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 [Pièges -La volière] Les Oiseaux

Marianne WolfDeuxième annéeavatar
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Marianne était d’excellente humeur ce jour-là. C’était l’anniversaire de son petit frère Jack, aujourd’hui. Elle s’était longuement appliquée pour lui faire un dessin représentant plus ou moins fidèlement le parc de Poudlard, et une carte d’anniversaire, qu’elle avait donc joints à l’habituelle longue lettre qu’elle envoyait toute les deux semaines à ses parents. Elle avait demandé à l’une de ses camarades de dortoir de relire sa lettre pour vérifier qu’il n’y avait pas trop de grosses fautes d’orthographe. La petite fille faisait toujours très attention quand elle écrivait, mais elle préférait vérifier avant d’envoyer la lettre, certaine que son père la gronderait s’il y avait trop de fautes ou si elle n’avait pas une jolie écriture. La Poufsouffle, fière de sa lettre et de son dessin, se dirigea donc joyeusement vers la volière pour envoyer l’épaisse enveloppe au plus tôt, afin qu’elle arrive ce soir, à temps pour l’anniversaire de Jack. Tout le monde devait être à la maison, en ce moment. Les grands-parents, les oncles, tantes et cousins qui n’étaient pas ou plus en âge d’aller à Poudlard. Marianne eut un petit pincement au cœur en pensant à sa famille. C’était la première fois qu’elle manquait l’anniversaire de son frère, et dans deux mois, ce serait la première qu’elle manquerait l’anniversaire de sa petite sœur. Elle aurait bien aimé être avec eux pour partager ses moments. Parce que même si elle adorait Poudlard, même si elle était sans cesse jalouse de son frère et qu’elle se chamaillait souvent avec Eleanor, elle et Jack lui manquaient. Ses parents lui manquaient, sa maison lui manquait, son lit lui manquait. Ses parents et Michelle lui avaient dit qu’elle finirait par se sentir comme chez elle à Poudlard, mais en attendant, elle restait nostalgique de l’époque où elle pouvait gambader presque librement avec sa sœur, sous la surveillance de sa nourrice, dans sa maison. Aussi s’efforçait-elle de garder le maximum de contact avec ses proches, d’entretenir sa complicité avec sa petite sœur en lui racontant par le menu tout ce qu’elle faisait à Poudlard, mais ses parents lui avaient demander de ne pas écrire trop souvent, qu’il fallait qu’elle soit autonome et qu’elle s’habitue à ne pas être avec eux. Et Marianne avait fini par s’habituer…à avoir sans cesse un vide auprès d’elle. Certes, elle avait Ahren, elle avait les filles de son dortoir, elle avait des journées pleines de choses intéressantes à faire, mais il y avait toujours ce vide, ce manque, et elle devait faire avec. Un jour, elle s’habituerait. Maman l’avait dit, alors c’était forcément vrai. Mais Marianne avait peur de ne s’y habituer que tellement tard que ce soit déjà le moment de quitter Poudlard lorsqu’enfin, elle s’y sentirait chez elle.

La petite fille poussa la lourde porte de la volière, puis grimpa quatre à quatre les marches jusqu’au premier étage. Là, elle s’approcha d’un hibou pas trop impressionnant et tendit timidement la main vers lui. Les mains légèrement tremblantes, elle s’efforça d’attacher rapidement la missive à l’une des pattes du hibou. Celui-ci ne broncha pas, jusqu’à ce qu’elle ait terminé son petit nœud. A peine avait-elle finit que le hibou battit des ailes et s’envola…avant de revenir tout droit sur elle, accrochant ses cheveux blonds avec ses serres. Surprise, Marianne resta figée sur place, émettant à peine un petit couinement. Mais l’oiseau revint à la charge, une fois, deux fois, les autres hiboux se mirent à hurler et deux autres volatiles se joignirent à l’assaillant de Marianne. La Poufsouffle finit par se laisser tomber au sol, protégeant son visage de ses bras. Les larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Enfin, les oiseaux semblèrent se lasser d’elle, se contentant de tournoyer dans la pièce, tandis que d’autres s’engouffraient dans les escaliers pour gagner les autres étages. Profitant de cela, Marianne se releva rapidement, et se rua vers la sortie, trébuchant sur l’une des dalles qui pavaient le sol. Mais lorsqu’elle atteignit la porte, elle eut beau s’appuyer dessus de toutes ses forces, la porte ne bougea pas d’un millimètre. Elle frappa nerveusement à la porte, au cas où ce soit un idiot qui fasse une mauvaise blague.

« Ouvrez ! Y’a quelqu’un ? S’il vous plait, ouvrez-moi, c’est pas drôle ! »

Devant l’absence de réponse de l’autre côté de la porte, Marianne tambourina contre le bois de la porte, désespérément. Elle finit par sortir sa baguette, essayant de lancer un sort qui pourrait débloquer la porte, mais la petite blonde ne connaissait pas beaucoup de sortilèges et le peu qu’elle avait en sa connaissance ne semblait avoir aucun effet. Les larmes roulaient sur ses joues. Elle était vraiment trop nulle, incapable d’ouvrir une porte. Elle appela encore une ou deux fois, puis se laissa glisser au sol, appuyée contre le mur. Il fallait qu’elle se calme, et qu’elle réessaie d’ouvrir la porte avec un sort. Il n’y avait pas de raison qu’elle n’y arrive pas, elle avait réussit, la dernière fois. Se forçant à respirer calmement, elle se releva, pointa fermement sa baguette en direction de la porte et formula le sortilège à haute voix. Une fois, deux fois, trois fois. Rien n’y faisait. Marianne sentait la panique la gagner, alors, elle se rappela avoir entendu du bruit, en arrivant. Il y avait peut-être quelqu’un d’autre dans la volière. Quelqu’un qui saurait ouvrir la porte. Prenant son maigre courage à deux mains, la Poufsouffle remonta les marches de la volière, observant d’un œil inquiet les hiboux qui tournoyaient. L’un d’eux frôla sa joue, lui arrachant un cri. Elle continua à grimper l’escalier, sa baguette pointée devant elle, les larmes roulant sur ses joues sans qu’elle puisse les arrêter.

« Y’a quelqu’un ? »

La voix rendue tremblante par les sanglots, on l’entendait à peine. Hoquetant, elle séchait au fur et à mesure ses larmes du revers de la main.

« Je n’arrive pas à ouvrir la porte ! Y’a quelqu’un ? »

Et enfin, elle vit quelqu’un. Ne faisant ni une ni deux, sans même faire attention à l’identité de cette personne, Marianne se jeta dans ses bras et sanglota de plus belle.

