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 Quand un chihuahua rencontre un bouledogue [Victor]

Lauren McGowanAspirante Auroravatar
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Samedi 21 Avril

Lauren était de mauvaise humeur, encore plus que d'habitude. Le match contre Poufsouffle était dans une semaine et la victoire des Serpentards n'était pas assurée. Elles avaient de bonnes chances de gagner, mais ce n'était pas suffisant. La victoire devait être certaine, à 100%. Elle ne supportait pas de perdre, elle n'avait jamais supporté ça. Elle méritait de gagner, elle s'entrainait dur, elle était douée, et elle avait même réussi à former la petite brindille qui lui servait de coéquipière. Ses méthodes d'enseignement étaient peut-être
discutables, mais elles fonctionnaient, Cheyenne était devenue vraiment bonne, et elle ne se mettait même plus à pleurer quand Lauren lui criait dessus. Oui, c'était dur, mais c'était comme ça qu'elle avait appris, elle. En se faisant hurler dessus par ses frères, à qui elle avait demandé de la traiter exactement comme si elle avait été l'un d'entre eux, en se prenant des coups, en s'entrainant sans relâche.

La jeune femme s'était levée tôt, avait fait quelques exercices et, une fois ses muscles tellement endoloris qu'elle ne parvenait plus à faire une seule pompe, s'était ruée sous la douche. En sortant elle enfila un pantalon kaki plein de poches, qui était usé jusqu'à la corde et aurait bien mérité d'être changé, un t-shirt noir, et elle attacha rapidement ses cheveux en queue de cheval sans même les démêler. Elle attrappa son sac de sport, y fourra sa tenue de Quidditch, et sa batte, avant de quitter le dortoir. En général elle s'entrainait avec les battes de l'école, gardant celle d'Ethan pour les matchs, mais aujourd'hui elle devait être au mieux de sa forme, et elle ne jouait jamais aussi bien qu'avec la batte de son frère ainé. Elle était loin d'être parfaite pourtant, elle était un peu usée, et plus très régulière. Elle avait reçu un impact vraiment fort à un endroit, un souvenir de Warlock d'après son frère, et il y avait un léger creux à cet endroit qui faisait dévier les tiers à droite. Cela aurait pu être un handicap mais une fois qu'on le savait, ça devenait un avantage.

Elle descendit rapidement les escaliers qui menaient à la salle commune qu'elle traversa à grandes enjambées avant de se cogner le pied dans le coin d'une des tables basses. Elle laissa échapper une flopée de jurons bien choisis que sa mère aurait jugé tout à fait inconvenants dans la bouche d'une jeune fille, et envoya un grand coup de pied dans la table, manquant de la faire se retourner et arrachant un cri à deux premières années qui travaillaient dessus. L'une d'entre elle, avec un serre-tête rouge ridicule, lui jeta un regard noir, alors que sa copine à Chouchou rose semblait sur le point de fondre en larmes.

"McGowan, les meubles ne t'ont rien fait et tu es priée de ne pas traumatiser les premières années. Alors à moins que tu ne tiennes à passer quelques heures à astiquer des trophées, je te conseille de t'excuser."

Lauren fit volte-face pour se trouver face à Paige Warlock, évidement. Elle haïssait cette fille. C'était une histoire de famille, leurs frères respectifs se détestaient depuis des années, mais ça allait plus loin que ça. Paige était la fille que sa mère aurait rêvé d'avoir. Une poupée au visage fin et aux cheveux brillants, avec des manières de dame, qui deviendrait un jour une épouse parfaite. Pauvre fille. Si elle n'avait pas eu ce fichu badge de préfète accroché à la poitrine Lauren lui aurait fait bouffer ses jolies boucles brunes. Au lieu de quoi elle marmonna des excuses aux deux gamines, que celle au serre-tête accepta avec un grand sourire hypocrite, et continua sa route en maudissant Paige, qui lui adressa un petite signe de la main, narquoise.

Elle marcha rapidement, pressée de pouvoir frapper dans des cognards de toutes ses forces pour évacuer toute cette colère. Elle allait si vite qu'en tournant à l'angle d'un couloir, elle manqua de percuter quelqu'un de plein fouet. Bon sang mais qu’est ce que quelqu'un fichait à un angle ce couloir, ce n'était pas un endroit pour stationner ! Lauren soupira en reconnaissant Victor Lloyd. Le Gryffondor était occupé à se recoiffer. Qui se recoiffait dans les couloirs ? Les K-Girls, peut-être, et mêmes elles avaient la décence de faire ça dans les toilettes des filles. Mais bien sûr, Victor ne pouvait pas accéder aux toilettes des filles parce que c'était un mec. Un mec qui se recoiffait dans les couloirs.

"Bordel Lloyd, t'es au courant qu'on n'est pas dans un salon de beauté ? C'est pas un endroit pour se recoiffer ! Tu gènes le passage là ! Fais gaffe, y en a que ça pourrait énerver, grogna-t-elle en s'approchant du Gryffondor. Genre moi."

Elle lui arracha sa brosse des mains et l'envoya à l'autre bout du couloir avant d'attraper fermement le Gryffondor, qu'elle dépassait de plusieurs centimètres, par le col de son uniforme. Bon sang que ça faisait du bien, se sentir ses poings se serrer et le sang affluer à ses tempes.

"Je t'aime pas, tes manières de fillette m'insupporte et ta tronche m’écœure tellement que j'ai envie de te défigurer à coups de poings, cracha-t-elle, menaçante. Mais t'as de la chance, je suis pressée, et j'ai pas le temps pour une retenue en ce moment. Alors maintenant tu disparais, et la prochaine fois que j'te croise, essaye de te comporter un peu en mec, parce que là ça devient grave."

Elle le relâcha et fit un peu en arrière, sans le quitter du regard, le mettant au défi de répliquer. Elle avait envie de frapper dans des cognards pour décompresser, mais frapper dans le visage délicat de Miss Lloyd devait être tout aussi efficace.


