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 Les Dark Boursoufs fightent le Mal [Pv Ana - Juliet - Donald - Danny - Irving]

Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Samedi 27 Janvier 2007,

La journée avait plutôt bien débutée pour l'arithmancienne qui affichait son sourire des jours radieux, il faut dire que la lecture des gros titres de l'édition du matin et de la Gazette du Sorcier avait de quoi l’enthousiasmer; En effet, la presse semblait s'extasier sur les déboires judiciaires de le célébrissime Rita Skeeter qui venait de se faire inculper par la brigade de police magique, à propos d'une sombre affaire de statut non déclaré. En effet le service des usages abusifs de la magie lui reprochait de ne pas s'être enregistrée dans le registre des animagis connus, et d'avoir user de ce pouvoir à des fins personnels. La stratégie des amants secrets pour se débarrasser de l'encombrante Rita Skeeter avait donc bel et bien fonctionné, puisque elle était contrainte d'abandonner toutes activités journalistiques et de s'expliquer sur ses faits troublants. Ana Sorden et Richard Dalnox pouvaient désormais envisager l'avenir de manière plus sereine, sans avoir à surveiller leurs moindre faits et gestes.
Ana gloussa de bonheur de voir cette irrévérencieuse fouine trainer dans la boue à son tour, piégée par la calomnie, cette arme dont elle avait tant usée et abusée à l'encontre des autres, en rédigeant des articles de bas étages où l'événementiel prévalait sur la vérité. Lors de leur interview, Rita Skeeter avait osé soumettre à l'arithmancienne des questions déstabilisantes, voir humiliantes, ne cherchant qu'à la pousser dans ses propres retranchements. Grave erreur, car la journaliste à scandale était tombée pour une fois sur plus rusée et forte qu'elle. Ana Sorden était une personne profondément rancunière, dont la mémoire n'avait point de limite quand il s'agissait de se venger. Et Rita Skeeter allait en faire l'amère expérience avec ses démêlées judiciaires qui risquaient de détruire sa carrière et lui ôter définitivement le droit d'user de sa plume assassine.
Cette affaire rudement bien menée prouvait à Ana, si besoin l'était, que la meilleure défense passait toujours par l'attaque et qu'elle devrait y songer pour mener à bien sa mission au combien périlleuse pour devenir la nouvelle directrice. Car si Margot Adamson avait bénéficié de sa bonne étoile en Laponie, il n'en serait pas de même pour la seconde étape de son plan qui la conduirai à nouveau auprès de la jeune Emma Blackbonnes. Cette idée avait d'ailleur suffit à lui raviver son sourire, car bientôt Margot Adamson ne serait plus qu'un fantôme à Poudlard...
Après une matinée consacrée à la lecture et à se documenter sur les faits d'actualités du monde sorcier, l'arithmancienne se décida enfin à passer à autre chose. Sautant son repas de midi afin de conserver cette ligne de guêpe qu'elle chérissait tant et qui faisait sa fierté; elle se mit alors à farfouiller ses tiroirs à la recherche d'un objet bien précis. Dirigeant sa baguette vers l'un d'eux, une pile d'affichettes se mit alors à voleter en cercle avant de se poser en une pile parfaite sur un rebord du bureau. Levant dignement le menton, Ana Sorden contempla son œuvre, d'un regard empreint d'orgueil et de satisfaction. D'ailleurs, la sorcière ne tarda point à en saisir un exemplaire afin d'admirer plus en détail la beauté de son travail. Ces affiches était destinées à promouvoir une excursion à la Fashion Week de Milan se déroulant en Février. Au delà de son devoir informatif et sous un prétexte hautement narcissique, une photo en mode mannequin d'Ana Sorden couvrait la presque totalité de l'affiche. Sa longue chevelure tirée en arrière et son visage profondément maquillé, l'arithmancienne était presque méconnaissable et risquait de passer inaperçu auprès des élèves. Ana se mordilla la lèvre inférieure avec délice en pensant qu'elle aurait aisément pût mener une carrière dans le mannequinat tant sa beauté irradiait de ce cliché! L'annonce, en elle-même était des plus sélectives puisqu'elle s'adressait essentiellement aux élèves motivés pour se lancer dans une carrière dans le milieu de la mode et de la création vestimentaire. L'autre aspect restrictif venait du nombre de place qui se limitait à trois élèves seulement. En effet, pour saluer son élection de reine de beauté automnale, Ana Sorden n'avait reçu que quatre cartons d'invitation pour ce défilé de haute couture de la part du magazine Sorcière-Hebdo. L'arithmancieenne avait d'ores et déjà approchée la pétillante Swann Twilfit, surtout dans le but non avoué de s'attirer les faveurs de la préfète en chef et indirectement de son illustre mère qui siégeait au conseil d'administration. Cette escapade italienne en terre moldue, allait donc lui permettre de joindre l'utile à l'agréable, et Ana imaginait déjà son arrivée grandiose en Limousine, les crépitements des flashs pour saluer sa beauté et les plus grands créateurs se ruant sur elle pour apparaitre à ses cotés. Car cette invitation VIP allait pouvoir grandement combler son désir d'être le centre du monde. Ana Sorden poussa un long soupir d'impatience, se disant que les semaines allaient être bien longue avant de réaliser ce vieux rêve. Après quelques instants, elle se décida enfin à sortir de sa torpeur. Désireuse de faire circuler cette information et d'obtenir au plus vite les deux derniers lauréats, Ana s'éclipsa de son bureau pour rejoindre les longs couloirs de Poudlard.



Sur son passage, bon nombre d'élèves s'écartaient respectueusement et inclinaient légèrement la tête, signes que sa réputation d'enseignante très stricte avaient dépassé les murs de sa classe d'arithmancie. Lorsqu'elle deviendra la directrice des lieux, Ana Sorden comptait bien appliquer une discipline de fer, trouvant l'actuelle réglementation beaucoup trop laxiste. Le sentiment de crainte qu'elle véhiculait autours d'elle n'était donc point une mauvaise chose, bien au contraire. Car la peur régissait les consciences et poussait à l'obéissance. Nul doute que les élèves les plus récalcitrant finiraient par s'en rendre compte bien vite...
L'objectif d'Ana se trouvait être la salle des arts, ou elle pensait que son affiche pourrait attiser la curiosité des élèves participant aux ateliers de couture. C'est pourquoi elle voulait placarder son affiche directement sur la porte d'entrée de la salle d'art. Mais au fur et à mesure qu'elle s'approchait de celle-ci, un brouhaha terrifiant et assourdissant emplissait les couloirs d’ordinaire si tranquille. Un martèlement régulier faisait vibrer la pierre alors que des instruments désordonnés saccageaient le rythme et tentaient atrocement de suivre une ligne musicale qu'ils avaient perdue de vue depuis belle lurette. Parmi le déluge sonore une voix féminine tentait tant bien que mal d'exister, mais c'était peine perdue tant la batterie et la guitare dissonante recouvraient la signification de ses paroles.
Ana Sorden qui préférait écouter les grands classiques et les musiques d'opéra manqua plaquer ses mains sur ses oreilles pour fuir ce vacarme ahurissant qui n'avait rien de mélodique. Pendant un bref instant, Ana Sorden voulut intervenir et leur demander d'insonoriser la pièce, mais elle se ravisa car elle n'avait pas de temps à perdre avec de pareilles futilités. Après tout c'était au concierge Sylvester de régler ce genre de tracasserie, mais celui-ci préférait sans doute mieux papillonner vers cette insignifiante petite greluche de Rachelle Bloomwood, qui ne cessait d’exhiber sa fraicheur et son apparente jeunesse sous les yeux de l'arithmancienne. Ana décida donc de faire au plus vite et de commencer à préparer le voyage à Milan, tout en rédigeant un cours sur les propriétés magique du chiffre sept.
Sans éprouver une once de culpabilité, l'arithmancienne arracha alors l'immonde affiche qui trônait sur la porte de la salle d'art, pour la remplacer par sa propre annonce de la Fashion-Week, définitivement plus classieuse et belle.
De l'autre coté la porte les instruments s'arrêtèrent brusquement, mettant fin à cet affreux tintamarre. Ana Sorden tendit alors une oreille curieuse de savoir qui se cachait derrière ce déluge sonore. Une discussion prit alors forme, sans que Ana puisse en reconnaitre les auteurs.

"Stop les dark boursoufs! La satu' est beaucoup trop forte, on s'entend pas jouer! Juliet, t'veux pas la chanter à capella?"s'insurgea une première voix.
"C'est qui Capella...?" demanda alors bêtement une seconde.

Ana se demanda alors si elle n'était pas en train d'écouter à une porte de l'aile psychiatrique de Saint-Mangouste. Mais une troisième voix finit par chanter et attirer définitivement son attention.

"Adamsoooooon
doit être vraiment conne...
Ou alors noooooonne...
Pour ne pas voir que ses cours n’intéressent personne!
"

Bien que cela ne soit pas du Baudelaire, cela eu pour mérite de faire esquisser un léger sourire à l'arithmancienne, qui n'entendait pas d'une mauvaise oreille à ce que l'on se moque et charrie sa pire rivale. Le vent de la défaite tournait définitivement sur Margot Adamson, si même les élèves venaient à la lâcher. L'arithmancienne jubilait intérieurement, du moins jusqu'à ce que la chanteuse s'exprime sur le contenu de cette strophe.

"Vraiment, je regrette d'avoir écrit un truc sur
Adamson. Sérieux, j'pense que je déteste plus sa matière qu'elle. Elle a
été assez cool, en Laponie, quand même !
"

Ana Sorden leva alors les yeux au plafond devant cette remarque qui avait comme résultante de ruiner définitivement le plaisir qu'elle éprouvait à espionner cette discussion. Elle commença alors à se détourner de la porte alors qu'une voix répondit aux protestation de la chanteuse.

"T'as qu'à enchainer directement sur l'couplet de l'horrible bonne femme..."

"Oh oui... la vieille mégère va en prendre pour son grade... c'est mon couplet préféré..." répondit une voix nonchalante de derrière la porte.

Pensant qu'il ne pouvait que s'agir de la directrice Minerva McGonagall, les pas de l'arithmancienne s'éloignait déjà en direction de l'escalier; lorsque la chanteuse, par ses propos irrévérencieux, jeta une première pique à l'encontre de la sorcière de Salem qui tiqua devant la tournure que prenait la discussion...

"D'ailleurs Irving, tu sais que Sorden a été la
directrice de Gryffondor pendant qu'on était en Laponie ? Bah à ce qu'il
paraît elle est juste grave flippante. Je suis bien contente qu'elle ne
soit que remplaçante, je l'ai pas en cours, mais franchement... Je
préfère Hellsoft quoi
!" s'exclama alors la chanteuse en éclatant de rire.

Ana Sorden venait de stopper nette sa course, comme un oiseau faucher en plein vol par la flèche assassine d'un chasseur. En l’occurrence ce dernier prenait la forme d'une chanteuse qui ignorait qu'elle venait de se braquer contre elle, l'une des femmes les plus dangereuse à avoir foulé le sol de Poudlard. Le visage de l'arithmancienne resta figée dans une expression d'horreur et de dégout, comme s'il était anormal d'émettre une critique à l'égard de sa personne.



Tournant toujours le dos à la salles des arts, l'arithmancienne était toutefois à nouveau intéressée par cette discussion qui prenait une tournure fort déplaisante pour son égo démesuré. Mais la chanteuse ne semblait pas se résoudre à ne plus planter des banderilles verbales à l'encontre de 'l'horrible bonne femme" dont le visage devenait presque aussi froid que la pierre...

"En parlant de Sorden, elle a collé Frost un jour,
Gwen Frost. J'ai cru qu'elle allait tuer quelqu'un lorsqu'elle l'a dit
dans la salle commune... Oh et j'ai aussi apprit qu'elle s'était
présentée au poste de directrice contre Adamson ! Ne vous demandez pas
comment je sais ça, ma meilleure amie est une commère. Bref, j'trouve ça
un peu étrange. Enfin genre, elle est nouvelle quoi, alors qu'Adamson
est là depuis hyper longtemps. D'ailleurs Sorden fait juste trop peur
pour être directrice, pauvre futurs premières années...
"

Peu à peu une haine démesurée durcissait les rides d'expression de l'arithmancienne, dont les lèvres se pinçaient pour ne point rétorquer durement à cette fille au culot démesurée. Elle devait intervenir, ne pas se laisser salir ainsi! Rien ne lui empêchait de donner une sérieuse leçon à cette jeune effrontée, une correction dont elle se souviendrait toute sa vie! La main de l'arithmancienne se crispait sur sa baguette, l'envie d'intervenir et de lancer un sortilège cuisant étant plus forte que tout. Mais très vite, Ana Sorden se ravisa en se remémorant les propos d'Alcyd Mardol.

