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 L'Art de la Métamorphose. [Pv Dermot~Grelda - Samuel~Bianca - Jeremy]

MétamorphomageMolduavatar
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Mardi 21 Mars 2007, Parc de l'Académie Lycaon, Bristol, 9H00...

En cette matinée radieuse qui renouait avec la douceur printanière, le soleil levant réchauffait de ses rayons la pierre de l'académie Lycaon, tandis que le silence apaisant qui régnait sur le parc n'était troublé que par les gazouillis bucoliques des oiseaux. En découvrant ce cadre féérique, nul ne pouvait deviner qu'en ce moment même des destinées étaient sur le point se jouer entre les murs de ce château. En effet, ces derniers renfermaient une centaine d'élèves angoissés, le ventre noué par la peur, et qui n'attendait que le verdict de leurs première journée de concours. Car Bristol était en passe de devenir un haut lieu magique, et rien de moins qu'un carrefour planétaire dans l'art et l'usage de la métamorphose!
Ce projet était né de la passion d'un homme pour l'exercice de la transfiguration, Dermot Flaherty, un ancien professeur de l'université magique d'Edimbourg qui souhaitait offrir au monde une université digne d'accueillir les futurs plus grands spécialistes en la matière. Pour mener à bien son projet, Dermot Flaherty avait prospecté aux quatre coins du monde, et il ne tarda point à récolter des échos encourageant à ses efforts. En effet, très vite, les candidatures furent légions, chacune des grandes écoles magiques voulant placer leurs meilleurs éléments dans cette prestigieuse université, dont la renommée n'allait que s'amplifier avec le temps.
Afin de ne pas assister à un déferlement d'élèves sur la tranquille Bristol, les sélections pour intégrer l'académie Lycaon furent draconiennes. Dermot Flaherty et le corps professoral épluchèrent avec minutie chacun des dossiers scolaires pour n'en conserver que les meilleurs, soit une petite centaine d'élèves parmi les milliers de demandes! Et ce tri sélectif était encore bien loin de prendre fin, car les élèves retenus étaient alors contraint de passer un concours interne, théorique plus pratique, qui n'en conserverait tous au plus qu'une vingtaine. Car Dermot Flaherty ne voulait point d'une armada d'élèves. Ce qu'il recherchait avant tout ce n'était rien d'autre que de constituer une élite dans l'art de la métamorphose...

En ce jour, un peu moins d'une centaine d'élèves s'étaient regroupés dans le Grand Hall de l'académie Lycaon et attendaient le verdict du premier test théorique de la veille. De leurs notes dépendaient si oui ou non, ils pourraient passer la seconde et ultime épreuve d'ordre pratique qui leurs ouvrirait, cette fois-ci, définitivement les portes de l'université en cas de réussite.
Le stress montait en flèche dans les rangs des examinés, mais aussi dans ceux des examinateurs. Car un problème de taille venait de survenir; le Directeur de l'académie Lycaon, Dermot Flaherty venait de disparaitre...

Malgré son âge avancé, Hortensia Salswick, la concierge en chef de l'académie Lycaon marchait à grands pas en direction de l'endroit où elle était à peu près certaine de retrouver l'incorrigible directeur. Passant devant les élèves médusés, la vielle femme se dirigea vers la grande porte qui s'ouvrait sur les vertes pelouses fraichement tondue du parc. Alors qu'elle était sur le point d'en franchir le seuil, la concierge se fit alors alpaguer par Viviane de Florac, la professeur de métamorphose de l'école française de Beauxbâtons.

"Je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais pourriez vous m'indiquer quand nous aurons les résultats définitifs de l'évaluation théorique? Hier soir soir vous nous aviez donné rendez-vous à sept heures, et il se trouve qu'il est déjà dix heures..."

La concierge balaya l'air d'un geste de mauvaise humeur.

"Écoutez, j'ai plus important à faire en ce moment, alors si vous n'y voyez aucun inconvénient, j'aimerai pouvoir continuez mes recherches tranquille!"

La française s'offusqua quelque peu de cette forme d'indifférence à son égard, et tenta d'insister...

"Je m'excuse sincèrement mais ma petite Lucie est dévorée par l'angoisse, et je me dois de connaitre ses résultats. L'attente est beaucoup trop longue!"

Hortensia s'en se retourner vers la professeur de Beauxbâtons, commença à marmonner des réprimandes.

"L'attente est la même pour tout le monde, madame de Florac! Voyez-vous les écoles de Poudlard, Durmstrang ou encore celle de Salem se plaindre? Non! Il n'y a que vous les français pour oser râler sans cesse! Maintenant veuillez me laisser en paix! J'ai d'autre chat à fouetter!"

L'enseignante couvrit sa bouche de sa main gantée pour éviter de pousser un cri d'exclamation. La concierge, quant à elle, continuait de scruter l'étendue du parc...

"Mais pouvez-vous me dire ce que vous êtes en train de chercher!???" pesta l'enseignante de Beauxbâton.

Le visage tout à coup rayonnant, Hortensia désigna alors d'un index victorieux une masse noire qui s’ébrouait dans un bac à sable du parc.

"Je cherchais mon directeur, monsieur Dermot Flaherty, mais je crois que je viens de le trouver!"

Les deux femmes regardèrent alors pour la premières fois dans la même direction. Sans la moindre once de scrupule Hortensia Saswick porta ses doigts à sa bouche, et poussa un sifflement strident à l'attention de Dermot Flaherty. Ce dernier sous sa forme animagi, leva les deux oreilles en l'air et comprit bien vite qu'il était peut être temps de cesser de batifoler dans le parc, car son devoir l'appelait...


*****


Dermot Flaherty
Directeur de l'Académie Lycaon

Dermot Flaherty avait de quoi sévèrement pester en cette matinée! En effet, il venait de passer une nuit presque blanche à corriger une centaine de copies d'examen théorique aussi ennuyeux que déprimant, et de plus, sa ballade matinale sous sa forme de Lycaon avait été troublé par son intraitable concierge. Cette dernière l'avait toujours suivis, en temps que femme de chambre au début et maintenant comme fidèle concierge de son académie. A vrai dire, elle agissait plus comme une mère avec lui que autre chose, et bien qu'il s'en défendit, Dermot était toujours à l'écoute de ses précieux et sages conseils. Mais aujourd'hui, Hortensia était particulièrement irritante...
Le grand maître de la métamorphose n'avait même pas eu le loisir de saluer, Samuel Nolan, son ancien élève devenu professeur, qui était venu de Poudlard, accompagné de son jeune poulain. Tout cela, parce que Hortensia ne jugeait pas bon, en période de concours magique, que Dermot salue une école plus qu'une autre, tout cela dans un souci d'équité qui excluait les copinages douteux. Pourtant sa nature profonde avait toujours exclu et rejeté en masse la triche et le mensonge.
Bien que Dermot apparaissait au premier venu comme un enfant prisonnier dans un corps de vieillard, toujours capable des pires espiègleries et dans l'impossibilité de conserver son sérieux plus de secondes; il conservait, tout de même, au fond de lui une ligne de conduite noble et honnête qui faisait de lui un sage parmi les sages. Dans ce concours il n'avait qu'une certitude, celle qu'il prendrait exclusivement les vingt meilleurs élèves, et conserverait son objectivité loin de tout égard personnel...
Mais le vieux directeur aurait bien aimé tout de même salué cet ancien et brillant élève qu'il avait croisé au détour d'un laboratoire de recherche en transformation magique, et dont le travail fut unanimement salué par ses confrères scientifiques. Bien que renfermé et manquant sérieusement d'humour, Dermot avait toujours apprécié cet élève calme et discipliné dont le seul loisir était de scruté la forêt adjacente, un verre non alcoolisé à la main. L'appel de la forêt, lui aussi la connaissait, et Dermot était de ceux qui pensait que l'on ne pouvait pas luter indéfiniment contre sa nature profonde...
Alors qu'il restait prostré sur son bureau, se remémorant ses souvenirs d’Édimbourg; tout en fixant la pile de dossier qui en jonchait la surface, un raclement de gorge le ramena à la réalité. Hortensia en maudite secrétaire bonne à tout faire, voulait le contraindre de répondre aux exigences de son agenda serré en cette période de concours magique. La concierge le fixait durement tout en plaquant son doigt sur un énorme encadré contenant l'information, "Étude de cas pratique et entretien individuel des élèves : 10h00"...
Dermot Flaherty soupira longuement, tout en la dévisageant.





"Vous n'aviez pas pas à interrompre ma promenade matinale, Hortensia! Vous savez que je n'aime pas être dérangé sous ma forme animagi. J'étais sur la piste d'un lièvre de garenne dont l'odeur appétissante était toute fraiche. A cause de vous, je n'ai point déjeuner, et je vais devoir me coltiner une journée harassante!"

Hortensia manqua s'arracher un bigoudi de sa chevelure, en écoutant le futur directeur se plaindre d'avoir trop de contraintes! Dans quelques mois, les contraintes seraient son pain quotidien! En avait-il conscience?

"Dois-je vous rappeler à mon tour que vous devez absolument et dans l'instant, informer les élèves sur ceux qui pourront passer l'ultime épreuve? L'imposante Grelda Falmaroc de Salem commence déjà à élever la voix, et bientôt elle ne tardera pas à rugir à en faire tomber les murs! Et je ne vous parle pas de cette française de Viviane de Florac, nul doute qu'elle compose déjà une lettre de plainte à l'attention de sa grande girafe de directrice de Beauxbâton!"

Hortensia marqua un bref silence, avant de poser la seule question qui s'imposait...

"Si vous me disiez ce qui ne va pas, Dermot? Ne rêviez-vous pas de constituer une élite d'expert en métamorphose?"

Dermot se leva de chaise et commença à tourbillonner dans son bureau, manquant de peu de donner la lourde à la vieille concierge.

"Oui, je veux constituer une élite! Mais pas n'importe laquelle! Je veux sentir de la passion! Du bonheur, du rêve, une rage d'y parvenir! Tout ce que j'ai vu hier, dans les réponses au test théorique, ne s'apparente pas à cela! Des réponses exactes pour la plupart d'entre eux, car ils savent pertinemment ce qu'ils doivent répondre. Ils ont sagement enregistré leurs cours et ne font que le répéter comme de vulgaires perruche. Où es l'amour de la métamorphose dans tout cela? Cela manque considérablement de chaleur! C'est froid et insipide! Que diable, lorsque moi-même je transforme un tabouret en tortue des Galapagos, c'est pour moi aussi émouvant que de donner la vie. Oui la métamorphose, c'est le pouvoir de se mettre dans la peau de dieu, d'un créateur et pendant quelques instant, de pouvoir présider à sa place!"

Dermot releva le menton, tout en écartant les bras de manière théâtrale. la concierge se contenta de renifler, et de lui lancer :

"Rien que ça? Et bien si vous êtes dieu, vous devriez vous dépêcher d'annoncer le jugement dernier. C'est pas très divin de maintenir dans l'ignorance des pauvres adolescents apeurés..."

Dermot se jeta alors sur le bureau , et analysa alors les différentes fiche d'élèves qu'il avait sélectionné, et qui correspondait à ceux ayant eu les meilleurs résultats au test théorique. Les sélectionnés étaient au nombre de quarante, et suite aux entretiens pratiques, il n'en conserverait que la meilleure moitié...
D'un geste décidé il saisit la pile entière, et la déposa dans les mains de la fidèle Hortensia.

