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 Les Liaisons Dangereuses [OS Ana - Richard]

Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Lundi 25 Décembre 2006, Hôtel du Vif Argenté, Chambre 51...





La lumière de l'aube réussissait enfin à filtrer au travers des lourds rideaux de satin de la suite luxueuse, éclairant peu à peu le visage endormie de l'occupante des lieux. Profondément apaisée, le visage de l'arithmancienne ne reflétait plus aucune forme de méchanceté, comme si la haine et l'ambition féroce qui dévorait ses journées ne hantaient point ses nuits. Peu à peu, son sommeil se dissipa, et Ana Sorden se retourna lentement sur le coté, laissant glisser sa main vers le coté du lit, à la recherche d'une présence qui ne s'y trouvait plus...
La vision fugace du visage voilé par l'émotion de Richard Dalnox creva alors brusquement la surface de ses souvenirs, la soutirant définitivement de son sommeil. L'arithmancienne laissa se perdre son regard sur le le plafond impeccablement propre de la suite luxueuse, comme si une solution pouvant résoudre les doutes qui hantait son âme depuis la veille, s'y trouvait inscrite. La soirée avait, en effet, soulevé bon nombre d'interrogations et d'émotions diverses, faisant chanceler sur ses positions une arithmancienne qui devait affronter un sentiment nouveau, celui de la culpabilité...

Alors qu'elle avait toujours entrevu Richard Dalnox, comme une formidable opportunité d'asseoir ses ambitions et une pièce maitresse de son échiquier machiavélique. Certaines choses qui venaient de se produire lors de la soirée de la veille, avaient profondément bousculé ses certitudes les plus absolues, et la poussait dans des retranchements de son âme qu'elle n'avait encore jamais explorés. En effet, une étincelle d'humanité salutaire venait enfin d'éclairer l'âme de l'arithmancienne qui était d’ordinaire aussi froide que le marbre d'une tombe, et en cela Richard Dalnox n'y était pas étranger.
N'ayant aucune véritable famille, ni amis avec qui partager le réveillon de Noël, Ana Sorden avait réussit à échappé à sa profonde solitude en acceptant l'invitation du politicien qui l'encourageait à venir le rejoindre dans leur nid d'amour de l'hôtel du Vif Argenté. Bien que cette relation ne soit à la base que purement intéressée et ne servait que ses vils desseins, l'arithmancienne accepta sans hésiter. Se voilant la face sur le fait que sa haine et ses agissements la coupaient littéralement du monde, l'arithmancienne éprouvait une certaine autosatisfaction à voir l'un des hommes les plus puissants de la planète se prosterner devant sa beauté, et rien que cela valait à ses yeux, toutes les familles et les amis du monde. En terme de compagnie masculine, Richard incarnait la relation parfaite. Car au delà du physique et du caractère, ce qui attirait avant tout la sorcière de Salem chez un homme, était l'aura de pouvoir qui se dégageait du personnage. Étant promit à un grand avenir politique, Richard Dalnox incarnait cette puissance tant recherchée, ce qui justifiait amplement pour Ana, le fait d'établir une relation. Car le cœur d'Ana n'était qu'une froide mécanique qui ne tournait que dans une seule direction, celle qui servirait au mieux ses propres intérêts...
Pourtant en ce réveillon de Noël, le ressenti de l'arithmancienne pour Richard Dalnox allait considérablement évoluée, brisant quelque peu la carapace matérialiste et superficielle qui encerclait son cœur. Il fallait accorder le mérite au politicien de savoir faire les choses en grand, et d'être à la hauteur des attentes d'une femme aussi sélective que Ana Sorden. Le politicien avait réservé la suite la plus prestigieuse de l’Hôtel du Vif Argenté, et ce pour deux journées, et ne manqua pas, lors de la soirée de faire venir les mets les plus raffinés pour un repas d'une saveur inégalée. Rien de tout cela n'était de nature à impressionner une femme dont la vie sentimentale ne s'était dirigée jusqu'alors que vers des hommes parmi les plus fortunés et les plus puissants, et qui n'hésitaient jamais à étaler leurs richesses pour acheter ses charmes. Mais les choses changèrent, lorsque à la fin du dessert, Richard Dalnox se décida à laisser glisser sur la surface de la table un petit coffret argenté, ultime offrande pour conquérir le cœur d'Ana Sorden . L'arithmancienne, toujours amatrice d'objet de luxe et reconnaissant l'empreinte de l'une des plus grandes joailleries de Londres, s'empressa d'ouvrir cette divine surprise, et ses yeux s’agrandirent de bonheur lorsqu'elle découvrit une bague d'une valeur inestimable. Ana la contempla quelque instant, avant d'interroger du regard Richard sur la signification d'un tel présent...

