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 [OS] Les choses de la vie

Edmund HarrisPersonnage décédéavatar
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Dimanche 11 mars 2007

Dire qu'Edmund était préoccupé et angoissé à l'idée de ce qui allait arriver était un euphémisme. Il y avait songé pendant des semaines avant de fixer une date. Il n'avait toujours pas la moindre idée de comment il allait s'y prendre pour annoncer à sa famille qu'il avait eut une fille cachée pendant dix-sept ans, sans faire tâche au milieu du déjeuner dominical de préférence. Il en avait longuement discuté avec Swann et ils en étaient arrivés à la conclusion qu'il pourrait être bon qu'elle soit présentée un jour au reste de la famille Harris. Mais avant d'en arriver là, il fallait passer l'étape de l'annonce. Edmund s'était contenté de sa famille proche pour commencer, tout en sachant pertinemment que sa mère se chargerait de répandre la nouvelle dans toute la famille dès qu'il aurait quitté le domaine familial. Ses parents, ou plus particulièrement sa mère, organisaient tous les dimanche des déjeuners où ils conviaient leur fille, Elizabeth Ann, son époux, leurs deux enfants, lui-même, et parfois d'autres membres comme les Bones ou les Harper. Régulièrement, il évitait ces déjeuners en prétextant des gardes à Poudlard mais cette fois-ci, il avait annoncé très tôt à sa présence et avait demandé à Elizabeth de faire le nécessaire pour que sa fille qui vivait à Paris, Meredith, soit présente. Il savait également que Melvin avait amené sa jeune fiancée, Maisie McMillan. Certes, ce n'était pas l'idéal d'annoncer une telle nouvelle devant elle mais il aurait été inconvenant de refuser sa présence.

Il avait quitté Poudlard sur les coups de midi, emmitouflé dans sa cape la plus élégante et était apparu à l'entrée du domaine - la maison étant sous couvert d'un charme anti-transplanage - où la vieille Elfe de maison, Stuby, l'attendait. Elle était là depuis plus de vingt et commençait à fatiguer, même si elle refusait de prendre une retraite bien méritée. Pour la soulager, ses parents possédaient désormais une nouvelle Elfe, Furby, que Stuby se faisait un devoir de former comme il se doit. Ses parents, sa sœur et ses neveux, ainsi que la petite McMillan, l'attendait dans la salle à manger, devisant apparemment du dernier scandale qui agitait la famille Rowle. Il confia sa cape et son chapeau à Stuby, inspira un grand coup et pénétra dans la salle à manger, faisant cesser les conversations.

- Veuillez pardonner mon retard, quelques affaires à régler.
- Oh non, non, répondit sa mère en jetant un coup d’œil à la massive horloge qui se tenait dans un coin. Tu es tout à fait à l'heure. Je suis heureuse de te voir, cela faisait longtemps que tu nous ne vous avez pas honoré de ta présence.
- Plaisir partagé, Mère, répondit-il en prenant place à table.

Il avait toujours su que cela serait délicat, évidemment, mais maintenant qu'il leur faisait face, la tâche semblait plus ardue encore. Tandis que Furby apportait le premier plat, sourcils froncés de concentration pour se rappeler de l'étiquette, son père se tourna vers lui, coupant court à toute conversation dans la pièce.

- J'ai entendu dire, par Cornélius, qu'une bataille pour la succession du Professeur McGonagall s'était engagée.
- Oh, le professeur McGonagall prend sa retraite ? Je n'en savais rien ! s'exclama Miss McMillan, réellement surprise.
- C'était dans les journaux, très chère, répliqua Helen Harris, un faux sourire aux lèvres.

