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 Et maintenant...? (Juliet, Jeremy et Irving)

Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Dernière édition par Jeremy Baker le Dim 14 Avr 2013 - 14:46, édité 1 fois
3 avril 2007

Assis droit sur sa chaise, les yeux fixés sur l'horloge au-dessus de la tête du professeur Harris, Jeremy regardait avec impatience les secondes s'écouler. Ce cours n'en finirait donc jamais ! Il n'avait vraiment pas la tête à travailler, toutes ses pensées étant concentrées sur les évènements des derniers jours. Avec ça, le professeur Harris semblait décidé à donner le cours le plus ennuyeux de sa carrière, insistant lourdement sur des notions que la plupart des élèves maîtrisaient déjà. La journée avait été longue, studieuse et ennuyeuse, et Jeremy n'avait pas réussi à se concentrer une seule minute. Sa rupture avec Georgiana, encore toute fraîche, avait occupé son esprit une bonne partie de la nuit. Chaque fois que ses pensées s'aventuraient du côté de l'attrapeuse, il sentait une grande tristesse et un malaise indéfinissable l'envahir.

Avec ça, il sursautait dès qu'il voyait la silhouette d'un jeune homme ressemblant vaguement à Killian. Jeremy savait qu'il lui faudrait un jour affronter son ami - son ancien ami, probablement. Du moins, il espérait fortement avoir la possibilité de le faire... Mais l'éventualité d'une rencontre inopinée avec le Serpentard le terrifiait, pour être honnête. Depuis son retour à Poudlard, trois jours auparavant, il se demandait bien où était passé son soit-disant courage de Gryffondor. Passer la fin de l'année caché au fond du dortoir n'avait jamais paru aussi séduisant, car il avait bien conscience qu'il ne pourrait pas éviter les conséquences de ses choix indéfiniment... En trois mois, il finirait bien par tomber nez-à-nez avec Killian, et alors ils devraient communiquer d'une façon ou d'une autre, c'était obligé, pas vrai ? Il le faudrait bien, et c'était tant mieux. S'il devait perdre son ami, ce ne serait pas dans le silence.

"Pour le prochain cours, vous m'écrirez 30 cm de parchemin sur l'un des sujets de dissertation d'ASPIC blanc que je vous ai distribué."

Jeremy sursauta presque quand le ronron monotone de la voix du professeur Harris s'interrompit, pour laisser place au bruit des raclements de chaise et des conversations joyeuses de ses camarades. Il était vraiment déconnecté avec la réalité, aujourd'hui ! Jeremy se leva enfin et jeta ses affaires en vrac dans son sac, répondant par quelques hochements de tête distraits à Horace qui monologuait à côté.

"...elle a fait cette mimique, t'sais, avec ses sourcils. A chaque fois qu'elle fait ça je me retrouve avec un Désolant le cours d'après ! Et donc à tous les coups Adamson va nous mettre une interro surprise demain et donc il faut qu'on bosse ce soir, j'ai rien compris au principe de Maguyslou qu'on a vu la dernière fois, ça craint ! Faut pas que je me plante cette fois ! On va à la biblio ? Toi aussi t'es nul en potions !"

"Merci Horace, ça fait plaisir ! Mais euh non il faut que je fasse quelque chose avant. On se voit ce soir !"

Sans attendre de réponse, Jeremy fit glisser son sac sur son épaule et se fraya un chemin parmi ses camarades. Arrivé vers Juliet et Olivia, il s'immobilisa un instant et hésita, pris d'une soudaine nervosité. Ils avaient fini les cours pour la journée, n'avaient pas d'entraînement et donc le temps pour se voir. C'était la première vraie conversation que Juliet et lui auraient depuis leur retour à Poudlard, et donc depuis leur journée mouvementée à Aberystwyth, et Jeremy se sentait un peu - beaucoup - angoissé à cette idée. Au fond, il savait que cela allait bien se passer. C'était Juliet, après tout, sa meilleure amie. Il n'y avait pas d'inquiétude à avoir... Sauf que c'était aussi un peu plus que ça, désormais, et c'était là où cela coinçait. Il ne savait pas comment il était censé se comporter. C'était une chose de l'avoir embrassée en pleine soirée, dans un bar loin de tout, dans l'euphorie du moment...Mais il ne se voyait pas recommencer en pleine salle de classe, sous le nez d'Harris et devant leurs camarades qui, a priori, n'avaient pas encore entendu la rumeur de leurs ruptures respectives. Et il avait peur que les choses soient bizarres entre eux, désormais. Elles le seraient forcément un peu au début...

Enfin, c'était justement pour ça qu'ils avaient besoin de se voir. Ils avaient rompu justement pour gagner ce droit, de profiter pleinement de leur relation sans tromper qui que ce soit. Et il était maintenant temps de découvrir ce que c'était, ce "Nous". A cette pensée, un petit sourire apparut sur ses lèvres en dépit de sa nervosité grandissante, et il tendit le bras pour serrer brièvement l'épaule de Juliet, signalant ainsi sa présence.

"Salut !", lança-t-il aux deux filles, adressant un signe de tête à Olivia.

Il reporta alors son attention sur Juliet et plongea un instant ses yeux dans les siens, avant de demander sur un ton faussement détaché :

"T'as un moment ?"

Alors qu'elle répondait par l'affirmative, Jeremy attendit qu'elle soit prête et se dirigea vers la sortie de la salle, sentant son pouls s'accélérer. Merlin, toutes ces histoires allaient finir par le tuer. Une fois dans le couloir, ils commencèrent à marcher un peu au hasard. Jeremy se moquait bien de l'endroit dans lequel ils se trouvaient, du moment que c'était calme, isolé et surtout dénué d'ex-petits-amis. Une fois qu'ils se furent un peu éloignés du couloir de sortilège, Jeremy glissa un regard en coin vers Juliet et chercha quelque chose à dire pour rompre le silence. Ils avaient tellement de choses à se dire qu'il ne savait pas comment débuter...

"Alors...euh...comment ça va ?", finit-il par demander un peu gauchement.

Question stupide, songea-t-il au moment même où il la posait. Question réflexe, mais si peu appropriée étant donné la situation. Jeremy adressa une grimace d'excuse à Juliet et enfonça ses mains dans ses poches, un peu embarrassé.


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Luttant pour garder les yeux ouverts, Juliet se força à relever la tête pour fixer le professeur Harris, et tenta de se concentrer sur ses paroles, en vain, malheureusement. Abandonnant ce combat, la jeune femme se contenta de saisir sa plume et de baisser la tête vers son parchemin pour fermer quelques instants les paupières, les rouvrant à l’occasion pour prendre quelques notes. Elle connaissait ce cours par cœur pour l’avoir révisé – encore et encore – l’année dernière au moment de passer ses ASPIC. Et si elle était bien contente de pouvoir revoir certaines compétences encore non-acquises, les potions notamment, il fallait avouer que refaire tout le programme de l’année dernière l’ennuyait. Enfin, songea-t-elle en levant les yeux vers l’horloge, plus que quelques mois et elle serait enfin sortie de Poudlard. Complètement, définitivement. Et même si cela signifiait laisser plusieurs personnes, et quelques très bons amis, derrière elle, cette perspective l’enchantait, et encore plus depuis quelques jours… Le souvenir encore frais et douloureux de sa rupture avec Killian lui revint en mémoire, tandis qu’elle s’efforçait à respirer lentement. Elle adressa un sourire rassurant à Olivia, légèrement tiraillée par la culpabilité de n’avoir absolument rien dit à sa meilleure amie à propos des événements des derniers jours. Depuis sa situation familiale, jusqu’à sa nouvelle relation avec Jeremy, en passant par cette journée à Aberystwyth, tout avait été passés sous silence. Et, à vrai dire, malgré la confiance qu’elle avait en Olivia, Juliet avait préféré se taire sur ces différents sujets, ne souhaitant pas précipiter les choses… Puis, la nouvelle ne tarderait pas à éclater, de toute façon, se raisonna-t-elle en balayant la salle de classe des yeux. Quelques jours, tout au plus. Et si d’un côté elle appréhendait légèrement de se retrouver une nouvelle fois cible des rumeurs, elle n’avait pas spécialement envie de rester cacher indéfiniment…

Le mouvement de ses camarades la tira de ses pensées, et, elle se leva également de sa chaise et entreprit de ranger ses affaires dans son sac avant de saisir ce dernier et de se tourner vers Olivia, avec qui elle engagea la conversation avant de sortir de la classe. Alors qu’elle écoutait sa meilleure amie, Juliet sentit une main se poser sur son épaule et exercer une pression. Tournant la tête, elle découvrit le visage familier de Jeremy, et le salua à son tour, le sourire aux lèvres.

« Ouaip. » répondit-elle en hochant la tête avant de se tourner vers Olivia : « Je te retrouve tout à l’heure ! »

Jetant un dernier coup d’œil à sa table pour vérifier qu’elle n’avait rien oublié, Juliet fit finalement signe à Jeremy qu’elle était prête et le suivit hors de la classe de sortilège. Marchant aux côtés du jeune homme, silencieuse, la jeune femme ne pu s’empêcher de sourire en songeant aux changements qu’entraînaient leur décision, et notamment au niveau de leur comportement vis-à-vis de l’autre. Et, probablement parce que c’était le début d’une relation, peut-être parce qu’il s’agissait de Jeremy et d’elle, d’eux, mais Juliet sentait une sorte anxiété la saisir, sans qu’elle ne sache comment s’en débarrasser.

La question de Jeremy la tira finalement de ses pensées, et la Gryffondor l’observa quelques instants, plongée dans ses pensées. Comment allait-elle ? Elle ne savait pas vraiment, à vrai dire. Ni vraiment bien, ni vraiment mal. Elle avait plutôt l’impression d’être dans une sorte de malaise, quelqu’un chose d’indéfinissable.

« Je vais… » débuta-t-elle, hésitante sur son état. « Je ne sais pas comment je vais, » finit-elle par avouer avec un léger rire nerveux, « Ça va comme ça peut. » conclut Juliet. « Et toi ? »

Attendant la réponse du jeune homme, Juliet se souvint alors ce qu’elle avait souhaité lui montrer le matin même, et se baissa pour fouiller dans son sac. Après quelques secondes de recherche, elle en tira une lettre, faisant au passage en tomber une autre qui était arrivée ce matin et qu’elle n’avait pas encore prit la peine d’ouvrir. Se relevant, elle tendit la première lettre à Jeremy avec un immense sourire.