C'est alors que ce qu'elle craignait par dessus tout finit par arriver, quand le chef du département de la justice magique s'inclina devant elle, avant de plonger un regard aussi amoureux que décidé sur elle.

"Je pense m'être montrer suffisamment patient. Et je ne peux résister plus longtemps à l'envie de vous demander votre main..." Le politicien marqua une courte pause, avant d'ajouter d'une voix assurée. "Ana... Voulez-vous bien devenir ma femme?"

Les informations se bousculèrent dans la tête de l'arihmancienne, cette déclaration venant beaucoup trop tôt dans ses projets. Ana qui cherchait à œuvrer dans l'ombre ne souhaitait aucunement bousculer ses plans, ce qui risquait de compromettre ses projets et notamment celui de devenir directrice de Poudlard. En effet l'école de magie s'évertuait à ce que la politique ne vienne en aucun cas bousculer son fonctionnement interne, comme ce fut le cas avec Dolores Ombrage. Ana savait pertinemment que s'afficher au coté du numéro deux du gouvernement du MIM allait soulever l'inquiétude et pas mal d'interrogation chez les traditionalistes les plus radicaux de Poudlard. Elle risquait de perdre l'un de ses plus précieux allié, en la personne d'Edmund Harris, ce qui risquait de fragiliser sa position à l'intérieur de Poudlard. Et pour obtenir le poste de directrice, Ana savait que cela passait forcément par en conquérir le cœur!
C'est pourquoi, elle tergiversa quelque peu, ses mains se crispant, sans savoir que faire. Car éconduire un homme de la stature de Richard Dalnox n'était pas sans conséquence, et elle devait trouver de toute urgence un subterfuge qui puisse lui donner encore du temps. Puis retrouvant son sang froid, elle toisa son prétendants avec la ferme intention de lui faire comprendre qu'elle n'était pas du genre à brûler les étapes.

"Richard... Vous savez très bien que je vous ai demander du temps pour réfléchir, et mon choix n'est toujours pas arrêté. Je porte mon précédent mariage et le drame qui s'en suivit comme un véritable traumatisme... et je tiens à ce que les choses se passe autrement avec vous. Pouvez-vous comprendre cela? Je vous suis d'ores et déjà acquise, anneau ou non au doigt, cela n'a pas aucune forme d'importance, vous savez très bien l'amour que je vous porte. Le temps d'officialiser notre relation viendra donc en temps voulu... "

Comme pour fuir le regard plein d'incompréhension de Richard Dalnox, Ana s'empressa de rejoindre sa coiffeuse, habile manière d'esquiver la vérité et les pensées qui lui brulaient les lèvres et qui risquaient aussi de mettre à mal ses plans avec les mardoliens. Se concentrant désormais sur des choses beaucoup plus futiles comme sa propre beauté, l'arithmancienne s'empressa de vaporiser la naissance de sa gorge d'une quantité astronomique de son Parfum fétiche senteur Jasmin, puis tout en se maquillant elle tenta de détourner les pensées dangereuses de son politicien...

"Je me fais belle, car cette nuit, je serai votre cadeau." dit-elle en laissant sa main dévalée son corps en une caresse sensuelle. "Et mes offrandes ne prendront fin que lorsque trop exténué et ivre de bonheur, vous me supplierez d'arrêter..."

