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 La haine [Gwen & Juliet]

Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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01 mai 2007

Juliet adressa un dernier signe de main accompagné d’un sourire à Samaël et tourna les talons, remontant le parc de Poudlard à grands pas. Elle avait passé la fin de l’après-midi avec le jeune homme avant de se rappeler brusquement qu’elle avait un devoir de Sortilège à faire pour le lendemain et que, par conséquent, elle avait intérêt à s’y mettre, et rapidement. Aussi, elle se dépêchait de remonter à la tour de Gryffondor, avec l’espoir vain de pouvoir le terminer avant le dîner. A vrai dire, elle n’avait pas remit les pieds dans la salle commune depuis ce midi, et l’idée qu’elle devait travailler ne lui avait pas effleuré l’esprit. Pourtant, elle tentait de s’arranger, cette année, pour ne pas reproduire ce qu’elle avait fait l’année dernière, c'est-à-dire rédiger ses devoirs au dernier moment. De plus, elle connaissait le programme, pour l’avoir déjà suivi l’année dernière et pour l’avoir révisé des jours durant, avant le début des ASPIC. Mais aujourd’hui, elle n’avait décidément pas eu la force de se pencher sur ses devoirs. Mai débutait, et les beaux jours semblaient revenir. Elle s’était rendue à l’entraînement de Quidditch ce matin et n’avait pas résisté à l’envie de voler un peu plus longtemps. Elle était ensuite remontée dans son dortoir, avait prit une douche, et, en compagnie d’Olivia, était partie déjeuner. Et si par la suite elle était remontée dans la salle commune, elle avait bien vite quitté l’endroit, après lecture d’une lettre de son père.

Elle détestait voir ce genre de lettre arriver, si bien qu’elle hésitait souvent avant de les ouvrir, et n’y répondait jamais. Elle était butée, et beaucoup lui disait qu’elle avait tort de s’entêter à ne plus parler à son père. Et c’était peut-être la vérité, en soit. Mais, sur ce genre de sujet, elle n’avait pas le pardon facile, et ne se voyait absolument pas faire comme si de rien était. Aussi, elle s’était contentée de lire la missive, et avait trouvé, sans grand étonnement, un rappel de cette fameuse réunion familiale. Comme dans les dernières lettres qu’elle avait reçues, il lui expliquait l’importance de sa présence, et la priait de, cette fois, bien vouloir lui répondre. Et, comme pour les précédentes, elle avait replié la lettre, l’avait glissée dans son sac, se disant qu’elle lui répondrait peut-être, un jour, plus tard. En réalité, c’était également la peur de cette « réunion » qui la bloquait dans une éventuelle réponse. Déjà, par les termes utilisés par les adultes pour la désigner. Réunion familiale. Il n’y avait pas de « famille » qui tenait, entre eux, et Juliet espérait bien que jamais ce mot ne serait employé pour désigner leurs deux familles, du moins, pas par l’éventuel mariage entre son père et madame Baker. Cette pensée lui arracha une grimace, et elle la chassa de son esprit, tandis qu’elle empruntait les couloirs du château pour rejoindre la tour de Gryffondor. Quoiqu’il en soit, plus les jours passaient, plus elle se sentait angoissée à cette idée.

Soupirant, elle baissa les yeux vers le sol, et continua de marcher. Elle connaissait le chemin pour se rendre à la tour de Gryffondor tellement par cœur qu’elle aurait pu le faire les yeux fermés. Cependant, c’aurait été sans compter les – nombreux – élèves à éviter. Aussi, la jeune femme releva la tête, tourna à l’angle d’un couloir et… percuta quelque chose. Quelque chose ou plutôt quelqu’un, nota-t-elle alors qu’elle faisait un pas en arrière, reconnaissant Gwen Frost. Retenant un soupir, elle déclara :

« Excuse-moi, je ne t’avais pas vu. »

Ces excuses prononcées, elle fit un pas en avant pour reprendre son chemin. La relation tumultueuse qu’elle entretenait avec Gwen s’était encore plus détériorée au fil de jours, et si elles prenaient garde à laisser leurs différents de côté lorsqu’elle était sur le terrain, ailleurs, ce n’était pas les piques qui manquaient de fuser.



