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 Les vrais adultes (Alastair & Margot)

Margot AdamsonAncien personnageavatar
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20 mars 2007

Les vacances, enfin ! Margot avait attendu ça avec impatience depuis un bon mois. Les dernière semaines avaient été plus que mouvementées et elle était plus qu'heureuse de pouvoir enfin prendre un peu de temps pour elle, afin de se détendre, de réfléchir et de prendre un peu de recul par rapport à beaucoup de choses. Dès qu'elle en avait eu l'occasion, Margot avait donc quitté l'école, direction Pré-au-Lard. La sorcière arpentait les rues tranquilles du petit village depuis près d'une heure, plongée dans ses pensées. Elle avait poussé son trajet jusqu'à la maison de la petite Flora, qui avait brûlé de façon tragique en février. Margot était restée plantée devant les décombres de la bâtisse pendant un long moment, à réfléchir.

Le souvenir de ce fameux jour où deux aurors avaient frappé à la porte de son bureau pour lui poser toutes sortes de questions revenait souvent la hanter. Elle se demandait encore si elle avait vu juste, pendant ces quelques instants où elle avait cru comprendre la vérité, une terrible et terrifiante vérité qui incluait sa collègue et rivale, Ana Sorden. Pendant ces longues minutes dans son bureau, Margot avait été tellement persuadée d'avoir compris quelque chose... Mais ensuite tout était allé très vite. Elle avait été innocentée, parce qu'une autre personne était suspecte, une personne sans lien aucun avec Ana, qui faisait aujourd'hui l'objet d'une enquête et d'un procès. Alors les maigres certitudes de Margot avait disparu aussi vite qu'elles étaient apparus, tout comme l'idée à la fois séduisante et terrifiante d'une motivation machiavélique se cachant derrière ce drame... Terrifiante, car Margot en était venue à redouter sa collègue de façon complètement irrationnelle, au point qu'elle se demandait si elle ne ferait pas mieux de se confier à une autorité, voire d'abandonner la course à la direction de l'école. Séduisante, car il était peut-être plus simple de se dire que cette petite fille était morte pour une raison, celle de la piéger et de l'envoyer en prison pour un crime qu'elle n'avait pas connu, que de réaliser qu'il s'agissait d'un nouveau fait divers, tragique mais isolé, un acte qui resterait à jamais incompréhensible.

Margot hésitait donc sur la conduite à tenir depuis plusieurs semaines, consciente qu'elle ne pouvait pas accuser Ana sans preuves, tout en restant persuadée que cette histoire de potions indiquait que quelque chose était à l'oeuvre, quelque chose qu'elle ne comprenait pas totalement. L'enseignante avait pour l'instant gardé ses doutes pour elle. Elle ne voulait pas passer pour une folle paranoïaque, et comment en serait-il autrement si elle accusait Ana de déclencher des avalanches ou de provoquer des incendies pour s'approprier la direction de l'école ? Certes, Poudlard était une école prestigieuse, mais ce n'était jamais qu'une école... Que l'on puisse vouloir tuer pour l'obtenir la dépassait complètement. Elle ne comprenait pas, et dans ces conditions elle ne se voyait pas agir d'une façon ou d'une autre. Malgré tout, l'enseignante brûlait de découvrir le fin mot de l'histoire, consciente des regards que l'on posait parfois sur elle depuis toute cette histoire, consciente également que son élection comme directrice semblait plutôt compromise.

Heureusement, il y avait aussi des choses positives, ces derniers temps. Il y avait eu la naissance du bébé de Chloé et Peter, une semaine auparavant, un bébé adorable dont elle était la marraine. Un tel évènement avait fait du bien à Margot après l'accumulation d'évènements tragiques depuis le début d'année. Elle était aussi soulagée de voir que les choses semblaient progressivement s'arranger entre ses deux collègues. C'était déjà bien assez de soupçonner Ana d'être une psychopathe en puissance, elle ne tenait pas à en faire de même avec Peter. A vrai dire, à côté de l'arithmancienne, il lui inspirait une confiance sans bornes ! Quoi qu'il en soit, Margot avait été heureuse de partager ce moment de joie avec ses deux amis, heureuse de voir une nouvelle famille se fonder. C'était peut-être parce qu'elle n'allait pas en se rajeunissant, ou bien était-ce l'influence positive de Samuel ou encore son propre fils qui lui manquait, mais Margot commençait à voir la famille d'un moins mauvais oeil. Elle en aurait presque envie de faire plus ample connaissance avec la nouvelle épouse d'André... Presque.

Un léger sourire aux lèvres alors que ses pensées s'égaraient du côté de sa famille en France, Margot avisa le bar accueillant des Trois Balais et se dirigea vers l'établissement. Bien sûr, c'était un peu triste de boire un verre toute seule mais elle croiserait peut-être qu'elle connaissait. De toute façon, Margot n'avait jamais eu de problème avec le fait d'être seule avec ses pensées. Et puis entre ses collègues occupés par leur famille et Samuel qui était en train de s'amuser à Bristol, elle aurait eu du mal à trouver de la compagnie si elle l'avait souhaité... Margot poussa donc la porte des Trois Balais, accueillant avec plaisir la chaleur des lieux.

La soirée était encore jeune, et l'endroit n'était pas très rempli. Elle remarqua néanmoins deux de ses élèves les plus âgés dans un coin, visiblement en plein rendez-vous romantique, et se détourna en espérant qu'ils ne l'avaient pas vue. Elle se dirigea vers le comptoir et commanda une biéraubeurre. Sa bouteille à la main, elle balaya la salle du regard à la recherche de quelqu'un qu'elle connaissait, mais en dehors de ses élèves il n'y avait qu'un vieux sorcier à l'air louche, deux mémés en plein tricot et un sorcier qui avait l'air d'avoir approximativement son âge, un peu plus jeune peut-être. Il avait l'air vaguement familier, peut-être était-il un parent d'élève... En tout cas, il lui rappelait un peu André. Ils avaient un air de ressemblance dans le regard, nota-t-elle en se demandant s'il était aussi bougon que son ex. Elle ne remarqua pas qu'elle était en train de le dévisager de façon fort peu polie avant que l'homme ne croise son regard et ne l’aperçoive en pleine contemplation.

"Bonjour", lâcha Margot pour se donner une contenance, avant de détourner aussitôt la tête, embarrassée.

Aussi discrète qu'une adolescente, songea-t-elle avant de se diriger vers la table d'à-côté.



Isabelle Adjani, kit par Juliet
Alastair BrennanOubliatoravatar
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Alastair poussa un profond soupir alors qu'il traversait les rues de Pré-au-Lard. C'était la première soirée des vacances et lui, il fuyait. Les enfants avaient décidé de rentrer, d'ailleurs c'était étonnant de la part d'Owen. Cependant, il avait vite compris pourquoi son aîné était rentré lorsqu'il l'avait vu partir avec la voisine en lui assurant qu'il ne rentrerait pas trop tard.

