais sache que je l'ai regretté chaque jours qui s'est écoulé depuis ce jour funeste. Je t'assure que s'il y avait quoi que ce soit que je puisse faire pour te débarrasser de ta souffrance je l'aurai fait.)

La fine main de Sonja tremblait de plus belle, alors que ses yeux s'embuait de larmes. Le monstre qui avait tuer son père avait donc un enfant, qui bientôt par sa faute vivrait le même calvaire qu'elle avait traversé. Sonja n'avait jamais envisagé cette hypothèse, le meurtrier de son père incarnant le mal absolu, il ne pouvait avoir fondé une famille. c'était sans doute un odieux mensonge pour sauver sa peau et intérieurement, elle voulait lui hurler de se taire, de ne point lui rendre la tâche plus difficile qu'elle ne l'était déjà. Elle ferma alors les paupières, pour y retrouver l'image d'un père heureux de voir sa fille venger sa mort, mais il n'en fut rien. Bien au contraire, son père la fixait d'un regard résolument triste et accablé.
Comme par magie, la voix de son père résonna en elle, détruisant peu à peu sa détermination meurtrière.

* Rien ne me ramènera à toi, il en est ainsi. Maintenant réponds moi ma fille. Veux-tu faire subir à un autre enfant innocent la même souffrance que toi? De tout mon cœur, je ne l'espère pas, car j'aurai perdu pour de bon la petite fille que j'ai tant aimé...
Poses toi les bonnes questions Sonja! Une fois débarrassé de cet homme, qu'adviendra-t-il de ton existence? Crois-moi ma fille la haine et la vengeance n'amène rien de bon...
*

En cet instant, Sonja aurait voulut s'enfuir, courir sans but, juste pour s'éloigner de cette maudite clairière. Fuir ses responsabilités! Ne pas entendre les paroles emprunte d'humanité de ce monstre qui hantait depuis si longtemps ses cauchemars! Ne point voir son père!
Des larmes s'échappaient à présent de ses paupières closes, la forçant à ouvrir les yeux sur une triste réalité, qui était qu'elle s’apprêtait à faire tuer le père d'un enfant...



Son tueur allait passé à l'action, lorsqu'une vibrante supplique se fit alors entendre.

"Ei! Älä tapa häntä!" (Trad: Non! Ne le tuer pas!)

L'assassin sur gage parut quelque peut décontenancé, et tout en gardant sa baguette braquée sur le sorcier à terre, tenta d'obtenir une vague explication à se retournement de situation un peu brutal de la part de la jeune fille.

"Mutta meidän sopimus? Olet maksanut minun tehdä se! Muista, että tyttö Teen piste rahaa!" (Trad: Mais notre contrat? Vous m'avez payé pour le faire! Sachez fillette que je ne vous rendrai point votre argent!)

Sonja le dévisagea alors de ses yeux inondé de larmes, ou brillait en plus de la tristesse, une certaine forme de colère contre elle même. Trop sensible sans doute, la jeune fille avait faillit au moment fatidique ou elle devait se montrer impitoyable. Se maudissant intérieurement, elle trouva tout de même la force de parler.

"Olen muuttanut mieleni. Voit mennä rahaa ..." (Trad: J'ai changé d'avis. Vous pouvez partir avec votre argent...)

L'homme hirsute se détourna alors de celui qui devait être sa victime, pour se retourner vers la fillette, en secouant de dépit la tête.

"Joko! Annan damn! tämä on elämäsi ja ei minun! Hyvästi!" (Trad: Soit! Je m'en moque éperdument! c'est votre vie et pas la mienne! Adieu!)

En entendant ces dernières paroles, Sonja tourna le dos à l'homme afin de cacher l'immense détresse qui l'envahissait, avant de s'effondrer sur ses genoux.
Les pas dans la neige de son tueur finirent par s'éloigner au loin, et Sonja comprit qu'elle n'aurait jamais sa vengeance. Tout ce qu'elle voulait à présent s'était mettre fin à ses souffrances, et quitter cette vite d'une tristesse infinie.
Elle entendit alors le souffle de l'assassin dans son dos, et sans se retourner lui fit alors une proposition des plus troublantes.