Gwen FrostAncien personnageavatar
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Gwen avait passé la journée enfermée dans son dortoir. A essayer de se souvenir pourquoi, elle pleurait. A essayait de comprendre pourquoi Josh lui avait fait ça ? Peut-être que Jayden avait raison finalement, peut-être n'était-il qu'un crétin arrogant qui avait profité de sa naïveté pour la tromper alors qu'elle n'était pas là. Elle avait refusé de se rendre avec lui, à cette stupide remise de trophée. Pourquoi sa présence était-elle nécessaire ? Ce n'était pas elle qui recevait le ballon d'or, c'était lui, pourquoi avait-il besoin d'elle là-bas ?

Elle avait compris le matin même, lorsque Katy Scott était passée en gloussant à côté d'elle et avait laissé échapper son exemplaire de Sorcière Hebdo à côté d'elle. La couverture l'avait laissé sans voix. Josh, son Josh embrassait une blonde platine à pleine bouche. Elle avait instinctivement levé les yeux vers la table des Serdaigles et l'avait vu, parlant, riant avec ses amis comme si de rien était. Il avait croisé son regard et avait sourit. Il lui avait sourit comme si de rien était, comme s'il n'avait pas embrassé une pétasse juste la veille. Comme s'il n'avait pas avoué être amoureux et qu'il allait certainement essayer de concrétiser cet amour dans quelques années. Elle avait lu l'article, bien évidemment et le gros titre scandait "JOSH BENNET A ENFIN CHAUSSURE A SON PIED"

Ecoeurée, elle était écœurée. Hier encore avant cette mascarade, il lui avait promis que cet été, il lui présenterait sa famille. Elle avait déjà rencontré son grand frère Matt pendant les vacances de Mars et lui avait vu Gabriel, son frère l'avait trouvé gentil, lui avait dit qu'elle avait de la chance que quelqu'un la supporte. Elle avait eu l'impression qu'elle avait un peu évoluée, qu'elle avait grandi, qu'elle n'avait plus aussi peur de faire confiance aux autres. Mais encore une fois, elle s'était faite avoir, il s'était moqué d'elle comme lui avait dit Jayden. Et ça faisait mal, ça faisait mal de reconnaître à quel point, il avait eu raison. La trahison était cependant encore plus douloureuse que d'admettre que son ami avait eu raison.

Elle n'avait cependant pas eu la force de lui demander confirmation, de le mettre devant sa faute en pleine grande salle, pourtant, elle aurait tellement voulu qu'il paye pour ce qu'il lui faisait subir. Elle se dit un instant qu'elle aurait dû être auprès de lui. Elle aurait voulu le frapper, lui hurler dessus mais elle se contenta d'un simple regard meurtri, elle lui envoya le magasine avec un sortilège d'expulsion et se leva sans lui jeter un regard supplémentaire. Elle n'en avait pas la force, elle voulait juste s'enfermer dans son dortoir et pleurer. Les explications viendraient plus tard, peut-être.

Lorsque la fin d'après-midi arriva, elle jugea qu'elle avait suffisamment pleuré un imbécile qui ne la méritait pas et qu'il était temps qu'elle se reprenne. Elle avait besoin de prendre l'air dans le parc et de fumer une ou deux cigarettes dans un coin bien tranquille sans profs et sans concierge. Elle quitta la tour et se fit soudainement percuter à l'angle d'un couloir.

« Excuse-moi, je ne t’avais pas vu. »

Le visage de Gwen marqua d'abord sa stupeur de se faire ainsi bousculer, puis il fit ensuite refléter sa haine lorsqu'elle reconnue Juliet Wilson. Elle n'avait jamais aimé cette fille et encore moins depuis qu'elle avait trompé Killian avec Baker, provoquant sa rupture d'avec Georgiana. Cette fille avait eu ce qu'elle voulait avait brisé des coeurs pour cela, comme la pouf qui avait embrassé Josh. Elle sentit sa peine la consumer, bientôt remplacé par la colère.

"Tu peux pas faire attention sale traînée ? je savais pas que faire la putain ça rendait aveugle. La prochaine toi, renseigne toi, ça t'évitera des problèmes."