"Voici les élèves pré-sélectionnés pour la grande épreuve pratique, j'ai décidé que cette dernière se déroulerai en binôme et non de manière individuelle. Rien de mieux qu'une situation imprévue et déstabilisante, pour voir ce qu'ils ont réellement dans le cœur. Je veux que tu affiches les résultats sur le panneau du grand hall, et que tu les appelles à tour de rôle. Par ordre de duel..."

Hortensia manqua faire tomber ses lunettes.

"Des duels!? Les élèves se confronteront alors entre eux? Ce n'est pas un peu trop racoleur et indigne d'une université comme la notre comme méthode?! Vous ne trouvez pas monsieur, Dermot?"

Un sourire rusé et enchanté apparut alors sur le visage du directeur, alors qu'il se frottait déjà les mains avec entrain, heureux du tour pendable qu'il était sur le point de jouer aux élèves.

"Tout ce que je veux, c'est qu'il pense avoir à faire à duel... présentez le comme tel... après... nous verrons bien s'ils sont dignes de faire partie d'une élite responsable."

Hortensia ne pipait pas un mot aux élucubrations du directeur de l'académie Lycaon qui paraissait avoir une idée bien précise derrière la tête. Mais elle ne tergiversa guère plus longtemps, voyant le temps défiler...

"Qui dois-je appeler en premier?"

Dermot Flaherty se tourna à nouveau vers sa fidèle lieutenante, et tout en regardant l'éventail de dossier d'examen, il retenu rapidement deux d'entre eux.

"Pour le premier entretien, je veux m'amuser! Je veux un assister à duel épique entre deux écoles de légende! Je veux voir de la passion! Pourquoi ne pas confronter les deux meilleurs éléments... Comme cette ravissante et au combien douée jeune sorcière de Salem, que je verrai bien affronter ce valeureux Gryffondor de Poudlard! Ils sont les meilleurs dans leur écoles respectives, un peu d'adversité et de difficulté ne peut que leurs faire le plus grand bien!"

Sur ces dernières consignes, il adressa un clin d'oeil amusé à Hortensia.

"Faites les patienter devant le grenier, j'ai du rangement à faire..."


*****


Grelda Falmaroc
Professeur de Métamorphose à Salem

Après deux heures d'attente, enfin la vielle concierge descendait de sa tour dorée pour délivrer les précieuses informations des résultats. Sans doute du fait de sa forte corpulence, Grelda soufflait comme un veau que l'on conduisait à l’abattoir. Elle n'avait pas apprécié du tout cette longue attente et tenait à le faire savoir à la concierge Walswick.

"C'est inimaginable un tel retard! A Salem des corrections de plus mille élèves sont corrigées en moins de temps! A force de rester assise de la sorte, j'ai des douleurs dans les lombaires, et je risque de ressentir ma raideur dans la hanche! Bravo! Comment vais-je faire pour me déplacer? "

Mais ses plaintes n'eurent point d'écho, car le panneau où s'affichait les résultats monopolisait toutes les attentions, la foule d'élèves se bousculant pour savoir s'il continuait l'aventure ou non. Grelda Falmaroc posa alors sa grosse main sur l'avant bras de son apprentie sorcière de Salem, la jeune et surdouée Bianca Taylor...

"Inutile de te déplacer, on sait déjà au vue de tes qualités que tu es d'ores et déjà sélectionnée. Tu peux te préparer à rejoindre cette université, car pour toi, c'est une formalité. Dans le bon vieux temps j'étais pareille que toi, bon avec quelque kilos en plus, mais j'avais la même détermination! Tu va réussir Bianca, je n'en doute pas une seconde..."

Grelda se pencha alors vers Bianca, lui soufflant au passage sa mauvaise haleine...

"J'espère que tu as bien intégré le fait que tu représentes l'honneur de notre école magie! Tu dois réussir ce concours pour toi, mais aussi pour l'ensemble des valeurs et des traditions qui régissent notre noble Institut magique. Tu sais que Salem est la dernière école au monde exclusivement féminine?"

Grelda expédia alors un coup de coude à sa jeune protégée.

"Et tu veux que je te dise mon enfant, c'est une bonne chose! Au moins, les sorcières de Salem n'ont la tête qu'aux études et cela fait des filles tout à fait respectable plus tard! Tu sais les garçons n'apportent que la tentation et le vice, et te détournent de ce que tu dois devenir. Je n'ose même pas imaginer quel enfer serai devenue ma vie si j'avais rencontré un homme. Et pourtant j'avais du succès, j'étais tout aussi belle que toi. Dis tu m'écoutes quand je te parles Bianca?"

Aussi bavarde qu'une pie, Grelda Falmaroc avait cette faculté de noyer les gens en moins de deux secondes sous sa prose. Elle s’apprêtait à surenchérir quand une annonce de la concierge, usant d'un sonorus, sauva la jeune Bianca Taylor d'un flot de paroles inutiles.

"J'appelle Bianca Taylor de l'Institut Magique de Salem, et Jérémy Baker de Poudlard à venir passer leur étude de cas pratique en binôme. Les professeurs attitrés de ces deux élèves sont eux-aussi prier de bien vouloir se joindre à eux. Veuillez monter le grand escalier sur votre gauche et de bien vouloir suivre le tapis rouge qui vous conduira dans une pièce circulaire. Le directeur Dermot Flaherty viendra alors vous chercher pour vous expliquer les consignes exactes de ce duel de métamorphose qui opposera les deux candidats désignés. Avec mes plus sincères encouragements... "

Grelda n'imprimait pas réellement le sens du message de la concierge de l'Académie Lycaon, tout ce qu'elle voyait c'est quelle allait devoir grimper un escalier avec sa hanche endolorie.

"Il manque pas d'air! Nous faire grimper des escaliers après une aussi longue attente! Que les sorcières de Salem soient bruler à nouveau si j'arrive encore à gravir quatre de ces maudites marches. Aide moi à me relever Bianca..."

Réussissant à décoller de son siège, et ne voulant pas affronter le terrible escalier qui se présentait face à elle, elle sortit sa baguette. Se retournant vers Bianca, elle lui lança un clin d'oeil.

"On se retrouve en haut..." Puis elle lança sur un elle un Lévita Corpus, qui la propulsa tout en haut des marches et devant la salle circulaire qui allait tenir lieu de salle d'attente en attendant l'épreuve de pratique. Lui emboitant lestement le pas, les deux sorcières firent leur entrées en premières dans la petite salle.
S'installant lourdement sur deux chaises, elle indiqua à Bianca de s'asseoir en face, c'est alors qu'elle vit les deux envoyés de Poudlard pénétrer dans la petite pièce. Elle dévisagea le jeune professeur dont le visage ne lui rappelait aucun grand nom de la magie anglaise, et son jeune disciple aussi blond que les champs de blé.




Grelda finit par les saluer d'un mouvement de tête poli, puis lança la conversation.

"L'Institut Magique de Salem vous salue bien bas! Au moins pour vous le voyage ne fut guère long! Car pour nous ce fut une véritable galère que de trouver ce coin perdu, et les portauloins me donne soulèvent bien trop le cœur. Je m'appelle Grelda Falmaroc, professeur de Métamorphose depuis près de soixante six ans à Salem et Directrice de la Maison Vol-d'ébène."

Puis désignant sa jeune sorcière attitrée d'un geste de la main, elle acheva les présentations.

"Et voici ma disciple la plus douée, la talentueuse Bianca Taylor! Cet examen de passage ne sera qu'une formalité pour elle. Apparemment, elle n'a point commise la moindre erreur à son examen théorique et n'a jamais connu plus basse note que optimal. Un vrai prodige digne de l'école de Salem!"

Un brin trop familière et directe, Grelda Falmaroc harangua le professeur de Poudlard.

"Vous êtes bien jeune comme professeur! C'est sans doute pour cela que je ne vous connais point. Comment vous appelez-vous?"

Grelda Falmaroc s'adressait uniquement au professeur Nolan, le jeune Gryffondor qui l'accompagnait lui semblant beaucoup trop jeune pour être digne d'intérêt. Ce Samuel Nolan était un bel homme et qui présentait plutôt bien. L'envie de discuter et de connaitre les petits ragots fumant de Poudlard n'était pas pour lui déplaire. Elle l'incita à venir à s'asseoir à coté d'elle, sur une demi chaise...
Elle aborda alors le seul sujet qui lui semblait capable de relier leurs deux écoles, et qui prenait la forme d'une arithmancienne bien célèbre à Salem.

"Et comment va cette chère Ana Sorden? Donnez moi un peu de ses nouvelles? Je serai très curieuse de savoir quel prodige elle a réussit à accomplir cette fois-ci?"

Quelque chose dans la voix de Grelda Falmaroc trahissait une certaine défiance et un mauvais ressenti à l'égard de son ancienne consœur américaine. Grelda baissa les yeux, tout en écoutant religieusement le jeune professeur de s'exprimer...
Samuel NolanAncien personnageavatar
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Silencieux, Samuel était installé, les bras croisés, sur l’une des chaises du Grand Hall de l’Académie Lycaon, Jeremy à ses côtés. Tout autour d’eux, les autres candidats et leurs professeurs bouillaient littéralement d’impatience. En effet, cela faisait pratiquement trois longues heures qu’ils attendaient les résultats de l’épreuve théorique de la veille. Viviane de Florac, son homologue française était à deux doigts d’exploser et Grelda Falmaroc inondait de paroles ses voisins les plus proches. Samuel avait donc prit grand soin de choisir des sièges à l’écart de cette incorrigible bavarde qui avait le pouvoir de vous déclencher d’horribles mots de têtes juste en vous parlant. Cependant, l’ambiance était de plus en plus pesante et un climat de tension s’était réellement instauré dans le hall bondé. Ce n’était pas bon pour Jeremy, songea Samuel en dardant un regard vers son poulain. Le gamin n’avait pas de raison d’être anxieux au vu des réponses qu’il avait apporté à l’épreuve théorique mais Samuel était prêt à parier que le Gryffondor se sentait stressé par l’éminence de l’annonce des résultats et, peut-être aussi, par ce climat que Dermot se plaisait surement à instaurer.

Soucieux du bien-être du jeune homme, Samuel se leva et lui adressa un signe de tête pour l’inviter à le suivre. Il passa devant Bianca et enjamba les longues cannes du candidat de Durmstrang avant de déboucher sur le perron de l’immense château qui serait peut-être l’école de Jeremy l’année prochaine. Une fois à l’extérieur, Samuel respira une grande bouffée d’air frais et balaya les alentours du regard. Merlin, qu’il était mieux dehors. Il n’avait jamais aimé les ambiances confinées si bien que même dans sa salle de classe, il laissait toujours la fenêtre près de son bureau entrouverte. De plus, une petite balade dans le parc serait surement une préparation plus saine pour Jeremy.
Rivant les mains au fond de ses poches, l’enseignant esquissa quelques pas sur les graviers avant de se tourner vers le gryffondor pour faire taire ses éventuelles inquiétudes à quitter le lieu de l’annonce des sélectionnés :

« Grelda Falmaroc jacassera tellement fort à l’annonce des résultats que nous l’entendrons de l’autre bout du parc." exposa-t-il parfaitement convaincu de ses dires.

