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 Le samedi, un soir parfait pour les disputes [Samaël & Zacharias]

MétamorphomageMolduavatar
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Dernière édition par Métamorphomage le Lun 18 Fév 2013 - 16:56, édité 1 fois

Zacharias Johanson

4 mars 2007

Le samedi était un des jours préférés de Zacharias. Samedi, c’était le premier véritable jour du week-end, samedi, c’était le jour où on pouvait se permettre de sortir ou de ne rien faire, en se disant qu’il restait toujours le dimanche pour travailler, samedi, c’était le jour des grasses matinées, des longues soirées, de l’insouciance. Et, samedi, c’était aussi généralement le jour où il retrouvait son petit ami. Un sourire niais naquit sur ses lèvres et il se bénit d’être seul dans son appartement. Balayant ce dernier du regard, il se déclara satisfait de l’endroit et rangea sa baguette, qu’il avait sorti dans le but de remettre un peu d’ordre dans le joyeux bazar qui régnait chez lui depuis le début de la semaine. Il n’était pas rare que Samaël passe la nuit chez lui, et lui avait juré de faire un effort pour maintenir son appartement propre, ou du moins le plus propre possible qu’il pouvait l’être, petit comme il l’était…

Se dirigeant vers la salle de bain, Zach se glissa dans sa petite douche et c’est avec un sourire en coin qu’il entreprit de se laver, après une journée des plus fatigantes où il n’avait qu’à peine quitté son lit, trop fatigué par sa semaine pour envisager d’accepter la proposition de ses amis de sortir. Les examens se déroulaient dans peu de temps, et le jeune homme avait décidé de se reprendre en main. Avec détermination, poussé par Lily et aidé par ses amis, il s’était remit à travailler sérieusement, pour valider de justesse sa première série d’examen. Il était devenu sérieux, mais ne négligeait cependant pas ses sorties – n’abusons tout de même pas ! – et tentait de voir son petit-ami le plus souvent possible. Alors qu’il redoutait cette relation, Zacharias avait été surprit de sa propre capacité à s’adapter à la vie de couple. Etrangement, la sensation de manque, le besoin d’avoir une présence auprès de lui – n’importe laquelle – s’était transformé en une sensation et en un besoin moins accessible, peut-être plus douloureux : ce besoin de voir Samaël. Cependant, à la clef de cette douleur liée à l’attente, il y avait un bonheur plus grand que ceux qu’il avait connu, plus fort.

Son sourire en coin changé en un immense, il sortit de la douche, se sécha et entreprit de se vêtir d’une chemise et d’un jean Moldu, avant de se déclarer satisfait de son reflet et de sortir de sa petite salle de bain. Traversant son petit appartement en quelques enjambés, il atteint l’entrée – qui faisait partie du salon, et donc par extension de la cuisine –, se chaussa, attrapa ses clefs et après une dernière vérification mentale, il ouvrit la porte, sortit, la verrouilla, regarda à droite et à gauche afin de s’assurer que ses voisins ne le regardaient pas, et transplana. Un dixième de seconde plus tard, il se trouvait sur l’avenue principale de Pré-au-Lard, où quelques courageux se promenaient encore tranquillement, malgré la soirée qui débutait. Gagnant les Trois Balais, Zacharias goûta avec plaisir à la chaleur qui régnait dans le pub, le froid mordant lui ayant glacé les joues durant sa courte marche.

Prenant place à table en attendant la venue de son petit-ami, le jeune homme commanda deux boissons et entreprit de faire passer le temps comme il le pouvait. Cependant, et heureusement, Samaël ne se fit pas attendre longtemps, et quelques minutes plus tard, le visage désormais si familier du Poufsouffle se trouvait juste en face de lui. Alors qu’il se relevait pour l’embrasser longuement, la tension que Zacharias avait accumulée au cours des dernières semaines s’envola, à présent comblé par la présence de Samaël, qui n’avait pas vu depuis définitivement bien trop longtemps.

« Tu vas bien ? » finit-il par demander, une fois les deux jeunes hommes assis.

« Quoi d’neuf ? » ajouta-t-il avec un sourire.

Oui, vraiment, Zacharias aimait les samedis. Et encore plus les samedis soirs.
Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël essayait de se noyer sous la douche, une désagréable boule de culpabilité lui tenaillait l'estomac depuis la veille. Depuis qu'il avait embrassé Théo, depuis qu'il avait commis l'impardonnable, depuis qu'il avait agis comme un crétin. Cependant, à cet instant précis, la honte était encore plus grande puisqu'il avait rendez-vous avec Zacharias. Cette soirée qui devait s'annoncer merveilleuse promettait à présent d'être catastrophique.

Le jeune homme essayait de tourner et de retourner dans sa tête ce qu'il pourrait bien dire à son petit ami mais, malgré le fait qu'il ait tourné l'information dans tous les sens, ce qu'il avait fait lui paraissait toujours aussi horrible et il en était arrivé à la conclusion qu'il n'y avait pas de bonnes façons de l'annoncer. Il fallait le dire et c'était tout. Oui mais, il ne voulait pas affronter le regard blessé de son amant, il ne voulait pas voir la tristesse embrumer le beau visage de Zach, il voulait juste oublier tout ça et faire comme si rien ne s'était pas passé. Mais ce n'était pas bien et ce n'était pas juste vis-à-vis du jeune homme.

Et Sam ne pourrait clairement pas faire comme si de rien était, il s'en voulait beaucoup trop pour ça. Il poussa un profond soupir et daigna enfin sortir de la douche, s'il ne se dépêchait pas, en plus de l'avoir trompé, il serait en retard. Il se dirigea vers son armoire et hésita un instant sur la façon dont il allait s'habiller. Il y avait une tenue particulière pour annoncer à son copain qu'on avait embrassé un autre mec ?

N'obtenant pas de réponse à sa question muette, il décida d'opter pour un jean et un polo, classique mais passe partout. Il retourna dans la salle de bain pour se donner un léger coup de peigne et s'observa quelques instants dans la glace, l'image qu'il renvoya le dégoûtait, il n'avait qu'une envie, abattre son poing sur ce visage si placide, trop calme. Comme si le fait d'avoir trompé Zach ne le touchait pas extérieurement.

