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 La rencontre de trop [Maeva & sa belle-mère]

Maeva HellsoftPréfèteavatar
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28 décembre 2006

« Debout ma chérie ! » s’exclama une voix, tirant Maeva de son sommeil.

« Paaaaaaa » marmonna-t-elle avant de se réfugier sous sa couverture, « Laisse moi dormir… »

Sentant qu’on lui retirait sa couette, la petite fille enfonça sa tête dans son oreiller, alors que son père s’asseyait au bord de son lit, passant distraitement sa main sur son dos afin de la réveiller.

« Chérie, je t’ai dit hier que j’avais invité quelqu’un à déjeuner aujourd’hui… Et puis regarde comme il fait beau ! » Il se pencha vers son oreille et remit ses cheveux derrière cette dernière avant de murmurer l’argument ultime : « En plus, j’ai fait des pancakes. »

Relevant la tête, la fillette se frotta doucement les yeux et murmura un « j’arrive » ensommeillé. Visiblement satisfait de cette réponse, son père quitta sa chambre. Ce matin était définitivement bien trop difficile pour Maeva. Généralement, elle sautait de son lit dès les premières lueurs du jour, prête à entamer la journée. Seulement, elle avait très mal dormi cette nuit. Soupirant, elle se leva, enfila ses chaussons, et descendit vers la cuisine où se trouvait son père. Elle constata qu’il était encore de bonne humeur. Pas que cela soit vraiment étrange, mais depuis quelques jours, il semblait réellement heureux. Il prenait soin d’elle énormément, lui achetant gâteaux, cadeaux, et multipliant les gestes tendres envers elle. Ils avaient eu une longue discussion au début des vacances, au sujet du bébé qui ne tarderait pas à agrandir la famille Hellsoft, alors que James Smith venait de rentrer d’une « réunion » entre coéquipiers en titubant légèrement. De toutes les paroles qu’avait prononcées son père, Maeva en avait déduit qu’il se portait pas le professeur Virtanen dans son cœur, même sans l’avoir rencontré.

Une fois dans la cuisine, son père déposa une bise sur le haut de son front, avant de lui tendre une assiette de pancake. La posant sur la table de la cuisine, la fillette regarda son petit déjeuné, sans avoir vraiment envie de le manger. D’ailleurs, depuis quand son père savait cuisiner des pancakes ? Depuis quand savait-il cuisiner tout simplement, sans que la maison ne prenne feu, ou sans faire brûler le plat ?

« C’est mamie qui t’a apprit à cuisiner ? » demanda-t-elle, curieuse.

La réponse ne vint jamais, son père étant trop occupé à lancer des coups d’œil fréquents sur l’horloge de la cuisine, qui indiquait onze heures. Haussant les épaules, Maeva commença à manger. Une fois son petit déjeuné terminé, elle s’apprêtait à se lever de table, lorsque son père prit enfin la parole :

« Chérie ? Tu vas te doucher ? Dépêche-toi, on a quelqu’un qui arrive vers midi. »

Hochant la tête, la petite fille se dirigea vers les escaliers avant de s’arrêter et de demander :

« Papa ? C’est qui ? »

« Surprise… Tu vas voir, tu vas l’adorer. »

Haussant légèrement les épaules, Maeva se remit en marche, gagna la salle de bain, et se glissa sous l’eau chaude. L’adorer ? Oui, mais qui ça ? Curieuse, cela faisait plusieurs jours qu’elle demandait à son père de lui dévoiler l’identité de cette personne… En vain. Il ne faisait que répéter qu’elle allait l’adorer et qu’il était certain qu’elle serait ravie de cette rencontre.

Une fois douchée, coiffée et habillée, la fillette rejoignit le salon, qui faisait également office de salle à manger. Elle y trouva son père qui lui adressa un grand sourire. Alors qu’elle allait se blottir contre lui, Maeva leva les yeux vers lui et demanda, d’une voix enfantine :

« Qui est-ce qui vient ? »

Lui ébouriffant doucement les cheveux, James ne répondit pas, et se contenta de jeter un énième coup d’œil à sa montre. Son visage s’éclaira alors que la sonnette retentissait.

Il adopta une démarche assurée et alla ouvrir la porte, Maeva sur ses talons. Une jeune femme se tenait dehors, un immense sourire aux lèvres.

Sans trop savoir pourquoi, la fillette eut un mauvais pressentiment…


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Eden Rosebury, 29 ans.



Dire qu'elle était impatiente aurait été un euphémisme : elle trépignait littéralement d'excitation. C'était le grand jour, le moment tant attendu, les minutes décisives ! Elle allait être présentée à la belle-fille de James, la petite Maeva. Elle ne devait absolument pas échouer lors de cette présentation, tout devait être parfait. James tenait tellement à sa fille ! C'était un excellent père et Eden savait parfaitement que la petite Maeva passerait bien avant elle. Si elle voulait garder James - et Merlin savait qu'elle voulait le garder plus que tout - elle devrait être la belle-mère idéale. Oh, elle s'y voyait déjà ! Faire les boutiques avec sa belle-fille, bras dessus-dessous, riant à gorge déployée et dégustant une délicieuse glace en se racontant des petits secrets ! Elle avait plus que hâte ! Et puis ils pourraient passer des moments super tous les trois, en famille ! James, Maeva et elle faisant des petits piques-niques l'été, jouant à des jeux de société, partant en vacances ensemble dans le Sud de la France... Et puis, acclamer James des tribunes et échanger des regards réjouis avec Maeva à chaque but de l'équipe... Tout plein de bons moments qui n'attendaient qu'eux !
Mais avant ce bonheur familial l'attendait une étape cruciale : la confrontation. James l'avait prévenue : sa fille risquait d'être un peu perturbée au début, mais elle l'adorerait vite. Pour que tout se passe bien, Eden s'était renseignée sur tout ce qui concernait Maeva et ses goûts. Ainsi, elle allait apporter un panier de muffins pour lui faire plaisir. Tout allait déjà mieux avec quelque chose de bon, n'est-ce pas ? Ce n'était pas une situation facile, elle le savait. Le divorce de James ne s'était pas très bien passé : la maman de Maeva était quelque peu difficile, selon lui. Et Maeva en avait souffert. Eden voyait bien à quel point cela le tourmentait et à quel point il voulait offrir à sa fille un équilibre parfait pour grandir. C'était un homme tellement formidable, attentionné et attendrissant. Il avait une haute estime de la famille et tenait à sa fille plus que tout. Et si elle était déjà très amoureuse au début, James étant l'homme parfait (gentil, drôle, beau, tendre, loyal, fidèle, courageux, aimant, altruiste et honnête), elle avait de nouveau fondu devant son costume de papa. Pour être tout à fait honnête, Eden rêvait d'une grande famille. Une jolie petite maison, un gentil mari, des enfants rieurs jouant dans le jardin... Elle n'aspirait qu'à ça. Et à son âge, elle estimait qu'elle pouvait commencer à se poser. La rencontre avec James fut le déclic. L'homme de sa vie, sans aucun doute. Ils formeraient un jour une jolie famille, pleine de bonheur.

Et Eden voulait que Maeva fasse parti de ce tableau. Il était hors de question qu'elle soit exclue sous prétexte qu'elle était issue d'un premier mariage. Elle avait une place entière dans la famille et en aurait toujours une. Et Eden était prête à aimer Maeva comme sa propre fille. Après tout, elle était la fille unique de James. Elle ne pourrait jamais être sa mère mais tenait à ce qu'elle la considère comme quelqu'un d'important dans sa vie. Une sorte de deuxième maman, un peu plus cool. Car elle ne voulait pas que Maeva se braque : toute l'autorité serait laissée à son père légitime, elle n'avait rien à dire sur son éducation. Elle pourrait être la partie tendresse et douceur de la famille. Elle n'aimait pas crier et s'emporter de toute manière. Tout ce qu'elle voulait, c'était nouer des liens avec Maeva, pour qu'ils puissent tous être très heureux. Et même quand James et elle auront des enfants, il sera important de conserver des liens profonds et sincères avec Maeva. Elle ne serait jamais sa mère, juste une super belle-mère ! La meilleure même ! Elle voulait juste que Maeva puisse rentrer chez eux, quand ils auront un foyer, en se sentant chez elle. Elle voulait être mère depuis des années : c'était un entrainement super.