*Ne jamais perdre de vue sa mission. Ne pas sans détourner pour des raison futiles. Seul l'objectif final compte. Prendre sur soi et ravaler sa fierté, si cela ne peut causer plus de tort que de bien. L'ennemi est Margot Adamson, et non ces pseudos musiciens!*

Ana tentait d'évacuer sa haine, gérant son irritabilité au maximum, elle n'entendait presque plus la teneur de la discussion derrière la porte de la salle d'art. Presque plus...
C'était sans compter sur la puissance vocale de la jeune fille, qui lâcha alors la tirade de trop à l'égard de l'arithmancienne, la blessant au plus profond de son orgueil et de ses certitudes narcissique.

"Et puis bon, en même temps Sorden est... Vieille
quoi. Genre les photos de son soi-disant titre de reine de beauté
automnale... Elles sont retouchées, j'pense
" ria la jeune effrontée. "Puis reine de beauté automnale, faut le dire, ça craint."

Toute la prétendue beauté de l'arithmancienne sembla alors dégouliner de son visage, les artifices esthétique ne laissant place qu'à un visage liquéfié et ulcéré par cette remarque bien sentie sur son âge. Certaine vérité blesse parfois plus que la pire des insultes, et cette maudite chanteuse venait de frapper en plein cœur la sorcière de Salem. Fulminant intérieurement, les ongles d'Ana Sorden se plantaient dans l'étoffe de sa robe, comme si elle cherchait désespérément se calmer et agripper cette colère qui l'envahissait.

*Petite garce! Sais-tu le nombre d'effort qu'il m'a fallu fournir pour devenir la plus belle? Le nombre de subterfuges dont j'ai dû user pour conserver cette apparente jeunesse? Et tu oses parler de retouche comme cette affreuse fouine de Rita Skeeter? Veux-tu suivre la même destinée? Ce jour-la, j'étais tout simplement parfaite! La plus belle d'entre toutes! Je n'ai point triché ni besoin de me justifier auprès d'une gamine! Rien ni personne ne m'enlèvera ce moment de grâce!*

Alors qu'elle était sur le point d'exploser et canalisait de plus en difficilement sa haine, un petit refrain vint alors lui chatouiller dangereusement les oreilles. La voix de la chanteuse résonna alors comme un requiem venant définitivement ruiner ses espérance de rester maître d'elle.



Oublier la mission! Ana Sorden était redevenue cette femme dont la pire des angoisses était de voir un jour sa beauté se faner. Ce couplet venait d'achever son raisonnement, tout ce qu'elle voulait désormais c'était de dignement châtier les élèves impertinent qui se cachaient derrière cette porte. Mettre fin à leur rêve de musique. Briser leur amitié!
Elle fit alors brusquement volte-face en direction de la porte de la salle d'art sur laquelle trônait encore magistralement son affiche. Posant sa main blanche sur le loquet, elle ne tarda pas à briser alors l'unique barrière qui la dissimulait aux yeux de ces élèves insolents. Ana réussit par son entrée inopinée à surprendre tout ce petit monde qui ne se composait que de quatre élèves.

Ana Sorden avait réussit à reprendre le contrôle sur sa colère et devenait alors encore plus dangereuse. Elle demeura silencieuse observant chacun des musiciens à tour de rôle...

Contre l'une des parois de la salle d'art se tenait un garçon un brin rondouillard qui se cachait derrière une minuscule batterie. L'arithmancienne se rappelait l'avoir vu dans les gradins rouge et or, frappé sur une grosse caisse de manière frénétique, et exhibant une banderole qui n'était en vérité qu'une éloge aux fautes d'orthographes. Même si elle savait que c'était un Gryffondor, elle ne connaissait point son nom. Tout comme celui du guitariste frisé qui se tenait à quelque mètres du premier, et qui arborait fièrement un pathétique tee-shirt pré-pubère d'un obscur groupe de rock.
Si Ana Sorden ne connaissait point les deux premiers, le visage lunaire du bassiste la ramena directement à ce tragique souvenir ou elle avait dû jeter une paire toute neuve de chaussure de luxe par la faute de l'infecte crapaud de compagnie de ce maudit poufsouffle, qui avait confondu ses chaussures dorées avec un nénuphar. Puis elle tourna son regard d'acier vers la maudite chanteuse...
Cette dernière était jolie, voir très jolie. Malgré ses habits trop larges qui ne mettait pas en valeur sa féminité, son visage exaltait une beauté lumineuse, presque enchanteresse. Mais ce visage angélique cachait une langue de vipère dont l'arithmancienne ne serait pas privée d'arracher si Poudlard n'était point régie par des règles très strictes en matière de châtiment corporel...
Une fois ce tour d'horizon accomplie, Ana Sorden poussa un long et profond soupir, tout en croisant les bras contre sa poitrine. Elle les toisa alors avec ironie.

"Je vous en prie, reprenez la où vous en étiez. Vous savez le couplet sur l'horrible bonne femme...
L'idée de l'entendre à nouveau me comblerai de joie. Vous n'allez tout de même pas vous laisser impressionner par ma seule présence. Sinon comment ferez vous lorsque vous aurez un vrai public? Si du moins vous êtes en mesure de pouvoir en avoir un, avec le vacarme inaudible que vous produisez...
"

Elle se tourna alors vers Danny qui était comme pétrifié par la peur, et dont les genoux s'entrechoquaient de manière saccadés.

"Pourtant je pensais que c'était votre couplet préféré, monsieur Sneals? Pourquoi vous ne voulez pas me faire cet honneur?"

Tournant dans la salle d'art telle une lionne dans sa cage, Ana Sorden finit par se planter juste devant la chanteuse. La transperçant d'un regard aussi noir que la marque des ténèbres, elle s'en prit alors directement à celle dont la voix avait révolté la conscience narcissique de l'arithmancienne.



"Que se passe-t-il? Vous ne chantez plus mon petit rossignol? Vous n'arrivez plus à insulter les gens quand il se trouve devant vous? Comme c'est étrange... "

Braquant toujours son regard implacable sur la pauvre chanteuse mais s'adressant au groupe entier. Elle finit par cesser son petit jeu empreint d'ironie.

"Par Merlin, que vous êtes lâches! Bien incapable d'assumer vos paroles et vos pensées! Ce petit jeu est terminé! Tout en me donnant vos noms et vos maisons respectives, vous allez calmement m'expliquer à tour de rôle ce qui pourrai justifier cette conduite inadmissible. Sachez que je ne laisserai point passer une telle preuve d'irrespect envers un professeur, et que vous serez très sévèrement punis!"

La chanteuse étant dans sa ligne de mire, elle s'adressa alors en premier à elle.

"Je vous écoute mon petit rossignol. Éblouissez-moi encore de votre petit chant insipide et de vos mensonges..."

L'arithmancienne lui adressa alors un petit clin d'oeil faussement complice...


Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Juliet termina la première – et unique pour l’instant – chanson des Dark Boursouf en tentant de tenir la note à la fin. Y arrivant à moitié, complètement vidée d’air, elle lançant un sourire désolée à ses camarades avant de grimacer.

« Je suis désolée, j’ai complètement foiré la fin. Encore. Je ne respire pas au bon moment je crois. Désolée. » répéta-t-elle en se rappelant intérieurement de reprendre sa respiration entre « crime » et « contre ».

Jetant un rapide coup d’œil à l’horloge qui se trouvait accrochée au mur en face d’elle, Juliet estima qu’ils devaient être là depuis deux bonnes heures, l’après-midi touchant à sa fin. Etonnement, ce dernier était passé rapidement, entre répétition de la seule, l’unique, la première – et pas la dernière, espérons-le ! – chanson qu’ils avaient écrite lors d’une retenue, et nombreuses discussions sur des sujets hautement philosophiques, comme l’importance de connaître l’âge exacte de Dérébusor pour pouvoir estimer le temps qui lui restait à vivre, et donc le temps qu’ils devraient encore le supporter comme prof, par exemple. Etirant son dos, la jeune femme ferma les yeux et s’assit sur une table avant de regarder le reste des Dark Boursoufs et de demander :

« On reprend ? »

Seulement, la musique était trop forte, si bien que la chanteuse du petit groupe avait du mal à faire entendre sa voix par-dessus la batterie, la guitare et la basse. Elle secoua la tête en direction d’Irving, qui décida de stopper la musique.

"Stop les dark boursoufs! La satu' est beaucoup trop forte, on s'entend pas jouer! Juliet, t'veux pas la chanter à capella?"

Hochant la tête tandis que Danny demandait qui était Capella, la jeune se tourna vers lui pour lui expliquer.

« Euh c’est genre lorsqu’il y a pas de musique. Chanter sans musique quoi. »

Se levant de la table sur laquelle elle était assise, la Gryffondor se remit debout, jeta un coup d’œil inutile au texte qu’elle connaissait à présent par cœur, remplit ses poumons d’air, et débuta. Le premier couplet, sur Dérébusor, la faisait toujours sourire. Cependant, elle regrettait d’avoir ciblé le deuxième couplet sur Adamson. Certes, elle ne portait pas spécialement la professeur de potions dans son cœur, mais s’était rendue compte qu’elle haïssait plus la matière – Merlin, un jour quelqu’un lui expliquera pourquoi son chaudron explosait toujours dès qu’elle tentait de faire une potion, il y avait forcément conspiration ! – que la directrice des Serpentard, qui avait été exemplaire en Laponie lors de la catastrophe. Elle le fit alors remarquer aux trois garçons, et Irving lui intima d’enchaîner sur le couplet de l’horrible bonne femme, approuvé par Danny qui mentionna que c’était son couplet préféré.

Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme et alors qu’elle allait entamer le premier vers se tourna vers ses amis.

« D'ailleurs Irving, tu sais que Sorden a été la directrice de Gryffondor pendant qu'on était en Laponie ? Bah à ce qu'il paraît elle est juste grave flippante. Je suis bien contente qu'elle ne soit que remplaçante, je l'ai pas en cours, mais franchement... Je préfère Hellsoft quoi ! »

Indéniablement. Le professeur Sorden semblait complètement effrayante. D’une part à cause de son visage qui suscitait plus la terreur qu’une fascination pour sa soi-disant beauté et d’autre part à cause de l’aura qui semblait émaner d’elle. Cette horrible bonne femme, comme ils se plaisaient à la surnommer, était vraiment terrifiante. Oui, elle avait même dû traumatiser les élèves, très probablement. Pauvres enfants… Enchaînant aussitôt sur une nouvelle petite pique sur l’enseignante, la jeune femme rajouta qu’elle trouvait l’arithmancienne vieille. Mentionnant au passage que le titre de reine de beauté craignait. C’était en soit, la stricte vérité. Reine de beauté automnale. Ça ressemblait un peu à un titre de mauvais roman à l’eau de rose, à vrai dire. Lâchant un petit rire, la jeune femme laissa passer quelques secondes avant de débuter le couplet sur l’horrible bonne femme… Ce dernier touchait d’ailleurs à sa fin lorsque la porte de la salle s’ouvrit. Sur le visage d’Ana Sorden. Evidemment

Regardant l’arithmancienne entrer dans la salle pour leur demander avec une ironie non dissimulée de reprendre là où ils en étaient, Juliet jeta un coup d’œil aux trois garçons, avant de reposer son regard sur l’horrible bonne femme qui s’était postée juste devant elle en lui lançant un regard noir. Croisant les bras, elle soutint son regard et se retint de justesse de ne pas exploser de rire à l’entente du surnom « mon petit rossignol ». Lançant un regard qui signifiait « Euuuh, petit rossignol ? WTF ? » à Irving, elle écouta l’enseignante déverser tout un flot de parole.

"Par Merlin, que vous êtes lâches! Bien incapable d'assumer vos paroles et vos pensées! Ce petit jeu est terminé! Tout en me donnant vos noms et vos maisons respectives, vous allez calmement m'expliquer à tour de rôle ce qui pourrai justifier cette conduite inadmissible. Sachez que je ne laisserai point passer une telle preuve d'irrespect envers un professeur, et que vous serez très sévèrement punis!"

La pensée de déclarer « Miranda Sketcher, septième année, Poufsouffle » la traversa mais préférant finalement taire son nom et sa maison, la jeune femme resta silencieuse, regardant son professeur qui ne tarda pas à lui donner la parole.

« Que je justifie quoi exactement ? Les paroles de cette chanson ? Vous voulez que je vous dise quoi au juste ? Que je vous mente pour vous rassurer en vous disant qu’il s’agit d’une chanson stupide qu’on a écrit trop tard un soir et que nous la chantons seulement pour rire ? » commença-t-elle, en reculant d’un pas, n’appréciant pas être aussi proche de l’enseignante.

« Ou alors vous dire la vérité, en vous disant que tout les élèves médisent dans votre dos, ou dans celui des autres professeurs, et que cette chanson n’est pas anodine ? »

Elle laissa passer quelques secondes avant de demander avec un sourire narquois :

« Vous préférez quelle solution ? »

« Stupide Gryffondor » pense sa joueuse, qui se réjouit toute fois. Fighting.