Maisie baissa la tête, les joues rosies, et se passionna soudain pour les motifs sur la porcelaine de son assiette. Edmund se rappelait très bien de l'adolescente qu'elle avait été, pour l'avoir eut en classe. Gentille, travailleuse et polie mais elle n'avait pas la trempe pour tenir tête à la grand-mère de son fiancé. Cette dernière ne pouvait néanmoins rien lui reprocher de tangible - bonne famille, bien élevée, respectable - et se contentait alors de petites piques de ce genre. De toute manière, personne ne se risquait à contredire Helen, même pas son mari, même pas Alan et Peter - ses deux frères - en leur temps. Elle régnait sur toute la famille d'une main de fer, dans un gant de velours. Ce n'était pas tant l'annonce qu'il craignait - quoi que - mais plutôt les réactions. Lizzie, sa sœur, allait être surprise - qui ne le serait pas ? - mais allait plutôt bien le prendre et serait heureuse pour lui, il le savait. Elle serait curieuse de rencontrer Swann et si ça devait arriver, quand cela arrivera, elle fera tout pour la mettre à l'aise. Il faut dire que Lizzie, Elisabeth Ann aurait corrigé sa mère, avait toujours trouvé un peu ridicule la froideur et la distance imposées par les convenances de la bonne société. Elle avait grandi dans ce milieu et avait cherché à s'en échapper. Plutôt que de se marier directement après Poudlard, elle avait entrepris des études et exerçait un métier à plein de temps, au grand désarroi de sa mère. Après tout, pourquoi travailler si votre mari pouvait vous entretenir ? Elle avait épousé Iulius des années après, quelques temps après l'avoir rencontré. Les Jones était une famille de sang-mêlé, qui avaient fait fortune dans l'exportation de produits rares des iles pacifiques. Lizzie n'avait pas écouté l'avis de ses parents sur son prétendant et était devenue Elisabeth Ann Jones sans la bénédiction de sa mère. Cette dernière avait dû s'y faire, avec le temps, mais ne manquait jamais de souligner que Iulius manquait cruellement d'éducation. De manière plus subtile évidemment. Sa mère risquait d'être... abasourdie. Mais ce n'était pas tant cela qui l'inquiétait, mais plutôt la façon dont elle risquait de traiter Swann quand elles se croiseraient. Elle la testerait, comme elle avait testé toutes les jeunes femmes qui étaient passés sous son toit auparavant, que ce soit Maisie, les petites amies d'Alan et Peter ou la seule demoiselle qu'il s'était risqué lui-même à présenter trente ans auparavant. Elle testerait son répondant - sait-elle se faire respecter sans être impertinente ? - sa manière de se tenir, son élégance, son élocution, son éducation, sa culture et surtout si elle était une jeune femme convenable. Ce n'est qu'après cela qu'Helen déciderait si la découverte de Swann était une bonne chose ou pas. Son père regretterait qu'elle ne soit pas un garçon, pour prendre le nom et hériter du domaine. Pour le moment, c'était Elizabeth Ann, puis Meredith et Melvin qui en hériteraient après la mort de tous les hommes de la famille Harris. Meredith avait beau être l'ainée, elle se plaisait en France et céderait sûrement ses droits à son frère. Ce dernier prendrait alors en parti le nom de sa mère, pour qu'il ne sombre pas dans l'oubli. Mais la famille Harris disparaitrait au profit de la famille Jones-Harris. C'est bien malheureux, disait souvent sa grand-tante Cora, d'avoir eut trois fils et pas un seul pour poursuivre la lignée.

- Edmund ?

Sortant brusquement de ses pensées, Edmund se retrouva face aux regards inquisiteurs de toute sa famille.

- Veuillez me pardonner, Père, j'étais perdu dans mes pensées. Que disiez-vous ?
- Je te demandais ce que tu pensais de cette histoire de succession. Qui va l'emporter, à ton avis ?
- J'espère bien que cela sera le Professeur Adamson ! lança Helen avec fermeté. Je n'ai pas confiance en l'autre, une Américaine qui se prétend professeur et pose de manière inconvenante dans des magazines futiles. Elle est belle, l'éducation de nos enfants ! Ce n'est pas contre toi, évidemment mon chéri, s'empressa-t-elle d'ajouter. Et puis, les Adamson sont une bonne famille. C'est ce qu'il faut pour nos enfants ! Vous connaissez les Adamson, Miss McMillan ?
- Je... Je n'ai pas cet honneur, Mrs Harris. Mais le professeur Adamson fut mon enseignante un temps, je l'estime encore. J'espère qu'elle l'emportera.

Helen parut satisfaite de cette réponse tandis que Maisie adressait un sourire soulagé à son fiancé. Mais Edmund n'avait vraiment pas envie de ramener l'éternel sujet de la succession de McGonagall sur la table, c'était déjà ce qui occupait l'autre moitié de ses pensées quand il ne pensait pas à sa toute nouvelle découverte familiale. Aussi, il avait tout intérêt à clore le sujet rapidement.

- Cela se jouera de manière serrée, c'est évident. Je préfère ne pas me prononcer pour l'instant.
- Qui seraient les sous-directeurs ? s'enquit son père.