Il adressa un léger sourire à Jeremy et contourna l’aile gauche du château. Les graviers crissèrent légèrement sous son poids tandis qu’il avançait sans un mot pour son apprenti. Cela ne servait à rien de lui demander comment il allait ni de lui prodiguer des ultimes conseils. Un peu de calme ne pouvait pas lui faire de mal. Les deux jeunes hommes passèrent donc sous un porche et débouchèrent dans ce qui devait être le jardin potager de l’Académie. Des poireaux gigantesques ainsi que d’énormes citrouilles poussaient pêle-mêle dans un joyeux enchevêtrement. Nul doute que Dermot avait dû trafiquer leur croissance magiquement, ce genre d’expérience lui ressemblait tellement.
Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de Samuel tandis qu’il repensait à son ancien professeur. Dermot faisait partie des gens qui avaient une capacité certaine à transmettre leur passion. Il suffisait qu’il parle des Sortilèges d’Apparition pour vous faire rêver, et à en juger par son comportement de la veille, il n’avait pas changé d’un iota. Pourtant, ils s’étaient juste saluer très simplement par une poignée de main, mais le jeune enseignant avait retrouvé dans le regard de son ancien maître, la malice et la flamme qui l’animait déjà quelques années plus tôt.

Se tournant légèrement vers Jeremy qui marchait à ses côtés, Samuel ne résista pas à l’envie de lui compter une petite anecdote qui illustrait parfaitement l’état d’esprit du vieux savant.

« Lors de ma formation en Métamorphoses, ça devait être en 2001, Flaherty débarque dans le dortoir en pleine nuit en hurlant que Voldemort est revenu. Encore. » Précisa-t-il en reportant son attention sur le gryffondor, Les souvenirs de la guerre étant dans toutes les mémoires, nous étions conditionnés. Nous l’avons cru. Sans se poser de questions. Même devant l’incongruité de la situation… » poursuivit-il en déambulant entre les plants de légumes «Nous étions peut-être un peu bêtes, c’est vrai. » consentît-il toutefois, « Bref, Dermot,-qui joue très bien l’homme paniqué il faut le dire- nous a demandé d’animer et de métamorphoser un maximum d’objets pour les transformer en machine de guerre. »

Samuel laissa échapper un petit rire face à ce souvenir avant de poursuivre.

« En l’espace de dix minutes, il disposait d’une armée entière construite avec nos oreillers, nos chaussettes ou encore nos pantoufles métamorphosés. Nous étions tous sur le pied de guerre lorsqu’il s’est mit à rire comme un gamin. »


L’enseignant marqua une pause tout en contournant un chou-fleur gros comme un arbuste,

« Ce n’était qu’un test visant à travailler certaines capacités… Savoir utiliser les métamorphoses dans une situation stressante, savoir collaborer et s’unir dans l’adversité…Et savoir faire preuve de discernement."
Samuel fit une nouvelle pause avant de jeter un regard amusé à Jeremy :

« Tu te doutes que nous n’avons pas validé cette dernière compétence. »


Aujourd’hui, il souriait en songeant à cet événement, mais sur le coup, ça n’avait vraiment pas été le cas. Il n’avait pas adressé la parole à Dermot Flaherty pendant plusieurs semaines suite à cette épreuve. La guerre n’était pas une chose avec laquelle on pouvait s’amuser. Mais avec le temps, Samuel avait compris que l’enseignant ne cherchait pas à mal, il avait manqué cruellement de tact, soit, mais il avait juste voulu s’amuser . C’était Dermot Flaherty. On ne le changerait pas.

« Il ne fait pas ça pour vous embêter, finit-il par dire en faisant référence au temps d’attente, Il ne pense pas aux conséquences. C’est tout. Mais il reste la personne la plus passionnante qui m’ait été donné de rencontrer. » Conclut-il en levant les yeux en direction d’un animal qui s’ébrouait un peu plus loin. Et pas n’importe quel animal… Un Lycaon.

Retenant un petit rire, Samuel s’exclama :

« Je crois qu’il est temps d’aller voir les résultats ! »

Les deux adeptes de Métamorphoses revinrent donc sur leur pas pour retrouver momentanément l’ambiance électrique du Hall de l’Académie. Cependant, l’annonce officielle ne tarda pas à arriver. Les candidats et leurs poulains se ruèrent littéralement sur le parchemin des selectionnés tandis que la concierge annonçait à l’aide d’un sonorus :

"J'appelle Bianca Taylor de l'Institut Magique de Salem, et Jérémy Baker de Poudlard à venir passer leur étude de cas pratique en binôme. Les professeurs attitrés de ces deux élèves sont eux-aussi prier de bien vouloir se joindre à eux. Veuillez monter le grand escalier sur votre gauche et de bien vouloir suivre le tapis rouge qui vous conduira dans une pièce circulaire. Le directeur Dermot Flaherty viendra alors vous chercher pour vous expliquer les consignes exactes de ce duel de métamorphose qui opposera les deux candidats désignés. Avec mes plus sincères encouragements... "


Samuel pressa l’épaule du gryffondor en guise de félicitation. Nul doute que si Dermot l’avait choisi pour affronter la jeune surdouée, c’est qu’il avait fait une excellente impression. Indifférent aux plaintes de Grelda Falmaroc concernant l’escalier, le jeune professeur s’effaça pour laisser monter Bianca Taylor et Jeremy en premier.

Alors qu’il pénétrait dans la petite salle d’attente à l’étage, l’enseignante de Salem était déjà confortablement installée sur un siège et demi. Samuel préféra rester debout, près de l’entrée, les mains jointes avant d’adresser un bref hochement de tête serein à Jeremy, pour lui faire comprendre que tout irait bien et qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter. Cependant le professeur fut contraint de se désintéresser de son apprenti puisqu’Grelda l’interpela pour se présenter et introduire sa jeune disciple.

« Enchanté. »
répondit-il simplement pour couper court à la conversation.

Il n’avait pas du tout envie de babiller avec sa collègue de Salem et il ne souhaitait pas, non plus, présenter Jeremy comme étant un joli petit trophée made in Poudlard. Ce n’était résolument pas dans sa nature, aussi, il se dirigea finalement vers une fenêtre et écarta les rideaux pour regarder à l’extérieur et se soustraire à cette ébauche de conversation. Mais c’était sans compter sur l’insistance de Grelda :

"Vous êtes bien jeune comme professeur! C'est sans doute pour cela que je ne vous connais point. Comment vous appelez-vous?"

Le jeune enseignant mit un temps infiniment long pour tourner un regard impénétrable en direction de la directrice des Vol-d’ébène.

« Monsieur Nolan. » répondit-il, glacial.

C’était un mécanisme de défense chez lui. Plus on lui posait des questions, moins il avait envie d’y répondre… Quoique, ces derniers temps, il se trouvait nettement plus loquace. Depuis la soirée dans les cuisines avec Peter et William, il se surprenait même à apprécier réellement leur compagnie. Nul doute que Margot avait une influence certaine sur ce changement de comportement. Pourtant, elle n’avait pas cherché à le changer ou à le faire évoluer, elle l’avait juste accepté tel qu’il était, avec ses nombreux silences. Mis en confiance, il s’était ouvert, petit à petit, d’abord à elle, puis aux autres…

"Et comment va cette chère Ana Sorden? Donnez moi un peu de ses nouvelles? Je serai très curieuse de savoir quel prodige elle a réussit à accomplir cette fois-ci?"


La mention d’Ana Sorden alors qu’il était justement en train de penser à Margot lui fit tourner la tête brusquement. Que venait faire cette horrible bonne femme dans la conversation ? Enfin, à en juger par la moue dédaigneuse de Grelda, il n’était pas le seul à ne pas avoir une très haute opinion de l’arithmancienne…

« Le professeur Sorden va bien, répondit-il en revenant s’adosser à côté de la porte d’entrée, face à Grelda.

Quel genre de grief pouvait bien avoir la sorcière de Salem envers son ex-consœur ? Subitement poussé par une curiosité qui ne lui était pas coutumière Samuel poursuivit, Vous avez été collègue un temps , non ? »


Samuel Nolan
Fall Away
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Assis à côté du professeur Nolan, Jeremy rêvassait, inattentif à toute l'agitation autour de lui. Il imaginait ce que pourrait être sa vie dans cet endroit, se prenait à observer les autres candidats en se demandant avec lesquels il pourrait s'entendre. Il aurait fallut être difficile pour ne pas apprécier l'académie. Les bâtiments étaient magnifiques, plus beaux encore que ceux de Poudlard, même si sa vieille école gardait un charme inégalable. Jeremy avait envie de partir à la visite de la ville, qu'il ne connaissait pas, et de découvrir plus en détail ces lieux qui pouvaient abriter son futur. Un sentiment d'impatience et d'excitation s'infiltrait en lui alors qu'il commençait à toucher du doigt cet après-Poudlard qu'il avait longtemps imaginé, et qui devenait plus concret.

Pourtant, Jeremy savait qu'il ne fallait pas vendre la corne de la licorne avant de l'avoir tuée. Pour vivre ici, il lui fallait d'abord réussir ce concours qu'il avait préparé avant tant d'acharnement. Mais, contrairement à son état à la veille des vacances, quatre jours plus tôt, et contrairement à bon nombre de ses rivaux au teint verdâtre, Jeremy ne se sentait pas anxieux. Il était plutôt confiant quant à sa réussite de l'épreuve théorique, pour laquelle il n'avait hésité sur quasiment aucune question. L'épreuve pratique, en revanche, était loin d'être gagnée d'avance, il en était conscient. Mais, s'il avait été stressé pendant la première heure, Jeremy avait fini par se détendre progressivement au fil de l'attente qui ne cessait de s'éterniser. Il ne pouvait plus rien faire pour améliorer ses chances maintenant, alors autant penser à autre chose jusqu'au moment fatidique.

Il était néanmoins difficile de ne pas se laisser atteindre par cette ambiance pesante qui régnait sur les lieux, voilà pourquoi Jeremy accueillit avec gratitude la proposition muette de son professeur. Jeremy se leva de sa chaise et étira ses muscles endormis, avant de suivre Samuel à travers la salle. Jeremy jeta un coup d'oeil à Bianca Taylor au passage, intrigué par cette jeune fille que l'on disait si talentueuse que le concours ne serait pour elle qu'une formalité. Il se demanda si elle était stressée ou confiante, et se décida pour la seconde solution. Il y avait une telle détermination dans son regard qu'il ne pouvait pas en être autrement. Enfin ! Heureusement, il n'y avait pas qu'une seule place à gagner dans ce concours, et même si le nombre d'heureux élus serait ridiculement petit au regard du nombre de candidatures, Jeremy espérait tout de même avoir une chance d'en faire partie.

Jeremy prit une profonde inspiration en retrouvant l'air vif de l'extérieur, puis suivit Samuel en silence. Excellente idée que cette balade, après tout ce temps passé à mijoter avec les autres candidats. Il sentait sa concentration revenir, avec une nouvelle dose d'optimisme qui ne lui était pas familière. Il y avait quelque chose de stimulant dans l'air, peut-être était-ce la présence de tous ces jeunes prêts à en découdre, ou bien le fait d'être en présence de tant de personnes qui partageaient sa passion... Jeremy avait envie d'apprendre auprès de ce Dermot Flaherty, qui, à en croire la façon dont le professeur Nolan le dépeignait, avait l'air d'être un sacré personnage. Il joignit son rire à celui de l'enseignant quand il lui raconta l'anecdote du prétendu retour de Voldemort. C'était vraiment une blague de très mauvais goût, mais c'était aussi très drôle d'imaginer son enseignant si sérieux en train de transformer des chaussettes en armes de guerre...

