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 Discussion dans un taxi [Eliott & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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29 novembre 2006

Juliet descendit les marches qui menaient à Pré-au-Lard, sans vraiment d’entrain. Certes, elle appréciait le fait de pouvoir sortir de Poudlard lorsqu’elle le souhaitait, mais cela signifiait également qu’elle avait le devoir d’accomplir une tâche désagréable et qu’elle aurait préféré éviter… Rendre visite à sa famille. Pas à ses parents, ni à ses adorables grands-parents paternels. Non, elle devait rendre visite à ses oncles, tantes, et grands-parents, du côté de sa mère. Par Merlin, cette simple pensée la faisait frissonner. Etre confrontée aux regards venimeux qui se veulent compatissants lorsqu’ils aborderont le sujet de la dépression de sa mère. Autant Juliet tolérait sa grand-mère, qui se préoccupait véritablement de sa fille, autant elle haïssait ses oncles et tantes de toutes ses forces. Ils la répugnaient.

Et ça, elle voulait leur faire comprendre. A chaque visite qu’elle était forcée de leur rendre, elle se comportait exactement comme ils détestaient la voir agir. Juliet le savait bien, que ce que souhaitait sa famille maternelle était la voir se comporter comme une jeune fille de haut rang, distinguée, classe. Mais le haut rang, elle ne l’avait pas. Parce que son père était Moldu. Et elle se plaisait à rappeler à ses oncles et tantes qu’elle ne faisait pas partie de même monde qu’eux. Que jamais elle ne serait celle qu’ils attendaient.

Elle allait donc rendre une petite visite de courtoisie à sa famille, en ayant prit garde de ne pas revêtir une robe de sorcière, mais un jean moldu, un tee-shirt et une veste des plus normales. Certes, ce comportement était puéril – et d’ailleurs la jeune femme s’en rendait compte – mais elle ne pouvait s’empêcher de se délecter des mines offensées de ses tantes.

Une fois arrivée à Pré-au-Lard, la Gryffondor avisa une petite ruelle et s’y engagea, avant de s’arrêter, de fermer les yeux et de se concentrer sur l’endroit où elle souhaitait se rendre. Le Chemin de Traverse, Londres. Les sensations du Transplanage n’étaient pas bien différentes de celles du Portoloin et Juliet atterrit légèrement nauséeuse dans la rue principale du Chemin de Traverse. Après avoir reprit ses esprits, elle se mit en marche en direction du Chaudron Baveur, adressa un sourire au barman et sortit du bar pour se retrouver directement dans Londres moldu.

Elle hésita quelques instants. Il était encore tôt, et elle n’avait aucune – mais vraiment aucune – envie de passer autant de temps avec sa famille. Elle fouilla dans son sac et trouva quelques billets. Alors qu’elle se dirigeait machinalement vers un petit restaurant, elle eut subitement une idée. Elle allait se rendre chez sa famille en taxi. De un, parce que cela rallongerait le temps du trajet et de deux parce que la jeune femme avait toujours aimé prendre la voiture – et c’était bien plus agréable que le transplanage !

Juliet héla un taxi et monta dedans, souriant gentiment au chauffeur.

« Bonjour ! » lança-t-elle.

Elle donna l’adresse de ses grands-parents avant de s’excuser :

« Je suis vraiment désolée, c’est un peu éloigné d’ici… Si ça vous dérange, je peux toujours y aller en trans… prenant le bus. » se rattrapa-t-elle avant de se sermonner intérieurement. Passer du monde sorcier au monde moldu n’était jamais facile, et la jeune femme devait surveiller les expressions qu’elle employait.

Adressant un nouveau sourire au chauffeur, elle attendit sa réponse.



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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Eliott salua d'un signe de tête le jeune couple qui venait de sortir du taxi pour se diriger vers le somptueux hôtel londonien dans lequel ils avaient décidé de passer leur lune de miel avec un léger pincement au cœur. Ils avaient passé tout le trajet à lui raconter leur magnifique mariage, et a parlé de la grande maison qu'ils voulaient acheter pour pouvoir élever les cinq enfants qu'ils allaient avoir et, si il était content pour eux, Eliott était un peu jaloux aussi. Lui qui avait du mal à sortir avec la même fille plus de trois semaines ne pouvait s'empêcher de les envier un peu. Pas pour le mariage, le mariage c'était effrayant, mais l'idée d'avoir une petite amie ne lui déplaisait pas. Seulement il passait souvent pour un garçon étrange. Pas plus tard qu'hier, à l'entrainement de hockey, un des gars de son équipe avait failli le tuer à coups de cross parce qu'il avait demander le plus sérieusement du monde qui était Paul McCartney, qui s'avérait être l'un des quatre membres de ce groupe de "beetles" que les moldus vénéraient.

Conscient qu'il était plus qu'urgent de parfaire sa culture musicale moldu, le jeune homme alluma l'autoradio en reprenant le chemin du centre ville tout en fredonnant l'air de la chanson du moment. Il fit un petit détour par l'avenu moldue qui passait devant le Chaudron baveur, il lui était arrivé deux ou trois fois d'apercevoir des sorciers, qu'il reconnaissait facilement à leur style vestimentaire. N'apercevant personne vêtue de cape au milieu des moldus en costumes ou en jeans, il s'apprêtait à quitter le quartier quand une jeune femme leva le bras. S’arrêtant à sa hauteur, Eliott lui adressa un sourire engageant alors que la jeune fille montait à l'arrière de la voiture et le saluait avec entrain.

"Bonjour ! Où est-ce que je vous emmène ?"

La demoiselle lui indique l'adresse de sa destination et Eliott grimaça. A cette heure-ci ils allaient en avoir pour au moins une heure. Mais ce n'était pas lui qui payait après tout.

"Merlin, il y en a pour un moment !" souffla-t-il.

La jeune femme sembla alors se rendre compte de la longueur du trajet puisqu'elle s'excusa aussitôt.

« Je suis vraiment désolée, c’est un peu éloigné d’ici… Si ça vous dérange, je peux toujours y aller en trans… prenant le bus. »


Transplanant ? Est-ce qu'elle avait failli dire "transplanant" ? Eliott jeta un coup d’œil à le jeune femme dans le rétroviseur, elle avait l'air d'une moldue tout à fait normale. Lui aussi, d'un autre coté. Néanmoins ils se trouvaient non loin du Chaudron Baveur, elle pouvait bien être une sorcière. Sauf que les sorciers ne prenaient pas le taxi, ils transplanaient, justement. Non, c'était surement lui qui se "faisait des films" comme disaient les moldus. Elle avait sans doute voulut dire "Transport en commun", ou quelque chose du genre. Légèrement déçu, le jeune homme se retourna pour adresser un sourire rassurant à la demoiselle.