Alors elle avait préparé ce jour avec soin. Elle avait choisi une tenue qui, selon sa meilleure amie Malory, faisait très candide (une blouse blanche paysanne de chez T&T resserrée sous la poitrine, une jolie paire de jeans moldus, des chaussures à petit talons blancs moldus, un gilet bleu clair de chez Guipure dont elle avait juste attaché le premier bouton et un grand manteau bleu roi moldu.). Elle avait toujours accordé beaucoup d'importance à son apparence, toujours coquette, mais c'était encore plus particulier aujourd'hui. Elle avait hésité entre le look "candide", le "je suis une travailleuse super moderne" (tailleur élégant rose moldu, chaussures à talons de chez T&T, manteau blanc T&T), le look "Je suis jeune et gentille" (jupe en jean moldue, sous-pull rose moldu, gilet en laine T&T, petites bottines moldues) et le look "je suis une sorcière" (robe élégante de chez T&T, cape brodée de chez T&T et chapeau de chez Guipure) mais ce n'était pas le plus discret. Le look candide était très bien. Elle portait en plus des boucles d'oreilles offertes par James et s'était armée de son plus joli sourire. Parce que si elle tenait beaucoup à apporter du soin à son apparence, parfois un peu trop selon certaines, elle savait que sa meilleure arme était son sourire. James affirmait toujours que c'était ça qui l'avait séduit. De toute manière, Eden souriait tout le temps. Même quand cela allait mal. Le sourire était la meilleure arme contre les malheurs, c'était magique. Pour tous les gens renfermés dans la rue, elle leur souriait. Et souvent, tout étonnés, il lui souriait en retour. Et sa journée en était illuminée. Le bonheur des gens étaient tout ce qui lui suffisait, cela la rendait heureuse. L'idée de rendre quelqu'un heureux la comblait de joie. C'était aussi pour ça qu'elle était bénévole dans deux associations caritatives pour les sorciers démunis. Pour voir le sourire renaître sur leurs visages accablés.

Un peu nerveuse, Eden lissa sa blouse pourtant vierge de tout plis en arrivant devant la porte de James. La première fois qu'elle était venue ici, elle avait été impressionnée par la taille de la maison. On aurait abriter de nombreux sorciers sans le sous, ici ! Mais James gagnait son argent par la force de son travail, en étant joueur dans une équipe professionnelle de Quidditch. Il s'investissait beaucoup, c'était normal qu'il soit récompensé. Et puis, il donnait toutes les semaines pour les orphelins sorciers du Burkina-Faso, comme il le lui avait avoué lors de leur premier rendez-vous. Mais il préférait que cela reste secret : si la presse l'apprenait, elle en ferait toute une histoire alors que c'était juste normal d'aider les plus malchanceux quand on vivait dans le confort. Son cœur avait manqué un battement à ces mots. Cet homme était d'une générosité sans fond. Oh, bien sûr, elle n'était pas naïve, il avait quelques défauts. Parfois, il pensait trop aux autres, au détriment de lui-même, comme lorsqu'il restait tard au club pour aider ses jeunes coéquipiers à se perfectionner. Il en revenait toujours épuisé. Et il était très perfectionniste aussi. Tout devait être parfait pour les gens qu'il aimait. Mais c'était un homme adorable et plein de principes. Elle était chanceuse de l'avoir rencontré !

Ils s'étaient vus pour la première fois quand il était venu acheter des pâtisseries pour les enfants malades de Sainte-Mangouste. Sa boutique était réputée pour faire les meilleurs gâteaux de tout le Londres Sorcier, c'était tout naturellement qu'il était venu ici, avait-il dit. Elle était tout de suite tombée sous son charme et n'avait pas hésité quand il l'avait invitée au restaurant quelques jours après. Après cela, ils s'étaient revus plusieurs fois et étaient tombés amoureux. C'était la plus jolie chose qui lui soit arrivé. Elle avait toujours rêvé de contes de fées, depuis qu'elle était enfant. Mais n'était tombé que sur des goujats depuis sa sortie de Poudlard. Et à Poudlard aussi, d'ailleurs. Mais James était différent.

Elle sourit largement, son panier de gâteaux à la main et appuya sur la sonnette, nerveuse. La porte s'ouvrit largement pour laisser place à James tout sourire et à une petite fille derrière lui. Inspirant un grand coup, Eden passa le pas de la porte. Elle n'embrassa pas James sur les lèvres, elle ne désirait pas brusquer Maeva mais lui pressa délicatement la main.

- James ! Je suis très heureuse de te voir, je suis désolée de ne pas avoir pu venir plus tôt, j'étais surchargée à la boutique, avec les fêtes de fin d'année !

Puis elle se tourna vers Maeva à qui elle tendit la main. Le moment crucial. La petite était littéralement adorable avec ses grands yeux marrons et ses traits candides. Elle faisait plus jeune que son âge mais était tellement mignonne. Attendrie, Eden lui adressa un sourire encore plus grand si c'était possible.

- Je m'appelle Eden et je suis littéralement enchantée de faire ta connaissance, Maeva ! Ton papa m'a beaucoup parlé de toi ! J'avais vraiment hâte de te voir en vrai !

Elle lui tendit le panier de muffins tandis qu'elle échangeait un regard avec James. Celui-ci semblait littéralement aux anges. C'était décidément un homme formidable, rares étant ceux qui accepteraient d'admettre qu'ils étaient émus de voir la femme qu'ils aimaient rencontrer leur fille chérie.

- Je suis la nouvelle compagne de ton papa, expliqua-t-elle à Maeva, toujours tout sourire. J'espère que nous allons nous entendre ! Oh, et que les muffins vont te plaire ! Ils sont fait maison, je suis pâtissière !

Elle avait longtemps réfléchi au terme qu'elle allait employer. Belle-mère faisait trop intrusif. Petite-amie trop volatile. Ils n'étaient pas encore fiancé. Compagne, cela semblait bien. Cela faisait sérieux, tout comme leur relation.


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Observant celle qui venait d’arriver, Maeva lui rendit gentiment son sourire, adressant un regard interrogateur à son père. Que venait-elle faire donc là ? La fillette espérait que la nouvelle lubie de son père était d’engager une baby-sitter pour elle. Elle était grande, par Merlin ! Cependant, cette hypothèse fut rapidement écartée lorsque la nouvelle venue attrapa la main de son père, tout en s’excusant de ne pas avoir pu venir plus tôt, mentionnant qu’elle avait été surchargée à la boutique, à cause des fêtes de fin d’année. Boutique ? Peut-être qu’elle était tout simplement un couturière et que son père l’avait fait venir afin qu’elle lui confectionne une robe pour le mariage du coéquipier et ami de James, à lequel il devait se rendre ? Une nouvelle fois, cette suggestion fut oubliée à l’instant même où après lui avoir serrée gentiment la main, elle se présenta comme étant Eden, lui disant qu’elle était absolument ravie de la rencontrer, que son père lui avait beaucoup parlé d’elle, et qu’elle avait eu hâte de la rencontrer en vrai. Affichant un vague sourire, la fillette jeta un nouveau regard vers son père, qui se contenta de lui sourire. Bon… Eden devait probablement être une amie de son papa. Oui, voilà. Une simple amie – ou même une meilleure amie. Rien de plus, rien de moins. Qu’allait-elle donc s’imaginer ? Depuis que sa mère lui avait présenté son beau-père elle s’imaginait vraiment des choses…

- Je suis la nouvelle compagne de ton papa. J'espère que nous allons nous entendre ! Oh, et que les muffins vont te plaire ! Ils sont fait maison, je suis pâtissière !