Les deux plus jeunes quand à elle avait décidé de passer la soirée chez leur tante, il se retrouvait donc tout seul. Comme d'habitude en fait. Bien sûr Aileen lui avait proposer de rester mais les filles semblaient avoir besoin de se retrouver avec une femme et lui, ne pouvait malheureusement pas remplir ce rôle. Elles avaient sûrement des question à lui poser, des questions auxquelles il ne pouvait pas répondre. Heureusement qu'il avait Aileen quand il y pensait, il n'aurait certainement pas pu y arriver autrement. Bien sûr, il avait songé à se remarier pour les filles mais Lucy était encore trop présente dans son esprit.

Sa mère lui reprochait souvent, lui assurant qu'il devait refaire sa vie, qu'il était encore jeune et qu'il devait en profiter tant qu'il était encore temps. Mais il n'en avait pas envie, le souvenir de Lucy lui suffisait et il ne se sentait pas capable d'aimer une autre femme. Du moins pas pour l'instant. De cela, il en était certain puisque Yoric le poussait sans arrêt à sortir pour faire de nouvelles rencontres.

D'ailleurs, s'il errait comme une âme en peine dans Pré-au-Lard c'était à cause de son ami qui lui avait donné rendez-vous aux Trois Balais quand il avait su qu'il serait seul ce soir là. Il lui avait affirmé que ça lui ferait du bien de changer d'air et Alastair s'était laissé convaincre. Il poussa donc la porte du bar et ressentit une vague de chaleur alors qu'il entrait. L'endroit était étrangement calme pour un début de vacances, il chercha rapidement son ami des yeux mais ne le trouva pas, il se résigna donc à s'approcher du bar et commanda un verre. Il se dirigea ensuite vers une table inoccupée et s'installa pour attendre Yoric.

Alastair se redressa légèrement lorsque la porte du bar s'ouvrit, peut-être que cette fois-ci serait la bonne. Cependant ce ne fut pas son ami qui franchit l'entrée mais une femme, brune, à peu près dans ses âges, peut-être un peu plus âgée. Son visage ne lui était pas vraiment inconnu mais il n'aurait su dire où il l'avait vu. Il détourna alors le regard et repartit dans la contemplation de son verre à moitié vide. Patientant du mieux qu'il pouvait, évitant au maximum de pousser des soupires d'exaspération. Yoric était bien mignon mais il se faisait attendre, un léger sourire ironique traversa son visage lorsque l'idée que son ami n'ait pas parlé de sa sortie à sa femme lui effleura l'esprit. A tout les coups, Flora avait prévu autre chose. Il but alors une gorgé d'alcool avant de relever le regard. Il avisa alors la femme qu'il avait vu rentrer un peu plus tôt en train de l'observer fixement, un air indéchiffrable sur le visage. Il tourna la tête légèrement mal à l'aise d'être fixé ainsi et pour s'assurer que c'était bien lui qu'on regardait. Il reporta donc son attention sur la femme et releva imperceptiblement le coin des lèvres en un léger sourire.

Heureusement pour lui, elle sembla reprendre ses esprits et lâcha un "Bonjour" avant de détourner la tête et de venir à la table jouxtant la sienne. C'était assez étrange comme situation, la femme semblait être perdue dans ses pensées et lui même trouvait le silence, un peu pesant désormais. Mais n'étant pas un très grand bavard, il ne savait pas trop comment amorcer la conversation. Après tout, ils étaient tous les deux seuls, à moins qu'elle n'attende quelqu'un. Mais si elle était seule, autant qu'elle s'installe à sa table, ils seraient seuls à deux comme ça. Et puis, peut-être arriverait-il à savoir pourquoi, elle l'avait fixé ainsi et lui même pourrait certainement mettre fin à son impression de déjà vu.

"Excusez-moi, commença l'oubliator peu sur de lui. Vous attendez quelqu'un ?"

Si elle disait oui, il n'aurait plus qu'à terminer son verre seul et partir, ne se faisant plus trop d'illusion sur la venue de Yoric.



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Margot AdamsonAncien personnageavatar
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Après s'être installée, Margot commença à siroter son verre en réfléchissant, son regard perdu à travers la vitre. Une voix masculine la tira cependant vite de ses pensées, et elle tourna un regard interrogateur vers l'homme de la table d'à-côté. Il lui demanda si elle attendait quelqu'un, visiblement dans l'intention de se joindre à elle. L'enseignante se donna une gifle mentale, elle était vraiment idiote à attirer l'attention d'un inconnu seul dans un bar en le dévisageant trop longuement. En soit, elle n'avait rien contre l'idée d'avoir un peu de compagnie, d'autant plus que c'était ce qu'elle recherchait en venant ici, mais elle aurait espérer croiser une connaissance. Là, elle n'était pas certaine que Samuel apprécie qu'elle boive un verre avec un homme qu'elle n'avait jamais rencontré... Et elle ne voulait pas que l'homme en question se fasse de mauvaises idées. Il fut un temps où Margot n'aurait eu aucun scrupule à rencontrer un homme dans un bar. La sorcière n'avait jamais été un modèle d'attachement ni de fidélité... Mais c'était avant qu'elle ne rencontre Samuel. Elle tenait vraiment à cette relation, et ne tenait absolument pas à la mettre en danger de quelque façon que ce soit.

Enfin, ce n'était qu'un verre, cela n'engageait à rien et il n'y avait pas de mal à cela. Elle avait vraiment envie de discuter avec quelqu'un et de se changer un peu les idées après ces dernières semaines. Après avoir jaugé l'homme du regard un instant, pesant sa réponse, elle finit par lui adresser un léger sourire.

"Non, je n'attends personne, et vous ? Je peux peut-être me joindre à vous ?"

L'enseignante se leva à nouveau et saisit sa cape qui reposait sur le bord de sa chaise, ainsi que son verre, et s'installa en face de l'homme. Un léger silence un peu gênant s'instaura entre eux pendant quelques secondes, jusqu'à ce que Margot tende la main en sa direction et se présente :

"Margot Adamson, heureuse de vous rencontrer."

Puis elle se retrancha derrière son masque d'enseignante, et ajouta :

"Auriez-vous des enfants scolarisés à Poudlard, par hasard ? Je suis enseignante là-bas, et j'ai l'impression de vous avoir déjà vu. Cela m'arrive parfois dans le cas de parents d'élèves, quand ils ressemblent à leurs enfants... C'est pour ça que je vous observais tout à l'heure, désolée. Je ne voulais pas être impolie."

Portant son verre à ses lèvres, elle but une longue gorgée du liquide sucré et reporta son attention sur son interlocuteur.




