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 Vérone [Jeremy, Juliet, et ces chers parents]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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26 mai 2007

C’était aujourd’hui. C’était aujourd’hui, c’était maintenant, c’était même tout de suite. Ce n’était plus la peine de se rassurer en se disant qu’elle « avait encore le temps ». Elle ne l’avait plus, ce temps si précieux. Elle allait revoir son père. Son père qui serait avec madame Baker, la mère de Jeremy. Jeremy, son petit-ami. Juliet secoua la tête et lâcha un rire ironique, s’attirant le regard curieux de sa meilleure amie, qu’elle tenta de rassurer par un haussement d’épaules. La vérité était qu’elle était perdue, complètement, qu’elle avait peur. Oui, peur. Elle avait angoissé toute la nuit, se tournant et se retournant dans son lit, sans trouver le sommeil. Elle n’avait pas revu son père depuis le début du mois d’avril, et ne lui avait pas parlé non plus. Elle avait toujours été tellement proche de lui, auparavant. Mais voilà, aujourd’hui, dans à peine quelques minutes, elle s’apprêtait à le retrouver. En compagnie d’une autre femme. Une femme qui n’était pas sa mère. Et c’était ça, qu’elle n’arrivait pas à lui pardonner. D’avoir trompé sa mère, de lui imposer, à elle, une nouvelle famille. D’avoir, tout simplement, brisé deux foyers. Elle soupira et se pencha pour attraper sa veste tandis qu’une boule d’angoisse se formait dans son ventre. Aujourd’hui, c’était également le jour où ils devaient annoncer à leurs deux parents qu’ils étaient en couple. Avec un soupir, elle adressa un signe de main à Olivia et dévala les escaliers qui menait à la salle commune avant de la traverser d’un bon pas et de s’aventurer dans les couloirs de l’école pour gagner la grande porte de sortie de Poudlard. Jeremy et elle avait convenu de se retrouver devant, avant de transplaner vers le lieu où les adultes souhaitaient les retrouver. Ils avaient reçu, quelques jours plus tôt, l’adresse ainsi qu’une photo. La jeune femme ne savait pas vraiment s’il s’agissait du nouvel appartement de son père, ou celui du la mère de Jeremy, mais restait persuadée ne pas apprécier plus que ça ce lieu, juste pour ce qu’il représentait…

Elle avait toujours connu ses parents amoureux, habitant dans la même maison, ayant des gestes tendres l’un pour l’autre. Certes, leur histoire n’avait pas toujours été rose, notamment à cause de la pression que la famille Flint exerçait sur Adriana. Epouser un moldu, c’était très mal vu dans la famille, qui prônait la pureté de sang à toute épreuve. Et après ce mariage, Isadora avait été intransigeante sur ceux de ses autres enfants. Aussi, George Wilson avait été rejeté par l’ensemble des Flint et semblait dérisoire à côté des Greengrass, Parkinson et autres nobles familles Sang-Purs. Souvent, elle avait admiré sa capacité à supporter les piques hypocrites de ses tantes. Son père avait toujours fait preuve d’optimiste, ces dernières années. Homme ouvert, accueillant, souriant, il avait été un modèle pour elle, lorsqu’elle était plus jeune. Avant. Avant la dépression de sa mère, avant que son père ne change du tout au tout, avant qu’il développe cette surprotection à son égard, avant qu’il n’abandonne Adriana, avant qu’il ne la trompe. Le visage fermé, elle releva ses cheveux en un chignon et fit passer l’élastique à son poignet pour les attacher avant de prendre une longue inspiration. Tout allait bien se passer. Il fallait que tout se passe bien. Ce n’était pas possible autrement. Pourtant, elle redoutait la réaction de son père lorsqu’il apprendrait sa relation avec Jeremy. Elle avait pourtant passé des heures à chercher une phrase pour lui annoncer, sans ne rien trouver, trop préoccupée par ce qu’il pourrait dire. Que ce n’était qu’une façon de s’opposer à eux ? Qu’elle devait faire un choix ? Un frisson la traversa alors qu’elle accélérait le pas. Apercevant Jeremy, elle se dirigea vers lui alors qu’un léger sourire s’étirait sur ses lèvres.

« Salut ! » lança-t-elle en l’embrassant rapidement. « Ça va ? » demanda Juliet avant de regretter immédiatement sa question et de lui adresser une sourire désolé en guise d’excuse.

Se mettant en marche, elle tourna la tête vers le Capitaine des Gryffondor.

« Prêt ? » grimaça-t-elle avant de glissa sa main dans la sienne et de serrer doucement ses doigts.

A vrai dire, elle, elle ne l’était pas du tout.

S’éloignant un peu de l’entrée du château, elle sortit de sa poche la fameuse photo, l’observa quelques secondes avant de visualiser l’image dans sa tête et de la tendre à Jeremy.

« Eh bien… Allons-y. » déclara-t-elle sans envie apparente – et c’était compréhensible.

Une fois arrivée devant le bâtiment contenant le fameux appartement appartenant à l’un des deux adultes, Juliet se tourna vers son petit-ami qu’elle embrassa sur la joue.

« Bonne chance... En espérant que l'on n'en est pas besoin, évidemment. » ajouta-t-elle toutefois.

Entrant dans le bâtiment, elle se dirigea machinalement vers les escaliers. « Troisième étage, à droite. » avait-elle lu dans une lettre. Devant la porte en bois, elle glissa un regard vers Jeremy et se rapprocha imperceptiblement de lui, angoissée. Elle leva la main et frappa quelques coups sur la cloison, qui n’était visiblement pas fermée puisqu’elle s’ouvrit doucement.