Il se détourna de son reflet et quitta la pièce, il traversa rapidement le château, passa devant les grilles du parc menant à Pré-au-Lard et se retrouva bien trop vite à son goût devant les portes des Trois Balais. Il posa la main sur la poignet, il avait conscience de ce qu'il avait fait, il avait conscience qu'il y avait peu de chance que Zacharias lui pardonne son acte mais il continuait à espérer. Il inspira profondément et poussa la porte du pub surpeuplé en ce samedi soir.

Il s'avança dans l'entrée et chercha du regard la chevelure de son amant, pendant un court instant, il crut que ce dernier n'était pas encore arrivé et qu'il lui restait encore un peu de temps avant de monter à l’échafaud. Cependant, il le repéra bien vite, surtout lorsque ce dernier se leva pour l'accueillir avec un immense sourire.

Samaël afficha alors également un sourire sur ses lèvres, sourire douloureux et forcé que Zach ne semblait pas avoir remarqué puisqu'il l'embrassa fougueusement. Le Poufsouffle lui rendit alors son étreinte, oubliant pour l'espace d'un baiser ce qu'il avait fait. Il s'abandonna complètement à ce baiser, essayant de faire passer tout l'amour qu'il ressentait pour le jeune homme. Parce que le plus triste dans tout ça, c'était que Sam était certain d'aimer Zacharias, il en était complètement fou. Mais il ne pouvait qu'accepter le fait que Zach ne veuille plus jamais le revoir après ça.

Les deux jeunes hommes s'installèrent à la table qu'avait gardé l'ancien Serpentard alors que Samaël découvrait le verre que lui avait commandé son petit ami, il le remercia d'un léger sourire alors que Zach lui demanda comment il allait, il posa son regard sur son verre et commença à faire tournoyer le liquide avec l'une de ses mains libres. Il releva ensuite le regard sur son amant.

"Je vais bien merci. Et toi ?"

Il sentit alors sa gorge se nouer en songeant que bientôt ça n'irait plus aussi bien par sa faute, il but alors une gorgée d'alcool pour se donner une contenance et posa un regard désolé sur Zacharias, il se racla alors la gorge pour se donner du courage.

"Zach, j'ai... euh... quelque chose à t'avouer. Il faut que tu saches que tout Poudlard sait maintenant que je suis... enfin que j'aime les hommes. Ça a d'ailleurs entraîné un léger froid avec mon meilleur ami. Théo Nott, je ne sais pas si tu connais, peut-être de vu. Bref, là n'est pas le plus important. Il se trouve que Théo est hétéro à cent pour cent mais que nous avons réussi à conserver notre amitié, Sam posa son regard sur Zach, il se demandait sûrement où il voulait en venir à le faire languir ainsi mais il n'avait plus vraiment le courage de continuer, il prit cependant une nouvelle inspiration et se jeta à l'eau. Mais... hier soir... après le Quidditch... je sais pas ce qu'il nous a prit... Ce... C'était plus fort que moi... Mais nous nous sommes embrassé. Je te jure que c'était juste physique, il n'y avait aucun sentiment... Je... Je t'aime trop pour que... que ce soit autre chose. Mais... je... je sais pas ce qu'il s'est passé."

Samaël leva un regard contrit sur Zacharias, il s'en voulait tellement, il attrapa machinalement la main du jeune homme dans la sienne et la voix légèrement cassé, murmura,

"Je suis... sincèrement désolé. Je... Ça ne se reproduira pas, je te le promets. Je... Je t'aime Zach, vraiment, sincèrement. Si tu savais comme je me sens mal. Si je pouvais revenir en arrière, je... Ce genre de chose n'arriverait pas."

Le Poufsouffle leva un regard suppliant sur son amant, pourrait-il lui pardonner ? Lui même dans cette situation était incapable de dire comment il réagirait, mal sûrement. Si Zacharias décidait de le frapper ce serait amplement mérité. Lui même ne se supportait plus, si Zach mettait un terme à leur relation, Samaël l'accepterait mais il en souffrirait énormément.




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Le visage de Samaël, c’était l’une des choses que Zacharias avait apprit à regarder avec attention, depuis quelques mois. Observateur, le jeune homme connaissait les mimiques qui trahissaient l’état d’esprit de son petit ami. Et ce qu’il vit ne lui plu pas. Absolument pas. Si tout d’abord il commença à s’abandonner à son baiser, chose que Zach apprécia énormément, le comportement qu’il eut ensuite à son écart éveilla la curiosité de l’étudiant, chose qu’étrangement, il appréhenda. Sûrement parce que cela n’était jamais arrivé auparavant. Généralement, lorsqu’ils se retrouvaient, ils parlaient souvent, riaient et souriaient plusieurs fois, s’embrassaient beaucoup. Ils avaient trop peu de temps à eux, à eux seuls, pour s’encombrer de drame. Sans montrer son anxiété, Zacharias resta cependant muet, se contentant d’hocher la tête affirmativement, lorsque Samaël s’enquit de savoir comme il allait. Sans un mot, il attendit la suite, et le regard désolé que lui jeta son petit ami ne fit que le conforter dans son idée : il y avait un problème.

Fort heureusement, sans qu’il n’ait besoin de lui demander des explications, le Poufsouffle entreprit tout seul de lui avouer la vérité. Une vérité que Zacharias n’aurait préféré jamais entendre. Les mots qui franchissaient les lèvres et Samaël et qui parvenaient à ses oreilles refusaient tout simplement de s’imprimer dans son esprit. Se contentant de fixer son petit ami, les sourcils foncés, il écouta les aveux entrecoupés du jeune homme.

"Je suis... sincèrement désolé. Je... Ça ne se reproduira pas, je te le promets. Je... Je t'aime Zach, vraiment, sincèrement. Si tu savais comme je me sens mal. Si je pouvais revenir en arrière, je... Ce genre de chose n'arriverait pas."