Ce n'était pas vraiment le moment d'annoncer son soutien à Ana Sorden, surtout pas devant sa mère qui affichait clairement une répugnance - compréhensible - envers l'américaine.

- Le Professeur Sorden n'en n'a rien dit tandis que le Professeur Adamson a choisi le Professeur Mason.
- C'était ma directrice de maison, intervint Maisie timidement.

Edmund vit clairement Lizzie froncer les sourcils avant de se tourner vers lui.

- Mais j'ai déjeuné avec notre cousine Elizabeth l'autre jour, qui est membre du Conseil et elle m'a dit que tu...
- N'avais pris parti pour personne, répliqua fermement Edmund en lançant un regard entendu à sa sœur.

Cette dernière sembla comprendre mais pinça tout de même les lèvres, agacée. Ils allaient visiblement devoir s'expliquer à la fin du repas, loin des oreilles indiscrètes. Quant à Elizabeth, pas sa sœur, mais leur cousine - il y avait décidemment trop d'Elizabeth dans cette famille - il faudrait aussi qu'elle lui rappelle la discrétion qui était censée aller avec le siège au Conseil d'Administration.

- Enfin, j'espère que le bon choix sera fait, annonça doctement Daniel. C'est dommage que tu n'aies pas été choisi comme sous-directeur ou que tu n'aies pas présenté ta candidature. Tu ferais un bon directeur, je pense.
- Merci, Père. Mais je préfère me consacrer à l'enseignement, réellement.

Edmund vit la conversation changer de bord avec plaisir et s'efforça d'oublier ses tracas au moins jusqu'au dessert. Visiblement, sa mère avait des idées très arrêtées sur la décoration du mariage de Melvin et Maisie à venir, tandis que cette dernière peinait à parler des choix de sa propre mère à elle. Les McMillan semblaient pencher pour un mariage traditionnel écossais tandis qu'Helen ne démordait pas d'un mariage purement anglais, au domaine avec toute la famille.

- Maisie, très chère, comprenez que nous a-do-rons l'Ecosse, je crois même que j'ai quelque cousines éloignées qui avaient pour amies des écossaises, mais vous allez devenir une Harris, très chère. Une Jones, oui pardon, Elizabeth Ann. Mais faisons donc les choses dans les règles de l'art ! Tout le gratin sera là ! Les Nimbus de Pompadour, vous les connaissez ? Et bien ils seront là aussi. A votre mariage, oui très chère ! Alors comprenez que le kilt... !
- J'ai quelque chose à vous annoncer.

Les mots étaient sortis tout seuls et il le regretta au moment où ils résonnèrent dans l'air. Oh non. Résistant à l'envie de se noyer dans son verre de vin, Edmund sentit son cœur vaciller devant le regard étonné de ses parents. Il pouvait encore reculer. Mais il ne devait pas. C'était un mauvais moment à passer, voilà tout.

- Au début d'année, une ancienne amie que je n'avais plus revue depuis des années a repris contact avec moi.
- Une amie... ? s'enquit Lizzie, en dévisageant son frère.
- Nous nous étions fréquentés, il y a vingt ans à peu près, le temps d'un été.
- Miss Stuart ?
- Mère, je n'ai jamais pu supporter la présence de Miss Stuart, vous le savez bien.
- Une fille charmante, pourtant ! s'offusqua Helen.
- Enfin, quoi qu'il en soit, elle avait des choses à me dire.

Le silence s'était fait autour de la table, son beau-frère Iulius suspendant sa fourchette entre son assiette et sa bouche. Il pouvait le faire, ce n'était pas si difficile que cela. Il n’annonçait pas quelque chose d'horrible non plus. Sa mère sentit son hésitation et elle plaqua immédiatement un sourire affable sur ses lèvres.

- Melvin, mon chéri, si tu allais montrer à Miss McMillan le jardin d'hiver et la verrière ? Je pense qu'elle sera enchantée de les voir. Meredith, accompagne les donc, je suis sûre que Miss McMillan sera enchantée de voir ta collection de livres anciens.
- Mais grand-mère, vous...

Melvin interrompit sa protestation au vu du regard de sa grand-mère et attrapa la main de sa fiancée pour l'entrainer dehors, tous les deux suivis d'une Meredith impérieuse. Edmund avala une gorgée de vin, croisa le regard encourageant de sa sœur et se jeta à l'eau.