« C’est nous. » lança-t-elle, n’osant pas passer le pas de la porte.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy était en avance. Il avait tellement anticipé ce moment, et il était tellement nerveux qu'il était parti un bon quart d'heure trop tôt de la bibliothèque, où il avait fait semblant d'étudier toute la matinée, fixant sans les voir les lignes de son manuel de potions. Ce n'était pas comme s'il n'avait pas eu le temps de s'y préparer, pourtant. Sa mère et son nouvel amant avaient pris soin de les prévenir à l'avance et de leur rappeler l’échéance plusieurs fois, si bien qu'ils avaient eu tout le loisir d'y penser. C'était plus une convocation qu'une invitation, en réalité... Pourtant, Jeremy avait beau avoir eu le temps de réfléchir à ce qui allait se dire ce jour là, il n'en avait pas moins passé la nuit et la matinée à se torturer l'esprit. L'insistance de sa mère pour le présenter à cet homme ne lui disait rien qui vaille, alors que leur dernière conversation s'était plutôt mal déroulée, et Jeremy avait un mauvais pressentiment à propos de toute cette histoire. A vrai dire, quand il avait appris que sa mère avait un amant en décembre, il ne s'attendait certainement pas à ce que cela dure jusqu'à fin mai... Mais elle lui avait assuré lors des dernières vacances que ce n'était pas réellement sérieux, alors il n'avait pas à s'inquiéter. En tout cas, c'était ce qu'il voulait croire, car Juliet et lui avaient aussi quelque chose à annoncer... Qui compliquait sérieusement la donne.

Sautillant légèrement sur place, Jeremy jeta un coup d'oeil impatient à sa montre avant de se tourner vers le château. Son visage se détendit légèrement à la vue de Juliet qui se dirigeait vers lui. Il l'accueillit avec un sourire, qui s'agrandit face à sa question un peu maladroite. De toute façon, il y avait fort à parier pour que sa petite-amie sache exactement comment il se sentait.

"Salut ! Ça va comme on peut", répondit-il en haussant les épaules.

Cela allait devenir leur réponse préférée... Tout en glissant sa main dans la sienne, Juliet lui demanda s'il était prêt, et Jeremy sentit sa nervosité augmenter d'un cran. Le capitaine avait tenté de faire bonne figure, à mesure que la réunion avec leurs parents approchaient, en s'efforçant de ne pas révéler à Juliet à quel point il l'appréhendait. Il n'avait pas osé lui révéler ce dont il avait peur, à savoir que cette rencontre vienne se mettre en travers de leur histoire. Bien sûr, ils s'étaient dit qu'ils affronteraient tout ça ensemble, et Jeremy avait l'impression que leur couple, bien que naissant, était déjà solide, mais... C'était facile, d'être heureux à Poudlard, loin des réalités de leurs vies familiales, quand personne n'avait rien à y redire. Mais à partir du moment où leurs parents seraient mis au courant, qui pouvait prédire leur réaction ? Jeremy était suffisamment fâché contre sa mère et amoureux de Juliet pour se faire confiance sur ce point, il ne plierait pas, quoi qu'en dise Julia. Mais en était-il de même pour Juliet ? Malgré toute cette histoire, elle aimait son père, il le savait. Si elle était amenée à faire un choix, le choisirait-il, une seconde fois ? Il le croyait, il voulait le croire, mais une once de doute subsistait en lui. Juliet n'était pas quelqu'un de fondamentalement égoïste, et il avait peur qu'elle ne choisisse sa famille, le cas échéant... Quoi qu'il en soit, il avait l'impression que leur couple serait mis à l'épreuve aujourd'hui, plus encore que lors de leurs ruptures respectives, et cela l'effrayait.

"Prêt", mentit-il avant de baisser la tête sur la photographie et de se concentrer.

Après avoir transplané, ils se retrouvèrent devant l'immeuble de la photo, que Jeremy observa avec circonspection. Était-ce l'endroit où habitait sa mère, désormais, ou bien l'appartement du père de Juliet ? Cela n'était pas clair dans les lettres qu'ils avaient reçu, et comme Jeremy s'était bien gardé de demander toute information à sa famille quant à la nouvelle vie de sa mère, il réalisa qu'il ne savait même pas où il allait mettre les pieds. A vrai dire, il préférait que ça soit l'endroit où vivait sa mère, où il se sentirait peut-être moins en terrain miné que chez le père de Juliet. Il appréhendait la rencontre avec cet homme comme jamais personne auparavant, alors s'il pouvait éviter de faire la rencontre de son environnement en même temps, c'était tout aussi bien.

"Bonne chance", répondit-il en retour à Juliet, en s'efforçant de ne pas l'attraper pour transplaner à nouveau très loin de cet endroit. Il n'avait pas envie d'être ici, du tout, du tout !

Ce fut en ressassant cette pensée fort constructive qu'il suivit Juliet dans le hall de l'immeuble puis dans les escaliers. Arrivés au troisième étage, ils se dirigèrent vers une porte en bois où Juliet frappa, l'ouvrant doucement. Jeremy se surpris à retenir sa respiration tandis que la jeune femme appelait, espérant de toutes ses forces que personne ne soit là et que les deux adultes aient oublié leur venue. Mais, bien sûr, quelqu'un était là. Jeremy entendit des bruits de pas et vit la silhouette élégante de sa mère entrer dans son champ de vision.

"Bonjour maman", dit-il d'une voix blanche, fuyant le regard de sa génitrice.