La dernière phrase de son petit ami lui fit reprendre le fil de la conversation, et tandis qu’il relevait les yeux vers lui pour les fixer dans ceux de Samaël, un mélange de plusieurs sentiments l’assaillit, le laissant à la fois stupéfait, en colère, et immensément blessé. Samaël avait embrassé un autre homme que lui. Et, même si cela était « juste physique », et même si il n’y avait pas de sentiments, ce n'était pas sans importance. Ce n'était jamais sans importance. Intérieurement, le jeune homme se maudit. Il le savait bien, que cela était trop parfait, trop bien pour que leur relation dure plus longtemps, pour qu’elle perdure. Il aurait dû s’y attendre… Non. Non, il ne se serait jamais attendu à cela de la part de Samaël. Et c’était peut-être pour ça que ça le blessait autant. Le Poufsouffle représentait à ses yeux tout ce qu’il n’était pas au même âge. Il dégageait ce quelque chose. Quelque chose qu’il ne retrouvait étrangement chez personne. Et c’était ce quelque chose qui l’avait poussé à lui accorder pleinement, complètement, sa confiance. Baissant le regard vers leurs doigts entrelacés, le jeune homme ferma brièvement les yeux pour les rouvrirent quelques secondes plus tard, de nouveau plongés dans ceux de son petit-ami… Retirant brusquement sa main de celle de Samaël, il le dévisagea avant de secouer la tête et de lâcher un rire froid, ironique.

« Je n’y crois pas. » déclara-t-il doucement, son sourire auparavant niais heureux, changé en un sourire tout aussi froid que son rire, tout aussi ironique, presque cruel.

« Je n’y reviens pas. Tu… » reprit-il en haussant les sourcils, ahuri, tenant toute sa détresse le plus loin possible de ses paroles.

« Bordel. Je ne t’aurais jamais cru capable de ça. » déclara le jeune homme en prenant soin ne pas dévoiler sa tristesse...

« Parce que t’étais obligé de tout faire foirer, hein ? Evidemment. » souffla-t-il, mauvais.

Jamais Zacharias ne pleurerait en public. Jamais.
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Samaël vit le sourire de Zacharias s'évanouir progressivement au cours de son récit, accentuant encore plus sa culpabilité et son mal-être. Il savait bien que le fait de s'excuser et d'affirmer qu'une telle chose ne se reproduirait jamais plus, n'était pas suffisant. Il savait tout cela. Il savait également que Zach serait certainement blessé et en colère, cependant, il ne s'attendait à un tel manque de réaction. Il s'attendait à ce que le jeune homme soit en colère, à ce qu'il s'énerve après lui, à ce qu'il lui avoue à quel point, il était déçu de son comportement. Il s'attendait à tout sauf à cette colère froide, à ce rire dénué de joie, à ce sourire froid, sans éclat. Et cette froideur faisait encore plus mal.

Son estomac se noua légèrement, il n'avait aucune idée de ce qui allait suivre, se contentant de fixer Zacharias en silence, toujours le même air désolé sur le visage, son coeur saignant un peu plus à chaque seconde. Chaque regard du jeune homme le faisant souffrir, le fait de ne plus sentir la chaleur de sa main dans la sienne après qu'il l'eut brusquement retiré, l'attente d'une réaction autre qu'un simple éclat de rire ironique. Toutes ces choses, le rendaient nerveux. Il ne savait plus quoi faire, plus quoi dire, plus où se mettre. Retenant son souffle, attendant que Zach ne parle. Qu'il lui fasse partager son opinion sur ce qu'il ressentait.

Samaël détourna le regard, il ne pouvait plus le regarder en face, il avait trop honte. Sa honte fut renforcée lorsque son petit ami, du moins s'il pouvait encore l'appeler ainsi, prononça ses premiers mots. Laissant exprimer sa surprise quant à ses révélations. Surprise tout à fait justifiée, qui aurait pu prédire que lui, tromperait son amant, qu'il pousserait le vice jusqu'à effectuer un tel acte. Alors qu'il se plaisait à croire qu'il était quelqu'un de droit et d'honnête. Bien sûr, il était honnête, il avait révélé la vérité à Zacharias, mais il n'était pas droit, s'il avait était un parfait Poufsouffle, jamais il n'aurait trahi la confiance de son petit ami, jamais, il n'aurait été dans cette situation.

Les mots de Zacharias se firent alors blessant, cette froideur c'était plus qu'il ne pouvait en supporter, il se sentait suffisamment coupable sans que Zach ne lui rappelle ses erreurs sur ce ton dénué de sentiments. Comme s'il s'en fichait, comme si tout ceci ne le touchait pas, comme si ça ne le concernait pas.

« Parce que t’étais obligé de tout faire foirer, hein ? Evidemment. »

Oui, c'était trop pour lui, il avait sa part de responsabilité, c'était certain mais il n'avait pas tout gâché, ce n'était pas vrai. Il essayait de se racheter de se faire pardonner. Il voulait que tout aille bien, faire au mieux. Et pendant un instant, il détesta Théo de l'avoir mis dans cette situation. Si son ami ne l'avait pas embrassé rien de tout ceci ne serait jamais arrivé. Et la froideur de Zacharias lui pesait plus qu'il ne le pensait.

Il n'était pas seul coupable, là ce n'était pas lui qui envenimait les choses, il aurait aimait avoir les vrais sentiments de Zach, là, il avait juste l'impression d'avoir été un bon plan. Les mots tournaient en boucle dans son esprit "Tout faire foirer. Evidemment". La colère monta alors en lui, il but une gorgée d'alcool pour faire passer son mal-être, mais les mots ne disparaissaient pas, le torturant encore un peu. C'est alors qu'il laissa exploser sa frustration.

"Tout fait foirer hein ? Alors c'est comme ça que tu vois notre histoire, un truc qu'il ne faut pas faire foirer ? Un bon plan pour toi ? Parce que tu crois que j'avais prémédité ça, hein ? Tu crois que j'ai voulu que Théo m'embrasse ? Tu crois que j'ai voulu répondre à son étreinte ? Tu crois que ça me fait plaisir cette situation ? Tu crois que ça me rend pas malade ce que j'ai fait ?"

Samaël vrilla son regard flamboyant de colère dans celui de Zacharias, les rôles étaient inversés, ce n'était pas à lui d'être en colère, ce n'était pas à lui de s'emporter.

"Putain de bordel, Zach ! Mais réagit ! Fait quelque chose, parle. Dit moi que tu m'en veux que tu es blessé, que... ça te fait quelque chose. Mais... juste, me laisse pas croire que t'en à rien à foutre."

La voix de Samaël se brisa légèrement alors qu'il baissait le regard, son verre à moitié plein, le nargant. Il s'en voulait tellement, c'était si dur qu'il allait maintenant accuser Zach de ne pas montrer ses sentiments, il allait accuser Théo de l'avoir poussé au vice alors qu'il était seul coupable. Il allait juste s'inventer une histoire, une fable, un moyen de se donner bonne conscience mais il n'en avait pas le droit. Il méritait de souffrir pour ce qu'il avait fait, il méritait ce sentiment de culpabilité qui l'emprisonnait.