« Tiens, lis ça… »

A l’intérieur de cette enveloppe, un parchemin officiel de l’équipe de Flaquemare, concernant une probable future proposition pour intégrer la formation l’année prochaine, en fonction évidemment du match Gryffondor/Poufsouffle. Et, si cette proposition se concrétisait, une chose était certaine, elle n’hésiterait pas pour accepter…

« Mon cousin va me renier – encore plus si c’est possible – mais… » déclara-t-elle en plongeant ses yeux dans ceux du capitaine.

Elle n’eut même pas besoin de finir sa phrase, son sourire parlait pour elle.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy rendit son regard à Juliet, qui réfléchissait visiblement à sa question. Elle avait l'air d'aller comme lui, à vrai dire, et il hocha la tête avec compréhension quand elle lui répondit.

"Pareil", répondit-il avec un petit rire.

Curieux, il vit Juliet se baisser pour farfouiller dans son sac et en tirer une enveloppe de parchemin, faisant tomber une seconde lettre au passage. Allons donc, avait-elle reçu du courrier intéressant ? Jeremy espérait que c'était une bonne nouvelle car la jeune fille avait son compte de soucis, ces derniers temps. Mais à en croire son large sourire quand elle lui tendit la lettre, il n'y avait pas à s'inquiéter. Jeremy attrapa l'enveloppe et en tira la feuille de parchemin, qu'il s'apprêtait à lire quand Juliet fit un commentaire sur son cousin qui allait le renier. Le capitaine ne connaissait pas très bien ce fameux cousin mais il comprit qu'elle devait parler de Marcus Flint, joueur de quidditch professionnel. Il n'éprouvait pas grande affection pour les familles du type Flint. Ses grands-parents auraient probablement pensé différemment, mais deux guerres pour la pureté du sang avaient conduit les plus récents membres de sa famille à s'éloigner radicalement des idéaux de ce type de famille. Avec des parents passionnés de culture moldue et un frère cracmol, il n'appartenait pas vraiment à ce monde, de toute façon ! Et il savait que Juliet n'affectionnait pas spécialement cette branche de sa famille... Pas étonnant, sachant que sa mère avait épousé un - horrible - moldu.

"Oh, la famille, hein...", commenta-t-il en haussant les épaules, malicieux.

Pressé de savoir ce qui provoquait un tel sourire sur le visage de Juliet, Jeremy se lança dans la lecture de la missive et faillit bondir partout d'excitation quand il comprit de quoi il s'agissait.

"Flaquemaaaaare !", s'écria-t-il avec joie, sa voix retentissant dans le couloir. "Oh mais c'est génial !!!"

Jeremy avait longtemps espéré de recevoir une lettre comme celle-là, de la part de ce club précis, qui plus est. Pendant longtemps, ce rêve qui était à l'origine celui de son père était devenu le sien. Il avait hésité longuement avant de se détourner de ce but, et s'il était persuadé d'avoir trouvé sa voie dans la métamorphose, le capitaine garderait probablement toujours une petite pointe de regret à l'idée qu'il n'avait même pas tenté sa chance dans ce domaine... Alors il était plus qu'heureux de voir que Juliet, elle, se dirigeait vers ce futur. Il aurait ainsi un petit aperçu, à travers son expérience, de ce qu'aurait pu être sa carrière. Joueuse de Quidditch professionnelle à Flaquemare, songea-t-il tandis qu'un sourire emprunt de fierté fleurissait sur ses lèvres. Elle le méritait, cela ne faisait aucun doute. Elle avait le niveau pour, puisqu'elle avait été repérée non pas par un mais par deux recruteurs, et puis Jeremy était persuadé qu'elle avait le mental pour supporter la pression. Bien sûr, cela ne serait probablement pas facile tous les jours, mais elle était suffisamment forte pour s'en sortir brillamment, cela ne faisait aucun doute.

"Wahou, bravo Ju', te le mérites, vraiment. Je suis super content pour toi."

Oui, c'était un avenir difficile qu'elle se réservait, mais aussi un avenir stimulant auquel rêvait de nombreux jeunes sorciers ! Le Quidditch à son plus haut niveau, la célébrité et un salaire plus que confortable... Il y avait pire. Il était heureux pour elle, et par dessus le marché, il était fier qu'une des joueuses de son équipe ait été repérée. Qu'ils gagnent ou perdre la Coupe, l'année ne serait pas perdue. Il suffirait simplement que Juliet ne joue pas comme une bouse contre Poufsouffle - on ne savait jamais, personne n'était à l'abris d'un mauvais match - et le tour était joué... Et à elle Flaquemare ! A mi-temps avec l'université, mais tout de même.

"Enfin, j'étais sur que tu serais recrutée, mais là, c'est Flaquemare, quoi. Mon équipe préférée. La meilleure d'Angleterre !", lança-t-il avec une mauvaise foi évidente, omettant le fait que de nombreuses autres très bonnes équipes se disputaient le titre. "S'ils te font une proposition définitive, tu vas dire oui, pas vrai ?"

C'était obligé, on ne refusait pas Flaquemare, décréta-t-il mentalement. Soudain, une idée réjouissante s'empara de son esprit et il adressa un regard enthousiaste à la jeune fille :

"Tu me présenteras Olivier Dubois ? S'il-te-plait !"

Olivier Dubois, son héros, son Dieu. Gardien et capitaine de Gryffondor, et maintenant joueur de Quidditch professionnel. Il avait un fils en première année à Gryffondor, aussi, mais Jeremy avait pour l'instant résisté à l'envie de le harceler pour qu'il lui parle de son père... Sortant difficilement de ses pensées sportives, Jeremy reporta son attention sur Juliet, soudain de bien meilleure humeur. Il nota alors qu'elle avait une seconde lettre en main, qu'elle n'avait pas encore ouverte.

"Et celle-là, c'est qui, les Pies ou les Harpies ?", commenta-t-il, taquin.


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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L’entrain de Jeremy fit chaud au cœur à la jeune fille, qui lui sourit en retour tandis qu’il la félicitait. Elle était sur le point de réaliser l’un de ses plus grands rêves, celui qu’elle alimentait depuis des années, celui d’entreprendre une carrière de joueuse professionnelle. Oh, évidemment, rien n’était encore joué. Il restait le match Gryffondor/Poufsouffle, dans un premier temps… Mais il n’était pas impossible que la proposition de concrétise. C’était à elle de faire de son mieux pour que cela arrive. Et c’était ce qu’elle comptait faire. Après tout, depuis des années, elle travaillait sans relâche pour s’améliorer. Et, malgré quelques défaites cuisantes, malgré de nombreuses chutes mémorables, elle avait persévéré. Pour être, quelques années plus tard, à deux doigts d’enfin accéder à ce rêve. Aussi, la joie, l’enthousiasme, du jeune homme ne fit qu’accentuer son sourire, et Juliet hocha vivement la tête à l’entente de sa question.

« Evidemment, que j’accepte dans ce cas ! » répondit-elle en riant.

Flaquemare, tout de même. Et une proposition de formation comme celle-ci, avec des horaires aménagés pour qu’elle puisse suivre ses cours à la fac, ça ne se refusait pas. Puis surtout, s’entraîner en compagnie des meilleurs. Définitivement, il fallait que cette proposition se concrétise.

« Ne vendons pas la peau de l’Hippogriffe avant de l’avoir tué. » déclara-t-elle sagement, avant de souffler, malicieuse : « Mais dans le meilleur des cas… Evidemment. »

Reportant par la suite son attention sur la seconde lettre qu’elle avait en main, Juliet l’examina quelques instants avec curiosité. Elle n’attendait pas de missives personnelles, et ne reconnaissait pas l’écriture. Les sourcils légèrement haussés, elle l’ouvrit, tira un parchemin, le déplia, et posa les yeux sur la première phrase.

Jeremy et Juliet,

Son visage se décomposa un instant alors qu’elle relevait les yeux vers le Gryffondor.

« Elle est adressée à nous deux, visiblement. » expliqua la jeune femme en se positionnant à côté de lui, de telle façon à ce qu’il puisse lire la lettre en même temps qu’elle.

Parcourant la missive des yeux, l’étonnement se mêla à la colère. Il était bien normal qu’elle ne reconnaisse pas l’écriture, puisque c’était visiblement la mère de Jeremy qui avait rédigé le parchemin, bien que son père ait apposé sa signature en dessous de la sienne. Une lettre commune, par Merlin. Une lettre commune pour leur demander de bien vouloir les rejoindre le vingt-six mai pour une « réunion familiale » afin de « repartir sur de bonnes bases ». D’ailleurs, les deux adultes mentionnaient qu’il était inutile de « prétexter un empêchement, puisqu’ils étaient prévenus plusieurs semaines à l’avance. » Bien qu’elle eu terminé sa lecture depuis de nombreuses secondes, Juliet resta silencieuse, les yeux fixés sur le parchemin, alors qu’elle ressentait à l’égard de son père une violente vague de colère. Pourquoi quelque chose de si… Impersonnel ? Pourquoi ce choix, de faire une lettre commune, si froide ? La réponse s’imposa d’elle-même dans son esprit. Parce qu’ils n’auraient pas accordé la même attention à cette missive. Parce qu’ils étaient encore en froid avec leurs parents, du moins, elle avec son père, et qu’elle aurait probablement refusé puérilement de l’ouvrir. Un soupir de résignation s’échappa de ses lèvres.

« Réunion familiale… Chouette tiens. » commenta-t-elle en grimaçant, avant de se tourner vers Jeremy, pour se retrouver en face de lui.

Se rapprochant alors du rouge et or, Juliet vrilla son regard dans le sien et l’observa quelques instants, alors qu’un sentiment d’injustice s’emparait d’elle. Une nouvelle épreuve songea-t-elle avec un sourire presque ironique étirait ses lèvres et que son regard baissait bien malgré elle vers celles du jeune homme. Sentant des rougeurs apparaître sur ses joues, elle releva les yeux qu’elle plongea une nouvelle fois dans ceux de Jeremy.

« Au pire, la famille hein… » murmura-t-elle, malicieuse, pour dédramatiser la situation, encore rougissante.

Puis, avec une hésitation qu’on ne lui connaissait pas, Juliet fit un nouveau pas vers le capitaine des Gryffondor pour enfin déposer ses lèvres sur les siennes.