"Jos haluat ostaa ja lopettamaan minun kärsimystä ... Sinun täytyy tappaa minut teit isäni. Perheeni on taivaassa, ja haluan liittyä..." (Trad: Si vous voulez vous racheter et mettre fin à mes souffrances... Vous devez me tuer comme vous l'avez fait avec mon père. Ma famille est au ciel, et je veux la rejoindre...)

Sonja se laissa alors tomber sur le dos dans la neige, ses yeux se perdant dans les cieux. Elle adressa à ceux-ci un triste murmure :

""Isä ... pahoillani, etten ollut tarpeeksi vahva ..." (Trad: "Pardon papa... Je n'ai pas été assez forte...")



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Le cœur de Peter se déchira lorsqu'il vit les larmes couler sur les joues de la jeune Sonja. Parce qu'elle coulait à cause de lui, ces larmes. Il en était l'unique responsable et il ne pouvait rien faire pour réparer sa faute. Le seul moyen de mettre fin à ses pleurs aurait été de laisser la jeune fille mener à bien sa mission, mais cela n'aurait été que faire le malheur d'un autre enfant en le privant de père comme Sonja l'avait été. La situation était sans issue, ils ne pouvaient pas s'en sortir tous les deux. Lui avait échappé à son sort il y a dix ans, c'était désormais au tour de la jeune fille de fuir son destin, de vaincre sa tristesse. Il ne pouvait pas se dérober une seconde fois, il n'avait plus qu'à assumer maintenant.

Il n'avait pas à demander à Sonja d'être plus forte que lui ne l'avait été, il n'aurait jamais du le faire. Il avait eut dix ans, dix ans à jouir d'une liberté qu'il ne méritait pas. C'était déjà trop. Et pendant tout ce temps Sonja avait souffert de ce crime impuni. Il était peut-être temps de renverser la tendance maintenant. Cette injustice n'avait que trop duré. Peter baissa alors lentement sa baguette qu'il avait pointé sur le tueur, son geste ralenti aussi bien par le sortilège d'entrave que par l'émotion. Il ne se battrait pas. C'était à Sonja de choisir maintenant. A elle de voir si elle si elle lui laissait la vie sauve ou pas. Le tueur leva sa baguette et l'enseignant frémit. Il se demandait à qui irait sa dernière pensée. Sans doute à Chloé, ou à leur enfant qu'il ne connaitrait jamais. Il fut surpris du calme qu'il ressentait. Il aurait du avoir peur mais savait qu'il recevait la mort que comme un châtiment qu'il fuyait depuis trop longtemps. Il accomplissait son devoir, rien de plus.

"Ei! Älä tapa häntä!" (Trad: Non! Ne le tuer pas!)

La voix vibrante d'émotion de Sonja raisonna dans la clairière, paralysant aussitôt les deux tueurs qui se trouvaient en face d'elle. S'en suivit une discussion entre la jeune fille et l'homme qu'elle avait engagé au terme de laquelle ce dernier s'éloigna aussi silencieusement qu'il était arrivé. Le silence retomba et Peter croisa le regard de la jeune fille où une colère qu'il ne comprenait pas semblait s'être mêlée à sa tristesse. Peter l'observa, déchiré, honteux et impuissant. Que pouvait-il faire pour la soulager de cette douleur ? Sonja se laissa tomber à genoux et il fit un pas dans sa direction avant de se raviser. Elle n'avait sans doute ni envie ni besoin d'être réconforter par celui qui était à la source de tous ses malheurs.

