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 Ceux qui s'y prennent au dernier moment [Théo & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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23 décembre 2006

Juliet contemplait le visage fatigué de sa mère en esquissant un sourire sans véritable joie. Elle tenait Leah par la main, qui fixait la même chose que sa grande sœur. Adriana était quasiment méconnaissable. Maigre, frêle, fatiguée, elle semblait avoir prit cinq voir dix bonnes années. La mère se força à répondre au sourire de sa fille et contempla ses enfants. Leah était visiblement apeurée, triste, et lui paraissait toujours aussi fragile. Juliet, quant à elle, semblait tout aussi fatiguée, et pourtant Adriana avait l’impression qu’elle dégageait une assurance nouvelle. Le regard qu’elle portait sur sa sœur était d’autant plus significatif : elle avait décidé de prendre soin de sa sœur, coûte que coûte. Sa fille, sa fille chérie, son bébé, cette petite fille qui l’appelait la nuit à l’âge de cinq ans parce qu’elle avait peur du silence. Cette fille avait été obligée de tenir le rôle de mère à sa place. Ressentant une bouffée de culpabilité l’envahir, la femme ferma les yeux et fit mine de s’étirer.

« Leah ? Tu vas m’attendre dehors ma puce ? Je dois parler à maman. » déclara la plus grande de deux sœurs.

Hochant la tête, la petite Gryffondor se pencha pour déposer un baiser sur la joue de sa mère et leva les yeux vers Juliet qui approuva et lui désigna la porte du menton, un sourire rassurant aux lèvres.

« Je n’en ai pas pour longtemps, je te le jure. »

Sur les paroles de sa grande sœur, la petit sortit de la chambre d’hôpital, tandis que la jeune femme posait son regard sur le corps affaiblit de sa mère.

Once a day, your voice is everything i need
and all the things you've done give me power to succeed
i felt so many times but you pulled me through
but in time i found myself, i hope you see that too


Elle avait tellement de choses à lui dire, tellement de choses dont elle voulait lui parler. Inutile de le nier, Juliet avait besoin de sa mère. Elle avait besoin d’entendre sa voix lui dire que tout aller s’arranger, elle avait besoin de se réfugier dans les bras si rassurant de sa mère, pour tout oublier. Son avenir, ses problèmes, sa situation. Adriana l’avait toujours aidé à se relever après ses échecs. A présent, s’était à elle d’épauler sa mère afin qu’elle poursuive son chemin.

« Maman… » débuta-t-elle, hésitante, la voix quelque peu tremblante.

« Ma chérie, » l’interrompit-elle, « Vient, t’asseoir. » lui demanda-t-elle en tapotant le bord de son lit.

S’exécutant en silence, Juliet tourna les yeux vers sa mère. Sans vraiment savoir pourquoi, elle se mit à trembler. Au moment même où elle était entrée dans la pièce, un immense sentiment de tristesse s’était emparé d’elle, sentiment qui grandissait à chaque fois qu’elle posait les yeux sur Adriana. Cette dernière lui adressa un sourire rassurant, et instinctivement ouvrit les bras, dans lesquels la jeune femme se réfugia sans vraiment y réfléchir. Tandis que sa mère lui caressait doucement les cheveux, la rouge et or cessa de trembler, savourant l’instant qui s’offrait à elle.

« Je… »

« Chut. » la coupa une nouvelle fois la femme, « Chut, chérie, ne dit rien. »

Il n’y avait rien à dire. Elle n’avait rien à dire. Ni à remercier sa mère, ni à la blâmer, ni à s’excuser. Une fois l’étreinte terminées, Adriana garda une des mains de sa fille dans sa sienne, la pressant délicatement.

« Ne dis rien, Juliet. C’est à moi de m’excuser. Je suis désolée ma chérie. Désolée de t’imposer ça, désolée que tu prennes ta sœur en charge, désolée de te gâcher ton bonheur… »

« Tu ne me gâche rien du tout ! » protesta-t-elle.

Secouant doucement la tête, sa mère ne répondit pas tout de suite, mais reprit tout de même :

« Si, bien sur. Et j’en suis désolée, Juliet. Mais… Je suis tellement fière de toi ma grande, tellement, tellement fière. » lâcha-t-elle.

cause when i feel scared sometimes i do
and when i feel scared
it seems that live is harder then i ever knew
when i feel scared you are the only one that knows just what to say
so here am i to thank you


« Tu es devenue tellement… Tellement plus adulte Juliet. Et si tu savais à quel point ça me rend fière, de savoir que tu es restée forte aussi longtemps. De savoir que malgré tout, tu te battais pour la famille. Tu es merveilleuse, chérie. »

Souriant devant le manque d’objectivité dont sa mère faisait preuve, la jeune femme ferma brièvement les yeux. Alors quoi ? Alors merci. Merci maman. Merci pour tout. Merci pour ces moments où tu sais exactement quels mots employer, merci de me soutenir même lorsque tu es au plus bas, merci d’être là.

Contemplant sa mère, la Gryffondor ne répondit pas, tandis qu’Adriana faisait des mouvements circulaires avec son pouce sur le dos de la main de sa fille.

« Ca me fait peur, maman. »

« Je sais.» lui répond-t-elle simplement.

Alors que la rouge et or ouvre la bouche pour prendre la parole, sa mère la coupe une énième fois.

« Va rejoindre ta sœur, chérie. Je vais essayer de dormir, je suis fatiguée. »

Fronçant les sourcils, étonnée par le fait que sa mère la congédie aussi rapidement, Juliet se leva toute fois avant de jeter un regard interrogateur à sa mère, qui haussa les épaules.

« Leah t’attend. Et puis, file, n’as-tu donc pas des courses de noël à faire ? » lui demanda-t-elle avec un vague sourire.

Se penchant pour embrasser Adriana, la jeune femme murmura un « Merci » auquel la Médicomage répondit par un sourire affectueux. Alors que Juliet s’apprêtait à sortir, elle se retourna une dernière fois. Elle avait tellement de chose à demander à sa mère. Comment allait-elle faire ? Comment allait-elle s’en sortir ?

« Juliet ? »

« Oui ? »

« J’ai confiance en toi. »

Adressant un sourire à sa mère, rassérénée par ses paroles, la jeune femme s’apprêtait à la remercier, puis se ravisa, et déclara :

« Tu nous manques, maman. Reviens vite. »

Ouvrant la porte, elle sortit de la chambre d’hôpital, non sans une certaine nostalgie. Découvrant sa petite sœur assise sur une petite chaise, elle s’approcha d’elle et lui attrapa la main, l’incitant à se lever. Elles prirent ensemble la direction de la sortie de l’hôpital, silencieuses. Ce fut Leah, qui d’ordinaire s’enfermait dans un mutisme qui brisa le silence :

« Juliet… Elle va mourir, maman ? »

Baissant les yeux vers la petite, la jeune femme hésita sur sa réponse. Elle aurait tant voulu lui répondre qu’elle était certaine que non, pour la rassurer. En réalité elle n’en savait rien. Son état s’était certes grandement amélioré, mais elle restait tout de même fragile.