Mais cette fois, sans sentir se coupable.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy n'avait aucun doute que Juliet tuerait l'hippogriffe et vendrait sa peau, aussi se contenta-t-il de lui adresser un sourire confiant. La jeune fille se concentra ensuite sur la seconde enveloppe, qu'elle n'avait visiblement pas encore ouverte, et Jeremy observa distraitement le couloir dans lequel ils se trouvaient le temps qu'elle lise sa missive. Le jeune homme ne s'attendait pas du tout à ce qu'elle le concerne également... Une lueur d'inquiétude traversa son regard quand il avisa le visage décomposé de Juliet.

"A nous deux ?", répéta-t-il avec surprise, avant de baisser les yeux sur le parchemin. "Oh non..."

Il reconnaissait cette écriture. C'était avec cette écriture que sa mère lui laissait de charmants messages sur la table de la cuisine pendant les vacances pour lui demander de faire les courses. Cette même écriture signait ses autorisations de sortie à Pré-au-Lard, ou lui envoyait des missives qu'il refusait d'ouvrir depuis janvier. Il semblait que sa mère avait trouvé le bon moyen de se faire entendre, en s'associant de façon honteuse avec son amant pour leur écrire une lettre commune. Merlin, ne pouvaient-ils pas les laisser en paix ? Vu la façon dont sa conversation avec sa mère s'était achevée la semaine précédente, Jeremy aurait tout donné pour pouvoir ignorer le problème jusqu'à ce qu'il se résolve de lui-même. Mais c'était vraiment trop optimiste, à en juger par les mots employés dans cette lettre. Le gardien resta bloqué de longues et douloureuses secondes sur les mots "Réunion de famille", tandis que la vérité qu'il refusait d'accepter se frayait un chemin dans son esprit. Si sa mère et monsieur Wilson en étaient à programmer une "réunion de famille" près de deux mois à l'avance... c'était que leur relation était plus sérieuse que ce qu'il avait voulu croire. Mais il refusait ça, comment pourraient-ils jamais former une famille ? Juliet et son père, Jeremy et sa mère ? C'était tout sauf une combinaison gagnante, c'était une invitation au désastre...

Le soupir résigné de Juliet le sortit de ses pensées moroses et il releva la tête pour la voir se rapprocher de lui. Il croisa son regard et, avisant ses joues rosies, sentit ses propres joues s'embraser sous l'effet de l'embarras. Merlin, depuis quand était-il timide ainsi avec Juliet ? Depuis qu'il ne pouvait poser le regard sur elle sans avoir envie de l'embrasser, probablement. Et, à en juger par son comportement hésitant, la jeune fille semblait avoir la même envie...

« Au pire, la famille hein… »

Jeremy laissa échapper un petit rire nerveux et chercha quelque chose de spirituel à répondre, mais son cerveau était comme anesthésié. Enfin, Juliet franchit la distance qui les séparait pour poser ses lèvres sur les siennes. Jeremy l'entoura de ses bras et répondit à son baiser, sentant une vague de bonheur et de soulagement l'envahir. Il avait eu envie de faire ça depuis trois jours, et pouvait maintenant le faire sans que personne n'ait rien à y redire. C'était juste elle et lui désormais, eux contre le reste du monde comme elle le lui avait si justement dit à Aberyswyth, et c'était parfait. Toutes ses hésitations et toute son angoisse disparurent avec ce baiser, alors qu'il se laissait pleinement envahir par ses sentiments pour la jeune fille. Oui, ils avaient pris la bonne décision. Concernant Juliet, il n'y avait plus d'"amie" qui tienne... Et c'était tant mieux. Rompant doucement leur étreinte, Jeremy s'écarta légèrement et laissa échapper quelques mots désordonnés.

"Oh, Juliet...tu es...je..."

Réalisant qu'il s'embrouillait dans ses propos et semblait dangereusement près à tomber dans la niaiserie, Jeremy s'interrompit et secoua la tête, un sourire amusé aux lèvres. De quoi parlaient-ils, avant ça ? Ah oui, leurs horribles parents. Soudain, le problème ne lui semblait plus aussi grave. A vrai dire, il se sentait légèrement euphorique.

"Refais ça devant ma mère, d'accord ? Elle devrait adorer", dit-il avec amusement, avant de reprendre son sérieux. "Moins que moi, cela dit..."

Sans pouvoir résister, il se rapprocha à nouveau de Juliet pour capturer ses lèvres en un second baiser, plus brièvement. Puis il baissa le regard sur la lettre que leurs charmants parents avaient jugé bon de leur envoyer et laissa échapper un long soupir.

"Tu veux y aller ? A cette...chose, cette réunion de famille. On peut trouver une excuse, quoi qu'ils en disent."

Il se mit à compter sur ses doigts, en proférant toutes les bêtises qui lui passaient par la tête.

"On doit travailler pour nos ASPIC, préparer une importante interro de sortilèges, avoir un tournoi de rugby toute la journée, ou alors entraînement de Quidditch, même si les autres vont râler. Ou alors on fait exprès de se faire mettre en retenue ce jour là, ça sera toujours moins désagréable."

Voir sa mère avec son amant ne l'enchantait pas, mais alors pas du tout. Vraiment pas. Surtout qu'il serait obligé de se comporter de façon civilisée avec cet homme, puisqu'il était justement le père de sa petite-amie. Bon sang, deux couples, une famille...en quelque sorte. Quelle situation tordue !

"Je ne pensais pas que c'était si sérieux entre eux", finit-il par avouer. "Alors c'est sans doute mieux si on y va. Ils sont ensembles qu'on le veuille ou non et il faudra bien qu'on y fasse face un jour ou l'autre, et puis...ce sera l'occasion de leur annoncer la nouvelle. Ils ne sont plus le seul couple Baker-Wilson..."

Jeremy esquissa une drôle de mimique à ces mots, à mi-chemin entre la grimace et le sourire. Juliet et lui en couple, il avait encore du mal à se faire à l'idée. Il avait tout fait pour ne pas la voir de cette façon là, et maintenant qu'il y était autorisé, c'était un peu perturbant. Ses propres émotions l'étourdissaient. Il préférait clairement garder tout ça pour lui pour l'instant, le temps que leur relation reprenne un cours normal... Mais les choses auraient probablement déjà évolué d'ici le 26 mai. Ils pouvaient survivre à cette rencontre, se dit-il avec un semblant d'optimisme. Ils pouvaient faire ça.

"Il n'est pas trop tard pour rester enfermés dans le dortoir jusqu'à la fin de l'année, au pire", dit-il sur le ton de l'humour, avant de se mettre à rougir malgré lui. Juliet et lui enfermés dans un dortoir... idée ô combien séduisante, mais tout aussi intimidante.

"Qu'en penses-tu ?", reprit-il aussitôt pour chasser toute gêne éventuelle.


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Sentant le jeune homme refermer ses bras sur elle et répondre à son baiser, les rougeurs qui étaient apparues sur les joues de la jeune femme s’atténuèrent, et elle s’abandonna à cette étreinte et aux sensations qu’elle lui procurait. Les mêmes que lors de cette fameuse soirée, peut-être plus prononcées, plus fortes, et avec ce sentiment de culpabilité en moins. Cette impression que, automatiquement, les problèmes qui lui pesaient devenaient dérisoires. Parce qu’ils étaient ensemble. Parce que c’était eux, contre les autres, contre leurs parents. Parce que, lorsqu’ils étaient tous les deux, tout le paraissait si accessible, si réalisable. Puis, parce qu’étrangement, l’avenir ne l’angoissait qu’à peine, aujourd’hui. Peut-être parce qu’elle avait la certitude de l’avoir à ses côtés, à présent. Probablement, même. Observant avec des yeux brillants le capitaine des Gryffondor reculer doucement pour rompre leur étreinte, Juliet répondit d’un sourire à ses mots désordonnés avant d’éclater franchement de rire à la remarque de Jeremy. Eclat de rire qui mourut rapidement lorsqu’il captura ses lèvres pour la seconde fois, plus brièvement que la première. Un sourire amusé resta dessiné sur ses lèvres.

« De toute façon, ce n’est pas comme si nos parents sont les premiers concernés sur ce sujet… Loin de là, même. » commença-t-elle, malicieuse.

Elle reporta ensuite son attention sur la lettre, qui avait été oubliée lors de ce moment de complicité. Fixant la signature, si familière, de son père, Juliet écouta avec attention Jeremy parler, hochant parfois la tête, en pleine réflexion. Avait-elle envie d’y aller ? Avait-elle envie d’affronter madame Baker et son père ? Avait-elle envie de se retrouver face aux gestes déplacés qu’ils pourraient avoir, l’un envers l’autre ? Et, encore plus simplement, avait-elle envie de se retrouver face à son père et son amante ? Amante qui était également la mère de son petit-ami, amante avec laquelle elle devait donc faire un minimum d’effort, malgré tout son ressentiment ? Non. Non, et c’était bien son dernier souhait. Cependant, comme le disais si justement Jeremy, elle non plus ne s’était jamais doutée que la relation de leurs deux parents était sérieuse à ce point. Oh, évidemment, elle se doutait qu’il devait y avoir quelque chose, entre eux, plus qu’une simple attirance. Une sorte d’attachement mêlée à la crainte de se retrouver seuls… Mais pas au point de prévoir une « réunion familiale », par Merlin ! Alors oui, ils pouvaient trouver une excuse. Ils en avaient justement une panoplie à leur disposition. Mais cette réunion était peut-être le dernier moment propice pour annoncer à leurs parents qu’ils étaient en couple, avant que les choses ne se concrétisent trop entre les deux adultes… Une grimace apparue sur son visage à cette dernière pensée. Non, les choses ne pouvaient pas se concrétiser. Pas entre leurs parents, par pitié…
Les dernières phrases de Jeremy se chargèrent de la tirer complètement de ses pensées, et elle reporta son attention sur le jeune homme, qui, rougissant, avait changé de sujet, lui demandant son avis sur la question.

« J’en pense que c’est une idée horriblement tentante. » avoua-t-elle en riant, alors qu’elle s’appuyait contre lui et lâchait un soupir heureux, le sourire aux lèvres.

Elle prit soin de réfléchir encore quelques secondes avant de poursuivre :

« Je pense qu’on devrait y aller. Je veux dire, je n’ai pas vraiment envie de les voir mais... Je suis la seule à qui les mots « réunion familiale » font peur ? Alors peut-être que ce serait l’occasion de leur annoncer qu’on est ensemble, oui. » déclara la jeune femme en levant légèrement les yeux vers Jeremy.