"Jos haluat ostaa ja lopettamaan minun kärsimystä ... Sinun täytyy tappaa minut teit isäni. Perheeni on taivaassa, ja haluan liittyä..." (Trad: Si vous voulez vous racheter et mettre fin à mes souffrances... Vous devez me tuer comme vous l'avez fait avec mon père. Ma famille est au ciel, et je veux la rejoindre...)

Peter fut bouleversé par la demande de la fillette, cruelle de vérité. C'était le seul moyen de la libérer de ses souffrances et il le savait très bien. Il devait finir ce qu'il avait commencé, achevé le travail pour que les choses rentrent dans l'ordre. Ce serait mieux comme ça, il le savait. Mais il ne pouvait pas. Il ne la tuerait pas, il n'en avait pas le courage. Tuer un homme, alors qu'il était enivré et sous l'influence de son père, l'avait déjà détruit, il ne pouvait pas s'imaginer tuer une enfant. Et puis il continuait d'espérer que Sonja trouverait un jour le moyen de surmonter sa douleur, de vaincre sa tristesse et qu'elle deviendrait une adulte heureuse. Il voulait la laisser vivre, mais pas la condamner à une existence morne et seulement animée par la haine et la tristesse. Sonja se laissa alors tomber sur le dos, aux pieds de l’enseignant, fixant le ciel blanc de son regard baigné de larmes.

"Isä ... pahoillani, etten ollut tarpeeksi vahva ..." (Trad: "Pardon papa... Je n'ai pas été assez forte...")

Peter s'accroupit près de la fillette et laissa le silence planer un instant avant de prendre la parole d'une voix hésitante.

"Sen sijaan olette ollut erittäin vahva Sonja ... ja en voi kiittää sinua tarpeeksi" (Trad : "Au contraire tu as été extrêmement forte Sonja...et de ça je ne te remercierai assez")

Une idée effleura alors l'esprit du professeur. Sonja souhaitait se débarrasser des fantômes de son passé au point de vouloir mourir, mais il y avait une autre solution. Il pouvait faire d'elle la jeune fille insouciante qu'elle n'avait jamais été, il pouvait la libérer de ses souvenirs douloureux. Ce n'était pas une décision facile à prendre, mais il était sure que c'était la bonne, ou du moins la meilleure. Sonja lui avait laissé la vie, elle méritait de vivre elle aussi, et pas seulement comme un fantôme. Elle avait droit à une vie digne de ce nom, et il pouvait la lui offrir.

"Se on ohi nyt, sinulla enemmän ..." (Trad : "C'est fini maintenant, tu ne souffriras plus...") murmura-t-il à la jeune fille.

L'enseignant pointa alors sa baguette vers le visage de cette dernière et ferma les yeux. Il ne devait effacer que les souvenirs qui empêchait Sonja d'être heureuse, la mort de son père, le suicide de sa mère, mais ne pouvait pas altérer toute la mémoire de la jeune fille, elle en serai trop perturbée et ne parviendrait jamais à mener une vie normale. Une fois pleinement concentré il rouvrit les yeux avant de souffler une formule qui aurait définitivement raison des fantômes qui hantaient la jeune Sonja.

"Oubliette"

La tristesse et la rage s'atténuèrent doucement dans les yeux de la jeune fille et le professeur sut qu'il avait réussi. Cela ne rachetait en rien son crime, mais cela en allégeait les conséquences. Sonja mènerait peut-être une vie heureuse à présent, en tout cas il ferait tout pour que ce soit le cas. Il se promit de laisser à Ludmilla de quoi subvenir au besoin de la fillette pendant plusieurs années, et même après, autant que la petite fortune des Carrows serve à réparer leurs torts..Peter se releva lentement, laissant le temps à Sonja le temps de reprendre ses esprit tout en la scrutant d'un regard inquiet pour s'assurer que son sortilège n'avait eut aucun effet indésirable.
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Sonja
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"Oubliette"

Le souffle court, les yeux rivés vers le ciel, Sonja entendit un mot, un seul, mais qui résonna dans sa tête comme un écho sans fin. Était-ce une promesse de renouveau, ou au contraire le point final de sa courte vie? Sonja l'ignorait. Le néant tourbillonnait dans son esprit, alors qu'une partie de sa mémoire s'effaçait peu à peu. Une lumière blanche se glissa sous ses paupières, envahie sa tête. Puis plus rien...