Merlin, c'était encore plus dur que ce qu'il avait pensé ! Alors qu'il s'apprêtait à présenter Juliet à sa mère, un homme apparut derrière Julia, un homme qui n'était nul autre que George Wilson, le libraire diabolique... L'homme qui lui avait volé sa mère, et qui allait tenter de lui voler Juliet. Sentant les muscles de sa mâchoire se contracter et ses poings se serrer, Jeremy tenta de mobiliser sa patience et son calme pour contrer son instinct qui lui dictait d'aller se battre avec cet homme. C'était le père de Juliet, une pensée à laquelle il allait devoir s'accrocher.

"Monsieur Wilson", salua-t-il sans une once d'enthousiasme, son visage exprimant clairement sa défiance.

Il n'avait aucune intention de leur rendre la tâche facile, quand bien même c'était aussi dans son intérêt. Il avait passé trop de temps à maudire cet homme de loin, et à maudire sa mère tout autant...


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Julia Samson ex-Baker, mère de Jeremy

Julia s'étira de tout son long avant de jeter un regard à George à ses côtés. Elle lui sourit tendrement avant de poser une main sur son torse et de l'embrasser dans le cou. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi bien. Son divorce avait été pénible, elle avait détesté faire du mal à son ex-mari, elle n'avait pas voulu le tromper mais ça c'était fait. Naturellement, comme ça. Elle n'avait pas réfléchit aux conséquences de ses actes, elle avait agit égoïstement, faisant souffrir ses fils au passage. Mais au fond-elle, elle ne regrettait rien. Elle n'avait plus l'impression d'étouffer, elle pouvait à nouveau être elle-même et elle se sentait bien avec George, il la rendait heureuse. Elle était égoïste, elle le savait mais c'était plus fort qu'elle, elle estimait avoir le droit au bonheur elle aussi. Ses fils étaient normalement assez grands pour comprendre ça. Mais étonnamment, si Taylor avait accepté l'idée sans trop lui en vouloir, Jeremy semblait totalement opposé à sa nouvelle vie. Elle comprenait qu'il puisse être en colère contre elle, elle n'aurait pas dû tromper son père, elle s'en voulait suffisamment comme ça sans qu'il est besoin d'en rajouter une couche.

Taylor avait été déçu mais avait fini par lui pardonner, avec Jeremy, ça semblait beaucoup plus difficile, il ne voulait même pas lui parler. Il répondait à peine aux lettres qu'elle lui envoyait. Mais elle espérait encore arranger les choses aujourd'hui, dans cet appartement, récemment acquis. Elle voulait arranger les choses avec son fils et George voulait faire de même avec sa fille. Ils avaient donc organisé une rencontre et ils en profiteraient pour leur faire part de la grande nouvelle. Julia avait été réticente au début, elle ne voulait pas s'engager complètement. Elle aimait beaucoup George Wilson mais n'était pas sûre d'être prête à refaire complètement sa vie avec lui. Et pourtant, l'achat de cet appartement semblait prouver le contraire. Les photos de leurs enfants sur les murs, les notes sur le frigidaires semblaient crier que ça y était, elle était engagée dans une relation stable et durable.

Elle embrassa une nouvelle fois son amant et se leva pour rejoindre la salle de bain, elle se retourna et lança un sourire taquin à George qui avait posé son regard sur son corps. Elle se sentait belle et aimait. Bien sûr, son ex-mari l'aimait aussi mais c'était devenu routinier, elle ne se sentait pas aussi désirable qu'aujourd'hui. Un fin sourire étira ses lèvres et elle entra dans la douche. L'eau chaude lui fit le plus grand bien, néanmoins lorsqu'elle sortit et qu'elle chercha qu'elle robe elle allait mettre, l'angoisse s'empara d'elle. Elle avait peur de perdre son fils. Elle enfila une jolie petite robe bleue, cadeau de Gregory pour l'un de ses anniversaires. Elle se mordit la lèvre inférieure puis haussa les épaules. Tant pis, elle aimait vraiment trop cette robe pour la retirer et puis Jeremy ne se souviendrait peut-être pas d'où elle venait. Elle l'espérait du moins. Elle repassa par la salle de bain, se maquilla légèrement, se parfuma et accrocha une paire de boucle à ses oreilles. Cadeau de son fils pour une fête des mères. Autant marquer le plus de points possibles.

Lorsqu'elle fut prête, elle s'admira quelques instants et poussa un profond soupir. Elle sentait que cette rencontre allait être difficile, elle se doutait que Jeremy n'allait pas voir d'un très bon oeil son installation avec George mais elle prenait le risque.

"Tu es prêt ? Parce que je crois qu'ils viennent d'arriver."

Lorsqu'elle entra dans le salon, elle aperçut immédiatement Jeremy et Juliet, la fille de son amant était très jolie. Bien sûr, elle avait déjà vu des photos mais la réalité était souvent différente. Elle esquissa un léger sourire pour les inviter à entrer un peu plus dans la pièce, lorsque Jeremy la salua en détournant le regard. Son coeur se serra et son sourire se fana sur ses lèvres.

"Bonjour mon chéri", répondit-elle en baissant légèrement la tête.

Elle ne sentit la présence de George que lorsque Jeremy le salua, elle redressa la tête et posa son regard sur son fils avant de le porter sur son amant.

"Peut-être que... que vous pourriez rentrer non ?"