Donald McWildeCinquième annéeavatar
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Donald était en transe, comme électrisé de la tête aux pieds. Son estomac faisait de véritables bonds, ses pieds dansaient, fous de joie, et ses mains le picotaient, entourant deux baguettes de bois. Baguettes qui n'étaient ni fines, ni lisses, ni particulièrement belles, mais plutôt vieilles, rugueuses et usées par les doigts du jeune McWilde qui les avait maintes fois utilisées. Plus que des baguettes neuves, elles lui procuraient une sensation de confort et une sonorité inégalée. Pour rien au monde Donald ne se serait séparé de ses baguettes ; elle étaient plus chères à ses yeux que sa baguette magique. Il avait refusé de s'en séparer à son départ pour Poudlard, les fourrant dans sa valise comme chaque fois. Mais pendant les vacances de Noël, il avait fourré autre chose dans sa valise... à vrai dire, ça n'avait pas été facile. Rentrer une batterie dans un sac n'était pas mince affaire, mais il avait réussi, et on l'avait autorisé à la stocker dans la salle des arts à condition de ne pas en faire à n'importe quelle heure de la journée (et de la nuit), à son grand dam.

Mais quel plaisir de frapper la peau tannée de cette bonne vieille grosse caisse ! De faire résonner les cymbales, les caisses claires, les percussions ! Sons que Donald se languissait d'entendre jusqu'à la création des Dark Boursouf. En effet, passer les deux tiers de son existence à Poudlard l'avait aidé à oublier le plaisir que procurait la musique. C'étaient ses nouveaux amis qui l'avaient réveillé, qui avaient remué chez lui cette témérité endormie, le poussant à braver les autorités pour rentrer en possession de son instrument fétiche. Dorénavant, les grincements des portes des salles de cours ne seraient plus les gémissements des violons, la pluie battant sur les vitres de l'école ne serait plus le crépitement des touches d'un piano, le grattement des stylos sur les feuilles des élèves ne serait plus les accords mélodieux d'une guitare. Ils auraient leur propre musique, composée par eux mêmes, créée par eux mêmes, promulguée par eux mêmes. Ils allaient secouer cette école morne et silencieuse, emplissant le silence du pétillement de leurs notes, faisant courir sur les visages ce bonheur pur et simple qu'était la musique.

Certes, il n'avaient encore qu'une chanson. Mais ce n'était pas rien. Quel élève à Poudlard pouvait se vanter d'avoir composé la chanson que tout le monde fredonnait ? Certes, cette première ode n'était pas le sommet de leur art. Mais il fallait bien commencer quelque part : ils avaient une marge de progression. Certes, elle était agressive. Mais comment aurait-il pu en être autrement, puisqu'elle était née de la colère, aliment même de leur inspiration ? Peut-être que les objectifs de leurs chansons de développeraient, et ainsi, on ne dira plus "Ah oui, les Dark Boursouf, j'en ai entendu parler, c'est pas mal mais il n'ont qu'une chanson, ça craint !" mais on dirait "Comment, tu ne connais pas leur dernière chanson ?" Car Donald en était certain, si un rêve de gloire était toujours présent dans leurs esprits, ils jouaient de la musique pour eux, et pas pour les autres. Comme si elle leur appartenait. Comme si une simple note libre de vie parvenait à faire retourner des siècles de pluie vers le ciel.

Juliet s'excusa d'avoir failli sur la fin, bien qu'elle soit déjà toute excusée puisqu'elle était leur chanteuse charismatique et que l'erreur était humaine. Après quelques essais où ils jouèrent trop fort, ils décidèrent que Juliet chanterait un peu à capella. Donald fut totalement ravi que Danny pose la question qu'il avait lui-même en tête, parce qu'il était complètement largué côté vocabulaire. Danny le faisait toujours se sentir moins seul. Puis la conversation dériva vers le professeurs, mais Donald qui était occupé à tendre la peau de ses toms n'y fit pas attention. Il testa un petit roulement simple et discret, puis un jeu caisse claire/charleston on ne peut plus satisfaisant. Il avait fini ses petits essais, si bien qu'il releva sa tête pour entrapercevoir... la trombine d'Ana Sorden. Estomaqué, stupéfié, hébété, le Gryffondor ouvrit la bouche et faillit buter contre la pédale de sa grosse caisse. Que faisait cette sorcière ici ? L'expression tiraillant son visage de femme mûre fit promettre à Donald de ne jamais choisir l'option Arithmancie (de toute manière, il haïssait les mathématiques).

Le troisième année commença à voir rouge quand le professeur les traita de lâches. Il osait espérer qu'il n'en était pas un, se répétant inlassablement qu'il était à Gryffondor. Mais il n'avait encore jamais agi courageusement ; et s'il avait été réparti chez les rouge et or par erreur ? Il ne pouvait pas s'y résoudre. Sorden attaqua l'unique fille du groupe en premier, ce qui révolta encore plus le petit garçon. Fort heureusement, Juliet avait beaucoup de cran et répliqua comme il se devait. L'envie de surenchérir démangeait Donald. Il était plus jeune, plus petit, plus insignifiant. Mais pourquoi pas lui ? Prenant son courage à deux mains, il fit quelques pas en avant, balançant ses genoux sales de poussière l'un devant l'autre d'un pas nonchalant. En cet instant, il maudissait son gros nez et ses oreilles décollées. D'ordinaire, il s'en fichait complètement, mais devant cette femme qui ne se prenait manifestement pas pour de la bouse d'hippogriffe, il aurait voulu être un sex-symbol, pour pouvoir lutter à armes égales. Mais il était bien connu que les adultes profitaient de leur situation pour abuser de leur pouvoir, tandis que les enfants comme lui étaient défavorisés.

« Ma chère amie a raison, commenta-t-il en s'appliquant à ne citer aucun nom. Contrairement à ceux qui chuchotent dans votre dos - c'est-à-dire à peu près tout le monde, nous assumons totalement nos paroles. »

Donald sourit, dévoilant sa mâchoire telle la muraille de Chine.

« La preuve : il n'y a que la vérité qui blesse. Si vous ne croyiez pas aux paroles de notre chanson, vous ne nous apporteriez pas tant de considération. Mais vous voulez nous punir. C'est une offense à la liberté d'expression ! Donc, comme l'a dit ma camarade, cela montre que vous savez que ces paroles sont véridiques... »

Donald pointa un doigt accusateur vers l'arithmancienne.

« Ainsi, vous vous attaquez à "votre petit rossignol" parce qu'elle est plus jeune et plus belle que vous, et vous savez que vos cent quarante liftings n'égaleront jamais sa peau de pêche. Parce que vous êtes vieille. »

Puis il conclut en répétant les paroles qu'Ana Sorden avait prononcées quelques minutes plus tôt :

« Alors comme ça, vous voulez que nous reprenions là où nous en étions ? L'idée de l'entendre à nouveau vous comblerait de joie ? »

Le Gryffondor fit une profonde révérence et dit :

« Mais avec grand plaisir, Milady. Si vous y tenez tant, je peux même improviser la suite - ce n'est pas bien compliqué... »

Sa voix grasse, bien moins belle que la voix rauque de Juliet mais qui sonnait juste pourtant, commença à réciter sur le ton de la poésie :

« Ana Sorden, votre peau est aussi douce que celle des fesses d'un nouveau-né,
Vos yeux sont si purs, si limpides, si bleus qu'on voudrait s'y laver les pieds !
»

C'était bien ça, le problème avec les Gryffondor : ils ne savaient pas où était la limite entre le courage et la folie.
Danny SnealsPersonnage décédéavatar
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Danny avait tout pour être heureux, car d'une part il jouait du bon Rock'n'Roll avec ses amis, et d'autre part il venait enfin de comprendre que Capella n'était pas une vraie personne, grâce aux explications amicales de Juliet. Se tournant vers elle, il émit alors un sifflement admiratif pour saluer l’immense culture musicale de la Gryffondor.

"Bah dis donc... Moi je croyais que Capella, c'était comme une sorte de chanteuse d'opéra... Un peu comme la castafiore dans Tintin... Je me coucherai moins bête ce soir..."

Pour se donner un peu de contenance, Danny fit semblant de régler sa basse en tournant sur la mécanique d'accordage. En vérité, la seule chose qui lui importait c'est qu'un son jaillisse de son instrument lorsqu'il en tapotait l'une des cordes. Les notes s'étaient vraiment superflues, en fait. Il écoutait d'une oreille distraite ses compères Dark Boursoufs, et Juliet avouer qu'elle regrettait presque ses paroles peu élogieuses à l'encontre de Margot Adamson. Irving lui conseilla alors de reprendre au couplet suivant, celui traitant de la méprisable arithmancienne, Ana Sorden.
Danny leva alors immédiatement la tête, et avoua sa motivation de railler en musique cette horrible bonne femme!

"Oh oui... la vieille mégère va en prendre pour son grade... c'est mon couplet préféré..."

Danny détestait ouvertement cette femme aussi cruelle que prétentieuse, qui avait manqué tuer son crapaud "Duke" alors qu'il jouait tranquillement avec lui dans les couloirs. Danny se rappelait de la lueur cruelle qui avait brillé ce jour la dans son regard, lorsqu'elle avait faillit propulser et écraser son crapaud sur un mur, à l'aide d'un sortilège. Tout cela parce que son petit crapaud avait osé bondir sur sa chaussure de luxe, et déposer, il est vrai, un peu de relan de sa bave. Mais bon. Comment pouvait-on décider de ôter la vie d'un petit crapaud inoffensif, simplement pour laver l'affront d'une insignifiante chaussure à talon quelque peu salit? Seule cette cruelle et matérialiste arithmancienne possédait la réponse à cette question, et pour être franc Danny espérait ne plus avoir à recroiser de ci-tôt son chemin...

Juliet racontait à présent des anecdotes sur la sévérité d'Ana Sorden et le fait qu'elle avait présenté sa candidature au poste de directrice. Danny frémit de tout son être à l'idée de savoir que cette sorcière pourrait un jour contrôler le tout Poudlard. Cette nouvelle ramenait à des vieux souvenis infectes du passé, où Dolores Ombrage imposait ses lois sur l'école.
Non! Il fallait coûte que coûte que Margot Adamson écrase cette horrible bonne femme, et ce jour-là, il exécuterait alors la plus formidable danse de la victoire qu'il n'ait jamais réalisé en faveur de la professeur de potion.
Bien que Danny ne faisait pas arithmancie et ne côtoyait pas au quotidien Ana Sorden, il se sentait tout de même en danger. Le Poufsouffle savait qu'une fois directrice, l'une des premières choses que ferait cette femme sélective, serait de faire un grand ménage et de se débarrasser des mauvais éléments dont il faisait partie. Comme c'était le cas à Salem, où les sorcières n'ayant pas de bons résultats étaient rejetées comme des malpropres.

Danny tenait toutes ses information de l'aveu même de Billy Burlington, un gentil poufsouffle d'ascendance moldue avec qu'il discutait souvent de jeux vidéos, et qui fréquentait les cours d'astronomie de l'affreuse professeur Sorden. Ce dernier lui avait révélé qu'un jour, l'arithmancienne l'avait surprit en train de dessiner une sirène sur son cahier d'exercice, et il fut ainsi convoqué à s'expliquer de sa conduite en fin de cours. Loin des oreilles indiscrètes, Ana Sorden lui avait alors demander pourquoi il dessinait des sirènes sur ses cahiers de cours, plutôt que de recopier ses paroles. Bêtement, Billy avait répondu timidement qu'il faisait cela parce qu'il trouvait simplement les sirènes jolies. L'arithmancienne l'avait alors fusillé du regard, et asséné une invective des plus humiliante à l'encontre d'un jeune poufsouffle qui complexait à propos de son sur-poids. Elle lui avait répondu mot pour mot : "Que des individus de son espèce était plus apte à fréquenter des baleines que de pouvoir s'attirer le regard des sirènes...". Cette remarque soulignait à elle tout seule la sombre méchanceté dont pouvait faire preuve l'arithmancienne...

Danny sortit de ses pensées et se concentra sur les propos de Juliet qui critiquait ouvertement la prétendue beauté de la reine automnale. Comme elle, Danny ne trouvait pas cette femme digne d'un tel titre. Le visage de l'arithmancienne était anguleux, et ses traits d'expression soulignait la méchanceté qu'elle tentait de dissimuler sous des tonnes d'artifice. Mais un jour cela ne suffira plus à cacher les affres du temps, et sa pseudo beauté envolée, elle subirait alors la pire des punitions dans le reflet de son miroir...

Sa basse accrochée au cou, Danny riait de bon cœur aux boutades de Juliet, lorsque l'inimaginable se produisit...

Ana Sorden en personne se tenait devant eux!

Danny blêmit d'une peur panique et alla immédiatement se réfugier derrière son ami Irving. Danny avait toujours eu ce réflexe de survie quand sa sœur voulait lui faire subir un sombre châtiment, que de se cacher derrière sa mère. Et en ce jour sa maman prenait la forme de son ami bouclé. Pourtant il dû sortir de sa cachette quand Ana Sorden qui tournait comme une louve autour de sa proie, s'en prit directement à lui.

"Pourtant je pensais que c'était votre couplet préféré, monsieur Sneals? Pourquoi vous ne voulez pas me faire cet honneur?"