« Tu te doutes que nous n’avons pas validé cette dernière compétence. »

"J'imagine", répondit Jeremy en retenant à grand peine un sourire moqueur. Tout en observant avec curiosité les légumes géant du potager, le Gryffondor écouta attentivement ce que lui disait Samuel au sujet de Flaherty. En quelques mois de cours particuliers avec le professeur Nolan, Jeremy avait apprit qu'il ne parlait jamais pour ne rien dire. Peut-être que savoir que Dermot avait un sens de l'humour très particulier pourrait lui être utile au cours de l'épreuve, même si cela paraissait peu probable ! Jeremy allait l'interroger un peu plus au sujet de son ancien mentor quand Samuel affirma qu'il était temps d'aller voir les résultats. Aussitôt, toute la belle assurance que Jeremy ressentait depuis deux heures s'envola, et son estomac se noua. Bordel de troll, songea-t-il en remontant vers le Hall. C'était l'heure ! Et s'il ratait l'épreuve pratique ? Et s'il s'était trompé, s'il avait déjà raté la première épreuve, finalement ?

Jeremy n'eut pas le temps de s'angoisser bien longtemps. Quand le parchemin des sélectionné commença à circuler, Jeremy lança un regard peu assuré en direction de Samuel et amorça un mouvement en direction des résultats, quand une annonce retentit. Jeremy se figea instantanément, et poussa un juron intérieur. Il réalisa à peine qu'il aurait dû être heureux pour sa réussite à la première épreuve, trop occupé à maudire la personne qui avait jugé bon de l'opposer à Bianca Taylor. Pourquoi elle ?! Parmi tous les candidats, elle était la seule qu'il ait réellement repéré, la seule dont il ait retenu le nom et surtout les prétendues capacités. Elle allait le manger tout cru ! Sentant une certaine panique l'envahir, Jeremy répondit par un maigre sourire à son professeur qui venait de lui serrer l'épaule.

"Qu'est-ce que c'est qu'un duel de métamorphose, au juste ?", murmura-t-il à l'intention de Samuel, tandis qu'ils se dirigeaient vers les escaliers.

Il avait du mal à saisir le concept, n'ayant jamais participé à un duel dans sa préparation au concours, et s'imaginait déjà transformé en lombric par Bianca. Si c'était ce genre de choses qu'il fallait faire, il ne ferait pas le poids, c'était sûr ! Son seul entraînement consistait à avoir infligé une queue de cochon à un première année désarmé, rien de bien reluisant donc... Jeremy monta l'escalier aux côtés de Bianca, à qui il adressa un hochement de tête en guise de salutation, et s'efforça d'avoir l'air détendu. Inutile de laisser paraître son anxiété ! Jeremy entra à la suite de la jeune fille dans la petite salle et alla s'installer devant une fenêtre dans un coin, ignorant les bavardages de la mentor de Bianca. A la vue du ciel dégagé, Jeremy sentit son angoisse s'apaiser un peu. Il ne connaissait pas réellement les capacités de cette fille, peut-être qu'il était tout à fait capable de l'affronter. Samuel Nolan était un excellent professeur, qui avait connu l'enseignement de Flaherty, et s'il le jugeait apte à réussir ce concours, alors il l'était. De toute façon, rien n'indiquait que Bianca et Jeremy ne pouvaient pas réussir tous les deux ! Peut-être que le perdant serait tout de même sélectionné, s'il était suffisamment doué... Du moins, c'était ce que Jeremy se disait pour se rassurer. Car en vérité, ils étaient deux pour une place, le calcul était facile à faire...

Soudain, un nom dans la conversation entre les deux collègues attira son attention, celui d'Ana Sorden. Jeremy se détourna de sa fenêtre et posa un regard incisif sur son professeur, qui semblait lui-même intrigué par les propos de cette Grelda. Sorden était un nom suffisamment prononcé - et détesté - dans la salle commune de Gryffondor pour que le capitaine ait envie d'entendre cette conversation, persuadé que ses copains des Dark Boursouf seraient ravis s'il pouvait leur dire quelque chose de compromettant au sujet de leur horrible enseignante. Mais Jeremy ne voulait pas avoir l'air d'espionner. Le jeune homme coula un regard en direction de sa rivale du jour. Il ne savait pas trop quelle était la procédure à suivre dans ce type de situation. Puisqu'il n'y avait qu'une place pour deux candidats, et qu'ils allaient devoir s'affronter, ils étaient probablement censés se détester... Mais être poli avec sa rivale ne pouvait pas lui faire de mal, détester quelqu'un demandait plus d'énergie, surtout quelqu'un qu'on ne connaissait pas. Et puis on n'avait pas l'occasion de rencontrer quelqu'un de la légendaire Salem tous les jours ! Bon, il fallait bien avouer qu'elle l'impressionnait un peu, mais Georgiana aussi l'impressionnait au début et il avait fini par s'en remettre...

Prenant à deux mains son courage de Gryffondor, Jeremy franchit les quelques mètres qui le séparait de Bianca et se planta devant elle, un léger sourire aux lèvres.

"Salut ! Moi c'est Jeremy", dit-il un peu inutilement puisqu'elle avait dû entendre son nom lors de l'annonce. "Tu viens de Salem, c'est ça ? C'est comment, là-bas ?"

Jeremy glissa les mains dans ses poches et s'appuya contre le mur à côté de la jeune fille, tout en gardant une oreille attentive à la discussion des deux enseignants.



Merci à Juliet Ship
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Bianca Taylor
17 ans, Candidate de Salem au concours d'entrée de l'Académie Lycaon





Bianca avait cette faculté de pouvoir se concentrer en dépit de toute l’agitation qui régnait autour d’elle. Cela s’avérait fort utile lorsque l’on avait comme mentor la plus bavarde des enseignantes de Salem. Il lui suffisait d’hocher la tête à intervalle régulier, en arborant un air qui se voulait intéressé, pour donner l’illusion qu’elle lui témoignait toute son attention. Hors, c’était loin d’être le cas. Bianca n’écoutait Grelda que lorsque cette dernière parlait de Métamorphose, le reste du temps, elle simulait un intérêt factice. D’ailleurs c’était justement ce qu’elle faisait depuis trois longues heures. Entre deux sourires pour son professeur, Bianca avait focalisé son attention sur une fleur en bouton dans le vase en face d’elle. Il faudrait surement une longue journée pour que le bouton s’épanouisse complètement de manière naturelle, et pourtant, il suffisait d’un simple sortilège pour que la fleur s’ouvre subitement. Elle n’avait qu’à pointer sa baguette sur le végétal pour le faire éclore ou faner. C’était tellement facile. Trop facile pour Bianca qui maitrisait l’Art de la Métamorphose mieux que personne. Les sortilèges de transfert étaient d’ailleurs ses préférés. Elle pouvait passer des heures à changer un objet en un autre juste pour le plaisir de voir les matières et les formes muter sous ses yeux. Ses camarades de Salem interprétaient cela comme de la vantardise et ils n’avaient pas tardé à la qualifier de jeune fille froide, et hautaine. Pourtant, elle n’avait pas l’impression de prendre les autres de haut, au contraire. Elle se sentait juste différente. Elle n’avait simplement pas les mêmes préoccupations qu’eux : Les histoires de cœur et de garçons ne l’intéressaient guère comparé à l’étude des Métamorphoses. Comment pouvait-on préférer passer une heure avec le Capitaine de l’équipe du Quidditch de St-James Collège alors que l’on avait la possibilité de transformer une chose en une autre, à l’infini. Pour la jeune fille s’était inconcevable. Elle était donc devenue une adolescente solitaire par la force des choses, ses compétences hors-normes et son intérêt pour la Magie l’isolant petit à petit de ses camarades.

Bianca avait donc placé énormément d’espoir dans ce concours. Pour elle, c’était bien plus qu’une perspective de poursuite d’étude attrayante. Bien sûr, elle ne doutait pas de ses capacités et elle savait d’hors et déjà qu’elle intégrerait l’Académie l’année prochaine, mais cette école lui offrait surtout l’opportunité de rencontrer des gens qui lui ressemblent. L’espoir d’un nouveau départ où elle ne serait plus le petit joyau de Salem. Enfin, elle serait comme les autres.
La veille au soir, la jeune fille avait donc pris son courage à deux mains et s’était soustrait à la surveillance de Grelda durant quelques minutes pour essayer de s’entretenir avec Lucie, la concurrente française.

Elle avait retrouvé l’élève de Beauxbatons dans les toilettes des filles. Bianca s’était installée devant le lavabo et avait cherché un moyen d’engager la conversation tout en se lavant les mains. Relevant les yeux vers le reflet de Lucie, elle avait finit par dire:

-Je pensais que l’épreuve théorique serait plus compliquée que ça. J’ai trouvé les questions faciles.
- Vraiment ? Et bien tu en as de la chance ! avait répondu Lucie, légèrement amère.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la sorcière de Salem ne s’était pas attendue à ce type de réponse. Lucie n’était-elle pas la meilleure élève de l’école française ? Elle aurait dû trouver le questionnaire aisé ! Cela ne pouvait pas en être autrement ! Prise de cours, Bianca avait instantanément reporté son attention sur ses mains mousseuses en se réfugiant dans un silence prudent. Au final, la concurrente de Beauxbatons avait quittée les toilettes non sans avoir épilogué de longues minutes sur les jolies fesses du binôme tout droit venu de Poudlard.

Dès qu’elle s’était retrouvée seule, Bianca s’était enfermée dans une cabine. Appuyée contre la porte, les yeux clos, elle était arrivée à la conclusion suivante : Elle ne serait jamais comme les autres. Il y aurait toujours ce décalage, ou qu’elle soit. Elle avait été naïve de penser, qu’ici, elle trouverait enfin des gens comme elle. Particulièrement attristée à l’idée d’avoir placé trop d’espérance dans ce concours, la jeune fille s’était adonnée à son activité favorite pour se remonter le moral. Elle avait pointé sa baguette sur ses ongles qui s’étaient immédiatement transformer en jolies fleurs multicolores. Elle était restée là, à observer sa main devenue bouquet jusqu’à ce que Grelda viennent la chercher…

« Dis tu m'écoutes quand je te parle Bianca?"


La tirade de son professeur associée à son coup de coude fit sortir la jeune sorcière de sa rêverie.

« Bien sûr professeur. »
souffla-t-elle en regardant autour d’elle.

Le hall de l’Académie Lycaon. Le concours. L’épreuve pratique. Il lui restait encore cette ultime étape avant de retrouver sa morne existence à Salem. D’ailleurs la concierge venait justement de la convoquer, elle ainsi que le candidat de Poudlard pour un duel de métamorphose.