A l’instant même où la jeune femme prononça ses paroles, la fillette posa sur elle un nouveau regard, et décréta qu’elle ne l’aimait vraiment pas du tout. Complètement effarée, elle recula d’un pas avant de lancer un regard affolé à son père, qui se tenait en retrait. Reportant son attention sur Eden – elle détestait ce prénom, d’ailleurs – elle secoua la tête, incapable d’assimiler ces informations. Non. Non, non, non. Pas encore, pas une nouvelle fois. D’ailleurs, que s’était-il passé dans la tête de son père pour qu’il décide de lui présenter sa copine – désolée, compagne – de cette manière ? Ils pensaient qu’avec un simple panier de muffins, elle allait accepter cette nouvelle dans sa vie, alors qu’elle avait hurlée et criée pendant plusieurs minutes lorsque sa mère l’avait informé de la situation avec le professeur Virtanen ? Et puis d’ailleurs, pourquoi cette fille ? Elle semblait absolument horripilante, d’abord ! Rien à voir avec sa maman. Absolument rien à voir. Qu’avaient-elles en commun ? Rien. Là où sa mère avait un sourire franc, léger, rieur, avec les yeux qui se mettaient à briller – bref le plus beau sourire du monde pour Maeva (et elle était très objective, évidemment) – celui de la femme qui se trouvait devant elle lui paraissait faux. D’ailleurs, même celui de son père lui semblait faux. Et puis, pourquoi souriaient-ils donc ? La situation n’était pas réjouissante ! Loin de là même ! Sa mère n’avait pas sourit, elle, lors de l’Annonce. Le professeur Virtanen non plus, à vrai dire. Du moins, pas un grand sourire comme ça. Non, définitivement, rien ne lui plaisait chez cette femme qu’elle venait de rencontrer. De son sourire jusqu’à la tenue qu’elle portait – sa mère était bien plus jolie, d’ailleurs – en passant par le ton qu’elle employait. Elle. N’avait. Plus. Cinq. Ans.

Se rendant compte qu’elle était silencieuse depuis quelques minutes, elle ignora les coups d’œil furieux de son père et adressa un regard vide à Eden. Crier ne servirait à rien, elle avait déjà essayé. Partir s’enfermer dans sa chambre lui semblait être une solution très attirante, mais impossible, vu que son père bouchait l’accès aux escaliers et qu’il la retiendrait sûrement. Restait la dernière solution. Haussant les épaules air un air contrit qui lui donnait l’air d’une petite fille à la fois adorable et boudeuse – c’était un grand qu’il lui avait dit ! – elle déclara :

« J’aime pas les muffins. Désolée.

« N’importe quoi, ma chérie, tu adores ça. »

« Non, c’est faux, j’aime pas ça. »

« Maeva ! » rugit son père avant de jeter un regard en coin à sa nouvelle petite-amie (ah non, compagne, désolée) et de reprendre, plus doucement : « Depuis quand tu n’aimes plus ça ? »

« Depuis longtemps »

C’était un énorme mensonge, elle avait toujours adoré ça. D’ailleurs, douée comme elle l’était pour mentir, son père devait bien avoir qu’elle ne disait pas la vérité. Cependant Eden, elle, n’en savait rien. Elle haussa une nouvelle fois les épaules, incapable de parler plus. Son père venait de lui présenter sa compagne. Enfin non, pire, sa compagne venait de se présenter elle-même. Compagne qui n’avait rien à voir avec sa mère, qui lui offrait des muffins et qui souriait faussement. Alors c’était elle, la fabuleuse rencontre ? Celle qu’elle allait adorer ? Fan-tas-tique. Lançant un regard noir à son père elle baissa la tête et fixa le bout de ses tennis. Le fait que son père et sa mère ne s’aiment plus, elle l’avait comprit. Pas vraiment assimilé, mais comprit. Jamais ils ne formeront une véritable famille. Jamais. L’idée lui faisait mal, mais lui semblait plus supportable que celle d’avoir un beau père ou une belle mère. Lisa, elle, avait les deux. Elle lui avait dit, un jour, que pour une fille, un beau père était bien plus facile à accepter qu’une belle-mère. Parce qu’une belle-mère se rapprochait trop d’une mère. Et c’était la vérité, la fillette s’en rendait compte. En observant celle qui se tenait devant elle, elle n’avait aucune envie de la voir prendre une quelconque place dans sa vie.

« Et si on passait à table ? » proposa James Smith pour rompre le silence.

Hochant la tête, elle se dirigea d’un pas traînant vers la salle à manger avant de s’installer sur une chaise. Au passage, elle remarqua avec mesquinerie qu’Eden avait de grosses hanches… Elle fronça les sourcils, surprise de ce qu’elle pensait. Elle n’était pas si méchante que ça, d’habitude. Regardant son père s’assoir en face d’elle, elle évita son regard.

« Que se passe-t-il Maeva ? Tu es malade ? »

« Non » voulait-elle hurler « tu viens juste de me présenter à ta copine sans même me prévenir ! » Elle se retint toute fois. Gère ton irritabilité songea-t-elle en reprenant une phrase qu’elle entendait très régulièrement dans la salle commune.

« Je suis fatiguée. »

« Tu as mal dormi ? » lui demanda-t-il en adoptant une mine soucieuse.

Enervée et furieuse qu’il en fasse tant de sa nouvelle copine – compagne – la fillette répondit assez brusquement.

« Pas assez surtout. Parce que comme tu étais dehors avec ton équipe hier soir, bah, ça m’a fait peur. »

« Ah oui, j’expliquais à Dennis la nouvelle stratégie. »

« Bah… Maman m’a expliqué ce que tu faisais vraiment, t’es plus obligée de me mentir, tu sais. Mais j’ai eu peur, c’est tout. »

Baissant les yeux vers son assiette, elle les releva pour adresser un regard innocent à Eden. Cette fois-ci, hors de question qu’elle promette de faire un effort.


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Maeva sembla déboussolée par l'annonce, ce qui était tout à fait compréhensible. Patiente, Eden se contenta d'échanger un regard avec James tandis que la petite digérait la nouvelle. Cela ne devait pas être quelque chose de
facile et elle-même ne s'imaginait pas dans cette situation : ses parents vivaient encore ensemble et semblaient encore très amoureux. Elle avait grandit dans une famille unie et soucieuse du bien-être de ses membres. Elle n'imaginait même pas la douleur d'un divorce, de voir les fondations sur lesquelles nous étions nés s’effondrer. Pauvre petite. Mais Eden n'avait pas l'intention de s'imposer. Tout se ferait en douceur, au rythme de chacun. Sans se formaliser du silence de Maeva, Eden en profita pour retirer son manteau et son écharpe que James attrapa galamment. Cette homme était toujours prévenant, toujours prêt à se montrer gentil. Attendrie, Eden lui adressa un sourire tendre que James lui rendit, rayonnant. Lui aussi devait avoir des plans pour leur nouvelle famille et devait être impatient de construire quelque chose avec elle. Eden n'en revenait toujours pas de sa chance et de son bonheur. Quand elle reporta son regard sur Maeva, elle put constater que cette dernière avait l'air contrarié. C'était tout à fait compréhensible, après tout, elle n'était encore qu'une inconnue pour elle. Mais elles apprendraient vite à se connaître et à s'adorer ! En plus, James lui avait confié que la maman de Maeva avait aussi refait sa vie de son coté, avec un autre homme, et attendait un bébé. Eden était ravie pour elle, la maternité devait être quelque chose de vraiment fantastique. Puis elle était heureuse de voir que James et son ancienne femme avait retrouvé l'amour chacun de leur coté et étaient heureux. Ainsi, ils pouvaient offrir à Maeva un cadre sain et rempli d'amour. Et puis comme cela, Maeva allait avoir plein de nouveaux petits frères et sœurs !