Elle se rappelait de son nom, il était foutu!
Les lèvres chancelante il tenta de bredouiller à voix basse des excuses, mais il resta la bouche ouverte comme une carpe. L'arithmancienne s'en prit alors directement à la chanteuse, et Danny culpabilisait du fait que c'était sa plume qui avait composé et écrit les lignes de ce couplet. Il aurait voulu se dénoncer mais il était trop lâche pour cela.

Contrairement à Juliet et Donald qui partaient au combat comme de valeureux Dark Boursoufs!

Devant leur impertinence, Danny manqua s'évanouir, se disant qu'il risquait très gros à provoquer la colère de l'arithmancienne. Lui-même étant incapable d'agir ou de prononcer la moindre parole d'excuse, il tira sur le tee-shirt de son ami Irving pour lui murmurer doucement d'agir.

"Ir... Irving... Pitié... Fais quelque chose... Sinon... on va se faire lyncher..."

Au moins c'était soufflé mais Donald s'en donnait à cœur joie pour les faire exclure de Poudlard, en disant que la vieille sorcière d'Ana Sorden était tout simplement jalouse de la beauté rafraichissante de leurs Juliet!

* Mais il va nous faire tuer!*

C'est vrai que l'opposition entre l'arithmancienne avait quelque chose de la méchante reine voulant reconquérir sa beauté perdue, alors que Juliet incarnait à merveille le rôle de la délicieuse Blanche-Neige...
Le coup de grâce arriva lorce Danals se mit à chanter de manière aussi téméraire que irréfléchi!

« Ana Sorden, votre peau est aussi douce que celle des fesses d'un nouveau-né,
Vos yeux sont si purs, si limpides, si bleus qu'on voudrait s'y laver les pieds !
»

Danny lança alors un regard horrifié à Irving...

"C'est officiel... On est mort..."

Incapable de faire quoi que ce soit ses mains tombèrent le long de son corps, comme un condamné attendant l'heure de sa mort...


Irving WhitakerAubergisteavatar
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Irving esquissa un léger sourire en entendant Juliet expliquer gentiment à Danny ce que signifiait chanter à cappella. La chanteuse des Dark Boursouf faisait vraiment preuve d’une infinie patience avec ses trois acolytes et notamment avec lui. En effet, il était encore loin d’être Kirley Duke et il ne comptait plus le nombre de fausses notes qu’il faisait à la minute mais la jolie chanteuse ne lui en tenait jamais rigueur. Ni les autres membres du groupe d’ailleurs. Bien que Donald soit un musicien confirmé, pratiquant la batterie depuis plusieurs années, il ne rechignait jamais à interrompre sa partition pour attendre ses partenaires moins talentueux. Car il fallait l’avouer, le philospohe en avait sous le coude ! Depuis qu’il avait fait installé sa batterie dans la salle des Arts, Irving avait prit toute la mesure du talent du gamin. Donald était un vrai zicos, c’était indéniable, et malgré son jeune âge, il était surement le plus doué des quatre membres, même si Juliet n’était pas loin derrière lui. La chanteuse charismatique donna d’ailleurs de la voix en entonnant l’un des couplets de leur unique chanson. Enfin de leur tube devrais-je plutôt dire puisque leur composition sur les professeurs commençait à être connue au sein de l’école, grâce, notamment, à l’attentat vocal de Donald lors du match opposant Serdaigle à Gryffondor. En effet, les élèves qui avaient entendu la publicité du Philosophe avaient eu envie d’en savoir plus sur les fameux « DARK BOURSOUF, le son qui va déchirer les tympans de Poudlard ! » et il n’était pas rare d’entendre quelques pensionnaires siffloter leur hymne au détour d’un couloir.

Irving esquissa d’ailleurs un sourire en entendant la voix délicieusement éraillée de Juliet reprendre le couplet sur Sorden. Son amie ne semblait pas porter l’arithmancienne dans son cœur, à en juger par les railleries qu’elle venait de proférer concernant l’âge et le physique de l’américaine et Danny partageait visiblement l’avis de Juliet.
Pour sa part, Irving n’avait jamais eu à faire à Ana. Pour lui, elle n’était qu’une enseignante d’une matière optionnelle qu’il ne suivait pas, au même titre que Peter Virtanen ou Charlie Weasley, du moins, jusqu’à ce qu’elle fasse subitement son entrée dans la salle des arts, interrompant par la même occasion leur petite répétition.

A en juger par son air glacial, elle avait visiblement entendu le couplet qui parlait de ses seins qui tombent. Le regard d’Irving se posa d’ailleurs momentanément sur l’objet du délit avant qu’elle ne le fusille du regard.

« Euh, Bonjour. » lança-t-il toutefois pour se donner un peu de contenance.

Mal à l’aise, il passa une main dans ses cheveux et chercha à croiser le regard de ses camarades. Cela devait arriver un jour ou l’autre ! Ils étaient visiblement bons pour un deuxième samedi matin en colle ! songea-t-il en voyant l’arithmancienne s’approcher de Juliet. Bon ce n’était pas si catastrophique que cela au fond, ils pourraient profiter de cette retenue pour écrire leur deuxième tube…

Bien décidé à faire profil bas, Irving posa sa RedPhoenix 75 sur son trépied, riva ses mains au fond de ses poches en attendant qu’Ana Sorden les sermonne avec virulence, comme l’aurait fait n’importe quel enseignant. Mais contre toute attente, il n’en fut rien. Bien au contraire. L’arithmancienne les toisa du regard avant d’inviter Juliet à reprendre la chanson d’une voix mielleuse. C’est à ce moment là qu’Irving compris qu’ils étaient réellement dans la merde. La réaction légèrement sadique de Sorden ne laissait rien augurer de bon et il tenta vainement de capter l’attention de Juliet pour l’inviter à ne pas faire de vague. Il dut attendre que l’arithmancienne qualifie la jeune fille de « petit Rossignol » pour que Juliet se tourne enfin vers lui avec un regard incrédule. Irving secoua imperceptiblement la tête pour faire comprendre à son amie qu’elle devait laisser couler mais il sut que c’était peine perdu lorsque Ana Sorden leur demanda leur noms et les maisons respectives après les avoir qualifié de lâches.

A croire qu’elle connaissait la règle n°1 pour faire sortir un Gryffondor de ses gonds : « Le traiter de couard. »

Cette convention se vérifia immédiatement puisque Juliet répondit du tac au tac par une bravade avant d’être courageusement bêtement rejoint par Donald qui poussa le vice jusqu’à quasiment insulter la professeur d’arithmancie.

Horrifié, le gryffondor observa ses deux amis comme s’ils les découvraient pour la première fois. A ce rythme là, ce n’était pas une chanson qu’ils pourraient écrire en colle, mais un album entier ! Ok, Sorden avait l’air d’être une sale peste mais elle restait tout de même un professeur de Poudlard à qui l’on devait un minimum de respect. Ce n’était certainement pas en l’injuriant de la sorte que les D-B allait se sortir de ce mauvais pas, bien au contraire, Juliet et Donald ne faisaient qu’envenimer la situation. Voulaient-ils recevoir un blâme ? Passer en conseil de discipline pour outrage envers un professeur ? Irving comprenait la réaction d’orgueil de ses camarades mais il n’était pas prêt à se laisser entrainer dans un tel scénario. Après tout, il avait déjà un dossier scolaire assez chargé et il n’avait pas envie de l’alourdir en tenant des propos injurieux envers un enseignant. Il avait déjà été l’élément déclencheur d’une mutinerie en astronomie et il avait fugué, par deux fois, de l’école. Il avait parfaitement conscience de ne pas avoir été convoqué à un conseil de discipline car il avait bénéficié de l’indulgence de certains professeurs. Ils avaient pris en compte sa situation actuelle et avaient surement décidé de ne pas l’accabler davantage, aussi, il se devait d’agir avec le plus de maturité possible face à cette situation… Il avait promis à sa mère de faire des efforts et de se conduire en adulte et c’est ce qu’il allait faire, même si ce n’était clairement pas dans ses habitudes.

"Ir... Irving... Pitié... Fais quelque chose... Sinon... on va se faire lyncher..."
souffla Danny qui s’était réfugié derrière lui.

Irving déglutit difficilement tandis que son regard passait de ses deux camarades Gryffondor à l’horrible bonne femme. Après tout, il devait juste assumer pleinement sa part de responsabilité. Ca, il savait le faire. Quant il était prit sur le fait, Irving n’était pas du genre à fanfaronner ou à se débiner. Seulement, cette fois, plutôt que de prendre sur lui en baissant les yeux et en courbant l’échine, comme il le faisait habituellement, il devait juste faire face à la situation avec plus d’aplomb et tenter de sauver les pots cassés. Et puis, même si Sorden faisait vraiment peur avec son air revêche, elle était toujours moins impressionnante que Cornélius Harper, le père de Cassandre. Et si Irving avait réussi à ne pas se démonter face à ex-cadre du ministère lorsqu’il l’avait rencontré en décembre suite à l’affaire de l’épouvantard, il pouvait très bien faire de même en étant confronté à cette obscure enseignante en Arithmancie.

« Whitaker, lâcha-t-il un peu plus fort qu’il ne l’aurait voulu, Irving Whitaker, ajouta-t-il un ton plus bas, 6ème année, maison Gryffondor. »

Le jeune homme se balança d’un pied sur l’autre avant de retirer ses mains de ses poches pour avoir l’air plus sérieux.

« Cette chanson est loin d’être la chose la plus intelligente que nous ayons faite…J’vous l’accorde, commença-t-il doucement, mais j’vous assure qu’nous n’cherchions pas à mal. On a jamais voulu blesser personne, on a juste écrit ça, … car on trouvait ça drôle. » Lança-t-il en s’approchant de Juliet et Donald.

Pour le coup, il disait la stricte vérité puisque même leurs professeurs préférés étaient dénigrés dans ce morceau.

« Le but s’était pas d’vous vexer, ajouta-t-il en se forçant à regarder l’arithmancienne dans les yeux, ‘scusez-nous m’dame. » conclut-il en la dévisageant toujours.

Après quelques secondes de silence, il se tourna alors vers Juliet et Donald en espérant sincèrement qu’ils ne ruineraient pas sa tentative d’apaisement…


Every day of your life is a leaf of your story which you write
Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Tel un couperet planant au dessus de la tête des Dark Boursoufs, la dernière question fut celle de trop...

« Vous préférez quelle solution ? »

La chanteuse dans un réflexe digne de l'entêtement légendaire de la maison Gryffondor, venait donc de choisir l'affrontement. Le visage de l'arithmancienne se raidit quelque peu en l'écoutant exprimer ses opinions comme s'il s'agissait du moment idéal pour le faire. Cette jeune fille se montrait bien incapable de dissimuler ses pensées, et se mettait toute seule dans l'embarras; chacune des expressions et des mimiques de son visage traduisait ses sentiments réels, et l'arithmancienne comprit très vite qu'elle pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle donnait sa propre vision de la vérité au risque de se mettre en réel danger...
Certes, elle n'avait pas franchement tort. La rigueur et la discipline de fer de l'arithmancienne ne lui attirait pas que des éloges, et bon nombre d'élèves la craignaient, plus qu'il la respectaient. Mais Ana n'aimait pas qu'on lui tienne tête. Un élève devait toujours s'effacer face à un professeur, et le regard rebelle de cette effrontée avait le don de l'exaspérer. Elle devait lui faire baisser les yeux...
Ana la contempla encore quelques instants de son regard froid, avant de l'applaudir ironiquement...

"Et bien. Voila que mon petit rossignol s’évertue à claironner son petit air de révolte. Je crains malheureusement devoir lui couper les ailes pour stopper l'envolée de son insolence..."

L'arithmancienne décrocha un sourire mauvais à la jeune fille, comme pour lui faire comprendre qu'il était grand temps d'arrêter son petit jeu d'adolescente courroucée...

"Jeune demoiselle, j'aimerai à l'avenir que vous cessiez cette mauvaise habitude que vous avez de vouloir renverser les rôles. Ici même, dans cette pièce, les seuls coupables, c'est vous-même et vos comparses. Alors ce n'est certainement pas à moi de devoir choisir entre une solution ou une autre, mais plutôt à vous de juger ce qu'il serait préférable de faire pour vous sortir honorablement de cette situation. Car je ne vous cache pas que vous êtes en train de vous exposer à de très graves ennuis..."

L'arithmancienne secoua alors lentement la tête, comme si elle devinait à l'avance que cette jeune effrontée pourrait difficilement faire machine arrière après ses propos démesurée. Serait-elle capable de retenir sa langue?
Pour le savoir l'arithmancienne devait la pousser encore un peu plus dans ses retranchements.

"Écouter-moi bien mon petit rossignol. Si vous avez la présence d'esprit nécessaire pour me témoigner des excuses digne de ce nom, alors peut être que je pourrai dans mon infinie clémence, oublier vos propos injurieux..."