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La situation était incompréhensible. Toute cette histoire était incompréhensible. Alors que pourtant, tout avait été si simple, depuis le début, si facile. Un baiser volé dans un bar, une rencontre quelques semaines plus tard, une relation simple, un amour sans vraie prise de tête. Et il avait fallu que ça arrive. Evidemment. Trop tôt, au goût de Zacharias, qui s’était bien adapté à la vie de couple. Pourtant, oui, ils avaient déjà regardé d’autres hommes, sans spécialement d’arrières pensées. Oui, il l’avouait. Cependant, jamais il ne lui serait venu à l’esprit d’embrasser, de séduire, ou de se laisser embrasser, par un de ces hommes, ou par un de ses anciens amants. Peut-être parce qu’il avait trop de respect pour Samaël pour commettre cet acte. Sûrement parce qu’il l’aimait, aussi. Probablement, même. C’était peut-être également pour ces deux même raisons que la colère du Poufsouffle le faisait autant souffrir.

Et il le savait qu’il ne voulait pas ça non plus. Ils ne voulaient pas de cette situation tous les deux. Mais ils ne récupéraient que les conséquences de l’acte irréparable qu’avait commit Samaël avec son meilleur ami. Ils ne récupéraient que ce que le jeune homme avait semé. Rien de moins. Son visage ne trahissant toujours aucune émotion, Zacharias saisit son verre pour le porter à ses lèvres, ignorant son estomac noué qui ne pouvait rien avaler. Il devait se donner contenance, il devait tenir, il devait y arriver. Il allait y arriver.

"Putain de bordel, Zach ! Mais réagit ! Fait quelque chose, parle. Dit moi que tu m'en veux que tu es blessé, que... ça te fait quelque chose. Mais... juste, me laisse pas croire que t'en à rien à foutre."

Posant un regard froid sur son amant, le jeune homme se retint de lui hurler qu’il avait mal, qu’il n’avait sûrement jamais eu aussi mal de sa vie, et que bordel, il l’aimait. De justesse, il évita de s’exclamer que oui, il était blessé, que oui, il l’avait déçu, et qu’il n’avait jamais pensé qu’il serait capable de le tromper. Jamais Zacharias n’entrait en colère. Jamais. Il était de ceux qui restaient froids, qui restaient calmes, qui étaient rongés intérieurement. Il était de ceux qui, en colère, susurraient les paroles déplaisantes, celles qui gênent, celles qui attristent, celles qu’on prononce dans un souffle, dans un murmure. Jamais Zach n’hurlait, jamais il n’exprimait sa colère en criant. En public du moins.

« Parce que tu penses, peut-être, que si je ne pensais que notre histoire n’était qu’un bon plan, j’aurais été fidèle comme que l’ai été ? Réfléchis, tu veux. » soupira-t-il. La faute, c’était Samaël qu’il l’avait commise, pas lui.

« Et j’te parle pas de ce que tu aurais voulu. J’te parle de ce tu as fait, bordel. » reprit le jeune homme en lançant un regard noir au Poufsouffle.

Il s’en fichait bien, lui, qu’il n’avait pas voulu rendre son étreinte à son meilleur ami stupide. Il l’avait fait. Il s’en fichait de savoir s’il avait voulu que Théo l’embrasse, puisqu’il l’avait embrassé. C’était les actes, que Zacharias voyait, c’était sur cela, qu’il se basait.

« Arrête de pleurer sur ton sort, Sam. » poursuivit-il en murmurant, d’un ton toutefois dur. « Ce que tu as fait, tu l’assumes jusqu’au bout, ou tu l’assumes pas. »

Il hésita quelques instants, et termina :

« Tu te foutais de moi tellement, pour faire ça, en fait ou… ? » demanda l’étudiant sur un ton nonchalant.

Merlin, ce que ça faisait mal, quand même.
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Samaël s'en voulut aussitôt de s'être emporté mais d'un autre côté, peut-être qu'il en saurait un peu plus sur les sentiments de Zach à son égard. Il voulait tellement de chose, il voulait le pardon, il voulait savoir que le jeune homme lui en voulait puisque ça prouvait qu'il tenait à lui mais d'un autre côté, il ne voulait pas qu'il souffre à cause de lui.

« Parce que tu penses, peut-être, que si je ne pensais que notre histoire n’était qu’un bon plan, j’aurais été fidèle comme que l’ai été ? Réfléchis, tu veux. »

La phrase lui fit mal. Soudain, un aspect nouveau apparut à Sam, il ne savait pas si Zacharias lui était réellement fidèle. Peut-être qu'en réalité lui aussi le trompait donc non, cette réponse n'était pas satisfaisante. Non ce n'était pas un gage de son honnêteté, parce que, qu'est-ce qu'il lui prouvait que Zach ne lui avait jamais menti ? Après tout, c'était un ancien Serpentard non ? Le Poufsouffle avait conscience qu'il s'abaissait à penser n'importe quoi. Il avait conscience que ses pensées déviaient. Il essayait peut-être de trouver un moyen de se rendre moins coupable. Peut-être était-ce le seul moyen qu'il avait trouvé pour se faire pardonner. Et cette solution était vile et ne lui ressemblait pas. Mais c'était plus fort que lui, il fronça donc légèrement les sourcils et murmura simplement,

"Justement, je ne sais pas si tu m'as déjà trompé ou pas. Comment veux tu que je saches ? Ça va si vite. Alors, plus je réfléchis comme tu me le demandes et plus, je me dis que peut-être pour que ça ne te touche pas à ce point, peut-être que finalement, toi tu me mens alors que moi j'essaye d'être honnête."

Il était allé loin là, trop loin, beaucoup trop loin. Zacharias ne méritait pas de telles accusations de sa part, à la base, ce n'était pas lui le coupable. Ce n'était pas à Zach de se faire pardonner ses erreurs. Alors pourquoi se défendait-il par l'attaque, pourquoi ressentait-il le besoin d'être méchant et injuste ? Il était vraiment trop stupide et il devait s'excuser encore une fois mais fut coupé dans son élan.

« Et j’te parle pas de ce que tu aurais voulu. J’te parle de ce tu as fait, bordel. » reprit en lui lançant un regard noir.