Victor LloydMolduavatar
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Victor était occupé à son activité favorite depuis plus de cinq minutes à savoir s'observer dans un miroir afin de repérer la moindre anomalie capillaire qui aurait pu apparaître au cours de la journée. Il s'était placé dans l'angle d'un couloir afin de ne déranger personne. Et cela semblait plutôt bien fonctionner lorsqu'il se fit percuter de plein fouet par une... un truc qui ressemblait vaguement à une fille avec une batte entre les mains et l'air franchement pas satisfait.

"Bordel Lloyd, t'es au courant qu'on n'est pas dans un salon de beauté ? C'est pas un endroit pour se recoiffer ! Tu gènes le passage là ! Fais gaffe, y en a que ça pourrait énerver, grogna-t-elle en s'approchant du Gryffondor. Genre moi."

Le jeune homme se colla un peu contre le mur, les yeux écarquillés. Cette fille semblait folle, il n'avait rien fait, il était juste là et elle, elle l'agressait comme ça sans raison. Elle lui fonçait dedans et elle l'accusait pour il ne savait quelle raison.

"Han mais... J'ai rien fait ! Pourquoi tu t'énerves ? Genre faut être zen hein !"

Le Gryffondor esquissa un petit sourire à la Serpentard, tentative vaine pour la rendre légèrement plus réceptive à la gentillesse. Mais elle ne semblait pas vouloir se calmer puisqu'elle lui arracha sa brosse des mains et l'envoya plusieurs mètres plus loin. Il regarda fixement sa brosse au sol, il releva la tête vers Lauren McGowan dite le Bouledogue et se recula encore un peu, tandis qu'une scène similaire, ayant eu lieu plusieurs mois auparavant s'insinua sournoisement en lui. Il avait eu un léger différent du même type avec Valentyne même si à l'époque c'était lui qui avait accosté le cinquième année.

"Je t'aime pas, tes manières de fillette m'insupporte et ta tronche m’écœure tellement que j'ai envie de te défigurer à coups de poings, cracha-t-elle, menaçante. Mais t'as de la chance, je suis pressée, et j'ai pas le temps pour une retenue en ce moment. Alors maintenant tu disparais, et la prochaine fois que j'te croise, essaye de te comporter un peu en mec, parce que là ça devient grave."

Victor fronça les sourcils de mécontentement, pour qui elle se prenait celle là ? Elle était laide comme un poux affublé de la sorte et elle osait lui faire des remarques sur son look, elle qui se comportait à l'extrème opposé de lui-même. Elle qui jurait comme un mec. Il n'allait certainement pas se laisser faire. Il commençait à en avoir assez des remarques sur sa façon de s'hbiller, sur son manque d'intelligence, sur ses cheveux.

"Han nan mais j'hallucine quoi ! C'est toi qui me dit de me comporter comme un mec ? Mais tu t'es regardé sérieux ? T'es quoi toi ? Tu ressembles pas vraiment à une fille hein. T'es même plutôt tout le contraire. Alors sérieux quoi, ferme là. Je vois pas pourquoi je deviendrais quelqu'un que je suis pas pour te faire plaisir. Si je t'ordonnais de mettre une jolie robe McGowan et de te comporter comme une vrai fille tu dirais quoi ? Hein genre tu dirais quoi ? Vous commencez sérieusement à m'emmerder. Nan mais, je peux pas prendre soin de mon corps sans être gay ou être un travelo ou quoi ? Vous craignez sérieux les sorciers. Bande d'arriérés dégénérés. Alors ouai, p't'êtes que j'ai le QI d'une huître ou d'une moule ou de tout ce que tu voudras mais bordel, moi je m'assume et genre j'ai trop pas honte de le dire alors foutez moi la paix."

Le jeune homme inspira profondément avant de poser son regard colérique sur Lauren. Alors elle était peut-être en colère mais désormais, elle n'était plus la seule.

"Alors ouai, je suis dans le couloir. Et genre ouai, je me recoiffe. Mais bordel, c'est toi la crétine qui regarde pas où elle va quand elle marche. ALORS, GENRE, ARRÊTE DE M'EMMERDER ! Tu te crois mieux que moi parce que tu joues aux caïd mais sérieux t'es pas mieux que moi parce que genre toi aussi tu te travesties. Et ouai, tu t'habilles comme un mec. Sauf que le truc, c'est que moi ben, je m'habille pas en fille. Donc en fait, t'es pire que moi quoi."

Il se passa la main dans les cheveux, les narines légèrement dilatées d'énervement. Illissa distraitement son pull pour se calmer et esquissa un léger sourire innocent.

"Han comment, je suis trop intelligent des fois, tu ne trouves pas ?"

La bêtise était souvent irritante mais Victor aimait par dessus tout en jouer, même si la plupart du temps, il ne comprenait vraiment pas ce qu'il se passait autour de lui. Parfois, comme aujourd'hui, il comprenait et souvent, il savait ce qu'on pensait de lui mais il s'en fichait sauf des jours comme aujourd'hui où il en avait juste marre. Il avait même le moyen de riposter alors elle allait peut-être le frapper, c'était même presque sûr mais au moins, il s'était défoulé et ça faisait un bien fou. Il pouvait reprendre son rôle de benêt qui lui évitait souvent bien des soucis et qui lui servait de protection pour éviter de se prendre certaines réalités en pleine figure.



Kit par Ju choupie Choupi
Lauren McGowanAspirante Auroravatar
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Lauren était persuadée que rien n'était plus insupportable que voir Victor Lloyd se recoiffer avec des manières de midinette, mais elle s'était lourdement trompé. Écouter le Gryffondor parler était une véritable torture. Elle n'osait même pas compter le nombre de "han" ou de "genre" qui ponctuait ses phrase mais avait un peu plus envie de le démolir à chaque fois, juste pour qu'il se taise. Ça devait être assez difficile de parler quand on avait plus aucune dent, non ? La Serpentard leva les yeux au ciel lorsque que Victor lui répondit qu'elle n'était pas une "vrai fille". Une répartie bien maigre. Si être une vrai fille signifiait parader dans une jolie robe, glousser comme une dinde, s'inquiéter en permanence de sa coiffure et essayer d'être séduisante pour se trouver un mari qui vous traitera comme un chien, alors non elle n'en était pas une et elle en était fière.