Ce fut la formule de trop, pour un homme qui ne voulait plus cacher sa profonde déception de devoir encore et toujours attendre, et ne vivre son amour que de manière épisodique. Richard Dalnox voulait sortir de l'ombre de cette chambre d'hôtel, et dépasser ce stade de relation qu'il pouvait s'offrir avec n'importe quelle femme de bas étage...
D'un pas décidé, il rejoignit la coiffeuse, et saisissant vigoureusement l'arithmancienne par le bras, il la fit virevolter afin qu'elle ne puisse plus se dérober à son regard.

"Ana! Quand finirez-vous par comprendre que ce n'est pas uniquement votre corps que je veux... mais aussi votre cœur!"

Jamais un homme n'avait parler ainsi à Ana, cette dernière pensait que sa seule plastique avait toujours suffit à combler les attentes des hommes. Et pour la première fois, l'un d'eux voulait aller plus loin avec elle et conquérir ce qu'elle cachait si bien derrière tout ses artifices de beauté. Totalement incrédule, elle dévisagea quelques instant Richard, sans comprendre ce qui lui arrivait.
Le chef du département magique lui délivra alors de terribles paroles, qui la touchèrent au plus profond de son âme.

"Je ne veux plus jouer à ce petit jeu, Ana. Je vois les choses autrement avec vous. Je ne sais pas de quoi vous avez peur et pourquoi vous tenez tant à préserver notre relation aux yeux des autres. Tout cela est pour moi une énigme que je n'arrive point à dénouer...
Je peux vous apporter le bonheur, Ana. Alors quittons cette chambre qui est devenue trop petite pour abriter toute l'étendue de notre amour, et ensemble faisons un pas dans la lumière. Ana, je vous en supplie...
"

Le cœur de l'arithmancienne s'emballa, un sentiment nouveau envahissant son âme et la troublant prodigieusement. Ne sachant que faire, elle se jeta à son cou, émue de voir un homme tel que lui faire preuve d'autant d'obstination pour sa personne. Mais comment lui avouer qu'elle ne décidait pas de son destin, et que certaines choses dépassaient le cadre de sa volonté. Car si dans son cœur, Richard Dalnox incarnait le meilleur parti auquel elle puisse rêver, sa raison lui dictait autre chose. Elle avait une mission à mener et point pour se laisser aller aux sentiments. Totalement partagée, elle ne fit que murmurer ...

"Je ne peux pas, Richard... Pas encore..."

Richard Dalnox la saisit alors par les épaules lui imprimant un mouvement de recul. Impitoyable, il la regarda dans les yeux avant de lui lancer de manière laconique.

"Alors je m'en vais. Je vous laisse seule. J'espère que la nuit vous portera conseil, car demain, j'exigerai de votre part une réponse..."

Puis sans ajouter un mot il partit; laissant derrière lui l'arithmancienne complètement dévastée par ce déluge de sentiments nouveaux. L'abandon, la culpabilité et le remord se bousculaient dans sa poitrine. Elle passa des heures à se lamenter pleurant sur son lit à chaudes larmes sans trop savoir si son immense chagrin provenait du fait de voir ses ambitions être totalement remises en cause, ou si c'est qu'elle éprouvait réellement quelque chose de sincère pour le politicien. Se tenant la tête à deux mains, à s'en arracher les cheveux, elle pleura comme jamais elle ne l'avait fait auparavant...

Mais en cette matinée, dès son levée, Ana Sorden arborait de nouveau son masque glacial de beauté, plus rien ne trahissant l'instant de faiblesse qu'elle venait de s'accorder seule dans l'obscurité nocturne. Son rituel de coquetterie débuta. D'une démarche altière, elle se dirigea vers la salle de bain, puis se dévêtit pour entrer dans l'eau tiède de son bain dans lequel elle avait prit soin de verser des lotions qui rendraient à sa peau tout l'éclat de sa jeunesse. Adossée à sa baignoire, l'esprit de l'arithmancienne se bousculait afin de mettre en œuvre la meilleure stratégie qui puisse la faire sortir de l'impasse vers laquelle elle se destinait. Car Ana savait qu'elle ne pouvait se passer d'un soutien extérieur, qui pouvait jouer de son influence, et être un atout décisif dans sa course au poste de directrice. Elle devrait trouver la formule parfaite qui lui attribuerai le soutien de Dalnox, sans que sa relation soit connue du grand public et sans que le chef du département de la justice magique ne se trouble de rester dans le secret. Bref une équation bien difficile à mettre en place, en sachant que certain paramètre extérieur risquaient également de s'ajouter et de tout remettre en cause. En effet, cette fouineuse de Rita Skeeter semblait s’intéresser de très près à la vie sentimentale de Richard Dalnox, l'un des célibataires les plus convoités et surveillé de sa génération, et Ana s'en était rendue compte lors de son interview à Sorcière-Hebdo...