- Ce n'est pas grave, James, lança-t-elle doucement quand Maeva annonça ne pas aimer les muffins. Tu pourras toujours les apporter à ton équipe. Ou les manger toi-même, gourmand comme tu es !

Même si elle était un peu déçue de s'être trompée sur les goûts de Maeva, il n'y avait pas de raison de s'en formaliser. Ce n'était que des muffins après tout ! La prochaine fois, elle amènera autre chose. Des cookies, peut-être. Ou des brownies. Ou des cupcakes. Quelque chose de délicieux, qu'ils pourraient manger en famille avec le thé.

- Tu me diras ce que tu préfères comme gâteaux, je t'en ferai ! J'adore cuisiner ! Je tiens le Paradis d'Eden, sur le Chemin de Traverse. Pas très loin du glacier. Tu pourras venir choisir ce que tu veux, pour en ramener à tes amis de Poudlard !

Elle se rappelait très bien que la nourriture de Poudlard était absolument délicieuse mais elle connaissait le plaisir de grignoter quelques petites douceurs entre amis devant la cheminée de la salle commune. Elle avait toujours eut le goût de la cuisine et ça depuis toute petite. Elle avait passé des heures à observer son père - le chef de la famille - cuisiner de bons petits plats. A l'âge de quatre ans, elle réalisait déjà ses premières créations ! A sept, elle inventait ses propres plats. A onze ans, elle commençait une sorte d'apprentissage dans les cuisines de Poudlard, gentiment indiquées par des Poufsouffle plus âgés. Elle avait dû passer plus de temps là-bas qu'en classe ! Au début, les Elfes étaient méfiants. Puis ils avaient appris à lui faire confiance et lui avaient enseigné de nombreuses choses. Elle se débrouillait aussi bien pour la cuisine que pour la pâtisserie, mais avait une préférence pour cette dernière. A sa sortie de l'école, en 1996, elle était entré en apprentissage dans un restaurant très chic du Londres Sorcier. Elle avait dû interrompre son cursus pour fuir la guerre mais était revenue en 1998, après un an passé dans une pâtisserie moldue. C'est là qu'elle s'était faite engagée dans les cuisines de l'Hippogriffe Cendré avant de lancer sa propre boutique de pâtisseries il y a deux ans. Faire de sa passion son métier était l'une des plus belles choses qui lui soient arrivées. Et tandis qu'ils passaient à table, elle ne put s'empêcher de questionner Maeva.

- Tu es dans quelle maison, à Poudlard ? J'étais moi-même à Poufsouffle ! C'est la maison que je souhaitais le plus, même si nous n'étions pas très bien vus à l'époque ! En fait, on s'occupait peu de nous. Tous les regards étaient tournés vers Serpentard et Gryffondor, qui se menaient une guerre sans merci ! Je pense que cela a changé depuis...

Mais à l'époque, c'était mémorable ! Cela ne lui plaisait pas trop, évidemment, elle qui avait toujours détesté les conflits. Mais les Gryffondor et les Serpentard redoublaient d'ardeur pour se nuire. Elle ne prenait pas parti, mais avait une petite préférence pour Gryffondor. Après tout, elle était née-moldue et ce n'était pas très bien vu à l'époque par les Serpentard. Et puis les Gryffondor étaient si amusants ! Elle était dans la promotion de Fred et George Weasley, après tout, et il n'y avait rien de plus amusant. Elle avait beaucoup de bons souvenirs liés à ces deux-là... Mais cela lui rappelait forcément la mort de Fred durant la Bataille de Poudlard et ça, c'était difficile. Chassant la tristesse qui l'avait envahie à cette pensée, elle se remit à sourire pour garder bonne figure. Elle n'allait pas faire grise mine dans un moment pareil ! Surtout que Maeva semblait encore contrariée. Soucieuse de toute faire pour lui plaire, Eden s'apprêtait à lui demander ses passes-temps quand James intervint. Quel père prévenant ! Toute attendrie, elle lui attrapa la main et la serra fort. Et puis Maeva était si mignonne ! Elle ressemblait à son père, mais en beaucoup plus adorable. Et elle était mignonne, d'avoir peur quand son père était absent ! Un amour.

- De quoi parles-tu ? interrogea-t-elle quand Maeva lança que "ce n'était plus la peine de mentir". Ton papa est très prévenant avec ses collègues, enfin, avec tout le monde, ajouta-t-elle en lui lançant un regard amoureux.

James était un homme adorable, altruiste et compatissant. Il était toujours prêt à aider les autres, sans compter. C'était une perle rare, un homme idéal. Il s'investissait dans tout ce qu'il faisait.

- Oui, Maeva, de quoi parles-tu ? questionna James en fronçant les sourcils. Qu'est-ce que maman a bien pu te raconter encore ? Elle a été blessée par le divorce, fit-il à l'adresse d'Eden. Et elle a tendance à essayer de me décrédibiliser auprès de Maeva en me calomniant. C'est très blessant. Elle aimerait briser les liens que j'entretiens avec ma fille, c'est très difficile à vivre. Laisse-donc Eden tranquille avec les mensonges de maman, Maeva, on en reparlera après.

Choquée, Eden laissa échapper un léger hoquet de surprise. Mais c'était tout à fait horrible de faire des choses comme cela ! Elle pouvait comprendre que l'ancienne Mrs Smith soit blessée par son divorce mais au point de chercher à nuire à son mari en se servant de sa fille comme cela... Elle devait être très malheureuse. Prise d'un immense élan de compassion pour cette femme, Eden se tourna vers James.

- Ce n'est rien, James. Ne parlons pas de ça à table, la maman de Maeva a sûrement ses raisons, il ne faut pas la critiquer. Discutons-donc de choses plus joyeuses ! Qu'est-ce que tu aimes faire dans la vie, Maeva ?

Il était très mauvais de critiquer quelqu'un, surtout en son absence. Et puis Maeva n'avait pas à être mêlée aux affaires de ses parents, ce n'était pas sa place. Et puis, elle pouvait comprendre cette femme. Elle aussi avait été dépitée par des ruptures et avait dit des choses méchants sur ses exs comme "Il rentrait toujours trop tard !" à ses amies. C'était sous le coup de la colère, on ne pouvait pas lui en tenir rigueur.


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Plus Eden parlait, moins Maeva l’appréciait. Déjà qu’elle avait commencé bien bas dans son estime en se présentant de son propre chef comme la compagne de son père… Non, décidemment, elle ne l’aimait pas. Et puis, pour une raison bien simple. Ce n’était pas sa maman. Et elle n’en avait aucunement besoin d’une deuxième. Et surtout pas d’une mère comme… Eden. Eden qui lançait des regards amoureux et rayonnant à son papa, Eden avec son sourire mielleux. Si grandir signifiait trouver l’amour, et si l’amour signifiait divorce, franchement, Maeva se disait que finalement, elle pouvait bien rester petite encore un peu. Non mais.

Après un nouveau regard incendiaire de James, la jeune Gryffondor décrocha un sourire faussement ravi lorsque la jeune femme lui expliqua qu’elle tenait le Paradis d’Eden sur le chemin de Traverse et qu’elle pourrait y passer afin de choisir des pâtisseries pour les ramener à ses camarades à Poudlard. Fantastique, vraiment. Morose, Maeva se dirigea vers la table, où trônait différents mets culinaires. Prenant place devant le nouveau couple, elle regarda les saladiers, à la fois affamée et sans la moindre envie de goûter à quoique ce soit. Elle posa les yeux sur l’inconnue – parce que c’était le mot le plus juste pour la décrire – qui lui faisait face, après avoir déclarée à son père que ce n’était plus la peine de lui mentir.

Certes, c’était légèrement – énormément – vil de sa part de parler de ça devant sa compagne. D’ailleurs, elle n’avait pas à en parler tout court, vu qu’elle ne savait qu’à peine de quoi il s’agissait. Sa mère lui avait rapidement abordé le sujet, mais rien de plus, elle ne pouvait que faire des suppositions. Eden lui demanda alors de quoi elle parlait, et elle haussa les épaules avec fatalité. Elle s’apprêtait à répondre lorsque son père la devança.