Elle ouvrit de grands yeux en l'entendant traiter les sorciers de "Bande d'arriérés dégénérés". Il plaisantait ? Il n'y avait qu'une seule bande d’arriérés dégénérés sur Terre, et ce depuis la nuit des temps, et c'était les hommes. Les hommes qui se croyaient supérieurs aux femmes depuis toujours, les hommes qui les considéraient comme des objets tout juste bonnes à leur pondre des mômes, les hommes qui avaient toujours eu le pouvoir, qui se pensaient les plus forts. Oh oui bien sûr que les choses évoluaient, le monde changeait, mais doucement. Trop doucement. Ils étaient au vingt-et-unième siècle et l'égalité des sexes était loin d'être atteinte. Lauren n'avait jamais été une intellectuelle, elle était plus...manuelle, mais s'il y avait un sujet qu'elle maitrisait bien c'était celui-ci. Et elle se ferait un plaisir de démonter les arguments de ce crétin de Lloyd les uns après les autres, puis de lui démonter la tronche pour avoir vomi autant d’âneries en si peu de temps.

Il était tellement ridicule. Voilà qu'il s'énervait, le pauvre chou. Qu'il crie encore une seule fois et elle allait lui montrer qu'elle hurlait deux fois plus fort que lui. Elle serra les poings en entendant Lloyd la comparer à lui. C'était une insulte ! Une insulte qu'il allait lui payer très cher. Elle valait dix fois mieux que lui. Non, elle n'était pas très féminine, mais parce qu'être féminine ça "craignait" comme il disait. C'était appartenir à ce qu'on appelait encore "le sexe faible", c'était être du mauvais coté de l'inégalité. On disait que les choses allaient mieux maintenant, mais elles étaient seulement moins pires. Ce serait toujours beaucoup plus dur pour une fille d'être laide que pour un garçon. Parce que les filles étaient censées faire attention à leur apparence, prendre soin d'elle. Whitaker portait le même horrible sweat gris depuis des mois, et ses t-shirts des Bizzar's sisters avaient au moins l'âge d'Adamson mais personne n'y trouvait rien à redire. Qu'une fille ose porter le même pull deux ou trois jours de suite et elle serait toute de suite considérée comme négligée. Si un mec avait des boutons, il avait des boutons. Si une fille en avait elle avait intérêt -voire obligation- à les camoufler sous trente couches de crèmes différentes. Si un mec avait des poils, y avait aucun problème, par contre une fille devait passer des heures à se torturer pour avoir une peau imberbe et lisse. C'était dégueulasse.

"Han comment, je suis trop intelligent des fois, tu ne trouves pas ?"

La première envie de Lauren fut de lui abattre sa batte sur le crâne pour qu'il se taise à jamais. Ce serait un service rendu à la communauté, on ne pourrait pas l'envoyer à Azkaban pour ça, peut-être même qu'on lui remettrait l'ordre de Merlin. Mais au lieu de laisser s'exprimer ses pulsions meurtrière, elle éclata d'un rire guttural avant de reposer son regard noir sur le Gryffondor.

"C'était une plaisanterie j'espère ? cingla-t-elle, acide. Tu es tout sauf intelligent Lloyd. Tu ne sais même pas de quoi tu parles ! Elle eut toute la peine du monde à se retenir de hurler. Les sorcier, une bande d’arriérés dégénérés ? Tu veux qu'on parle des moldus peut-être, tu veux commencer par quoi ? Le nombre de femmes au cabinet ministériel ? L'écart de salaire entre un homme et une femme aux mêmes qualifications dans les pays "développés" ? Le statut de la femme en Inde ? Vas-y, choisis ! Alors, c'est qui les arriérés maintenant hein ? "

Elle lui asséna un violent coups dans l'épaule pour l’aplatir davantage contre le mur qui se trouvait derrière lui. Elle ne savait pas ce qui la retenait de le frapper, encore et encore, jusqu'à ce qu'il la supplie d'arrêter. Elle voulait lui laisser l'occasion de répondre, persuadée qu'il ne trouverait pas un seul argument pour la contrer. Elle allait d'abord le démolir verbalement, puis physiquement. Deux fois plus longs, deux fois plus douloureux, piétiner son estime de lui-même, puis piétiner son corps. Plan d'attaque parfait.

"Et je ne me travestie pas Lloyd. Pour ta gouverne, les femmes portent des pantalons et des t-shirt depuis déjà plusieurs décennies, mets-toi un peu à la page, tu vois pas ça dans tes magazine de mode ? cracha-t-elle. Toi en revanche, comme tous les sorciers, tu portes des robes, pas très commun pour un mec, non ? ajouta-t-elle avec un sourire moqueur. Alors, c'est qui le travesti maintenant ? HEIN C'EST QUI ?"

Elle ne cherchait pas à être un homme, sinon elle se serait coupé les cheveux, se serait faite opéré, ou peu importe. Elle voulait juste que les filles puissent se comporter comme les mecs sans que ça ne dérange personne. Elle voulait être une fille en étant comme un mec, et personne ne l'en empêcherait, parce que c'était un combat tout à fait loyal. Et puis c'était son combat, et elle frappait fort, alors personne n'avait rien à y redire, encore moins des crétins comme Lloyd.




Victor LloydMolduavatar
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Victor ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes alors que Lauren commençait à lui parler de choses étranges. Femme au cabinet ministériel ? Écart de salaire ? Mais de quoi elle lui parlait ? Il n'avait jamais dit que les femmes étaient moins bien que les hommes. Ils étaient juste différents. Et puis pourquoi, elle s'obstinait à vouloir le plaquer contre le mur ? Il allait pas s'enfuir pas la peine de le pousser comme ça. Elle était vraiment bizarre cette fille quand même.

Elle affirma alors qu'elle ne se travestissait pas que le pantalon pour les femmes était devenu courant, il savait tout cela bien sûr, elle appuya alors là où sa faisait mal. La mode sorcière, l'uniforme horrible qu'on les obligeait à porter. Des robes ! Pour des garçons ! Ils avaient vu ça où eux ? Mais malheureusement, il ne pouvait rien dire. Et Lauren qui lui hurlait dessus. Il avait peur de la jeune fille, il avait peur qu'elle le frappe, qu'elle lui abîme son beau visage.