Isabelle Adjani, kit par Juliet
Alastair BrennanOubliatoravatar
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La femme semblait réfléchir à sa question. L'hésitation se lisait sur son visage, il s'attendait donc à recevoir une réponse positive quant au fait qu'elle attendait quelqu'un. En soit, ça ne le dérangeait pas plus que ça, il aurait juste à terminer son verre et à rentrer chez lui pour une autre soirée en solitaire. La solitude ne le gênait pas plus que ça, elle ne le gênait plus du moins, il avait dû s'y habituer, elle était d'autant plus présente depuis que Maureen était entrée à Poudlard l'année précédente. Même si Moïra, James ou Yoric s'arrangeaient toujours pour le faire sortir, organisant une petite soirée pour lui changer les idées. Mais il aimait un peu de tranquillité et le fait que Yoric ne soit pas là n'était pas dérangeant en y réfléchissant.

Alastair fut donc légèrement surpris lorsque sa voisine lui affirma qu'elle n'attendait personne et lui demanda si elle pouvait se joindre à lui. Il hocha la tête avec un léger sourire et la regarda s'installer en face de lui. Un silence s'installa, il ne savait pas vraiment quoi dire pour le rompre, cette situation était assez gênante quand on y pensait. Une femme qu'il ne connaissait pas était assise en face de lui, d'habitude, il n'était jamais seul dans ce genre de situation, il y avait toujours au moins Yoric qui s'arrangeait toujours pour bien faire remarqué qu'il était libre. Mais il n'était pas libre, l'alliance à son annulaire gauche en témoignait. Il n'avait pas pu l'enlever, elle lui manquait de trop, même dix ans après.

"Margot Adamson, heureuse de vous rencontrer."

L'oubliator se saisit de la main qui était tendue dans sa direction, il avait beaucoup entendu parlé de Margot Adamson c'est derniers temps. Ses amis lui avaient raconté l'histoire de la petite fille à Pré-au-Lard et leur suspicion vis à vis de l'enseignante. Il avait ensuite relu toute l'histoire dans la presse.

"Alastair Brennan, plaisir partagé."

L'homme se permit un léger sourire. Il avait en face de lui, la futur directrice de Poudlard, cela ne faisait aucun doute. Quel parent sensé irait voter pour Ana Sorden ? Surtout lorsque leurs enfants leur rapportaient à quel point, elle pouvait être intransigeante, ne permettant aucune erreur, elle était à la limite effrayante. D'un certain côté ce n'était pas plus mal mais il avait la conviction que ce n'était pas la solution. Lilybeth qui ne se plaignait jamais avait avoué qu'elle n'aimait plus l'arithmancie, elle qui adorait tant cette matière l'année passée. Maureen, elle s'était montrée plus évasive comme si tout cela ne la touchait pas vraiment. Peut-être était-ce dû à sa répartition chez les serpents. Elle était comme lui, elle parlait peu quoiqu'elle était beaucoup moins renfermée que lui, elle avait son petit groupe d'amies et ne semblait manquer de rien. Quand à Owen, il lui parlait peu, juste pour lui affirmer que tout allait bien, il espérait qu'il n'était pas aussi évasif à Poudlard, enfin, il avait bien dû faire quelque chose pour séduire la voisine. Donc, finalement, il ne se faisait pas de soucis pour eux. Juste qu'il aurait aimé avoir une meilleure relation avec son fils, relation qui avait disparue à la mort de Lucy.

"Auriez-vous des enfants scolarisés à Poudlard, par hasard ? Je suis enseignante là-bas, et j'ai l'impression de vous avoir déjà vu. Cela m'arrive parfois dans le cas de parents d'élèves, quand ils ressemblent à leurs enfants... C'est pour ça que je vous observais tout à l'heure, désolée. Je ne voulais pas être impolie."

Alastair hocha la tête, essayant de déterminer lequel de ses enfants avaient le plus hérité des gênes Brennan. Certainement pas Lilybeth, puisqu'elle était le portrait craché de sa mère, Owen en avait peut-être un peu et Maureen également, la couleur des cheveux peut-être mais rien de réellement frappant, du moins à son avis. Lucy aurait sûrement mieux jugé que lui, elle était douée pour ça. Il porta machinalement la main à son alliance, elle lui manquait tellement.

"J'ai trois enfants à Poudlard. Owen en sixième année, Lilybeth en quatrième et Maureen en deuxième. Et si je ne me trompe pas, vous êtes leur enseignante de potion ainsi que l'une des deux candidates au poste de directrice. J'imagine que ce ne doit pas être facile à gérer toute cette pression."

Il vrilla son regard sombre dans celui de l'enseignante avant de boire une gorgée d'alcool. Ses lèvres se relevèrent légèrement dans un petit sourire lorsqu'il reporta son attention sur sa compagne de table.

"J'imagine également que l'impression de déjà vu peut-être dû à l’événement du mois dernier, lorsque des moldus se sont introduits au château. Puisque j'étais parmi les oubliators envoyés sur place."

Il espérait ne pas créer de mouvement de recule chez le professeur Adamson. La plupart des sorciers à qui il annonçait sa profession semblait avoir peur qu'il leur efface la mémoire puisqu'ils se reculaient toujours un peu de lui. A croire qu'il s'amusait à remplacer les souvenirs des gens même pendant son temps libre.



Kit par Ju choupie Choupi
Margot AdamsonAncien personnageavatar
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Quand son interlocuteur annonça son nom, Margot hocha imperceptiblement la tête en réfléchissant. Elle avait plusieurs élèves qui répondaient à ce nom, dont l'une des membres de sa maison, si ses souvenirs étaient exacts. Mais c'était un nom suffisamment courant pour qu'il ne s'agisse que d'homonymes, aussi l'enseignante lui posa-t-elle directement la question. Son intuition se révéla être exacte puisque Alastair lui affirma avoir trois enfants, dont les prénoms n'étaient pas étrangers à Margot. Avec sa matière, tous les élèves de Poudlard passaient dans sa classe, au moins pour les premières années, et un nombre non négligeable d'entre eux continuaient après les BUSEs puisqu'elle n'exigeait qu'un Acceptable pour poursuivre. Aussi, elle se rappelait très bien de la trombine d'Owen Brennan, tout comme elle se rappelait d'une Maureen chez les Serpentard. Lilybeth, en revanche, ne lui évoquait qu'un nom sur une copie, mais un joli nom au demeurant. Le regard de Margot se posa sur la main d'Alastair et elle se détendit légèrement en avisant son alliance. Il était donc marié et parent d'élève.