- Oui, Maeva, de quoi parles-tu ? Qu'est-ce que maman a bien pu te raconter encore ? Elle a été blessée par le divorce, fit-il à l'adresse d'Eden. Et elle a tendance à essayer de me décrédibiliser auprès de Maeva en me calomniant. C'est très blessant. Elle aimerait briser les liens que j'entretiens avec ma fille, c'est très difficile à vivre. Laisse-donc Eden tranquille avec les mensonges de maman, Maeva, on en reparlera après.

Fronçant instantanément les sourcils, la fillette dévisagea son père, ses yeux s’humidifiant. Ce. N’était. Pas. Vrai. Elle s’apprêtait à le lui crier – parce que visiblement dans ce bas monde, c’était la seule façon de se faire entendre, lorsque Eden, après avoir lâché un hoquet de surprise – ce qu’il lui valu un regard noir de la part de la rouge et or – prit la parole, débitant un flot de parole qui n’atteignirent qu’à peine l’esprit de la petite fille, trop occupée à fixer son père, indignée. Oui, elle trouvait à sa mère de nombreux défauts, mais elle en avait tout à fait le droit, vu que justement, il s’agissait de sa mère. Mais elle n’aimait pas du tout – ou du moins plus du tout – que son père l’accuse de mentir, surtout pendant un dîner aussi pénible !

« Ce n’est pas vrai ! » s’exclama-t-elle, ayant une subite envie de défendre sa mère devant son père, alors qu’elle passait son temps à se plaindre d’elle. « Maman n’a jamais rien dit sur toi ! C’est toi qui me dis toujours des choses méchantes sur elle. Pourquoi tu me mens, papa ? »

Fronçant à son tour une nouvelle fois les sourcils, James échangea un regard avec sa compagne, avant de demander :

« Mais par Merlin, que racontes-tu, Maeva ? »

Boudeuse, la fillette croisa les bras avant de répondre :

« J’aime pas lorsqu’on me dit du mal de maman. »

Elle reporta son attention sur Eden et fit mine de réfléchir à une réponse à lui donner.

« Je suis à Gryffondor. Et dans la vie… J’aime mes amis. » répondit-elle en haussant les épaules.

LA réponse par excellence. Celle qui répondait à la question sans ne rien dire. Parfait.


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Maeva semblait très influencée par sa maman. C'était normal, toutes les filles étaient proches de leur mère, elle-même avait entretenu des rapports complices avec la sienne pendant longtemps et encore maintenant. Lorsqu'elle allait déjeuner chez elle tous les dimanches, elles passaient des heures à bavarder et à faire la cuisine ensemble, sous l’œil bienveillant de son père qui était le véritable cuisinier de la famille. Alors elle comprenait parfaitement ce que ressentait Maeva. Posant une main sur l'avant-bras de James qui semblait prêt à répliquer, elle lança d'une voix douce.

- Ce n'est pas grave, James. Je comprends parfaitement Maeva, tu ne peux pas dire du mal de sa maman devant elle. Ni derrière, d'ailleurs ! ajouta-elle. Changeons de sujet.

Elle se tourna vers Maeva et l'écouta patiemment répondre qu'elle aimait ses... amis. Oh, c'était quelque chose de bien, mais pas vraiment une réponse très fournie. Mais ce n'était pas grave, elle comprenait. Elle aussi à l'âge de Maeva n'aimait pas parler de ses petits secrets avec ses parents, alors avec une inconnue ! Mais elle n'allait pas chercher à insister, Maeva se dévoilerait peu à peu, au rythme où elle le voulait. Elle n'avait pas à insister, cela la ferait juste se braquer encore plus. Il fallait laisser leurs liens belle-mère / belle-fille se tisser peu à peu, naturellement. Et puis ce n'était pas agréable d'être ainsi cuisinée à table, devant tout le monde. Elle qui avait toujours été un peu timide, elle aurait détesté être ainsi sous le feux des projecteurs. Soucieuse d'éviter de gêner Maeva encore plus, elle se mit à servir le premier plat. James s'était surpassé pour ce déjeuner ! Quel amour... Elle aimait les hommes qui savaient cuisiner, qui n'affirmait pas haut et fort que ce n'était qu'un truc "de fille". Elle avait élevée par un père passionné par la cuisine alors forcément, elle n'adhérait pas à ce cliché ! Et puis James avait affirmé vouloir se mettre à la pâtisserie, afin d'en faire pour en envoyer à Poudlard, pour que la maison ne manque pas trop à Maeva. C'était juste adorable ! Déjà qu'il cuisinait le dimanche pour une association qui nourrissait les sorciers démunis, c'était pour cela qu'il ne pouvait jamais venir chez ses parents. Mais elle ne lui en tenait pas rigueur, c'était plus important d'aider les plus démunis. Elle lui avait d'ailleurs proposé de l'accompagner, mais il avait refusé, ne voulant pas la priver d'une rencontre avec ses parents. C'était un homme très prévenant !

- Je ne vais pas t'embêter plus longtemps avec mes questions, Maeva ! lança-t-elle en riant. Je sais que ce n'est pas agréable, même si j'adorerai te connaître plus !
- Et tu n'as pas l'air très disposée à y répondre en plus. Tu pourrais faire un effort, Eden est là spécialement pour toi ! ajouta James sur un ton de reproche, les sourcils froncés.

Étant donné qu'elle n'avait pas envie de provoquer un conflit, Eden fit un signe de la main pour indiquer que ce n'était pas grave.

- Oh, ne la gronde pas, James. Elle a le droit d'avoir son petit jardin secret, à son âge ! C'est une ado, après tout !

Mais James semblait définitivement contrarié et planta son regard dans celui de sa fille.

- Ce n'est plus des secrets là, c'est de la politesse.
- Ce n'est pas grave, ne t'inquiètes pas. N'embêtons pas Maeva avec ça.

Soucieuse d'alléger l'atmosphère qui s'était considérablement rafraichie, Eden commença à manger.

- C'est absolument délicieux, James ! Bon appétit à tous ! Enfin, ne mangez pas trop, j'ai apporté le dessert !

Un fraisier qu'elle avait fait livré le matin afin qu'il soit bien au frais. Même si Maeva ne mangeait pas de muffins, elle espérait que le gâteau lui plairait. Le vieil adage disait qu'on séduisait un homme en séduisant d'abord son estomac. Et bien Eden l'appliquait à la vie de tous les jours et à tout le monde et espérait bien séduire la fille de James avec quelques douceurs. Qui pouvait bien résister à des pâtisseries après tout ?

- Peut-être as-tu des questions à me poser, Maeva ! Après tout, il n'y a pas de raisons que tu sois la seule à subir un interrogatoire ! fit Eden en souriant largement. Demande moi ce que tu veux !

Elle sentit James se tendre à coté d'elle et elle lui tapota la main pour le rassurer. Il n'y avait pas de raisons que cela se passe mal, Maeva était une enfant adorable. Et même si la rencontre avait plutôt mal commencé, rien n'était encore joué.

- Dans la limite du raisonnable, évidemment, précisa James.
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Après avoir répondu- de la manière la plus vague possible – à la question d’Eden qui visait à savoir ce qu’elle aimait dans la vie, Maeva adressa un sourire à son père, qui lui rendit un regard furieux. Estomaquée par cette colère – Merlin, elle n’avait rien fait ! – la fillette croisa les bras, tentant de défier son père du regard, mais abandonna bien vite. Fort heureusement, la compagne de son père lança en riant qu’elle n’allait pas l’embêter plus longtemps avec ses questions, mentionnant qu’elle savait que ce n’était pas agréable, mais qu’elle adorerait la connaître plus. Elle s’apprêtait à s’excuser – sa mère l’avait tout de même bien élevée – lorsque James la devança, prenant la parole :

- Et tu n'as pas l'air très disposée à y répondre en plus. Tu pourrais faire un effort, Eden est là spécialement pour toi !