« Je… Je ne sais pas ma belle. J’espère que non. Je pense que non. Elle va mieux qu’avant là, non ? Tu sais, elle est forte, maman. »

Alors que sa petite sœur hochait la tête, méditant sur les paroles de son aînée, elles arrivèrent enfin dehors et sans plus attendre, Juliet saisit les deux mains de sa sœur, ferma les yeux et pensa à l’endroit où elle voulait aller. Alors qu’elle ouvrait les yeux, après avoir fait passer cette sensation de vertige qui la prenait à chaque fois qu’elle transplanait, la jeune femme regarda autour d’elle, priant pour qu’aucun moldus ne les aient aperçut. Son vœu fut exaucé, puisque qu’elles étaient seules, juste devant leur portail. Accompagnant sa jeune sœur jusqu’à l’intérieur de la maison, elle lui déposa un baiser sur le front, et tandis que son père l’enlaçait tendrement, lui jura de revenir rapidement.

Sortant rapidement de la maison, pour la troisième fois de la journée, elle transplana, se retrouvant sur le chemin de Traverse. La deuxième partie de cette journée commençait : la chasse aux cadeaux de noël. Evidemment, elle s’y prenait à la dernière minute, mais était bien déterminée à tous les trouver. Et donc, à braver la foule qui serait présente en ce jour si proche de noël.

Et en effet, à peine avait-elle atterrit sur le Chemin de Traverse qu’on lui demandait sans aucune délicatesse de bien vouloir se pousser, sous prétexte qu’elle gênait. Haussant les épaules, elle s’exécuta et avisa la librairie, dans laquelle elle s’engouffra. Mission : trouver un livre sur la magie pour son père, et un livre pour sa mère. Elle savait déjà ce qu’elle allait offrir à Leah. A défaut de pouvoir véritablement lui offrir un agneau, elle allait lui acheter un adorable boursouflet ainsi que d’autres babioles.

Alors qu’elle examinait les livres, légèrement hésitante sur son choix, elle leva les yeux et reconnu un visage qu’elle connaissait bien, pour l’avoir vu depuis huit ans… Théo Nott se tenait devant elle, visiblement lui aussi recherchant un livre.

« Salut ! » débuta-t-elle lui souriant.

« Dis moi que tu cherches également des cadeaux de noël et que je ne suis pas la seule à m’y prendre à la dernière minute… » plaisanta-t-elle pour engager la conversation.

Elle baissa les yeux vers la quatrième de couverture du livre qu’elle tenait entre les mains et la parcourut rapidement. Un livre sur la magie maléfique… Reposant le bouquin, elle soupira tandis qu’une vieille femme attrapait le dernier livre de cuisine qu’il restait, lançant des regards victorieux autour d’elle. Ah là là, ceux qui s’y prennent au dernier moment…

[HRP]Chanson : Mommy, Selah Sue[/HRP]



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Théo NottAncien personnageavatar
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En cette journée de vacances hivernale, la demeure des Nott était plongée dans un calme presque morose. Théo était installé dans un fauteuil près de la cheminée, son vieux chat Raspoutine ronronnant sur ses genoux, et contemplait d'un air morose le sapin de Noël qui ornait un coin de la pièce. C'était la deuxième fois cette année que le jeune homme se trouvait dans cette situation, et la première fois s'était soldée par des chants de Noël avec Samaël devant tout Poudlard. Nul doute que quelque chose d'horrible allait également arriver en cette affreuse journée du 23 décembre ! Théo était ronchon depuis qu'il avait quitté Poudlard (c'est-à-dire le matin même) et attendait avec impatience que Noël passe, cette fête d'origine moldue que l'on était censés passer en famille. En attendant, il s'ennuyait royalement, n'ayant aucune envie de travailler le premier jour des vacances et n'ayant personne avec qui parler. Il y avait toujours sa mère, occupée à donner des ordres à leur elfe de maison, mais Aurora Nott et son fils n'avaient pas grand chose à se dire... Il aurait bien passé un peu de temps avec Artémis mais sa soeur avait disparu à peine rentrée...

Ou avait-elle dit qu'elle allait, déjà ? Ce fut lorsque Théo se rappela où était sa soeur, à savoir en train de faire les boutiques pour trouver des cadeaux, que l'évidence le frappa : il avait passé tellement de temps à râler contre Noël qu'il en avait oublié de faire ses propres cadeaux ! Il n'aurait pas le temps d'y aller le lendemain puisqu'ils iraient rendre visite à son père à Azkaban... Aussitôt, Théo bondit de son fauteuil, s'attirant un miaulement indigné de Raspoutine, et se dirigea vers le hall d'entrée. Après avoir attrapé une bourse pleine de gallions, enfilé des chaussures et jeté une cape sur ses épaules, le jeune-homme cria à sa mère qu'il s'en allait et quitta la demeure.

*Par les culottes de McGonagall*, songea-t-il après avoir transplané en plein coeur de Londres, *Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur acheter ? Faire des cadeaux, quelle plaie...*

Théo entra dans le Chaudron Baveur et jeta un regard envieux en direction du comptoir. Il se promit de s'offrir un verre s'il survivait à l'épreuve de la course aux cadeaux de Noël, et se dirigea vers la sortie. Comme l'on pouvait s'y attendre, le Chemin de Traverse était parcouru par une foule immense, si bien que Théo ne s'arrêta même pas sur la beauté des décorations de Noël, submergé par l'horreur de ce qui l'attendait. Théo tenta tant bien que mal de se frayer un chemin parmi les millions de sorciers qui avaient décidé de faire leurs courses se jour précis, et se précipita chez Fleury et Botts. La librairie était encore plus bondée que d'habitude mais la simple vue des rayons emplis de livres suffit à rasséréner le jeune Poufsouffle. Quand Théo ne savait pas quoi offrir à quelqu'un, il offrait invariablement un livre. Il était presque assuré de trouver un ouvrage qui plaise à son père ici, de préférence volumineux pour l'occuper pendant ses longues journées d'incarcération. Les cadeaux que la famille offraient à monsieur Nott étaient strictement limités et surveillés, c'est pourquoi il s'agissait souvent d'ouvrages, de papier à lettre ou encore de chocolat... Rien de bien original mais cela faisait toujours plaisir à son père. Or s'il y avait bien une personne à qui Théo avait envie de faire plaisir pour Noël, c'était bien son paternel...