« Je me suis fait attaquée par des hiboux ! Et je n’arrive pas à ouvrir la porte, et je suis trop nulle pour faire des sorts ! Tu peux m’aider ? S’il-te-plaaaait ? »

En prononçant ses mots, elle se détacha enfin de la personne qui se trouvait là, et leva son regard larmoyant vers la jeune fille.


Georgiana WrightAncien personnageavatar
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La volière... Georgiana n'avait jamais beaucoup aimé cet endroit. Certes, elle appréciait réellement les volatiles qui y résidaient. Après tout, ne voulait-elle pas travailler avec des créatures étranges plus tard ? Bien sur ce n'était que des hiboux mais les animaux et les êtres particuliers comme les sombrals ou les centaures avaient toujours attisés sa curiosité. Non ce qu'elle n'aimait pas dans ce lieu c'était qu'il était fort étroit. L'espace semblait avoir été trouvé horizontalement plutôt que verticalement et ça lui déplaisait fortement.
Cependant, en ce jour, la jeune fille n'avait guère eu le choix que de s'y rendre pour enfin répondre à la missive de sa mère. Margaret avait toujours été une mère impliquée dans la vie de sa fille. La connaissant, elle s'était toujours inquiétée de son bien-être. Aussi lorsque la Gryffondor lui avait appris qu'elle avait désormais un petit-ami à la fin des vacances de noël, sa génitrice s'était beaucoup trop agitée par rapport à l'importance de la chose. Son père avait bien tenté de la tempérer sur le quai de la voie 9 3/4 juste avant de lui demander son nom et son prénom sans doute pour vérifier ses antécédents au bureau des aurors mais rien n'y avait fait. Aussi en l'absence de nouvelles, avait-elle régulièrement fait une remarque où l'autre sur le petit ami mystère de sa fille dans chacune de ses lettres.

Lassée, la jeune fille avait choisi d'ignorer les lettres familiales durant deux semaines. Ce n'est qu'aujourd'hui, face à la dernière correspondance de Margaret que Georgiana avait fini par craquer. Après avoir écrit sa réponse, elle s'était rendue à la volière pour y dénicher un hibou pour envoyer sa lettre. L'oiseau venait de partir lorsqu'elle entendit une petite voix paniquée à l'étage inférieure du lieu.

- « Je n’arrive pas à ouvrir la porte ! Y’a quelqu’un ? »

Ben voyons ... Encore une mauvaise blague de garnements souhaitant jouer un mauvais tour à la gamine de première année. Avisant de loin la maison de l'enfant, la Gryffondor eut une moue dubitative : une Poufsouffle, encore ! Décidément c'était toujours les mêmes ! A croire que la plupart des élèves des autres maisons les pensaient stupides et complètement bonne poire !

* Après tout, c'est généralement le cas... Regarde donc Nora. Plus naïve ou adorable n'existe pas !*

Soupirant intérieurement, la Préfète hésitait à s'en mêler lorsqu'elle entendit des bruits de pas venir vers elle. Se retournant, elle eut juste le temps de voir la gamine lui sauter dans les bras comme un bébé en sanglotant bruyamment.

- « Je me suis fait attaquée par des hiboux ! Et je n’arrive pas à ouvrir la porte, et je suis trop nulle pour faire des sorts ! Tu peux m’aider ? S’il-te-plaaaait ? »

Bon sang ! Non mais elle rêvait là ? Elle ne se coltinait pas sérieusement une pleurnicheuse, n'est-ce pas ?

- " Ohla du calme tu veux.", lui fit-elle gentiment, " Pour commencer, calme-toi et cesse de pleurer. Nous allons voir un peu de quoi il en retourne pour la porte toutes les deux, d'accord ?"

Se libérant aussi doucement qu'elle le pouvait de l'enfant, Georgiana esquissa deux pas vers l'étage inférieur avant de s'arrêter pour se tourner à nouveau vers la Poufsouffle.

- " Au fait, quel est ton nom ? Moi, c'est Georgiana, Georgiana Wright."




 
Georgiana Vivien Wright
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Jane Mason, 15 ans, Poufsouffle, Cinquième année, Préfète.


Évidemment, c'était tombé sur elle. Ses sœurs avaient oublié tout autant qu'elle l'anniversaire de leur père, mais c'était à elle que revenait la tâche ingrate d'aller patauger dans les fientes de hibou pour envoyer leur lettre, et en priant pour qu'elle arrive avant ce soir. Elle n'avait jamais vraiment aimé être ainsi entourée de hiboux, une vieille angoisse qui n'était jamais partie. Aussi, elle était montée au dernier étage, là où il y en avait moins, pour attraper un hibou de l'école, peu coopératif. Elle avait dû se retenir de le stupéfixer en se disant que ça faisait mauvais genre pour une préfète. Et Poufsouffle était déjà bien assez en retard dans la Coupe des Quatre Maisons. C'était dingue, ça ! Ils étaient censés être la maison des travailleurs, donc avoir plein de points et étaient les derniers ! Ils allaient encore perdre, c'était quasiment sûr. Leur seul espoir reposait sur la Coupe de Quidditch. Nora faisait un travail formidable avec l'équipe et malgré la présence de Danny, ils avaient leurs chances. Jane était contente pour ses copines, même si elle regrettait un peu de ne pas faire partie de la dynamique du Quidditch. Elle était d'un niveau catastrophique sur un balai.

Elle venait de lâcher le hibou quand un autre vint voler très près de son visage. Elle recula brusquement, s'écroulant les fesses dans la paille. Tout en marmonnant un juron, elle fusilla l'oiseau du regard tandis qu'il poussait un cri perçant, repris par ses congénères. Peu désireuse de rester dans cet asile pour volatile, Jane récupéra son sac de cours et dévala les marches, littéralement poursuivie par une chouette qui enroula ses serres dans ses cheveux bouclés. Elle n'accepta de lâcher qu'après quatre ou cinq coups de livre de sortilèges. Sale bête. Jane la regarda s'en aller d'un air mauvais, parmi les cris retentissants des oiseaux. Il faudrait vraiment en parler au professeur Weasley, les hiboux étaient vraiment fous. Méfiante, elle descendit les étages jusqu'à tomber sur deux de ses camarades. Georgiana avait un an de plus mais elles étaient préfètes toutes les deux et elle connaissait la petite gamine, qui était en première année à Poufsouffle. Mary-Ann, peut-être ? Elle s'approcha, son sac sur le dos et constata que Mary-Ann n'avait pas l'air en forme.