La mélancolie qu’éprouvait la jeune fille quelques secondes plus tôt s’envola instantanément en entendant ces mots. Elle n’avait jamais participé à ce genre d’exercice auparavant et cela promettait d’être assez amusant. Tandis que son esprit s’emballait en essayant d’imaginer la mise en place d’une telle épreuve, elle chercha son concurrent dans la foule. Les deux jeunes gens se retrouvèrent finalement côte à côte pour monter les escaliers qui desservaient la salle d’attente. Bianca répondit timidement au sourire de Jeremy puis elle rejoignit rapidement Grelda dans la petite pièce mise à leur disposition pour les faire patienter.

Un duel de Métamorphose… Ces mots tournaient inlassablement dans la tête de la jeune sorcière. Allaient-ils avoir une série d’objets à transformer le plus rapidement possible ? Des animaux à faire disparaitre ? Ou allaient-ils devoir se métamorphoser l’un, l’autre ? Grelda lui avait dit qu’avec Dermot Flaherty, tout était possible. Elle aurait d’ailleurs bien voulu parler avec son mentor mais cette dernière était en plein babillage avec l’enseignant de Poudlard.

Résignée, Bianca s’appuya contre son siège et croisa les bras mais elle se tendit imperceptiblement en voyant son adversaire se diriger vers elle.

"Salut ! Moi c'est Jeremy", souffla-t-il en s’appuyant contre le mur "Tu viens de Salem, c'est ça ? C'est comment, là-bas ?"

Légèrement interdite, la jeune sorcière observa son camarade de haut en bas. Les gens qui venaient spontanément lui parler étaient assez rares, c’est pourquoi elle mit un certain temps avant de lui répondre :

« Bianca. »

Que devait-elle dire ensuite ? La vérité ? Dire ce qu’elle pensait vraiment de Salem ? Nul doute que Grelda Falmarock n’apprécierait pas d’entendre «son petit prodige » dire combien elle se sentait à l’étroit et incomprise dans le célèbre institut Magique. Aussi, Bianca haussa les épaules avant de dire:

« C’est normal. Comme ici j’imagine. »


Et ensuite ? L’usage voudrait qu’elle lui retourne sa question, non ? Pourtant, elle s’en fichait de savoir comment était Poudlard. Elle avait plutôt envie de parler Métamorphose mais elle se sentait un peu échaudée après sa conversation avec Lucie. Si elle disait qu’elle avait hâte de participer au duel, Jeremy la trouverait surement trop sûre d’elle. Si elle le questionnait sur ses sorts préférés, il penserait peut-être qu’elle cherchait à connaitre ses points faibles. De toute manière, Baker serait comme tous les autres : Quoiqu’elle dise, il la prendrait pour ce qu’elle n’était pas… Alors, autant se taire.
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Grelda Famaroc
Professeur de Métamorphose à Salem

A la question du professeur Nolan, Grelda resta un bref instant interdite, puis se mit soudainement à s'esclaffer sans raison apparente, faisant ainsi étalage de toute l'étendue de sa puissante voix rauque. D'une indiscrétion abominable, elle se frappa bruyamment les cuisses alors que les larmes lui montaient aux yeux. Puis relevant un regard hilare sur Samuel, elle finit par expliquer les raisons de son fou rire...

"Sous votre flegme britannique, vous cachez de vrais talents de comique, monsieur Nolan! Je n'avais point autant rit depuis des lustres! Vraiment? Moi et Miss Sorden collègue! Elle est bien bonne celle-là! Comme si j'étais du genre à côtoyer et papoter avec ce genre de femme arriviste. C'est simplement une connaissance professionnelle, qui ne nécessite aucune forme de familiarité de votre part! Car à ma connaissance, Ana n'a jamais vraiment eu de collègue, ni même nouer des amitiés, autrement que dans un but intéressé..."

Doucement l'ancestrale sorcière de Salem se reprit, s’éventant de sa main, tout en surveillant du coin de l’œil l'attitude que adoptait sa jeune protégée avec ce jeune élève de Poudlard. Elle jeta un regard appuyé à Bianca pour bien lui faire comprendre qu'elle n'envisageait pas de la voir se disperser à l'orée d'un évènement aussi important pour l'institution de sorcières de Salem. Car si ce jeune apollon était d'humeur bavarde, son élève devait rester disciplinée et finir première! Grelda caressa machinalement son menton poilu avant de revenir à son sport de prédilection : Casser du sucre dans le dos des gens...

"Regardez moi cette jeune fille, monsieur Nolan. Sur ses frêles épaules reposent tous les espoirs de notre prestigieuse école de sorcières. Une surdouée, la meilleure d'entre toutes. Comme ce fut le cas, en son temps, pour Ana Sorden..."

Grelda tourna un regard mystérieux sur le professeur Nolan, avant d'entamer son récit.

"Sachez que avant d'être une "collègue" enseignante, Ana Sorden fut l'une de mes élèves. Déjà à l'époque, Ana Sorden nourrissait une ambition dévorante, comme une empreinte indélébile qui allait sceller sa destinée. Elle ne visait qu'une chose, atteindre la perfection! D'une confiance en soi sans faille, elle ne pouvait s'imaginer à une autre place que la première. Croyez-moi, de mémoire de sorcière, je n'avais jamais vu une élève aussi brillante. Sans doute l'une des toutes meilleures à avoir franchi le seuil de Salem. Et pourtant, elle divisait l'opinion de mes consœurs enseignante de l'époque. Car Ana ne faisait jamais rien comme les autres..."

Grelda toussota légèrement avant de poursuivre ses révélations sur l'arithmancienne.

"En premier lieu, ce n'est pas Salem qui est venue la chercher, mais c'est bien elle qui est venue à sa rencontre. Votre aritmancienne a trouvé l'école magique de son propre chef, ce qui constitue un évènement unique dans l'histoire de notre Institut. Notre directrice, Christabella Morrow, voyait en cela un signe de bon augure, et la littéralement prise sous son aile, comme une fille adoptive. Il faut savoir que Ana n'avait point de famille, une jeune orpheline qui semblait sortir tout droit du néant. Nous étions toutes sceptiques à son sujet, et désireuse de défendre les traditions ancestrales de notre école, mais il est interdit de s'élever contre la volonté de la directrice Morrow. Puis, faisant preuve d'une précocité étonnante, Ana s'est vite imposée comme la toute meilleure élève de sa génération. Je me souviens encore des prodiges qu'elle exécutait en métamorphose, de pures merveilles! Elle avait de quoi enchanter l'intégralité des professeurs, et pourtant...
Quelques choses ne tournait pas rond dans son attitude. Cette petite moue dédaigneuse, le regard supérieur qu'elle arborait même lorsqu'elle s'adressait à nous autres ses professeurs. Vous savez monsieur Nolan, même à l'époque, j'avais bien plus envie de la gifler que de la congratuler!
"

Grelda Falmaroc fit mine de s'offusquer de ce qu'elle venait de dire, mais cela ne l'empêcha nullement de poursuivre ses potins destructeur à l'encontre de l'arithmancienne. Avec la professeur en métamorphose, les absents avaient toujours torts!

"Je ne ne devrai peut être pas vous dire tout cela! Qui sait? Il se peut que vous l'appréciez! Même si je ne vois pas comment ce genre de femme peut être de nature à attirer la sympathie. Déjà toute petite, elle faisait preuve de méchanceté à l'encontre des autres petites filles assurément moins belles et douée que sa personne. Une vraie peste, je vous dis! Et cela n'a fait que s'empirer en grandissant! Elle se croyait l'unique centre des attentions jusqu'à ce qu'une autre adolescente ne finisse par soulever à son tour les regards admiratifs. Oh, je me souviens bien de la petite Lidwige Fowley, une véritable petite fée, et l'antithèse même de Ana Sorden dans bien des domaines. Cette jeune femme incarnait une nature aussi angélique que altruiste, et faisant preuve d'une intelligence rare qui passait d'abord par l'écoute d'autrui. Chose dont était bien incapable Ana, trop concentrée sur son petit nombril. Toutes deux étaient semblables dans leur quête de popularité, mais tellement dissemblables dans leur manière d'agir. Rien que dans leurs vies sentimentales, les deux jeunes filles n'avaient pas du tout la même approche, l'une attendait sagement les lettres de son prince charmant, tandis que l'autre vagabondait, durant ses journées de repos, du coté de l'Institution Magique d’Études Supérieures à la recherche de conquêtes masculines. Au fil du temps, la tension entre les deux adolescentes n'a fait que s'accentuer, les résultats scolaires de Lidwige Fowley talonnant dangereusement ceux d'Ana Sorden. Vous trouverez cela mesquin, mais moi et d'autres professeurs, ont se plaisait à complimenter la petite Fowley juste pour attiser la jalousie malsaine de votre actuelle arithmancienne. Par Abigail Williams! Nous n'en avions pas le droit, mais que c'était distrayant !"

Grelda pouffa à l'évocation de ce souvenir, ce qui n'était qu'une courte pause dans son monologue de bavarde invétérée. Se redressant quelque peu sur sa chaise, elle tira sur la manche de Samuel Nolan pour capturer son attention.

"Mais vous savez quoi? L'anecdote que je vous raconte pourrait prêter à sourire si Lidwige ne s'était point donner la mort quelques semaines avant le terme de ses études et de son examen final. Alors que tout le monde lui prédisait le plus brillant avenir, et pour une raison obscure, elle s'est suicidée en se jetant du haut du grand escalier. C'est moi-même, lors de ma ronde de nuit, qui suis tombée sur le corps étendue de la malheureuse jeune fille dans le grand hall. Quelle macabre découverte, j'en suis encore toute retournée..."

Grelda se moucha alors furieusement dans un mouchoir brodée aux dimensions impressionnantes. Tout en secouant la tête avec dépit, elle poursuivit sa déferlante de prose par une interrogation.

"Oh je vous vois venir monsieur Nolan! Vous êtes en train de vous demander pourquoi je vous raconte tout cela! Vous voulez savoir? Et bien je vais vous le dire!"



Elle flanqua un regard d'acier le professeur de Poudlard, et parla d'une voix presque sépulcrale, tout en le saisissant par le col pour offrir à cet échange une promiscuité inquiétante...

"Monsieur Nolan, je ne suis pas du genre à croire aux coïncidences, surtout lorsque celle-ci se multiplient. Une aura de mort plane au dessus de votre arithmancienne! Ne voyez-vous pas que pendant que les cercueils s'enfoncent sous la terre, elle ne cesse à l'opposé de s'élever vers ses ambitions! Le suicide de Lidwige Fowley n'est qu'un exemple parmi d'autres de ce funeste hasard qui ne sert que la cause de cette femme. Je pourrai vous citer également ce mariage factice avec le richissime et excentrique millionnaire moldu, Howard Galister, et par quel charme obscur elle a réussit à l'envoûter et lui faire signer un pacte de mariage dont l'héritage lui revenait en intégralité! Et comme par enchantement, une tragique chute de cheval survient quelque mois après la lune de miel des jeunes mariés, faisant de Ana l'une des veuves les plus riche du Massachusetts. J'ai dévoré la presse à ce sujet, et notamment les articles de Détective Sorcier, et au final je me demande si je suis la seule à trouver cela suspect!? Et n'oubliez pas une choses, elle n'a eu qu'à tendre sa main en direction de l'autre coté de l'Atlantique pour qu'une place d'arithmancienne ne se libère à Poudlard, avec encore une fois à la clef une mort bénéfique pour ses affaires. Celle de votre regrettée collègue Septima Vector, cette fois-ci. Alors laissez moi vous posez une seule question, monsieur Nolan. Combien de mort vous faudra t-il encore pour vous rendre compte que ses coïncidences douteuses ne sont peut-être pas le fruit du simple hasard, mais découlent d'une autre origine?"