La situation serait plus qu’étrange. Leurs parents, ensemble, et eux, ensemble ? Cette idée lui arracha un sourire ironique et Juliet secoua doucement la tête devant son ampleur.

« Tu penses qu’ils vont le prendre comment ? » demanda-t-elle finalement tout en essayant vainement de se mettre à la place de son père.

En pleine réflexion, elle croisa le regard de Jeremy et lui adressa un sourire tandis que ses inquiétudes mourraient à nouveau. Quoiqu’en disent leurs parents, quoiqu’en disent leurs amis, quoiqu’en dise tout Poudlard, elle s’en fichait. Parce que là, blottie comme elle l’était dans les bras de Jeremy, elle était bien. Simplement et infiniment bien. Parce qu’en ce moment, elle ne doutait pas une seule seconde d’avoir prit la bonne décision, quelques jours plus tôt. Les mots, qu’elle avait sur le bord des lèvres, se firent attendre un long moment. Probablement parce que c’était la première fois. Peut-être parce que, tout simplement, c’était Jeremy. Aussi, les joues roses, presque timidement, voir hésitante, elle souffla :

« Je t’aime. »

Trois mots. Hésitants, timides, murmurés. Et pourtant tellement vrais.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy joignit son rire à celui de Juliet et glissa distraitement une main dans ses cheveux tandis qu'elle s'appuyait contre lui, réfléchissant visiblement à la conduite à tenir. Elle finit par se ranger à son avis, et semblait avoir elle aussi été traumatisée par les mots de "réunion familiale". Il n'y avait pas de famille qui tienne entre eux quatre, pas si cela impliquait une union entre leurs deux parents...

"J'ai pensé la même chose", répondit-il en fronçant les sourcils. "On y va, alors."

Une vague de découragement l'envahit à l'idée de ce qui les attendait, même s'ils avaient deux mois pour le voir venir. A en juger par la façon dont elle secouait la tête, Juliet n'avait pas l'air plus enchantée par l'idée... Elle lui demanda alors comment elle pensait que leurs parents allaient réagir à la nouvelle, et il répondit sans hésiter :

"Mal ! Ils vont sûrement penser qu'on le fait exprès. Cela ne m'étonnerait pas qu'ils cherchent à nous séparer... Mais ils n'y arriveront pas."

Jeremy croisa alors le regard de Juliet et avisa son sourire, auquel il répondit automatiquement. Les sourires de Juliet avaient toujours été contagieux, songea-t-il en la dévisageant avec tendresse. Il ne pouvait pas s'inquiéter ou s'énerver contre qui que ce soit quand elle lui souriait comme ça, quand elle était blottie contre lui. Il se sentait apaisé, heureux, chanceux aussi. Chanceux qu'elle l'ait choisi, et chanceux d'avoir trouvé une personne dont il se sente aussi proche, aussi complice. Aussi amoureux. Il en était à ce point de ses réflexions quand il nota ses joues rosies, alors qu'elle semblait sur le point de lui quelque chose. Elle souffla trois petits mots et il sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine.

"Je t'aime", répondit-il aussitôt, profondément ému.

Ces mots ne lui avaient jamais paru aussi faibles, et pourtant il ne les avait jamais prononcé avec une telle franchise, comme s'il les comprenait vraiment pour la première fois. Tout ce qu'il avait pu ressentir jusque là, pour qui que ce soit d'autre, semblait si faible en comparaison de ce qu'il éprouvait pour elle. Elle était sa Juliet, celle pour qui il était prêt à tout, cap de tout, aussi cliché que cela puisse paraître, et même s'il n'avait jamais pensé vivre cela un jour... Il l'aimait si fort qu'il ne pouvait pas imaginer une seconde de la perdre, et c'était aussi pour cela qu'il se sentait si mal, en son for intérieur. Toute une partie de lui se détestait pour faire subir cela à Killian, maintenant qu'il avait un aperçu de ce que son ami venait de perdre par sa faute. C'était pour cela qu'il ne parvenait pas à sourire, en dépit de tout cet amour qu'il éprouvait pour elle, et qu'elle lui retournait. Parce qu'il avait le coeur lourd, et qu'il n'assumait pas. Il n'assumait pas le fait d'avoir fait passer ses désirs avant ceux de celui qui était censé être son ami.

"Ça fait un moment je crois, même si je refusais de l'admettre", avoua-t-il tandis que des souvenirs des dernières semaines lui revenaient en tête de façon désordonnée. "Tu sais, la semaine dernière, quand j'ai eu cette discussion avec ma mère, je suis sorti de chez moi et...enfin ça n'allait pas fort, alors j'ai réfléchi à l'endroit où j'avais le plus envie d'être, et je me suis retrouvé devant chez toi. Après, j'ai réfléchi, je me suis dis que ce n'était pas l'idée du siècle de débarquer chez toi alors je n'ai pas frappé..."

Il s'interrompit et baissa le regard sur la main de Juliet, qu'il pressa dans la sienne.

"Mais j'ai compris que j'avais tort, cette fois, dans le dortoir. Quand j'ai dis que je voulais que rien ne change, entre nous quatre. Tout avait déjà changé."

Les mots échangés avec Georgiana la veille lui revinrent en tête, et il sentit sa gorge se serrer.

"Et je...je sais que c'est une bonne chose, parce que je t'aime. Mais c'est aussi une mauvaise chose parce que je ne me suis pas senti aussi mal depuis...jamais."

Il ne s'était jamais senti aussi mal, à part peut-être pendant ces quelques courts instants sur le terrain de rugby quand il avait cru avoir perdu Aaron pour de bon, après la vacherie qu'il lui avait sorti. Le coeur lourd, Jeremy laissa échapper un soupir et redressa la tête pour croiser le regard de Juliet. Il ne savait pas ce qui le prenait, de lui raconter tout ça, et de gâcher un si beau moment. Il était vraiment idiot.

"Désolé, je ne sais pas pourquoi je te dis ça, je sais que c'est dur pour toi aussi. J'ai juste besoin d'un peu de temps pour...assimiler tout ça. Il faudra que je parle à Killian un jour, et ça me fait peur", avoua-t-il en un souffle.

Oui, il avait peur. Et il se sentait coupable et malheureux. Mais il ne se sentait plus perdu ni confus, car il lui suffisait de croiser le regard de Juliet pour savoir qu'il était au bon endroit, tout contre elle. Alors il secoua la tête pour en faire sortir toutes ces pensées, et s'efforça de sourire pour repousser ses inquiétudes. Il s'en voulait d'avoir évoqué tout ça, désormais, et il aurait voulu revenir en arrière, à ce moment où elle lui avait timidement avoué son amour... Serrant toujours la main de Juliet dans la sienne, Jeremy l'entraîna jusqu'au mur le plus proche, peu désireux de rester planté au milieu d'un couloir. Il jeta négligemment son sac de cours au sol, s'appuya contre le mur et l'attira dans ses bras, puis tenta de capter son regard.

"Excuse-moi. Je ne veux plus penser à tout ça. La seule chose que je veux, c'est toi", murmura-t-il avant de capturer ses lèvres à nouveau.

Se perdre dans ses bras et oublier tout le reste. Beau programme, songea-t-il tandis que ses lèvres s'égaraient dans le creux de son cou.


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres, à l’entente de la déclaration de Jeremy, et les rougeurs qui étaient apparues sur ses joues s’atténuèrent pour laisser place à un visage apaisé, à des yeux brillants. Elle reposa sa tête contre l’épaule du jeune homme et ferma les yeux, presque étourdie par ce qu’elle ressentait. Elle avait l’impression d’être dépassée par ses sentiments, comme si elle venait de se rendre compte de leurs ampleurs. Elle se sentait dépassée par un trop-plein de bonheur, de plénitude, d’apaisement, d’amour. Un trop plein de culpabilité, aussi. Elle se mordit l’intérieur de la joue, tandis qu’elle s’efforçait de repousser cette pensée le plus loin possible dans son esprit. Pas maintenant, s’intima-t-elle. Pas maintenant, ce n’était pas le moment. A écouter cette petite voix, si tentatrice, ce n’était jamais le moment d’y penser. Ni lorsqu’elle était là, en compagnie de Jeremy, ni lorsqu’elle était seule, dans son lit, à se tourner et se retourner pour trouver le sommeil. Et pourtant, elle n’arrivait pas à oublier cette sensation de culpabilité qui la prenait, ni même à l’atténuer. Avec le temps, cela passerait, espérait-elle de tout son cœur. Parce que, pour la première fois depuis longtemps, elle avait voulu pour elle, et pas pour les autres. Elle avait décidé de faire passer ses envies en première. D’être égoïste, un peu, juste un peu, pour être heureuse. Et Merlin, que ça faisait mal. Pourtant elle savait qu’elle avait le bon choix. Elle n’en avait jamais été aussi certaine qu’aujourd’hui, que maintenant. Mais… Mais elle en souffrait. Oh, évidemment, qu’elle avait toujours été consciente des conséquences qu’entraîneraient leurs actes. La culpabilité, encore, toujours. Se sentir mal, parce qu’en faisant le choix de préserver leur bonheur, ils avaient blessé Killian, et Georgiana. Parce qu’elle avait trahi la confiance de Killian, parce qu’elle s’en voulait comme elle ne s’en était jamais voulue auparavant de l’avoir fait. Parce qu’elle se sentait même coupable d’être là, si heureuse, si amoureuse.

Aussi, elle écouta Jeremy parler, avec attention, sans l’interrompre, laissant sa main dans la sienne, jouant doucement avec ses doigts. Juliet hocha la tête de nombreuse fois, souvent pour lui montrer qu’elle comprenait, qu’elle ressentait la même chose. Elle se doutait que lui aussi se sentait mal. Elle se doutait qu’affronter Killian ne serait pas simple. Parce qu’en plus de perdre Georgiana, Jeremy perdait également Killian, dans cette histoire, son ami. Et il sacrifiait cette amitié pour elle, réalisa la Gryffondor en levant les yeux vers son petit-ami. Parce qu’il l’aimait, avait-il dit. Depuis plus longtemps qu’il n’avait voulu se l’avouer, apparemment. Cette confession avait arraché un sourire à la jeune femme, qui avait essayé de se rappeler lorsque le regard qu’elle portait sur Jeremy avait changé. A vrai dire, elle n’en avait aucune idée, puisqu’elle avait toujours repoussé cette éventualité dans un recoin de son esprit. L’épisode du dortoir, probablement. Ce jour où ils avaient failli s’embrasser, avant de remettre cela sur le compte d’un moment d’égarement. Elle voulait bien vivre une vie d’égarement, songea-t-elle avec un sourire en abandonnant à son tour son sac par terre avant de se faire entraîner vers un mur par le capitaine des Gryffondor. Se laissant attirer contre lui, elle plongea ses yeux dans ceux du jeune homme et esquissa un nouveau sourire alors qu’il l’embrassait. Répondant à son baiser, elle passa ses mains derrière le dos de Jeremy avant d’appuyer son front contre son épaule en sentant ses lèvres au creux de son cou. Après quelques temps enlacés ainsi, Juliet finit par rompre doucement leur étreinte, restant toutefois dans les bras du rouge et or.