"Ne vous en faites pas, il n'y a aucun soucis. Mais j'espère que vous n'êtes pas pressée..."

C'est alors que les yeux de l'ex-Gryffondor se posèrent sur un morceau de bois qui dépassait de la poche de la veste de sa cliente. Et pas n'importe quel bout de bois, une baguette, il en était presque certain. Cependant il ne pouvait pas lui demander de but-en-blanc "Vous ne seriez pas une sorcière par hasard ?" car si ce n'était pas le cas il passerait pour un fou.

"Je peux vous emprunter votre stylo ? lança-t-il finalement en retenant difficilement un sourire espiègle. Le miens ne marche plus, et le votre a l'air neuf, qu'est ce que c'est comme bois ? Il brille drôlement, c'est presque magique."

Il aurait mérité un prix pour la phrase la moins naturelle du monde. Rougissant légèrement, Eliott guetta la réaction de la jeune fille dans le rétroviseur, tout en mettant le contact. Finalement, entre lui demander si elle était une sorcière ou qualifier un stylo de "magique" il ne savait pas ce qui le faisait plus passer pour un fou. Soit c'était une sorcière, auquel cas elle se mettrait sans doute à paniquer et à chercher un moyen d'expliquer que ce n'était pas un stylo, soit c'était une moldue et elle le prendrait pour un taré. Mais il se fichait bien qu'une moldue qui se promenait avec un bout de bois dans sa poche le prenne pour un fou, et puis il commençait à avoir l'habitude.


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Alors qu’elle montait dans le taxi, saluait le chauffeur et lui donnait l’adresse de la maison de ses grands-parents, Juliet se rendit compte de la durée du voyage, surtout à cette heure-ci. Une heure, au bas mot. Pourtant, cela ne dérangeait aucunement la jeune femme. Elle s’apprêtait à prendre la parole lorsque le chauffeur la devança :

"Merlin, il y en a pour un moment !"

La Gryffondor ouvrit la bouche pour parler et… la referma aussitôt. Avait-elle bien entendu ? Venait-il bien de dire « Merlin » ? Mais pourtant… Les sorciers uniquement juraient comme cela ! Elle risqua un regard interrogateur vers le jeune homme. Après tout, les Moldus aussi connaissaient la – ce qu’ils pensaient être une légende – de Merlin. Voilà, le chauffeur de taxi devait sans doute faire référence à ce Merlin.

Toujours perplexe, elle s’excusa maladroitement auprès du jeune homme, et rectifia à la dernière minute sa phrase. Elle avait été sur le point de lâcher un « transplanant ». Se réprimandant intérieurement, Juliet se jura de faire plus attention aux propos qu’elle tenait. Plus d’allusions à la magie, plus d’expressions sorcières, plus de mots sorciers.
Elle adressa un sourire au chauffeur lorsque ce dernier la rassura, lui demandant néanmoins si elle n’était pas pressée.

« Absolument pas ! ». D’ailleurs elle n’était tellement pas pressée que s’il pouvait y avoir des embouteillages très – vraiment très - longs, ce ne serait pas plus mal.

Elle s’attacha et se cala confortablement contre le dossier de son siège, écoutant un air de musique moldu qui passait à la radio. Elle s’apprêtait à fermer les yeux, lorsque la voit du chauffeur résonna dans la voiture…

« Je peux vous emprunter votre stylo ? Le miens ne marche plus, et le votre a l'air neuf, qu'est ce que c'est comme bois ? Il brille drôlement, c'est presque magique. »

Jetant rapidement un coup d’œil à sa poche, Juliet aperçut que sa baguette dépassait largement. Paniquée, elle s’efforça toutefois à rester calme. Cherchant activement une réponse à donner au jeune homme, la rouge et or jeta un regard par la fenêtre avant de répondre, inspirée :

« Hum… Ce n’est pas un stylo c’est… C’est un simple bout de bois, que j’ai trouvé en me baladant et… Hum, je le trouvais assez régulier, donc je l’ai ramassé pour le rapporter à ma petite sœur, voilà. »

Piètre mensonge, Juliet, je t’ai connu plus maligne que ça.

Adressant un sourire éclatant au chauffeur, la jeune femme poussa sa baguette au fond de sa poche et laissa passer quelques secondes, plongées dans ses pensées. C’était étrange. Etrange que le chauffeur jure par « Merlin », étrange qu’il fasse une remarque sur sa baguette, alors que les autres se seraient contentés de grimacer devant ce qui pourrait potentiellement salir la voiture. Mais que pouvait bien donc dire Juliet ? Elle n’allait pas lui demander comme ça s’il connaissait l’existence de la magie ou s’il était un sorcier. Surtout qu’elle avait beaucoup de chance de se tromper. Cela ne pouvait être dû qu’uniquement au hasard, après tout. Elle prit la temps de réfléchir. Elle ne pouvait pas non plus se taire durant tout le trajet. Non, décidemment, elle devait dire quelque chose. Après réflexion, elle commença :

« Monsieur… ? Hum, si je vous dis « Wingardium », c’est quoi le premier mot qui vous vient à l’esprit ? »

Elle ajouta tout de suite après, non sans un léger sourire malicieux :

« C’est pour un sondage. »



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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Alors que la voiture démarrait, Eliott continua de jeter des regards fréquents dans le rétroviseur, espérant surprendre un geste de panique ou une expression qui trahirait la jeune femme mais celle-ci resta étrangement calme. Elle lui expliqua alors qu'il ne s'agissait pas d'un stylo mais d'un bout de bois qu'elle avait ramassé en forêt parce qu'elle le trouvait assez régulier et souhaitait l'offrir à sa petite sœur. Ces paroles confortèrent Eliott dans son idée : soit c'était une sorcière, soit c'était une folle. Parce que même les moldus n'étaient pas assez bizarres pour offrir des bâtons à des membres de leur famille, à leur chien à la rigueur mais pas à leur petite sœur.