Sans surprise, Alastair l'identifia comme la professeur de potions de ses enfants, et savait également qu'elle était candidate à la direction. Margot fronça légèrement le nez à sa remarque, peu ravie qu'on la connaisse sous ce fait. La chasse à la direction lui avait donné une visibilité qu'elle n'était pas sure d'apprécier après l'incident de Pré-au-Lard, qui avait provoqué l'apparition un peu trop fréquente de son nom dans les journaux... Elle n'avait pas vraiment envie de s'attarder sur le sujet, mais c'était une occasion inespérée de connaître l'opinion d'un parent d'élève non membre du Conseil d'Administration de tout ça. Margot se doutait bien que ses chances d'être élue, déjà amenuisées après l'annonce de la candidature d'Ana, avaient été très amincies par l'enquête sur l'incendie. Et c'était normal, après tout, qui aurait voulu d'une meurtrière comme directrice ? Même si elle avait été innocentée, elle savait bien qu'il suffisait de doutes, de simples soupçons pour détruire une réputation. Enfin, cet homme n'avait pas encore fuit, en tout cas.

"En effet", répondit-elle avec un mince sourire, "cette année n'est pas de tout repos, et la pression est bien présente. Je pense que ma côte de popularité auprès des membres du CA n'est pas au plus haut ces derniers temps."

Elle s'apprêtait à enchaîner par une question quand Alastair ajouta qu'ils se connaissaient peut-être autrement, puisqu'il faisait partie des oubliators envoyés à Poudlard lors du dérèglement du château, un mois plus tôt. Le regard de Margot s'éclaircit alors qu'elle se rappelait maintenant où elle avait vu Alastair : en train de s'occuper de cet étrange groupe de moldus qui avait pénétré l'enceinte de l'école...

"Oh, oui, exact ! Merlin, quelle journée...", dit-elle tandis que son regard se perdait dans le vague, les souvenirs de ces folles heures affluant dans sa mémoire. "Je me suis rarement sentie aussi impuissante depuis que j'enseigne à Poudlard, privée de magie... C'est une chance que les renforts soient arrivés, vraiment ! On a eu des élèves enfermés dans de drôles d'endroits."

Elle baissa le ton pour que sa voix ne porte que jusqu'aux oreilles de son interlocuteur, et souffla :

"La chambre des secrets !"

Ce n'était pas quelque chose qui avait filtré dans la presse, puisque l'école ne tenait pas spécialement à faire savoir qu'ils avaient réussi à enfermer cinq élèves dans l'endroit le plus secret et le plus dangereux de Poudlard, l'antre de Salazar Serpentard en personne, où se trouvait le cadavre du serpent géant... Margot avait tout de même interrogé en détails Théo pour savoir ce qu'ils y avaient vu, et s'était sentie presque jalouse. Elle était directrice de Serpentard mais elle n'y avait jamais mis les pieds ! Bon, elle n'avait pas manqué grand chose, à en croire le récit du Poufsouffle, mais tout de même...c'était quelque chose.

"Oubliator, alors", commenta-t-elle avec intérêt. "Cela doit être un métier intéressant. Toujours en première ligne."

Oui, songea-t-elle en l'évaluant du regard, il avait du en voir, des choses, surtout pendant la guerre. Mais elle ne tenait pas à évoquer des choses trop graves avec cet homme qu'elle connaissait à peine.

"Alors, qu'ont pensé ces moldus de Poudlard ?", ajouta-t-elle avec un petit rire. "C'est toujours fascinant, la réaction des moldus qui apprennent l'existence de la sorcellerie. C'est une part amusante de mon travail de sous-directrice, d'ailleurs, d'aller annoncer aux jeunes nés-moldus qu'ils sont sorciers ! Un peu dangereuse, parfois, quand les parents ne sont pas ravis de la nouvelle..."

Portant son verre à ses lèvres, elle acheva d'en boire le contenu et reporta son attention sur Alastair.




Isabelle Adjani, kit par Juliet
Alastair BrennanOubliatoravatar
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Alastait hocha distraitement la tête lorsque Margot annonça que sa côte de popularité au sein du CA n'était pas au plus haut. Personnellement, il pensait qu'au contraire, elle devait certainement avoir la faveur du plus grand monde. Cette Ana Sorden ne lui disait vraiment rien, sa tête ne lui revenait pas et lorsqu'il l'avait croisé à Poudlard ses poils de torse l'avaient étrangement démangés. Signe incontestable que cette femme n'était pas nette et qu'elle était à surveiller.

D'ailleurs les soupçons qui pesaient sur Margot Adamson dans le meurtre d'une fille à la sortie de Pré-au-Lard étaient plus qu'étrange. Déjà, il aurait été plus qu'étrange que cette dernière, si elle était la coupable, laisse l'arme du crime sur les lieux. Surtout si l'objet l'incriminait. Il ne serait d'ailleurs pas étonné que ce soit un coup de cette horrible bonne femme refaite de partout pour évincer Margot dans la course à la direction. Mais mieux valait garder ses soupçons pour lui, les murs avaient des oreilles et il ne voulait pas avoir d'ennuis. Le meilleur moyen de savoir était de rester discret écouter sans vraiment écouter. Il changea alors de sujet, en indiquant qu'ils avaient dû se rencontrer à Poudlard lors de l'invasion par les moldus.

"Oh, oui, exact ! Merlin, quelle journée... Je me suis rarement sentie aussi impuissante depuis que j'enseigne à Poudlard, privée de magie... C'est une chance que les renforts soient arrivés, vraiment ! On a eu des élèves enfermés dans de drôles d'endroits."

Alastair souleva un sourcil intrigué, il avait eu vent de choses insolites par Moureen et Lilybeth. Les deux fillettes n'avaient rien eu heureusement. Il n'avait pas su ce qu'Owen avait vécu puisque ce dernier s'était juste contenté de lui assurer que tout allait bien, en ronchonnant légèrement parce que les professeurs effectuaient des fouilles des dortoirs désormais et qu'il n'aimait pas trop ça. Alastair n'avait pas cherché plus loin, même s'il se demandait ce que pouvait bien dissimuler son fils dans sa valise qui puisse générer de tels bougonnements. Enfin, il n'y avait pas forcément besoin de raison précise pour bougonner, il en savait quelque chose.

Il reporta son attention sur l'enseignante qui lui avouait que certains élèves s'étaient retrouvé dans la chambre des secrets. Un éclair de surprise et une légère convoitise, traversa l'oeil de l'oubliator. Il avait tellement entendu parler de cette chambre secrète. Et en ancien Serpentard, il éprouvait une certaine curiosité. Il aurait adoré pouvoir fouler le sol de cette pièce érigé par le père fondateur de son ancienne maison. Une curiosité somme toute naturelle, la pièce devait certainement receler de trésors, des parchemins vieux de plus de mille ans. Un trésor archéologique sous le château. Et des élèves l'avaient parcouru alors que lui avait dû effacer la mémoire de moldus blindés d'argents et complètement stupides.