« Ne t’excuse pas. » débuta-t-elle, « Je ressens la même chose, tu sais. Et à vrai dire, je ne me suis jamais sentie aussi mal non plus. » avoua-t-elle en baissant les yeux. « Mais je ne regrette pas ce choix. » affirma finalement la jeune femme.

Non, elle avait beau culpabiliser, elle avait beau se sentir mal, elle ne regrettait pas. Elle ne regrettait pas, parce que, malgré tout, elle avait foi en eux.

« Parce que je sais que je t’aime. Et ça me suffit amplement pour ne jamais regretter. » finit-elle par déclarer en relevant finalement les yeux.

« On a encore deux mois avant d’affronter nos parents. Deux mois juste à nous. Et quant aux autres, à Georgiana, à Killian… » elle esquissa une moue qui ressemblait vaguement à une grimace : « Tout ira bien. » certifia-t-elle, puisqu’elle avait envie d’y croire, vraiment, réellement.

« En attendant… » murmura-t-elle en passant une main dans la nuque de Jeremy avant d’approcher son visage du sien, pour enfin capturer ses lèvres en un long baiser.

Elle avait envie de croire en eux. Non. Elle croyait en eux.



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Irving WhitakerAubergisteavatar
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Neuf jours. Plus d’une semaine avec une fille. Son record personnel, songea le Gryffondor en sortant du cours de Potions à la suite de Joy Highlands. Pourtant, à la base cette situation était complètement impensable. Irving s’était attendu à passer les pires vacances de sa vie, mais il y avait eu cette pétition, cet après-midi chez Cassandre et enfin, ce baiser.
Avec le recul, Irving trouvait qu’il avait plutôt assuré… Il avait presque eut la classe ! Il avait agit sans réfléchir, et pour une fois, cette spontanéité ne lui avait pas apporté son lot de problèmes. Bien au contraire puisque depuis, il avait passé quelques jours exquis avec Samantha. Ils s’étaient baladés dans les rues de la Cité, avaient bossés ensemble sur le projet Consumeuse et ils avaient roucoulés comme n’importe quel jeune couple fraichement établi. Irving appréciait tout particulièrement ces moments où il regardait des vidéos moldus sur l’ordinateur de Sam’ avec la jeune fille lovée dans ses bras…

Mais ces petits instants de bonheur touchèrent à leur fin avec l’approche de la rentrée scolaire. Samantha et lui avaient convenu de ne pas être trop démonstratifs les premiers jours, le temps qu’ils préviennent leurs amis respectifs. Si Irving était plutôt impatient de raconter tout cela à Jeremy, Juliet, Danny ou encore Donald, il appréhendait un peu plus la confrontation avec Nora. Pourtant, il n’y avait rien qui puisse justifier son anxiété, mais c’était plus fort que lui… Il était un peu mal à l’aise avec la question. Il avait donc décidé de faire son annonce rapidement, lors du trajet en Poudlard-Express qui les amenait à l’école. Malheureusement le Gryffondor s’était ravisé en découvrant l’ambiance légèrement tendue qui régnait dans le wagon. Jeremy s’était montré particulièrement silencieux tout comme Danny qui semblait vraiment préoccupé. D’ailleurs, Irving percevait un certain malaise entre son ami et lui depuis la mort de son père. Comme s’ils n’arrivaient plus à se parler comme avant… Cela attristait particulièrement le Gryffondor qui avait à cœur de conserver et d’entretenir ses amitiés coûte que coûte et il s’était promis d’essayer de tirer les choses au clair rapidement.

Danny n’était pas le seul qui avait changé de comportement à son égard depuis la mort de Bradley. Sur le quai de la gare, Irving avait perçu les regards tristes et les faibles sourires de certains élèves qu’il ne connaissait même pas. Le Gryffondor ne savait pas trop comment réagir face à ceci. Les gens ne cherchaient visiblement pas à mal, mais cela le mettait mal à l’aise. Il avait envie que tout le monde se comporte comme avant. Il ne voulait pas de la pitié des autres. Pour le moment, il gérait son deuil au mieux, avec l’aide de ses amis. Point.

Avisant d’ailleurs Jane Mason au bout du couloir, Irving bifurqua subitement dans un corridor moins fréquenté. Le jour de l’enterrement, la fille de leur professeur d’Etudes des Moldus lui avait proposé son aide pour ses devoirs, aussi, Irving était venu la trouver la veille pour élucider une question sur son devoir de Potions à rendre pour aujourd’hui…
Merlin, il regrettait encore de l’avoir sollicité ! Jane avait pris une mine désolée en penchant la tête sur le côté avant de lui vomir toutes ses connaissances sur les différentes phases du deuil. Visiblement, la Poufsouffle avait potassé pendant les vacances…

« D’abord il y a le Choc : C’est une phase courte qui précède la phase de déni où l’on refuse de croire à la mort d’un proche. Après on entre dans une phase de colère qui est la confrontation avec les faits qui va engendrer une attitude de révolte, tournée vers soi et vers les autres. Il y a également l’étape de tristesse, ou l’on se sent particulièrement désespéré », avait ajouté la jeune fille en posant une main sur son avant-bras.
Irving s’était légèrement raidit mais il n’avait pas osé l’interrompre dans son exposé.

« Vient ensuite la phase de résignation : C’est l'abandon de la lutte au cours de laquelle la personne peut avoir le sentiment d'avoir tout essayé pour revenir à la situation perdue. Vient finalement l’acceptation où la personne accepte la perte et se reconstruit enfin. »

La préfète avait alors arboré une moue compatissante avant de lui demander :
« Tu es dans quelle phase Irving ? »
« Euh…J’sais pas mais… Tu peux vraiment pas me dire quelle est la troisième loi de Golpalott ? »
Le gryffondor n’avait finalement pas obtenu de réponse à sa question après avoir pourtant passé presque trois quart d’heure avec Jane. A vrai dire, Il avait juste esquivé ses nombreuses interrogations puisqu’il n’avait vraiment pas envie de parler de tout cela avec Jane.
Quant il était rentré dans la salle commune après cet interrogatoire en règle, il avait voulu demander de l’aide à Georgiana mais cette dernière semblait dans un très mauvais jour. Lorsqu’il lui avait demandé ce qu’il n’y allait pas, la jeune fille avait juste répondu que sa relation avec Jeremy était terminée avant de lui lancer un regard noir qui l’invitait clairement à ne pas poser de questions sur le sujet.

Légèrement abasourdi par la nouvelle, Irving s’était laissé tomber sur le canapé à côté de la Gryffondor en lui soufflant tout de même :

« Si t’as envie d’en parler…J’suis là. »


Puis il était resté là, à observer fixement le feu dans la cheminé au côté de son amie, en se demandant toutefois ce qui avait bien pu se passer pour que ses deux copains se séparent.

Alors qu’il était occupé à emmètre des hypothèses mentales, impliquant une plantureuse blonde dans le genre de Kelsey qui aurait bêtement fait tourner la tête du Capitaine, Irving bifurqua dans un corridor désert qui rejoignait justement la salle commune Rouge et Or. Débouchant au détour d’un couloir, Irving tomba alors nez à nez avec un couple en train de s’embrasser. Identifiant immédiatement la chevelure blonde et la stature du capitaine de l’équipe de Quidditch de sa maison, le sixième année ne put contenir plus longtemps un « Jerem ? » interrogateur, rompant ainsi l’étreinte entre les deux jeunes gens, lui permettant par la même occasion de reconnaitre la fille qui avait visiblement remplacé Georgiana dans le cœur de son copain…

« Oh Bordel de Bordel de Troll !
souffla-t-il en posant ses mains de part et d’autre de son visage, Putain Ju !... Non. Pas toi !, s’exclama-t-il en s’apercevant qu’elle était surement la cause de la rupture entre ses deux amis, Oh, nooon… Bordel Jerem ! ajouta-t-il sur un ton presque plaintif en reportant son attention sur le Capitaine, Mais…mais, Pourquoi ? »

Oui, pourquoi ses deux amis mettaient-ils en péril l’équilibre qu’Irving avait réussi à trouver avec sa bande de potes. Le Gryffondor n’aspirait qu’à une chose en ce moment, que rien ne change, mais, à en juger par ce baiser échangé dans un couloir, tout avait déjà changé…


   
Irving Whitaker
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Jeremy avait beau se préparer mentalement à affronter les autres depuis plusieurs jours, il avait beau s'être dit un million de fois que tout irait bien du moment qu'il avait Juliet à ses côtés, il ne se sentait absolument pas près à faire face à qui que ce soit. Naïvement, le jeune homme avait cru pouvoir repousser encore un peu le moment où la nouvelle commencerait à se répandre, mais c'était trop mal connaître l'école de sorcellerie. Une erreur de débutant, vraiment, que de penser pouvoir embrasser quelqu'un dans un couloir isolé sans que cela se sache. Il avait été idiot et n'avait pas tiré la leçon de ses sept années à Poudlard, des trop nombreuses rumeurs qui couraient sur lui en septembre, des fois où il papotait avec cette Serdaigle de première année et où il était abasourdi par le nombre d'histoires juteuses qu'elle connaissait. Ici, tout se surprenait, et tout se savait. Et, quand quelque chose ne devait pas être surpris, il l'était nécessairement. C'était la loi de Poudlard.