Un silence pesant s'installa dans la salle d'art, comme si de la réponse de Juliet dépendait l'avenir des Dark Boursoufs. Mais cet instant de suspense fut tout à coup interrompu par l'intervention improbable du jeune batteur qui ruina les seules chances que détenaient les Dark Boursoufs de pouvoir alléger leurs sanctions.
Le jeune homme fit une entrée en matière des plus théâtrales, si bien que même la terrifiante Ana Sorden se sentit dans l'obligation de se transformer en spectatrice et de contempler son spectacle qui frôlait la folie dangereuse. Sans le savoir, le jeune garçon avait un potentiel comique qui serait capable de soulever les foules de n'importe quel café-théâtre.
Sauf que voila, les allusions pernicieuses et les remarques désobligeantes à l'encontre de sa personne eurent le don de faire enrager l'arithmancienne, qui se contenait pour ne point avoir à sortir sa baguette et transformer l'insolent garnement en immonde petit goret. Sa main se crispa sur son pan de robe alors que le petit homme critiquait son approche de la liberté d'expression.

« La preuve : il n'y a que la vérité qui blesse. Si
vous ne croyiez pas aux paroles de notre chanson, vous ne nous
apporteriez pas tant de considération. Mais vous voulez nous punir.
C'est une offense à la liberté d'expression ! Donc, comme l'a dit ma
camarade, cela montre que vous savez que ces paroles sont véridiques...
»

Bien plus grande que lui, l'arithmancienne s'approcha du petit batteur et le dévisagea avec un tel dédain que cela en frôlait presque le mépris.



De quel droit osait-il l'interrompre? L'arithmancienne n'en revenait pas de voir qu'un élève puisse faire preuve d'autant de culot envers un professeur. Jamais, au grand jamais une telle chose ne se serait produite à l'institut magique de Salem.
La voix d’ordinaire si suave de l'arithmancienne se fit plus grinçante à l'égard du perturbateur.

"Pour qui vous prenez-vous, jeune insolent!? En aucun cas, vous n'avez à m'interrompre! Sachez que la liberté des uns s'arrête la où commence celle des autres! Et jamais je ne laisserai insulter le corps professoral de la sorte, même si cela doit faucher votre pseudo liberté d'expression. Alors vous allez rejoindre votre place derrière votre instrument de torture auditive et attendre sagement votre tour! Veuillez laisser votre petit rossignol de chanteuse siffler ses excuses, et..."

Mais le petit être rondouillard ne semblait pas prêt d'en rester là, et il osa même l'outrecuidance de braquer un index accusateur en direction de l'arithmancienne, coupant la parole à l'horrible bonne femme.

« Ainsi, vous vous attaquez à "votre petit
rossignol" parce qu'elle est plus jeune et plus belle que vous, et vous
savez que vos cent quarante liftings n'égaleront jamais sa peau de
pêche. Parce que vous êtes vieille.
»

Presque mécaniquement, Ana Sorden porta ses mains contre ses joues creuses. Comment pouvait-il se permettre de critiquer son physique si gracieux? Il est vrai que l'argent venant, l'arithmancienne avait dû concéder quelques opérations chirurgico-magiques pour conserver sa prime beauté, mais rien de très dénaturant. Elle s'était tout juste remodeler, retoucher, regonfler, renasaliser, repulper, siliconer, botoxer. Mais tout cela restait très discret et presque invisible. Que connaissait ce jeune importun des affres du temps? De ces rides que vous découvrez un peu plus nombreux chaque matin? Savait-il les efforts qu'il fallait consentir pour conserver sa jeunesse?
Une envie de meurtre traversa l'esprit de l'arithmancienne lorsque qu'elle entendit jaillir le mot "vieille" des lèvres pincées du petit dark boursouf rondouillard...

"Cesser immédiatement! Vous filez tout droit vers le conseil de discipline avec de tel propos, continuer et vous ne serez plus qu'une ombre du passé dans les couloirs de Poudlard!!!"

Comment pouvait-il la comparer avec cette chanteuse fardée comme un sac?

Ana Sorden jeta un regard en coin à la jeune fille; c'est vrai qu'elle enviait sa jeunesse, mais à son âge n'était-elle pas encore plus belle? Ne savait-elle pas se vêtir avec plus d'élégance? Plus l'arithmancienne fixait la chanteuse insolente, et plus elle sentait chez elle une certaine honte à exalter sa féminité. Lorsqu'elle avait dans les dix huit-ans, Ana Sorden était déjà fière de pouvoir exhiber ses longues jambes et ses courbes sensuelles, tandis que cette jeune fille ne faisait que se cacher derrière des vêtements basiques, trop amples et grotesques. Voila toute la différence entre une reine de beauté automnale et un simple petit rossignol...

Pendant cette brève évasion de sa pensée, Ana Sorden en était presque arrivé à oublier le petit être potelé qui se tenait face à elle. Celui-ci était sur le point de repousser les limites de l'affront jusqu'à l'exercice de la chansonnette improvisée. Et comme les précédentes paroles, cette dernière se révéla d'une insolence effarante!

« Ana Sorden, votre peau est aussi douce que celle des fesses d'un nouveau-né,
Vos yeux sont si purs, si limpides, si bleus qu'on voudrait s'y laver les pieds !
»

Ce fut la goutte d'eau qui provoqua le tsunami de colère chez l'arithmancienne!




"Il suffit!!! Votre petit jeu a assez duré! Je vous promets à tous des sanctions comme Poudlard n'en accorde que trop rarement! Vous pouvez d'ores et déjà dire adieu à votre petit groupe de malheur! Donnez moi sur le champ vos noms, sinon je vous promets des ennuis auxquels vous n'auriez même pas songé dans vos pires cauchemars!"

La situation devenait désespérée et pourtant dans la grisaille abyssale dans laquelle s'engouffrait les Dark Boursoufs, une voix sembla surgir du néant pour sauver les meubles.

« Whitaker, Irving Whitaker, 6ème année, maison Gryffondor. »

Ana Sorden tourna son regard empreint de colère vers le jeune homme bouclé derrière lequel se cachait ce stupide poufsouffle de Danny Sneals. Posant ses mains sur ses hanches, l'arithmancienne le détailla longuement. Tout dans sa conduite, traduisait l'aspect du fidèle compagnon, celui qui qui ose se sacrifier pour les autres.

"Tiens donc! Cette salle serait tout de même peuplé d'élève jouissant d'un minimum de raison et qui serait en capacité de me répondre. Je vous écoute monsieur Whitaker..."

Le jeune homme s'expliqua alors d'une voix timide.

« Cette chanson est loin d’être la chose la plus intelligente que nous ayons faite…J’vous l’accorde, mais
j’vous assure qu’nous n’cherchions pas à mal. On a jamais voulu blesser
personne, on a juste écrit ça, … car on trouvait ça drôle. »
L

L'arithmancienne leva alors un sourcil circonspect.

"Drôle? Vraiment?"

Le Gryffondor s'empressa alors d'ajouter tout en la fixant dans les yeux.

« Le but s’était pas d’vous vexer, ‘scusez-nous m’dame. »

L'arithmancienne croisa alors les bras sur sa poitrine dans un geste souverain et ne perdant plus des yeux du jeune Irving et de son accolyte de poufsouffle qui le suivait comme une ombre. Un sourire sadique se dessina sur les lèvres de l'arithmancienne.
C'est d'une voix redevenue suave qu'elle annonça alors une nouvelle terriblement injuste.

"Les choses sont très simples, presque mathématiques, j'oserai dire. Vous êtes quatre. Deux d'entre vous dont j'ignore encore les noms se sont montrés particulièrement insolents, tandis que je connais l'identité des deux autres plus sages. N'ayant point de temps à perdre pour des questions de disciplines aussi affligeantes, je me dois de trancher..."

La main manucurée d'Ana Sorden désigna alors les malheureux Danny et Irving, puis avec un petit sourire mauvais, elle ajouta :

"Ainsi Messieurs Sneals et Whitaker devront payer pour l'insolence de leurs camarades. Si vous formez réellement un groupe, vous n'y verrez aucun inconvénient, je présume. Votre groupe n'est d'ailleurs déjà plus qu'un obscur souvenir, car il n'a plus de droit d'existence en cette école à partir d'aujourd'hui! Et que les choses soient claires : Votre groupe est mort, et uniquement du fait de votre propre insolence. Je m'apprêtais seulement à retirer les paroles injurieuses de votre chanson quand vous avez fait étalage de votre total manque de respect. Désormais ce ne seront que deux d'entre vous qui devront très certainement affronter le conseil de discipline. Mais que voulez-vous? La vie est ainsi, profondément injuste et malheureusement c'est toujours les bonnes âmes qui paient pour les plus mauvaises..." Tournant son regard cruel vers les deux insolents, elle leur adressa alors un petit sourire moqueur. "A moins que ces deux-la veuillent bien s'excuser, alors peut être je changerai mon régime de sanction. Mais je doute fort qu'ils puissent faire preuve de bon sens..."

L'arithmancienne se dirigea alors vers la porte, et voyant l'affiche déchirée et roulée en boule au sol des Dark Boursoufs, elle l'écrasa avec délectation de la pointe de sa chaussure de luxes. Désignant de sa main blanche son affiche qui tenait le rôle de vedette sur la porte de la salle d'art. Elle demanda alors aux ex-Dark Boursoufs d'une voix innocente...

"Ne suis-je point magnifique?"

L'arithmancienne s’apprêtait à partir lorsqu'une voix finit par la ramener au cœur de la salle d'art...


Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Définitivement, tous les actes et toutes les paroles d’Ana Sorden répugnaient Juliet. Elle ne savait pas spécialement pourquoi, mais il y avait des gens, comme ça, qu’elle ne pouvait pas voir, sans même les connaître. Le courant ne passait pas. Et c’était exactement ça avec le professeur Sorden. Soupirant, elle écouta toutefois ses paroles et dû reconnaître qu’elle était peut-être allée trop loin. Elle savait qu’elle devait le respect à ses professeurs, et n’était pas si irrespectueuse que cela, d’habitude. Mais il y avait quelque chose, dans la manière de faire d’Ana Sorden qui la dérangeait. Ce qu’elle disait, ses sourires, ses expressions, tout lui semblait faux. Et elle détestait cela. Elle s’apprêtait à reprendre la parole, lorsque Donald la devança, proférant des paroles qui eurent don de mettre l’Arithmancienne dans une colère noire, puisque, immédiatement, elle le menaça de conseil de discipline. Cependant, cela ne sembla guère impressionner le petit Gryffondor, car il continua sur sa lancée, improvisant deux vers qui sonnaient comme des insultes…

… Ce qui devait arriver arriva. Ana Sorden, après avoir exprimé sa surprise par une tête des plus ridicules, leur redemanda immédiatement leurs noms. Irving donna le sien aussitôt, et, si elle allait obtempérer, le discours que l’arithmancienne leur servit la figea instantanément. Non, ce n’était pas possible. Non, non, et non. Premièrement, elle ne pouvait pas laisser Irving payer pour ses propos. Et deuxièmement, elle ne pouvait pas aller en conseil de discipline. Non, non, non. Oh, elle était consciente depuis le début que c’était la sanction qu’elle encourait, mais l’entendre dire… Elle ne pouvait pas. Pas qu’elle ait à monter un dossier irréprochable, cette année, comme Jeremy. Mais, depuis qu’elle avait été mise au courant qu’elle ne pourrait pas intégrer une équipe de Quidditch dès l’année prochaine, la jeune femme avait commencé à chercher un entraîneur qui prendrait quelques joueurs, afin de les entraîner durant leurs deux années d’université. Et, si cela se faisait, elle se doutait bien que les places seraient chères… Et elle n’était pas certaine qu’un conseil de discipline dans son dossier l’aide plus que ça. Et puis, par principe, et surtout par amitié, elle ne pouvait pas laisser Irving se faire punir pour elle.

Il lui restait donc une solution : les excuses. Merlin, non. Elle haïssait s’excuser. Et pire encore : elle haïssait s’excuser lorsqu’on la forçait à ça. Mais… Avait-elle le choix ? Elle jeta un regard noir à Ana Sorden, qui avait toujours un sourire moqueur aux lèvres. Par Godric, elle la détestait. Elle la détestait, elle la détestait, elle la dé-tes-tait. Et elle devait passer au dessus de ça. Merlin, que la vie était cruelle, parfois.

Alors que l’arithmancienne se détournait, pour se diriger vers la porte, elle désigna son affiche – qui était, parlons peu parlons bien, absolument horrible, le genre à en faire des cauchemars la nuit – pour leur demander, d’une voix innocente :

"Ne suis-je point magnifique?"

Retenant de justesse une pique qui lui brûlait les lèvres en serrant son poing, Juliet se força à se calmer, et prit la parole, après avoir jeté un coup d’œil à Irving…

« Wilson, Juliet. Gryffondor. » déclara-t-elle en posant ses yeux sur l’Arithmancienne.