Elle n'était pas réputée pour sa compréhension ni pour sa gentillesse mais ces derniers temps, elle avait battu des records avec Wilson et le Blondin. A plusieurs reprises, Josh lui avait demandé de se calmer et à plusieurs reprises, elle l'avait envoyé sur les roses. Désormais, elle s'en voulait, c'était peut-être à cause de ça que Josh avait été voir ailleurs. Elle posa son regard sur sa partenaire de Quidditch et sa haine se décupla. Tout était de sa faute. Elle devait certainement jubiler intérieurement de savoir qu'elle aussi avait été dupée, tout comme elle avait dupé Killian.


Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Face à Gwen, Juliet retint de toute justesse un soupir, se contentant de la fixer sans ciller. Elle ne l’aimait pas. Non, elle la détestait, à vrai dire. Dès le début, elles ne s’étaient pas entendues, et se contentaient de jouer ensemble lorsqu’elles le devaient. Mais depuis qu’elle sortait avec Jeremy, la tension qui régnait entre Frost et elle s’était amplifiée. Elle la haïssait, et ne pouvait pas la voir. C’était physique. Il y avait des personnes, comme ça, avec qui elle ne pouvait pas s’entendre, et ce, dès le premier échange. Et Gwen Frost appartenait à cette catégorie, indéniablement. Le seul problème était qu’elles devaient se fréquenter régulièrement, pour les entraînements de Quidditch. Souvent, elle regrettait le début de l’année, où Eva occupait encore le poste de Poursuiveuse. Bien moins agressive que sa jeune camarade, Eva avait le mérite d’être douée et sympathique. Pourtant, Juliet était bien consciente que l’ambiance dans l’équipe des Gryffondor était tendue par sa faute, car, en plus de côtoyer Georgiana – avec malaise, elle devait l’avouer – elle ne se privait pas pour répondre aux pique de Gwen. Oh, parfois, elle essayait de passer au dessus de ça. Parfois. Elle essayait. Mais c’était bien plus fort qu’elle. Elle s’emportait trop vite, elle le savait bien, d’ailleurs. Mais laisser une… gamine l’insulter ? Vaste blague. Elle se reconnaissait des défauts, oui. Mais les insultes de Gwen ? Non, définitivement.

Elle était au courant – qui ne l’était pas après tout, tout le monde ne parlait que de ça depuis le début de la journée – du scandale qui secouait l’école. Ce matin, alors qu’elle avait une heure de libre, elle était remontée dans la salle commune, et avait été mise au courant de la nouvelle. Josh Bennet lors de la remise du Souafle d’or, avait, selon les dires, embrassé une jolie blonde qui l’accompagnait. Alors qu’il était censé être en couple avec Gwen. Personne n’avait vu la jeune fille depuis quelques heures, lui avait alors soufflé Eva, avant de lever les yeux au ciel. Heureusement qu’ils ne sont pas tous comme ça, avait-elle ajouté, en balayant la salle commune du regard. Juliet avait haussé les épaules, avant de se désintéresser de la nouvelle. Elle se fichait pas mal de ce genre de scoop, à vrai dire. Qui sortait avec qui ? Qui trompait qui ? Avec qui ? Pourquoi ? Elle n’en avait jamais rien eu à faire. La plupart du temps, rien n’était fiable. Les journalistes avaient souvent le don d’interpréter le moindre coup d’œil, le moindre sourire.

Aussi, elle n’avait aucun avis, par rapport à ça. Elle n’éprouvait pas plus de compassion que ça pour Frost, et se contenta de lever les yeux au ciel, alors qu’un sourire ironique s’étirait sur ses lèvres. La suite de ses paroles, cependant, la laissa sans voix. Le coup, par contre, partit sans prévenir. Mettant toute sa rage dedans, elle frappa. Elle avait encaissé, depuis quelques jours, réellement. Les insultes, les piques. Mais traînée, putain ? Mais le ton de Gwen ? Non. Définitivement, non. Elle voulait bien faire des efforts – un peu – mais ça s’arrêtait là. De toute sa hauteur, elle toisa Gwen, baissant les yeux vers elle, avant de reculer.

« T’as terminé, Frost ? » demanda-t-elle sèchement. « T’as d’autres conneries à sortir, ou c’est bon ? »

Elle laissa passer quelques secondes, avant de vriller son regard dans le sien.