Samuel Nolan s’apprêtait sans doute à répondre à cette question brulante, mais fut interrompu par la silhouette rassurante de Dermot Flaherty qui fit son apparition entre les deux colonnades encerclant le petit couloir qui conduisait à la salle d'examen. L'heure du duel de métamorphose avait enfin sonné...




Dermot Flaherty
Grand Maître de la Métamorphose et Directeur de l'Académie Lycaon

Sans doute que Dermot Flaherty perçut un certain trouble dans le regard de Samuel Nolan, puisqu'il intervint en sa faveur pour l'extirper de l'étreinte tentaculaire des propos de l'incorrigible bavarde de Salem.
Un rictus moqueur au coin des lèvres, le directeur de l'académie Lycaon finit par mettre fin au monologue de l'imposante américaine.

"Professeur Falmaroc, voyons... Laissez respirer un peu le professeur Nolan. Vous voyez bien que vous venez de lui asséner autant de phrase qu'il n'en formulera jamais dans une année complète!"

Dermot Flaherty ébaucha alors un large sourire bien loin du visage austère et inexpressif qu'affichaient d’ordinaire les examinateurs. Son regard finit par se reporter sur les deux brillants élèves qui attendaient eux aussi dans l'un des recoins de la salle d'attente. De manière presque théâtrale, il leur déclina une révérence venant tout droit d'un autre âge.

"Mademoiselle Taylor, Monsieur Baker. Bonjour, je m'appelle Dermot Flaherty, et je suis le directeur de cette académie. Vous pouvez me croire, il n'y a pas plus beau tableau tableau que celui-ci. Deux aussi prestigieuses écoles, si différente l'une de l'autre, et pourtant réunies pour la bonne cause de la métamorphose. C'est navrant que la fin de cet entretien ne conservera qu'un seul d'entre vous. Car vous formez un bien jolie couple..."

Dermot Flaherty posa l’extrémité de sa baguette sur la colonne en pierre, à sa gauche. Et tout à coup le pilier commença à se craqueler pour laisser apparaitre une surface boisé, qui prit l'apparence peu à peu d'un immense tronc d'arbre. Alors que la baguette magique de Dermot Flaherty restait en contact avec le mur, la végétation s'emparait de la salle d'attente, révélant ainsi toute l'étendue magique et le talent de ce grand maitre en métamorphose.
Heureux d'avoir épater son petit public, le directeur de l'Académie lycaon stoppa son intervention magique pour s'expliquer brièvement dessus.

"J'ai toujours trouvé que cette salle d'attente manquait quelque peu de verdure. Mais ce n'est plus un souci!"

Il tourna alors un regard amusé vers les deux élèves.

"Maintenant, jeune gens, je vais vous demandez de bien vouloir me suivre. Du moins essayer de le faire.. Vous me trouverez, en prenant la première porte à gauche, continuez tout droit le long du corridor aux tenture couleur taupe, puis tourner sur vous même trois fois dans un sens, et trois fois dans l'autre. Vous prendrez l'escalier sur votre droite, en prenant soin d'en monter chacune des marches à cloche pieds! Une fois en haut, troisième porte à votre gauche, puis deuxième à droite, passez sous la voute en pierre, grand escalier, passage de droite vers la statue boisée, petit escalier en colimaçon, entrée de gauche puis allée de droite. Puis tout droit, vous pourrez pas manquer mon petit coin de solitude...
Il faudra y être présent dans exactement cinq minutes, pas une seconde de plus et pas une de moins, car s'il y a quelque chose que j'apprécie chez les autres et non chez moi même, c'est la ponctualité! A bientôt mes louveteaux!
"

A peine eut-il dit ces dernières paroles que Dermot disparut en un rien de temps, s'évaporant comme il était venu, sans un bruit. Nul doute qu'un entretien avec le grand maitre Lycaon ne serait en rien prévisible et gageons qu'il réservait encore bien d'autres surprises.
En tout cas de son coté Dermot Flaherty réapparut dans son petit bureau, qui donnait plus l'impression d'un bric-à-brac mal rangé aux allures de greniers. Le directeur s'amusait déjà du petit tour pendable qu'il venait de jouer à ses élèves, et qui ne visait qu'à les faire sortir des sentiers battus et disciplinés de leurs écoles respectives.
L'imprévu révélait souvent les véritables qualités et démontrerait s'ils étaient aptes à suivre l'enseignement prodiguer au sein de son académie. Il tira quelques bouffées sur sa pipe en bois de chêne éternel, lorsqu'il entendit des pas se diriger en toute hâte vers son petit bureau.

* Au moins ils ont trouvé mon repaire...*

Mais le directeur n'était pas le dernier en matière de facétie, et plutôt que de les accueillir avec courtoisie, il se retourna vers les deux élèves qui venaient de franchir le seuil, afin de leur lancer un regard foudroyant.

"Mais de quel passe-droit disposez-vous pour oser perturber cet instant solennel où je fume ma pipe? Et puis qui êtes vous, d'abord?"

Il laissa plusieurs longues secondes s’égrener avant de partir dans un éclat de rire tonitruant.

"Si vous pouviez voir vos têtes à cet instant! Vous vous bidonneriez avec moi! J'espère qu'aucun d'entre vous n'a suivit mes directives à la lettre et monter les escaliers à cloche pied, car sa place serait plus dans un cirque que dans mon académie..."

Dermot n'aimait pas les élèves qui suivaient bêtement les consignes sans mêmes réfléchir, et en cela il se méfiait des jeunes sorcières qui sortaient de Salem. Elle étaient peut être les meilleurs dans l'apprentissage, mais étaient-elle aussi douées dans la spontanéité? Et que valait vraiment ce Gryffondor, aux allures de mannequins de magazines? Allait-il foncer dans le mur comme un bélier, où le surprendre par ses initiatives?

"Mais détendez vous! Vous devez avoirs l'estomac qui gargouille à force d'attendre dans le stress et sans manger. Vous n'avez qu'à prendre l'une de ces délicieuses denrées qui trônent sur cette table!"

Dermot Flaherty désigna alors une table dont la surface était vide et poussiéreuse, désespérément dépourvue du moindre mets onctueux. Soucieux d'impressionner et de s'amuser avec ses éventuels futurs étudiants, il jeta d'un geste adroit du pouce une toupie sur sa surface de celle-ci. Alors que cette dernière tournoyait encore sur elle-même, Dermot lui lança un sortilège informulé, et comme par enchantement, des sucreries, des pâtisseries, des fruits jaillirent de partout comme projeter par la petit toupie.
Au final la table fut recouvertes de plats appétissant n'appelant qu'à la gourmandise. Dermot s'assit à son bureau, croisa les bras derrière sa tête dans une posture des plus désinvolte; il les contempla quelques instants, puis se décida enfin à déterminer leur véritable échelle de compétences dans l'art de la métamorphose.

"Vous êtes mes invités! Je vous en prie! Mais j'imagine qu'en tant qu'invités, vous allez bien m'offrir un petit cadeau! Vous n'êtes pas venu sans rien tout même, les mains vides? non? Allez voyons, donner à votre hôte un petit aperçu de vos compétences!"

Un petit sourire amusé illumina son visage enfantin bien que vieillissant...

"Un expert en métamorphose doté de sa baguette ne se retrouve jamais prit au dépourvu. Alors allez-y! Impressionnez-moi! Faites moi apparaitre quelque chose susceptible d'enchanter ma journée!"

Le test venait de débuter! Une seule règle était de mise : Que le meilleur gagne!
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Plus Gredla Falmaroc avançait dans son récit, plus Samuel était alerté par ses propos. Comme tous les sorcier anglais, il avait eut vent de certaines informations révélées par sa collègue d’outre manche, comme la disparition tragique du mari d’Ana Sorden. En effet, l’Interview de Sorcière Hebdo relatant ce fait avait été particulièrement décriée puisque Rita Skeeter avait quelque peu chahuté l’arithmancienne sur ce sujet si sensible. A l’époque, Samuel n’y avait pas prêté une grande importance. Ana n’était qu’une collègue parmi d’autre, à qui il n’avait jamais vraiment parlé. Mais aujourd’hui tout était différent. Aujourd’hui, l’arithmancienne était la principale rivale de sa compagne dans la course à la succession de Poudlard et elle tentait d’ailleurs de déstabiliser Margot par tous les moyens : Insinuations douteuses, sous-entendus malsains, surnom pathétique… Rien ne l’arrêtait puisqu’elle avait même tenté de le séduire pour arriver à ses fins !

L’arithmancienne voulait visiblement fragiliser Margot, la faire sortir de ses gonds, l’énerver pour qu’elle se discrédite mais l’enseignante en potions avait tenu bon. Du moins en apparence. Samuel était bien placé pour savoir qu’en privé, Margot se montrait nettement moins mesurée à l’encontre d’Ana mais en public, sa compagne avait toujours recentrée le débat sur l’aspect pédagogique sans céder devant les mesquineries d’Ana.

Pour sa part, le jeune enseignant avait pris le parti de soutenir sa compagne en dédramatisant les méthodes affligeantes de l’arithmancienne.

« Le doux renard a très envie d’aller dans sa tanière »
soufflait-il d’un ton sérieux en attirant Margot dans la chambre à coucher. C’était une technique comme une autre qui semblait marcher…

Mais aujourd’hui, les déclarations de Grelda ne prêtaient vraiment plus à plaisanter. Il y avait tout simplement trop de coïncidences funestes qui rythmaient la vie d’Ana Sorden. La mort de sa principale rivale à Salem, celle de son mari et enfin, celle de Septima Vector…. Ce pouvait-il que ses disparitions ne soient pas fortuites ? En tout cas, c’est ce que semblait sous-entendre Mrs Falmarok . Ressentant une réelle appréhension le gagner, Samuel s’écarta quelque peu de sa collègue qui s’était levé pour lui poser une ultime question.

« Combien de mort vous faudra t-il encore pour vous rendre compte que ses coïncidences douteuses ne sont peut-être pas le fruit du simple hasard, mais découlent d'une autre origine?"


Le professeur de métamorphose résista à l’envie de transplaner directement auprès de Margot pour s’assurer qu’elle allait bien. Il devait garder la tête froide et agir dans le calme, comme il l’avait toujours fait, même s’il devait avouer que plusieurs éléments allaient dans le sens de cette terrifiante thèse. En effet, cette année scolaire avait été particulièrement mouvementée pour Margot. Tout d’abord il y avait l’avalanche de Vaaltivara qui, d’après l’entêtement des Aurors, ne semblait pas accidentelle. Ensuite, il y avait cette histoire de tragique incendie à Pré-au-Lard. Sa compagne avait été longuement interrogée par les enquêteurs avant qu’ils ne trouvent le coupable… Ajouter à cela, la mort de Septima, les accusations bizarres d’O’Connor en début d’année… Certes, les faits semblaient d’apparence sans lien, entre eux mais à la lumière de ce que venait de dire Grelda, il fallait visiblement être attentif aux coïncidences…

Néanmoins, ce n’était pas une raison pour inquiéter Margot avec tout cela. Il ne pouvait pas se permettre de l’effrayer sans avoir obtenu des preuves tangibles. Elle devait se concentrer sur son projet pédagogique afin de faire pencher le C.A en sa faveur. Pendant ce temps, rien ne l’empêchait de mener l’enquête, lui, tout seul. D’ailleurs, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu une petite conversation avec Ana Sorden… Il était peut-être temps de remédier à cela.