"Euh ben.... C'est pas moi qui choisit ça, j'y peux rien, si y avait que moi, je mettrais pas de robe hein. Pas ma faute si les sorciers aiment se travestir. Mais tu sais, ça te vas très bien les pantalons. Tu es très jolie comme ça, surtout change rien. En fait, tu sais ben genre, tu vois, j'avais carrément tort en fait. T'es super bien habillé et super jolie. Je comprends pas comment les autres ils voient pas ça hein ! C'est stupide tu sais."

Il esquissa un léger sourire vers Lauren, priant tous les trucs sorciers et moldus pour qu'ils lui viennent en aide et le sorte de cette conversation en entier.

"Et euh... tu sais ben genre, t'as trop raison. Les moldus, c'est trop pas cool non plus. Euh... le truc la avec le salaire et tout et puis, l'Inde, ouai franchement, nan mais genre quoi ! Pas du tout humain tout ça. Et puis le truc minismachin pas cool non plus. Nan sérieux je comprends. Ça doit trop pas être cool d'être une fille en fait."

Le Gryffondor n'avait pas compris un seul mot qu'il venait de prononcer, il ne savait pas de quoi il parlait mais il espérait vraiment beaucoup que ça calmerait Lauren. Il n'avait pas vraiment envie de finir à l'infirmerie et il voulait encore profiter de la vie, il voulait que son père lui affirme qu'il avait bien une relation avec Sorden et qu'il lui confirme qu'il en avait bientôt marre et qu'il allait la jeter comme une vieille chaussette toute moche à carreaux. Il voulait devenir mannequin, il voulait revivre la frénésie de la Fashion-Week. Il voulait beaucoup de choses qui n'auraient pas lieu si la Serpentard décidait sur un coup de tête de lui refaire le portrait.



Kit par Ju choupie Choupi
Lauren McGowanAspirante Auroravatar
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Il y avait beaucoup de choses qui énervait Lauren. La bêtise, l'arrogance, le machisme, la défaite, les rires de bécasse, les bécasse, les fanfreluches, les parfums entêtants, les pipelettes, Paige Warlock, les cours d'histoire de la magie, les enfants, et le mauvais temps, pour ne citer que quelques exemples. Et tout en haut de cette pyramide des choses qu'elle ne supportait pas se trouvait la lâcheté. Elle détestait les mauviettes, c'était viscérale. Elle ne supportait pas les lâches, et voir Victor se dégonfler comme un ballon de baudruche lui donnait envie de lui enfoncer son poing dans la bouche pour qu'il arrête de parler. Comment pouvait-on tenir si peu à ses convictions, avoir si peu d'estime de soit qu'on était prêt à raconter n'importe quoi pour ne pas avoir d'ennuis ? C'était quelque chose qui lui échappait. Elle avait ses idées, sa façon de voir le monde, et rien ni personne ne changerait ça, et jamais elle ne dirait quelque chose qu'elle ne pensait pas pour faire plaisir à quelqu'un d'autre.

De toute façon si Victor Lloyd pensait lui faire plaisir en lui disant qu'elle était jolie il se mettait le doigts dans l'oeil. Elle n'en avait rien à faire d'être jolie. Être forte, être intelligente, être indépendante, ça c'était des qualités. On ne pouvait pas être fier d'être beau, parce qu'on avait rien fait pour l'être, c'était la nature qui décidait de ce genre de chose. Alors complimenter une fille en lui disant qu'elle était jolie, c'était juste lui dire qu'elle avait eu de la chance. Elle était né blonde avec un visage de poupée alors qu'elle aurait pu avoir un nez énorme ou le visage difforme. Et puis, elle savait très bien qu'elle n'était pas jolie. Elle était trop grande, trop musclée aussi, ses cheveux ne ressemblait à rien, elle n'avait pas les traits fins mais une mâchoire carrée et des sourcils trop épais. Et ce n'était pas grave, elle ne correspondait pas aux critères de beauté imposés par la société, tant pis. Tout le monde ne pouvait pas être Juliet Wilson ou Jeremy Baker. Elle n'était pas jolie, c'était comme ça, et elle préférait voir la réalité en face. L'accepter, pour qu'on ne puisse pas s'en servir contre elle. Et puis elle avait toujours des abdos à faire pâlir d'envie n'importe quel capitaine de Quidditch.

"T'es ridicule Lloyd. Jolie, c'est une blague ? Tu sais quoi ? C'est toi qui est jolie ! Si, je te jure, tu es encore plus mignonne que cette gamine qui se ballade avec un horrible chouchou rose tout le temps. Non mais sérieux, assume un peu ce que tu penses, bordel !"

Elle lui ferait avaler son fichu chouchou un jour, sérieusement. Lauren ne parvenait toujours pas à comprendre comment Victor pouvait abandonner si facilement. Il critiquait ouvertement son style vestimentaire -ou son absence totale de style plutôt- et l'instant d'après il lui assurait qu'elle était bien habillée. Le plus triste était qu'à en croire son sourire débile, il espérait vraiment convaincre quelqu'un d'autre que lui-même. Si elle n'avait pas éprouvé une terrible envie de le tuer sur le champ il lui aurait presque fait de la peine. N'avait-il aucune fierté ? Lauren avait toujours fait preuve d'un acharnement et d'un entêtement sans pareils. Elle se tenait à ses convictions et les clamait haut et fort, quoiqu'on en dise. C'était peut-être ce qui faisait qu'elle avait du mal à comprendre ses camarades de maison qui fonctionnaient aux sous-entendus et ne disaient les choses qu'à moitié. C'était aussi pour ça qu'elle s'entendait bien avec Samantha, qui défendait ses convictions contre vents et marrés et qui ne se laissait pas dicter son opinion par les autres.

Lauren vrilla un regard assassin sur Victor quand celui-ci affirma que ça "craignait" d'être une fille. C'en était trop, elle n'avait même plus envie de l'étrangler, trop rapide. Elle allait lui briser les os un par un et finir par son crâne désespérément vide. Elle resserra ses doigts autours de sa batte, faisant blanchir ses jointures, le bras tremblant. Que croyait-il, cet imbécile, qu'être une fille signifiait forcément souffrir des inégalités qu'elle venait de citer -et qu'il n'avait apparemment même pas compris. Non, bien sûr que non, ce n'était pas ça être une fille, pas pour elle. C'était lutter, c'était se battre pour obtenir enfin l'égalité, la vraie. Alors il pouvait ravaler sa compassion à deux noises.