« T’es pitoyable, Frost. Tu me juges depuis qu’on s’est rencontrées, et c’est pitoyable. Tu ne me connais pas. Et tu te bases sur quoi ? Des actions dont tu ne connais même pas le quart. Mais dis-moi, Frost, qu’est-ce que t’as, pour toi ? C’est beau de juger les autres, lorsqu’on ne vaut pas mieux. »

Elle lui lança un regard noir, et poursuivit :

« J’crois que t’es une des personnes les plus méprisables que je connaisse. Ça t’apporte quoi, concrètement, de dire ça ? Tu t’amuses encore de ce genre de chose ? Tu vas aller loin, Frost, dans la vie. »

Elle la dévisagea en secouant doucement la tête, avant de croiser les bras. Merlin, réalisa-t-elle, ça faisait vraiment du bien.



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Gwen ressentit une douleur vive sur la joue, instinctivement elle porta la main sur le point douloureux, la surprise affichée sur son visage pas ses yeux légèrement écarquillés. Cette pétasse avait osé la gifler. C'était vraiment pas sa journée aujourd'hui, entre cet abruti de Bennet et Wilson qui la frappait, elle avait atteint les sommets de la malchance. Elle serra les dents essayant de ne pas prêter attention au parole de la jeune fille en face d'elle, essayant d'oublier la jalousie qui la rongeait de l'intérieure, essayant de ne pas se laisser atteindre par les mots emplis de haine "Mais dis-moi, Frost, qu’est-ce que t’as, pour toi ?". Rien sans aucun doute, elle n'avait rien pour elle et c'était bien ça qui faisait mal, c'était bien ça le problème, c'était tellement plus facile de reporter sa frustration sur les autres en ce cachant derrière l'excuse que de toute façon un jour ou l'autre on se faisait trahir par ceux auxquels on tenait le plus. "t’es une des personnes les plus méprisables que je connaisse", c'était possible mais qu'est-ce qu'elle en avait à faire ? Elle l'avait voulu non ? Elle avait voulu que personne ne s'approche trop d'elle et il fallait avouer qu'elle aimait critiquer, elle aimait juger les autres même si elle même avait horreur de ce qu'ils le faisaient, elle était l'hypocrisie même, elle qui disait ne pas vouloir devenir comme ça mère, en devenait la parfaite petite copie, les mots de Wilson, les mêmes que ceux qu'elle avait à l'encontre de sa génitrice. Et ça faisait mal de ce dire qu'elle prenait le même chemin mais elle ne devait pas faiblir pas devant ses ennemies, pas devant elle.

"Tu vas aller loin, Frost, dans la vie."

L'air condescendant de la jeune fille lui donnait la nausée et la gifle lui restait encore en travers de la gorge et les derniers mots furent ceux de trop, elle serra le point et l'envoya dans le mâchoire de sa partenaire de Quidditch. Il n'y avait bien que ça de commun chez elles et leur haine l'une pour l'autre.

"Et toi ? Tu te crois meilleure ? C'est pour ça que tu te permets de piquer le copain de autres ? Que tu te permets de briser le coeur des seuls personnes qui ont un peu d'estime pour toi ? Des personnes pour qui l'amour ne semble pas une évidence au première abord. Se confier demande tellement de courage mais vous vous en foutez hein ? De toute façon, tant que vous êtes heureux, tout le monde est heureux hein ? Les promesses tout ça, aucune importance. Ça me dégoûtes,tu me dégoûtes."

La voix de Gwen était amère et ses paroles au final n'étaient peut-être pas pour Juliet, toute sa colère et sa rancœur accumulée et Wilson lui permettait de l'exprimer, parce qu'elle ne valait pas mieux que Josh, elle était de la même espèce. Arrogante, prétentieuse, admirée... aimée. Et ça, Gwen ne pouvait pas le supporter. Les filles comme Wilson lui sortait par les yeux, c'était plus fort qu'elle, c'était des filles comme elle qui l'avait rejeté lorsqu'elle était enfant, il ne lui était plus resté que Josh, son meilleur ami, son ami d'enfance, son pilier, sa seule raison de tenir face à la méchanceté de sa mère et des autres. Et, il était parti lui aussi et elle n'arrivait pas à avancer et à oublier. Et lorsque enfin, elle pensait s'en sortir, une blondasse arrivait, une fille comme Juliet Wilson qui avait tout pour elle. Une fille comme ça, une fille méprisable lui avait volé son équilibre, encore une fois, elle se retrouvait complètement démunie mais elle se relèverait, elle se relevait toujours. Et elle ne se ferait plus avoir, jamais, l'amitié, l'amour, ça faisait trop souffrir. Même Jayden n'était plus là pour elle depuis leur dispute. Parce qu'elle avait été trop bête et qu'elle n'avait pas su écouter mais c'était plus facile d'accuser les autres, tellement plus facile que se remettre en question et elle n'était pas prête à changer.