"La chambre des secrets ? Vraiment ? Et alors, ils ont pu la parcourir ? Comment est-elle ?"

Alastair se reprit aussitôt, il ferma son visage de toute expression et se racla la gorge, légèrement gêné.

"Excusez mon empressement. Je suis un ancien Serpentard et je dois avouer que la chambre des secrets me fascine. Je n'ose imaginer le savoir qu'elle recèle, bien caché dans des parchemins jaunis."

Son regard se fit alors songeur, il se prit alors à rêver qu'Owen faisait parti de ses élèves chanceux. Peut-être pourrait-il lui en toucher deux mots le lendemain. Du moins, s'il rentrait à la maison au moins une fois pendant les deux semaines de vacances scolaires. Il fut tiré de ses réflexions par Margot qui affirmait qu'Oubliator devait être un métier intéressant, il hocha la tête. Oui, il était en première ligne... Pour voir les gens perdre leurs souvenirs, pour voir les dégâts que pouvait certains sorciers. Transformer des crimes effectués par des sorciers en fuite de gaz, en morts inexpliquées et parfois déguiser un avada en lacérant le corps, cassant des vitres, des portes, pour faire croire à un cambriolage qui avait mal tourné. Puis effacer la mémoire des témoins et leur implanter de nouveaux souvenirs, beaucoup plus crédible pour les moldus.

"Alors, qu'ont pensé ces moldus de Poudlard ?", ajouta-t-elle avec un petit rire. "C'est toujours fascinant, la réaction des moldus qui apprennent l'existence de la sorcellerie. C'est une part amusante de mon travail de sous-directrice, d'ailleurs, d'aller annoncer aux jeunes nés-moldus qu'ils sont sorciers ! Un peu dangereuse, parfois, quand les parents ne sont pas ravis de la nouvelle..."

Alastair vida son verre et planta son regard sombre dans celui de la sous directrice. Il n'était pas certain de pouvoir réellement répondre en détail à cette question. Les réactions avaient été des plus étranges. Pour la plupart, ils avaient été éblouis par l'endroit, subjugué et dessus de ne pas avoir pu en voir plus. Ils avaient dû courir un peu parce que les moldus avaient malheureusement vite compris ce qu'il leur arrivait quand les premiers avaient perdu une partie de leurs souvenirs même si rapidement remplacés par d'autres beaucoup plus normal pour des sans pouvoirs.

"Et bien, ils étaient pour la plupart émerveillés par le monde qu'ils découvraient. D'autres commençaient déjà à entreappercevoir les possibilités qui s'ouvraient à eux et à leurs entreprises avec la magie. Il y avait beaucoup de riches moldus dans le lot. La spéculation est une seconde nature chez eux."

L'oubliator se tut alors, il devait faire bien attention à ce qu'il disait, le fait que ce soit une majorité de riches, laissait supposer que peut-être ses moldus n'étaient pas arrivés ici par hasard. Quelqu'un les y avait conduit et ils avaient certainement dû acheter leur place pour Poudlard. Tout ceci cachait un complot en vu de détruire le secret magique, Al en était certain. Alors cette journée avait sûrement amusé le professeur Adamson, tous les autres enseignants et les élèves mais pas lui. Tout ça était trop louche et ses poils de torse le confirmait. Et ses poils de torse ne mentaient jamais.



Kit par Ju choupie Choupi
Margot AdamsonAncien personnageavatar
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La révélation de Margot sembla faire son petit effet, à en juger par l'éclair de surprise qui passa dans le regard de son interlocuteur. Alastair s'empressa de la questionner, sur un ton qui témoignait d'un véritable intérêt, suscitant une légère méfiance chez Margot. La plupart des sorciers avaient tendance à réagir avec dégoût, effroi ou colère lorsque la légendaire chambre de Salazar Serpentard était évoquée, et non avec une telle curiosité... Cependant, Alastair sembla réaliser que sa réponse avait de quoi surprendre, puisqu'il se reprit aussitôt en mentionnant son appartenance à la maison Serpentard. Margot se détendit aussitôt, puisque la curiosité de l'Oubliator avait les même raisons que la sienne, et non sa sympathie pour l'idéologie douteuse de Serpentard.

"Un Serpentard, hein ?", répondit-elle avec un petit sourire approbateur.

Ce n'était jamais désagréable de rencontrer un ancien camarade de sa maison, d'autant plus quand il avait l'air fréquentable. De toute façon, les Serpentard de l'époque de Margot étaient presque tous morts ou emprisonnés, alors la situation ne se présentait pas souvent...

"Malheureusement, je crois que la réalité est moins reluisante que ce que j'imaginais", reprit-elle d'une voix basse. "Un des élèves du groupe qui s'y trouvait m'a décrit l'endroit comme étant une grande pièce sombre et humide, dont le plafond est soutenu par des piliers décorés de statues de serpents. Il a également mentionné une immense statue de Salazar Serpentard, et c'est à peu près tout, ni parchemins ni livres... Un endroit plutôt glauque et décevant, donc..."

Elle haussa les épaules avec indifférence, habituée depuis longtemps à n'éprouver aucun respect ni admiration pour le fondateur de sa maison ni ses actes ou pensées. Depuis son retour en Angleterre, Margot avait toujours défendu sa maison bec et ongles, mais elle y tenait pour les dizaines de générations d'élèves qui s'y étaient succédé et avait contribué à rendre la société meilleure, et non pour les quelques mages noirs et autres mangemorts de triste mémoire qui avait à jamais entaché sa réputation. Maintenant qu'elle s'apprêtait peut-être à rendre les clefs de la maison à quelqu'un d'autre, elle espérait que la réputation de sa maison s'était améliorée pendant les huit années où elle avait été à sa tête. Avec un peu de chance, la nouvelle équipe de quidditch, menée par Joy Highlands et entièrement féminine, achèverait d'amorcer une ère nouvelle pour les verts et argent... Reportant son attention sur Alastair, Margot ajouta en un murmure, peu désireuse de se faire entendre par quelqu'un d'autre qu'un Oubliator habitué à garder des secrets :

"En revanche, il parait que le cadavre du Basilic vaut le coup d'oeil. La préfète de Serdaigle en a même ramené une dent", acheva-t-elle avec amusement. Elle avait été plutôt surprise par le geste de la jeune fille, d'apparence si propre sur elle.

La discussion dériva ensuite sur le métier d'Alastair, qui lui expliqua ce qu'avaient pensé les moldus étant entrés par erreur dans l'enceinte de l'école de Poudlard. Margot lui répondit par un sourire, avant de baisser le regard sur ses mains croisées sur la table, pensive. Quelque chose dans les propos de l'Oubliator l'avait interpellé, à savoir qu'il ait jugé utile de mentionner que beaucoup des moldus concernés étaient riches. C'était intéressant, en effet, et d'ailleurs d'où venaient-ils ces moldus si prompts à comprendre les avantages que la magie pouvait avoir pour eux ? Quelle étrange coïncidence, songea-t-elle avec méfiance, alors que les liens entre monde sorciers et moldus se faisaient de plus en plus nombreux à mesure que le gouvernement mettait ses réformes en place... N'était-ce pas d'ailleurs la base du programme de sa concurrente à la direction ?