La jeune Lapone ouvrit lentement les yeux. Le ciel lui offraient un spectacle divin, où les nuages prenaient des formes hallucinantes d'animaux en tout genre. Les rayons du soleil caressait délicatement sa peau blanche, quant une ombre s'intercala entre elle et l'astre solaire. Sonja se redressa et subitement tout lui revint à l'esprit. Ludmilla Sorjalünd lui avait confié de guider un professeur qu'elle devait conduire en direction d'un cercle de pierre runique située à l'extrême Ouest de la plaine de la Vaara. Un peu gênée, elle se redressa tout en s'époussetant les vêtement de la neige qui la recouvrait, et se demandant ce qu'elle faisait au sol. Le professeur Virtanen se tenait devant elle, et la scrutait d'un air étrange.
Elle rougit quelque peu, tentant de recouvrir ses esprits.



"Olen pahoillani herra Virtanen ... Olen pudonnut ... En muista ... odottaa, missä olemme?" (Trad : je suis désolée monsieur Virtanen... J'ai dû tomber... je ne me souviens plus... attendez voir, où sommes nous?)

La jeune fille fronça les sourcils en reconnaissant une clairière familière mais qui ne se trouvait pas sur le chemin conduisant aux pierres runiques. Elle se gratta la tête, un peu perplexe de s'être trompée comme une débutante..
Sonja désigna une direction du bras, afin de pouvoir repartir.

"Olemme transplantoitiin pohjoiseen! Sinun riimukiviä ovat siellä! Teimme että kahdenkymmenen minuutin kävelymatkan korkeintaan ..." (Trad : Nous devons repiquer au nord! Vos pierres runiques se trouvent la-bas! Nous n'en avons que pour vingt minutes de marche tout au plus...)

La petite expédition reprit son chemin, Sonja marchant d'un pas léger et se permettant de siffloter des petites ballades laponnes. Elle indiqua au professeur Virtanen une zone qui lui semblait dangereuse, du fait de la glace friable. En effet, il passait au dessus d'une rivière gelée, et sans l'expérience de Sonja, le professeur aurait risqué de faire une trempette glaciale dans une eau bien en deçà de zéro degré.
Fréquemment la jeune fille se retournait pour voir si son invité la suivait, puis au bout de quelques kilomètres. Elle finit par désigner triomphalement le fameux cercle de pierre...




Sonja esquissa un petit pas de danse victorieux, avant de s'adresser aux professeur.

"Ja tässä, sir! En ole koskaan ymmärtänyt, mitä tarkoitusta riimut, mutta ainakin tiedän tunnistaa heidät!" (Trad: Et voila, monsieur! J'ai jamais compris à quoi servait les runes, mais au moins je sais les reconnaitre!)

La jeune lapone s'avança et tourbillonna autours des pierres mystérieuse. Son air triste avait totalement disparu, et laissait apparaitre une jeune fille un brin espiègle et joueuse. Elle dévisagea le professeur un instant, puis d'une voix un brin taquine, elle ajouta :

"Professori Virtanen, mielestäni sinun unohdit hymy Englannissa!" (Trad: Professeur Virtanen, je crois que vous avez oublié votre sourire en Angleterre!)

Sonja laissa éclater une rire enchanteur, qui était à des années lumière de ce qui c'était produit il y de cela quelques instants. Comment imaginer une jeune fille aussi agréable participer à un meurtre? Sonja avait tout simplement retrouvé son sourire perdu...




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Les fantômes du passé... [Pv Sonja - Peter]

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