L'ex-Gryffondor se mit à chercher une façon de mettre définitivement fin à ses doutes, tout en se concentrant un minimum sur la route. Il y avait forcément un moyen de voir s'il avait affaire à une sorcière ou pas, sans pour autant risquer de choquer la moldue qu'elle était peut-être. Il se demandait ce qu'on risquait pour avoir brisé le secret magique devant une moldue, sans doute une belle amende. Il faudrait qu'il se renseigne, au vu du nombre de gaffes qu'il faisait en une journée ça finirait forcément par lui arriver. Il était d'ailleurs persuadée que Dylan se doutait de quelque chose, elle disait qu'elle le trouvait "trop bizarre". D'un autre coté, elle ne lui posait pas trop de questions tant qu'il ne l'embêtait pas non plus. Il avait déjà essayer de lui demandé où étaient ses parents ou comment elle arrivait à gagner de l'argent alors qu'elle ne travaillait pas, mais n'avait reçu en réponse qu'un "Et comment ça se fait que tu saches pas te servir d'un téléphone portable et que le lycée ou tu prétends avoir étudié existe pas ?". Un point partout, balle au centre. Ils avaient tous les deux arrêter de se poser des questions sur leurs passés respectifs et c'était parfait ainsi.

Sa charmante et mystérieuse cliente le tira de ses pensées en lui posant une question qui la fit définitivement basculé du coté "sorcière" et non de celui de "tarée".

« Monsieur… ? Hum, si je vous dis « Wingardium », c’est quoi le premier mot qui vous vient à l’esprit ? »

Le jeune homme ne put se retenir et éclata franchement de rire. Lui qui se pensait roi dans le domaine du manque de subtilité avait finalement une sérieuse concurrente. La jeune fille ajouta précipitamment que c'était pour un sondage. *Mais bien sur* Cette fois c'était certain, c'était une sorcière, il n'y avait plus aucun doute. D'humeur joueuse, comme toujours, il hésita à répondre qu'il ne voyait pas du tout de quoi elle parlait, mais estima qu'ils avaient tourné autours du pot suffisamment longtemps.

"Warlock, Eliott, se présenta-t-il. En général il évitait d'assortir son prénom de son nom de famille, qui provoquait la plupart du temps une grimace et parfois un regard admiratif, mais c'était une manière supplémentaire de montrer à sa cliente qu'il était lié au monde magique. Ça me rappelle hum...mes premières années au collège je dirais. Un sourire espiègle éclaira le visage du jeune homme. Vous êtes toujours au lycée ? J'ai peut-être étudier dans le même établissement que vous, surement même."

Eliott se permit d'adresser un clin d’œil à la jeune fille dans le rétroviseur, puis reporte son attention sur la route. Ce jeu de sous-entendu absolument pas subtils durait depuis trop longtemps déjà et il décida qu'il était temps de se montrer plus explicite. Il n'avait pas grand chose à perdre, au pire elle prendrait peur et sortirait du taxi en claquant la porte.

"Si vous êtes encore à l'école, vous passerez le bonjour au Professeur Hellsoft de ma part, c'était ma directrice de maison."


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Après lui avoir posé une question tellement subtile (ou pas) afin de savoir si le chauffeur était vraiment un sorcier ou si ce n’était que le fruit de son imagination, Juliet attendit patiemment la réponse, un sourire aux lèvres. La deuxième option était probable, en soit. Elle avait sûrement vu des signes là où il n’y en avait pas, mal interprétée une expression… Cependant, lorsque le jeune homme éclata d’un rire franc, la jeune femme fut certaine de sa supposition. S’il avait été Moldu, le chauffeur lui aurait probablement demandé si elle était folle… Ou si elle étudiait le latin. Quelque chose du genre. Laissant apparaître un sourire amusé, Juliet dû reconnaître qu’ils n’avaient en rien été subtils. Un stylo magique, un sondage sur le mot « Wingardium »… Bon, c’était un fait non contestable, la subtilité n’était pas forcément une de ses qualités premières… Loin de là même.

« Warlock, Eliott », se présenta-t-il.

Warlock… Warlock ? Comme le concurrent de Fiennes au poste de Ministre de la Magie l’année précédente ? Il fallait dire que ce n’était pas chose facile d’oublier ce nom, tant on en avait parlé et reparlé l’an dernier. Eliott devait donc être le fils de l’ex-candidat du SPAM…

« Juliet Wilson » déclara-t-elle en souriant.

« Ça me rappelle hum...mes premières années. Vous êtes toujours au lycée ? J'ai peut-être étudier dans le même établissement que vous, sûrement même. » lui répondit-il alors avec un sourire espiègle avant de lui lancer un clin d’œil.

Eclatant de rire, Juliet répondit au clin d’œil par un sourire amusé avant de s’exprimer :

« Oui, je pense que nous avons fréquenté le même établissement… Un pensionnat qui se trouve assez loin d’ici n’est-ce pas ? Oui, je suis toujours au lycée, en dernière année. Enfin, en seconde dernière année. » rectifia-t-elle.

Son chauffeur de taxi était un sorcier. Combien avait-elle de pourcentage de chance de tomber sur un sorcier dans Londres, qui plus est un chauffeur de taxi. Très peu, à coup sûr. Un léger sourire sur les lèvres, la Gryffondor fut ravie de pouvoir discuter ainsi pendant le trajet. Les dernières fois qu’elle était montée en voiture, quasiment aucunes paroles n’avaient été prononcées, excepté quelques paroles à l’égard des piétons qui traversaient la route alors qu’ils ne le devaient pas.

« Si vous êtes encore à l'école, vous passerez le bonjour au Professeur Hellsoft de ma part, c'était ma directrice de maison. ».

Hochant la tête, Juliet laissa passer quelques secondes avant de répondre franchement :

« Je lui transmettrais ! C’est également ma directrice de maison. Ancien Gryffondor je présume ? »

Remarque très perspicace, Juliet, en sachant qu’il vient de te dire qu’Hellsoft était son ancienne directrice.

« Nous nous sommes peut-être déjà croisés d’ailleurs… Je ne m’en souviens probablement pas, mais c’est possible ! »

Juliet adressa un sourire à Eliott dans le rétroviseur, enchantée d’avoir quelqu’un à qui parler.



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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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La jeune fille, qui s'était présenté comme Juliet Wilson, éclata de rire quand il suggéra qu'ils avaient peut-être étudié dans le même établissement. Si quelques doutes subsistaient encore, elle venait de l'en débarrasser. Et la description qu'elle fit de leur fameux établissement commun ne fit que conforter Eliott dans son idée : un "pensionnat éloigné d'ici". Elle lui expliqua qu'elle était toujours à Poudlard et le jeune homme fronça les sourcils. De son temps on ne pouvait pas sortir de l'école comme ça, les rares fois où il avait essayé Rusard le lui avait fait amèrement regretté. Elle ajouta qu'elle en était à sa deuxième dernière année et il se souvint alors de cette histoire de redoublement dont il avait eu vent pendant l'été.