Alors que la porte s’ouvrait sur Dermot, Samuel reporta son attention sur Jeremy qui était toujours dans un coin de la pièce avec la jeune prodige de Salem. Il ne savait pas si son petit protégé avait suivi la conversation entre Grelda et lui mais il lui adressa tout de même un léger haussement de sourcils dubitatif afin de tromper sa vigilance. Il préférait laisser sous-entendre que Grelda Falmaroc était une horrible affabulatrice plutôt que de laisser croire au Gryffondor qu’il accordait du crédit aux propos de l’enseignante de Salem… Flaherty expliqua alors la marche à suivre, non sans humour, puis il disparut en un claquement de doigt. C’était l’heure de vérité pour Jeremy. Il devait faire ses preuves, montrer son savoir faire et mettre en pratique les nouvelles techniques qu’il avait apprises lors de leurs soirées Métamorphoses. Néanmoins, Samuel avait un dernier conseil pour son élève avant qu’il ne parte à la recherche du directeur de l’Académie Lycaon. Le jeune enseignant attrapa donc le bras du Gryffondor lorsqu’il passa devant lui et lui adressa un ultime conseil :

« Jeremy, surtout, Amuse-toi. »


Samuel Nolan
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Dernière édition par Jeremy Baker le Sam 6 Avr 2013 - 20:22, édité 1 fois
Le sourire aimable de Jeremy s'effrita vite devant la réponse distante de Bianca, qui n'avait visiblement aucune envie de faire la conversation. "Normal" n'était pas un qualificatif qu'il aurait employé pour utiliser l'académie, mais il n'avait pas envie d'argumenter. Si elle ne souhaitait pas faire connaissance, il n'allait pas insister, surtout que c'était plutôt compréhensible étant donné leur statut de rivaux... Cela dit, Salem devait être un endroit vraiment spécial pour que la jeune fille soit si blasée. Jeremy était impressionné par les lieux alors qu'il vivait dans l'une des écoles les plus célèbres du monde. Mais Salem semblait vraiment être...comment dire...une école particulière, à en voir les diverses ressortissantes. Bianca la surdouée, sa mentor l'incorrigible bavarde et surtout la mystérieuse et inquiétante Ana Sorden ! Sans se formaliser plus longtemps par le manque de réaction de sa camarade, Jeremy baissa le regard sur ses pieds pour feindre l'inattention et tendit l'oreille. Il aurait aussi bien fait de rester près de sa fenêtre, puisque Grelda Famaroc parlait tellement fort qu'il aurait fallut être sourd pour ne pas l'entendre !

Jeremy écouta avec attention le récit de la sorcière, avec étonnement et passion, tentant de retenir le moindre détail pour tout raconter à Irving et Juliet à la rentrée. Il était intéressant de connaître l'histoire de cette femme si détestée parmi ses amis, et de constater qu'elle n'avait pas laissé que des amis derrière elle, mais il n'accordait qu'un crédit limité à ce récit. Ce que suggérait Grelda était si surprenant qu'il avait du mal à le croire, à la limite du grotesque, et le regard dubitatif que lui lança le professeur Nolan ne fit que le conforter dans son opinion. L'histoire avait néanmoins eu le mérite de lui changer les idées et d'atténuer son stress un tant soit peu. Même l'arrivée du professeur Flaherty ne fit pas grimper son sress tant l'homme semblait chaleureux, espiègle et pétillant, à mille lieux de l'image que certains professeurs de Poudlard donnaient d'eux. Jeremy ne s'était jamais senti très à l'aise devant les manières pincées du professeur Harris ou le regard glacial du professeur Adamson... Mais Flaherty avait le don pour vous mettre à l'aise, même s'il était également un peu difficile de suivre son train de pensée et ses excentricités !

Ainsi, Flaherty confirma qu'il n'y aurait bien qu'une seule place à prendre pour eux deux, ce qui fit tiquer Jeremy. C'était un drôle de système, songea-t-il, que celui qui consistait à ne prendre que le meilleur duelliste sur la base de duos. S'ils étaient tous deux bons, meilleurs qu'un autre duo, alors l'école risquait de passer à côté d'un bon élève, non ? Mais au fond, cela lui déplaisait surtout à cause de la réputation d'excellence de sa compétitrice. Si celle-ci était avérée, il n'avait que peu de chances de s'en sortir ! Cela signifiait aussi qu'il n'aurait jamais l'occasion de faire la connaissance de Bianca, mais vu son comportement peu amical ce n'était peut-être pas un mal. Tant mieux, il n'aurait aucun remord à se jeter de toutes ses forces dans la bataille ! Il n'avait jamais été aussi motivé, alors que son but était à portée de main et qu'il pouvait voir en substance ce qu'il avait à gagner...ou à perdre. La petite démonstration végétale de son examinateur ne fit qu'accentuer sa détermination, et il posa sur le petit homme un regard clairement impressionné. Jeremy écouta avec attention les instructions de Flaherty, haussant des sourcils dubitatifs devant ses explications loufoques. Une fois qu'il eut disparu, Jeremy se dirigea vers la porte sans un regard pour Bianca, avant d'être arrêté par une pression sur son bras. Il s'immobilisa le temps que le professeur Nolan lui conseille de s'amuser.

"Merci", répondit-il succinctement, en adressant un sourire emprunt de gratitude à son professeur. Qu'il rate ou qu'il réussisse, il aurait appris énormément auprès de Samuel...

Les deux candidats quittèrent ensuite la salle d'attente et entreprirent de retrouver leur chemin, en silence. Jeremy s'abstint d'exécuter les demandes loufoques de Flaherty. En quoi savoir sauter à cloche-pied était-il une qualité essentielle chez un étudiant en métamorphose ? Après tout, l'un des plus célèbres chercheurs en métamorphose du siècle dernier était partiellement paralysé ! Voilà, il avait son argument tout prêt si on lui reprochait de ne pas avoir tourné sur lui-même.

"Troisième porte à gauche, c'est ça ?", s'enquit-il auprès de Bianca à un moment de leur périple, peu sûr de la route à suivre.

Ils finirent malgré tout par trouver leur chemin jusqu'à l'antre de l'étonnant professeur, qui ne put s'empêcher de leur faire une blague de plus, qui eut le don de faire monter d'un cran la pression de Jeremy. Le gardien resta silencieux, glissant un regard incertain vers Bianca pour savoir comment elle faisait face à l'étrange comportement de leur examinateur. Finalement, Flaherty sembla décidé à passer aux choses sérieuses. L'estomac de Jeremy se noua plus qu'autre chose alors que le professeur faisait étalage de ses impressionnants talents en faisant apparaître une multitude de mets tous plus appétissants les uns que les autres. Il ne bougea pas d'un millimètre, le regard fixé sur l'enseignant et la main crispée sur sa baguette magique, dont il sentait s'émaner de douces palpitations de magie qui avaient le don de le calmer. Le moment approchait, le moment pour lequel il s'était préparé toute l'année...

"Un expert en métamorphose doté de sa baguette ne se retrouve jamais prit au dépourvu. Alors allez-y! Impressionnez-moi! Faites moi apparaitre quelque chose susceptible d'enchanter ma journée!"

Faire apparaître quelque chose...un sortilège d'apparition d'objet...mais quel objet ? Jeremy resta immobile un instant, tentant d'éviter de regarder en direction de Bianca. S'ils étaient rivaux, alors il ne devait pas laisser apparaître d'hésitation ni attendre de voir ce qu'elle faisait. Il n'était pas un suiveur, il était un leader, comme au Quidditch ! Le Quidditch, voilà ce qui enchantait Jeremy, voilà ce qui l'amusait. Quidditch et métamorphose. Comme il n'avait pas d'idée plus lumineuse et qu'il ne pouvait se permettre de réfléchir indéfiniment, il esquissa un petit sourire et lâcha :

"Après avoir mangé tout ça, il vous faudra faire de l'exercice, professeur !"

Tendant sa baguette devant lui, il se concentra sur l'objet qu'il voulait faire apparaître et sur ses caractéristiques : équilibre, symétrie, vitesse, furtivité, élégance... Puis il lança la formule d'une voix déterminée. Un éclair doré jaillit alors de sa baguette...

...et une petite boule ailée apparut dans les airs, pour venir tourner autour de la tête du professeur Flaherty. Jeremy observa avec satisfaction son vif d'or qui était plutôt réussi : un corps bien rond, des ailes équilibrées et une vitesse plutôt bonne. Néanmoins il semblait un peu mollasson dans ses feintes, nul doute qu'en situation de match il serait attrapé assez rapidement. Mais il devait probablement correspondre aux critères de célérité des vifs utilisés dans les tournois amicaux, s'il n'était pas du niveau d'un vif d'or professionnel ou même de Poudlard. Enfin, il n'était pas temps de s'égarer dans des considérations sportives, l'épreuve n'était pas terminé ! Il se demandait si son choix et son sort satisferaient l'examinateur, et surtout il se demandait ce qu'allait faire apparaître Bianca... Il était fort possible qu'elle ait en réserve une idée qui éclipserait complètement sa petite réussite !

Tandis que son vif continuait de voleter un peu partout, Jeremy tourna un regard curieux vers sa rivale.



Lancé de dé : réussite du sortilège sur une échelle de 1 (le moins bon) à 6 (réussite parfaite)
Résultat: 4





Merci à Juliet Ship
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Bianca Taylor
17 ans, Candidate de Salem au concours d'entrée de l'Académie Lycaon
Jeremy Baker ne chercha pas à en savoir davantage sur elle. Comme tout le monde, il devait surement la trouver bizarre ou orgueilleuse. Ce n’était pas nouveau. Bianca était habituée, à force, et elle ne pouvait même pas le blâmer. Elle était vraiment bizarre. Etrange. Pourquoi les relations humaines semblaient si faciles pour les autres. Pour le commun des mortels, communiquer était inné. Ils ne se posaient pas des centaines de questions avant d’ouvrir la bouche alors qu’elle ne savait jamais ce qu’elle devait dire ou faire. Elle avait toujours l’impression de tomber comme un crin d’licorne sur de l’Amortencia…

La jeune femme reporta son attention sur Grelda qui noyait de paroles l’enseignant de Poudlard. Même si elle se rendait parfaitement compte que sa professeure importunait généralement ses interlocuteurs avec ses longs monologues, Bianca enviait son aisance et sa spontanéité. Quant on la regardait, cela semblait tellement facile. Il suffisait juste de trouver une banalité à dire.
La jeune sorcière de Salem darda un regard en direction de Jeremy qui était resté non loin d’elle et qui semblait perdu dans ses pensées. Devait-elle quand même lui demander comment était Poudlard, même si elle se fichait de la réponse. Après tout, c’était cela communiquer. Prendre le temps de bavarder de choses qui ne nous intéressaient pas réellement. Oui, elle devait au moins essayer. Elle avait placé tellement d’espoir de rencontres pour de cette journée à Bristol qu’elle devait tenter une approche. Après avoir jeté un regard furtif à son enseignante pour vérifier qu’elle était toujours occupée, Bianca s’humecta les lèvres en cherchant comment formuler sa phrase. D’ailleurs, son camarade allait peut-être trouver cela étrange qu’elle ait laissé passer autant de temps entre sa réponse et cette nouvelle question. Oui, surement. Elle devait donc trouver un nouveau sujet de conversation, autre que leur passion commune pour la Métamorphose, sans quoi Jeremy risquait de penser qu’elle voulait se vanter de ses facultés…
Qu’est ce qui intéressait les jeunes de leur âge ? De quoi parlaient les filles de son dortoir ? De garçons et de vêtements, songea-t-elle à regret. Elle ne pouvait assurément pas évoquer ces deux sujets avec son concurrent non seulement parce qu’elle était persuadée que ni l’un ni l’autre ne le passionnerait mais aussi parce qu’elle n’avait rien à dire là-dessus elle non plus. Merlin, être normal était tellement compliqué !