Voilà pourquoi Jeremy se donna une grande baffe mentale quand il entendit une voix trop familière l'interpeller. Le capitaine sentit son sang se glacer dans ses veines et il se raidit instantanément, rompant son étreinte avec Juliet qui se détourna, offrant ainsi son visage à la vue d'Irving. Irving. Parmi toutes les personnes qui auraient pu les surprendre, pourquoi avait-il fallut que cela soit sur Irving que cela tombe ? A part Killian ou Georgiana, c'était probablement la pire des possibilités, celui qui était ami avec toutes les parties impliquées, celui dont le jugement importait le plus. Tous ses autres copains proches n'étaient pas amis simultanément avec les deux jeunes filles, mais Irving oui, et à en juger par sa réaction, il avait clairement un avis sur la question. Jeremy n'avait pas beaucoup pensé à Irving, ces derniers jours. Il y avait déjà beaucoup d'autres personnes dans sa tête, entre Juliet, Georgiana, Killian, et leurs familles. Il avait oublié qu'il y avait une autre personne qui risquait de lui en vouloir et dont il ne voulait absolument pas perdre l'amitié. Irving, Juliet et lui étaient amis, certes, mais leur amitié était encore jeune, et postérieure à celle qu'entretenait le musicien avec Georgiana... Alors Jeremy espérait vraiment qu'il serait capable de faire la part des choses, dans cette histoire, car perdre Irving en plus des autres ne faisait pas du tout partie de ses intentions. Voilà pourquoi il maudissait toutes les divinités de sa connaissance pour avoir la malchance d'avoir été surpris par son ami. Il aurait préféré le lui expliquer d'abord, plutôt qu'il ne tombe devant le fait accompli...

"Irving...", lâcha-t-il d'un ton mortifié.

Jeremy passa une main embarrassée dans ses cheveux désordonnés et ferma les yeux brièvement, avant de laisser échapper un soupir. Se décollant du mur, il fit quelques pas pour se rapprocher d'Irving, échangeant au passage un regard paniqué avec Juliet. Qu'avait-elle dit, quelques instants auparavant ? Tout irait bien ? C'était le moment de mettre à l'épreuve sa théorie, alors, car si Irving, qui les connaissait si bien tous les deux, n'était pas capable de comprendre alors personne ne le pourrait... Face à son ami, Jeremy le dévisagea un moment, réfléchissant à ce qu'ils allaient bien pouvoir dire. Sa réaction quand il avait reconnu Juliet raisonnait douloureusement à ses oreilles, réaction qu'il n'était pas sur de comprendre, et encore moins d'apprécier. Comme si ce n'était pas le fait que Jeremy embrasse une fille qui n'était pas Georgiana, le souci, mais que cette fille soit Juliet. Le pensait-il vraiment capable de quitter sa petite-amie pour une quelconque fille sans importance ? Était-ce si invraisemblable, Juliet et lui ? Jeremy refusait de croire que quelque chose qui le rende si heureux puisse être si horrible. Mais ce n'était pas le moment de laisser sa susceptibilité prendre le dessus. Il était fort probable qu'à la place d'Irving, il aurait eut une réaction similaire. C'était la première fois qu'il devait défendre son choix, mais ce ne serait pas la dernière, alors il fallait qu'il prenne sur lui. Ce serait probablement bien plus difficile de faire face à leurs parents.

"Pourquoi ?", finit-il par répéter. "Je ne crois pas qu'il y avait de raison, Irving, tu sais..."

On ne choisissait pas qui l'on aimait, après tout, même si cela aurait été bien plus facile de pouvoir choisir. Il s'était déjà fais la réflexion une fois, dans la pièce secrète avec Juliet, de nombreux mois plus tôt. Ironiquement, il pensait à elle à l'époque, en parlant de facilité... Les choses avaient bien changé.

"Je suis désolé que tu l'apprennes comme ça, on aurait voulu t'en parler avant mais...enfin, c'est tout récent, beaucoup de choses se sont passées. Mais...eh bien puisque tu es au courant, je vais te raconter maintenant. Ecoute-moi, et tu pourras...réagir après."

Après avoir échangé un nouveau regard avec Juliet, le Gryffondor prit son courage à deux mains et décida de se lancer dans les explications. Il ne voyait pas comment expliquer ça en deux mots, de toute façon. Il décida néanmoins de passer sous silence l'épisode du dortoir, qui avait été une sorte d'élément déclencheur, pour Jeremy du moins. C'était un moment qui n'appartenait qu'à eux...et à Horace. C'était un instant coupable, qui avait eu de bien plus grandes conséquences que ce qu'ils avaient bien voulu croire sur l'instant.

"Les choses ont évolué ces derniers temps entre Juliet et moi, je crois que cette historie entre nos parents n'a fait que nous rapprocher, mais il ne s'était rien passé avant la semaine dernière. On a fait tous les deux comme si cette... ambiguïté n'existait pas, on a cru pouvoir continuer comme avant sans que rien ne change. Mais voilà, la semaine dernière on avait prévu de passer la journée ensemble à Aberystwyth, la ville où on ira à la fac, pour visiter. On a passé une très bonne journée, on a joué à un jeu stupide et à la fin...bref, ça a dérapé. On s'est embrassés. Deux fois."

Arrivé à ce point de ses explications, il baissa le regard en sentant ses joues s'embraser sous l'effet de la honte. Il n'y avait pas à dire, leur petite histoire manquait de relief, quand on ne l'avait pas vécue. Ils passaient pour deux horribles personnes, ce qu'ils étaient probablement d'ailleurs... Pourtant, ce souvenir de leurs premiers baisers resterait probablement gravé dans sa mémoire pour longtemps, et l'aiderait probablement à conjurer ses futurs patronus messagers. Jeremy avait encore du mal à réaliser, à se dire que tout cela s'était bien passé. Il avait l'impression de flotter entre rêve et cauchemar depuis trois jours, et cela donnait le vertige.

Désireux de ne pas se dégonfler, il reprit aussitôt son récit. Jeremy tenait à être honnête, pour avoir une opinion sincère d'Irving, même si cela faisait mal à entendre. Au fond, ce ne serait probablement pas un mal si quelqu'un de plus ou moins neutre leur donnait un avis sur tout ça. Fallait-il relativiser et éteindre la culpabilité qui leur étreignait le coeur, ou au contraire l'attiser ? Ce serait à Irving d'en décider, au moins en partie.

"Alors on a parlé, on a envisagé les deux options qui s'offraient à nous. S'éloigner pour de bon, parce qu'on n'imaginait pas continuer à être de simples amis comme avant... Ou bien l'inimaginable, nous mettre ensemble."

Ses lèvres s'étirèrent en une grimace ironique. Ils avaient imaginé l'inimaginable. Juliet et Jeremy, les gentils Gryffondor sans peur ni reproche, avaient choisi la pire des options. Jeremy, si prompt à tenter de ramener ses amis sur le chemin de la vertu, était celui qui s'en était écarté, finalement.

"Ca n'a pas été un choix facile Irving, je t'assure qu'on ne prend pas ça du tout à la légère. Mais voilà, c'est comme ça, on a compris qu'on ne pouvait pas se passer l'un de l'autre et qu'on ferait souffrir tout le monde en essayant. Alors...on a pris cette décision et hier, j'ai été parler à Georgiana, et Juliet a parlé à Killian. Et à partir d'aujourd'hui nous sommes donc officiellement ensemble, même si on n'a pas encore eu le temps d'en parler à quiconque. A part toi, donc."

Croisant les bras sur sa poitrine, Jeremy posa un regard presque craintif sur son ami, pour essayer de deviner ses pensées.

"Voilà, tu sais tout", murmura-t-il avant de se tourner vers Juliet, pour savoir si elle avait quelque chose à ajouter.


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Ses lèvres posées sur celle de Jeremy, son corps contre le sien, ses mains dans son dos, Juliet sentit une part de l’anxiété la quitter alors qu’elle oubliait le monde dans les bras du jeune homme. C’était si simple, d’oublier. Très simple. Trop simple. Tellement, que le retour à la réalité fut inattendu. Inattendu et brutal. Rompant rapidement son étreinte avec Jeremy lorsqu’elle entendit une voix familière l’appeler, la jeune femme tourna la tête vers l’origine de ce son, découvrant avec horreur Irving, planté en plein milieu du couloir, les deux mains posées de part et d’autre de son visage. Intérieurement, elle se maudit d’avoir été assez stupide pour avoir cru qu’ils pourraient garder leur relation secrète encore quelques jours, du moins la garder secrète jusqu'à avoir pu en parler à leurs amis respectifs...

Un sourire douloureux, presque blessé se dessina sur ses lèvres à l’entente des paroles d’Irving, alors qu’elle accusait le coup. Pas elle. Pas elle, comme s’il était impensable qu’ils soient ensembles, comme s’il aurait préféré trouver une fille, n’importe laquelle, dans les bras de Jeremy. N’importe laquelle, sauf elle. Et, malgré cette réaction si compréhensible, elle était blessée. Pourtant, elle le savait, depuis cette journée à Aberystwyth, que presque personne ne comprendrait le choix qu’ils avaient fait. Presque personne. Et, intérieurement, elle avait espéré qu’Irving, lui, comprendrait. Elle y avait quasiment cru, naïvement. Parce que s’il y avait bien une personne dont elle ne voulait pas perdre l’amitié, il s’agissait bien de lui. Irving, qui, malgré leur amitié encore récente, comptait énormément pour elle. Comme un petit frère de cœur, à bien y réfléchir. Aussi, elle laissa à Jeremy le soin de lui raconter leur histoire, se contentant de l’observer, tentant vainement de savoir ce qu’il pensait.

Tout au long du récit du jeune homme, Juliet hocha la tête à plusieurs reprises, pour approuver ses paroles, parfois en rougissante, mais les yeux toujours posés sur Irving. Alors oui, racontée comme cela, la journée à Aberystwyth semblait avoir été dérisoire, et ils passaient pour deux personnes horribles, cruels, et sans cœur. Mais aurait-elle pu choisir l’autre option qui s’offrait à elle ? Aurait-elle pu décider de rester avec Killian ? De s’éloigner définitivement de Jeremy, de quasiment le rayer de sa vie ? Non. Non, ça n’aurait été juste pour personne. Ni pour eux, ni pour Killian, ni pour Georgiana. Alors elle avait beau culpabiliser, elle ne regrettait pas ce choix, qui, malgré tout, la rendait heureuse. Et elle voulait qu’Irving comprenne, qu’il les pardonne. Mais elle ne pouvait pas lui demander de faire cet effort, pour eux, alors qu’il était l’ami de Georgiana, et ce bien avant que leur propre amitié ne commence.