Le jeune homme arpenta donc les rayons en portant une attention particulière aux romans, tentant de dénicher la perle rare. Il était en train de feuilleter une encyclopédie des familles de sang-pur à travers le monde lorsqu'il entendit une voix familière s'adresser à lui. Théo redressa la tête et reconnut avec plaisir (ou du moins, sans déplaisir) sa camarade de classe, Juliet. Parmi tous les élèves de Poudlard qu'il aurait pu rencontrer par hasard, Juliet faisait partie des rencontres fortuites les moins désagréables. Théo avait classé Juliet dans la catégorie des gens "vaguement fréquentables". Elle était issue d'une famille sorcière, même si sa mère avait eut l'étrange idée d'épouser un moldu, et elle n'avait jamais eut de remarque déplacée à son égard, même en première année lorsque tout le monde le regardait de travers à cause de son nom. Elle était gentille, jolie et vive, et il la cataloguait volontiers comme une Gryffondor qui n'a pas encore compris que le monde n'est pas une petite bulle rose et parfumée... Comme sa meilleure amie Olivia, d'ailleurs.

Quoi qu'il en soit, Théo n'était pas mécontent de la rencontrer en pleine quête désespérée aux cadeaux de Noël.

"Salut", répondit-il avec l'ombre d'un sourire.

"Dis moi que tu cherches également des cadeaux de noël et que je ne suis pas la seule à m’y prendre à la dernière minute..."

Le sourire de Théo s'agrandit et il fit le tour du rayon pour se trouver face à Juliet.

"Rassures-toi, tu n'es pas la seule...", répondit-il en passant sous silence l'épisode "j'ai oublié mes cadeaux de Noël". "C'est l'horreur, je n'ai pas la moindre idée de ce que je pourrais bien offrir à ma mère et à ma soeur."

Il baissa les yeux sur les ouvrages qui se trouvaient devant eux et avisa le livre de magie maléfique que venait de reposer Juliet. Il le sortit à nouveau du rayon et le parcourut du regard.

"Mon père adorerait mais je doute qu'on me laisse lui offrir ça", commenta-t-il en riant doucement. "Dis, puisque tu es là...Tu n'aurais pas une idée pour ma soeur, Artémis ?"

Théo adressa un regard plein d'espoir à la jeune fille, désespéré à l'idée de passer des heures à chercher un cadeau de fille.

"Je ne sais pas quoi offrir à une fille de quatorze ans, moi, c'est horrible !"


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Après que Théo lui ait rendu son salut pour ensuite venir se planter devant elle, il confirma qu’elle n’était pas la seule à s’y prendre au dernier moment. Poussant un léger soupir de soulagement, Juliet lui rendit son sourire. Elle était bien heureuse d’avoir un peu de compagnie pour faire quelques achats de noël. Chaque année, elle se promettait de s’y prendre en avance, et par moment faisait même du repérage en novembre ! Mais inévitablement, elle se retrouvait sans cadeaux pour ses proches le 23 décembre. Et généralement, chaque année, elle retrouvait les mêmes retardataires. Des mamans qui arpentaient des magasins de jouets à la recherche du cadeau idéal, des fiancés qui parcouraient toutes les bijouteries pour trouver LE bracelet ou LE collier, des enfants qui passaient de chocolateries en chocolateries pour approvisionner toute la famille… Et Juliet, qui courrait de magasin en magasin.
Théo mentionna alors qu’il n’avait aucune idée de quoi offrir à sa mère et à sa sœur, la Gryffondor hocha la tête, compatissante. Elle ne voulait même pas compter les heures qu’elle avait passé pour trouver un cadeau à sa mère. Pour sa sœur, c’était toujours plus simple.

« Je comprend, » approuva-t-elle « J’ai toujours prit des heures pour trouver un cadeau pour ma mère… Pour ma sœur, je trouve ça plus simple, par contre. » termina-t-elle avec un bref haussement d’épaule.

Alors que Théo reprenait le livre qu’elle venait de reposer sur la magie maléfique, elle saisit un énorme livre sur les plantes médicinales, sous le regard courroucé d’une femme entre deux âges qui avait tendu la main pour s’en saisir. Elle lui feuilleta un peu. Sa mère apprécierait probablement… Elle jeta un coup d’œil à la quatrième de couverture et releva la tête lorsque Théo commenta le livre qu’il tenait entre les mains, disant que son père adorerait mais qu’il doutait qu’on lui laisse offrir ça. Levant les yeux vers le Poufsouffle, elle hocha doucement la tête, ne sachant pas vraiment quoi dire, et de toute façon consciente que ses mots ne serviraient pas à grand-chose. Elle s’apprêtait toute fois à parler, lorsque Théo la devança, lui demandant si elle ne savait pas ce qu’il pourrait offrir à Artémis, ajouta qu’il ne savait pas quoi offrir à une fille de quatorze ans.

« Effectivement » lâcha-t-elle en riant, « ce n’est pas facile. »

Elle réfléchit et regarda autour d’elle.

« Hum… Je dois te dire que je ne connais pas vraiment Artémis… Qu’est-ce qu’elle aime ? Les animaux ? La mode ? Le sport ?... » demanda-t-elle avant de faire la proposition de base : « Un bracelet ? »

Elle jeta un coup d’œil au livre qu’elle tenait avant de déclarer :

« Je crois que je vais prendre ça pour ma mère… Mais je dois passer à la bijouterie et à l’animalerie et… bref, je dois un peu passer partout. Tu m’accompagnes ? Tu trouveras probablement un cadeau pour ta sœur. »

Elle regarda le jeune homme, attendant sa réponse. S’il refusait, soit, elle irait seule. Cependant, elle ne dirait pas non à un peu de compagnie pour chasser les cadeaux de noël…



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Théo NottAncien personnageavatar
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Tout comme lui, Juliet affirma avoir du mal à trouver des cadeaux pour sa mère, mais que c'était plus simple pour sa soeur. Tiens, ainsi donc sa camarade de classe avait une soeur, il ne lui semblait pas l'avoir déjà rencontrée... Sans doute devait être elle plus petite si Juliet arrivait à lui faire des cadeaux, parce que pour une adolescente c'était tout simplement mission impossible ! C'est alors qu'il se rappela d'une petite Gryffondor dans le sillage de Juliet, une gamine autiste qui était souvent la cible des moqueries... Ne tenant pas à s'attarder sur le sujet, Théo reporta son attention sur l'étagère de livres puis reporta la discussion sur sa propre soeur. Juliet s'enquit des goûts de celle-ci, laissant son interlocuteur pensif.

Qu'aimait Artémis ? Bonne question, ce n'était pas comme s'ils passaient leur temps à discuter sur leurs passions respectives, si tant est qu'ils en aient... Théo haussa les épaules avec

"J'sais pas trop, elle aime ce qu'aiment toutes les filles de son âge je suppose... Ah, elle fait partie de l'équipe de Quidditch depuis cette année !"