Elle ne savait plus vraiment ce qu'elle devait faire à cet instant et elle devait bien avouer qu'elle comptait un peu sur George pour gérer tout ça, après tout, c'était lui qui avait insister pour que cette rencontre ait lieu. Elle aurait pu fuir encore un peu la réalité pour sa part.
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Dernière édition par Métamorphomage le Ven 10 Mai 2013 - 16:51, édité 1 fois

George Wilson - Papa de Juliet - "L'autre"

George sourit tendrement à Julia, caressant ses cheveux alors qu'elle l'embrassait dans le cou. Il l'aimait, vraiment. Il l'aimait malgré leur situation difficile, malgré le fait qu'il ne soit pas encore divorcé, malgré le fait que sa fille ne semble pas accepter cette relation. Il s'en était voulu d'infliger ça à Juliet, et souvent il s'en voulait encore. Il n'avait jamais voulu faire de mal à sa famille et il avait toujours protégé ses filles. Pendant des années il avait fait passer le bonheur de sa famille avant le sien. Il avait mis de côté les remarques de sa famille maternelle, s'était beaucoup intéressé au monde magique pour être plus proche de ses filles, il avait fait de son mieux pour être présent pour Leah, il avait supporté la dépression de sa femme. Cela avait souvent été dur, mais il l'avait fait, pour eux, pour qu'ils soient heureux tous ensembles. Sauf qu'il ne l'était pas lui, heureux. Et il avait le droit de chercher le bonheur lui aussi, il avait le droit de vivre pour lui. Les filles étaient grandes à présent, elles comprendraient, et elles finiraient sans doute par être contentes pour lui.

Étrangement, Leah avait bien réagit. Elle était pourtant celle dont George avait craint la réaction, elle était tellement fragile. Elle avait été un peu triste, mais semblait avoir accepté la situation. Elle avait l'air d'aller plutôt bien d'ailleurs, d'aller mieux même. Elle lui avait raconté qu'elle avait une nouvelle amie avec qui elle s'entendait très bien, c'était une bonne chose. C'était Juliet qui s'était braquée contre lui, parce qu'il quittait sa mère, pour la mère de Jeremy. George comprenait les sentiments de sa fille, son univers était chamboulé, elle vivait ça comme une trahison, elle lui en voulait, tout ça était compréhensible. Et pourtant il ne pouvait s'empêcher de trouver sa réaction démesurée. Elle se réclamait adulte, mais elle ne réagissait pas comme telle. Elle n'essayait pas de se mettre à sa place, de comprendre, de dialoguer. Elle s'était fermée à toute possibilité d'échange, et ça il ne le comprenait pas. Il soupira mais laissa tout de même un sourire fleurir sur ses lèvres en observant Julia s'éloigner vers la salle de bain.

Il avait l'impression d'avoir rajeuni de dix ans avec Julia. Ces derniers mois il n'avait quitté sa librairie que pour aller voir sa femme à l’hôpital, il avait passé son temps à se faire du souci pour elle, et pour Leah. Ce n'était pas une vie ça. Avec Julia il vivait, il avait de nouveau envie de faire des projets, de parler d'avenir. C'était une nouvelle chance qui s'offrait à lui, et il était bien content de l'avoir saisi. Non ce n'était pas bien de tromper sa femme, encore moins avec la femme d'un ami de sa fille, mais il ne regrettait pas. Parce que ça en valait la peine. Ils allaient avoir quelques moments difficiles avec leurs enfants respectifs, mais tout s'arrangerait, il en était persuadé. Il se leva à contrecœur et s'habilla rapidement, enfilant un jean et une chemise claire. Une fois prêt il se dirigea vers la salle de bain pour se rafraichir le visage et y trouva Julia en train d'enfiler ses boucles d'oreilles.

"Tu es magnifique. "

Il déposa un baiser sur ses lèvres mais fut interrompu lorsque quelqu'un frappa à la porte. Non, pas quelqu'un, Juliet. Et Jeremy. Il ne put empêcher un nœud d'angoisse de se former au creux de son ventre. Il était certain que sa fille ne verrait pas d'un très bon œil son installation avec Julia, mais il espérait parvenir à lui expliquer les choses de son point de vue, à lui faire comprendre qu'il était heureux ainsi, que c'était mieux pour tout le monde. Leath allait bien, Adrianna allait mieux, lui aussi, ils étaient tous plus heureux ainsi. Elle comprendrait. George suivit Julia dans le salon et avisa les deux enfants qui se tenaient encore sur le palier. Des enfants qui n'avaient rien d'enfants, à vrai dire. Le fils de Julia était un jeune homme bien bâti et même s'il refusait de l'admettre, sa petite Juliet était devenue une femme. Dix-neuf ans, ça lui paraissait encore jeune et pourtant quand il se rappelait ses vingt ans il se souvenait à quel point on se pensait déjà grand à cet âge-là.

Il sourit à sa fille mais son sourire s'atténua un peu lorsque Jeremy le salua avec une défiance non dissimulé. Cela n'allait pas être facile, le jeune homme semblait avoir un très mauvais à priori à son égard, ce qui était assez compréhensible.

"Bonjour Jeremy, le salua-t-il en retour le plus chaleureusement possible. C'était eux les adultes, c'était à eux de faire des efforts. Bonjour ma puce ", ajouta-t-il avec un sourire sincère à l'intention de Juliet.