Samaël baissa la tête, penaud, il avait tellement à se faire pardonner et son compagnon semblait ne pas vouloir l'entendre. Il avait raison bien sûr, on ne jugeait que les faits pas les hypothèses ni les intentions, ni la culpabilité. C'était triste mais c'était la vie.

"Je suis désolé. Si tu savais tellement désolé. Pour tout, je... tu n'as rien fait. Je sais même pas pourquoi je t'accuse. Je suis juste un crétin en fait. Je... désolé."


Sam tourna légèrement la tête, il se détestait de faire subir ça à Zacharias. Ce dernier n'avait rien demandait, il ne méritait pas ça. Et lui, il avait tout gâché, tout s'écroulait et c'était sa faute. Juste à lui, il ne pouvait pas accuser Zach d'être distant puisque ce n'était pas le cas, au contraire, il n'avait jamais connu quelqu'un d'aussi attentionné et c'était ça le pire. Savoir qu'il avait fait du mal à celui qu'on aimait, même si au final, il ne savait pas vraiment si son amant souffrait réellement.

« Arrête de pleurer sur ton sort, Sam. » poursuivit Zach en murmurant, d’un ton dur. « Ce que tu as fait, tu l’assumes jusqu’au bout, ou tu l’assumes pas.Tu te foutais de moi tellement, pour faire ça, en fait ou… ? »

Le coeur du Poufsouffle se serra, la culpabilité était devenue insupportable, elle le faisait presque souffrir physiquement désormais. Mais Zacharias ne semblait pas comprendre et continuait de l'enfoncer, de vouloir le faire souffrir encore plus avec ses paroles. De ne pas lui laissait apercevoir ne serait-ce qu'une simple lueur d'espoir, toujours plus cruel dans ses propos. Ne pas se morfondre, ne pas pleurer sur son sort. Oui c'était lui le fautif mais pourquoi était-il aussi cruel ? Pourquoi ne semblait-il pas souffrir de la trahison ? Pourquoi ne lui expliquait-il pas tout simplement qu'il lui en voulait au lieu de le torturer ainsi ? De le culpabiliser encore plus. Il lui semblait que son amant tirait peut-être un certain plaisir à le voir ainsi, peut-être était-ce sa façon de se venger ? Mais peut-être qu'il se faisait des idées après tout mais il avait tellement mal.

"J'assume ce que j'ai fait, murmura-t-il. C'est parce que j'assume que je peux t'en parler alors viens pas me dire que j'assume pas et viens pas me dire que je me lamente sur mon sort, vu comment tu t'amuses à me faire souffrir avec les mots qui sortent de ta bouche. Alors oui, je mérite ta colère. Oui, tu mérites de te venger mais c'est pas comme ça que ça s'arrangera. Et non, à aucun moment, je ne me suis moqué de toi."

Sam releva la tête vers Zach, il se sentait tellement minable face à ce regard froid, il aurait tant voulu y revoir la petite flamme qui luisait dans son regard avant qu'il ne lui parle de tout ça. Finalement, il ne savait pas si le fait de lui avoir parlé de tout ça était une bonne idée, s'il était resté dans l'ignorance, tout ceci ne ce serait jamais produit. Mais d'un autre côté, il était honnête et mentir ce n'était pas lui. Il n'aurait pas pu garder ça pour lui, il ne pouvait pas parce que ça l'aurait rongé jusqu'à la moelle.

"A aucun moment, je n'ai cessé de t'aimer, à aucun moment, je me suis moqué de tes sentiments à mon égard et à aucun moment, je n'ai voulu ce qui s'est passé. Maintenant, que veux tu que je te dise ? Que je regrette ? Je l'ai déjà fait à plusieurs reprises. Tu veux que je te supplie de me pardonner, que je me mette à genoux ? Dis le moi, je le ferais. Je suis prêt à tout. Mais maintenant dis moi si je peux encore espérer ton pardon ou s'il est trop tard. Je t'en supplie Zach parle moi ! Dis moi ce que tu veux faire maintenant. Quelque soit ta décision, je la comprendrais et l'accepterais."

Le jeune homme posa son regard clair sur Zacharias dans l'attente d'une réponse, son bonheur était désormais entre ses mains. A lui de décider de la suite des évènements, le pardon et une seconde chance ou pas de pardon possible et une rupture qui plongerait Samaël dans la plus grande des détresses.





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Il était allé trop loin. Il était allé trop loin, et il le savait. Il le savait puisqu’il venait de s’excuser en se traitant de crétin. Mais il avait beau s’excuser, le visage de Zacharias se ferma instantanément, et, froidement, il toisa Samaël, avant d’attraper son verre et de le vider d’une seule traite. Comment osait-il insinuer qu’il l’aurait trompé ? Comment pouvait-il s’imaginer une seule seconde qu’il aurait été infidèle ? Qu’il serait allé voir ailleurs ? Il l’aimait, bordel ! Et Merlin seul savait à quel point il ne se doutait pas que cela réussirait à le faire souffrir autant. Gardant ses yeux vrillés dans ceux du Poufsouffle, Zacharias croisa les bras et se cala contre le dossier de son siège, insensible aux regards qu’ils attiraient.

Dévisageant son amant, l’ex-Serpentard se demanda ce qu’il attendait de lui. N’avait-il donc pas comprit qu’il n’entrait jamais dans une colère noire, préférant de loin les fureurs froides ? Jamais Zacharias ne perdait son calme lorsqu’il était énervé. Il faisait tellement plus mal, comme ça. Il semblait tellement plus fort, comme ça. Tellement moins atteignable. Et depuis qu’il avait quitté l’enfance, il était ainsi. Jamais il ne s’était mit à hurler lorsqu’on l’avait insulté, à Poudlard, parce qu’il était homosexuel. Jamais il n’avait perdu son calme lorsque ses grands-parents, dégoûtés, l’avaient renié, insistant bien sur le fait qu’il ne faisait plus partie de leur famille. Jamais il n’avait crié, lorsqu’on avait voulu l’humilié, cette année. Et jamais il n’entrerait en colère devant tous ces gens. Devant Samaël. Jamais.

Toisant froidement son amant à l’entente de ses dernières paroles, Zacharias resta silencieux quelques temps. Que voulait-il faire ? Si seulement il en avait la moindre idée. Il était blessé, il était triste, il était meurtri par la vérité. Il avait envie de quitter le bar et de s’en aller, tout de suite. De retrouver Lily et les autres au Creepy, d’oublier ça dans l’alcool, d’oublier Sam dans les bras du premier venu. Mais il aimait Samaël. Il l’aimait, et il le détestait tout autant. Et il avait mal. Merlin qu’il avait mal. Bien plus qu’il ne voudrait jamais l’admettre.