- Salut Wright ! lança-t-elle à Georgiana, amicalement. Elle n'avait rien contre sa camarade, même si elle pouvait se montrer arrogante parfois. Elle restait une préfète efficace. Et salut, Mary-Ann ! fit-elle à l'adresse de la petite. Un problème ?

Elles étaient préfètes toutes les deux, mais Jane estimait qu'elle était plus à même de gérer les élèves de sa maison. Surtout que Wright n'était pas des plus délicate. Farfouillant dans ses poches, elle tendit un paquet de mouchoirs à Mary-Ann, qui semblait avoir pleuré. Elle lui adressa un sourire réconfortant tout en jetant un coup d'oeil autour. Les hiboux semblaient plutôt agités et continuaient de pousser des cris perçants, qui déchiraient les oreilles de Jane. Un se précipita brusquement vers Georgiana avant de remonter et de passer par une fenêtre. Pas vraiment rassurée, Jane sortit sa baguette magique de sa poche.

- Les hiboux sont agités aujourd'hui, j'aime pas vraiment ça. Faudra en parler au professeur Weasley.

Hagrid risquait d'en écraser un dans sa paume s'il essayait de les soigner. Jane passa un bras autour des épaules de Mary-Ann et se pencha vers elle.

- Si tu as un problème, on peut en parler si tu veux. Je peux peut-être t'aider. Juste... Pas ici, je n'ai pas très envie de me faire lacérer par une chouette.

Elle releva la tête vers Georgiana, interrogative.

- A moins que tu aies quelque chose à faire ici. Mais vaudrait mieux ne pas rester.

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Marianne WolfDeuxième annéeavatar
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Un immense poids s’était ôté de son cœur lorsqu’elle avait vu qu’il avait bel et bien quelqu’un d’autre dans la volière. C’était un véritable soulagement de savoir que cette personne pourrait certainement ouvrir la lourde porte. Elle ne resterait pas prisonnière ici durant des heures, des jours, des semaines, des mois, jusqu’à ce qu’on retrouve son corps sans vie desséché par le temps. Frissonnant à cette pensée, la Poufsouffle essuya les larmes qui coulaient sur son visage du revers de la manche.
Marianne était quelqu’un de peureux. Elle avait peur de la plupart des animaux, du noir, de pas mal de plantes, des moldus, des forêts, des bébés…mais s’il y avait une chose qui lui faisait encore plus peur que tout cela réunit, c’était la peur elle-même. La petite fille était constamment apeurée à l’idée d’avoir peur.
Et là, elle avait très peur. Peur de ces volatiles féroces qui s’étaient injustement attaqués à elle. C’était effrayant, un hibou. C’était assez gros, avec des petits yeux vicieux, un bec qui pouvait sûrement faire très mal et de grosses griffes… De plus, elle avait encore le ventre noué par la panique qui l’avait gagnée lorsque la porte avait refusé de s’ouvrir.
Heureusement, la Gryffondor dans les bras de laquelle elle s’était jetée avait l’air gentille. Marianne hocha la tête en signe d’acquiescement et la suivit, penaude, en direction de la sortie.

- " Au fait, quel est ton nom ? Moi, c'est Georgiana, Georgiana Wright."

« Je m’appelle Marianne. » bredouilla-t-elle en reniflant.

D'ordinaire, elle précisait au moins son nom de famille. Mais là, elle se moquait bien des convenances. Elle voulait juste partir au plus vite de cet endroit effrayant, et ne jamais y revenir, du moins pas toute seule, et pas avant longtemps.
Elle s’apprêtait à suivre Georgiana lorsqu’elle entendit du bruit provenant des étages supérieurs. Plus inquiète qu’elle ne voulait bien l’admettre, ce qui n’était pas peu dire, la petite Poufsouffle se rapprocha prudemment de la jeune fille, au cas où une horde de hiboux enragés débarque brusquement auprès d’elles. Mais ce n’était aucunement cela. C’était seulement une Poufsouffle, Préfète de surcroit. Immédiatement, Marianne fut rassurée. Tellement rassurée qu’elle se permit même de grimacer en l’entendant déformer son prénom. Elle tenta de rectifier dans un murmure inaudible. Mais visiblement, la Préfète ne l’avait pas entendue. Et Marianne n’os pas insister devant la gentillesse de celle-ci. Elle accepta avec un sourire reconnaissant les mouchoirs qu’elle lui tendait et les utilisa le plus élégamment possible ce qui, sa joueuse est prête à en témoigner, était loin d’être simple. Elle aurait voulu la remercier, mais elle restait comme pétrifiée, terrorisée par les hiboux qui persistaient à se comporter comme les dragons les plus féroces des pires légendes.

- Si tu as un problème, on peut en parler si tu veux. Je peux peut-être t'aider. Juste... Pas ici, je n'ai pas très envie de me faire lacérer par une chouette.

« Merci, c’est gentil de ta part. Mais ce…ça va. J’ai juste… »

La petite fille rougit et baissa la tête avant de murmurer :

« Juste peur des hiboux. »

Marianne avait un peu honte de cette peur qui aurait paru ridicule quelques temps plus tôt, mais au vu du comportement des oiseaux à cet instant, cet effroi paraissait parfaitement sensé.
Mais entendre les deux jeunes filles parler de quitter la volière lui rappela sa mésaventure avec la porte quelques minutes auparavant. Sentant les larmes lui monter aux yeux, elle s’exclama :

« Oh oui, partons vite, c’est effrayant ici ! Mais je crois que la porte est bloquée…je…je n’arrivais pas à l’ouvrir tout à l’heure… »

La petite blonde éclata en sanglot à ce souvenir, et, oubliant tout élégance, se moucha en hoquetant dans le mouchoir que lui avait donné sa condisciple.


Georgiana WrightAncien personnageavatar
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Alors qu'elle s'apprêtait à entrer sa cadette vers l'étage inférieur pour s'occuper de la porte réticente avant qu'un hibou n'ait raison de leur peau, Georgiana vit descendre de l'étage supérieur une autre jeune fille d'un an plus jeune qu'elle et qui était préfète en plus d'être une Poufsouffle.

* Géniaaal ... Que du bonheur me voilà coincée dans la volière avec pour seule compagnie des hiboux tueurs et deux poufsouffles ! Mais quelle pitié ! *

Saluant d'un vague mouvement de tête sa condisciple tout en murmurant un vague " Salut Mason!", la Gryffondor attendit patiemment que cette dernière ait fini son speech de miss parfaite petite prèfète avec la première année pour reprendre la parole. A l'évidence, la dénommée Marianne qu'elle avait souvent vu trainer avec Keller Junior était une véritable pleurnicheuse. Nul doute que c'était son manque d'assurance qui faisait que ce sale gosse de Serdaigle traine avec elle. Son souffre-douleur sans doute ...