Elle laissa passer quelques secondes, fut à deux doigts de se raviser, songea au conseil de discipline, retint une grimace, et débuta, s’efforçant de ne pas qu’on sente la rancœur dans son ton :

« Excusez-moi, professeur. Je n’aurais pas dû vous parler comme ça, j’en suis consciente. Je n’ai aucune excuse, je vous ais manqué de respect. Cela ne se reproduira plus. »

Elle dévisagea l’horrible bonne femme, puis répéta :

« Veuillez m’excuser. »

Ne trouvant rien d’autre à ajouter – elle s’aventurait sur un terrain glissant – elle referma la bouche. Elle avait eu peur, tout le long de ses excuses, de sortir une pique sans faire attention. Par Merlin, elle haïssait cette femme. Elle la détestait, elle la détestait, elle la d.é.t.e.s.t.a.i.t. Elle soutint toutefois le regard de l’enseignante. Merlin seul savait à quel point elle n’aimait pas s’excuser. Et surtout auprès de ces gens-.



Donald McWildeCinquième annéeavatar
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Donald exultait : il avait réussi l'exploit d'arrêter le flot d'inepties qui s'échappait de la bouche d'Ana Sorden. Malheureusement, pas pour longtemps. Qu'importe – même de courte durée, il avait eu sa victoire. Obtenir le silence de son interlocuteur ne signifiait qu'une chose : il était trop soufflé pour ne pas vous écouter. En tant que petit garçon peu pris au sérieux, pas grand monde ne faisait attention à ce qu'il disait et la seule fois où il avait vraiment eu le silence de la part de son auditoire réduit, c'était quand il l'avait malencontreusement assommé en faisant des grands gestes pour exprimer son opinion. Cette dernière était bien trop méconnue à son goût ; parfois, il voulait qu'on sache ce qu'il pensait du MIM, ce qu'il ressentait quand la police moldue le regardait parce que son oncle était en prison, ce qu'il voulait dire sur l'éducation, ce qu'il voulait crier aux personnes aveuglées par leur nombril. On lui disait souvent que les sujets sur lesquels il voulait discourir n'étaient pas très intéressants. En primaire moldue, quand il rendait une rédaction (bourrée de fautes), son instituteur lui disait toujours que le thème qu'il avait choisi – les films, la gastronomie, les Beatles – n'était pas digne d'être approfondi. On lui rendait sa copie avec la certitude que le maître ne l'avait même pas lue. Il allait alors voir son père en lui disant que pour lui, Star Wars était plus important que la Renaissance Italienne. Et son père lui répondait qu'on se fichait de ce qu'il pensait, et qu'il devait écrire une rédaction intéressante.

L'arithmancienne lui cracha d'arrêter ses simagrées qui le menaient tout droit au conseil de discipline. Mais lui se fichait du conseil de discipline, tant que ça ne tenait qu'à lui. La seule pensée qui obsédait son esprit, c'était que ses paroles atteignaient cette femme. Il n'était pas quelqu'un de mauvais, mais détestait cordialement ses ennemis, ceux qui mettaient un frein à son inspiration. Il avait l'impression qu'il ne pouvait plus arrêter le flot continuel de paroles qui sortait de sa bouche. Une fois qu'il eut terminé son petit couplet, il salua bien bas son public et éclata de rire devant la tête que tirait le professeur d'arithmancie. Rouge, plissé, haineux. Il trouvait la situation vraiment burlesque. Quelle théâtralité ! Comme pouvait-on détester tant de simples élèves un peu fous ? Ils étaient des Gryffondor – excepté Danny, mais lui était unique en son genre –, elle n'avait pas fini d'en voir avec eux ! Donald croyait que cette américaine avait un peu de jugeote et de self-control. Un professeur ne se ferait jamais respecter s'il menaçait un troisième année de conseil de discipline. Donald avait hâte qu'elle se mesurât aux plus grands perturbateurs de cette école. Si elle se mettait dans des états pareils pour une simple petite chanson, le jour où elle croiserait le chemin de Jayden Valentyne serait donc à marquer d'une pierre blanche ! De plus, elle n'avait ni la sympathie, ni l'exubérance, ni la trempe, ni l'autorité naturelle de Chloé Hellsoft, directrice de maison que Donald avait l'impression d'adorer, maintenant qu'il avait croisé la route d'Ana Sorden. Puis il constata que le visage de l'arithmancienne se crispait de plus en plus.

« Sauf vot'respect, vous avez l'air constipée... », commença-t-il, immédiatement coupé par la fureur de l'interpellée.

Elle leur demanda leurs noms ; Irving obtempéra immédiatement. Surpris, le troisième année écouta son ami s'excuser humblement, derrière lequel se cachait le pauvre Danny. Un peu triste pour le Poufsouffle apeuré, Donald lui fit un grand sourire et leva son pouce pour lui redonner un peu de courage. Cependant, son geste resta en suspend quand l'ignoble bonne femme annonça la sentence d'une voix suave : Irving et Danny payeraient pour eux. Indigné, Donald ouvrit la bouche mais elle continua sur sa lancée, en proclamant que leur groupe n'était plus qu'un obscur souvenir. Le petit garçon n'était pas d'accord : si l'officialité était effaçable, pas les liens tissés entre plusieurs personnes. Dark Boursouf ne disparaîtrait pas comme ça – en ce qui le concernait, il n'oublierait jamais les moments passés avec ses nouveaux amis, comme la fois où ils avaient mis de la boue dans le gel-douche de Jeremy. Non, leur groupe était seulement mort aux yeux de cette femme. Il était plus facile d'arracher un enfant au coeur de la musique qu'arracher la musique du coeur d'un enfant. Par ailleurs, il ne pouvait pas supporter l'idée que Danny et Irving soient punis à cause de leur propre insolence. Comme elle disait, le monde était profondément injuste, mais seulement si on ne faisait rien pour y remédier. Donald était capable de n'importe-quoi, même de s'autodétruire, tant qu'il ne s'agissait que de lui. Il ne pouvait tout simplement pas causer du tort à un ami par sa faute – Tom Fields était une exception, mais ce dernier n'était pas son ami, et personne ne le croyait plus quand il prétendait porter son nom (mis à part Silverster, qui avait battu des records de crédulité en restant berné une semaine). Somme toute, Juliet s'excusa.

*Tom Fields, Gryffondor, deuxième année.*

« Donald McWilde, Gryffondor, troisième année. »

*Je peux même vous donner mes autres prénoms !*

« Je vous en prie, c'est justement parce que nous sommes un groupe que nous ne pouvons accepter ça. Irving et Danny ne méritent pas d'être punis à notre place, emmenez-moi au conseil de discipline, PAR PITIÉ ! »

*Grognasse !*

Se décidant à jouer le grand jeu, il se jeta aux pieds d'Ana Sorden. Ayant une approche très personnelle de la vérité, il avait appris quelques méthodes d'affabulateur absolument indétectables. Il voulait bien jouer la comédie si c'était pour une bonne cause. Ce jour-là, l'enjeu était réel puisqu'il ne concernait pas que lui, mais bien ses nouveaux amis. D'un côté il ne voulait pas les perdre, et d'un autre, en tout bon Gryffondor qui se respectait, il n'aimait pas l'injustice. Il avait aggravé la situation et il se devait de la réparer. Prêt à tout pour être puni lui, et non ses amis, ses yeux s'emplirent de larmes artificielles et il implora :

« Si vous voulez, je peux accrocher vos belles affiches partout dans le château, et enlever les nôtre ! Je veux bien chauffer le siège de vos toilettes avant que vous vous y rendiez ! »

*Méduse dégénérée !*

Enfin, Donald s'aperçut que sa détresse était un peu plus réelle qu'il ne voulait bien le croire.
Danny SnealsPersonnage décédéavatar
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Rien ne lui sembla plus détestable! Intolérable! Comment pouvait-on se montrer aussi injuste?
Après l'intervention au combien diplomate de Irving, Danny n'aurait jamais imaginé une seule seconde que l'arithmancienne puisse pousser le vice à de telles extrémités. Mais quel odieux chantage! Le fait de punir Irving et lui-même revenait à sanctionner ceux qui n'avaient en rien osés enfreindre la discipline de fer de cette horrible bonne femme, et cela dans l'unique but de faire culpabiliser les deux fortes têtes des Dark Boursoufs.
Diviser pour mieux régner. L'arithmmancienne ne cherchait qu'à briser leur belle unité et était sur le point d'y parvenir, quand Juliet fut la première à plier aux injonctions d'Ana Sorden. Sans doute habitée par un sentiment de culpabilité à l'égard de ses deux amis qui se voyaient punis à sa place, la Gryffondor préférait se sacrifier et se confondre en excuses. Malgré cela, Danny pouvait desceller dans son regard, une flamme qui ne brûlait que d'une seule envie, celle de faire ravaler sa sale fierté et d'étrangler cette maudite arithmancienne. Malheureusement Juliet et les Dark Boursoufs n'étaient pas du coté des puissants, et tout laissait penser qu'ils allaient devoir revoir leurs ambitions de devenir des Rock Stars à la baisse...

« Donald McWilde, Gryffondor, troisième année. »

Danny leva un regard désespéré et coupable sur le Gryffondor. Si même le philosophe des Dark Boursoufs abandonnait la lutte, alors tout était perdu. Donald n'avait écouté que son courage, rassurant même le Poufsouffle d'un geste du pouce amical. Et lui en retour, qu'est-ce qu'il faisait pour lui venir en aide? Absolument rien, comme un lâche. Il préférait se cacher derrière son ami Irving Whitaker.

Danny se rendit compte alors qu'il se comportait en vulgaire poule mouillée, incapable du moindre sentiment de révolte. Devant l'injustice, il courbait juste l'échine. Lors de sa première rencontre avec l'intraitable arithmancienne, alors qu'il jouait tranquillement avec son crapaud, il s'était déjà montré incapable d'agir et de se défendre comme il était en droit de le faire. Sur l'instant, il n'avait même pas bredouillé un mot. Son unique acte de révolte contre l'horrible bonne femme passa totalement inaperçu, puisqu'il l'exécuta dans le secret de son dortoir et juste pour lui même. En effet, le soir succédant les réprimandes, Danny s'était vengé sur le magazine Sorcière-Hebdo, en remplaçant le visage d'Ana Sorden par celui de Crispin Dérébusor. Un habile montage, qui avait eu le don de le faire rire sur l'instant. Mais qui s'avérait au final bien inutile...
Car il ne se sentait pas digne d'être un Dark Boursouf, lui le poufsouffle peureux au milieu de tous ces courageux Gryffondors. En ce moment même, il se tenait la tête basse, fixant ses pieds, et envahit par un sentiment de honte sans précédant. En ne soutenant point Donald et Juliet dans leur effort conjugué pour lutter l'injustice, et en poussant Irving à formuler des excuses, il venait de perdre le peu de dignité qui subsistait en lui.
Même si le conseil de discipline s'approchait à grands pas, Donald, lui au moins, conservait sa conscience intacte et se transforma très vite au yeux du poufsouffle, comme un véritable... héros!
Oui! Et le mot était encore faible pour décrire le courage du petit batteur!

« Je vous en prie, c'est justement parce que nous
sommes un groupe que nous ne pouvons accepter ça. Irving et Danny ne
méritent pas d'être punis à notre place, emmenez-moi au conseil de
discipline, PAR PITIÉ !
»

Danny secoua frénétiquement la tête de gauche à droite. Non! Il ne voulait pas que le petit rouge et or se sacrifie pour laver sa propre lâcheté. Car si un coupable devait réellement ressortir de cette sombre histoire, c'était bien lui. Car le couplet qui avait blessé l'arithmancienne dans son orgueil sortait de sa propre tête, c'était sa création. Donald n'avait point à endosser cette faute!

« Si vous voulez, je peux accrocher vos belles
affiches partout dans le château, et enlever les nôtre ! Je veux bien
chauffer le siège de vos toilettes avant que vous vous y rendiez !
»

Et si elle pouvait s'y noyer! Danny se ferait un plaisir de tirer la chasse!
Danny observa avec tristesse le petit Gryffondor se jeter à genoux au pieds de l'arithmancienne, ce n'était pas à lui d'agir de la sorte. Danny sentit un sentiment d'injustice l'envahir, lorsqu'il découvrit l'affiche des Dark Boursoufs froissée et jetée sans ménagement au sol. Le poufsouffle avait passé un week-end entier pour confectionner ce dessin. Tant d'effort ruiné en quelques secondes par le passage de la détestable arithmancienne...
Le peu de fierté qui lui restait, lui hurlait d'agir, de sauver son ami Donald, de se comporter comme un véritable Dark Boursouf.

Danny fit un pas en avant. Certes un petit pas pour le commun des mortels, mais pour Danny le couard, c'était la plus courageuse avancée de sa courte vie...

"Danny Sneals... Cinquième année... Maison poufsouffle... Je... Je... Je...Je... Je...Je..."

Danny venait de faire l'erreur de croiser le regard froid de l'arithmancienne, et tout son courage avait fondu comme la neige au soleil. Le poufsouffle était incapable d'aligner le moindre mot, alors qu'il savait pertinemment ce qu'il avait à dire. Danny devait prendre ses responsabilités et ne point fuir comme un lâche. C'était le moment ou jamais de se comporter en sauveur, et d'endosser seul la faute! Ainsi peut être que le groupe pourrait ne point disparaitre, s'il se désignait comme le seul coupable...
Mais l'arithmancienne lui flanquait une trouille sans nom. Elle avait quelque chose dans le regard qui le terrifiait. Danny aligna enfin des mots, mais pas les bons.