"Vous faites partie de la promotion de redoublants j'imagine ? Pas trop dur de rester à l'école un an de plus ?"

Il se demandait comment il aurait réagi si c'était tombé sur sa promotion. Maintenant, avec le recul, il ne voyait que des bons cotés à passer un an de plus entre les murs de Poudlard, avec ses amis, sans avoir besoin de se lancer dans la vie active, pas de loyers à payer, peu de responsabilités. Mais à l'époque il aurait sans doute protesté, trop pressé qu'il était de prendre son indépendance. Et niveau indépendance on pouvait dire qu'il avait été servi. Chassant de son esprit quelques pensées amères dirigées contre son père, Eliott demanda à Juliet de transmettre ses salutations à Hellsoft.

Il n'avait jamais fait divination mais espérait que son ancienne directrice de maison se souvenait quand même de lui. Le nombre de points qu'il avait fait perdre à Gryffondor l'avait forcément marqué, quoiqu'elle avait du en voir pas mal des cancres dans son genre. Lui en tout cas se rappellerait d'Hellsoft toute sa vie, y compris des trop nombreuses fois ou il avait atterri dans son bureau. Il avait cru qu'elle allait le tuer le jour où il avait partiellement détruit les vestiaires des Serpentards en se battant avec Brandon McGowan, un batteur adverse qui l'avait sacrément amoché ce jour là d'ailleurs.

Juliet lui répondit qu'Hellsoft était également sa directrice de maison et Eliott se surprit à sourire.

"J'ai toujours dit que Gryffondor était la meilleure des maisons ! La seule maison qui soit vraiment cool ! "

Et en générale cela lui avait valu un coup de coude de son Serdaigle de frère ou un regard désabusé de sa parfaite Serpentard de petite soeur.

« Nous nous sommes peut-être déjà croisés d’ailleurs… Je ne m’en souviens probablement pas, mais c’est possible ! »

Le jeune homme se lança dans un rapide calcul. Seconde septième année...la jeune femme devait avoir environ dix huit ans, ce qui leur faisait quatre ou cinq ans d'écart. Ils avaient forcément partagé la même salle commune pendant quelques années alors. Eliott jeta un regard à sa cliente, très jolie il devait le reconnaitre, dans le rétroviseur, mais son visage ne lui rappelait rien. Il fallait dire qu'à l'époque il passait bien plus de temps à regarder les filles plus âgées que ses camarades de première ou deuxième année.

"C'est même hautement probable, malheureusement je dois dire que je ne m'en souviens pas non plus."

Il avait toujours du mal à réaliser : il avait une cliente qui non seulement était sorcière mais qui en plus avait étudié dans sa maison et à peu près en même temps que lui. Quel était le pourcentage que ça lui arrive ? Il n'en savait rien -et avait fait suffisamment de calculs pour aujourd'hui- mais il devait être très bas. D'ailleurs, qu'est ce qu'elle fabriquait dans un taxi ? Le magicobus était dix fois plus rapide, et au vu de son âge elle aurait pu se déplacer en transplanant. Sa curiosité piquée, le jeune homme ne put s'empêcher de lui poser la question.

"Ne le prenez pas mal hein, mais ce n'est pas un peu...bizarre, de prendre le taxi pour une sorcière ?"

*C'est vrai que tu es bien placé pour dire ça Monsieur le chauffeur !* cingla une petite voix dans sa tête.

"Enfin j'veux dire, vous auriez été tellement plus vite avec le Magicobus ou la poudre de cheminette...En tout cas je suis bien content que vous ayez choisi le taxi ! conclut-il en lui adressant un nouveau sourire. Ce n'est pas souvent que j'ai l'occasion de tomber sur des sorciers."

Surtout sur d'aussi charmantes sorcières à vrai dire, songea-t-il avec un nouveau regard dans le rétroviseur. *La route Eliott, la route !* se morigéna-t-il en reportant son attention sur le trafic.


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Lorsque Eliott lui demanda si ce n’était pas trop dur de rester à Poudlard pour une nouvelle année, Juliet haussa les épaules. Pendant l’été, alors qu’elle venait d’apprendre la nouvelle, elle avait été réjouie de pouvoir retourner à l’école de sorcellerie pour une seconde dernière année, principalement parce que cela signifiait rester un an de plus avec ses amis. A présent, elle était évidemment toujours heureuse de pouvoir rester auprès de ceux qu’elle aimait, mais elle bénissait aussi ce coup du sort, qui lui permettait de rester aux côtés de sa petite sœur pour la soutenir. Et puis cela lui laissait également plus de temps, pour trouver un logement pour l’année prochaine, par exemple.

« Hum… Non, ce n’est pas spécialement difficile. Bon, évidemment, il y a les côtés pas vraiment cool, comme de repasser pour la deuxième fois les ASPIC mais… Ca me laisse le temps de m’organiser pour l’année prochaine, en fait. De trouver un appartement et tout. Parce qu’en fin d’année dernière, je ne savais pas vraiment ce que j’allais faire, où j’allais loger. Maintenant c’est un peu plus clair. Bon, seulement un peu, mais c’est toujours ça. »

Elle adressa un sourire à son chauffeur de taxi avant de songer au combat qu’elle devrait mener pour se trouver un appartement. Déjà un combat contre elle. Ne pas faillir, ne pas décider au dernier moment de rester avec sa famille. Elle ne pouvait pas vivre continuellement avec eux, même si la simple pensée de les quitter – de quitter Leah – lui brisait le cœur. Mais le fait était là : elle devait mener sa vie de son côté, vivre pour elle et non plus pour eux. Ca lui semblait égoïste, comme pensée, et pourtant… Elle n’avait pas le choix. C’était un passage obligatoire dans la vie de chaque personne : quitter ses parents, sa famille, et prendre son envol, devenir indépendant. Elle l’avait toujours su : elle ne pourrait pas protéger sa sœur toute sa vie, à cause de leur différence d’âge. Elle allait forcément se retrouver plusieurs années à Poudlard seule, sans sa grande sœur, et n’aurait pas d’autres alternatives que celle de se débrouiller seule. Cette pensée la faisait frémir, et si tout son être lui hurlait de trouver une solution, elle ne pouvait s’y résoudre. Il n’y avait pas de solution. C’était cruel. Bienvenu sur Terre.