Julia invita les enfants à entrer dans le salon et George les suivit dans la petite pièce. L'endroit était lumineux, agréable, ils étaient tout de suite tombés sous le charme. En promenant son regard autours de lui, il s'aperçut qu'il y avait beaucoup trop d'indices qui trahiraient le fait que lui et Julia vivaient ici ensemble. Un gilet abandonné sur le dos d'une chaise, leurs chaussures dans l'entrée, des mots sur le frigo, des photos de leurs enfants au mur. Or il préférait qu'ils annoncent la nouvelle aux enfants plutôt que ceux-ci ne le découvrent par eux-mêmes. C'était pour ça qu'il tenait tant à cette rencontre. Il y avait eu suffisamment de secrets et de mensonges comme cela, il voulait clarifier la situation, en étant honnête. Ils allaient agir avec Jeremy et Juliet comme avec des adultes, leur expliquer les choses, leur parler franchement, et tout finirait par s'arranger. Il faudrait forcément du temps, mais ça s'arrangerait.

"Asseyez-vous, lança-t-il en désignant le canapé. Vous buvez quelque chose ?"

Autant mettre les jeunes à l'aise avant d’entamer une conversation beaucoup plus sérieuse. Un climat d’hostilité et de tension régnait dans la pièce et il aurait voulu que la situation s’apaise un peu avant d’entrer dans le vif du sujet.

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Debout devant la porte de l’appartement, Juliet n’osait entrer et se mordillait nerveusement la lèvre inférieure, déjà angoissée par la situation à venir. Se retrouver devant son père, devant la mère de Jeremy, leur annoncer leur relation, faire face à leurs réactions. Les surmonter. Rapidement, elle glissa un regard vers son petit-ami, avant que son attention ne soit détournée par une femme, qui venait d’arriver. Julia Baker – ou plutôt Samson puisqu’elle avait reprit son nom de jeune fille. L’amante de son père. Ces derniers mots résonnèrent longtemps dans sa tête, avant qu’elle ne sente son corps se tendre sous le coup de la colère qui venait d’alimenter ses veines. Colère qui ne fit qu’augmenter lorsque son père apparu dans son champ de vision. Reconnaissant du premier coup d’œil son sourire, sa démarche, la jeune femme fuit immédiatement son regard en détournant les yeux de la silhouette de son père. Elle n’en avait jamais été aussi certaine qu’aujourd’hui : elle ne lui avait pas pardonné, pas même un peu. Elle s’était souvent demandée si avec le temps, avec le silence, sa colère ne retomberait pas pour laisser place à la compréhension. A présent, elle avait sa réponse. Elle n’oubliait pas, elle n’excusait pas, ni l’acte, ni les conséquences qu’il avait. Tromper sa mère. Tromper sa mère alors qu’elle était encore à l’hôpital, alors qu’elle était souffrante – voir mourante. La tromper avec la mère de Jeremy, son meilleur ami, son petit-ami. Pourquoi elle ? Pourquoi eux ? Pour leurs familles ? Elle soupira doucement, avant de relever la tête alors que son père saluait Jeremy, avant qu’il ne s’adresse à elle.

« Bonjour papa. » répondit-elle, se rendant compte pour la première fois à quel point le mot « papa » lui semblait étrange, pour ne l’avoir ni prononcé ni pensé durant plus de deux mois. « Bonjour madame. » ajouta-t-elle froidement à l’égard de la mère de Jeremy.

Elle ne voulait pas se montrer clémente, gentille, compréhensive. Elle leur en voulait et elle souhaitait qu’ils le comprennent. Elle avait passé tant de temps à fuir le sommeil pour maudire les deux adultes, tant de temps à se demander pourquoi, tant de temps à haïr, à détester cette relation, pour abandonner aujourd’hui. Elle était bornée, têtue. Et s’était braquée contre son père, contre madame Samson. Elle savait que le mariage de ses parents battait sérieusement de l’aile, et que la séparation n’était pas bien loin. Et voir son père tomber amoureux, revoir briller ses yeux, ce n’est pas quelque chose qui était donné à tout le monde. Elle se souvenait parfaitement du sourire qui était réapparu sur ses lèvres, sept mois plus tôt, sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Elle se rappelait avoir revu les chemises colorées remplir son armoire, l’avoir entendu siffler différents airs moldus sur lesquels elle avait apposé sa voix. Elle avait vu, au fil des jours, des mois, son père tomber amoureux, sans qu'elle ne s'en rende compte. Et aujourd’hui, alors que son regard s’était finalement fixé sur lui, elle ressentait à son égard autant de colère que de mépris. Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas voir ce sourire amoureux sur son visage, elle ne voulait pas voir son expression lorsqu’il regardait Julia, elle ne voulait pas voir les gestes tendres, affectueux, qu’il aurait envers elle. Elle ne pouvait pas.

Elle entra dans l’appartement en première, avec l’envie irrésistible de s’en aller, de partir loin, très loin. Restant silencieuse, le regard baissé sur un bracelet en argent qu’elle portait au poignet, elle ne releva la tête que lorsque son père les invita à s’asseoir. Se laissant tomber dans le canapé, elle refusa d’un signe de tête sa proposition.

« Non merci. »