"Rien n'est vrai dans notre chanson... Vous... Vous êtes absolument magnifique... Enfin votre affiche est très très belle... Dorénavant nous ne vous ferons que des éloges... N'est-ce pas les amis? " dit-il en lançant un regard suppliant de lâcheté aux autres membres du groupe. Mais très vite, il enchaina à l'attention d'Ana Sorden.

"Si vous le voulez bien... J'accrocherai même votre affiche dans la salle commune des blaireaux... je l'encadrerai même... ! Mais par pitié... N'empêchez pas notre groupe de jouer et de continuer à se réunir... Je... Je vous en supplie...
"

Attitude bien lâche, mais teintée d'une seule envie, que les Dark Boursoufs puissent encore exister, avec ou sans lui...

Danny ne pouvait soutenir le regard de l'arithmancienne qui se posait désormais longuement et dangereusement sur lui. Le poufsouffle détourna alors les yeux sur l'horrible affiche pour la Fashion Week qui s'apparentait dans sa noirceur à un hommage aux plus grandes méchantes des contes de fée. Comme pour s'enfuir, l'imaginaire de Danny s'envola vers des vieux souvenirs filmographiques de son enfance, l'affiche de l'aritmancienne se déformant, et prenant à tour de rôles des visages cruellement familiers...

Dans sa fuite de la réalité, Danny se demanda un instant si le requin des dents de la mer était vraiment de sexe masculin ou féminin? Steven Spielberg n'avait jamais réellement préciser ce détail...
Mais pour l'heure, il n'y avait point de doute à avoir, c'était bien une horrible bonne femme qui tenait le rôle de la grande méchante dans la salle des arts, et aucune affiche ne paraissait en mesure de pouvoir l'arrêter dans son projet de détruire les Dark Boursoufs...


Irving WhitakerAubergisteavatar
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La sentence tomba comme un couperet : Danny et lui écopaient d’un conseil de discipline en punition de l’attitude insolente de Juliet et Donald qui refusaient de donner leur nom. Irving dévisagea quelques secondes l’arithmancienne, en se demandant si cette menace était réelle. Elle ne pouvait pas s’abaisser à cet odieux chantage. C’était une prof et les profs ne faisaient pas ça ! Ils étaient chiants et autoritaires comme Dérébusor, Froids et austères comme Virtanen voir même parfois sympas comme Hellsoft, mais pas vicieux, perfide ou amoral. Malheureusement, à en juger par le petit sourire mauvais qu’Ana Sorden arbora en le dévisageant, il s’était trompé. Cette peste était prête à tout pour les faire plier, coûte que coûte. Elle prenait même un malin plaisir à les tourmenter puisqu’elle écrasa, non sans délectation, l’affiche que Danny avait mit tant de temps à confectionner.
*Gère ton irritabilité* songea le Gryffondor en dardant un regard noir sur l’horrible bonne femme. Finalement, il allait peut-être finir par la mériter sa sanction si elle continuait à les provoquer de la sorte. Rivant ses poings au fond de ses poches, Irving serra la mâchoire pour canaliser la colère qui commençait à poindre en lui. Il devait absolument se maitriser car il savait que cela finissait mal lorsqu’il s’emportait. Il devait penser à quelque chose d’apaisant : La tête d’Ana Sorden sur un pieux. Oui, ça allait déjà mieux. Il ne pouvait pas se permettre de craquer comme avec Dérébusor. Pas en ce moment. Quoique. Il ne pouvait pas non plus se permettre d’être l’objet d’un conseil de discipline. Dans les deux cas, il était fait comme un rat ! Pourquoi ses amis étaient-ils aussi butés aussi ! Irving les appréciait plus que tout, mais il devait avouer que s’ils ne se dénonçaient pas, il leurs en voudrait terriblement. Ok, Juliet devait avoir un dossier scolaire irréprochable pour préparer au mieux son avenir dans un club professionnel. Ok, Donald était déjà un peu trop connu de Silverster et il ne pouvait pas se permettre d’aggraver son cas. Cependant, bien qu’il sache tout cela, Irving ne voulait pas payer pour eux. Il avait toujours su qu’il n’était pas un « vrai » Gryffondor. Il n’était pas aussi courageux que ses camarades de maison. Il ne pouvait pas se sacrifier pour une cause sans broncher, tel un héros. Il en était incapable. Dépité par ses propres faiblesses, le sixième année se força à regarder par terre pour ne pas être tenté de jeter un regard implorant (ou irrité) à Donald et Juliet. Son silence parlait de lui-même, il ne voulait pas assumer pour eux.

Ce fut finalement la chanteuse des D.B qui lui apporta le salut en révélant enfin son identité avant de s’excuser platement auprès de l’arithmancienne. En entendant la voix de sa camarade, Irving ferma brièvement les yeux. Il se sentait nul et il ne savait même pas pourquoi. Pour avoir poussé Juliet à se dénoncer ? Pour avoir douté qu’elle le fasse d’elle-même ? D’ailleurs Donald était en train de faire de même allant jusqu’à supplier Ana Sorden de l’emmener au Conseil de Discipline. Irving releva doucement la tête en direction du Philosophe qui venait d’ailleurs de se jeter aux pieds de l’arithmancienne. Difficile à savoir avec Donald si son cinéma relevait de l’inconscience ou de l’héroïsme, mais en tout cas, il assumait toujours pleinement ses actes et il ne lâchait pas ses copains. Pas comme lui. Le gryffondor passa une main fébrile dans ses boucles brunes tandis que Danny tentait, à son tour, d’arrondir les angles afin d’éviter le Conseil de discipline à tout le monde. Même le Poufsouffle du groupe était plus courageux. Au moins, il essayait à sa manière de préserver l’unité des Dark Boursouf …Contrairement à Irving qui n’avait, quant à lui, pensé qu’à son petit nombril…


Every day of your life is a leaf of your story which you write
Ana SordenPersonnage décédéavatar
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Ana Sorden venait de mettre une pression considérable sur les épaules des deux élèves désobéissant, et elle savait que ces dernière allaient très vite céder et se mettre dans le rang. L'arithmancienne n'eut pas le temps de faire deux pas en direction de la sortie, que son petit rossignol changeait déjà de couplet et jetait les armes.

« Wilson, Juliet. Gryffondor. »

Tournant le dos à la jeune Gryffondor qui capitulait définitivement face à l'odieux chantage dont elle venait d'être la cible, l'enseignante arbora un petit sourire victorieux de voir sa discipline de fer triompher sur l'impertinente chanteuse. La sorcière de Salem se retourna lestement, sa robe de sorcière virevoltant gracieusement, afin de pouvoir dévisager la jeune fille et savourer sa victoire. Poudlard et les Gryffondors étaient peut être encore un concentré d'esprit rebelles, mais plus pour bien longtemps; En effet, lorsque l'arithmancienne serait en mesure de faire appliquer sa loi, plus personne n'osera lui résister. Gryffondor ou non, ils seront tenus d'obéir. Et quel meilleur argument que la peur et les sanctions pour contrôler les consciences?



Tel un serpent, elle s'avança en direction de la dénommée Juliet Wilson qui paraissait sur le point de se confondre en excuse. Nul doute qu'elle ne le faisait pas par gaieté de cœur mais par nécessité, et que le tapis de cendre des ses excuses dissimulait des braises encore bien ardentes. Mais Ana Sorden n'en avait cure, car elle ne cherchait qu'à asseoir sa suprématie sur la jeune fille en passe de repentir. C'est pourquoi lorsqu'elle lui fit face, elle n'hésita point à lui adresser un petit clin d'oeil moqueur, avant de le dévisager de manière condescendante.

"C'est un bon début, Miss Wilson... Mais j'attends la suite..."

L'espace de quelques instants, la Gryffondor parut retenir une grimace tant il lui était pénible et difficile de retenir sa fougue spontanée. Mais le spectre du conseil de discipline et le regard menaçant d'Ana Sorden eut bientôt raison de sa volonté. Elle finit par délivrer les paroles tant espérées par la cruelle arithmancienne, et qui marquait sans doute la fin de la révolte chez les Dark Boursoufs...

« Excusez-moi, professeur. Je n’aurais pas dû vous
parler comme ça, j’en suis consciente. Je n’ai aucune excuse, je vous
ais manqué de respect. Cela ne se reproduira plus.
Veuillez m’excuser. »

Bien que son regard ardent réfutait ses paroles, Ana Sorden savait une chose. Elle avait gagné. Le petit rossignol farouche était dompté et picorait désormais sagement dans sa main. L'enseignante lui adressa un sourire de façade, avant de s'exprimer.

"Votre manque de respect initial, vous coutera sans doute une sanction, jeune fille. Mais je sais me montrer magnanime et je ne saurai oublier que vous m'avez présenté vos excuses. Même si je doute de leurs sincérité, je salue cette attitude. Vous pouvez bénir ma clémence infinie qui vous épargne de justesse les conséquences d'un conseil de discipline..."

L'arithmancienne contempla avec délectation le trouble qui animait le visage de la jeune fille, témoin visible du conflit intérieur qui agitait les neurones de la Gryffondor. Comme pour pousser un peu plus loin l'humiliation, Ana Sorden se permit le luxe de lui infliger une caresse hypocrite, balayant délicatement de sa main la chevelure quelque peu emmêlée de la chanteuse des Dark Boursoufs.

"J'espère qu'à l'avenir, vous démontrerez que cet impair n'était qu'un accident et que vous soignerez votre attitude, Miss Wilson! Et cela débute par l'apparence..." L'aritmancienne souleva une mèche rebelle qui barrait le visage de la Gryffondor. "La prochaine fois vous attacherez vos cheveux de manière plus convenable. Mais regardez vous un peu dans un miroir! Cette crinière que vous arborée sans honte n'a rien de très féminin. Je trouve même cela vulgaire et indigne d'une élève de Poudlard. Tâchez d'y remédier rapidement!"

Cette dégradante leçon de morale prit fin quand la voix du petit batteur la détourna de sa cible initiale. A son tour, l'irrévérencieux petit Gryffondor abaissait sa garde pour le bien du groupe.

« Donald McWilde, Gryffondor, troisième année. »

L'aritmancienne stoppa immédiatement sa caresse avilissante, et reporta toute son attention sur le jeune garçon aux propos orduriers. Si l'un des Dark Boursoufs était particulièrement menacé, c'était bien lui. De son pas déhanché et sensuel, elle se dirigea vers le petit Gryffondor, avec le même secret espoir qu'elle avait eu pour la chanteuse du groupe, celui de le voir se plier à son commandement.

"Tiens donc! Où donc est passée votre verve insolente? Auriez vous perdu votre langue de comique, monsieur McWilde?"

Avec dédain, elle détailla de la tête aux pieds ce petit bout d'homme qui l'avait quelque peu blessé dans son égo démesuré. Posant les mains sur ses hanches dans une attitude empreinte de noblesse, l'arithmancienne écouta ses excuses...

« Je vous en prie, c'est justement parce que nous
sommes un groupe que nous ne pouvons accepter ça. Irving et Danny ne
méritent pas d'être punis à notre place, emmenez-moi au conseil de
discipline, PAR PITIÉ !
»

A peine eut-il achever ses touchantes suppliques à l'égard de l'enseignante qu'il se jeta à se pieds pour la supplier. Ana Sorden étouffa un cri d'horreur en voyant le petit homme à genoux comme un vulgaire mendiant. Non que cette suprématie ne lui convienne pas, mais ce qui effrayait bien plus l'arithmancienne, c'était l'idée de savoir que les petits doigts potelés et sales du Gryffondor risquaient de frôler et de polluer la surface impeccable de ses chaussures de luxe préférées.

"Veuillez vous relevez immédiatement! Ce n'est pas à vous de décider du régime de sanction, alors cessez votre cinéma grotesque! Et ne TOUCHEZ pas mes chaussures, elles sont hors de prix!!!"

Si l'arithmancienne écoutait ses pulsions meurtrières, elle aurait dans l'instant foudroyée d'un Avada Kedavra ce petit garçon rondouillard qui la répugnait, et qui ne démontrait aucune limite dans la démesure. Mais elle se reprit très vite, et malgré la haine qui lui déformait le regard, elle incita Donald McWilde à se relever, en le tirant par sa manche d'uniforme. L'impeccable brushing de l'arithmancienne se déstabilisa quelque peu dans l'exercice une mèche ondulée venant recouvrir un visage submergé par une colère féroce.
Se tenant debout, de nouveau face à elle, le petit Gryffondor s'enlisa dans les marécages de l'outrecuidance.

« Si vous voulez, je peux accrocher vos belles
affiches partout dans le château, et enlever les nôtre ! Je veux bien
chauffer le siège de vos toilettes avant que vous vous y rendiez !
»

C'était la phrase de trop, qui condamnait indubitablement le l'imprudent gryffondor.
Dire ce genre de chose à une femme de l'envergure narcissique d'Ana Sordenétait terriblement risquée! Car il est inconcevable qu'une reine de beauté automnale puisse se rendre aux toilettes, et même si c'était le cas, nul ne pouvait en parler! Ce que venait de faire Donald McWilde était purement intolérable pour l'arithmancienne, dont la voix si suave d’ordinaire s’apprêtait à résonner dans la salle d'art!
Se recoiffant de sa main ciselée, l'aritmancienne fusilla du regard Donald McWilde.