Dévisageant son père, la jeune Gryffondor fronça les sourcils avant d’adresser un sourire désolé à la jeune femme. Décidemment, elle ne l’aimait pas du tout. Habituellement, son père était toujours gentil avec elle, la couvrait de cadeaux, discutait avec elle à table, autour d’un plat déjà tout préparé – il était quasiment incapable de cuisiner – riait souvent, lui racontait des petites anecdotes… Et là, lorsqu’Eden arrivait, il se mettait à être méchant, à lui lancer des regards noirs et à prendre la défense de la pâtissière. C’était elle sa fille ! C’était à Eden qu’il fallait adresser des regards noirs lorsqu’elle se montrait trop curieuse, pas à elle !

La jeune femme tenta alors de calmer son père, lui disant que c’était bien normal qu’elle est son « petit jardin secret », puisque c’était une ado. Haussant les sourcils, Maeva attrapa sa fourchette. Elle n’avait pas de petit jardin secret, juste des passions qu’elle n’avait pas envie de partager avec une inconnue. Cela faisait à peine quelques minutes qu’elles venaient de se rencontrer, pourquoi donc Eden pensait qu’elle pouvait devenir sa meilleure amie comme ça, alors qu’elle connaissait sa maman depuis sa naissance et qu’elle peinait à tout lui avouer, alors qu’elle l’aimait plus que tout ? Non mais. Cependant, James, visiblement toujours fâché contre elle lui reprocha son impolitesse. Se retenant de lever les yeux au ciel – ce serait impoli – de soupirer – ce serait impoli – ou de lever les épaules – toujours impoli – Maeva baissa la tête, aussi bien que pour cacher sa peine que sa fureur. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait plus rien. Merlin, lorsque sa mère lui avait apprit sa relation avec son professeur de runes ainsi que sa grossesse, elle avait tempêté, crié, hurlé qu’elle la détestée et qu’elle n’était plus sa mère. Et elle ne lui avait pas dit qu’elle était malpolie. Alors que là, elle se contentait uniquement de ne pas mettre de la bonne volonté pour répondre à une question, et son père lui reprochait son impolitesse ? Monde cruel.

« Vous n’aviez pas qu’à divorcer, maman et toi, je n’aurais pas eu à être polie dans ce genre de situation. » commenta-t-elle avec raideur.

Tressaillant, son père lui jeta un regard noir et lui répondit rapidement :

« Maeva, je t’ai déjà expliqué cette histoire. Et cesse donc de me tenir responsable des fautes de ta mère ! Par Merlin, qu’as-tu donc, ce soir ? Tu es insupportable ! Je ne t’ai pas élevé comme ça. »

« Non c’est faux, tu ne m’as même pas élevée, tu n’étais pas là. » répliqua-t-elle, acide.

Accusant le coup, le père de la petite fille secoua tristement la tête tandis que la rouge et or ouvrait grand les yeux, surprise par ses propres paroles. Etait-ce bien elle qui avait dit ça ?

Voulant visiblement changer de sujet, Eden leur souhaita bon appétit avant de lui demander si elle avait des questions à lui poser. Alors qu’elle allait secouer la tête – elle n’avait pas besoin d’en savoir plus que ce qu’elle savait déjà, à savoir que la jeune femme était insupportable – Maeva se reprit, réfléchit quelques secondes, avant de demander :

« Vous faîtes de la cuisine depuis longtemps ? »

Et dans le genre question impersonnelle, ce n’était pas trop mal. La fillette se redressa et, avec innocence, demanda :

« Oh, mais alors c’est avec vous qu’il est papa lorsqu’il me laisse le dimanche chez Papy et Mamy ? »

Adressant un vague sourire à Eden, la petite fille avisa son père, qui se retenait visiblement de lui hurler dessus. Elle avait fait quelque chose de mal ?


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L'ambiance était plus que tendue. Légèrement mal à l'aise, Eden gigota sur sa chaise et adressa un sourire un peu crispé à James. Maeva prenait visiblement mal la nouvelle. Pourtant, elle avait tout fait pour lui être agréable. Peut-être s'y était-elle mal pris ? Il faudrait qu'elle essaye d'autres techniques, pour voir. Néanmoins, elle fut agréable surprise de voir Maeva lui poser une question. Elle retrouva toute sa bonne humeur et adressa un sourire enjoué à la fille de James.

- Depuis que je suis petite ! J'ai appris avec mon père, dans sa cuisine, puis j'ai continué à Poudlard auprès des Elfes - tout bon Poufsouffle sait où est la cuisine - et j'en ai fais mon métier !

Elle attrapa la carafe d'eau et en servit dans tous les verres. Elle ne devait pas trop pousser Maeva, elle devait laisser cette dernière venir vers elle. Même si elle avait hâte de partager plein de choses avec elle, qu'elles deviennent très complices, elle se devait d'être patiente et d'attendre que les liens se tissent sans trop pousser. La dernière chose qu'elle voulait était bien de brusquer sa nouvelle belle-fille. Elle s'apprêtait d'ailleurs à répondre à sa deuxième question - il était normal qu'elle veuille connaître l'étendue de leur relation - quand James la devança en posant sa main sur son avant-bras. Un peu surprise, Eden se tut néanmoins.

- Non, en fait Maeva, le dimanche, je fais du travail caritatif, pour aider les sorciers en difficulté. C'est... récent, mais je trouve qu'il est important de s'engager pour la communauté. Nous avons la chance d'être une famille aisée, il faut bien aider les autres.

Eden fondit de nouveau à ces mots. Elle avait toujours cru en l'engagement caritatif mais n'avait jamais pensé rencontrer un jour un homme qui y tenait autant qu'elle. Elle avait fréquenté un jour un de ses camarades associatif mais s'en était vite mordu les doigts quand elle avait découvert qu'il détournait les dons pour faire son propre profit. Elle avait eut à ce moment-là la désagréable sensation de s'être faite avoir. Mais James n'était pas comme cela, lui, il était quelqu'un de très honnête. Il avait même failli aller à Poufsouffle, d'ailleurs ! Mais il lui avait expliqué qu'après avoir longuement hésité (il avait l'intelligence d'un Serdaigle, la gentillesse, la loyauté, la patience et la sympathie d'un Poufsouffle), le Choixpeau avait fini par l'envoyer à Gryffondor pour son courage sans bornes. Elle comprenait cela, même si elle était sûre qu'il aurait fait un Poufsouffle admirable. Étant donné qu'ils avaient plus de sept ans d'écart, ils ne se seraient jamais croisés mais sa présence aurait été très enrichissante pour la maison Poufsouffle, sans hésitation. De toute manière, sa présence était enrichissante pour n'importe quelle maison et il avait très bien défendu les couleurs de sa maison, comme il le lui disait souvent. Tout comme devait le faire Maeva désormais. Elle devait avouer qu'elle aimerait bien que ses enfants aillent aussi à Poufsouffle, comme elle-même il y a quelques années mais tant qu'ils étaient heureux dans leur maison, c'était l'essentiel. Quoiqu'elle aurait sûrement un peu de mal avec Serpentard... Elle savait que la maison avait dû changer depuis le temps mais elle gardait des mauvais souvenirs de cette maison durant sa scolarité. Et puis elle avait du mal avec la manipulation, elle qui n'avait toujours juré que par l'honnêteté. C'était d'ailleurs une des valeurs qu'elle partageait avec James. L'honnêteté était le ciment d'un couple.

- Moi je passe le dimanche avec mes parents et ma famille, nous déjeunons tous ensemble. C'est une tradition ! Comme je travaille beaucoup durant la semaine, y compris le dimanche matin, cela me permet de respirer et de revoir tout le monde ! Ton père ne peut pas venir malheureusement, mais les plus démunis passent avant tout, bien sûr !
- Évidemment ! confirma James en hochant la tête à ses cotés. Je vais chercher le plat suivant !