- " Je n'ai plus rien qui me retient ici, Mason. Je proposais d'ailleurs à ... Marianne de descendre."

Celle-ci d'ailleurs reprit d'ailleurs la parole des larmes pleins les yeux pour leur signifier que la porte ne voulait guère s'ouvrir. Une fois l'information donnée, l'enfant se remit à sangloter tout en se mouchant bruyamment dans le mouchoir que lui avait donné la seconde préfète précédemment.
Fronçant les sourcils, Georgiana descendit précipitamment les marches qui la séparaient du rez-de-chaussée tout en chassant de la main ces maudits hiboux de fort méchante humeur à force de coup de bras et de jurons étouffés.
Arrivant devant la porte, la jeune femme tenta tout d'abord de l'ouvrir mais forcée d'admettre qu'effectivement elle était bloquée, elle sortit sa baguette de sa poche et lança un alohoma.
Au lieu du sortilège d'ouverture, ce fut un sort de feu qui fusa de la précieuse alliée déclenchant un début de mini incendie sur la zone ciblée du battant.

- "Bordel de troll de bordel de troll ! Mais c'est quoi tout ça ?", enragea-t-elle en se saisissant de la première écuelle remplie d'eau pour éteindre le brasier, " Hey là-haut,ça vous dirait pas de venir tester avec vos baguettes ? Ma baguette est ... excentrique aujourd'hui..."

Une main sur la hanche en une parfaite imitation de sa mère lorsqu'elle était de fort méchante humeur, la Gryffondor attendit que ses deux autres condisciples ne la rejoignent. A coup sûr, sa baguette n'était pas en cause et si c'était le cas, elle découvrirait assez tôt qui l'avait trafiquée de la sorte.




 
Georgiana Vivien Wright
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Marianne. La petite s'appellait Marianne et pas Mary-Ann comme elle l'avait cru d'abord. Alors qu'en tant que préfète, c'était son rôle. Elle avait eu un comportement exemplaire pendant ses années à Poudlard en espérant décrocher le poste et avait même refusé d'aller à la soirée Mousse de l'année dernière parce qu'elle ne tenait pas à se faire prendre, même si Nora et Artémis y allaient. Évidemment, qu'elle décroche le poste de préfète de Poufsouffle alors que sa mère en était la directrice, cela pouvait laisser entendre qu'elle ne l'avait eu uniquement parce qu'elle était la fille de Daisy Mason. Mais Jane était sûre qu'elle avait l'eut parce qu'elle avait fait des efforts. Nora aurait été une très bonne candidate elle-aussi et, même si elle ne l'avouerait jamais, elle avait eut très peur que son amie décroche la place. Heureusement, elle était devenue Capitaine et Jane avait eut le badge. Parfait. Elle ressortit de ses pensées en entendant Marianne sangloter un peu et lui posa une main sur l'épaule machinalement tout en jetant un regard inquiet aux hiboux présents qui semblaient les dévisager d'un air mauvais. Qu'est-ce qu'il pouvait bien leur arriver ? Certes, tous les hiboux n'étaient pas sympas, certains avaient un très mauvais caractères mais d'habitude - si on exceptait les fientes - l'endroit était plutôt vivable.

- Le bois a peut-être gonflé un peu, répondit-elle en souriant à Marianne, quand cette dernière affirma qu'elle ne pouvait plus ouvrir la porte. Cela arrive parfois et on doit raboter. Mais à nous trois, on devrait y arriver.

Sinon, il y avait toujours la possibilité d'attraper un hibou un peu coopératif, ou de forcer un hibou à être coopératif, pour envoyer un message aux professeurs. Elle avait de l'encre, du parchemin et des plumes dans son sac. Et même un stylo-bille. Oui, cela pouvait paraître un peu étrange, surtout qu'elle était fille de sorciers. Mais sa mère avait la méchante habitude de ramener à la maison tout plein d'objets moldus divers et variés, que ce soit pour ses cours ou pour simplement le plaisir de les avoir. Dont les stylos moldus, qui vivaient en colonie dans un tiroir du salon. Il devait en avoir une bonne trentaine, de couleurs et de styles différents et parfois, elle en prenait un ou deux. Cela évitait de se balader sans cesse avec l'assortiment plumes - encre et ça se glissait dans une poche. Elle observa avec surprise Wright descendre les marches précipitamment - qu'est-ce que cette fille pouvait être brusque ! - et soupira un peu. Ce n'était pas la peine d'être aussi... brute. La situation n'était pas grave ! Certes, les hiboux étaient étranges mais il n'y avait pas de quoi paniquer ainsi et inquiéter la jeune Marianne, qui semblait bien ébranlée.

- Je vais te raccompagner à la Salle Commune après. Puis j'irai prévenir Hagrid ou un professeur du problème. Il n'y a pas de soucis à se faire !

Elle soupira de nouveau en entendant Wright jurer comme un vendeur de l'Allée des Embrumes. A proximité d'une première année en plus ! Il était beau l'exemple des préfets !

- On arrive ! répliqua-t-elle quand Wright leur demanda de venir. Reste à coté de moi, tu es plus petite, les hiboux devraient passer au dessus de sa tête, ajouta-t-elle en riant un peu nerveusement.

Et en effet, cela ne manqua pas. Jane avait tout de même brandit son sac pour repousser les volatiles mais l'un d'entre eux la griffa sérieusement à la joue tandis qu'elle dévalait les dernières marches. Elle poussa un petit cri de douleur en portant la main à sa pommette, y découvrant un peu de sang. Super ! En plus, les serres des hiboux devaient avoir trainé n'importe où ! C'était vraiment dégoûtant ! Grimaçant, elle extirpa un autre mouchoir de sa poche pour s'en tamponner la joue.

- C'est vraiment horrible ? interrogea-t-elle en découvrant la blessure.

Elle n'avait très envie de se balader avec une balafre pendant des semaines. Enfin, normalement, Miss Bloomwood devrait arranger avec un peu de pommade, mais on ne savait jamais. Sans retirer le mouchoir de sa joue, elle récupéra sa baguette dans sa poche et la pointa sur la poignée.

- Alohomora !

Mais au lieu du déclic attendu, ce fut une horrible fumée qui se dégagea de toute la portée, épaisse et malodorante. Jane retira d'un bond, bousculant au passage Marianne. La fumée ne tarda pas à envahir rapidement leur pallier, les empêchant de respirer correctement.

- On monte ! ordonna Jane entre deux quintes de toux.