- C'était pour une raison bien précise qu'elle souhaitait me rencontrer. En effet, à la fin de l'été, je suis reparti aux Etats-Unis et je ne l'ai plus croisée durant dix-sept ans...
- Edmund, coupa sa sœur, ne me dis pas que...
- ... une fille.

L'Elfe Stuby laissa échapper un hoquet tandis que Iulius s'étouffait avec la bouchée qu'il avait finalement portée à sa bouche. Sa mère le fixait, sans comprendre réellement tandis que son père clignait des yeux à toute vitesse. Elizabeth le dévisageait comme si elle attendait que quelqu'un arrive et crie "surprise, c'était une blague !"

- Dix-sept ans ? Oh, Ed, ne me dis pas que c'est...
- L'une de mes élèves, si, confirma-t-il sombrement.
- Oh Morgane ! jura Lizzie en plaquant une de ses mains contre sa bouche, les yeux ronds. Edmund !
- Quoi ? s'exclama-t-il, sur la défensive. Je n'y suis pour rien, Lizzie !

Cette dernière lui lança un regard entendu tandis que son époux tentait toujours désespérément de recouvrer son air.

- Miss Elizabeth Ann et Monsieur Edmund doivent penser à leurs manières ! s'emporta Stuby de sa voix chevrotante en venant en aide au pauvre Iulius qui s'étouffait. Miss Elizabeth ne doit pas jurer à table et Monsieur Edmund doit mieux parler à sa sœur cadette !

Stuby n'était pas l'Elfe qui les avait élevés, cette dernière étant décédée voilà bien trente ans. Mais elle connaissait son métier et avait de toute manière été chargée par Helen de reprendre les enfants qui se comportaient mal sous son toit. Visiblement, elle prenait ses consignes très au sérieux et englobait dans "enfants" ceux d'Helen et Daniel au même titre que la petite Cassandre ou Jordan. Son père avait demandé une nouvelle carafe de vin d'un signe de la main tandis que sa mère avait une main posée sur son cœur, toujours figée dans son expression de surprise. Désireux de mettre fin au malaise qui avait envahi la salle, Edmund se racla la gorge et tenta de prendre la parole.

- Mère...
- Edmund John Daniel Albus Harris ! éructa cette dernière, fulminante.
- Mère...
- Toi ! A ton âge !
- C'était il y a dix-sept ans, mère.
- Tu as toujours été le plus sage ! Autant, j'aurai pu m'y attendre de la part de tes frères, mais toi, Edmund !
- Mère, croyez-moi, ce n'était pas volontaire et si j'avais été au courant avant...
- Tu l'aurais épousée mais oui, j'y compte bien jeune homme ! Oh, Edmund !
- Mère, intervint Elizabeth, je pense que vous dramatisez la situation, Ed a juste...
- Elizabeth Ann, ne t'en mêle pas je te prie ! s'emporta sa mère en pointant un doigt accusateur sur son fils. Et pourrais-je savoir qui est cette femme ? Une jeune femme de bonne famille, j'espère ?
- De qui...
- La mère, Edmund, je te parle de la mère ! J'espère que ce n'est pas n'importe qui ! Oh, Merlin, Salazar, Rowena ! Edmund ! Je n'arrive pas y croire ! Autant, je me suis méfiée quand tu as fréquenté cette petite gourgandine de Carrow, juste à la sortie de Poudlard, mais après, j'ai baissé ma garde ! Et visiblement, j'ai fait une erreur !
- Mère, j'avais une trentaine d'année et je ne vivais plus en Angleterre. Qu'auriez-vous fait ?
- Tu vivais bien assez en Angleterre pour te retrouver avec des histoires comme celles-ci ! Oh, Merlin. Mais Daniel, dites quelque chose !

Le père d'Edmund avait gardé le silence jusque là. Sans un mot, il releva les yeux vers son fils.

- Comment s'appelle-t-elle ?
- Swann.
- C'est un joli prénom, commenta Lizzie.
- Dans quelle maison est-elle ?
- Serpentard.
- Son nom de famille ?
- Twilfit.

Helen posa alors une main empressée sur l'avant-bras de son mari.

- Oh Merlin, je la connais. C'est la petite vendeuse de Twilfit and Tatting's. La fille de Sheba Twilfit ! Elizabeth Ann, nous l'avons vu l'autre jour, quand nous étions ensemble sur le Chemin de Traverse ! Pendant les vacances de Noël ! Celle qui t'a vendue la si jolie robe bleue !
- Une jeune femme avec beaucoup de goût, lança Lizzie à l'adresse de son père. Ravissante, aimable, polie et professionnelle.