Tandis qu'il se dirigeait vers le four, Eden se pencha vers Maeva, en souriant légèrement.

- Si tu veux, je te ferai un plan pour aller aux cuisines et je te dirai comment y rentrer ! C'est un endroit très agréable et leurs chocolats chauds sont délicieux ! Ils mettent même de la guimauve dedans ! A ton âge, j'adorais découvrir Poudlard sous tous ses aspects et je grimpais dans les arbres du Parc pour avoir une meilleure vue ! Je crois qu'on est jamais mieux assis que dans le grand chêne près du terrain de Quidditch ! ajouta-t-elle en riant légèrement.

Tandis que James revenait, elle lui adressa un sourire et écarta la corbeille de pain pour qu'il puisse poser le lourd plat d'hachis Parmentier.

- Fait maison ! annonça-t-il fièrement.
- Ça a l'air délicieux ! répondit Eden, enjouée.

Elle adorait le hachis Parmentier, encore plus quand il était fait maison. Soufflant un peu sur sa fourchette, elle songeait à toutes les questions qu'elle avait à poser à Maeva, tant de choses qu'elle aurait aimé savoir. Mais elle ne voulait pas prendre le risque de la brusquer, aussi garda-t-elle le silence. Elles auraient bien le temps d'échanger quand la glace sera définitivement rompue. Heureusement, James reprit la conversation en main.

- Je sais que c'est difficile pour toi, Maeva, entre ta maman et moi qui refaisons nos vies. Mais il ne faut pas t'en faire, tout va bien se passer. Je tenais vraiment à te présenter Eden maintenant, afin que tu puisses t'habituer et que nous puissiez nouer des liens au fur et à mesure, afin de ne pas t'imposer tout d'un coup comme quand tu as appris pour le bébé de ta mère.

Elle connaissait l'histoire de l'ancienne Mrs Hellsoft et était contente pour elle mais c'est vrai que cela faisait beaucoup de changements d'un coup dans la vie de Maeva. James et elle voulaient éviter cela à tout prix. Quand ils fonderaient un jour une famille, Maeva devait avoir trouvé sa place et elle avait besoin de temps pour cela.

- Tu sais ma puce, Eden est quelqu'un de très gentil et je pense que vous pourrez vous entendre très bien.
- Je ne demande qu'à bien te connaître, Maeva, lança Eden en sautant sur l'occasion. Je sais que pour le moment tu ne me vois comme une étrangère, mais j'espère qu'on arrivera à surmonter cela. Moi je trouve que tu es quelqu'un de formidable, au vu de tout le bien qu'a dit ton papa de toi, et j'espère qu'un jour tu sauras m'apprécier comme moi je t'apprécies déjà.

Elle mourrait d'envie de nouer une super relation belle-mère / belle-fille avec Maeva mais avait peur de paraître trop envahissante en l'annonçant directement. Aussi se contenta-t-elle d'adresser un petit sourire à Maeva.

- Je me disais qu'on pourrait passer un après-midi toutes les deux, faire quelque chose que tu aimes bien, afin d'apprendre à se connaître mieux. Qu'est-ce que tu en dis ?

Angoissée à l'idée de la réponse - elle voulait vraiment plaire à Maeva - elle lança un regard vers James qui la rassura d'un sourire et lui pressa la main.

- Je suis sûre que Maeva en sera enchantée, affirma-t-il.

Mais ce n'était pas la réponse de James qu'elle voulait entendre, même s'il était plein de bonne volonté. Elle savait qu'il ne pourrait pas forcer sa fille à l'aimer alors elle voulait construire leur relation par elle-même.

- Tu n'es pas obligée Maeva, si tu ne veux pas. Je ne te force à rien. Je me disais juste que ça pourrait être sympa, un après-midi entre filles.

Toujours aussi nerveuse, elle se mordilla la lèvre.
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- Non, en fait Maeva, le dimanche, je fais du travail caritatif, pour aider les sorciers en difficulté. C'est... récent, mais je trouve qu'il est important de s'engager pour la communauté. Nous avons la chance d'être une famille aisée, il faut bien aider les autres.

Dévisageant son père, surprise par ses propos, Maeva demeura muette. Son père aidait les plus pauvres ? Son père ? Le même père qui l’avait empêché de donner ses quelques noises à un sorcier qui faisait la manche dans la rue ? Le même qui l’avait copieusement grondé après ça ? Ce père ? Etrange…

Croisant les bras, son assiette à peine terminée, Maeva leva la tête son père, qui la défiait du regard de dire quelque chose. Hochant la tête avec raideur, la petite fille soupira, avant d’écouter Eden parler. Cette dernière lui disait qu’elle passait toujours ses dimanches en famille, parce qu’elle travaillait beaucoup pendant la semaine, et que si son père ne pouvait pas venir à l’un de ces déjeunés, c’était donc parce qu’il œuvrait pour les plus démunis. Haussant les épaules, la fillette murmura un « D’accord. » et baissa la tête, tentant de repousser les larmes qui lui montaient aux yeux. Par Merlin, elle était sa fille ! Pourquoi lui mentait-il ? Pourquoi voulait-il lui imposer Eden ? Pourquoi lui lançait-il des regards noirs ? Pourquoi devenait-il presque méchant, alors qu’il avait toujours été gentil avec elle ? Alors que c’était son papa d’amour le meilleur du monde qui était trop génial et qui la couvrait de cadeaux parce qu’il l’aimait ?

Non. Non, ce n’était pas ce papa là qui se tenait devant elle. Celui là, c’était le compagnon d’Eden, quelqu’un de radicalement différent.

- Si tu veux, je te ferai un plan pour aller aux cuisines et je te dirai comment y rentrer ! C'est un endroit très agréable et leurs chocolats chauds sont délicieux ! Ils mettent même de la guimauve dedans ! A ton âge, j'adorais découvrir Poudlard sous tous ses aspects et je grimpais dans les arbres du Parc pour avoir une meilleure vue ! Je crois qu'on est jamais mieux assis que dans le grand chêne près du terrain de Quidditch !

Relevant les yeux pour les poser sur la jeune femme avec un intérêt nouveau, Maeva la dévisagea quelques instants. Monter aux arbres ? Mais… Mais c’était une des ses activités favorites ! Curieuse, elle pencha légèrement la tête sur le droite et observa Eden avant de lâcher :

« J’aime bien grimper aux arbres. »

C’est à ce moment là que James revint, un Hachis Parmentier « fait maison » entre les mains. Après avoir servit tout le monde, son père commença alors à lui expliquer qu’il savait que ce n’était pas facile pour elle, mais qu’il avait préféré lui présenter Eden maintenant pour ne pas lui imposer comme sa mère avait fait avec le bébé. Haussant les sourcils, la fillette remua la tête tout en mâchant un bouchée de son plat. Comment ça, ne pas lui imposer ? Alors, si elle n’aimait pas Eden – et elle ne l’aimait pas, même si elle montait aux arbres et qu’elle connaissait le chemin des cuisines de Poudlard ! – elle pouvait refuser que son père continue de la fréquenter ? Non, évidemment. D’une certaine, il lui imposait, puisqu’elle ne pourrait rien faire pour que la situation change. Levant les yeux vers son père qui lui disait qu’Eden était quelqu’un de très gentil et qu’elles s’entendront bien, la fillette hocha doucement la tête pour la rebaisser juste après, alors que la jeune femme sautait sur l’occasion pour lui proposer une sortie.

« Oui. » souffla la petite, en songeant qu’elle pourrait toujours prétexter une maladie ou se débrouiller pour être chez sa maman pour éviter cette sortie. « C’est d’accord, je veux bien. »

« Eh bien tu vois, quand tu veux ! » s’exclama James, s’attira le regard noir de sa fille, qu’il ignora superbement pour attraper la main d’Eden et lui lancer un regard énamouré.

Secouant la tête Maeva se promit de rapporter cette soirée à sa maman et de lui demander des explications sur le comportement de son père. Pourquoi était-il comme ça ?