C'était une des rares choses chez Artémis qui le rendaient fier. Il fallait dire que depuis leur ridicule dispute au sujet de Cécilya, il ne portait plus vraiment sa petite-soeur dans son coeur. Elle s'amusait à créer des problèmes là où il n'y en avait pas, comme si sa vie n'était pas assez compliquée comme ça ! Mais il devait avouer qu'il avait hâte de la voir jouer à nouveau lors de leur prochain match. Lui, s'il était capable de se rendre d'un point A à un point B, n'avait jamais eu l'énergie et la motivation nécessaires pour entrer dans une équipe de Quidditch. Ni le talent, mais ça il ne risquait pas de l'avouer... Alors, même s'il avait été un peu réticent au début, car le Quidditch était tout de même un sport dangereux, et un sport d'hommes qui plus est, il était content qu'Artémis porte les couleurs de leur maison et de leur famille sur le terrain. Il avait aussi pensé que cela l'aiderait à se démarquer et lui donnerait un peu plus confiance en elle... Et cela avait un peu trop marché, vu la façon dont elle s'était adressé à lui ce jour là près du lac.

"Un bracelet, oui c'est pas mal", conclut-il tout en songeant qu'il allait être bien difficile de choisir.

Comme si elle lisait ses pensées, Juliet lui proposa justement de l'accompagner "un peu partout', y compris à la bijouterie. Cette Juliet, c'était Merlin qui la lui envoyait, par le nez de Voldemort ! Tout en faisant une danse triomphale dans sa tête, il répondit avec un petit sourire en coin :

"Avec plaisir !"

Il attrapa un roman bien épais pour son père et rejoignit Juliet à la caisse. Une fois la - très longue - queue effectuée et leurs deux ouvrages payés, les deux sorciers sortirent à nouveau sur le Chemin de Traverse.

"Alors, tu passes les fêtes avec ta famille ?", s'enquit Théo pour faire la conversation, tandis qu'ils se frayaient un chemin dans la foule.

Il savait que beaucoup de ses camarades allaient passer le réveillon du nouvel an à la cité Nimbus chez Whitaker, y compris sa soeur, mais lui-même n'était ni invité, ni tenté par une invitation d'ailleurs. Passer la soirée à picoler avec des gamins en écoutant de la musique probablement moldue et en jouant à des jeux idiots, très peu pour lui... Il avait donc proposé à quelques amis à lui venir manger un repas de fête à la maison. Sa mère était invitée pour le grand dîner mondain organisé par Narcissa Malefoy, ce qui lui laissait la maison libre. Il fallait d'ailleurs qu'il choisisse le menu et le donne à son elfe de maison...

Quoi qu'il en soit, la question posée à Juliet n'était pas totalement innocente. Il était fortement probable qu'elle aille chez Whitaker, mais si tel n'était pas le cas, il pourrait toujours tenter de lui glisser une invitation... Sa soirée manquait cruellement de filles invitées, même s'il comptait également envoyer une invitation à Cécilya, Natasha et Swann. Il avait bien l'intention d'avoir une table composée de personnes bien élevées et à la compagnie agréable, au sang le plus pur possible... Enfin, tant qu'Ulrich parviendrait à se libérer, Théo serait heureux !


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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« Faire partie de l’équipe de Quidditch de son année » n’était pas vraiment un élément suffisant pour que Juliet puisse conseiller Théo sur le cadeau d’Artémis. Elle lui recommanda toute fois un bracelet. Bon, c’était un peu le cadeau par excellence. Celui qui faisait généralement plaisir, sans trop avoir besoin de connaître les goûts de la personne… Bref, le cadeau de base. Le Poufsouffle approuva son idée avant d’accepter avec un sourire sa proposition de l’accompagner dans ses achats de noël, et donc, par la même occasion, de faire les siens. Saisissant tous les deux un livre, ils allèrent se placer au bout de la file d’attente, attendant de pouvoir payer leurs achats. Merlin, mais pourquoi les gens ne pouvaient pas faire leurs courses de noël plus tôt. Ne voyaient-ils donc pas le monde qu’il y avait ? Pestant intérieurement dans une parfaite imitation de Pépé Ronchon, la jeune femme parcourut une dizaine de fois la quatrième de couverture des yeux, avançant à petits pas vers la caisse.

« Miss ! » s’exclama la vendeuse, un sourire forcé et contraint aux lèvres, pour l’interpeller.

Lui tendant le livre, elle regarda la vendeuse l’emballer d’un coup de baguette magique, lui annoncer le prix, encaisser l’argent, le tout avec un sourire – horriblement faux, mais présent – aux lèvres. Admirant sa patience – elle serait devenue complètement folle, elle – Julia la remercia d’un sourire, puis se plaça à côté en attendant Théo. Une fois le livre qu’il avait prit pour son père payé et emballé, ils sortirent avec difficulté du magasin, avant de tenter de se frayer un passage sur le Chemin de Traverse, qui était bondé. S’attirant au passage les regards particulièrement exaspérés des passants – quelle idée, être à deux pour acheter des cadeaux ! Ça bloque encore plus le passage ! – les deux jeunes parvinrent à avancer.

« Je passe noël avec ma famille, oui. » répondit-elle alors qu’il demandait si elle passait les fêtes en famille. *Et le vingt-cinq à l’hôpital* songea-t-elle non sans une certaine douleur. « Mais je vais chez les Whitaker pour le réveillon du jour de l’an. Et toi, qu’est-ce que tu fais pour les fêtes ? » s’enquit-elle en lançant un regard noir à un homme qui venait de lui écraser violement le pied.

Avisant une petite bijouterie, elle saisit Théo par le coude pour le faire changer de direction avant de le relâcher et de braver la foule.

Poussant la porte en soupirant, elle jeta un coup d’œil au Poufsouffle en l’incitant à entrer. Par chance, la petite boutique était pratiquement vide. Il était vrai qu’acheter un livre relevait plus du « cadeau de dernière minute » qu’un bijou, mais bon…Après avoir salué la vendeuse, Juliet se dirigea vers les présentoirs et commença à regarder vers les bracelets en argent. Alors qu’elle examinait les différents modèles, elle leva les yeux vers le jeune homme pour demander :

« Et sinon, tu vas bien ? »

En attendant sa réponse, elle reporta son regard sur les bracelets.

« Il est joli, celui-ci » constata-t-elle en désignant un petit bijou relativement simple. « Tu penses qu’il plaira à ta sœur ? »

Elle releva la tête pour poser un regard interrogateur sur le Poufsouffle.