Elle posa une main dans le dos de Marianne pour l'entrainer et se mit à monter les escaliers à toute allure, jusqu'en haut de la Volière où l'air était encore respirable. Haletante à cause de l'effort et toussant encore un peu à cause de la fumée, elle s'accouda à une des ouvertures pour respirer un peu d'air frais.

- Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? lança-t-elle sans quitter le parc des yeux. Parce qu'honnêtement, rester coincée ici ne me dit pas trop. Un hibou aux profs ?
Marianne WolfDeuxième annéeavatar
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Marianne observa d’un air inquiet Georgiana descendre les marches quatre à quatre. La Gryffondor allait y arriver, la petite fille en était certaine. Si elle n’avait pas réussi à ouvrir elle-même la porte, c’est parce qu’elle était trop petite, trop faible. Il n’y avait pas d’autres raisons. Elle se rapprocha de sa condisciple, surveillant les environs de ses yeux humides et inquiets. La préfète prononça alors des paroles rassurantes qui eurent leur effet sur Marianne qui, même si elle gardait le cœur serré et l’estomac noué, commençait à respirer un peu plus calmement…jusqu’à ce qu’elle entende l’autre préfète les appeler d’en bas. Elle inspira alors brusquement, retenant sa respiration. La petite Poufsouffle resta collée à son aînée, comme celle-ci le lui avait conseillé, et elles descendirent au rez-de-chaussée de la volière. Quelque chose n’allait pas, Marianne en était certaine. Elle n’était peut-être pas très intelligente, mais elle voyait que quelque chose clochait, dans cette volière. Que les hiboux soient de mauvaise humeur et attaquent les gens, soit. Qu’elle ne réussisse pas ouvrir la porte, admettons. Que les mêmes problèmes arrivent à des grandes, pourquoi pas. Mais tout à la fois ? Non, c’était trop, beaucoup trop de coincidences. Quelque chose n’allait pas. Quelqu’un de malveillant les avaient peut-être enfermées pour les embêter ? Ou bien était-ce juste une mauvaise blague ? Ou alors un accident ? Quoiqu’il en soit, ce n’était pas normal, la petite fille en était certaine. Et Marianne n’aimait pas trop ce qui n’était pas normal.

Elles eurent beau se dépêcher de dégringoler les marches, cela n’empêcha pas certains hiboux de les attaquer, féroces. La petite Poufsouffle poussa un cri aigu en voyant du sang sur la joue de Jane, mais ne répondit pas à sa question, de peur de l’effrayer, car elle trouvait que oui, c’était vraiment atroce. Morgane, et voilà du sang qui venait s’ajouter aux hiboux effrayant et à l’enfermement…c’était décidemment une très mauvaise journée… La fillette se promit alors de choisir l’option divination en troisième année, afin de savoir un jour prévoir les jours comme ça et de pouvoir se terrer dans son lit jusqu’à ce que la journée soit terminée.
Arrivée en bas, Marianne remarqua de l’eau sur le sol, mais n’y prêta aucune attention, se contentant de fixer désespérément la porte, comme si elle pouvait l’ouvrir avec son regard. Lorsqu’elle vit le sortilège de sa camarade échouer, la petite fille poussa un gémissement de désespoir : elles allaient rester là, au milieu des hiboux féroces, jusqu’à ce qu’ils les mangent et qu’il ne reste plus d’elles que des cadavres déchiquetés. Les larmes lui montaient aux yeux. Elle se maudit d’avoir voulu envoyer cette fichue lettre, elle maudit l’anniversaire de son frère et Jack lui-même, elle… Elle hurla en voyant de la fumée se répandre rapidement dans la pièce. De la fumée. Par le caleçon de Merlin, il y avait une épaisse fumée qui se propageait. Et comme disait l’expression, il n’y avait pas de fumée sans feu. Il y avait sûrement le feu. Elles étaient enfermées dans la volière, pleine de hiboux enragés, et il y avait le feu. C’était un cauchemar, ce n’était pas possible, elle allait se réveiller, les choses comme ça n’arrivaient pas à Poudlard. Par Merlin, c’était un lieu magique, rempli de sorciers, c’était le lieu le plus sûr au monde, quelque chose allait se déclencher pour les protéger, quelqu’un allait venir les sauver, elles ne pouvaient pas mourir ! Elle ne voulait pas mourir, pas maintenant, pas ici ! Pas brûlée, asphyxiée et dévorée par des hiboux ! C’était nul comme mort, pathétique, comme l’aurait dit Ahren.
Quelqu’un s’apercevrait-il seulement de sa mort ? Si elle mourait, elle ne manquerait probablement à personne, ou tout du moins à peu de monde. Elle était invisible, à Poudlard, au milieu de personnages hauts en couleurs comme Andrew Dubois ou Sasha Benson. Elle ne leur arrivait pas à la cheville, elle le savait bien. Elle n’était ni sportive ni courageuse, elle n’avait aucun charisme, et ne véhiculait aucune idée nouvelle. Elle n’était qu’une énième trace, un vestige encombrant, gênant et ennuyeux, d’une époque que tout le monde haïssait et d’idées jugées rétrogrades aujourd’hui. Il n’y avait plus beaucoup de sang-pur, et encore moins de sang-pur fréquentables, c’était, de nos jours, une espèce en voie de disparition, et certains s’en réjouissaient ouvertement. Si elle mourait, certains en seraient peut-être ravis. Oui, Marianne était certes gentille, mais elle n’était pas non plus très aimée, elle était invisible et insignifiante, à Poudlard, elle n’était qu’une petite Poufsouffle parmi tant d’autres, fade, innocente et trop naïve, avec un énorme complexe d’infériorité qui la poussait souvent à s’écraser devant les autres. A ses yeux, tout le monde était tellement mieux qu’elle, pus beau, plus intelligent, plus intéressant…et Ahren encore plus que tout Poudlard. Etrangement, c’était avec lui qu’elle se sentait le mieux, qu’elle avait l’impression d’être importante. Ahren lui donnait confiance en elle, renforçait sans cesse ses idéaux et ses convictions et lui permettait de se sentir noble, importante, précieuse et supérieure. Le Serdaigle réussissait à lui faire croire en elle-même, et la petite fille le lui rendait bien puisqu’elle croyait aveuglément en lui et lui faisait une confiance absolue.
Pour ses parents, elle n’était qu’une fille en trop qui n’aurait pas dû naitre, une deuxième erreur, une deuxième Michelle. Certes ils l’aimaient, elle en était certaine. Mais elle n’aurait pas dû être là. Elle aurait dû être Jack. Elle allait mourir, et ne leur manquerait sûrement pas beaucoup. Une fille de moins à marier, voilà tout !