"Mais qu'est ce que t'en sais hein ? cria-t-elle sans le quitter des yeux. Ça veut rien dire "être une fille", parce qu'il y a celles qui sont, et celles qui font bouger les choses. Sauf que ça tu peux pas le comprendre, pas vrai ? Parce que tu t'es jamais battu pour rien toi, t'es même pas foutu de défendre ton opinion, alors lutter pour quelque chose d'important ? Se heurter à l'avis des autres ? Non, bien sûr que non, tu aurais beaucoup trop peur d'abimer ta jolie face de poupée, hein ? Elle lui adressa un rictus mauvais, qui lui donnait l'air un peu fou, avant de poser sa main gauche sur son épaule pour le pousser violemment contre le mur. Tu dis que tu veux pas porter des robes ? Eh bah bouge toi merde ! Rebelle toi ! Résiste un peu plutôt que de te plaindre sans rien faire ! Elle s'éloigna d'un pas, et reprit en baissant d'un ton. Franchement Lloyd, qu'est ce que tu fou à Gryffondor ? Le Choixpeau a voulu faire une blague ? Non parce que toi dans la maison des courageux, c'est juste la plus grosse blague du monde."


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Visiblement il aurait mieux de se taire, ses compliments ne semblèrent pas faire plaisir à Lauren, même pas du tout à vrai dire, elle semblait encore plus énervé qu'avant. Elle semblait prendre le mot joli comme une insulte vu ce qu'elle lui répondit. Elle lui cria aussi d'assumer ce qu'ils disaient mais face à elle comment assumer ? Il assumait la plupart du temps quand il disait qu'il trouvait quelque chose d'affreux mais face à cette mégère ce n'était pas la même chose, elle avait une batte et elle allait s'en servir contre lui, c'était sûr et il n'était pas vraiment prêt à souffrir donc oui, à cet instant, il n'assumait pas du tout ses paroles cinglantes sur le choix vestimentaire de Lauren.

Il ne répondit même pas aux questions de la jeune fille parce que de toute façon, cette dernière n'attendait sûrement pas de réponse de sa part et il se doutait que si jamais le moindre mot sortait de sa bouche, il le payerait certainement par un coup de batte. Et il devait avouer qu'il avait un peu peur. Il avait peur de cette fille qui l'agressait sans raison, il se demanda un instant où était les professeurs ou le concierge. Ils étaient toujours là pour attraper ceux qui faisait des bêtises ou alors défendre certains élèves très bien vu mais les comme lui à chaque fois devait se débrouiller, personne ne s'intéresser à lui à part son père et Sorden depuis qu'elle avait élu domicile dans le lit de son père. C'était toujours la même histoire, il ne sentait pas du tout à sa place dans cette école, la seule fois où il s'était enfin senti bien c'était pendant la fashion-week à Milan. Il s'était senti lui même, sans faux semblant, entouré de personnes qui le comprenaient, qui vivaient ce qu'il rêvait de vivre un jour.

Alors lorsque Lauren lui cria dessus, lorsqu'elle poussa violemment contre le mur, il ne dit rien se contenta de la regarder, inexpressif. Que pouvait-il faire de toute façon ? Elle allait le frapper qu'il parle ou non et ça risquait d'être pire s'il ouvrait la bouche. Il n'avait pas envie de dire adieu à la seule chose auquel il tenait réellement parce qu'une fille l'aurait défiguré à vie à cause d'une malheureuse parole mal prise. Et si, il était capable de se battre pour quelque chose qu'il jugeait important comme pendant les soldes par exemple et que le dernier pull crème allait se faire prendre sous ses yeux, il était capable de se battre dans ses situations là. Mais se battre pour une cause qu'il ne comprenait pas et qui ne le touchait pas ? Non sûrement pas. C'était comme cette histoire de révolte contre Ana Sorden, il n'aimait pas vraiment l'enseignante mais il aurait été plus que délicat de se mutiner contre elle alors qu'elle l'avait emmené à Milan alors que son père semblait tenir à elle.

Alors lorsque Lauren lui dit qu'il lui fallait résister s'il ne voulait pas porter de robe, il retint un éclat de rire ironique. Se rebeller tout seul ? Et pour quoi faire ? Pour qu'on rigole encore de lui ? Il ne se faisait pas d'illusion, pour Lauren, elle pouvait être sûr de trouver pleins d'autres filles pour se joindre à elle dans sa lutte. Mais qui se joindrait à lui ? Sérieusement ? Il fronça alors les sourcils lorsqu'elle l'attaqua sur son courage et sur sa place à Gryffondor, il commençait à en avoir assez de cette école qui vous formatait pour avoir tel ou tel caractère parce que vous étiez dans telle ou telle maison. Ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait et ce ne serait certainement pas la dernière.

"Ça y est t'as fini de crier ? Nan mais sérieux faut vraiment que t'arrêtes de trop te prendre au sérieux hein. Nan mais genre. Qu'est-ce que vous avez tous avec ma place à Gryffondor sérieux ? Parce que tu crois que j'ai demandé à venir ici ? Tu crois que j'avait trop envie d'apprendre la magie et mettre une robe ? Nan, je crois pas. Faut arrêter de croire que votre taré de monde c'est le meilleur et que la magie c'est trop cool. Parce que moi j'ai rien demandé. On est venu chez moi et on m'a dit t'es un sorcier et après on m'a mis une baguette entre les mains et maintenant quoi ? Faut que je m'amuse à transformer une aiguille en chaton ? Tu crois sérieusement que c'est le rêve de ma vie ? Nan mais genre, j'ai rien demandé moi, j'ai pas demandé à être un stupide Gryffondor, je veux rien de tout ça. Alors me ressors pas tes conneries à la noix sur mon courage ou quoique ce soit. Parce que franchement ça sert à rien parce que j'en ai rien à foutre. Et pis de cette école non plus d'ailleurs et puis de toi encore moins alors si tu crois me faire peur ben t'as réussi. Donc maintenant frappe moi si tu veux et fiche moi la paix. Enfin frappe pas trop fort et si tu me défigures et ben en fait ce serait mieux que tu me tues parce qu'en fait ben je vois pas trop ce que j'aurais encore à faire là. Donc ouai t'as sûrement raison, je suis un lâche mais je m'en fou."