Sur cette pensée assez négative, la jeune femme secoua imperceptiblement la tête. Elle était arrivée en Laponie complètement abattue et revenait en Angleterre insufflée d’une sorte de rage. Une rage de s’en sortir, surtout. Elle se battait depuis son enfance pour affirmer sa personnalité qui ne rentrait pas dans les critères de sa famille maternelle. A présent elle se battait pour s’en sortir. Avec Leah. Alors évidemment qu’elle était triste, qu’elle restait toujours inquiète pour sa mère. Cela n’empêchait rien. Elle avait reprit le combat. Son combat.

Les paroles du jeune homme la tirèrent de ses pensées lorsque ce dernier affirma que Gryffondor était la seule maison vraiment cool. La jeune femme hocha la tête, elle ne pouvait qu’être d’accord !

« Je suis complètement d’accord avec vous ! J’ai toujours pensé que Gryffondor était la meilleure maison. Je ne suis pas très objective, m’enfin… » ponctua-t-elle avec un sourire.

Alors qu’Eliott confirma que c’était hautement probable qu’ils se soient déjà croisés pendant les quelques années qu’ils avaient passées dans la même salle commune, Juliet ne pu s’empêcher de s’étonner de la situation. Elle prenait le taxi et son chauffeur se révélait être un sorcier, et un ancien Gryffondor, qui plus est. Ce dernier sembla d’ailleurs quelque peu étonné qu’elle prenne le taxi plutôt que le magicobus puis se rattrapa en déclarant qu’il était ravi qu’elle est prit le taxi, n’ayant pas l’habitude de tomber sur des sorcières. Esquissant un léger sourire, la rouge et or haussa une nouvelle fois les épaules avant de déclarer :

« En réalité, je vais voir à mes oncles et tantes et comment dire… Hum, ce n’est pas vraiment une chose que j’aime faire. Et moins de temps je passerais là-bas, mieux je me porterais. Mais si ça vous dérange de faire un aussi long chemin je peux toujours transplaner vous savez. »

Elle lui adressa un regard désolé dans le rétroviseur avant de demander, curieuse :

« Et vous, pourquoi avoir choisi chauffeur de taxi comme métier ? »

Souriant une nouvelle fois, elle jeta un regard par la fenêtre, attendant la réponse du jeune homme.



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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Lorsqu'Eliott l'interrogea sur ce que cela faisait de devoir passer une huitième année à Poudlard, chose qui l'aurait révolté au même âge, la jeune fille lui répondit que, malgré le fait qu'elle n'apprécie pas de devoir repasser ses ASPIC, elle était ravie d'avoir un peu plus de temps pour préparer son avenir, s'orienter et trouver un logement. Le jeune homme hocha la tête. C'est vrai que c'était casse-tête de se trouver un logement, surtout quand il fallait le faire dans l'urgence après avoir été mis à la porte de la demeure familiale à vrai dire. Enfin, il était plus ou moins parti de son plein gré mais ne doutait pas une seule seconde du fait que s'il avait demandé à rester il se serait fait jeté dehors sans plus de cérémonie.

"C'est un peu la galère pour trouver un logement à Londres, à moins d'avoir les moyens, en tout cas si jamais un vieux canapé peut vous dépanner quelques temps...Je vous cèderais le miens avec plaisir. Qu'est ce que vous voulez faire l'an prochain ?"

L'orientation était au moins un problème qu'il n'avait jamais rencontré. Il se souvenait des derniers mois de sa septième année où tous ses copains paniquaient complètement, ne sachant toujours pas quoi faire après Poudlard. Lui avait très vite su qu'il voulait étudier les moldus et cela tombait plutôt bien car c'était une des rares matières où il avait de bonnes notes, pour ne pas dire la seule. Ses souvenirs d'adolescence le ramenèrent à ses années Poudlard et c'est avec nostalgie qu'il vanta Gryffondor comme la meilleure des maison, ce que sa charmante cliente approuva, tout en soulignant qu'ils n'étaient pas très objectifs.

Tout en sachant qu'il n'était pas vraiment bien placé pour faire ce genre de remarque, après tout c'était lui le sorcier chauffeur de taxi, Eliott se permit de demander à Juliet pourquoi elle avait choisi ce moyen de transport alors que n'importe quel équivalent magique aurait été bien plus rapide. Celle-ci lui répondit qu'elle allait rendre visite à de la famille et qu'elle n'était pas vraiment pressée d'arriver. Le jeune homme ne put retenir un éclat de rire. Comme il la comprenait ! Il arrivait toujours le dernier aux repas de famille ou aux galas du SPAM qui avaient lieu au manoir, ce qui lui valait souvent un regard désapprobateur ou une remarque acide de son père, ce dont il s’accommodait parfaitement.

"Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour échapper à sa famille parfois..." soupira-t-il.

Inutile d'en dire d'avantage, son nom de famille parlait pour lui. Et puis, il n'était pas censé dénigré son père devant de potentiels électeurs, c'était mauvais pour son image. Honnêtement Eliott n'avait pas grand chose à faire de l'image de son père, qui se débrouillait très bien tout seul pour la ruiner de toute façon, mais cela avait des répercussions sur toute la famille alors il évitait. Néanmoins, il y avait peu de chance pour qu'une sorcière qui prenait le taxi vote pour un parti aussi conservateur que le SPAM. Une nouvelle fois, la jeune femme lui assura qu'elle pouvait toujours transplaner si il ne voulait pas faire une si longue route.

"Il n'y a aucun problème, vraiment !" assura-t-il avec un large sourire.

La jeune femme lui retourna alors sa question, lui demandant pourquoi il avait choisi d'être chauffeur de taxi. Eliott commença par hausser les épaules. Il n'avait jamais vraiment choisi, c'était un choix qui s'était imposé de lui même, au fur et à mesure. Il s'était spécialisé dans les moyens de transports moldus et fasciné pour les voitures. Il aurait bien aimé piloté une fusée un jour, ces engins le fascinait, mais c'était légèrement moins accessible. Il avait passé le permis de conduire pendant sa troisième année de formation et quand on lui avait parlé du métier de chauffeur de taxi il avait tout de suite su que c'était ce qu'il voulait faire. Aller partout et rencontrer des tas de gens différents.

"Je n'ai pas vraiment baigné dans la culture moldu étant enfant, commença-t-il en grimaçant. Et c'était un euphémisme pour dire qu'il avait grandi dans une famille très conservatrice. Mais c'est un monde qui me fascine. J'ai voulu étudier les moyens de transports moldus, que je trouve très ingénieux. L'avion était quand même une invention merveilleuse, on pouvait voler sans utiliser la magie. Ma formation comprenait le permis de conduire alors...voilà."