S'enroulant dans une tunique de soie au sortir de son bain, Ana se dirigea vers la coiffeuse ou Richard avait réussit la veille à la bousculer dans ses certitudes. La sorcière de Salem s'assit en face de son miroir, et sonda son propre reflet à la recherche de la moindre imperfection. Sa main cherchant la plus infime ride qui ternirait son doux visage et qui la contrarierait dans son narcissisme exacerbé; tout en faisant cela, elle commença également à se poser toute une série de questions qui témoignaient du désordre intérieur qui l'avait envahie lors de la discussion de la veille.

* Serais-je heureuse, une fois mes ambitions accomplies? Me sentirai-je enfin entourée et moins seule, lorsque je serai nommée directrice? Est-ce un mal que d'être prête à tout pour accomplir ses rêves? Suis-je réellement une horrible bonne femme ou simplement une personne déterminée à accomplir sa propre destinée?*

Alors qu'elle s'interrogeait sur ses motivations et sur son moi intérieur, sa main effleura alors une légère imperfection, et l'expression entière de son visage se transforma alors en haine féroce contre celle qui cristallisait désormais toute sa rancœur.


* Les potions que m'a donnée cette maudite Margot Adamson ne fonctionnent en rien! Si elle pense pouvoir se moquer éperdument de moi, je vais me faire un plaisir de lui montrer qu'elle s'attaque à la mauvaise personne. Elle conserve peut être encore son petit renard à ses cotés pour la protéger, mais je ne vais pas tarder à lui faire découvrir de quoi est capable mon jeune lion...*

Tout en disant cela, Ana scruta avec délice la bague de fiançailles qui lui sertissait le doigt. L'arithmancienne supportait de moins en moins de voir Margot Adamson et Samuel Nolan afficher de plus en plus leur attirance, et ce devant ses yeux. Comme la fois ou elle assista de force en salle des professeurs, à ce qu'elle apparentait à une petite vengeance, lorsque Samuel effleura la taille de Margot provoquant chez l'arithmancienne une réaction de jalousie, lui faisant tourner les talons avec colère. Ana voulut alors étouffer à jamais le petit rire d'une niaiserie indigeste de cette affreuse Adamson. La jalousie d'Ana Sorden provenait essentiellement du fait d'avoir perdue un jeu de séduction contre sa rivale, et non d'une réelle attirance pour Samuel Nolan, mais elle savait au fond d'elle qu'un jour elle obtiendrai sa vengeance...

Trois coups contre la porte de la chambre la firent sursauter, et la ramenèrent à sa réalité. Au fait qu'elle devait convaincre Richard Dalnox de l'aider et de lui donner du temps. Elle se dirigea vers la porte et l'ouvrit sur son amoureux qui ne cachait même pas son dépit et sa mauvaise humeur. Sans même un salut il contourna l'arithmancienne pour pénétrer dans la chambre qui avait abrité depuis trop longtemps leur secret. En passant à proximité du lit, il jeta alors sans ménagement la dernière édition de Sorcière-Hebdo...

"Voila qui devrai vous intéresser, Miss Sorden! Quel merveilleuse surprise de Noël! Depuis ce matin, je fais les gros titres de Sorcière-Hebdo! Il serait peut être temps d'envisager d'officialiser notre union avant que cette folle furieuse ne se mette à raconter n'importe quoi à notre sujet..."