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Théo NottAncien personnageavatar
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Théo retint une grimace de déception lorsque Juliet lui confirma qu'elle comptait passer le réveillon chez les Whitaker. Cela n'avait rien d'étonnant et c'était sûrement mieux ainsi, car la jeune fille se serait probablement ennuyée au milieu de ses autres invités, pour la plupart des sorciers de bonne famille qui avaient plus de conversation et de tenue que les invités de Whitaker... Il avait conscience de ne pas appartenir au même monde que Juliet, mais il regrettait malgré tout de n'avoir jamais pris le temps de faire sa connaissance. Il avait le sentiment que Juliet pouvait l'enrichir en dépit de leurs différences, ce qui était une impression assez rare chez Théo pour être remarquée. Mais, n'étant pas du genre à jouer les seconds choix, Théo décida de garder son invitation pour lui.

"Noël en famille pour moi aussi, hélas", répondit-il avec un sourire caustique.

Une visite à Azkaban et une une soirée avec sa soeur et sa mère, chouette !

"Pour le réveillon du nouvel an, j'ai prévu de donner une petite réception avec quelques amis.", conclut-il sur un ton digne d'une parfaite desperate housewives.

Juliet avisa alors une bijouterie et l'entraîna dans son sillage. Théo pénétra avec soulagement dans la boutique où il était possible de faire un pas sans se cogner contre quelqu'un. Juliet lui demanda alors s'il allait bien, surprenant un peu le jeune homme. Merlin, que pouvait-il bien répondre à cela ? Du point de vue de Théo, les choses n'iraient jamais vraiment bien tant qu'il n'aurait pas fini ses études à Poudlard et commencé la vraie vie, avec un bon métier, son propre salaire, et que son père serait sorti de prison. Autant dire que Théo n'était pas prêt d'aller bien... Mais ce n'était pas le genre de choses qu'il allait dire à une camarade de classe entre deux achats de cadeaux de Noël, voilà pourquoi il se contenta de répondre :

"Ca peut aller... J'ai hâte que Noël soit passé, à vrai dire. Et puis Artémis me fait la tête pour une bêtise. Ça lui passera", conclut-il en haussant les épaules avec une fausse désinvolture. "Et toi, comment vas-tu ?"

Théo posa un regard attentif sur les bijoux qui s'étalaient dans la vitrine, puis reporta son attention sur Juliet lorsque celle-ci lui désigna un bracelet. En argent, simple, élégant et joli, c'était exactement ce qu'il lui fallait. Adressant un regard reconnaissant à sa camarade, Théo répondit avec enthousiasme :

"C'est parfait ! Artémis ne porte pas de bijoux trop voyants ou trop clinquants, ça devrait lui plaire."

Théo fit signe à la vendeuse et lui désigna le bracelet, avant d'attraper avec douceur la main de Juliet. Il examina son poignet puis, jugeant que celui d'Artémis devait faire à peu près la même taille, attacha le bracelet autour du poignet de Juliet. Cela lui allait très bien, jugea intérieurement Théo en posant un regard appréciateur sur la jeune-fille. Elle faisait partie de ces femmes d'une beauté telle que les hommes se battraient pour lui offrir les plus belles parures. Juliet n'était probablement pas le genre à en profiter mais il espérait malgré tout que son lourdeau de petit-ami, Gray, ferait un effort et lui offrirait autre chose que des chocogrenouilles pour Noël...

"Ravissant", commenta Théo avec l'air de l'acquéreur satisfait. "Je vais le prendre. Merci du conseil !"

Il ôta le bracelet du poignet de Juliet puis le tendit à la vendeuse, puis se dirigea vers la caisse. En chemin, il tomba en arrêt devant un sublime collier d'argent et serti d'émeraude, un bijou de grande valeur et magnifiquement ouvragé.

"Cela irait parfaitement à Cécilya...", commenta-t-il avec envie.

Il pouvait tout à fait imaginer la jeune Richardson se promener ainsi entourée de sa cour, ce magnifique bijou ornant son cou. Mais il pouvait tout aussi bien imaginer la réaction d'Artémis si elle apprenait qu'il lui avait fait un cadeau pareil. Théo se détourna du présentoir à regret et décida de s'occuper des cadeaux de Juliet plutôt que des siens, c'était plus sur.

"Tu as trouvé quelque chose ? Tu cherches pour qui ?"


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Observant les différents bijoux présentés, Juliet soupira imperceptiblement et s’étira légèrement. Puis, écoutant Théo répondre à sa question, elle fouilla dans son sac, sortit un élastique et entreprit de s’attacher les cheveux en un chignon haut et lâche. Merlin, par moment avoir les cheveux longs était une véritable plaie.

« Ça peut aller… » répondit-elle également lorsque Théo lui retourna la question. « Conflit fraternel ? » demanda ensuite la rouge et or, faisant référence au fait qu’Artémis lui fasse la tête pour une bêtise.

Elle avait eu la chance de ne jamais connaître ça avec Leah, et il s’agissait là d’un point positif. Elle n’avait jamais pu – et jamais voulu – hausser la voix sur sa petite sœur. Esquissant un sourire en songeant à cette dernière, la jeune femme se dirigea vers les bracelets en argents, regardant les différents modèles. Elle finit par en désigner un à Théo, qui répondit avec enthousiasme qu’il devrait plaire à Artémis, n’étant ni trop clinquant, ni trop voyant. Hochant la tête pour approuver ses paroles la jeune femme le regarda faire signe à la vendeuse et désigner le bracelet.

« Tu connais à peu près… » commença-t-elle avant de s’interrompre tandis que Théo lui saisissait le poignet pour l’observer. « le tour du poignet d’Artémis ? » termina-t-elle tandis que le Poufsouffle entreprenait d’attacher le bracelet au sien.

Une fois cela fait, la jeune femme agita doucement le bras, et voyant que le bracelet bougeait légèrement sans être toute fois trop grand, eut un léger sourire. Au même moment, Théo s’exclamait que le bracelet était ravissant, mentionnant ensuite qu’il allait le prendre et la remercia du conseil. Haussant les épaules, la jeune femme souffla un « De rien. » et attendit que la vendeuse lui enlève le bracelet qu’elle portait au poignet. Cet acte accomplit, elle continua à flâner dans le magasin, jetant un œil du côté des boucles d’oreilles.

Se retournant lorsque Théo prit la parole, en admiration devant un collier, Juliet s’avança vers lui pour regarder à quoi il faisait référence. Le collier était certes magnifique. En argent et sertit d’émeraudes, il y avait de quoi l’admirer. Seulement… La Gryffondor ne voyait personne porter cela à moins d’avoir… Quarante ans, peut-être. Trente, à la rigueur. En même temps, il n’était pas dans ses habitudes de porter de tels colliers, préférant se contentes de simples bracelets comme celui que Théo allait offrir à Artémis. Elle se doutait cependant que grand nombre de sorcière rêveraient d’avoir une telle parure… Etrange.

"Tu as trouvé quelque chose ? Tu cherches pour qui ?" lui demanda Théo , la tirant de ses pensées.