Fort heureusement, Dermot Flaherty abrégea son calvaire en apparaissant dans l’embrasure de la porte. Bianca se leva immédiatement de son siège et esquissa même un léger sourire en découvrant le célèbre animagus. Enfin, elle le rencontrait. Bianca avait lu toutes ses interviews et elle se sentait totalement en accord avec sa manière d’envisager les Métamorphoses. Pour elle comme pour lui, cet art ancestral était une source d’émerveillement inépuisable. La jeune femme était persuadée, qu’avec lui, elle n’aurait pas à feindre la normalité, car au fond, ils étaient pareils. Dermot Flaherty semblait tout aussi passionné qu’elle l’était et elle comptait bien le lui faire comprendre, même si cela sous entendait devoir se montrer plus convaincante que le candidat de Poudlard. Dès que le célèbre animagus eut fini sa petite démonstration de Magie en recouvrant un pan de mur de lierre il leur expliqua le chemin à suivre pour rejoindre l’emplacement de la première épreuve. Déterminée et concentrée, Bianca nota mentalement l’itinéraire et les différents gages à accomplir pour espérer pouvoir passer cet examen. Enfin, elle s’élança dans le couloir, la baguette à la main, dès que Dermot disparut. Elle ne voulait pas laisser passer cette chance de rencontrer quelqu’un comme elle. Elle devait réussir, il n’y avait pas d’autres choix. Bianca décida donc d’appliquer à la lettre chaque consigne de l’animagus afin de ne pas prendre le risque d’être privé de concours. Elle fut donc doublée par Jeremy Baker dans les escaliers (qui les gravit sans sauter à cloche-pied) mais elle le rejoignit toutefois lorsqu’il s’arrêta pour se faire confirmer la route. La jeune femme hocha simplement la tête et ils pénétrèrent tous deux dans un petit bureau mal rangé. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Dermot ne les accueillit pas chaleureusement. Bien au contraire, il leur hurla dessus sans raison avant de se mettre à rire à gorge déployée. Bianca esquissa un sourire incertain juste avant de capter le regard de Jeremy qui semblait aussi étonné qu’elle. Finalement, ils avaient au moins un point commun, celui de ne pas trop savoir comment réagir face aux blagues de l’animagus.

Fort heureusement, le débat se recentra rapidement sur l’usage de la métamorphose puisque Dermot fit apparaitre des dizaines de mets différents d’un simple coup de baguette. Bianca ne put cacher plus longtemps son émerveillement devant ces fruits parfaitement formés et ses gâteaux si appétissants. Un sourire imprimé sur les lèvres, elle s’approcha pour observer plus en détail les différents éléments que venaient de faire apparaitre Flaherty. On aurait pu penser qu’elle simulait un intérêt factice pour se mettre l’examinateur dans la poche (même si cela n’aurait pas été très judicieux) mais elle était juste réellement admirative devant les prouesses de leur hôte. En effet, Dermot n’avait pas volé sa réputation. Non seulement il était un excellent magicien mais en plus il leur proposait un petit scénario pour stimuler leur créativité puisqu’il leur demandait de faire apparaitre un cadeau qui lui serait destiné.

Un présent pour Dermot Flaherty. L’exercice était difficile. Pourtant Bianca pouvait faire apparaitre n’importe quoi : Une bouteille de vin des elfes, un livre, même une bibliothèque entière ! Cependant son principal souci était de savoir ce qui pourrait plaire à un être aussi exceptionnel que cet enseignant. Elle avait déjà du mal à trouver un sujet de conversation avec quelqu’un de son âge alors comment pouvait-elle offrir un cadeau à une personne aussi spéciale ! Et pourquoi diable fallait-il que cette épreuve en métamorphose s’appuie sur le sens des relations humaines !

Anxieuse, la jeune femme observa Jeremy prendre les devants pour faire apparaitre un vif d’or à l’extrémité de sa baguette. La petite balle se mit à voleter dans la pièce en tout sens, léchant les oreilles de l’examinateur avant de venir voler juste sous son nez. Néanmoins, Bianca n’y prit point garde, toute son attention étant focalisée sur une simple question : Quel cadeau offrir à Dermot Flaherty. Elle devait trouver quelque chose d’exceptionnel, à la hauteur de la personnalité de leur hôte. Elle devait faire apparaitre, ce qu’il avait envie de voir apparaitre.

Soudain, un déclic se fit dans son esprit tandis qu’elle se remémorait la lecture d’un manuel traitant des Sortilèges d’Apparition qu’elle avait parcourut récemment. Un chapitre entier traitait justement d’une pièce présente dans le collège Poudlard. Cet endroit, judicieusement surnommé « la Salle sur demande » permettait de faire apparaitre quasiment tout ce que l’on voulait. Si Bianca parvenait à mettre en œuvre un processus magique similaire, elle pourrait offrir à Dermot Flaherty le cadeau qu’il avait le plus envie de recevoir.

Elle devait juste faire surgir un objet qui ferait à son tour apparaitre le souhait de l’animagus. Sur le papier, c’était simple, mais cette mise en abime magique était particulièrement difficile à mettre en œuvre et Bianca n’était vraiment pas sûre de pouvoir la réussir du premier coup. Devait-elle tenter quelque chose de plus simple mais qu’elle était sûre de parfaitement maitriser? La jeune femme ne réfléchit pas plus d’une fraction de secondes pour prendre sa décision. Si elle était venue ici, c’était pour trouver des gens comme elle et c’était maintenant son unique occasion de montrer à l’examinateur sa passion des Métamorphoses.

Néanmoins, pour espérer réussir cette prouesse technique, Bianca avait besoin de toute sa concentration. Elle tira donc une chaise qui avait été reléguée dans un coin de la pièce et s’installa dessus les yeux clos afin de ne pas se laisser distraire par le regard des deux hommes. Elle devait concentrée toutes ses facultés magiques en peu de temps. Condenser des milliards de possibilités dans un simple petit objet. Envisager la création au sens biblique du terme.

Les paupières toujours closes, Bianca tendit sa baguette devant elle et fit apparaitre un simple coffret en bois juste sous le nez l’examinateur. Elle ne savait pas si son sortilège avait fonctionné mais en tout cas elle avait mi toute l’énergie dont elle était capable. Après quelques secondes, elle finit par rouvrir les yeux et croisa le regard de Dermot Flaherty.

« J’espère que cela vous plaira. » souffla-t-elle avant de se releva pour ranger docilement sa chaise à son emplacement initial.

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Dermot Flaherty
Grand Maître de la Métamorphose et Directeur de l'Académie Lycaon

Le regard pétillant de malice, Dermot donna congé aux deux premiers candidats. Eh bien, songea-t-il avec ravissement, en voilà un début ! La journée s'annonçait fort prometteuse si les autres candidats étaient au niveau de ces deux là. Il y avait peu de chances que cela arrive, cela dit, puisqu'il avait tenu à faire s'affronter la favorite, Bianca Taylor, avec le candidat de Poudlard dont Dermot appréciait beaucoup le mentor, et qui avait très bien réussi l'épreuve théorique. Tant mieux, garder le meilleur pour la fin n'était pas dans ses habitudes ! Au moins, il était maintenant de bonne humeur pour affronter la suite de la journée. Peu pressé d'attaquer la suite des réjouissances, Dermot caressa le chat qu'avait fait apparaître Baker lors de l'épreuve de l'apparition d'animaux, provoquant des ronronnements de contentement chez le félin. Puis, après avoir avalé quelques grappes de raisin, Dermot finit par se résoudre à agiter sa baguette pour faire disparaître le chat, ainsi que la petite souris qu'avait fait apparaître Bianca et qui se dissimulait timidement derrière un pied de chaise. Le vieux professeur savait que la pièce allait se transformer en ménagerie au fil des épreuves. Enfin ! Tant que personne n'avait l'idée de conjurer un éléphant, tout irait bien. Ou un mille-pattes, car il les avait en horreur. On n'avait pas idée...d'avoir tant de pattes !

Un nouveau mouvement de baguette, et le vif d'or disparaissait à son tour. Son regard se posa alors sur le petit coffre de bois de Bianca et il retint son geste, pensif. Non, il ne pouvait se résoudre à le faire s'évanouir, pas avec la surprise et l'émotion que cette apparition avait provoqué en lui. Cet instant resterait probablement comme l'un de ses plus grands souvenirs de concours, et c'était ce qui avait provoqué en lui la certitude qu'il fallait absolument cette jeune fille dans son école. Il s'en doutait déjà avant, bien sûr, mais Bianca avait dépassé toutes ses espérances... Heureusement pour lui, le jeune poulain de Samuel ne s'était pas démonté non plus, puisqu'il avait choisi, pour son épreuve libre, d'opérer une transformation en animal. Un Golden Retriever, animal manquant quelque peu d'originalité au goût de Dermot, mais plutôt sympathique. Et, à en juger par la tête du blondinet, c'était également sa première transformation entière... Un moment exceptionnel dans la vie d'un animagus ! Avec ça, Baker n'oublierait jamais Bristol ! Tant mieux, puisque Dermot avait bien l'intention de sélectionner les deux candidats, malgré ce qu'il leur avait dit pour le plaisir de la compétition. Quoi qu'il en soit, Dermot était très heureux de compter un animagus de plus à sa collection. Bientôt, il aurait l'exclusivité mondiale ! Il s'entendrait bien avec la jeune Lestrange, le jeune Baker ! Tiens, songea le vieil homme tandis qu'une petite lueur fourbe s'allumait dans son regard, s'ils pouvaient se marier ces deux-là, cela l'arrangerait. Ce serait une bonne occasion d'étudier les mécanismes de transmission des capacités animagus, si jamais elles existaient... Dermot s'était toujours posé la question. Après tous, la capacité de parler la langue des serpents se transmettait de générations en générations, alors il n'était pas exclu que le fait d'avoir deux parents animagus conduise à certaines facilités. Après avoir avalé un dernier grain de raisin, Dermot sauta sur ses pieds et secoua la tête pour en faire sortir ses pensées. Il ne fallait pas qu'il se disperse, la journée serait longue.

Bien. Il était temps d'embêter deux nouveaux candidats !

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L'Art de la Métamorphose. [Pv Dermot~Grelda - Samuel~Bianca - Jeremy]

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