"Qu'il en soit ainsi monsieur McWilde! J'enverrai à votre directrice de maison, un rapport des plus sévères à votre encontre, qui je l'espère vous conduira directement au conseil de discipline! Et si cette dernière se montre trop clémente à votre égard je vous promets l'enfer lorsque je serai enfin nommée moi-même directrice suprême! Votre place n'est pas dans cette école, monsieur McWilde! Vous n'avez rien d'un sorcier digne de ce nom! Comme vous le soulignez vous-même, l'entretien des toilettes demeure le seul domaine vers lequel vous seriez susceptible de pouvoir vous prédestiner. Maintenant, je ne veux plus vous entendre dire un mot, car rien de ce que vous êtes capable de dire, est digne d'être écouter!"

Ana Sorden se tourna alors vers les autres membres des Darks Boursoufs pour exprimer son mécontentement. Danny eu beau bégayer son admiration pour l'arithmancienne et lui proposer ses services pour promulguer sa matière dans la salle commune des Poufsouffles, tout ceci dans le but louable de sauver le groupe des griffes vengeresses de l'horrible bonne femme. Cette dernière ne l'entendait pas de cette oreille.

"Taisez-vous monsieur Sneals! Je n'ai certainement pas besoin de votre aide, ni de celui d'aucun d'entre vous! Je m'apprêtais à me montrer des plus clémentes et fermer les yeux sur vos agissement. Mais vous pouvez remercier monsieur McWilde d'en avoir décidé autrement!"

L'arithmancienne pointa un index accusateur en direction du petit batteur, avant de sortir d'extirper de sa cape de sorcière, son impressionnante baguette en bois d'ébène...

"Car je vous interdis de jouer une nouvelle fois ensemble! Votre groupe est mort et jamais plus il n'aura le droit de se réunir! Est-ce bien clair? Pour se faire, je vais vous confisquer l'intégralité de vos instruments, et j'espère n'avoir jamais à me répéter! Si vous trouviez un subterfuge et que je venais à le découvrir, vous ne seriez plus que des souvenirs errants dans les couloirs de cette école! Jamais plus cette école ne subira votre torture sonore! Est-ce bien clair?"

L'aritmancienne reprit quelque peu son calme, sans pourtant tempérer sa décision d'anéantir les Dark Boursoufs. Blessée profondément dans son orgueil, cette censure musicale prenait presque autant d'importance à ses yeux que sa mission de Mardolienne. Ana Sorden pointa alors sa baguette vers chacun des instruments de musique, et prononça alors un sortilège de réduction à l'intention de chacun d'entre eux, tout en prenant le soin de les collecter et de les enfermer à tailles réduites dans une petite sacoche dorée...



Une fois qu'elle eu réussit le prodige d'enlever aux Dark Boursoufs leurs moyens d'expression, elle dévisagea chacun d'entre eux à tour de rôle, et dans un sourire carnassier leurs déclara...

"Je suis dans le regret de vous annoncer que votre pseudo carrière de musiciens est terminée! Vous serez avertis très prochainement des sanctions qui s'appliqueront pour votre conduite indésirable! Je crois que je n'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne journée..."

Sans leurs laisser le temps de réagir ou de se plaindre de ce châtiment, l'arithmancienne claqua la porte de la salle des arts derrière elle, laissant les pauvres Dark Boursoufs à leur malheur. Seul l'immonde affiche de la Fashion Week attestait encore du passage de l'horrible bonne femme...


Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Elle savait qu’elle était allée trop loin. Elle le savait, et c’était pour cela qu’elle venait de s’excuser. Une moue dégoûtée aux lèvres, certes. Mais elle s’était excusée. Parce qu’elle ne pouvait pas laisser Irving et Danny aller en conseil de discipline pour elle, ni se faire punir à sa place. Et le chantage de l’arithmancienne la répugnait complètement. C’était une enseignante. Et de loin la plus exécrable qu’elle connaissait. Bien pire que Dérébusor lorsqu’il se mettait à hurler. Bien pire qu’Adamson. Oh Merlin, à côté de cette horrible bonne femme, Adamson devenait la personne la plus gentille qu’elle connaissait. Observant Ana Sorden se diriger vers elle, Juliet croisa les bras et fixa l’enseignante, qui venait de se planter devant elle et ne pu s’empêcher d’avoir un sourire dédaigneux à l’entente de ses premières paroles. Gardant pour elle toutes les piques qui lui venaient à l’esprit, elle se contenta de fixer l’arithmancienne… et fut aussi surprise que dégoûtée en sentant la main de cette dernière balayer son visage.

J'espère qu'à l'avenir, vous démontrerez que cet impair n'était qu'un accident et que vous soignerez votre attitude, Miss Wilson! Et cela débute par l'apparence... "La prochaine fois vous attacherez vos cheveux de manière plus convenable. Mais regardez vous un peu dans un miroir! Cette crinière que vous arborée sans honte n'a rien de très féminin. Je trouve même cela vulgaire et indigne d'une élève de Poudlard. Tâchez d'y remédier rapidement!"

Baissant rapidement les yeux vers ses mèches de cheveux qui tombaient – désordonnées – sur ses épaules, la Gryffondor les releva rapidement vers l’arithmancienne et recula pour se soustraire à cette caresse humiliante au même moment où Donald entrait en jeu. Tournant la tête vers le petit rouge et or, un sourire se dessina sur les lèvres de Juliet. Sourire qui ne tarda pas à disparaître. Les propos que tenaient Ana Sorden étaient tellement… cruels qu’elle en resta ahurie quelques instants avant de laisser échapper une exclamation. Qu’elle la reprenne sur son apparence, elle appréciait moyennement, pour ne pas dire pas du tout, tant cela lui rappelait ses horribles tantes. Mais qu’on puisse catégoriser Donald comme un sorcier indigne ne lui plaisait vraiment – vraiment, vraiment – pas. Pour qui se prenait cette femme pour décider d’elle-même qui étaient les élèves « dignes » et ceux qui ne l’étaient pas ? Connaissait-elle leurs centres d’intérêts, leurs pensées, leurs passés, leurs familles, ce qui faisait qu’ils étaient eux, aujourd’hui, tous autant qu’ils étaient ? Non. Elle se permettait de juger sur l’apparence, sur ce qu’elle voyait au premier abord. Elle ne savait pas, elle, ce qui les liait. La musique, évidemment. L’amitié, aussi. Elle ne savait pas non plus, elle, que Donald – même s’il avait beau être un cancre – restait une des personnes les plus généreuses qu’elle connaissait, que Danny, bien que maladroit, faisait toujours preuve d’une loyauté infaillible et qu’Irving faisait partie des personnes les plus formidables qu’elle eu la chance de connaître. Non, elle ne savait pas. Et, réalisa Juliet en contemplant la porte que l’arithmancienne venait de claquer, elle venait de détruire leur groupe. Non, pas détruire. Elle ne pouvait pas, elle n’y arriverait jamais. On ne détruisait pas ce genre de chose, on se contentait de vouloir y mettre un terme, en vain.

« Je la déteste. » déclara alors la jeune femme tandis que l’image de la tête de son enseignante sur un pieux s’insinuait dans son esprit, soulageant ses pulsions meurtrières. « Oh, bordel, je la déteste vraiment. »

S’approchant de Donald, elle posa une main sur sa petite épaule et ajouta :

« Et elle ne dit que des conneries, bien plus grosses que son égo… » blagua-t-elle tout en esquissant une grimace en songeant à l’égo démesurée de l’enseignante.

« Je ne sais pas vous, mais j’ai comme l’impression qu’on va devoir vivre dans l’illégalité… » finit-elle en les observant, un sourire aux lèvres. « Sauf si vous voulez qu’on arrête, évidemment. » ajouta-t-elle toutefois.



Donald McWildeCinquième annéeavatar
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Donald, en bon Gryffondor, comprenait un peu trop tard que ce n'était pas de cette manière qu'ils arriveraient à battre Ana Sorden, pas en faisant preuve d'insolence. Au lieu de démarrer au quart de tour comme Juliet et lui l'avaient fait, ils auraient dû mettre leur fierté de côté et s'écraser devant la mégère comme Irving et Danny. Ces derniers avaient eu le meilleur comportement à avoir devant ce genre de personne qui avait encore plus d'amour-propre qu'eux, une notion très approximative de la justice et de surcroît plus de pouvoir. Ces caractéristiques faisaient d'elle en danger pour les élèves qui osaient lui manquer de respect, et après avoir foncé tête la première dans le mur, Donald se rendait compte que cela faisait mal. Mais contrairement à l'opinion que certains avaient des Gryffondor, le petit garçon était en possession d'un cerveau performant, aussi surprenant que cela puisse paraître. Il ne se frotterait plus à Ana Sorden ; du moins, plus pour l'instant, parce qu'il était loin de s'avouer vaincu. Il lui suffisait juste d'attendre la sentence. Il écouta sagement les remontrances de l'arithmancienne, même s'il trouvait des centaines d'arguments pour contrer ses propos. Tout rouge à force de se contenir, il crut qu'il allait exploser quand elle critiqua le physique de Juliet ; il aurait voulu défendre son amie, mais il avait fait bien assez de mal comme ça. Il se tut donc, bien que sa « langue de comique » le démangeât fortement quand Sorden lui demanda s'il l'avait perdue.

Il se releva quand la vieille craignit qu'il ne salisse ses affreuses chaussures. Il n'avait jamais compris comment les femmes pouvaient dépenser tant d'argent pour des horreurs pareilles, au lieu de s'acheter des friandises comme toute personne saine d'esprit. De plus, il trouvait stupide de la part de Sorden d'avoir peur qu'il salisse ses pompes s'il les effleurait ; seules ses mains étaient légèrement poisseuses et ses genoux pleins de poussière ! Il n'y avait pas de quoi en faire en drame ; c'était donc une phobie psychologique chez la peau de vache ? S'il tel était le cas, il se déclarerait ravi de lâcher des termites dans sa penderie. La voix coupante de la susnommée l'arracha à ses pensées. Alors qu'elle le menaçait d'envoyer un rapport à son sujet à sa directrice de maison, il se surprit à regretter le Professeur Hellsoft, un peu excentrique mais si... Gryffondor. Pas du genre à se proclamer directrice suprême, comme venait de le faire Ana Sorden – abasourdi par cette révélation, Donald comprenait enfin l'un de ses objectifs. Directrice, ça passait, mais suprême ? Son égo était surdimensionné à ce point là ? Donald devrait peut-être lui conseiller son psy. Puis elle affirma qu'il était indigne de cette école et que l'entretien des toilettes était le seul domaine où il serait susceptible de pouvoir se prédestiner. Il se retint de répondre que Commissaire des WC Publics était la vocation dont il avait toujours rêvé, mais elle lui fit comprendre clairement qu'il fallait mieux qu'il se taise.

Puis Ana Sorden lui apporta le coup de grâce en condamnant ses camarades à cause de sa propre bévue. Cela lui fit d'autant plus mal qu'il n'avait essayé que de rattraper le coup ; elle avait juste mal interprété ses intentions. De plus, il ne pouvait concevoir l'idée que ses amis soient punis par sa faute. Tous ses sens se révoltaient contre cette idée, et il avait honte. Pourtant, il ne montra pas qu'il était blessé. Il était trop fier pour lui donner ce plaisir. La petite chanson moqueuse qui était à l'origine de ce désastre s'était muée en punition considérable, et dans le cas de Juliet, Irving et Danny, imméritée. Il était le seul responsable. Un peu sonné, il écouta Ana Sorden annoncer avec une prétention sans bornes que leur groupe était fini – elle l'avait déjà dit –, et se demanda comment il lui était possible de croire qu'elle pouvait briser des liens, comme ça. Peut-être parce qu'elle ignorait tout de l'amitié et sous-estimait son pouvoir. Et en ce moment même, Donald avait des doutes, si énormes que ses pensées se mélangeaient. Comment les autres membres allaient se comporter avec lui maintenant ? Il lui en voudraient sûrement. Il contempla sa batterie devenir minuscule et se dit stupidement que pour en jouer, il devrait boire la potion d'Alice au Pays des Merveilles. Cependant, la réalité était beaucoup moins enchanteresse puisque leurs instruments furent fourrés de cette main crochue et manucurée dans une sacoche dorée du plus mauvais goût. Une fois qu'elle eut le dos tourné, Juliet s'autorisa à parler. Trop hébété pour l'écouter, le petit Gryffondor déborda simplement de reconnaissance envers la jeune femme quand elle posa une main sur son épaule.

« Désolé, les gars », se contenta-t-il de prononcer, tête basse.

Pour la première fois de sa vie, il avait juste envie de s'enfuir très, très loin.
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Les Dark Boursoufs fightent le Mal [Pv Ana - Juliet - Donald - Danny - Irving]

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