Elle ne prit pas la peine d’ajouter quelque chose elle promena son regard autour d’elle. L’endroit avait beau être lumineux, agréable, elle ne se sentait aucunement à sa place. Ce n’était pas chez elle. Ce n’était pas sa maison. Sur un fauteuil, elle remarque le pull de son père – un gris qu’elle lui avait offert pour un de ses anniversaires – et en déduisit qu’ils devaient donc se trouver chez lui. Un coup d’œil vers deux cadres lui confirma sa pensée. Dans le premier une photo de sa soeur, et dans le second une d’elle, de sa tante, et de sa cousine, prise l’été dernier. Ainsi, voilà comment était le nouvel appartement de son père, constata-t-elle en tournant la tête pour donner sur un troisième cadre. Elle resta quelques secondes silencieuse, fixant les deux frères Baker de la photographie. Lentement, elle regarda autour d’elle, et immédiatement remarqua des détails qu’elle n’avait pas vus lors de son arrivée. Les chaussures à l’entrée, les nombreuses photos qui les représentaient, Jeremy, Leah, Taylor et elle, le gilet féminin posé sur une chaise. Doucement, le raisonnement fit son chemin dans son esprit, alors qu’elle perdait les quelques couleurs qu’elle avait sur le visage. Elle ne se trouvait pas dans l’appartement de son père, mais dans celui que les deux adultes avaient prit ensemble. Parce qu’ils habitaient ensemble. Ils étaient tous les deux. Aussitôt, une boule se forma dans la gorge tandis qu’elle levait les yeux vers son père. Non. Non, ça ne pouvait pas être ça. Ce n’était pas possible. Pale, elle observa Jeremy quelques instants, avec la furieuse envie de se blottir contre lui, de nicher sa tête dans son cou et de fermer les yeux pour fuir la réalité. Pourquoi était-elle là ? Elle ne voulait pas être là, elle voulait être n’importe où, mais ailleurs. Et loin, de préférence, très loin.

« Vous habitez ensemble. » constata-t-elle en braquant son regard vers son géniteur. « Et j'imagine que nous prévenir de ça, c'était trop compliqué ? »

Ses paroles, bien qu’hautement ironiques, perdaient nettement de leur virulence devant son visage blême. S’ils habitaient ensemble, c’était que leur relation était bien plus sérieuse qu’elle ne pouvait déjà l’imaginer. Une phrase lui brûla les lèvres et elle la retint de justesse. C’était maintenant ou jamais.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy sentit son coeur se serrer face à l'air déçu de sa mère. C'était facile de lui en vouloir à distance, depuis Poudlard, c'était facile d'imaginer toutes les horreurs qu'il pourrait lui balancer, pour se venger de ce qu'elle lui faisait subir. Mais elle restait sa mère qu'il avait aimé toute sa vie, et c'était la première fois qu'il lui en voulait vraiment, pour quelque chose de sérieux. Jeremy n'aimait pas voir son sourire se faner par sa faute, et il voulut lui dire quelque chose de gentil, mais cette envie disparut dès l'instant où George Wilson ouvrit la bouche pour le saluer. Il croyait l'amadouer, avec son ton chaleureux ? Jeremy lui adressa son regard le plus glacial en passant devant lui à la suite de Juliet, sur l'invitation de sa mère.

Sans prêter attention à ce qui se disait autour de lui, Jeremy se mit à observer l'appartement avec curiosité, désireux de savoir chez qui il se trouvait. C'était un bel endroit, lumineux, décoré avec goût et dans lequel on se sentait instantanément à l'aise. Pourtant il y avait quelque qui le dérangeait, dans cet endroit. Curieusement, il lui fallut quelques instants pour comprendre ce qui le troublait ainsi. Ce n'était pas l'appartement d'une personne, c'était... C'était l'endroit où habitait un couple. Quand Jeremy parvint à cette conclusion, il sentit son coeur se glacer et quelque chose de lourd tomber dans sa poitrine. Les yeux légèrement écarquillés, il se laissa tomber sur le canapé aux côtés de Juliet et laissa son regard papillonner sur la pièce, d'indice en indice. Il ne pouvait pas croire ce qu'il avait sous les yeux. Sa mère s'était installée avec cet homme, pour de bon. Cela signifiait que c'était du sérieux, cette fois, et les implications futures lui donnaient le vertige. Jeremy se surprit à couler un regard vers la main de sa mère, s'attendant presque à y trouver une bague de fiançailles, mais l'absence d'un tel bijou l'apaisa quelque peu. Il n'était peut-être pas encore trop tard, finalement, même si la situation était déjà particulièrement catastrophique. Jeremy se força à reporter son attention sur la discussion tandis que George leur proposait à boire.

"Non merci", répéta-t-il du bout des lèvres.

Incapable de réagir de quelque façon que ce soit à cette nouvelle aussi inattendue que désastreuse, Jeremy se tourna légèrement vers Juliet, le visage blême. A en juger par la façon dont elle observait les photos sur le mur, elle était en train de tirer les mêmes conclusions que lui. Enfin, elle reporta son attention sur Jeremy, semblant tout aussi paniquée et désemparée que lui. Merlin, qu'est-ce qu'ils allaient faire ? Peut-être avaient-ils ignoré le problème trop longtemps, que leur moment était venu trop tard. Comment pourraient-ils former un couple tandis que leurs parents vivaient eux-même une idylle qui semblait plus adulte et sérieuse de jour en jour ? Ce n'était pas possible, tout simplement, c'était trop sordide pour être durable. Cela signifiait qu'un des couples devaient sauter, et cela ne pouvait pas être le leur. Même s'ils étaient bien plus jeunes, et que leur histoire était encore naissante, ils ne pouvaient se séparer. C'était trop bon pour que cela s'arrête, cela le rendait trop heureux, c'était la chose qui faisait le plus de sens dans sa vie en ce moment... Alors que sa mère et cet homme, cela n'avait rien de bon, c'était mauvais, sordide. Un couple adultère et égoïste qui ne cessait de faire du mal autour de lui. Qui leur piquait leur futur, quelque part, avec ce bel appartement, cet amour adolescent, ces projets d'avenir. C'était pour Juliet et lui, tout ça. Une vague de colère envahit alors Jeremy, toute dirigée contre sa mère. Il ne pouvait pas croire qu'elle l'avait mis dans une situation pareille. Il ne pouvait pas croire qu'elle le faisait douter de son couple, au moment où tout semblait enfin s'éclaircir. Elle l'avais mis devant le fait accompli pour la seconde fois, et il n'était pas prêt de le lui pardonner.