"Beaucoup de moldus riches, hein ? Amusant", répondit-elle sans une once d'amusement dans la voix. "Avez-vous réussi à savoir comment ils étaient arrivés là, pourquoi ce groupe précis ?"

Son regard perçant se posa sur l'homme qui lui faisait face, comme pour tenter de pénétrer dans ses pensées, puis elle réalisa qu'elle devait le mettre mal à l'aise avec ses questions. Merlin, cette histoire d'incendie l'avait rendue beaucoup trop méfiante ! Adressant un sourire d'excuse à son interlocuteur, elle se reprit :

"Pardonnez-moi, j'imagine que vos conclusions seront transmises directement à la directrice. Vous êtes venus ici pour vous détendre après une journée de travail, j'imagine, pas pour rendre des comptes."



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Alastair se sentit sourire lorsque l'enseignante répéta son ancienne maison avec une légère approbation dans la voix. Elles étaient peu nombreuses les personnes de leurs âges à être fiers d'avoir été à Serpentard. La maison qui avait accueilli la majorité des mangemorts de la dernière guerre. D'ailleurs, il était quasiment sûr que dans sa promotion, il n'y avait plus beaucoup de Serpentard en dehors d'Azkaban. Une bonne partie d'entre eux avait rejoint les rangs de Voldemort tout fier. Il fallait voir ce qu'ils étaient devenus désormais, ça n'avait rien de très glorieux. Il fut alors tiré de ses pensées par la voix de Margot.

"Malheureusement, je crois que la réalité est moins reluisante que ce que j'imaginais", reprit-elle d'une voix basse. "Un des élèves du groupe qui s'y trouvait m'a décrit l'endroit comme étant une grande pièce sombre et humide, dont le plafond est soutenu par des piliers décorés de statues de serpents. Il a également mentionné une immense statue de Salazar Serpentard, et c'est à peu près tout, ni parchemins ni livres... Un endroit plutôt glauque et décevant, donc..."

En effet, ça ne donnait pas très envie. La pièce était donc décevante, c'était peut-être pour cette raison que Harry Potter n'avait rien ramené de cette chambre, n'avait pas demandé à des langues de plombs de l'explorer. Tout simplement parce qu'il n'y avait rien d'autre qu'un cadavre de serpent. Il n'y avait en donc pas de quoi se réjouir. Même si le serpent en question devait bien mesurer deux mètres de long et avait des dents empoisonnées. Il laissa son dos retomber sur sa chaise en soupirant légèrement.

"Décevant, en effet."

Il porta son verre à ses lèvres et posa son regard sur la directrice adjointe alors que la discussion repartait sur son travail. Il se mordit d'ailleurs la langue, conscient d'en avoir certainement trop dit.

"Beaucoup de moldus riches, hein ? Amusant", répondit-elle sans une once d'amusement dans la voix. "Avez-vous réussi à savoir comment ils étaient arrivés là, pourquoi ce groupe précis ?"

Perspicace, beaucoup trop d'ailleurs. Il aurait préféré qu'elle ne s'attarde pas sur ce point. Il sut cependant garder un air indifférent comme s'il n'avait jamais fait de bourde. Comme si ce n'était pas important qu'ils soient riches. Que ce n'était qu'une coïncidence. Il haussa donc les épaules pour montrer que ce n'était plus important que cela. Il détourna néanmoins le regard pour le fixer sur l'homme à la table de derrière. D'ailleurs, il n'avait pas l'air très frais.

"Pardonnez-moi, j'imagine que vos conclusions seront transmises directement à la directrice. Vous êtes venus ici pour vous détendre après une journée de travail, j'imagine, pas pour rendre des comptes."

Alastair hocha la tête et esquissa un sourire de remerciement à l'enseignante. Il ne savait pas si c'était parce qu'elle avait remarqué sa gêne ou juste parce que, elle non plus ne voulait pas parler travail.

"Oui, enfin ce n'est pas la journée de travail qui est responsable de mes préoccupations. Enfin, j'imagine que tous les pères doivent passer par là. Les enfants grandissent et leurs soucis aussi. Mais quand ils ne veulent pas parler, comment les-y obliger ?"

Al jeta un regard morne à son verre vide, il releva le regard et laissa échapper un petit sourire triste.

"Excusez-moi, j'imagine que vous aussi vous avez votre lot de préoccupations. Et puis, les problèmes d'adolescents doivent vous passez par dessus la tête à force."

Il esquissa un sourire amusé, même si derrière se masque se cachait une réelle préoccupation. Son fils ne lui parlait pas, comment on pouvait gérer ça ? Ses filles grandissaient mais il ne pouvait pas faire grand chose pour elle, il n'était pas une femme, ni une mère. Juste un père seul, perdu et complètement dépassé.



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Le regard fixé sur son interlocuteur, Margot jouait distraitement avec son verre vide. Etait-ce son imagination, ou bien Alastair avait-il l'air un peu trop heureux que la conversation soit détournée ? Une vague d'agacement et de lassitude envahit la sorcière, qui poussa un soupir intérieur. Elle commençait à voir le mal partout, mais ne savait pas si elle était paranoïaque ou au contraire trop crédule. Tous ces évènements étranges, les accusations contre elle et la course à la direction occupaient ces pensées de manière permanente, si bien qu'elle ne parvenait même plus à se détendre autour d'un verre... A en juger par l'air soucieux de son interlocuteur, Alastair n'avait pas l'air plus détendu qu'elle. Eh bien, songea-t-elle en repoussant fermement ses soucis dans un coin de sa tête, elle pouvait s'intéresser aux problèmes de quelqu'un d'autre, pour changer.

Un petit sourire compatissant s'étira sur les lèvres de l'enseignante alors qu'Alastair lui faisait part de ses préoccupations. Ah, les problèmes d'éducation ! Elle aussi avait connu ça, avec un fils aussi aventureux et peu décidé à rester dans le rang que le sien. Elevé par deux professeurs, André était un jeune homme curieux et intelligent mais il s'obstinait à prendre un chemin différent de ses géniteurs. "Quidditch", il n'avait que ce mot à la bouche depuis plusieurs années et semblait en bonne voie pour en faire son métier... Margot l'acceptait, maintenant qu'il avait grandit et qu'elle avait compris qu'il s'agissait d'une véritable passion, et non simplement d'un moyen de se rebeller. Mais elle savait que son père et lui s'étaient disputé un grand nombre de fois à ce sujet, André ayant énormément de mal à le voir "gâcher son potentiel".