"Tu vois Wilson, finalement, je crois que la plus méprisable des deux, c'est pas moi. Parce que moi, j'suis pas une voleuse."

Elle planta son regard haineux dans celui de sa condisciple et croisa les bras sur la poitrine, elle attendait, si ça se trouve l'autre allait la frapper pour se venger mais c'était pas grave, elle était prête. Elle ne demandait que ça, un peu d'action et frapper quelqu'un ou quelque chose lui ferait le plus grand bien, surtout si le quelqu'un c'était Wilson.


Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Portant sa main à sa mâchoire, Juliet se mordit la lèvre inférieure pour retenir une exclamation de douleur. Elle se frotta la joue quelques secondes, avant de lancer un regard assassin à sa camarade. Elle inspira un grand coup, et prit sur elle pour ne pas riposter. Ce serait un combat vain, de toute façon. Parce que la vérité était qu’elles ne se comprenaient pas. Alors frapper ne servirait à rien, si ce n’est pas à attirer l’attention des professeurs et des autres élèves, qui par chance ne passaient que rarement par là, constata Juliet en jetant un regard autour d'elle, soulagée de ne voir ni professeur ni camarade. Aussi, la jeune fille recula, s’adossa au mur, les yeux fixés sur Frost, le visage fermé. Elle n’arrivait pas à saisir pourquoi Gwen agissait ainsi avec elle. Oui, elle concevait que plusieurs personnes désapprouvaient ses actes. Mais elle n’arrivait pas à admettre que ce qu’elle avait fait puisse être profondément mauvais, alors que sa relation avec Jeremy la rendait heureuse. Et puis, pourquoi se mêlait-elle de ses affaires, déjà ? Elle savait très bien quel mal elle avait causé à Killian, à Georgiana, sans avoir besoin qu’on lui rappelle ! Et ce n’était pas en lui reprochant ses actions que cela ferait changer quelque chose. Elle croisa les bras, et tiqua sur la dernière phrase de Gwen. Etait-elle si méprisable ? Elle se plaisait à croire que non. Elle se rassurait en se disant qu’elle n’avait que dix-neuf ans, que, de toute façon, c’était des choses qui arrivaient. Que c’était dommage, d’un côté, mais que c’était la vie, et que, même malgré ça, ça la rendait heureuse. Alors méprisable ? Non. Elle ne pouvait pas être méprisable, pas après avoir passé des années à agir dans l’intérêt des autres, avant d’agir pour elle. Oui, ça avait blessé deux personnes, sans parler de leurs parents, et oui, ça pouvait sembler égoïste, comme ça. Tant pis.

Elle soupira. Elle ne pouvait même pas tenter de s’expliquer, et d’ailleurs, elle ne voulait même pas. Elle n’avait pas de compte à rendre, et encore moins à Frost. Elle n’était pas directement concernée, et se contentait de les juger. Et Juliet détestait ça. Elle avait des préjugés, elle aussi, comme tout le monde. Pourtant, elle essayait d’y faire abstraction, le temps d’une conversation, pour se faire sa propre idée de la personne, au lieu d’écouter les rumeurs. Mais c’était une chose qu’on lui avait toujours apprise, enfant. On ne juge pas un livre sur sa couverture, lui avait expliqué son père, on ne se fie pas aux apparences, avait rajouté sa mère. Et elles étaient importantes, ces phrases, pour la jeune fille. Elle avait pu vérifier la seconde de nombreuses fois, lors des réunions de famille côté Flint. Ce n’était pas parce que sa cousine lui assurait avec immense sourire qu’elle était ravie pour elle que c’était la vérité, ce n’était pas parce que Marcus lui disait que, définitivement, Flaquemare était une équipe fantastique, qu’il le pensait vraiment – bien au contraire, même. Alors elle était stupidement accrochée à ces valeurs, parce qu’on l’avait élevé ainsi, parce que sa sœur était autiste, et qu’elle savait que de nombreuses personnes ne cherchaient pas à la connaître, à cause de ça.