Ana Sorden s'approcha du lit et saisit le magasine en question, pour y découvrir un titre qui la fit frissonner de colère. Elle le feuilleta alors, inquiète d'y voir figurer sa photo au coté de l'un des représentants du MIM, en se disant qu'il était vraiment grand temps de se débarrasser de cette affreuse fouine!

"Mais comment est-ce possible? Elle ne détient aucune preuve sur nous deux? Nous avons toujours fais en sorte de nous montrer le plus discrets possibles, et même nos rendez-vous demeuraient secret jusqu'à la dernière seconde..."

Richard Dalnox regardait avec mépris à travers les rideaux de la chambre d’hôtel, comme un loup qui venait de découvrir qu'il était traqué par une horde de chasseur.

"Je peux vous rassurer, votre nom ne figure nulle part dans l'article, mais je ne sais pour combien de temps encore. Rita Skeeter vous a affublé du gentil petit sobriquet de "Catin du Ministère" et moi du grand "Gaspilleur du Trésor Magique". Comme si mon propre argent ne m'autorisait pas à accomplir ses dépenses! Ce magazine est un ramassis de mensonges! Par tout les moyens, Rita Skeeter cherche à critiquer le train de vie du ministère, et il semblerai que ces derniers temps je sois devenu sa cible privilégiée! Apparemment c'est le bijoutier chez lequel je suis allé vous acheter votre beau collier de perle et votre bague qui aurait trahis ma confiance, en vendant ces informations à cette pseudo journaliste. Je pense qu'il est temps de prendre une décision Ana! Soit nous faisons les choses dans les règles de l'art en officialisant notre amour, et en mettant en scène une belle petite romance comme l'aime le grand public; soit nous mettons un terme à notre histoire car je ne veux point me risquer à compromettre ma carrière politique... Et ce même pour vos beaux yeux, chère Ana... Alors vers laquelle de mes propositions finirez vous par vous tourner?"

Richard Dalnox se détourna de la fenêtre pour aller se planter juste devant Ana, histoire de lui montrer qu'il désirait ardemment obtenir une réponse. Croisant les bras, Richard Dalnox la fixa avec intensité et la pression sur la sorcière se fit alors ressentir de plus belle. Mais il en fallait plus pour faire vaciller une femme aussi obstinée et téméraire que l'arithmancienne, cette dernière n'hésita point, en retour, à le transpercer également d'un regard d'acier d'acier, avant de rétorquer sèchement :

"Et bien cela ne sera ni l'une ni l'autre de vos propositions, monsieur Dalnox. Je ne suis pas le genre de femme à apprécier le chantage et les ultimatums, il faudra vous y faire si vous voulez réellement me côtoyer. Peut-être que vous êtes un tribun hors-pair qui fascine et endoctrine les foules aisément, mais votre manière d'agir me laisse de glace, car elle va à l'encontre de mes principes. Sachez, que je ne reculerai point devant les calomnies de cette immonde Rita Skeeter, et je compte bien contre-attaquer. Car peut être vous cela vous fait plaisir de vous faire taxer du surnom de Gaspilleur, mais une femme de mon rang ne se laissera pas traiter de vulgaire catin par une femme dont le seul éclat est d'avoir poussé le mauvais gout vestimentaire jusqu'à son paroxysme! Si vous preniez le temps de m'écouter, peut être pourrions nous envisager une autre solution, ensemble..."

Levant les yeux au plafond, Richard Dalnox finit par soupirer longuement comme si aucune autre forme d'échappatoire ne pouvait être formulée. Il la toisa un instant d'un air condescendant, puis se décida tout de même à l'encourager à exposer ses pensées.

"Soit! Vous avez toute mon attention! Par quel miracle réussiriez-vous à bous extirper de ce dangereux guêpier? En sachant que le temps joue en notre défaveur et que nous devons répliquer au plus vite afin d'éviter que la rumeur ne prenne une ampleur irréversible..."

Satisfaite par son talent de persuasion, Ana émit un petit sourire satisfait à l'idée de pouvoir enfin exposer ses plans diabolique au petite prince de la politique. Blessée dans sa vanité lors de son passage à Sorcière-Hebdo, cela faisait plusieurs semaines que la reine de beauté automnale fomentait un projet de vengeance contre la directrice du magazine, en s'appuyant notamment sur les informations que lui transmettait en coulisse les mardoliens .