Les larmes roulaient sur ses joues alors qu’elle restait désespérément collée à Jane Mason, qui l’avait guidée dans l’escalier, dans l’espoir qu’elle la protégerait.
Mais leurs baguettes semblaient mal fonctionner, Marianne avait du mal à respirer, tout allait mal, c’était le chaos dans sa tête et la petite fille cédait à la panique. Elle se retenait de crier, de sangloter, d’essayer de fuir, puisque, à moins de se défenestrer, il n’y avait aucune sortie possible. La petite Poufsouffle sentait sa respiration s’accélérer, elle avait l’impression de manquer d’air, de suffoquer, de s’étouffer. Elle avait une peur panique de la mort et du feu, qui était aux yeux de la fillette, pire que tout ce dont elle avait peur.
La peur du feu était quelque chose de très vieux chez Marianne. Cela remontait à ses six ans, à l’époque de la première manifestation magique de sa sœur aînée. Toute la famille Wolf était réunie dans le salon de leur demeure, Eleanor et Marianne, alors âgées de quatre et six ans, s’adonnaient à l’une de leurs activités favorites, à savoir taquiner Michelle. Et, alors que les deux petites filles avaient chipé de livre de leur aînée, sans se faire remarquées des parents, eux-mêmes absorbés par leur propre occupation, Michelle avait accidentellement brusquement mis le feu aux cheveux de Marianne. Les parents, enchantés que leur fille ait enfin fait de la magie et soulagés de voir qu’elle était bel et bien une sorcière, s’étaient empressés de la féliciter, n’éteignant les cheveux de leur cadette qui hurlait qu’à la dernière minute. Trop occupés les jours suivants, notamment à faire le tour de la famille et du quartier pour que tout le monde félicite Michelle, ils n’avaient pas pensé à réparer les cheveux de Marianne, chose que sa chère nourrice finit par faire elle-même devant le chagrin de la petite fille. Depuis ce jour, la Poufsouffle gardait une phobie difficilement contrôlable du feu, effrayée par tout ce qui s’en rapprochait de près ou de loin, la foudre par exemple…ou encore la fumée.
La fillette se tourna vers ses deux compagnes d’infortune, son visage inquiet trempé de larmes.

« Y’a le feu, vous croyez ? »

Elle avait besoin d’être rassurée, de s’entendre dire que non, il n’y avait pas le feu, même si cela ne suffirait pas à la calmer.

« On va mourir ? Je…je veux pas mourir ! »

Ce n’était pas possible ! Quelqu’un allait s’apercevoir de leur absence et venir les sauver, elle en était certaine ! Elle voulait, elle devait, y croire ! La petite fille sentait les larmes lui venir aux yeux encore une fois, elle sentait une grosse boule dans sa gorge, prête à éclater en sanglots, mais elle se força à se calmer, et à respirer un peu plus normalement. Elle hocha la tête en signe d’approbation quand Jane proposa d’envoyer un hibou aux professeurs, même si elle n’était pas très rassurée à l’idée d’approcher les volatiles. Puis, prise d’une idée soudaine, elle se rua à la fenêtre pour crier et faire des signes, dans l’espoir que quelqu’un l’aperçoive.


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Alors que les deux Poufsouffles descendaient, les hiboux s'irritèrent davantage allant jusqu'à attaquer la Préfète qui arriva au rez-de-chaussée avec une jolie entaille dans la joue. Grimaçante, cette dernière appliqua son mouchoir sur la petite plaie.

- C'est vraiment horrible ? interrogea-t-elle en découvrant la blessure ce qui exaspéra Georgiana.

Non mais franchement ! Ce n'était qu'une petite entaille pas une grosse blessure de guerre. Elle n'allait pas en mourir...

- " Pitié ! C'est une griffure, pas une blessure par balle. Miss Bloomwood t'arrangera ça en deux coups de baguettes dès que nous serons sorties d'ici.", lui dit-elle en prenant sur elle pour rester calme.

Sortant sa baguette de sa poche, Mason lança à son tour un alohomora sur la porte sous les regards pleins d'espoirs de ses deux condisciples. Mais au lieu de voir la porte s'ouvrir, se fut d'épaisses volutes de fumées qui s'en élevèrent faisant reculer la Poufsouffle contre sa cadette de maison. Toussant, Georgiana entendit faiblement Jane ordonner de monter. Obtempérant elle la suivit néanmoins dans les étages pour arriver au sommet de la volière où l'air était encore respirable.
Tandis qu'elle s'accoudait à la première ouverture pour obtenir un peu d'air frais, la Gryffondor jeta un coup d'oeil à Wolf qui avait recommencer à pleurer.

- Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? lança Mason sans même les regarder Parce qu'honnêtement, rester coincée ici ne me dit pas trop. Un hibou aux profs ?

La jeune fille s'apprêtait à lui répondre lorsque la panique ressentie par leur cadette arriva à l'évidence à son paroxysme.

- « Y’a le feu, vous croyez ? On va mourir ? Je…je veux pas mourir ! »

Oh bon sang non ! Pourquoi par tous les saints avait-il fallu que ce soit elle qui se retrouve coincée avec deux Poufsouffles ? Pourquoi ? Qu'avait-elle fait à Merlin ? Elle n'avait pourtant rien fait de mal dernièrement, n'avait incendié personne et vivait tranquillement et gentiment avec son petit ami attitré. Se massant les tempes, Georgiana tenta de prendre sur elle pour éviter d'exploser mais un mal de crâne commençait à poindre ce qui n'était pas un très bon présage quand à ses chances de parvenir à rester gentille et amicale avec ses deux condisciples. Et comme prévu ...

- " Mais non, on ne va pas mourir, Marianne ! Tout du moins, moi je ne compte pas mourir ici comme ça et avec vous de surcroit ! Désolée de te décevoir. Alors arrête de pleurer deux minutes, ça ne nous aidera pas à sortir. Mason, comment ça qu'est-ce qu'on fait ? Il aurait fallu éteindre de jeu ce feu avant qu'il ne nous piège ici, en haut de la volière, vois-tu ! Tu penses franchement que ça m'amuse de rester coincée entre une chouineuse et une miss je-m'inquiète-pour-une-petite-entaille ?", explosa-t-elle.

Voilà, elle avait dit ce qu'elle pensait. Pour autant elle ne s'en sentait pas plus soulagée que du contraire. Elles devaient faire équipe si elles voulaient sortir d'ici.