« Est-ce que tu crois que je l’ai fait exprès ? » demanda-t-elle simplement. « Est-ce que tu penses qu’un matin je me suis dis « tiens, et si je sortais avec mon meilleur ami ? » Arrête Frost, tu sais bien que non. »

Elle la dévisagea quelques instants en fronçant les sourcils, avant de secouer la tête.

« Tu ne m’aimes pas, et crois-moi, c’est largement réciproque. Mais ça t’apporte quoi, concrètement, de dire ça ? T’en a pas marre ? Tu veux quoi, au juste ? Tu sais très bien que ça changera rien, non ? » demanda-t-elle sèchement.

Elle toisa la Gryffondor, et soupira. Il y avait des gens qu’elle ne pouvait vraiment pas voir.



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Dernière édition par Gwen Frost le Lun 17 Juin 2013 - 11:45, édité 1 fois
Gwen haussa les yeux au ciel lorsque Wilson commença à poser des questions qui se passaient de réponses. Est-ce qu'elle croyait qu'elle le faisait exprès ? Objectivement, non mais par esprit de contradiction, juste parce qu'elle n'aimait pas Wilson, elle était capable de répondre oui. Elle ne voulait pas entendre les jérémiades de cette mijaurée, elle ne voulait pas qu'elle ait raison parce qu'elle ne pouvait pas se dire que Josh aussi avait eu ses raisons, que ce n'était pas sa faute. C'était tellement facile de lui trouver des excuses, tellement facile de fermer les yeux, de tout remettre sur le dos de l'amour. Certes, elle n'avait pas choisi de tomber amoureuse de son meilleur ami mais elle avait choisi de tromper son petit-ami. Et ça, ce n'était pas excusable, il n'y avait pas de raison justifiant un tel acte et ça Wilson devait le savoir.

"Tu es amoureuse de qui tu veux Wilson, je m'en fiche. Mais ne vient pas me dire que l'amour justifie la trahison. Tu as trompé ton copain assume jusqu'au bout et vient pas te dédouaner en disant que c'est parce que t'es amoureuse de Baker. Parce que tromper son mec même si on en aime un autre, et ben, c'est juste dégueulasse."

La jeune fille croisa les bras sur sa poitrine et examina Wilson alors qu'elle lui annonçait qu'elle ne l'aimait pas non plus mais que tout ça ne rimait à rien. Elle lui demanda si elle n'en avait pas marre mais marre de quoi ? De traîner Wilson dans la boue ? Non, elle n'en aurait jamais assez, c'était la seule façon qu'elle avait trouvé pour ne pas se comparer sans cesse à cette pouf pour ne pas toujours la voir comme la fille qu'elle aimerait être mais qu'elle ne serait jamais. Elles n'étaient pas faites pour s'entendre, Gwen était trop jalouse de cette fille que ne savait pas la chance qu'elle avait et qui s'obstinait à tout faire pour l'énerver toujours plus.

"Marre mais de quoi ? Je ne fais rien Wilson ! Il n'y a que la vérité qui blesse, désolée de te l'apprendre chérie."

Gwen esquissa un sourire ironique, voilà que la petite Juliet en avait assez, voilà qu'elle craquait et Gwen jubilait. Jamais, elle n'aurait cru qu'elle gagnerait si facilement, Wilson avait bien une faille finalement.

"Je ne comprends pas très bien ce que tu crois. Je pense que tu n'as pas compris que je ne cherche rien et que je ne veux rien changer. J'adore te détester, pourquoi changer nos petits jeux ? A moins que tu sois épuisée Wilson ? Tu ne veux plus jouer ? Tu t'avoues vaincue ? Tu es aussi faible et misérable que ce que je pensais au fond. Beaucoup trop sensible. Tu vas te faire manger l'année prochaine et j'assisterais à ta dégringolade avec délice."