"Sachez monsieur Dalnox, que ce n'est pas dans ses effets que l'on attaque un mal, mais dans sa cause. Nous devons résorber le problème à sa source. Croyez-moi, sans sa plus grande représentante, Sorcière-Hebdo deviendra un magazine aussi inoffensif qu'une vipère privée de venin. Vous voulez savoir comment vous débarrasser de cette effroyable Rita Skeeter?"

Le visage de Richard s'immobilisa dans une expression de stupeur.

"Vous n'y songer pas tout de même..."

Richard fut coupé dans ses protestations, quand Ana le contraignit à se taire en lui plaquant son index sur ses lèvres devenue muette. Ce geste un brin déplacé envers le numéro deux du ministère de la magie, se transforma alors rapidement en délicate caresse sur la joue du politicien, ce qui permit à l'arithmancienne de poursuivre ses explications.

"Chut, monsieur Dalnox! Veuillez m'écouter. Sur le chemin de traverse, vous trouverez un vieux marchand ambulant, du nom de Orym Baldarius. Détrompez-vous sur son compte, car ce vieillard mal voyant et soit-disant sourd connait la presque totalité des secrets du Londres magique, et vous seriez étonnez de savoir à quel point il pourrait vous révéler des choses intéressantes au sujet de Rita Skeeter, en échange de monnaie sonnante et trébuchante. Après l'interview que j'ai accordé à Sorcière-Hebdo, j'étais folle de rage à l'encontre de Rita Skeeter, et je voulais absolument comprendre comment certaines informations de ma vie privée, dont j'étais la seule détentrice, pouvaient se retrouver entre les mains de cette odieuse fouine. Je me suis renseignée sur ses procédés et mes recherches m'ont alors conduites jusqu'à cet homme, qui, contre une forte somme en galions m'a révélé le pot aux roses; à savoir que Rita Skeeter n'était autre qu'une Animagi non déclarée, et qu'elle abusait d'une forme de misérable insecte pour espionner et violer la vie privée des gens. Est-ce que cela vous parle, monsieur Dalnox?"

Richard Dalnox se gratta fébrilement la tête, à la recherche d'un vague souvenir qui puisse corroborer aux propos de l'arithmancienne, et son regard s'illumina tout à coup d'une lueur nouvelle.

"En effet, maintenant que vous le dite, je me rappelle de vagues soupçons qui reposaient sur Rita Skeeter alors que je travaillais encore pour le bureau des Aurors. Une sombre affaire de suicide si je me souviens bien... La journaliste avait dévoilé une sombre affaire de corruption et de paris truqués en matière de Quidditch, ce qui avait fait jeté sous les feux de la justice le directeur de la Fédération pour la gestion et la promotion de la Ligue de Quidditch de Grande-Bretagne, Dungar Oglethorpe. Ce dernier n'avait pas résister à la pression et le fait de se voir trainer dans la boue, et n'avait trouver aucune autre solution que de se passer la corde au cou. En menant l'enquête, nous avions trouvé dans sa lettre de suicide, plusieurs allusions à l'encontre de Rita Skeeter, critiquant vivement ses méthodes, et le fait qu'elle s'était infiltrée par effraction dans sa propriété sous la forme d'un scarabée ou d'un mille-pattes, je ne sais plus. Il faudrait que je revois le dossier. Une chose est certaine, les membres chargés de cette enquête ont conclus trop hâtivement à la folie et au phrase désespérées, et madame Skeeter ne fut nullement inquiétée. Cette lettre doit encore se trouver au sein du bureau des Aurors..."

Les deux amants secrets retrouvaient peu à peu le sourire, un plan d'attaque contre la calomnieuse prenant peu à peu forme. Ana fut celle qui apporta la touche finale à cette stratégie pour évincer Rita Skeeter de son poste de Sorcière-Hebdo...