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Lorsque Eliott lui annonça qu’il était difficile de trouver un logement à Londres – à moins d’avoir les moyens – Juliet hocha la tête en soupirant. Les moyens, elle les avait, mais ne voulait pas en être dépendante. Elle ne souhaitait pour rien au monde dépendre de l’argent de ses parents, ou pire, de ses oncles et tantes. Grand nombre de ses amis ne la comprenaient pas. Elle disposait d’une grosse somme d’argent à sa disposition, de quoi louer un appartement d’une bonne taille à Londres sans même avoir besoin de trouver un colocataire pour partager le loyer, et pourtant ne voulait pas l’utiliser.

En réalité, Juliet avait envie d’être complètement indépendante. Et elle connaissait ses oncles et ses tantes. Ils se feraient un devoir de lui rappeler, plus tard, qu’ils l’ont aidé alors qu’elle sortait tout juste de Poudlard, que sans eux elle n’en serait pas là… De la rendre redevable, en quelque sorte. Et ça, elle ne pourrait le supporter. Evidemment qu’avec ses parents, ce serait différent. Evidemment qu’elle aurait beaucoup moins de mal à accepter leur argent. Mais le fait était là : elle avait besoin de se savoir indépendante, libre. Elle avait déjà commencé à réfléchir à ce qu’elle pourrait faire, pour subvenir à ses besoins, en prenant en compte le fait qu’elle aurait tout de même un peu d’argent pour débuter dans sa vie d’adulte. Elle en était venue à la conclusion qu’elle allait devoir se trouver un petit boulot. Et même si cette perspective ne l’enchantait pas plus que ça, elle devrait bien s’y résoudre.

« Effectivement, ça a l’air galère… Mais je note votre proposition, ça m’arrangerais de ne pas me retrouver à la rue » blagua-t-elle, avant de reprendre : « Je veux continuer dans le Quidditch, en tant que Poursuiveuse. Mais… Avec la nouvelle université qu’ils veulent mettre en place, je ne sais pas vraiment si ce sera possible. J’attends d’avoir plus d’informations, mais normalement je devrais poursuivre dans cette branche. »

Alors que Juliet mentionnait le fait qu’elle n’était pas pressée d’arriver chez sa famille, le chauffeur de taxi éclata de rire, et un léger sourire apparu sur le visage de la jeune femme.

"Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour échapper à sa famille parfois..."

Elle ne pouvait qu’approuver. Puis, ses paroles firent leur chemin dans son esprit, et la Gryffondor retint de se frapper la tête avec la paume de la main tant elle avait pu être stupide. Evidemment, papa Warlock ne devait pas spécialement approuver que son fils travaille chez les Moldus. Mais pourtant… Cela aurait dû faire la Une de la presse à scandale. Et même si la Gryffondor ne la lisait pas, elle aurait forcément été au courant, par le biais d’Olivia, par exemple.

« Exactement. Remarque, à la fin, on devient professionnels dans l’art d’écourter une conversation, de poser des questions impersonnels, d’esquiver un repas, et de passer le moins de temps possible à table, c’est déjà ça. » répondit-elle en haussant les épaules. « Difficiles, vos réunions de familles ? » demanda-t-elle en songeant avec désespoir à celle qui l’attendait.

Puis, alors que l’ex-Gryffondor lui assurait une nouvelle fois qu’il n’y avait aucun problème à ce qu’elle prenne le taxi, la jeune femme esquissa un sourire avant de lui demander pourquoi il avait décidé de devenir chauffeur de taxi.

"Je n'ai pas vraiment baigné dans la culture moldu étant enfant. Mais c'est un monde qui me fascine. J'ai voulu étudier les moyens de transports moldus, que je trouve très ingénieux. Ma formation comprenait le permis de conduire alors...voilà."

Hochant la tête, Juliet eut un nouveau sourire. Eliott avait abandonné le monde magique pour avoir un métier Moldu et travailler dans un domaine qui lui plaisait, malgré sa famille qui ne devait pas approuver. Génial.

« C’est cool, » lâcha-t-elle en lui souriant dans le rétroviseur. « Vous faîtes ce que vous aimez, et c’est vraiment génial. »

Au moins, il ne s’était pas laissé influencer par ses parents… Ce qui en soit, devait être assez compliqué, vu la situation dans laquelle il était.



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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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Eliott laissa échapper un sifflement admiratif quand Juliet lui expliqua qu'elle voulait poursuivre dans le Quidditch, en tant que poursuiveuse. Elle mentionna également une université magique dont le jeune homme n'avait jamais entendu parler. Depuis qu'il ne se faisait plus livrer la gazette -il ne manquerait plus que Dylan tombe sur un journal aux photographies vivantes et qui parlait de magie- il était un peu déconnecté de l'actualité sorcière. Il nota dans un coin de sa tête de questionner son frère ou sa sœur à se sujet.

"C'est génial ! Je vous souhaite bonne chance ! Le Quidditch me manque parfois...soupira-t-il. J'étais batteur," précisa-t-il.

Il gardait de très bon souvenirs des entrainement et des matchs, de moins bon aussi. Il avait passé d'excellents moments en compagnie de l'équipe, avait fêté plusieurs victoires et encaissé plusieurs défaites avec eux - défaites dues uniquement au fait que les Serpentard trichaient, évidement. Il avait noué des amitiés qui, si elles ne s'étaient pas révélé aussi indestructibles qu'il les avait pensé, lui avait beaucoup apporté. Et il s'était découvert des ennemis en les frères McGowan, ce qui lui avait permis d'apprendre à se battre, et à faire briller des trophées sans magie.

"Mais certains sports moldus sont pas mal non plus !" ajouta-t-il avec entrain.

Il s'était essayé au rugby, au foot, mais s'était pris de passion pour le hockey. Ce n'était pas le sport le plus répandu en Angleterre, mais ça lui plaisait bien. Et si au début il avait utilisé sa crosse comme une batte de Quidditch, ce qui n'avait plu ni à son entraineur ni au nez de celui qui avait reçu le coup par inadvertance, il commençait à être un bon joueur. Il aimait le fait d'évoluer dans un élément incertain et garder l'équilibre sur la glace était un challenge tout aussi difficile que de se stabiliser sur un balais.