"Ne vous excusez pas, il n'y a pas de problème. Je suis une mère moi-même, et je sais combien il peut être nécessaire d'échanger avec d'autres parents parfois. De toute façon, si les adolescents ne m'intéressaient pas, il y a bien longtemps que j'aurais changé de métier..."

Après avoir adressé un sourire rassurant à l'oubliator, elle attira l'attention de la barman d'un geste de main. Elle passa commande de deux nouveaux verres et reporta son attention sur Alastair.

"Vous avez l'air d'en avoir besoin, et je dois avouer que moi aussi", se justifia-t-elle avec amusement. "Vous savez, les enfants qui se referment autour de l'adolescence, c'est plus ou moins un passage obligé. Ils entrent dans cette période où ils préféreraient se tourner vers n'importe qui d'autre que leurs parents, voire que leurs professeurs. Je ne pense pas que cela soit spécifique à votre famille, je vois ça au quotidien... Et en général cela passe quand ils grandissent, et ils finissent par retrouver cette complicité avec leurs parents."

Margot fut interrompue par la serveuse qui apportait leurs commandes. Après avoir payé par quelques pièces, elle but une longue gorgée avant de reprendre :

"C'est ce que j'ai observé avec mon propre fils et avec mes élèves. Mais je sais aussi que chaque famille est particulière, je ne prétends pas savoir ce qui se passe dans la votre... Avez vous des problèmes précis avec vos enfants ? Et qu'en dis votre épouse ?"



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Alastair n'avait pas l'habitude de se genre de conversation, d'habitude, il balayait le sujet d'un revers de main. Faisait comme si tout allait bien, comme si ce n'était pas grave. Il voyait bien l'inquiétude de sa soeur ou de Moïra pour lui, il voyait bien qu'elles auraient préféré qu'il refasse sa vie avec quelqu'un plutôt que de se morfondre dans un souvenir. Ça aurait certainement été plus sain pour les enfants. Mais, il n'avait pas pu s'y résoudre, il aurait eu l'impression de trahir la mémoire de Lucy. Et puis, il n'aurait pas pu s'empêcher d'essayer de retrouver une deuxième Lucy, la modeler pour qu'elle remplace le vide, qu'elle rebouche le trou qu'il avait au fond de lui. Mais ce vide, c'était elle désormais et il ne voulait pas l'oublier, il ne voulait pas le reboucher, parce qu'il ne voulait pas la perdre encore une fois.

Il écouta Margot lui faire part de son expérience en tant que mère, elle affirma que son fils aussi avait eu une période rebelle. Ce qui d'un sens était rassurant, il n'y avait pas qu'à lui que cela arrivait. D'autres parents vivaient la même chose. L'enseignante commanda deux nouveaux verres et se justifia en affirmant qu'il semblait en avoir besoin. Il hocha la tête et la remercia avec un léger sourire. Oui, il en avait bien besoin. Il écouta Margot lui expliquer que c'était normal ce repli sur lui-même, qu'Owen finirait par revenir que c'était l'adolescence qui voulait ça. Mais à moins que son fils n'ait été très précoce, c'était depuis le décès de sa mère qu'ils avaient des problèmes de communication. Au début, Alastair avait mis ça sur la tristesse de son fils et ensuite, il avait fait l'autruche, jugeant que son fils et lui retrouverait leur complicité d'autrefois. Mais le fait qu'il se soit complètement plongé dans son travail, que les enfants soient entré à Poudlard n'avait pas arrangé leur éloignement. Il songea que cet été, ils partiraient en vacances tous ensemble, pour refaire un lien entre eux ou du moins essayer de conserver un lien avec ses filles. Mais il n'avait pas envie de croire que tout était déjà perdu pour Owen, il voulait encore y croire. Il devait y croire.

"C'est ce que j'ai observé avec mon propre fils et avec mes élèves. Mais je sais aussi que chaque famille est particulière, je ne prétends pas savoir ce qui se passe dans la votre... Avez vous des problèmes précis avec vos enfants ? Et qu'en dis votre épouse ?"

Alastair se crispa légèrement et sa main serra un peu plus fort, le verre que venait de poser la serveuse devant lui. Il était bien là, le problème, il n'y avait plus d'épouse. Machinalement sa main se porta à son alliance et il recommença à la faire tourne autour de son annulaire. Mauvaise habitude qu'il avait prise lorsqu'il était nerveux. Il posa son regard sur Margot et se racla légèrement la gorge en se redressant sur sa chaise.

"Mon épouse est... hum... elle est décédée. Ça fera dix ans cette année. Le manque de communication vient certainement de là. Enfin, j'imagine."

L'oubliator détourna le regard un instant. Il n'aimait parler de ça non plus. Il revoyait encore la scène se dérouler devant ses yeux. Il revoyait encore son corps inanimé dans ses bras, un sourire aux lèvres pour l'éternité. Elle s'était retourné deux secondes, juste pour lui sourire, pour s'assurer qu'il était encore debout, et il avait vu le sort la toucher de plein fout. Il l'avait vu s'effondrer. Il ferma les paupières un instant et chassa ses souvenirs, ce n'était pas le moment de se morfondre. Ce n'était pas en s'apitoyant qu'il avancerait. Il devait penser aux enfants. Parce que s'ils n'avaient pas été là... Il ne préférait même pas y penser. Il reporta son regard sur Margot et se demanda si elle aussi avait perdu des êtres chers à cause de cette fichue guerre.



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Suite à sa question, Margot crut voir Alastair se crisper et elle se mordit la lèvre inférieure, prise de remords. Sans doute avait-elle été trop loin dans ses questionnements, et voilà que son interlocuteur allait la prendre pour une indiscrète... Elle s'apprêtait à se rétracter quand l'oubliator se décida à lui répondre, proférant des mots qui figèrent Margot sur place, tandis que son visage se fermait. La femme d'Alastair était décédée, et cela depuis dix ans. Il ne lui fallut pas longtemps pour faire le calcul, et pour baisser un regard assombri sur la table. Suivant obstinément des yeux les rainures du bois, elle porta inconsciemment la main au pendentif qui ornait son cou. Par Salazar, on aurait pu croire qu'elle s'y serait habituée, depuis le temps, qu'elle devrait s'y attendre. La mort lui était suffisamment familière pour qu'elle ne se glace plus de l'intérieur à son évocation, même et surtout quand elle était associée à la guerre... Et pourtant, Margot ne s'y faisait pas, malgré la paix qui s'installait confortablement, malgré le temps qui galopait et engloutissait les années. Ce n'était pas normal, après tout, ce n'était pas normal que cet homme en fasse d'elle ait connu cette douleur indescriptible, ce vide que rien ne pourrait jamais remplacer, qu'il se retrouve avec trois adolescents à élever seul. Pas étonnant qu'il se sente un peu perdu face à eux...