Elle balaya le petit magasin du regard, et récapitula intérieurement ceux à qui elle avait prévu de faire des cadeaux. Sa sœur, son père, Killian, Olivia, Jeremy, Samaël, Irving et… Oh Merlin, une tonne de personne, en fait.

« Pour beaucoup de monde, » ria-t-elle avant de reprendre : « Je vais peut-être trouver quelque chose pour Olivia ici. »

Se remettant en recherche DU bijou qui ferait plaisir à sa meilleure amie, Juliet resta silencieuse quelques instants, avant de demander distraitement :

« Et sinon, quoi de neuf ? »



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"Conflit fraternel ?"

"Oui", répondit Théo en hochant la tête, "les relations entre Artémis et moi ne sont pas simples".

C'était même un euphémisme, mais Théo n'avait plus envie d'y penser. Il préférait se concentrer sur les bijoux, ces objets de toutes tailles et de toutes formes qui n'avaient d'autre fonction que d'orner leurs porteurs. Théo aimait les bijoux, il aimait étudier leurs propriétés magiques et surtout il aimait les observer sur les femmes, car les bijoux qu'une femme choisissait de porter en disait souvent long sur elle. Discrètement, Théo laissa couler son regard sur la jeune femme qui l'accompagnait, notant les habits qu'elle portait et la façon dont elle avait attaché ses cheveux distraitement. Il poussa un léger soupir et reporta son attention sur une vitrine. Il lui manquait une présence féminine dans sa vie. Après sa rupture, Théo avait été ravis de passer un peu de temps célibataire mais aujourd'hui il ne dirait pas non à une petite-amie pour alléger sa solitude, une jeune fille à admirer et à qui offrir de beaux présents.

Oui, Théo aimait les jolis choses... Quel dommage que Juliet ne soit pas célibataire, il aurait très certainement aimé la courtiser. Mais c'était une fille bien entourée, à en juger par le nombre de personnes à qui elle voulait offrir des cadeaux. Théo, lui, se contentait de sa famille et de ses rares amis proches, comme Samaël à qui il avait décidé d'offrir une bonne bouteille de Whisky Pur Feu. Juliet affirma vouloir trouver ici quelque chose pour son amie Olivia, et Théo se mit à chercher lui aussi quelque chose pour la jolie brunette tout en discutant.

"Eh bien, pas grand chose... Cette dernière année à Poudlard m'ennuie un peu. J'ai hâte d'en avoir fini avec les A.S.P.I.C et de passer à la suite, d'aller de l'avant. J'aimerais beaucoup entrer au ministère, enfin si c'est possible avec cette université obligatoire..."

Quelle idée saugrenue, cette université au Pays de Galles! C'était encore deux ans de plus à devoir suivre des cours inintéressants et à supporter les mêmes personnes insipides. Eh puis inutile de préciser que l'ouverture aux moldus n'était pas sa priorité dans la vie. Il espérait bien pouvoir entrer au Ministère comme stagiaire mais son nom ne jouait pas dans sa faveur tant que le MIM était au pouvoir...

"Et toi, quoi de neuf ?"

Il avisa alors une paire de boucles d'oreilles argentées qu'il désigna à sa camarade :

"Je trouve que celles-là irait bien à Olivia."

Hésitant une seconde, Théo capta le regard de Juliet et ajouta :

"En parlant d'Olivia, je me demandais...Tu sais, je ne la connais pas très bien, pour ne pas dire pas du tout, mais malgré tout je la trouve vraiment très jolie...Comme toi d'ailleurs, mais j'ai cru comprendre que tu avais quelqu'un dans ta vie, alors..."

Un petit sourire en coin, Théo passa une main gênée dans ses cheveux et repris :

"Bref, je me demandais si Olivia était célibataire. Simple curiosité."
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Alors que Théo mentionnait que ses relations avec Artémis n’étaient pas simples, Juliet hocha la tête, voyant que le jeune homme ne souhaitait pas continuer sur le sujet, et ne se sentant pas assez proche de lui pour pouvoir insister comme elle aurait pu le faire. Parfois, elle se demandait comment aurait été sa vie si sa mère avait cédé à la pression de sa grand-mère et épousé un sorcier – sang pur de préférence. Différente, sans aucun doute. Quelle éducation aurait-elle reçut ? Lui aurait-on inculqué les valeurs qu’elle haïssait aujourd’hui ? Aurait-elle représenté la jeune fille de bonne famille ou au contraire, serait-elle restée elle-même ? A vrai dire, elle ne pouvait pas trouver de réponses à ces questions, et d’un côté, en était bien contente. Sa vie elle l’aimait comme elle l’était. Même si sa sœur était autiste, même si sa mère était malade, même si son père commençait à ne plus supporter l’ambiance de la maison et commençait à se réfugier dans sa bibliothèque. Elle aimait sa vie parce qu’elle était entourée de personnes fantastiques, d’histoires extraordinaires.

Après ce petit monologue intérieur ô combien philosophique, la jeune femme reporta son attention sur Théo, qui venait de prendre la parole.

"Eh bien, pas grand chose... Cette dernière année à Poudlard m'ennuie un peu. J'ai hâte d'en avoir fini avec les A.S.P.I.C et de passer à la suite, d'aller de l'avant. J'aimerais beaucoup entrer au ministère, enfin si c'est possible avec cette université obligatoire..."

Acquiesçant en soupirant, Juliet ne pouvait que compatir. Certes, revenir une année à Poudlard l’enchantait. Mais l’idée de l’université… Bien qu’elle soit heureuse d’avoir une occasion de retrouver ses amis l’année prochaine, la perspective d’avoir deux ans d’étude supérieure la ramenait à la dure réalité : elle ne pourrait pas travailler durant ces deux ans. Exit la carrière de joueuse de Quidditch professionnelle dès sa sortie de Poudlard.

« Je te comprends, » soupira-t-elle, « j’ai eu un rendez-vous avec un recruteur pour intégrer une équipe professionnelle de Quidditch l’année prochaine, et à cause de l’université je ne vais pas pouvoir jouer pendant deux ans… Ou alors à mi-temps. Et trouver des clubs qui embauchent à mi-temps… Bref, qu’est-ce que tu voudrais faire, au Ministère ? »

Flânant dans la petite boutique pour trouver un cadeau pour Olivia, ce fut finalement Théo qui lui désigna une ravissante paire de boucles d’oreilles pour sa meilleure amie. Les saisissant, elle les examina, et, fermant les yeux, tenta d’imaginer la Gryffondor avec. Oui, elles lui plairaient. Sans aucun doute. Remerciant Théo d’un sourire, elle se tourna vers la vendeuse pour les lui désigner.