Détournant les yeux pour capter le regard de Jeremy à la fin de son discours, Juliet resta silencieuse quelques instants, réfléchissant à ce qu’elle pourrait bien dire. Mais il n’y avait rien à dire de plus, ni à faire. Juste à attendre un jugement. Et si d’ordinaire les jugements ne la touchait pas – du moins, elle pouvait faire semblant de ne pas être touchée – elle savait que celui d’Irving comptait énormément pour elle, et sûrement pour Jeremy.

« La deuxième option – celle de rester avec Killian et Georgiana – n’aurait été juste pour personne. » avoua-t-elle finalement. « Ni pour eux, ni pour nous. »

Elle lança un coup d’œil à son petit-ami avant de reporter son attention sur Irving, puis poursuivit :

« Je suis désolée que tu l’apprennes comme ça. » elle hésita, puis reprit : « Mais on ne pouvait continuer plus longtemps. Les meilleurs amis, leurs petits-amis respectifs. Ça aurait fini par déraper, encore. Et s’éloigner… » elle posa les yeux sur Jeremy, « J’étais déjà persuadée de ne pas y arriver. »

Et c’était égoïste, terriblement égoïste, songea-t-elle en baissant les yeux, à nouveau assaillie par une culpabilité immense. « Comprends-nous » voulut-elle rajouter, « ne nous juge pas » avait-elle envie de dire, « pas toi. ».

Elle ne réussit qu’à relever les yeux.



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Irving WhitakerAubergisteavatar
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Incrédule, Irving observait les visages mortifiés de ses deux camarades. Merlin , il venait de surprendre Jeremy et Juliet en train de s’embrasser à pleine bouche dans un couloir de l’école ! Le gryffondor ne comprenait vraiment plus rien. C’était tellement inconcevable ! Jeremy et Juliet, ensemble. Non. Impossible. Ils étaient amis, ils ne pouvaient pas prendre le risque de tout briser. De tout faire voler en éclat. Leur amitié. Leurs couples respectifs et surtout … la bande. Depuis l’enterrement de son père, le Gryffondor avait pleinement prit conscience de l’importance de ses copains dans sa vie. Avec ses potes tout était simple, il y avait bien quelques tensions parfois, comme l’accrochage entre Killian et Ashley au nouvel an ou comme sa dispute avec Nora, mais tout finissait par s’arranger. C’était auprès d’eux qu’Irving se refugiait lorsqu’ il n’allait pas bien, eux qu’il trouvait quant il avait besoin de conseils ou quant il voulait se changer les idées. Avec la maladie de son père, s’était finalement ses amis qui lui avaient apporté la stabilité qu’il n’arrivait plus à trouver dans sa famille.
Alors, comment la bande pouvait-elle survivre avec quatre membres ne s’adressant plus la parole, dans le meilleur des cas, ou souhaitant s’étriper, dans le pire des cas. Car, a en juger par la réaction de Georgiana la veille au soir, cette dernière ne semblait pas prête à reparler à Jeremy de si tôt. Dans cette histoire, Irving n’avait pas envie de jouer les arbitres ou les médiateurs. Il ne voulait pas avoir à choisir entre eux. Entre Georgiana, Juliet, Jeremy et Killian.
Malgré son côté sauvage, Georgy était là pour lui depuis plus d’un an. Elle n’avait pas hésité à s’engager à ses côtés pour qu’il récupère le balai que Darren lui avait volé l’hiver précédent, alors qu’ils se connaissaient à peine. A l’instar d’une Cassandre, le jeune homme savait qu’il pouvait compter sur elle même s’il n’était pas aussi proche de Georgia que de Juliet. En effet, Ju’, c’était sa grande sœur de cœur à Poudlard . Même si leur amitié était récente, ils s’étaient tout de suite trouvés des affinités. Il avait l’impression que Juliet avait la même perception de la vie que lui. D’ailleurs, la relation qu’il entretenait avec elle était indissociable de l’amitié qui le liait à Jeremy. Depuis qu’ils étaient allés dans la cabane hurlante tous les trois, Irving songeait souvent à la fin de cette année scolaire. Il l’attentait au moins autant qu’il la redoutait tout simplement parce qu’il savait qu’il vivait ces derniers mois en compagnie de ses deux ainés. Après la période éprouvante qu’il avait vécue, le Gryffondor n’aspirait qu’à profiter pleinement de la vie avec eux mais aussi avec tout le reste de la bande. Mais avec ce baiser, son souhait le plus intime était remis en cause…

Le gryffondor jeta un regard triste à ses deux camarades avant de s’assoir sur le rebord d’une fenêtre du couloir. Abattu, il passa une main dans ses cheveux tandis que Jeremy se lançait dans des explications qu’Irving écouta attentivement, les coudes posés sur ses genoux. Le capitaine commença par évoquer la liaison que leur parents entretenaient, révélant combien cela les avait ébranlé mais aussi rapproché. Comme tout Poudlard, le Gryffondor avait entendu parler de la relation entre Mme Baker et M. Wilson. Néanmoins, Irving s’était toujours arrangé pour ne pas évoquer trop en profondeur ce sujet sensible avec ses deux amis. De part sa situation personnelle, il ne pouvait pas concevoir que l’on puisse rester fâché avec ses parents plus de quelques heures. Quant Irving cherchait absolument à anéantir le moindre sujet de discorde qu’il aurait pu avoir avec son père, Jeremy et Juliet entretenaient un climat de tension avec leurs parents respectifs et le jeune homme trouvait cela dommage. Pourtant, il n’avait pas fait part de son ressenti à ses deux amis. Il savait qu’il n’était pas totalement objectif et il les avait donc laissé agir comme bon leur semblaient sans chercher à leur exposer son point de vue.
A en juger par les propos de Jeremy, cette colère qu’ils partageaient avait fini par les souder au point de faire évoluer leur relation vers autre chose que de l’amitié. Une fois encore, Irving fit le parallèle avec sa propre existence. Finalement, c’est un peu ce qu’il vivait avec Samantha. Ils étaient tous les deux outrés par les ravages de la Consumeuse et cette aversion commune avait fini par les lier… Ils pouvaient donc comprendre ce qu’avait pu ressentir ses deux amis. La seule différence, c’est qu’eux, ils n’étaient pas célibataires au moment des faits.

"Alors on a parlé, on a envisagé les deux options qui s'offraient à nous. S'éloigner pour de bon, parce qu'on n'imaginait pas continuer à être de simples amis comme avant... Ou bien l'inimaginable, nous mettre ensemble."

D’après l’air grave qu’arborait le capitaine et la mine triste de Ju’, le choix avait dû être difficile.
Juliet ou Georgiana ? Jeremy ou Killian ? Ces questions avaient du tourner dans leur tête durant de longues heures. Ils auraient pu choisir de mettre de côté ces baisers échangés à Aberyswyth mais
quelle amitié auraient-ils pu entrenir si cette relation avait été faussée par un sentiment amoureux réciproque ? C’était comme si Nora était amoureuse de lui et qu’il doive choisir entre elle et Samantha…

Le Gryffondor cligna des paupières quelques secondes et secoua légèrement la tête pour chasser cette idée saugrenue de son cerveau. De toute manière la question ne se posait pas. Il n’était pas dans la même situation que Juliet et Jeremy puisque, dans leur cas, leurs sentiments semblaient partagés. Comme pour se rassurer sur ce point, Le gryffondor les observa tour à tour avant de souffler sans réfléchir :

« Donc… vous êtes amoureux ? »


Il avait l’impression de retomber en enfance en prononçant ce mot. « Amoureux. ». Irving se revoyait dans les rues de la Cité Nimbus en train de charrier les jumeaux Moses : « Josef est amoureuxeuh de Sophieuh !!! » En grandissant, le gryffondor avait banni ce terme de son vocabulaire. Comme tous les autres garçons de son âge d’ailleurs. Par pudeur peut-être, ou pour faire comme les autres. A 16 ans, on avait « un crush » ou « un petit faible » mais on admettait rarement être amoureux. Pourtant, Bryan Thompson devait vraiment être amoureux de Georgiana pour se réjouir avec autant d’entrain de sa nouvelle rupture. Horace Gullivern était clairement dingue d’Eva et c’était vraisemblablement ce que ressentaient Juliet et Jeremy, l’un pour l’autre…

« Enfin,…z’etes pas obligés d’me répondre, hein !
souffla alors le Gryffondor, conscient que cette question pouvait les mettre très mal à l’aise, ça m’regarde pas d’ailleurs, ajouta-t-il pour se sermonner lui-même de son indiscrétion, Mais si c’est l’cas… Ben… j’uis content pour vous. »

Que pouvait-on contre l’amour ? Irving ne pouvait pas leur demander de changer leurs sentiments, juste pour lui faire plaisir et préserver l’équilibre de la bande. Ce n’était pas juste vis-à-vis de ses deux amis. Il voulait leur bonheur à tous les deux, et si pour cela il devait accepter de faire une croix sur certaines de ses espérances, il devait le faire. Jeremy et Juliet avaient été là pour lui dans les moments difficiles, c’était à son tour de ne pas faillir. Ils les soutiendraient, coute que coute, sans pour autant oublier Georgiana :

« Par contre, ne me demandez pas de prendre position pour vous, ou de choisir entre vous et Georgia. Elle est mon amie, tout comme vous, et je serai là aussi pour elle. révéla-t-il en levant les yeux vers eux, en plus, elle aura peut-être besoin de davantage de soutien car elle est toute seule…alors que vous vous êtes deux. » Souffla-t-il en grimaçant.

Cela ne servait à rien de nier la vérité. Certes, Jeremy et Juliet étaient dans une situation inconfortable mais la plus à plaindre dans l’histoire restait tout de même Georgiana. Il espérait d’ailleurs qu’elle ne lui en voudrait pas de rester amis avec eux car il ne comptaient pas les rayer de sa vie à cause de cette histoire. Même si l’avenir de la petite bande était compromis, Irving pourrait toujours voir tout ce petit monde séparément. Ce serait plus compliqué à mettre en place, mais il y arriverait, car il ne pouvait pas se passer ni des uns, ni des autres.