Ignorant la question de Juliet, Jeremy explosa d'un coup, toute sa colère se déversant sur sa mère.

"Je ne peux pas croire que tu nous aies fais ça !"

Sa voix brisa l'harmonie apparente de la pièce, et Jeremy réalisa que cet éclat lui avait fais du bien, que cela l'avait défoulé. Après ces mois de silence, il était temps qu'il dise enfin tout ce qu'il avait sur le coeur. Alors il se leva d'un bond et poursuivit, le corps tendu comme la corde d'un arc :

"Dis moi que c'est pas vrai ? T'as pas pu t'installer avec lui, pas sans m'en parler ? T'as oublié que t'avais un fils ?! C'est la seconde fois que j'apprends un truc de ce genre à retardement ! Tu me mets devant le fait accompli et je n'ai rien à dire, drôle de sens de la famille ! De toute façon il n'y a que toi qui compte, peu importent les conséquences pour les autres, pas vrai ? Mais c'est pas grave puisque tu es désolée. Bordel ! Mais tu ne peux pas dire que tu ne savais pas, là, tu savais !"

Jeremy s'interrompit un court instant, réalisant que sa mère ne devait pas comprendre de quoi il parlait. Juliet et lui, leur relation...non, elle ne savait pas ça. Mais elle l'aurait su, si elle avait pris la peine de s'intéresser un peu à son fils ses derniers mois. Sauf que ce n'était pas le cas, puisqu'à moins que son père lui en ait parlé, Julia n'avait même pas entendu parler de Georgiana. Dans sa tête, il était probablement encore que son petit garçon, et non un adulte au même titre qu'elle. Pourquoi se serait-elle inquiété de ses rapports avec Juliet ? Cela n'avait aucune importance, comparé à sa grande histoire d'amour avec George Wilson... Pourtant, elle savait, au fond. Jeremy lui avait parlé de son amitié pour Juliet aux dernières vacances, et si sa mère avait daigné creuser un tout petit peu plus loin, sa mère aurait trouvé autre chose. Elle aurait compris qu'il n'était probablement pas l'idée du siècle de s'installer avec George sans même lui en parler. Mais elle ne l'avait pas fais, et maintenant, ils étaient dans une sacré situation, tous autant qu'ils étaient...

"Qu'est-ce que vous croyez, tous les deux, avec vos appart tout neuf et vos photos sur le mur ? Vous croyez que Leah, Taylor, Juliet et moi on va gentiment jouer les familles recomposées ? Si c'est le cas vous êtes plus naïfs que le plus niais des Poufsouffle !"

Son venin craché, Jeremy resta figé un instant, à fixer sa mère avec une fureur intense. Le souffle court, il finit par se laisser tomber à nouveau sur le canapé et par poser sa tête entre ses mains, empli d'une soudaine lassitude. Il n'avait aucune envie qu'on lui réponde, car il savait d'avance comment on allait les traiter. Comme deux gamins, qui n'avaient pas leur mot à dire, et pas de sentiments à avoir...


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Julia Samson - mère de Jeremy

Julia se détendit légèrement lorsque George les invita à s'asseoir et leur demanda s'ils voulaient quelque chose. Elle s'installa sur le bord d'un des canapés, ne voulant pas paraître trop décontractée dans cette situation. Elle était impliquée dans cette conversation, ils allaient leur annoncer une nouvelle qui n'allait certainement pas les enchanter. Ils allaient sans aucun doute être choqué. Elle pensait que Juliet serait la plus gênée par la situation, ses parents n'étaient pas encore divorcés qu'il s'installait avec une autre femme. D'ailleurs, elle avait montré quelque réticence à ce projet d'appartement commun. George était encore marié, les enfants avaient encore du mal à accepter leur relation, elle ne sentait pas prête à se replonger à corps perdu dans une nouvelle relation sérieuse. Elle se sentait un peu prisonnière de la situation et pourtant, elle aimait sincèrement George. Ça avait été difficile à admettre mais elle n'aimait plus Gregory depuis quelque temps déjà, leur couple battait de l'aile depuis un moment et il lui paraissait étrange que Jeremy ne se soit douté de rien. Les disputes avaient été plus que fréquente et elle avait retrouvé l'amour. Elle avait rencontré George qui semblait tout aussi perdu qu'elle, qui rencontrait aussi des difficultés dans son couple. Sa femme était dépressive, ça paraissait horrible de se dire qu'elle avait volé l'homme d'une femme malade alors l'excuse avait été de se dire qu'elle allait mieux maintenant, que ce n'était pas la dépression la raison de l'éloignement de George, qu'il y avait certainement autre chose de plus profond. Tout était bon pour apaiser ses remords.

Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure lorsque les enfants refusèrent la proposition de George, elle lui lança un regard inquiet se retenant à temps de ne pas poser sa main sur la sienne pour chercher un peu de réconfort. Elle doutait que Jeremy ou Juliet apprécie ce geste. Et pourtant ce n'était l'envie qui lui manquait surtout lorsque la fille de son amant constata ce qu'ils s'apprêtaient à leur annoncer. Elle posa un regard désolé sur Juliet qui fixait son père d'un regard dur. Elle tourna le regard vers Jeremy qui explosa soudain.

"Je ne peux pas croire que tu nous aies fais ça !"