« Ne sois pas stupide, Samaël. Tu sais très bien que je ne t’ai pas trompé, et tu sais très bien pourquoi. » déclara-t-il.

Pour une chose niaise qu’il ne voulait plus s’abaisser à prononcer à voix haute. Plantant ses yeux dans ceux du Poufsouffle, il poursuivit :

« C’est plutôt à moi de me poser des questions, tu ne penses pas ? Nott, certes, et qui d’autre ? Soyons sérieux, de nous deux, c’est toi qui a commit la faute. »

Se levant, il attrapa son manteau, et continua :

« Et tu sais quoi ? C’est vraiment dommage. J’appréciais réellement ta compagnie. »

Jetant un regard sombre au jeune homme, il termina :

« Mais je n’ai pas l’intention de te pardonner. » Il hésita. « Comme tu l’as dit… Il est déjà bien trop tard pour espérer mon pardon. »

Lui adressant un sourire ironique, il se détourna et sortit à grand pas des Trois Balais. A l’abris de tous les regards, il consentit enfin à laisser couler une larme qu’il retenait depuis tout à l’heure. Sans plus attendre, il se focalisa sur une petite ruelle non loin de son bar habituel et transplana. Moins d’une seconde, il était au lieu voulu, et s’adossa quelques instants au mur, ses yeux s’habituant peu à peu à l’obscurité. Dépité, il secoua la tête et se maudit comme pas possible. Il était un homme, par Salazar ! Un Serpentard fier ! Et il ne pleurait pas pour des choses aussi futiles que ça. Peu convaincu, il saisit une cigarette, l’alluma avec sa baguette et tira dessus, la nicotine le calmant instantanément. Sans attendre, il se dirigea vers le Creepy, termina sa cigarette à l’extérieur, l’écrasa par terre, entra, et avisa sa bande d’amis, rassemblée autour d’une table.

« Zach ? » s’étonna Lily en se levant et en l’observant, « Qu’est-ce que tu fais là ? »

« T’es pas avec ton copain, ce soir ? » enchaîna alors Thomas.

Se passant un bras dans la nuque, il les dévisagea avant de lâcher du bout des lèvres :

« J’viens d’le quitter. De rompre quoi. »

Il tourna rapidement la tête, et alors qu’il risquait un regard vers ses amis, sa meilleure amie lui sauta au cou. Refermant ses bras autour de sa taille, il esquissa un maigre sourire et lui rendit son étreinte. Tandis qu’elle se détachait de lui, Zacharias avisa la place qu’on lui avait faîte, s’assit entre Dean et Martin, et saisit le Whisky qu’on lui tendait pour le vider d’une traite, en redemandant un autre aussitôt.

Après tout, tout peut s’oublier, n’est-ce pas ?

RP Terminé pour Zach
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Samaël savait qu'il avait été trop loin, beaucoup trop loin dans ses paroles, le visage fermé de Zacharias en témoignait. Il aurait dû comprendre que Zach montrait sa tristesse par cette froideur, par ce manque de réaction. Il n'était pas du tout comme ça d'habitude et lui maintenant voulait savoir ce qu'il en était, il ne s'excusait même plus pour son geste, ne faisant qu'être injuste. Mais qu'espérait-il ainsi ? Que son petit ami lui pardonne plus facile ? Il était vraiment idiot. Il n'avait vraiment rien compris.

Il savait bien que Zacharias ne l'avait pas trompé, il savait bien que même s'il ne le disait pas, si les mots ne sortaient pas, il l'aimait. Et lui en un seul geste et en quelques mots, il avait tout gâché. Il avait tout gâché par fierté, parce qu'il ne voulait plus entendre les accusations justifiées que lui lançait Zach. Parce qu'il n'avait pas voulu se prendre encore une fois, toute l'étendue de sa bêtise en pleine tête. Il avait donc agi comme un crétin.

« C’est plutôt à moi de me poser des questions, tu ne penses pas ? Nott, certes, et qui d’autre ? Soyons sérieux, de nous deux, c’est toi qui a commit la faute. »

Samaël plongea son regard dans celui de son amant pour lui prouver toute sa bonne foi. Oui c'était lui le coupable mais non jamais, il n'aurait pu pousser le vice jusqu'à le tromper plus d'une fois. Jamais.

"Je te jure qu'il n'y a eu personne d'autre. J'ai fait une erreur. Je m'en veux tellement. Je te promets qu'elle ne s'est jamais répétée."

Il supplia alors Zach du regard mais ce dernier se levait déjà et attrapait son manteau. Sam n'eut pas le réflexe de se lever, il n'eut pas la sagesse de le retenir. De lui expliquer encore une fois à quel point il tenait à lui. Déjà, son petit ami lui disait à quel point, il trouvait tout ceci dommage et qu'il avait apprécié sa compagnie. Samaël compris alors que tout espoir était perdu. Il retint à grand peine les larmes qui commençaient à s'accumuler aux coins des yeux. Il ne fallait pas qu'il pleure pas devant tous ses gens. Il ne voulait pas embarrasser Zacharias, pas encore une fois.

« Mais je n’ai pas l’intention de te pardonner. » Il hésita. « Comme tu l’as dit… Il est déjà bien trop tard pour espérer mon pardon. »

Pourquoi avait-il dit ça ? Il n'était jamais trop tard pour le pardon, il pouvait encore se racheter, lui prouver que rien dans ce baiser avec Théo n'avait d'importance. Il pouvait essayer du moins. Il ne pouvait pas concevoir, que c'était fini, pas comme ça. Pourquoi ? Ils s'aimaient bordel. Alors pourquoi ?

Samaël regarda Zach partir. Trop bouleversé pour penser à autre chose qu'à son malheur, il resta un moment assis à regarder la chaise laissée vide par celui qui, il y avait une heure encore, était son petit ami.

Il se leva lentement, attrapa machinalement ses affaires et sorti mécaniquement du bar où tout avait commencé. Il ne se rendit compte qu'il pleurait que lorsqu'il dut s'arrêter parce que ses larmes brouillaient sa vision. Il avait tellement mal et finalement, il n'acceptait pas le départ de son amant. Malgré ce qu'il lui avait affirmé, il en était incapable. Ils ne pouvaient pas se séparer ainsi, Sam devait encore tenter quelque chose.