Le Gryffondor leva donc les yeux vers ses deux amis. Ils étaient tellement semblables l’un et l’autre. Tellement complices. Cela aurait été dommage de passer à côté d’une idylle. Irving esquissa donc un sourire coquin en secouant la tête de gauche à droite :

« Putain, le pire c’est qu’vous faites un joli couple… »


   
Irving Whitaker
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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L'appréhension de Jeremy s'allégea un peu aux paroles de Juliet. Il n'y avait pas à dire, la situation avait beau être complètement moisie, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux en entendant ce genre de choses. S'obligeant à ne pas s'attarder sur ces pensées, Jeremy reporta son attention sur Irving qui semblait en pleine réflexion. Le capitaine soutint son regard de son mieux, avant de lâcher un petit rire nerveux devant sa question. "Amoureux", voilà qui semblait étrange sortant de la bouche de son ami, mais il n'avait pas tort. Oui, Jeremy était amoureux, même si ce terme ne commençait pas à décrire ce qu'il ressentait vraiment pour Juliet... Irving sembla alors gêné d'avoir posé la question, et Jeremy haussa les épaules pour indiquer que ce n'était pas grave.

"Oui, on est amoureux", répondit-il avec un grand sourire enfantin, le même sourire qu'arborait son frère cadet quand il parlait de sa Juliette. "Merci Irving. Ça compte beaucoup pour moi, que tu le prennes comme ça."

Irving ajouta qu'il comptait soutenir dans cette épreuve, sachant qu'elle était tout de même plus à plaindre qu'eux. Ne pouvant qu’acquiescer, Jeremy hocha la tête avec gravité tandis que ses entrailles se tordaient à nouveau sous l'effet de la culpabilité. Jeremy se doutait qu'il avait profondément blessée l'attrapeuse, mais il pensait qu'elle risquait de ne pas vouloir de l'aide d'Irving, de toute façon. La connaissant, elle l'enverrait probablement balader en se refermant dans sa coquille... Mais peut-être qu'il se trompait, et de toute façon ce n'était pas à lui de dicter à Irving avec qui il devait passer du temps. Le gardien était déjà trop heureux de ne pas perdre son ami. N'ayant absolument aucune envie de parler de Georgiana avec ses deux camarades, il se contenta de répondre succinctement.

"Bien sûr, pas de souci."

Un air espiègle s'afficha alors sur le visage d'Irving, et Jeremy se détendit imperceptiblement, heureux que la tension s'allège entre eux. Sa remarque provoqua un nouveau sourire d'amoureux transi chez le jeune homme, qui rit pour dissimuler sa gêne.

"Je trouve aussi", souffla-t-il en glissant un regard vers Juliet.

Reportant son attention sur Irving, il réalisa qu'il n'avait pas pris de ses nouvelles depuis leur tour de balai pendant les vacances. Même s'il avait l'air en forme, le décès de son père était encore récent et probablement très présente dans son esprit.

"Et toi, du nouveau ? Comment se sont passées la fin de tes vacances ?"

Un sourire mystérieux s'afficha sur les lèvres de son camarade, suscitant aussitôt la curiosité de Jeremy.

"Justement, j'ai moi aussi quelque chose à vous dire !"

Irving lança un coup d'oeil à la montre qui ornait son poignet et sursauta, l'air catastrophé.

"Bordel de troll, je suis en retard, Gwen va me tuer, on doit bosser la méta ! On se voit plus tard ! A plus les amoureux !"

Avant que Jeremy n'ait eu le temps de protester, Irving avait filé en direction de la salle commune, le laissant en proie à une grande curiosité. Il laissa échapper un grognement de frustration et se tourna vers Juliet en souriant. Bon, le fait qu'Irving les surprenne n'avait pas été si catastrophique, finalement. Maintenant que son ami était au courant, et avait plus ou moins accepté la nouvelle, il se sentait un peu plus léger.

"Bon, eh bien... Ça ne s'est pas si mal passé, j'imagine. J'me demande ce qu'il a à nous dire...J'espère que ça concerne Nora", commenta-t-il avec malice.


PeevesEsprit Frappeuravatar
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- Stupéfix !

Le sort atteignit Peeves de plein fouet et il laissa échapper un ricanement moqueur en tourbillonnant autour des Serdaigle pour bien montrer que le sort ne l'atteignait pas. Qu'elles étaient pathétiques, leurs petites techniques pour tenter de l'arrêter. D'un claquement de doigt, une dizaine de flacons d'encre se renversèrent sur le crâne des élèves présents, y compris sur celui de cette chère petite préfète Harrington qui avait tenté de le stupéfixer.

- Joli sort, Phophone, bien visé ! Mais tu apprendras que c'est inutile, sur moi ! ricana-t-il en lui renversant une nouvelle bouteille sur la tête, d'encre rouge cette fois-ci.

Tout guilleret, il laissa les Serdaigle à leur sort et traversa tranquillement un mur. Rien de tel qu'un bon petit encrassage de volatile pour passer le temps ! Maintenant, c'était l'heure de cirer les escaliers du grand Hall pour voir tomber les gens ! S'il avait un peu de temps, il ferait même les escaliers mouvants afin de voir si des élèves - ou même des professeurs ! - tombaient dans le vide. Oh, ça serait amusant tout de même ! Tout en sifflotant un air de sa création, il passa dans un couloir qu'il pensait vide et s'interrompit soudainement en entendant des voix."Oui, on est amoureux" Un sourire mesquin naquît sur ses lèvres. Il adorait les couples ! Les humilier, les briser, montrer les adultères à toute l'école... Qui seraient ses victimes, cette fois-ci ? Lentement, pour ne pas les faire fuir, il s'approcha, se frottant les mains par avance pour ce qu'il allait découvrir. Baker et Wilson ? Oh, c'était bien ça ! Surtout qu'ils fréquentaient deux autres zigotos de l'école ! Oh, les gueux ! Démasquer les adultères, il adorait ! Laissant échapper un rire méchant, il se mit à tourbillonner autour d'eux, suivi par quelques flacons d'encre qui lui restait.

- Tiens, tiens ! Wilson et Baker qui se font des papouilles dans un couloir vide ? Qu'est-ce que vont dire vos Valentins ! Oh, c'est vraiment mesquin de votre part... Si ça s’apprenait, ce serait vraiment dommage, non ?

Peeves poussa un caquètement de bonheur, renversa un flacon d'encre sur les deux tourtoreaux et s'éloigna rapidement pour rejoindre le grand Hall, tout fier de détenir une information inédite.

- Votre attention tout le monde ! lança-t-il à tous les élèves présents. JEREMY BAKER et JULIET WILSON sont actuellement en train de tromper leurs charmants petits n'amoureux respectifs près du couloir des sortilèges ! Ouh que c'est vilain !

Les murmures choqués des élèves ne firent que renforcer son plaisir et, pour la forme, il balança un flacon d'encre sur une petite Poufsouffle de première année. Il ne fallait pas perdre les bonnes habitudes. Et maintenant, le cirage !




BOUH !
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Le sourire qui avait disparu des lèvres de Juliet réapparu légèrement à l’entente des paroles d’Irving, tandis que son appréhension retombait. Il ne les jugeait pas, constata-t-elle avec un plaisir et un soulagement évidemment. Il était même heureux pour eux, songea la jeune femme alors que le mot « amoureux » restait dans son esprit. Amoureuse, elle l’était, elle le savait. Elle le savait avant même de lui avoir dit, quelques minutes plus tôt. A vrai dire, elle s’en était rendu compte à Aberystwyth, lorsque Jeremy lui avait demandé de choisir entre lui et Killian. C’était alors devenu comme une évidence, au final. Elle ne pouvait ni s’éloigner de lui, ni se passer de lui. Alors non, ce n’était ni un crush, ni un faible. Elle était simplement amoureuse. Aussi, la jeune femme hocha la tête pour approuver les paroles de Jeremy, tandis un sourire niais prenait place sur son visage.

Reportant son attention sur Irving, elle acquiesça une nouvelle fois alors que ce dernier disait qu’il allait également soutenir Georgiana, qui aurait sûrement plus besoin de lui qu’eux, puisqu’elle serait toute seule dans cette épreuve. Evidemment, c’était normal. Georgiana et Irving étaient amis, et elle n’avait jamais imaginé demander au Gryffondor de choisir entre elles deux. Tandis qu’elle se détendait, heureuse de voir que son ami prenait bien la nouvelle, Juliet glissa un regard vers Jeremy, à qui elle adressa un sourire soulagé. Si Irving était capable de comprendre, pourquoi pas les autres, après tout ? Certes, elle se doutait bien qu’on verrait leur relation d’un mauvais œil, mais pas forcément si mauvais qu’elle avait pu le penser…

L’air espiègle qu’Irving afficha se chargea de la sortir de ses pensées, et elle porta sur lui un regard interrogateur, avant d’afficher un sourire amoureux alors qu’il déclarait qu’ils formaient un joli couple.

« Idem. » ria-t-elle avant de faire quelques pas pour passer sa main dans les bouclettes du Gryffondor – geste qu’elle savait qu’il haïssait, et que donc elle ne se privait pas pour effectuer.

Cependant, le sixième année – après avoir attiré leur curiosité – les quitta brusquement pour aller réviser, les laissant en plein suspens. Poussant un soupir de frustration, la Poursuiveuse se tourna vers Jeremy à qui elle rendit son sourire avant d’hocher la tête.

« Espérons ! » répondit-elle en riant alors que le capitaine mentionnait Nora. « Et non, ça ne s’est pas si mal passé. » confirma-t-elle avec un sourire.

Elle s’apprêtait à rajouter quelque chose lorsqu’un rire si connu et si déplaisant dans ce genre de situation s’éleva. Peeves. Levant les yeux vers lui, Juliet eut un mouvement de recul et écarquilla les yeux devant ses paroles.

« Peeves, non ! » opposa-t-elle en passant une main lasse sur son visage tandis que l’esprit frappeur renversait un flacon d’encre sur eux avant de s’en aller avec un caquètement réjoui.

Fermant brusquement les yeux en essuyant d’un revers de main l’encre qui dégoulinait sur son visage, Juliet resta immobile, inquiète de ne rien entendre. Ce n’est que lorsque la voix désagréable de Peeves retentit dans le couloir où ils se trouvaient qu’elle poussa un profond soupir. Pourquoi, qu'on lui explique quoi, parmi tous les esprits qui vivaient dans le château, il avait fallu que ça soit Peeves qui passe par là ? Pourquoi ce fantôme en particulier ? Désemparée, elle jeta un coup d'oeil à Jeremy.

« Tu parlais de rester enfermer dans un dortoir jusqu’à la fin de l’année, non ? » demanda-t-elle dans une tentative d’humour vaine.

Parce que cette perspective ne lui avait jamais parue aussi tentante.

RP terminé



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Et maintenant...? (Juliet, Jeremy et Irving)

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