« Merci beaucoup ! Je vais les prendre. »

Alors qu’elle se dirigeait vers la caisse avec son achat, le jeune homme commença à lui parler d’Olivia… Pour terminer en lui demandant si elle était célibataire. Lui adressant un sourire réjouit, elle hocha la tête et souffla un « Oui elle l’est. »

Payant son article, elle récupéra le sac contenant les boucles d’oreilles et attendit que Théo récupère le cadeau pour sa sœur. Ouvrant la porte de la petite boutique, la jeune femme salua la vendeuse, prit une grande inspiration et se glissa parmi la foule, suivie du Poufsouffle. Grimaçant alors qu’une dame aux talons hauts et pointus venait de lui écraser le pied, la jeune femme soupira. Bon. L’année prochaine, elle s’y prendrait en Septembre. Avisant le Chaudron Baveur, Juliet se tourna vers Théo pour lui désigner d’un mouvement de tête, et, alors qu’il approuvait, lui saisit le bras. Ils commencèrent courageusement à braver la foule pour rejoindre le pub. Une fois cela fait, elle ouvrit la porte et entra. Surprise de ne pas trouver tant de monde de que cela, elle se dirigea en compagnie de Théo vers une petite table dans un coin de la pièce, posa ses paquets par terre, passa commande, et observa le garçon qui lui faisait face, repensant à ce qu’il lui avait dit au sujet d’Olivia dans la bijouterie. Elle était certaine que sa meilleure amie apprécierait la compagnie du Poufsouffle. Des souvenirs des anciennes relations d’Olivia lui revinrent cependant en mémoire et elle retint une grimace. Olivia et Samaël. Si ses deux amis avaient vécu une idylle, elle avait été de courte durée, malheureusement. Mais visiblement, leur rupture avait permit à Samaël de se rendre compte de son attirance pour les hommes. Et Olivia et O’Connard. Merlin, elle devrait le tuer, celui-là. Reportant son attention sur Théo, elle commença :

« Mais ne la blesse pas. Olivia, je veux dire. Ne la blesse pas, et ne joue surtout pas avec elle. C’est une fille merveilleuse, vraiment. »

Et certaines personnes seraient ravies de régler son compte au Poufsouffle dans ce cas là, de toute façon…



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Théo écouta avec intérêt Juliet lui expliquer ses problèmes liés à l'université obligatoire. En effet, il se doutait que le Quidditch de haut niveau exigeait des heures et des heures d'entraînement. C'était une activité à plein temps qui s'adapterait probablement mal aux heures réduites des étudiants. D'un autre côté, les jeunes diplômés de Poudlard étaient rarement titularisés directement, et il ne voyait pas pourquoi des remplaçants ne pouvaient pas bénéficier d'horaires aménagées puisque ces jeunes étaient les futurs grands joueurs d'Angleterre...

"Je suis sûr que tu finiras par trouver, tu es une excellente joueuse."

Pour autant qu'il ait pu en juger en roupillant pendant les matchs... Le moment où Juliet avait le plus retenu son attention était celui où il l'avait vue sur une pancarte au match précédent, mais il jugea plus sage de ne pas lui révéler cet épisode. Théo enchaîna sur ses propres ambitions, la mine pensive.

"Au ministère, je ne sais pas exactement. Je change souvent d'avis, à vrai dire", commenta-t-il avec un petit rire. "Le plus intéressant serait selon moi de devenir Langue-de-Plomb, mais il est assez difficile d'y parvenir alors... Je me vois assez bien au Département de la coopération magique internationale ou à la Justice Magique, dans un poste le plus haut placé possible bien sûr. J'ai un certain nombre d'ancêtres qui occupaient de hautes fonctions au Ministère et j'aimerais poursuivre cette tradition..."

C'était mieux en tout cas que de poursuivre la tradition "mangemort à Azkaban". La conversation ne s'étendit pas puisque Théo repéra une paire de boucles d'oreilles qui plut à Juliet. Tandis qu'elle se dirigeait vers la caisse, Théo la questionna au sujet d'Olivia et apprit avec contentement que la jeune fille était célibataire. A en juger par le sourire de Juliet, elle n'avait rien contre le fait que Théo tente sa chance. Ma foi, c'était une bonne idée, songea le jeune-homme avec bonne humeur. Il n'y avait jamais vraiment pensé avant cette conversation, mais Olivia avait de nombreux atouts qui étaient dignes de son attention et il n'avait jamais réellement essayé de la connaître. Tandis que la perspective de séduire la jolie Gryffondor se dessinait dans sa tête, Théo suivit distraitement Juliet à travers la foule. Il approuva avec plaisir lorsqu'elle lui suggéra de faire une halte au Chaudron Baveur, heureux d'échapper pour un moment à la foule et de se trouver en si bonne compagnie.

Pour leur plus grand bonheur, ils trouvèrent un bar peu bondé. Théo aimait cet endroit, plus calme que les vibrants Trois Balais qui grouillait souvent de monde. Il suivit Juliet jusqu'à une petite table et s'assit avec contentement. Cela faisait du bien de s'asseoir après tout ce shopping... Théo sirota son whisky pur feu un moment, savourant la quiétude de l'instant, jusqu'à ce que Juliet brise le silence.

« Mais ne la blesse pas. Olivia, je veux dire. Ne la blesse pas, et ne joue surtout pas avec elle. C’est une fille merveilleuse, vraiment. »

Un peu surpris par l'avertissement, Théo posa sur la jeune fille un regard pensif. Etait-il le genre d'hommes à blesser les filles ? Pas vraiment, à en juger par son histoire. Du moins pas les filles avec qui il sortait. Sa rupture avec Sarah ne s'était pas effectuée sans heurts mais elle était due à une lassitude de la part de la jeune fille. Il ne s'était pas mal comporté avec elle, il avait simplement arrêté d'être aussi attentionné, aussi passionné, et Sarah avait fini par le quitter. Théo était intimement persuadé que les hommes devaient se comporter d'une certaine façon avec les femmes, et inversement. Il avait un certain honneur, une idée du romantisme et une haute opinion de lui-même qui l'empêcherait d'agir comme un de ces Dom Juan qui jetaient les filles comme des mouchoirs.

"Si elle veut bien de moi, je serai toujours honnête et droit avec elle. Je te le promets sur mon honneur de Poufsouffle !"

Et c'était le mieux qu'il puisse faire, il ne pouvait pas promettre de ne jamais la quitter. Théo n'était pas persuadé que la jeune fille était la femme de sa vie. Il la connaissait encore si mal... Mais il savait qu'il n'agirait pas comme un salop, qu'il ne la tromperait pas ni ne ternirait son honneur, ce n'était pas le genre d'homme qu'il était. Du moins c'est ce qu'il se plaisait à croire, n'ayant jamais été confronté à une situation où il pourrait blesser sa petite-amie de la sorte.