Accusant le coup, Margot redressa la tête et tourna vers son interlocuteur un visage grave, son regard clair exprimant toute sa compassion.

"Je suis désolée, Alastair", répondit-elle enfin. "Je suis vraiment désolée pour votre perte, et que vous ayez à élever vos trois enfants seuls. Cela ne doit pas être facile tous les jours."

Un léger silence suivit ses paroles plates, durant lesquelles elle but quelques gorgées d'alcool, plus pour se donner une contenance que par véritable soif. Margot avait beau avoir entendu ce genre de choses un certain nombre de fois, elle ne savait toujours pas comment réagir, quels mots dire, quelle attitude adopter. Le fait qu'elle ne connaisse pas du tout cet homme n'aidait pas, et elle se sentait soudain un peu mal à l'aise. Margot s'en voulait d'avoir amené bien malgré elle la conversation sur ce terrain là. Mais ce qu'elle voyait, c'était un homme qui semblait aussi perdu qu'elle avait pu l'être, qu'elle l'était encore parfois. Même si l'arrivée de Samuel dans sa vie lui donnait l'espoir, pour la première fois depuis sa jeunesse, qu'elle serait capable de reconstruire quelque chose de permanent... Quoi qu'il en soit, elle se sentait profondément triste pour ce père de famille dépassé et aurait voulu l'aider. Mais elle n'avait pas la moindre idée de comment faire. Elle reposa son verre un peu trop brusquement, et quelques gouttes vinrent éclabousser la table, la faisant rougir d'embarras. Ce qu'elle pouvait être maladroite parfois, en paroles comme en actes...

"Foutue guerre", commenta-t-elle en poussant un soupir de lassitude. "Elle m'a enlevé deux hommes que j'aimais quand j'étais jeune, et je crois que je ne m'en suis jamais vraiment remise. J'aimerais avoir des mots de réconfort mais je connais trop bien cette douleur pour savoir que les mots sont généralement inutiles..."

Elle lui adressa un petit sourire d'excuse, et conclut :

"J'espère que ça va aller, et que vous allez retrouver votre communication avec votre fils."



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La réaction de Margot ne se fit pas attendre, il vit son visage se fermer. Elle avait dû entendre ce discours un nombre incalculable de fois à cause de son métier. Elle avait dû en voir des enfants orphelins à cause de la guerre. Peut-être en avait-elle, elle même, souffert. Il hocha légèrement la tête pour la remercier de sa sollicitude. Tout le monde était souvent désolé pour lui, de sa perte et du fait qu'il devait élever seul ses enfants. Au début, ça avait été dur, il s'était énormément reposé sur ses parents pour pouvoir offrir un cadre de vie acceptable à ses enfants pour pouvoir faire son deuil également. Mais il s'était vite aperçu qu'il n'arriverait jamais à l'oublier, son visage, son sourire, son parfum qui flottait encore parfois dans la maison lors des grandes journées d'été. L'odeur de la violette lui ramenait indéniablement des souvenirs de leurs jours heureux. Maudits souvenirs qui le faisaient souffrir à chaque fois. Parfois, il aurait aimé que rien de tout ceci n'ait jamais eu lieu, ne plus avoir tous ses souvenirs et pouvoir tourner la page, l'oublier, elle et toute la joie qu'elle lui avait apporté. Il aurait peut-être pu refaire sa vie, offrir une mère à ses enfants. Peut-être n'aurait-il pas perdu Owen par sa tristesse silencieuse. Il avait l'impression que ses filles acceptaient mieux la situation, elles étaient plus jeunes également, elles n'avaient connu que l'homme qu'il était devenu et non celui qu'il avait été. Il reporta son attention sur la sous-directrice afin de chasser ses sombres pensées.

"Foutue guerre", commenta-t-elle en poussant un soupir de lassitude. "Elle m'a enlevé deux hommes que j'aimais quand j'étais jeune, et je crois que je ne m'en suis jamais vraiment remise. J'aimerais avoir des mots de réconfort mais je connais trop bien cette douleur pour savoir que les mots sont généralement inutiles..."

Il leva son regard vers elle, la détailla plus longuement que précédemment. Elle comprenait ce qu'il avait vécu. Elle savait, elle connaissait la douleur de la perte mais peut-être qu'elle avait fini par tourner la page, ce que lui même n'arrivait pas encore à faire. Il préférait rester dans sa tristesse plutôt que de l'oublier, parfois, il lui arrivait de ne plus se souvenir de l'intonation de son rire. C'était pourtant la plus belle chose qu'il lui avait été donné d'entendre mais alors il lui suffisait d'entendre rire Lilybeth et tout lui revenait et son cœur s’apaisait, sa panique disparaissait et il pouvait reprendre son activité. Heureusement qu'il avait eu ses enfants, même si aujourd'hui ils étaient tous à Poudlard, même si ça avait été difficile de savoir si ce qu'il faisait été bien. Il avait eu sa mère et sa sœur pour l'aider, pour le conseiller et l'aiguiller. Au final, il pensait s'en être plutôt bien sorti. Mais il avait négligé Owen pour les filles, parce qu'Owen ne parlait pas, parce qu'il ne se plaignait pas, parce qu'il ne semblait pas avoir autant besoin de lui que ses petites sœurs. Mais visiblement, il s'était fourvoyé.

"Je suis désolé pour vous. La guerre commet bien des crimes. Même si j'imagine que parfois elle est inévitable."

Alastair posa son regard sombre sur son verre et le vida d'un trait tandis que l'enseignante lui faisait part de ses espoirs de réconciliation pour son fils et lui. Il la remercia une nouvelle fois et sortit rapidement sa montre à gousset, il grimaça légèrement avant de la ranger.

"Je suis désolé mais je vais devoir vous laisser. Mon fils doit être rentré, enfin j'imagine. J'ai été heureux de faire votre connaissance Margot. Et si jamais... vous avez besoin de parler à quelqu'un et bien... envoyez moi un hibou. Je serais ravi de vous revoir Madame la directrice."

Il esquissa un dernier sourire en coin avant de tourner les talons pour sortir du bar. Lorsque l'air frais du mois de mars lui fouetta le visage, il ferma les yeux et transplana. Lorsqu'il rentra chez lui son fils n'était pas encore rentré, malgré le fait qu'il lui ait promis de le faire, il ne le vit pas de la soirée et ne l'entendit rentrer que sur le petit matin. Ce n'était pas aujourd'hui qu'ils allaient discuter mais il fallait s'y attendre. La résignation était devenue son lot quotidien de toute façon.

Fin du Rp



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Les vrais adultes (Alastair & Margot)

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