"Il serait judicieux et opportun de faire ressortir cette vieille affaire du placard des Aurors. Vous ne pensez pas? Les charges sont lourdes contre notre chère Rita Skeeter : espionnage, violation de la vie privée, non respect de la présomption d'innocence, et surtout le fait d'être une animagi non déclarée qui use de ce pouvoir à des fins personnelles. Par Merlin, certains ont chutés de leur piédestal pour moins que ça. Comme je plains alors notre pauvre Rita...
Si vous transmettiez en secret certains ordres pour ré-ouvrir cette vieille affaire, cela pourrait occuper notre chère Rita Skeeter et faire changer le scandale de camp. Quel délice alors de savoir que Rita Skeeter et son infâme magazine ne serait plus qu'un mauvais souvenir! Et tant pis pour les prochaines élections de reine de beauté, je conserverai mon titre pour l'éternité...
"

Un sourire machiavélique éclairait à présent le visage de l'arithmancienne, auquel s'ajouta celui du politicien, heureux de se retrouver sur le terrain des basses stratégies qui s'avéraient si utiles en politique.

"Mais vous me cachiez un réel talent de stratège, Miss Sorden. Si pour moi vous resterez à jamais une reine de beauté, vous en êtes également une autre en matière de complot..."

Agrippant Richard Dalnox par le col de sa chemise, la sorcière embrassa alors longuement son amant, avant de prononcer de mystérieuses paroles.

"Mais une reine sans couronne n'a que peu de pouvoirs, monsieur Dalnox..."

Elle agrippa alors le chef du département de la justice magique pour l'entrainer à rejoindre la surface du lit de la suite luxueuse...




La bonne humeur était à nouveau de mise, mais celle-ci n'empêcha point de lever l'une des grandes interrogations de Richard Dalnox au sujet de la troublante arithmancienne. Malgré son sourire, le regard du politicien exprimait encore quelques doutes, et il n'hésita point à les exprimer à celle qui partagerait éventuellement un jour sa vie.

"Je suis désolé, mais je m'interroge encore sur votre indécision. Pourquoi ne pas vouloir mettre les choses aux claires entre nous, une fois que nous serons débarrassés de Rita Skeeter? Je ne vois pas ou réside le problème..."

Ana soupira alors longuement et telle une panthère après un copieux festin s'étendit nonchalamment sur son flanc. Un autre sujet encore plus important allait être abordé, et elle devait la aussi se montrer des plus convaincante. C'est d'une voix faussement désinvolte qu'elle entama ses explications.

"En effet, je te dois le vérité et des explications qui puissent lever le voile sur mes intentions. Je retiens une phrase que tu viens de prononcer, il y a de cela quelques minutes à peine, dans laquelle tu me disais que tu ne mettrai jamais en danger ta carrière politique, et ce même pour mes beaux yeux. Il se trouve que comme toi, je suis une femme carriériste qui ne mettra pas en péril ses ambitions professionnelles, malgré le beau sourire que tu affiches à l'instant. Minerva McGonagall va tirer sa révérence et je vais proposer ma candidature pour lui succéder, et surtout offrir un autre choix que cette Margot Adamson..."

Richard Dalnox haussa les sourcils, sans doute surpris de découvrir les ambitions cachées de son arithmancienne.

"C'est un combat qui est loin d'être gagné d'avance ma belle, car même le ministère n'arrive à bousculer les vieilles habitudes de cette école millénaire..."

Le regard d'Ana se fit plus dur, alors qu'elle se redressait sur le lit pour marquer sa motivation à contrecarrer les règles établies.

"En effet, Poudlard est une école profondément conservatrice, et c'est pourquoi je tiens absolument à ne pas dévoiler dans l'immédiat que je me suis amouracher du plus séduisant membre du ministère de la magie. Au sein de Poudlard, tout ce qui bouleverse les habitudes, leurs parait dangereux, et c'est pourquoi j'évite de montrer que je suis l'une des plus grandes sympathisantes à la cause du MIM. Déjà que obtenir ce poste de directrice relève de la prouesse, je ne veux pas me mettre des bâtons dans les roues. Poudlard est un tel vase clos, coupé du monde..."