- " Bon, désolée. Cela dit, Marianne, ça serait vraiment pratique si tu arrêtais de pleurer. Je comprends que tu puisses avoir peur mais nous sommes trois d'accord et nous allons sortir entières d'ici ensemble. Je suis une Gryffondor... De nature, on n'abandonne jamais personne derrière même si on doit se mettre dans les pires ennuis.", plaisanta-t-elle en lançant un clin d'oeil à la petite Poufsouffle avant de se tourner vers Mason, " Désolée aussi. Tout le monde ne peut pas avoir les mêmes réflexes ou la même rapidité pour agir."

Soupirant, Georgiana tenta de reprendre un semblant de calme définitif.

- " Pour le hibou, cela aurait été une bonne idée s'ils n'étaient pas complètement tordus et agressifs. Puis rien ne nous dit qu'ils ne se débarrasseront pas de notre courrier vu leur état d'esprit."

Regardant autour d'eux, la jeune femme chercha une solution des yeux comme si cette dernière était cachée dans le haut de la tour. Qu'aurait fait son père dans pareille situation? Allant jusqu'à la ballustrade, l'attrapeuse jeta un coup d'oeil aux étages inférieurs : la fumée se propageait devenant de plus en plus grise et épaisse. A l'évidence le début d'incendie se propageait à moins que ce ne soit toujours cette foutue porte qui flambe... Les hiboux commençaient d'ailleurs à remonter vers eux ce qui ne présageaient rien de mieux...
Que faire ? Essayer de lancer un sort s'avérait périlleux et elle n'avait aucune envie de tenter de lancer un patronus pour se retrouver avec un feu aussi en haut de la tour. Venant se mettre aux côtés de Mason, Georgiana se pencha par l'ouverture pour voir s'il n'y avait pas de bords sur lesquels elles auraient pu grimper pour descendre. Même si c'était dangereux, ça valait la peine de tenter le coup si c'était possible.... La chance n'était pas avec elles cependant puisqu'aucun élément ne leur permettait de sortir par là... La hauteur du côté de la fenêtre située juste au dessus du chemin menant à l'entrée de la volière était moins importante que celle des autres orifices mais cela représentait toujours 10 mètres de chute libre avant de tomber au sol. Si elles parvenaient à descendre pour réduire leur élévation alors peut-être parviendraient à sauter sans se blesser de trop. Après tout une cheville blessée valait mieux que de finir brûlée vive comme Jeanne D'arc, non ?
Le tout restait de savoir comment descendre au plus bas qu'elles pouvaient et voir si c'était tentable ou pas...
S'apprêtant à passer l'endroit en revue à la recherche d'une corde ou de tout élément capable de lui fournir un objet leur permettant de descendre, la Gryffondor se sentit tirée en arrière. Jetant un coup d'oeil derrière elle, elle vit alors que sa cape s'était coincée dans un élément planté dans le mur.

* Maudite cape de malheur... Ma cape... Mais oui c'est ça ! *

- " Dépêchez-vous enlever vos pulls, chaussettes, capes... Bref tout ce que vous pouvez sans être nue ou trop découverte, nous allons confectionner une corde de fortune et voir ce que ça donne en longueur pour descendre par cette fenêtre. Je ne vois guère d'autres solutions actuellement alors nous ne perdrons rien à essayer n'est-ce pas ?"

Dans le genre idée complètement abracadabrantes, elle faisait fort mais espérait que ses compagnes suivraient en ne la croyant pas trop folle. En tout cas, ça ne ferait qu'amplifier la réputation de casse-cou des Gryffondors...




 
Georgiana Vivien Wright
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Jane prit vraiment sur elle pour ne pas répliquer quand Georgiana répliqua sèchement à sa question. Hé, faut se calmer un peu ! songea-t-elle. C'était normal qu'elle s'inquiète un peu ! Cela picotait et puis cela pouvait s'infecter ! On ne savait pas où est-ce que le hibou avait laissé traîner ses serres. Il avait dû se poser dans pleins d'endroits et chasser plein de bestioles. Normal qu'elle s'inquiète ! Ce n'est pas parce que tous les Gryffondor étaient livrés avec un pack résistance à la douleur que c'était le cas de tout le reste de l'école. Et elle aurait bien voulu voir Georgiana dans cette situation, tiens ! Elle, elle n'aurait jamais répliqué aussi sèchement. Finalement, peut-être que les gens avaient raison et qu'elle n'était pas aimable. Heureusement qu'elle n'avait pas répondu, elles se seraient sûrement disputées sinon. Mais c'était loin d'être le moment, coincées dans cette situation. Elles étaient préfètes, elles devaient prendre sur elle. Alors elle ignora Georgiana sans retirer ses doigts de sa blessure, grimaçant en voyant un peu de sang sur ces derniers quand elle regarda. C'était plus qu'une griffure ! Et même si elle avait confiance en les talents de Miss Bloomwood, elle n'était pas enchantée de cette blessure. Mais elle détourna son attention d'elle-même en entendant une petite voix à ses cotés.

Jane s'attendrit en voyant les larmes sur le visage de Marianne et lui posa une main sur la joue pour la consoler. Évidemment, elle était inquiète aussi mais il était important de rassurer Marianne, qui semblait être la plus prompte à paniquer en raison de son jeune âge. Jane avait toujours été quelqu'un qui prenait son rôle de grande sœur très à cœur. Parce que oui, elle était l'aînée. De quelques minutes, certes, mais elle avait toujours eu l'impression que Beth et Wendy étaient ses petites sœurs et avaient toujours voulu les protéger même si elles avaient le même âge, ce qui avait le don de les agacer. Surtout Beth, à vrai dire, et son fort caractère. Mais par exemple, elle avait toujours été là pour consoler Wendy qui était plus sensible. Et en plus de s'occuper de ses soeurs, en tant que grande sœur, Jane avait ce coté un peu dirigiste qu'on lui reprochait souvent. Elle le reconnaissait, oui, mais ne voyait pas vraiment où était le mal. Il fallait bien des gens comme elle, non ? Sinon le monde ne tournerait pas, si personne n'avait ce genre d'attitude. De toute manière, on lui reprochait beaucoup de chose. Elle essayait de ne pas trop le montrer mais chaque critique la faisait cogiter pendant des heures. Elle n'avait pourtant pas l'impression d'être une personne horrible ! Elle avait des amies, s'entendait bien avec des gens... Mais elle l'avait l'impression que sa réputation, construite sans qu'elle sache comment, la suivait de partout et que toute l'école avait un à priori sur elle. Jane Mason, la fille de la prof, tellement embêtante, exigeante, ennuyeuse, tatillonne... Elle n'avait même pas l'impression d'agir ainsi. Ou ne s'en rendait pas compte, du moins. Mais peut-être que c'était comme ça que le monde la voyait. Et cela lui faisait de la peine, tout de même.