Mais Daniel n'avait pas détaché les yeux de son fils.

- Et est-ce que tu es sûr qu'elle est vraiment ta fille, de ton sang, que ce n'est pas qu'une ruse pour...
- Pour empocher l'héritage Harris ? Père, je vous prie de ne pas me faire l'affront d'avoir si peu d'estime pour ma capacité de jugement.
- La vendeuse de chez T&T ! répéta Helen, abasourdie.
- Est-elle au courant ? poursuivit Daniel sans s'occuper de sa femme.
- Nous l'avons appris en même temps.
- Je suis la grand-mère de la vendeuse de chez T&T !
- Maman, je vous en prie ! intervint Lizzie, agacée.
- La vendeuse de chez T&T, Elizabeth Ann !
- Vous la trouviez charmante, à Noël, Mère.
- Ma petite-fille !
- J'aimerais faire sa connaissance, déclara posément Daniel. Je veux qu'elle soit présente à la réception que nous donnerons à Pâques, avec toute la famille.
- Cela risque d'être délicat, non ? répliqua Edmund. Exposée au regard de tous.
- C'est mieux que de l'inviter en vase clos et qu'elle soit mal à l'aise et le centre de toutes les attentions, fit remarquer Lizzie.
- Helen, vous la placerez à notre table pour le dîner, voulez-vous ?
- La vendeuse de chez T&T ! Je ne pourrai plus jamais remettre les pieds dans cette boutique sans y penser !
- Et si vous y repassez, je vous défends d'y faire un scandale, ordonna Daniel d'un ton autoritaire.
- Ce n'était pas mon intention ! s'offusqua Helen, outrée qu'on puisse la soupçonner capable de tels actes.

En réalité, elle en était bien capable. De toute manière, Edmund savait très bien que toute la famille, même la plus éloignée, serait au courant avant dimanche prochain. Cela allait faire son petit scandale et le tour de la haute société très rapidement. La nouvelle serait même bientôt à Poudlard, même s'il demandait à Jordan et Cassandre de faire preuve de discrétion. Le fait que Swann Twilfit et Edmund Harris avaient des liens de parenté ne serait bientôt plus un secret pour personne. Bien sûr, au sein de l'école, les rumeurs étaient plus que nombreuses et tant que rien n'était confirmé officiellement, Swann pourrait toujours démentir si l'envie lui en prenait. Néanmoins, désormais, les dés étaient lancés et toute la famille serait au courant très bientôt.

- Et puis de toute manière, à la réception, cette petite connaitra Jordan et Cassandre, non ?
- Sûrement, répondit Edmund en avalant une gorgée de vin.
- Jordan est en sixième année de toute manière, c'est bien cela Ed ?
- A Poufsouffle, en effet.
- Alors ils doivent se connaitre ! affirma Lizzie en hochant la tête. Poudlard est un petit monde ! Cassandre est peut-être un peu jeune, c'est vrai.
- Swann est connue de tous les élèves, répliqua-t-il. Elle est préfète-en-chef et la présidente du club des supporters de Serpentard.
- Et vendeuse chez T&T !
- Maman !
- Joli palmarès, commenta simplement Daniel tandis que les desserts apparaissaient sur la table.

Edmund se contenta d'hocher la tête, encore un peu étourdi par les différentes réactions familiale. Il sursauta légèrement quand il sentit la main d'Elizabeth se poser sur la sienne.

- Moi je suis très contente pour toi, affirma-t-elle en souriant doucement.
- C'était inattendu, confirma Iulius qui ouvrait la bouche pour la première fois. Mais, je suppose qu'on peut dire "toutes mes félicitations", Edmund.
- Et ça te rend heureux au moins, comme situation ? s'enquit Lizzie.

Il mit un petit temps pour répondre, tergiversant intérieurement. Cette découverte lui avait beaucoup pesé pendant un temps et encore parfois aujourd'hui, cela le tracassait. Mais est-ce que c'était quelque chose de négatif, finalement ? Est-ce qu'il aurait souhaité que rien ne change ? Des fois, il ne savait plus lui-même.

- Oui, finit-il par souffler. Ça me rend heureux.



Kit par SwannyFilleChérie

 

On travaille en silence, jeunes gens.
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