Richard Dalnox se caressa le menton, recherchant une solution qui puisse arranger son amante, et la questionna davantage sur la succession.

"Le nom d'Adamson m'est étrangement familier. Je crois que cette famille a joué son rôle durant la guerre contre Voldemort et les ténèbres..."

Levant la main d'un geste autoritaire, Ana Sorden le coupa dans ses dires, souhaitant apporter sa propre vision des choses.

"Margot Adamson est une femme profondément rétrograde, aux idées d'un autres âge! Ce n'est rien d'autre qu'une fille de mangemorts qui inventent des circonstances atténuantes à ses parents pour masquer les crimes qu'ils ont réalisé pendant la guerre. Vous pouvez me croire, cette femme est sournoise et cache un jeu dangereux qui renverra Poudlard des années en arrière, avant les lois abolissant les privilèges des sang-purs. Si je dois être celle qui empêchera cette prestigieuse école de régresser vers les sombres années du passé, et bien soit! J'apporterai ma candidature contre cette maudite Margot Adamson!"

Richard Dalnox parut réellement surprit de l'animosité qu'éprouvait Ana à l'égard de cette prétendante au poste de directrice. Un brin amusé de voir la colère irradié le visage angélique de sa dulcinée, il en rajouta une couche humoristique.

"Ma parole! On dirait que vous n'allez pas passez vos vacances ensemble!"

L'arithmancienne grimaça son mépris avant de rajouter.

"Je préfèrerai mille fois mieux mieux passer une année entière en compagnie d'un troll, qu'une seule journée avec cette maudite bonne femme! je crois que je la hais..."

Richard Dalnox essaya de dissiper cette rancœur envahissante, en s'allongeant auprès de sa dulcinée, laissant reposer sa tête sur les cuisses de cette dernière. Il soupira longuement, avant de dire une formule qui ne tomba pas dans l'oreille d'une sourde...

"Je crois que nous sommes arrivé au moment, ou je dois te dire que pour tes beaux yeux, je suis capable de faire courir certains risques à ma carrière. Et bien voila, je tiens à te dire que je vais faire la tournée des écoles magiques en Janvier prochain, aussi bien pour prononcer les vœux du Ministère de la Magie que pour proposer certaines direction à suivre. Lors de ma visite à Poudlard, peut être que je pourrai glisser certaines éloges sur votre noble personne et faire de vous la candidate idéale pour remplacer cette bonne vieille Minerva McGonagall. Bien entendu de manière subtile, et ne trahissant en aucun cas que nous sommes liés vous et moi. Vous n'aurez qu'à jouer les surprises..."

Carressant la chevelure de son amant, Ana Sorden apparut fascinée par les propos du jeune politicien, comme si elle entrevoyait un myen de pousser un peu plus dans ses retranchements les partisans Pro-Adamson. Cela lui offrirait une crédibilité et une légitimité sans précédent sur sa rivale. Ana se contenta alors de dire :

"Vous feriez cela pour moi...?"




Richard Dalnox resta paisiblement lové contre son arithmancienne préférée, et sans lever le regard sur elle se contenta de lui dire.

"Si cela pouvait vous résoudre à me rejoindre plus rapidement, et lever le voile qui dissimule notre relation, alors peut être que je le ferai..."

Un sourire meurtrier se dessine sur les lèvres de l'arithmancienne que voyait enfin un moyen concret de mettre profondément à mal la directrice verte et argent. Un discours de richard dalnox était souvent un spectacle sans commune mesure, et brillant orateur, il n'avait pas son pareil pour manier les mots et les verbes comme de véritable formules magique.
Ana contraignit le surdoué de la politique à se relever, pour le regarder droit dans les yeux. Puis elle finit par lui faire une noble promesse.

"Si vous m'apportez ma couronne de reine sur un plateau en argent, alors je ferai définitivement de vous le roi de mon cœur..."

Puis ses lèvres pulpeuses effleurèrent le visage de son amant, le temps des complots laissant désormais sa place à une autre activité tout aussi réjouissante pour Ana Sorden...


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Les Liaisons Dangereuses [OS Ana - Richard]

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