Victor planta son regard dans celui de Lauren prêt à subir le sort que la jeune fille lui réservait.



Kit par Ju choupie Choupi
Lauren McGowanAspirante Auroravatar
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Aussi incroyable que cela puisse paraitre, Lauren sentit sa fureur à l'égard du Gryffondor diminuer un peu. Elle était loin d'être calmée -elle n'était jamais réellement calme de toute façon- mais elle avait moins envie de lui exploser le crâne. Parce que Victor la mettait face à des problèmes auxquels elle n'avait jamais vraiment réfléchi. Elle était de sang-mêlé et avait toujours été élevée dans les deux mondes. Elle avait baigné dans les deux cultures toute son enfance et avait passé ses après-midi à enchainer les parties de jeux vidéo et les parties de Quidditch -seulement quand sa mère n'était pas là évidement étant donné que ce n'était pas des activités pour une petite fille respectable. Mais Lauren n'avait jamais voulu être une petite fille respectable, tout comme Victor n'avait jamais voulu être un sorcier. Mais elle était née fille et lui sorcier, c'était comme ça. Ils partageaient peut-être un ressentiment commun, et pour cela elle n'avait plus envie de le tuer, mais les paroles du Gryffondor l'énervèrent malgré tout et elle ne put s'empêcher de le menacer de nouveau.

"Déjà, oui, je pense que je te fais peur. Elle aimait bien inspirer la peur. Certaines personnes étaient respectées parce qu'elles étaient aimées, admirées, et elle savait que ce n'était pas son cas. S'imposer par la crainte, c'était plus facile. Je suis plus grande que toi, mon biceps est plus gros que ta cuisse, et je tiens une batte à la main, que je manie plutôt bien et dont je n'hésiterai pas à me servir. Tu es vraiment un idiot si tu n'as pas peur."

Ce qui en fait, était parfaitement possible. Mais malgré le fait que Victor soit le dernier des crétins, elle comprenait ce qu'il disait. Lauren s'était toujours concentrée sur l'injustice dont elle se pensait victime, sur l'inégalité contre laquelle elle se battait, sans penser qu'il pouvait y avoir des situations similaires à la sienne. Parce qu'ils avaient beau être radicalement différents, Victor avait beau être tout ce qu'elle détestait, elle avait beau le trouver ridicule, pathétique et lâche, ils étaient tous les deux victimes d'une injustice. Ils auraient voulu être différents, mais le hasard en avait décidé autrement. Lauren avait du mal à imaginer qu'on puisse préférer être un moldu qu'un sorcier. Alors oui, c'était chouette la technologie, elle aimait bien les films d'actions et elle était fascinée par les armes à feu, mais la magie restait tellement plus....magique, justement. C'était puissant, et c'était infini. On continuait d'inventer des sorts et des potions même aujourd'hui. C'était un art qui semblait sans limites. Même si elle pouvait comprendre la rancœur de Victor, elle avait du mal à comprendre ses désirs, et elle ne comprenait pas non plus sa réaction.

On l'avait arraché à son monde d'origine, on lui avait mis une baguette entre les mains sans lui demander son avis, on l'avait forcé à devenir quelqu'un qu'il ne voulait pas être, et il restait là, sans rien faire. Tout ce qu'il faisait c'était traiter les sorciers de "tarés" et dénigrer leur monde. Mais râler ça ne servait à rien, critiquer non plus, c'était des trucs de fillettes. Se contenter de se plaindre c'était comme ne rien faire. Il acceptait la situation. Elle, elle ne se plaignait pas, elle agissait. Elle faisait en sorte qu'on ne la voit pas comme une fille comme les autres, elle voulait faire changer le regard des hommes sur les femmes. Non elle n'y arriverait pas et oui c'était prétentieux de penser qu'elle pouvait faire quelque chose, elle, pauvre adolescente de quinze ans. Mais au moins elle essayait. Et elle n'arrêterait jamais. Parce qu'il y aurait toujours cette colère, cette rage contre tout le monde, contre le monde entier. Et elle ne comprenait pas pourquoi Victor n'était pas en colère lui aussi. Elle ne pouvait pas imaginer qu'on puisse laisser les choses comme ça, sans vouloir rien faire, qu'on puisse baisser les bras.

"Ouai, c'est dégueulasse ce qu'on t'a fait. C'est nul de pas avoir choisi qui tu étais, ce que tu étudierais, tout ça. Ça craint, mais le fait de t'en plaindre ne changera rien. Si tout le monde était aussi lâche que tu l'es, les choses ne bougeraient jamais. Rebelle-toi, révolte-toi, fais quelque chose ! Proteste, promène toi avec une banderole, fait une grève de la faim, j'en sais rien, mais fais quelque chose merde ! Elle avait posé sa main libre sur l'épaule du Gryffondor et se rendit compte qu'elle était en train de le secouer, peut-être un peu trop fort. C'est pas en restant les bras croisés à pleurnicher comme une fillette en nous traitant de tarés que tu vas améliorer les choses. Bon, elle doutait du fait que Victor puisse abolir le secret magique ou changer la condition des nés-moldus, mais c'était l'intention qui comptait. Ça donnera peut-être rien, surement même, mais au moins t'auras essayé. Et peut-être que d'autres continuerons ce que tu as commencé, et que d'autres encore l'achèveront."

Elle avait haussé le ton au cours de sa tirade sans même s'en rendre compte. Mais elle était comme ça, de nature à s'emporter, à s'enflammer pour un rien. N'importe quel prétexte était bon pour s'énerver, et elle n'en avait jamais assez. Elle attendait encore le jour ou elle se sentirait vidée, après avoir hurlé un bon coup, après s'être épuisée à frapper de toute ses forces sur quelque chose -ou quelqu'un- mais il n'arrivait pas. Elle pouvait crier, elle pouvait cogner, elle était toujours en colère. Elle ne manquait jamais une occasion de se battre pour quelque chose, surtout les causes perdues, pour lutter contre une injustice. Elle était la première à répondre présente quand il s'agissait de protester contre quelque chose, n'importe quoi. C'était peut-être ce qui faisait qu'elle s'entendait bien avec Samantha. Et elle ne comprenait pas que Victor ne soit pas en colère lui aussi, ça lui échappait complètement.