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Le cœur d'Eden fit un bond dans sa poitrine lorsque Maeva accepta son idée de sortie. C'était vraiment fantastique ! Oh, elle s'y voyait déjà ! Maeva et elle, bras dessus-dessus, avec plein de paquets et riant aux éclats ! Elles pourraient devenir complices et nouer une super relation belle-mère / belle-fille ! Elle s'arrêterait à la pâtisserie, goûteraient et se raconterait des sorciers et Eden pourra conseiller Maeva sur plein de trucs de filles ! Oh, cela allait être tellement bien ! Un immense sourire naquit sur les lèvres d'Eden et elle serra la main de James en retour, éperdue de bonheur. Evidemment, cela n'avait pas commencé parfaitement mais c'était bien parti maintenant ! Elles allaient apprendre à se connaître, elles allaient nouer une super-relation et dans quelques temps, un an ou deux ans, elle fonderait une famille avec James. Trois ou quatre enfant ! Trois filles et un garçon. Oui, cela semblait bien. Les filles s'appelleraient Candice, Hannah et Grace ! Et le garçon, Peter ! Candice et Hannah iraient à Poufsouffle, tandis que Grace s'épanouira à Serdaigle et son frère deviendrait un Gryffondor, comme son père. Et Maeva sera un membre à part entière de cette nouvelle famille, une grande sœur parfaite attentive, rieuse et débordante d'imagination. Eden la voyait plus s'entendre avec un garçon et s'ils amuseraient ensemble dans le jardin. Parce qu'ils auraient acheté une grande maison à la campagne, avec un grand jardin, une balançoire et un pommier. Et un petit ruisseau, pas très loin ! Ils se promèneraient dans la campagne le dimanche, tous ensemble. Elle travailleraient à mi-temps, pour avoir le temps de s'occuper de ses enfants et pour que James n'ait pas à sacrifier sa carrière. Puis sa mère l'aiderait ! Ils auraient une jolie vie de famille, épanouie et heureuse. Cinq enfants à la maison, s'amusant tous ensemble. Et quand ils iraient à Poudlard, James et elle passeraient du temps en amoureux, à profiter de la vie tranquille que leur donnait la paix dans le monde sorcier. Et ils vieilliraient ensemble, avec plein de petits enfants à qui elle apprendrait la cuisine et à qui elle ferait de bons gâteaux. Tout serait bien et rempli de bonheur.

- Tu ne peux pas savoir à quel point ta réponse me fait plaisir, Maeva, assura-t-elle sincèrement. Cela compte vraiment beaucoup pour moi.

Elle adressa un sourire rayonnant aux deux Smith et jeta un regard par la fenêtre. Le ciel était bleu, il faisait beau, elle allait faire la connaissance de Maeva plus en détail, tout était bien. Elle était heureuse. James tapa soudainement dans ses mains satisfait.

- Bien, c'est parfait alors ! Merci ma puce, ça me fait très plaisir que tu acceptes, crois-moi !

Dans un geste tendre, il se leva et effleura la joue de sa fille du bout de son doigt avant de rejoindre la cuisine en sifflotant. Eden était plus qu'attendrie. James était un père fantastique et il sera le père de ses propres enfants. Il leur apprendra à jouer au Quidditch dans le jardin, les emmènera à des matchs, sera un père merveilleux, aimant et attentif. Comme avec Maeva. Ils allaient vivre une vie parfaite, ils seraient tous très heureux et tout serait bien. Elle avait rencontrer l'homme de sa vie et était le point de commencer sa vraie vie d'adulte avec un mariage, des enfants et une jolie maison. Tandis que James revenait à table avec le dessert - une Charlotte aux fraises - et la posait fièrement devant elles, Eden adressa un sourire rayonnant à Maeva.

- J'espère vraiment qu'on va devenir amies, Maeva. Je t'aime déjà beaucoup, tu sais !

Et elle aimait beaucoup la famille qu'ils allaient devenir. Attrapant son verre, elle le leva pour poster un toast.

- A notre future famille et à notre futur bonheur !

Car ils allaient être très heureux, Eden Rosebury en était intimement persuadée.

RP TERMINE POUR EDEN
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Ça ne comptait pas pour elle. Et elle s’en fichait bien, que ça lui fasse plaisir. Elle s’en fichait bien de la rendre heureuse. Actuellement, elle avait seulement envie qu’on la laisse tranquille. Elle voulait monter dans sa chambre, s’enfermer, et se blottir sous ses couvertures en tentant de se persuader que ce n’était qu’un mauvais rêve. Un très mauvais rêve. Elle voulait se réfugier dans les bras de sa mère. Même si elle était enceinte, même si lorsqu’elle la prenait dans ses bras, il y avait le bébé entre elles deux. Elle préférait nettement être là-bas plutôt qu’ici. Tout plutôt qu’ici.

Gardant les yeux baissés vers son assiette presque pleine, la fillette écouta son père et sa « compagne » lui faire savoir qu’ils étaient très heureux qu’elle accepte cette sortie. Et elle, elle avait le droit d’être heureuse en refusant ? Non, évidemment, qu’elle n’en avait pas le droit. Elle, elle devait forcément accepter, puisqu’elle était la petite et qu’il s’agissait de son père. Elle n’avait pas son mot à dire, après tout. Cette idée la renfrogna, et elle mangea sans grande conviction petites bouchées de hachis Parmentier sans grande conviction. Reposant sa fourchette à côté de son assiette, elle lâcha un soupir imperceptible. Elle n’avait même pas faim.

Esquissant un maigre sourire lorsque son père lui effleura la joue pour partir chercher un nouveau plat, la jeune Gryffondor resta seule, face à Eden, alors qu’un silence gênant qu’elle ne comptait pas rompre s’installait. Que dire, de toute façon ? Elle n’avait aucune envie de parler, et surtout de lui parler à elle. Fort heureusement, son père revint bien rapidement, posant devant elles une Charlotte aux Fraises. Son sourire s’accentua au clin d’œil complice que son père lui lançait, tandis qu’il découpait une part conséquente pour la déposer dans une assiette et lui tendre. Il savait, depuis le temps, que la Charlotte aux Fraises était son gâteau de prédilection. Attrapant sa cuillère, la fillette attendit patiemment que son père serve tout le monde pour commencer à manger, rasséréner par cette simple attention. Il n’avait pas oublié, il se souciait encore d’elle donc. Un peu, du moins ? Forcément, non ? Non… ?

Réfléchissant, la fillette mâcha une fraise, les yeux rivés sur son assiette. Ce ne fut que lorsqu’Eden leva son verre qu’elle releva la tête pour la regarder.

- A notre future famille et à notre futur bonheur !

Tandis qu’elle trinquait avec son père, Maeva leva son verre de quelques centimètres pour le reposer aussitôt. Quel bonheur ? Celui de se marier ? Celui d’avoir d’autres enfants, d’acheter une grande maison, loin de Londres, et de passer des dimanche à se promener dans la nature, en famille ? Elle ne ferait jamais partie de la famille d’Eden, pas plus qu’Eden ferait partie de la sienne. Sa famille, c’était sa mère, son père, ses grands-parents et son oncle Matt, pour l’instant. Il n’y avait de place pour une Eden. Elle était égoïste, probablement, mais, en ce moment même, elle n’en avait absolument rien à faire. Elle voulait son père pour elle et pour elle seule.

Alors quel bonheur ? Celui de faire à moitié partie d’une famille ? Celui d’être « la fille de James » uniquement ? Celui de ne jamais se sentir à son aise dans leur « future » famille ? Non, définitivement, elle ne voyait pas quel bonheur elle pourrait tirer de sa situation. Elle ne voyait pas pourquoi ils avaient l’air si heureux. Elle ne voyait pas pourquoi ils trinquaient. Et eux, ils les voyaient, ces larmes dans ses yeux ?

RP terminé



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La rencontre de trop [Maeva & sa belle-mère]

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