La Gryffondor lança un regard narquois à sa coéquipière. La discussion lui semblait close, elle n'avait plus rien à dire à cette mégère et rester à ses côtés un instant de plus était trop horripilant. Elle passa donc à côté de la jeune fille en lui mettant un violent coup d'épaule au passage. La haine était la seule chose qui n'existerait jamais entre elles.



Juliet E. BakerPoursuiveuse pour Flaquemareavatar
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Elle plaisantait. Elle ne pouvait que plaisanter. Ce n’était pas Gwen Frost qui lui donnait des leçons de morale, si ? Juliet secoua la tête, incrédule. Elle était prête à en subir beaucoup. De ses amis, pourquoi pas, de sa famille aussi. Mais de Frost ? Jamais. Déjà, parce que c’était Gwen Frost – et donc, rien que pour ça, ça devenait la plus grande blague de l’année – ensuite parce qu’elle n’avait rien à voir avec Jeremy, avec elle, ou même avec Killian, et enfin parce qu’elle la haïssait. Tellement que, malgré ses efforts pour rester indifférente à tout cela, elle sentait une colère sourde l’envahir. Qu’est-ce qu’elle en savait de sa situation, par Merlin ? Pire, qu’est-ce qu’elle en avait à faire ? Elle s’identifiait à eux, à cause de sa sordide histoire avec Josh Bennet ? Elle leva les yeux au ciel. Très bien, qu’elle se mette dans le rôle de la victime, de celle qui était à plaindre – et c’était dans son droit, en soit – mais qu’elle le fasse en silence, au lieu de venir la provoquer sans cesse sur un sujet qui ne la concernait absolument pas. Croisant les bras, elle toisa sa camarade d’un air froid. Si on avait tenté de lui apprendre à gérer ses colères, son impulsivité reprenait trop souvent le dessus. Gryffondor jusqu’au bout, lui souffla une petite voix. Elle agissait d’abord, réfléchissait ensuite – la plupart du temps, du moins.

« Frost, laisse-moi rire… Tu es qui pour me donner des leçons de morales ? Surtout que c’est complètement con, ce que tu dis. J’ai quitté Killian. Mais tu as raison, c’aurait été tellement mieux de rester avec lui, en sachant pertinemment que je ne l’aimais plus… Les faux-sentiments, les faux-sourires… Je ne savais pas que les Gryffondor excellaient dans l’art du mensonge. » déclara-t-elle avec ironie. « Ce que j’ai choisi de faire, je l’assume, même si tu as l’air de croire le contraire. Oh franchement, Frost, tu penses réellement que je me serais engagée dans une relation sans être certaine de tout ? Je ne me dédouane pas non plus, du tout, crois-moi. » Elle avait assez culpabilisé pour prétendre le contraire. « Entre-nous, Frost, j’en ai juste marre que des gamines dans ton genre en pleine crise d’adolescence se permettent de m’insulter alors qu’elles n’ont pas à se mêler de ma vie. »

Elle lâcha un éclat de rire à l’entente du « chérie » de Gwen, et leva une nouvelle fois ostensiblement les yeux au ciel. Elle se retint de justesse d’avouer ses quatre vérités à Gwen et se contenta de garder le silence. La suite de ses paroles, cependant, ne la laissèrent pas indifférente et elle se redressa. Elle ne s’avouait pas vaincue, loin de là. Pas face à elle, pas face à cette fille. Sûrement pas.

« M’avouer vaincu, Frost ? Mais face à qui ? A toi et tes piques aussi misérables que fausses ? Oh non, loin de là. Je te l’ai dit, le fait que tu veuilles te mêler de ma vie m’exaspère, oui. Mais comme si tu pouvais m’anéantir. Vaste blague. Sans rancune, hein ? J’allais dire « une prochaine fois peut-être ? » mais… Non. » elle haussa les épaules. « J’espère que c’était pas ton seul but, dans la vie, il me semble déjà bien compromis. » ajouta-t-elle avec provocation, l'air assuré, avant de reprendre son souffle.

Juliet répondu au coup d’épaule de sa camarade par un regard noir et s’éloigna, ne souhaitant pas prolonger cette conversation plus longtemps. Perdre la face, face à Frost ? Jamais.

RP terminé.





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La haine [Gwen & Juliet]

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