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Oui Victor avait peur de Lauren et les paroles qu'elle prononça ensuite sur ses biceps plus gros que ses cuisses ne fut pas pour le rassurer. Alors oui, il avait peur mais il ne voulait pas le dire à la Serpentard, elle le prenait déjà pour un lâche, il avait pas envie de passer pour un peureux en plus de ça. Quoique ça ne changerait rien car Lauren semblait déjà avoir une piètre opinion de lui. Il recula légèrement lorsqu'elle voulut poser sa main sur son épaule, malheureusement, il ne fut pas assez rapide et la Serpentard réussi à écrabouiller son épaule avec son immense main et commença à le secouer comme un prunier tout en lui hurlant de se battre, qu'il ne fallait pas qu'il se laisse marcher sur les pieds. Mais elle croyait quoi ? Il avait déjà essayé pendant les vacances après sa première année. Il avait décrété qu'il ne voulait plus retourner à Poudlard et avait fait une scène à son père, il avait refusé de s'alimenter pendant deux jours, après, il avait eu trop faim et puis, sur la table, il y avait des trucs vraiment trop bon alors non se priver d'aliments n'était pas la solution. Il avait ensuite essayé les crises de nerfs, il avait été plus qu'insupportable, détruisant tout ce qui lui passait sous la main, il avait même été jusqu'à mettre le feu aux rideaux du salon. Mais ça n'avait pas suffit, son père l'avait forcé à retourner à Poudlard, il avait été intraitable et le jeune garçon lui en avait voulu pendant très longtemps.

Alors que Lauren vienne dire qu'il n'avait rien tenté était légèrement gonflé de sa part. Qu'est-ce qu'elle en savait d'abord qu'il n'avait rien fait pour changer sa condition ? Elle habitait pas chez lui qu'il sache. Il croisa alors les bras sur sa poitrine légèrement boudeur alors que McGowan s'emportait dans sa tirade pour lui dire que quelqu'un terminerait peut-être ce qu'il avait entreprit. Il lui lança un regard un peu perplexe et se dégagea de son emprise.

"Nan mais t'es sérieuse ? Tu crois sérieusement que j'ai pas essayé de pas revenir ? Nan mais genre j'hallucine, tu crois quoi ? Bien sûr que si j'ai essayé, j'ai même mis le feu aux rideaux de mon salon pour faire céder mon père mais il a rien voulu entendre. Et puis, les grèves de la faim ça sert pas à grand chose à part mourir de faim, j'ai déjà testé c'est pas vraiment le top. Et ensuite, comme tu l'as dit, ben genre, je suis un moucheron, moi je fais trop pas peur donc tu veux que j'influence qui ? Sérieusement ? Personne va vouloir se révolter avec moi hein ! Moi je suis pas musclor, sans vouloir te vexer hein, moi j'ai pas des jambes à la place des bras et moi, ben, je fais pas peur quoi. Alors que toi, ben, t'as déjà plus d'argument que moi.

Victor posa son regard sur les bras de Lauren et les examina fixement en secouant la tête, il regarda ensuite ses propres bras, non décidément, il n'était pas taillé comme elle, il n'avait aucune chance de faire peur à qui que ce soit et ce n'était pas son but non plus, il voulait plaire pas faire peur, il voulait être beau pas hideux au point d'être effrayant. Il ne serait jamais comme cette fille, il n'était pas un battant, il était franc, disait ce qu'il pensait mais il n'était pas suicidaire non plus, il savait reconnaître quand il n'était pas fait pour quelque chose.



Kit par Ju choupie Choupi
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Lauren en était la première surprise, mais elle était en train de changer un peu d'avis sur Victor Lloyd. Il restait une midinette insupportable, mais il n'était plus une midinette insupportable qu'elle avait envie de massacrer à coup de batte. Un progrès qui méritait d’être souligné. Parce que si le Gryffondor disait vrai, il avait vraiment essayé d'imposer son choix, de refuser son retour chez les sorciers. Bon, il avait lamentablement échoué, mais ce n'était pas vraiment de sa faute s'il était un pauvre looser. C'était l'intention qui comptait, d'après ce qu'on disait. Et l'intention était bien là, pour ce que Lauren en voyait, c'était juste que Victor s'y prenait comme un pied.

La jeune fille détailla son camarade du regard quand il affirma qu'il n'était pas "musclor". Certes, c'était le moins que l'on puisse dire. Elle était à peu près certaine de pouvoir faire le tour de son avant-bras avec ses doigts. Ridicule. Elle lui jeta un regard noir et croisa les bras quand il ajouta que lui n'avait pas des jambes à la place des bras.

"Fais gaffe à ce que tu dis, sinon moi et mes quatre jambes on va faire en sorte que les tiennes soient plus en état de te porter, pigé ?"

Elle était musclée, oui, mais elle n'était pas non plus taillée comme un Troll, ni comme Anton Smith. Et puis merde, si elle avait été un mec, on aurait admiré ses larges épaules et salué ses abdos dignes de ceux de Baker -non pas qu'elle ait été vérifié, mais d'après Rebbeca Edelstein le capitaine de Gryffondor avait de vraies plaquette de chocolat. Mais le débat n'était pas là, de toute façon, il s'agissait d'apprendre à Victor Lloyd l'art de se révolter. Lauren se demanda un instant si apprendre quelque chose au Gryffondor décérébré ne devrait pas être considéré comme une mission impossible, mais finit par hausser les épaules. Elle aimait les causes perdues de toute façon. Et puis, elle détestait s'avouer vaincue. Elle détestait abandonner plus qu'elle ne détestait Victor Lloyd, c'était dire. Toutefois, elle devait bien reconnaitre qu'elle n'avait aucune idée de la façon dont elle pourrait s'y prendre pour encourager Lloyd dans sa lutte. Il se battait contre tellement plus fort que lui...Cela faisait des centaines d'années que tous les sorciers de Grande-Bretagne étudiaient à Poudlard. On ne leur avait jamais laissé le choix, il n'y avait aucune raison que cela change aujourd'hui. Et, maintenant qu'elle y pensait, Lauren trouvait ça plutôt injuste en effet.