Il transplana alors devant l'appartement de Zacharias mais s'aperçut bien vite que ce dernier n'était pas occupé, il réfléchit alors un instant sur l'endroit où pouvait bien se trouver le jeune homme. La réponse lui parut alors évidente.

Dans un léger "plop", il disparut et réapparut quelques instants plus tard dans une ruelle qui ne lui était plus du tout étrangère. Il sortit lentement de la pénombre et s'avança vers la porte du bar. Le Creepy était certainement devenu l'un de ses endroits préférés et les amis de Zach venaient toujours là le samedi soir. La logique voulait donc que l'ex-Serpentard y soit aussi.

Prenant une profonde inspiration, essayant de prendre un air sûr de lui malgré les traces de larmes qui lui picotaient les joues, il entra dans le bar. Restant un moment devant la porte, il laissa son regard parcourir la pièce lorsqu'il aperçut Zacharias seul avec Lily , il devait certainement lui expliquait son acte, ses paroles. Toutes les choses qu'il avait faites ou dites, tout ce qu'il regrettait.

Lorsqu'il vit Lily s'éloigner un instant, il sut que c'était sa chance, sa dernière chance de montrer à Zacharias à quel point il tenait à lui. Il s'avança donc vers sa table et avant de prononcer le moindre mot, s'assit sur l'une des chaises laissées vide par Thomas ou Dean ou peut-être même Lily. Il ne savait pas et il s'en fichait.

"Zach, je suis désolé. Et j'ai menti quand j'ai dit que j'accepterais que tu partes. Je... suis égoïste. Je ne veux pas que tu m'abandonnes. Zacharias, je t'aime trop pour te laisser partir."

Sam planta son regard dans celui du jeune homme, puis lentement, il approcha son visage de celui du jeune homme et posa ses lèvres sur les siennes. Maintenant, il n'y avait plus rien à faire, si Zach n'était pas convaincu de sa bonne foi et de son amour pour lui alors il n'y avait plus rien à faire. Mais au moins, il aurait tout essayé.




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« On bouge ? J’suis crevé. » demanda Thomas, s’adressant à toute la petite bande qui discutait depuis quelques temps.

« Déjà ? Tu tiens plus l’rythme, vieux. » ricana son voisin, s’attirant le regard noir de son ami. « Je déconne, je déconne, j’suis claqué aussi, en réalité. »

« Vous passez chez moi, au pire ? Mes coloc’ sont pas là ce week-end. » expliqua Dean.

Tous acquiescèrent, et, alors qu’ils se levaient tous, la seule voix féminine du groupe s’éleva :

« On vous rejoint dans cinq minutes, on termine nos verres. »

« Ouaip, ça marche ! » s’exclama le jeune homme en s’éloignant, accompagné de ses amis, laissant Zacharias et Lily face à face, attablés devant leurs verres respectifs.

Observant le visage inquiet de sa meilleure amie, le jeune homme tenta de lui sourire, mais ne réussi qu’à esquisser une grimace qui la fit aussitôt froncer les sourcils.

« Lily je te jure que… »

« Comment tu vas ? » l’interrompit-elle brusquement.

« Bien » s’apprêtait-t-il à répondre avant de retenir de justesse le mensonge qui lui brûlait les lèvres. Evidement qu’il n’allait pas bien. Pas après sa rupture avec Samaël, pas après avoir voulu boire quelques verres de trop pour oublier cette soirée – verres qu’il n’avait d’ailleurs jamais bu, sa charmante amie l’ayant empêché de se resservir. Non, il n’allait pas bien. A vrai dire, en ce moment même, il allait même plutôt mal. La seule chose dont il avait envie était d’oublier ce qu’il venait de se passer. Puis oublier Samaël, ce qu’ils avaient partagé. Réussir ses études, devenir briseur de sort. Mais ne plus y penser. Oh, il en était capable, il le savait. Il ne s’abaisserait pas à raviver le souvenir du jeune homme. Jamais.

« Ça peut aller. T’inquiète, ça ira mieux demain, Lily. »

« On parlera demain, dans ce cas… Tu viens ? » lui demandant-elle en lui adressant un sourire.

« Je termine le seul verre que tu as bien voulu que je reprenne et j’arrive. »

Observant sa meilleure amie s’éloigner en lui lançant un clin d’œil malicieux, un éclat de rire franchit les lèvres de Zacharias, tandis qu’il finissait son verre. Il n’entendit pas Samaël approcher, et ne se rendit compte de se présence que lorsqu’il se laissa tombé sur la chaise qu’avait occupé Martin quelques secondes plus tôt. Vrillant aussitôt son regard redevenu méprisant dans les yeux de son ancien petit-ami, l’ex-Serpentard s’apprêtait à se lever et à partir, lorsque le Poufsouffle prit la parole.

"Zach, je suis désolé. Et j'ai menti quand j'ai dit que j'accepterais que tu partes. Je... suis égoïste. Je ne veux pas que tu m'abandonnes. Zacharias, je t'aime trop pour te laisser partir."

Et, alors qu’il s’apprêtait à lui souffler qu’il aurait dû y songer avant de le tromper, Samaël se pencha vers lui, et l’embrassa. La sensation qui se dégagea de ce baiser ne lui plu absolument pas. La culpabilité, déjà. Et puis cette impression qu’il ne faisait ça pour se faire pardonner, que pour sa propre conscience. Se reculant brusquement il dévisagea le jeune homme tout en se levant.

« Ne me dis pas que tu pensais réellement que ça fonctionnerait. » déclara-t-il en croisant les bras, fixant à nouveau son ancien amant dans les yeux.

« T’as merdé, Sam, complètement. En une soirée, t’as fait tout foirer. Notre relation, et la confiance que j’avais pour toi. » continua-t-il, implacable.

« Alors quoi ? Si je vais vraiment partir ? Oui. Parce que la confiance, on n’joue pas avec. Si j’reviendrais ? finit-il en laissant la question en suspend.

Il écarta les bras, comme pour englober l’endroit où ils étaient.

« De toute façon, tu sais où me trouver. » finit-il, mi-narquois mi-sincère.