La conversation dériva sur les réunions de famille, puisque la jeune femme n'avait pas l'air pressée de se rendre à la sienne. Alors qu'il compatissait au triste sort de cette dernière, qu'il comprenait plutôt bien étant donné sa propre situation, celle-ci énuméra tout un nombre de tactiques qui n'était que trop familières au jeune homme. Lors des diners de famille en petit commité il se débrouillait pour être assis loin de son père et parlait plutôt Quidditch avec son frère, ou prenait des nouvelles de Poudlard auprès de sa sœur. Et lors des évènements mondains ou des galas saisonniers du SPAM il vidait tous les verres qui lui passait sous la main dans l'espoir de se rendre la soirée supportable, tout en fuyant tous les amis de son père qui voulait le questionner sur ses études de médicomagie. Juliet lui demanda alors si ses réunions de famille étaient difficile et il laissa échapper un éclat de rire un peu amer.

"Hum, plutôt difficiles oui, je ne suis pas vraiment le fils idéal...grimaça-t-il. Du moins, pas le fils que son père aurait voulut avoir. Et ça dérape dès que quelqu'un a le malheur de parler politique, évidement. Mais chaque famille a ses problèmes j'imagine..."

Les problèmes de la sienne se résumait en quatre lettre : SPAM. Oh son père avait toujours eu des idées...*archaïque et ridicules*...conservatrices, mais tant qu'il n'avait pas de moyens de les diffuser à grande échelle, il les gardait plus ou moins pour lui, faute d'auditoire. Maintenant qu'il avait conscience qu'un certain pourcentage de la population sorcière -plutôt bas mais déjà bien trop important- partageait ses opinions, ses convictions s'étaient renforcée.

Comme pour souligner à quel point il était un fils indigne, Eliott expliqua rapidement à Juliet comment il était devenu chauffeur de taxi. Celle-ci trouva cela génial, ce qui fit sourire le jeune homme. Il était fier d'avoir assumé ses choix jusqu'au bout mais ne serait pas allé jusqu'à qualifier de "génial" le fait de se brouiller complètement avec sa famille.

"Auriez-vous une âme de rebelle ?" lança-t-il avec un sourire amusé.


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Alors qu’Eliott lâchait un sifflement admiratif tandis qu’elle lui expliquait qu’elle voulait poursuivre dans le Quidditch, Juliet haussa légèrement les épaules, vaguement gênée, puis adressa un sourire au chauffeur tandis qu’il lui souhaitait bonne chance, mentionnant que le Quidditch lui manquait. Il était batteur, précisa-t-il. Hochant la tête, Juliet laissa passer quelques secondes avant de répondre :

« Merci. » déclara-t-elle franchement. « Batteur ? Vous ne ressentez jamais l’envie d’aller voler ? demanda-t-elle simplement, un sourire aux lèvres.

Elle songea qu’elle ne savait pas si elle serait capable de passer plus d’une semaine sans s’envoler. C’était un fait que l’on retrouvait régulièrement chez les joueurs de Quidditch – ou non, d’ailleurs – ce besoin de voler, par tout temps, toute heure. Dans les airs, Juliet avait l’impression que plus rien ne pouvait l’atteindre. Sensation de bonheur, de plénitude. Elle maitrisait.
Reportant son attention sur Eliott qui affirmait que les sports Moldus n’étaient pas mal non plus, la jeune approuva d’un nouveau hochement de tête. Bon, elle n’avait jamais pratiqué un sport moldu en club, mais il lui arrivait souvent de faire des parties de foot avec ses cousins, qui se transformaient le plus souvent en un mélange de foot/rugby/handball, si bien qu’au final, tout le monde se retrouvait à courir derrière celui qui avait la balle pour le plaquer au sol et lui arracher la ballon des mains, mais bon.

« Les sports Moldus sont sympas. approuva-t-elle. « Vous en pratiquez un ? »

Ils dérivèrent ensuite sur le sujet des réunions de familles, chose que visiblement ils n’aimaient pas spécialement tout les deux.

« Hum, plutôt difficiles oui, je ne suis pas vraiment le fils idéal… Et ça dérape dès que quelqu'un a le malheur de parler politique, évidement. Mais chaque famille a ses problèmes j'imagine… »

Les problèmes familiaux de Juliet ne pouvaient pas se résumer en un seul sujet, tant les avis de chacun différaient. La politique, était bien évidemment – mais comme dans de nombreuses familles – un sujet à éviter. Elle savait que la majorité de sa famille sorcière avait voté SPAM, excepté sa grand-mère qui avait décidé de voter APPEL et son parrain – ce qui l’avait grandement surprise d’ailleurs, il était remonté dans son estime – également. Ils étaient au courant qu’elle avait donné sa voix au MIM et avait tenté de lui expliquer pendant des heures que le SPAM était définitivement le meilleur parti politique. Et suite aux arguments qu’elle avait donnés pour leur démontrer qu’elle n’était pas d’accord, ils en avaient conclu qu’elle était trop jeune pour comprendre. Forcément.

Cependant, outre la politique, ils étaient pratiquement toujours en conflit, sur tout. Sur Leah, sur son avenir, sur son futur logement, sur ses parents, sur à peu près toute la vie en générale.

« Je comprend. La politique est un sujet que j’ai rapidement apprit à éviter. » Déclara-t-elle avec un vague sourire.

Lui demandant par la suite pourquoi il avait choisi chauffeur de taxi comme profession, Eliott lui expliqua qu’il avait toujours eu envie d’étudier les moyens de transports moldus et que le permit faisait parti de sa formation. Alors qu’elle qualifiait cela de « génial », le jeune homme lui demanda si elle était une âme rebelle. Après un temps de réflexion, la jeune femme secoua négativement la tête en haussant les épaules.

« Non. Ce n’est pas l’acte de rébellion que je trouve génial, mais le fait que vous ayez décidé de faire ce que vous voulez vraiment. »

Ce qui n’était pas donné à tout le même, pensa-t-elle en songeant à ses petites cousines dont l’avenir serait fortement influencé par leurs mères respectives.



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Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
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La conversation dérivait vers un sujet qui avait passionné, et passionnait toujours le jeune homme : le Quidditch. C'était une des choses qui lui manquait le plus. Il avait convaincu son frère ainé de faire quelques passes dans le parc du manoir l'année dernière, mais Andrew était désormais un jeune avocat bien trop occupé pour s'abaisser à de tels enfantillages, et Paige n'aimait pas tellement voler. Il n'avait pas touché à on balais depuis plus d'un an. Si on lui avait dit ça lorsqu'il avait dix-sept ans il se serait enflammé en expliquant qu'il ne pouvait pas survivre dix jours sans voler, à croire qu'il avait changé. C'était peut-être ce qu'on appelait grandir, ou pas. Eliott n'avait jamais grandi, c'était en tout cas ce que son père lu reprochait constamment. Alors qu'il vantait les mérités des sports moldus, qui ne valaient pas le Quidditch mais qui n'étaient pas mal non plus, Juliet lui demanda si il en pratiquait un.