Et si un sorcier voulait devenir mathématicien, hein ? C'était son droit après tout. Il y avait bien ce type de Serdaigle là, Finnigan, qui se promenait avec un I-pod. Ils devraient avoir le choix, pourquoi on ne leur laissait pas ? D'un autre coté, les moldus n'avaient pas le choix non plus, ils pouvaient vouloir devenir magiques mais ils ne le seraient jamais. Sauf que dans ce sens-là il y avait un problème de capacités, les moldus n'avaient pas de pouvoir, point. Mais les sorciers étaient parfaitement capables de faire des études de mathématiques, ils n'étaient pas plus bêtes que les autres. Enfin, sauf Victor pour le coup, mais c'était une exception. Et puis, il n'était peut-être pas si bête qu'il en avait l'air....Quoique si, il devait être sacrément stupide tout de même. Mais il y avait bien un domaine dans lequel il était bon, non ? Un domaine dans lequel il pourrait avoir un jour de l'importance, où il deviendrait quelqu'un. Quelqu'un qu'on écouterait. C'était une solution comme une autre. Étant donné que Lloyd était une crevette peureuse de quarante kilos, il avait du mal à s'imposer -logique- mais il n'avait qu'à devenir quelqu'un d'important et tout le monde accorderait de l'importance à son message. Restait à trouver un domaine dans lequel le Gryffondor avait des capacités...Et elle avait beau chercher, elle ne trouvait pas. Parce qu'une fois qu'on avait éliminé tout ce qui demandait plus de trois neurone sou de trois kilos de muscles, il ne restait plus grand chose...

"Bon, c'est clair que tu vas effrayer personne, reprit-elle en jetant un regard méprisant sur les cure-dents qui servait de bras à son camarade. C'était vraiment dingue, il était à peine plus épais que Weaver, une vraie brindille. Et, sans vouloir t'offenser, tu donnes pas vraiment envie de se joindre à ta cause, ça doit venir de tous tes "han" et "genre", faut que tu vire ça, c'est insupportable. Donc bon, en gros t'es un révolutionnaire de merde. Voilà qui était dit. Mais y a bien un truc dans lequel t'es doué non ? 'Fin j'veux dire, tu peux pas être nul partout. "

Non parce que s'il n'était doué pour rien, autant qu'elle le tue d'un grand coup de batte à l'arrière du crâne tout de suite, qu'on en finisse. Il ne ferait qu'aller d'échec en échec tout au long de sa vie, et elle ne souhaitait ça à personne. Il devait bien avoir quelque chose qui l'intéressait, pour lequel il était prêt à s'investir, à travailler, à progresser. Lauren admirait les battants autant qu'elle détestait les loosers. Baisser les bras était tellement...Contre-nature. C'était se priver soi-même de quelque chose que l'on voulait, c'était idiot. Et elle ne savait pas encore si Victor était un battant ou un looser, mais bizarrement elle avait la sensation qu'il pourrait bien être les deux à la fois. Étrange. [/color]


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Bon dire à Lauren qu'elle avait des jambes à la place des bras n'avait pas été une bonne idée, il n'avait pas vraiment envie de se retrouver estropié, il se recula donc de quelques centimètres alors que Lauren confirmait qu'il ne faisait pas peur, il haussa les yeux au ciel lorsqu'elle sous-entendit qu'il était exaspérant mais en fait, il ne l'était pas du du tout, il était juste incompris. Et le révolutionnaire de merde, il s'en serait passé aussi mais au moins Lauren avait le mérite d'être franche. Alors lorsqu'elle lui demanda ce qu'il savait faire, il hésita sur la réponse à donner. Il n'était pas doué pour grand chose en réalité, voir même en rien du tout, sauf peut-être sur tout ce qui concernait la dernière collection printemps-été, mais ça ce n'était pas être doué pour quelque chose, ça c'était juste être passionné de mode. Parce qu'en réalité, il ne savait pas faire un seul croquis, il était juste bon à essayer des vêtements et à les assortir ensemble pour éviter les fautes de goûts.

Il se jetait sur le premier magasine de mode qu'il voyait et faisait une critique approfondie des nouvelles collections, ou alors, il laissait son admiration éclater. Voilà ce pourquoi, il était bon, il était bon pour l'exubérance et la critique. Alors, peut-être qu'il savait à peine jeter un sort mais au fond, il s'en moquait.

"Pour quoi je suis bon ? Certainement aucun domaine dans lequel tu portes un intérêt. Je suis bon pour exaspérer les gens apparemment, je suis bon pour accorder des vêtements ensemble, je suis bon pour apprécier et critiquer la mode, je suis bon pour ne pas être un sorcier. Voilà ce en quoi je suis bon. Et mais "han" et "genre" comme tu dis font parti de moi, ils font ce que je suis, c'est donc hors de question que je les enlèves. Han nan mais genre quoi."

Il plongea son regard remplit de défi dans celui de Lauren, il appréciait qu'elle veuille l'aider mais il y avait certaines choses qu'il ne pouvait pas et ne voulait pas changer. Il était bien tel qu'il était après tout, pourquoi devrait-il changer pour rentrer dans le moule et faire comme les autres ? Pourquoi devrait-il se plier à des exigences qui ne lui correspondaient pas tout simplement pour faire plaisir à une majorité de gens qui continueraient à le voir d'un mauvais oeil quoiqu'il fasse de toute manière. Alors, oui, c'état vrai, il ne voulait pas faire d'effort mais d'un autre côté à quoi bon ?

"Et maintenant, j'aimerais bien rejoindre ma salle commune sans me faire frapper. Est-ce que ça va être possible tu crois ?"

Il se décala légèrement de côté, prêt à détaler comme un lapin dès que Lauren lui donnerait le feu vert. Ce qu'elle fit pour son plus grand bonheur, il regagna son dortoir, soulagé de n'avoir perdu aucune partie de lui même et légèrement songeur vis à vis de ce qui venait de se passer.

Fin du Rp



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Quand un chihuahua rencontre un bouledogue [Victor]

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