Sans un regard pour Samaël, il s’empressa de sortir. La fuite, il avait choisi la fuite. Il n’avait pas eu le courage d’affronter le Poufsouffle, ni l’envie d’une nouvelle fois lui faire comprendre que pour l’instant rien – ni même un baiser – ne pourrait lui accorder son pardon. Il était lâche, et il l’assumait complètement. Rejoignant sa meilleure amie qui l’attendait dehors, il haussa les épaules alors qu’elle le questionnait du regard, et commença à marcher.

« Finalement, » fit-il après plusieurs minutes de silence, « les mecs et les filles sont aussi chiants les uns que les autres, dans chaque relation. »

« Hé ! » protesta-t-elle pour la forme, tandis que Zacharias passait son bras autour de ses épaules et lui déposait un baiser sur le crâne.

« De toute façon tu as beaucoup trop à faire pour songer à t’engager dans une relation… »

« Ah bon ? »

« Oui, par exemple t’occuper du pauvre gars complètement paumé et stupide que je suis. » souffla-t-il tandis que la jeune femme souriant en secouant la tête.

Heureux d’avoir réussi à distraire Lily quelques instants, ses pensées s’envolèrent du côté de Samaël. Qu’allait-il advenir, à présent ?

RP terminé pour Zacharias. (Je te laisse décider si par la suite ils se réconcilient )

Samaël SmithAncien personnageavatar
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C'était fini. Samaël le comprit au moment où Zacharias se recula précipitamment afin de mettre fin à son baiser. Il n'y avait de réponses plus clair. Zach n'avait pas l'intention de lui pardonner, ni de lui donner une seconde chance. Il avait bêtement cru que ses erreurs lui seraient aussitôt pardonnées, qu'il suffisait d'être honnête et que tout s'arrangerait. Mais il avait trop lu de compte de fée, la vie, la réalité ce n'était pas ça. Et il aurait dû le savoir depuis le temps. Après l'enterrement du père d'Irving, après la mort de ses parents, après la Laponie.

Les conséquences d'une nouvelle erreur lui explosait encore une fois en pleine tête. Après avoir utilisé Kelsey comme test, il trompait Zacharias. Ses erreurs avaient toutes eu des répercutions. Avec Kelsey et maintenant avec Zach. Ce dernier s'était d'ailleurs levé et l'observait les bras croisés, un air dur sur le visage. Sam baissa la tête, incapable de supporter le regard de son ex-petit ami.

Si, il avait sincèrement cru que des excuses et une marque d'affection suffiraient à reconquérir Zacharias. Mais il avait eu tout faux. On ne jouait pas avec la confiance, il avait joué aux cons et maintenant il s'en mordait les doigts. Il ne récoltait que ce qu'il méritait. Et Zach le lui faisait bien comprendre.

« Alors quoi ? Si je vais vraiment partir ? Oui. Parce que la confiance, on n’joue pas avec. Si j’reviendrais ? De toute façon, tu sais où me trouver. »

Samaël redressa légèrement la tête. Il n'aimait pas le ton narquois qu'il venait de prendre. Oui, il était revenu pour essayer d'arranger les choses. Pour que ça ne finisse pas comme ça mais Zach avait-il vraiment envi de continuer ? Apparemment non. Sinon, il ne le pousserait pas à revenir de cette façon, comme s'il n'en avait rien à faire. Pourquoi tourner ça comme ça ? Pourquoi ne pas dire qu'il ne voulait tout simplement pas le revoir. Rien n'était simple avec l'ex-Serpentard et lui ne comprenait qu'après. Il n'était pas un Serpentard malin et rusé, pour lui, la vie se devait d'être simple et pas aussi compliquée, pas aussi nuancée. Et puis qui disait que le jeune homme n'aurait pas retrouvé quelqu'un lorsqu'il reviendrait vers lui, en lui laissant le temps de lui refaire confiance. C'était juste impossible.

Sam savait parfaitement que ses sentiments à lui n'évolueraient pas aussi vite mais qu'en était-il de Zacharias ? Ce dernier allait sans doute essayer de l'oublier le plus rapidement possible dans les bras des autres. Alors à quoi bon répondre qu'il reviendrait ? De toute façon, il n'eut pas le temps de dire quoique ce soit, puisque comme l'avait fait Olivia une fois déjà, le jeune homme, lui tourna le dos et sortit du bar sans un dernier regard sur la loque qu'allait sans aucun doute devenir le Poufsouffle.

Ce dernier resta un instant immobile, alors que la musique ralentissait pour devenir beaucoup plus lente et beaucoup plus intime. Les couples sur la piste commençait à se former et Samaël retenait tant bien que mal les larmes qui menaçaient de tomber à tout instant. Il se leva alors, ne pouvant plus supporter toutes ces démonstrations d'affections, jugeant qu'il n'avait plus aucun risque de tomber sur son ancien amant en sortant.

Lorsqu'il déboucha dans la rue silencieuse, il laissa sa tristesse exploser. Il n'avait pas envie de rentrer à Poudlard, il n'avait pas non plus envie de rentrer chez sa soeur. Pourtant, il avait conscience qu'il faudrait lui apprendre ses penchants sexuels très bientôt avant de refaire une erreur, avant de décevoir quelqu'un d'autre, avant de bafouer la confiance de quelqu'un d'autre.

Mais pour l'instant, il avait juste envie d'être seul et d'oublier tout ça, d'oublier ce qu'il avait fait, ce qu'il avait dit, ce qui c'était passé. Sa journée pourrie qui avait débutée par un enterrement et qui se clôturait par une rupture. Il n'avait envi de rien et pourtant, il voulait être ailleurs, être quelqu'un d'autre. Ça devait certainement être beaucoup plus simple finalement d'être un Victor Lloyd ou une Katy Scott. Rien ne venait jamais troubler votre esprit. Vivre sans se soucier des conséquences, vivre sans culpabilité. De ça, il en était juste incapable.

Poussant un profond soupir, en essuyant les larmes qui avaient coulé sur ses joues, Samaël transplana pour Poudlard. De toute façon où pouvait-il aller d'autre ? Il n'avait pas d'autres choix s'il ne voulait pas qu'on lui pose de question. Le Poufsouffle rentra donc à l'école et se coucha aussitôt après avoir posé les pieds dans son dortoir, s'emmurant dans un silence et dans une tristesse qui n'était sans doute pas prête de finir.

Fin du Rp





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Le samedi, un soir parfait pour les disputes [Samaël & Zacharias]

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