Elle en était là de ses pensées quand elle entendit la voix de Georgiana qui répondait à Marianne et elle se tourna vers elle, fronçant les sourcils devant le ton. Il allait vraiment falloir qu'elle se calme, elle. Elle croyait vraiment que c'était le moment de les agresser ? Et puis elle pensait quoi ? Que cela l'enchantait elle, de mourir à seize ans au milieu des fientes de hiboux ? Mais bien sûr ! Et puis de toute manière, personne n'allait mourir. Les professeur allaient venir les aider, un incendie ne passerait pas inaperçu. Et ses sœurs finiraient bien par s'apercevoir de son absence.

- Hé, je t'interdis de me parler sur ce ton ! répliqua-t-elle, furieuse, à l'adresse de Georgiana. T'avais qu'à rester en bas si t'es pas contente et puisque que t'es si douée ! Et tu crois que ça m'amuse, moi, de me faire insulter comme ça ? Je t'ai insultée, moi ? Non ! Alors tu vas me parler autrement, Wright ! s'exclama-t-elle en posant ses mains sur ses hanches.

Elle n'allait pas non plus se laisser marcher sur les pieds par cette enragée, tout de même ! Elle n'aimait pas les conflits mais détestait qu'on s'en prenne à elle comme ça. Et puis l'accusation de Georgiana était complètement injuste ! La magie ne marchait pas, elle le voyait très bien ! Si elle avait essayé de jeter un sort sur le feu, cela aurait pu l'aggraver, causer une explosion ou elle ne savait pas quoi. Elle n'avait qu'à le faire, elle qui était si douée ! Heureusement, sa camarade sembla se rendre compte de la dureté de ses propos et de son emportement vu qu'elle s'excusa. Bon, elle restait un peu vexée mais c'était tout de même plus correct, admit Jane en arrêtant de fusiller Georgiana du regard.

- Y'a pas d'mal, marmonna-t-elle.

Elle acquiesça quand Georgiana répliqua qu'envoyer un hibou serait trop délicat et se mit à chercher une autre idée, en vain. Mais la détermination des Poufsouffle n'était pas une légende et elle n'avait pas l'intention d'abandonner. Elles allaient toutes sortir de cette Tour, entières. Il devait bien y avoir une solution quelque part ! Il suffisait de la trouver. Elles étaient des sorcières, elles étaient des élèves de Poudlard, elles ne se laissaient pas abattre comme ça. Elle en était à réenvisager de faire de la magie quand Georgiana reprit soudain la parole, visiblement inspirée. L'idée était loin d'être tentante. C'était même complètement suicidaire. Mais c'était la seule qu'elles avaient, comme le soulignait sa camarade.

- Il faut que les nœuds tiennent absolument, on va serrer au maximum ! affirma-t-elle en retirant sa carpe et son écharpe.

Si elles chutaient, leur seul espoir était un déclenchement de magie involontaire comme cela pouvait arriver parfois. Mais Jane n'avait pas l'intention de rester ici, quoi qu'elle doive faire pour sortir. Elle entendait le crépitement de la fumée plus bas et la fumée commençait à arriver à leur étage. Si elle devait mourir, ce ne serait pas en attendant que l'incendie meure. Mais elle n'allait pas mourir, se répéta-t-elle. Elle avait seize ans, toute la vie devant elle... Et de la ressource, pensa-t-elle, sardonique, en retirant sa chemise pour se retrouver en débardeur. Il faisait froid en cette fin février mais la corde devait être la plus longue possible. Jane se retrouvait maintenant en débardeur, jupe et chaussures sans lacets. En effet, elle les avait entourés autour pour solidifier un peu l'assemblage. Elle avait froid, mais restait assez correcte, même si elle regrettait fermement ses collants de laine et sa cape, ainsi que sa chemise et son pull. Les filles en avaient fait autant et leur assemblage de vêtement était assez impressionnant vu qu'elles avaient cherché à le faire le plus grand possible, en nouant les pulls par les manches par exemple. Quand ce fut terminé, elles hissèrent l'amas de vêtements jusqu'à une fenêtre qui donnait au dessus du chemin. L'avantage était que plusieurs pièces étaient en laine et s'étaient détendues sous le poids. L'inconvénient, c'est que Jane avait peur que cela se déchire. Mais au bout du compte, la corde faisait une longueur acceptable. Elles devraient lâcher à un moment pour atterrir sur le chemin et se feraient sûrement mal mais ce ne serait pas mortel.

- J'y vais en premier, annonça-t-elle en rassemblant tout son courage.

La descente fut ardue. Déjà, il fallu passer par la fenêtre et s'accrocher à la corde : Jane cru qu'elle allait tomber et s'écraser en bas. Elle se retrouva finalement accrochée à leur corde de fortune qui se balançait le long de la tour, frigorifiée et crispée. Elle allait se tuer, c'était sûr. Et si elle ne mourrait pas, ses parents la tueraient pour avoir fait ça. Elle descendit précautionneusement, lentement, le coeur battant et n'osant pas regarder en bas. Elle manqua de glisser plusieurs fois et poussa régulièrement des petits cris en subissant une bourrasque ou en sentant un vêtement se détendre sous son poids. Elle finit par arriver au bout de la corde, bien trop loin du sol à son goût. Mais maintenant qu'elle était là, c'était trop tard. Alors elle ferma les yeux et se laissa tomber. La chute fut courte mais l'arrivée violente. Elle sentit ses genoux se dérober sous elle, une violente douleur envahir ses chevilles, ses jambes s’égratigner, son dos heurta une pierre petite mais piquante et sa tête cogna le sol. Mais elle était vivante, réalisa-t-elle soudain en ouvrant les yeux. Vivante et en sécurité. Un sentiment d'euphorie s'empara d'elle tandis qu'elle se redressait précautionneusement, les membres tremblants. Elle l'avait fait. Les filles finirent par le faire aussi et elles se retrouvèrent toutes en bas au bout d'un long moment. Quand Jane releva les yeux vers leur fenêtre, elle entrevit les flammes qui léchaient l'endroit. Elles l'avaient fait. Elles étaient vivantes et en sécurité. C'était tout ce qui comptait. Même s'il fallait désormais aller prévenir les professeurs.

- Je vous jure que si ma mère n'était pas prof ici, je ferai un procès à cette école pour mise en danger d'autrui, jura-t-elle tandis qu'elles repartaient vers le château, abandonnant la volière à son sort.

Elle s'en souviendrait, du vingt-quatre février deux mille sept. Et elle était persuadée qu'elle ne serait pas la seule.

FIN DU RP
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