Théo but une autre gorgée puis reprit :

"Et toi, tu sors avec ce Serpentard, Killian Gray c'est bien ça ? Tout se passe bien avec lui ?"

Non pas qu'il s'intéresse réellement aux amourettes de cet idiot de Gray, mais il était curieux de savoir ce qu'une fille distinguée comme Juliet trouvait à un homme comme lui... Et puis il se demandait si Gray était capable de rester en couple avec une fille sans la tromper, aussi.


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Assise en face de Théo, un Whisky pur-feu devant elle, Juliet observa le jeune homme avec attention, tandis qu’un léger silence s’installait. Il lui avait dit, quelques instants plus tôt, vouloir occuper un poste au ministère de la magie, et plus elle le regardait, plus la jeune femme se disait qu’il avait le profil pour. Sans connaître son caractère plus que ça, il avait cet aura sérieuse, posée, qui se dégageait de ses mouvements ou ses paroles. Une apparence sérieuse, un physique d’adulte. L’image de quelqu’un de mature, de réfléchit, en somme. Elle en était bien loin, elle, de cette image de jeune femme distinguée. Pas qu’elle ne sache pas la trouver, elle avait déjà enfilé sa tenue Juliet responsable, mais ne l’aimait pas. Elle préférait tellement pouvoir être… Elle. Elle sans un masque d’impassibilité, elle sans les robes qu’on mettait chaque jour, pour chaque occasion. Juste un jean, un short, un tee-shirt, ou une robe colorée. Et sans coiffure compliquée, par pitié.

A vrai dire, Juliet n’aimait pas être sérieuse. Même si elle l’était de plus en plus au fil du temps, cet état d’esprit ne lui convenait pas. Elle avait besoin de rire, elle avait besoin de sourire. Elle était plutôt bonne vivante, en somme. Revenant sur le cas « Olivia » la jeune femme intima à Théo de ne pas la faire souffrir et de ne pas jouer avec elle. C’était peut-être stupide comme recommandation, mais sa meilleure amie ne méritait pas ça. Déjà que son histoire avec l’autre abruti de O’Connor l’avait sérieusement ébranlé… Heureusement, le Poufsouffle semblait ne rien avoir en commun avec le Serpentard.

"Si elle veut bien de moi, je serai toujours honnête et droit avec elle. Je te le promets sur mon honneur de Poufsouffle !"

Elle hocha la tête, un sourire naissant sur ses lèvres.

« Je ne t’en demande pas plus. » déclara-t-elle en retour avec un clin d’œil.

Elle ne pouvait pas lui faire promettre de rester avec Olivia jusqu’à la fin de sa vie, évidemment. De toute façon, sa meilleure amie s’était déjà emballée lorsqu’elle était en couple avec Samaël et au final cela les avait menés à la rupture… Autant ne pas répéter la même erreur deux fois !

Elle s’apprêtait à revenir sur le sujet des études, lorsque Théo la devança, lui posant une question sur sa propre vie sentimentale…

"Et toi, tu sors avec ce Serpentard, Killian Gray c'est bien ça ? Tout se passe bien avec lui ?"

Dévisageant le Poufsouffle, la jeune femme songea que cette question était une des premières qu’on lui posait lorsqu’elle parlait du fait qu’elle était en couple avec le Serpentard. Elle était touchée de l’attention qu’on pouvait lui porter mais n’aimait pas le sous-entendu qui pouvait se dégager de cette question. Non, aux dernières nouvelles, Killian ne l’avait pas trompé. Non, il n’était pas violent avec elle, non il ne lui parlait pas mal, non, il ne la rabaissait pas. Merci bien, elle était amoureuse mais pas masochiste.

« Oui oui, ça se passe très bien. » acquiesça-t-elle en tentant de réprimer un petit sourire niais.

« Pourquoi cette question ? » demanda-t-elle toute fois en riant légèrement.

Elle attrapa son verre et le porta à ses lèvres, attendant la réponse du Poufsouffle.



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Suite à sa question sur sa relation avec Gray, Juliet se mit à regarder Théo comme si elle pouvait lire dans ses pensées. Il s'agita sur sa chaise, un peu mal à l'aise, en espérant qu'il était moins transparent qu'il en avait l'impression. Si effectivement Juliet était en couple avec Killian, elle n'apprécierait probablement pas le sous-entendu, à savoir que Killian était un homme à femmes... Pourtant, Théo devait bien reconnaître qu'il ne miserait pas à une noise sur la longévité de cette relation. Il connaissait ce genre d'hommes, et il en connaissait certains, comme Darren par exemple. Théo ne pensait pas que les gens pouvaient changer, même par amour, mais peut-être se trompait-il. Quoi qu'il en soit, il ne tenait pas à se disputer avec sa camarade à ce sujet et se contenta donc de garder son scepticisme pour lui, affichant un sourire poli devant son expression naïve.

« Pourquoi cette question ? »

Par solidarité intra-persos. Théo hocha les épaules avec indifférence et but une gorgée de son verre avant de répondre :

"Sans raison particulière, simplement pour alimenter la conversation."

Puis il se hâta de détourner le sujet, la relançant sur ses objectifs professionnels.

"Alors comme ça tu veux devenir joueuse de Quidditch professionnelle..."

Ils étaient plus à l'aise sur un sujet plus neutre, moins personnel. Ils bavardèrent un moment, puis lorsque leurs verres furent terminés Théo décida de prendre congé. Cette rencontre fortuite avait été une aubaine, puisque faire les magasins s'était révélé moins fastidieux et plus amusant. En plus, Juliet avait pu le conseiller pour Artémis, et lui avait révélé que son amie était un coeur à prendre... Bref, Théo était plutôt content de sa journée, lui qui redoutait tant de se mêler à la foule joyeuse d'avant-Noël. Néanmoins, leur conversation lui avait aussi fait prendre conscience de toutes les différences qui l'opposait à Juliet, et il avait compris pourquoi ils ne pourraient probablement jamais devenir proches. Ils avaient des valeurs trop différentes, et Juliet n'était pas une femme de compromis. Déterminée, entière, elle méritait entièrement sa place à Gryffondor d'après Théo... Enfin, il était quand même content d'en savoir un peu plus sur une de ses camarades de classe.

Théo fit donc ses adieux à la jeune fille, avant de quitter le bar pour se retrouver côté moldu.

"Passe de bonnes fêtes Juliet, Joyeux Noël et à l'année prochaine !"

Quelques minutes plus tard, il était de retour dans le grand manoir familial, qui lui parut un peu sinistre après toute cette frénésie de Noël... Il salua Artémis qui était rentrée pendant son absence, mais sa soeur se contenta de détourner la tête, les lèvres pincées. Théo poussa un soupir las et monta dissimuler ses achats dans sa chambre. Les vacances s'annonçaient joyeuses...

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Ceux qui s'y prennent au dernier moment [Théo & Juliet]

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