"Oui, du hockey, mais j'aime bien le rugby aussi. Cela n'égalera jamais le Quidditch, évidement, mais ça fait l'affaire." Il ponctua sa phrase d'un sourire.

Ils évoquèrent ensuite l'une des pires tortures qui existaient en ce bas monde, à savoir les réunion de famille. Visiblement elles n'étaient agréables pour aucun d'entre eux. Eliott en arrivait à se demander si il existait des familles où les repas se passait sans échanges de piques vénéneuses, où tout le monde parlait à tout le monde, et où on passait de bons moments tous ensembles, comme dans les publicités moldus pour les jeux de société. D'ailleurs les moldus s'occupaient avec des jeux un peu étrange parfois, certains où il fallait se plier en quatre pour mettre son pied ou sa main sur un rond de couleur et d'autres où on faisait couler des bateaux sans eau.

Juliet avoua qu'elle avait elle aussi appris à éviter de parler politique avec sa famille. Visiblement c'était un sujet tabou dans pas mal de familles. Néanmoin, ça s'avérait pratique quand on voulait la parole. Eliott savait que la meilleure façon d'obtenir le silence où de clouer le bec à tout le monde serait de se lever pour hurler que le MIM était le meilleur parti du monde sorcier et qu'il allait révolutionner la société parce que les moldus étaient des génies, à tous les coups cela ferait son petit effet. Il n'avait jamais essayé, il tenait à la vie tout de même, mais ça pouvait être...drôle.

La jeune femme semblait trouver génial le fait qu'il se soit mis toute sa famille à dos pour être chauffeur de taxi, ce qui était plutôt discutable, et il lui demanda avec un sourire amuser si elle n'aurait pas un peu une âme de rebelle.

« Non. Ce n’est pas l’acte de rébellion que je trouve génial, mais le fait que vous ayez décidé de faire ce que vous voulez vraiment. »

Eliott sourit, c'était toujours agréable d'avoir quelqu'un qui le comprenait, ce qui était plutôt rare.

"Je suis sûr que vous n'êtes pas non plus du genre à vous laissez dicter votre conduite. Il connaissait assez bien les Gryffondors pour ça, puisqu'il en avait été un. Vous ferez ce que vous voulez vraiment vous aussi."


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Eliott lui annonça alors qu’il jouait au hockey, même s’il aimait bien le rugby. Il lui expliqua que cela n’égalerait jamais le Quidditch, mais que cela faisait l’affaire. Hochant la tête, Juliet tenta de se souvenir ce qu’elle avait déjà entendu dire à propos du hockey. Elle connaissait le foot, le rugby, le handball, savez en quoi constitué le tennis mais le hockey… Ses cousins l’avaient probablement mentionnés dans une conversation, sans qu’elle n’y fasse vraiment attention.

« Je ne connais pas vraiment le hockey. » avoua-t-elle « J’ai déjà dû en entendre parler mais… Rien de plus. »

En même temps, son père n’était pas un fan de sport, préférant les livres – et s’ils étaient poussiéreux, c’était encore mieux ! Il suivait bien de temps en temps un match de foot par-ci, un match de rugby par là… Mais ne s’y intéressait pas vraiment. Sa mère, elle, n’avait jamais vraiment comprit quel intérêt on pouvait porter à des joueurs courants derrière une balle sur une fausse pelouse. Et même si elle trouvait que le sport était une activité très saine – Médicomage oblige – elle aurait préféré que sa fille ne pratique pas le Quidditch – trop dangereux – et se limite au footing. Leah non plus n’était pas spécialement intéressée par le sport, préférant de loin, de très loin, dessiner.

Ils abordèrent ensuite le choix des métiers, et, par conséquent, l’envie de faire un métier qui leur plaisait au détriment de faire plaisir à leurs familles respectives.

"Je suis sûr que vous n'êtes pas non plus du genre à vous laissez dicter votre conduite. Vous ferez ce que vous voulez vraiment vous aussi."

Lançant un sourire malicieux, Juliet hocha la tête. Non, elle ne se laissait pas dicter sa conduite, fort heureusement. Bornée et têtue comme elle était, il était rare que ses proches arrivent à lui faire entendre raison. Ce qui pouvait se révéler être une qualité… Comme un – énorme – défaut, elle en avait déjà fait les frais dans le passé.

Elle s’apprêtait à prendre la parole, lorsqu’elle reconnue le quartier où le voiture venait de s’engager. Merlin, le trajet était passé bien vite. Fermant les yeux, elle s’efforça à faire le vide dans son esprit. Inspiration, expiration. Tentant vainement d’éloigner les pensées noires qui surgissaient à l’encontre de sa tante, elle sentit la voiture s’arrêter, ouvrit les yeux, et commença :

« Eh bien nous y voilà… » soupira-t-elle en lançant un regard à l’extérieur.

Elle fouilla dans son sac à la recherche de son porte-monnaie, l’ouvrit et compta les billets pour ensuite les remettre à Eliott.

« J’ai été ravie de vous rencontrer » déclara-t-elle en souriant « Et merci encore d’avoir fait un aussi long trajet. »

Elle sortit du taxi et, avant de refermer, lança :

« Peut-être à bientôt et sinon… Bonne continuation ! »

Lui adressant un dernier sourire, elle se retourna un marcha d’un pas lent jusqu’à la maison de sa grand-mère. Elle arriva devant la porte, toqua, et tenta de garder un faux sourire lorsque sa tante apparue devant elle.

« Juliet Ellen ! » s'exclama cette dernière alors qu'elle savait pertinemment que la jeune femme haïssait qu'on utilise ses deux prénoms, "Entre donc. Par Morgane, qu'elle est cette tenue ? Ta mère ne t'a donc jamais apprit à t'habiller comme une jeune sorcière respectable ? Tu vois, je demandais à ta grand-mère pourquoi ne venais-tu donc pas accompagnée lorsque tu nous rendais visite. Je crois savoir pourquoi à présent. Enfin bon, presse toi, tu sais bien que ta grand-mère n'aime pas attendre. Isobel ? Isobel, ma chérie, où es-tu ? Vient dire bonjour à Juliet Ellen."

Soupirant, elle baissa les yeux sur son jean et haut Moldus. "S'habiller comme une jeune sorcière respectable." Levant imperceptiblement les yeux au ciel, Juliet suivit sa tante. L'après-midi promettait d'être longue.

RP terminé




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Discussion dans un taxi [Eliott & Juliet]

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