Elle sursauta légèrement et baissa la tête, elle n'arrivait pas à affronter le regard de son fils. Qu'avait-elle fait de plus que tromper son père ? Cette installation au fond semblait logique. Ils s'aimaient, elle était divorcée, il semblait normal qu'elle se mette en ménage avec l'homme qu'elle aimait. Elle pouvait comprendre la colère de Jeremy mais, il en faisait peut-être des tonnes pour pas grand chose au final. D'accord Juliet était son amie, d'accord, elle avait détruit leur famille qui semblait parfaite mais qui était loin de l'être. Oui, elle avait sa part de responsabilité mais le venin que son fils faisait couler sur elle. Alors qu'il s'était levé at qu'il lui criait dessus, elle prit conscience qu'il n'était plus un enfant mais un homme, déjà. Mais elle ne comprenait pas cet énervement soudain, ces accusations étaient justes mais dures à entendre, surtout dites de la bouche de son fils. Elle n'eut pas le courage de lui dire qu'elle avait l'intention de lui en parler aujourd'hui justement. Elle ne put que détourner le regard et serrer les dents pour ne pas laisser les larmes qui menaçaient de tomber.

"Qu'est-ce que vous croyez, tous les deux, avec vos appart tout neuf et vos photos sur le mur ? Vous croyez que Leah, Taylor, Juliet et moi on va gentiment jouer les familles recomposées ? Si c'est le cas vous êtes plus naïfs que le plus niais des Poufsouffle !"

Julia fronça les sourcils de mécontentement. Et lui ? Il croyait quoi ? Qu'elle allait rester malheureuse pour lui faire plaisir ? Toutes ses attaques lui pesaient. Elle se leva à son tour et fixa son fils dans les yeux.

"Ça suffit Jeremy !, sa voix claqua sèchement dans le salon. Tu ne sais rien. Rien du tout. Tu crois que cette situation me plaît plus qu'à toi ? Mais, Jeremy, tu sais, ça fait déjà un certain temps que notre famille est détruite. Alors oui, j'ai trompé ton père et non, je ne le regrette pas. Les tensions entre ton père et moi durent depuis trop longtemps. Tout le monde se voile la face, tout le monde agit comme si c'était normal mais ça ne l'est pas. Alors, oui, j'ai commis des erreurs. Je n'aurait pas dû tromper Gregory. J'aurais dû être honnête et mettre fin à ce mariage bien avant cela."

Elle inspira profondément, essayant de reprendre son calme, ne lâchant pas son fils des yeux. Ayant conscience qu'il devait souffrir mais les non-dits devaient cesser. Il était temps qu'il sache.

"Tu aurais dû t'attendre à ce que nous nous installions ensemble un jour ou l'autre, Jeremy. Je n'ai pas trompé ton père juste parce que j'avais besoin d'un amant ou de faire du mal à Gregory. Non, j'aime George et il rend heureuse. Alors peut-être que c'est dur à accepter et je le conçois mais arrête de jouer les victimes et n'implique pas ton frère là-dedans. Il a accepté l'idée et il est heureux pour moi. Et si tu m'avais laissé parler. Tu aurais su que nous n'agissons pas dans votre dos. Nous allions vous en parler aujourd'hui même. Il était trop délicat à mon avis de vous l'apprendre dans une lettre. Et nous n'avons pas eu réellement d'occasion pour vous le dire. Je me trompe ?"

Julia repoussa vivement une mèche de cheveux qui lui chatouillait le visage.

"Bien maintenant, tu te calmes et tu te rassois s'il te plait."

Elle lui lança un regard impérieux, il n'était peut-être plus un enfant mais il était encore son fils et il n'allait sûrement pas lui parler comme ça encore bien longtemps. Ses narines s'agitèrent légèrement de colère et elle s’assit pour monter que cette dispute était close. Elle jeta un léger regard en coin à George, essayant de déchiffrer l'expression de son visage.

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Dernière édition par Métamorphomage le Mar 14 Mai 2013 - 18:10, édité 1 fois

George Wilson - Papa de Juliet - "L'autre"

George haussa les épaules et revint dans le salon après que Jeremy et Juliet ait refusé sa proposition de leur servir quelque chose. Bon, tant pis pour l'ambiance décontractée. Il n'aimait pas du tout l'animosité qui régnait dans la pièce. Il s'assit à coté de Julia, mais pas trop près tout de même, leurs enfants leur étaient déjà suffisamment hostiles ainsi. Il répondit par un léger sourire rassurant à son regard inquiet. Tout allait bien se passer, Juliet et Jeremy étaient assez grand pour comprendre. Si Leah et Taylor avaient accepté leur couple, il n'y avait pas de raison pour que les ainés fassent des difficultés. Ils avaient passé l'âge de penser que leurs parents n'étaient que leurs parents et n'étaient pas eux-aussi des êtres humains avec des sentiments, des envies.

Il grimaça à l'attente du ton sec de sa fille, qui avait compris que lui et Julia habitaient ensemble et leur reprochaient de ne pas les avoir prévenu. George s’apprêtait à lui répondre qu'il n'en avait pas eu l'occasion étant donné que Juliet refusait de lui parler depuis plusieurs semaines, mais Jeremy explosa, déversant sur sa mère une colère que George pouvait comprendre, mais qu'il jugeait démesurée. Il comprenait qu'il soit énervé de ne pas avoir été mis au courant mais il allait presque jusqu'à reprocher à sa mère de ne pas lui avoir demandé son avis. Depuis quand les adultes avaient-ils besoin de discuter avec leurs enfants pour pouvoir se mettre en couple avec quelqu'un. Et puis il ne cessait de parler de conséquences, comme si leur couple allait avoir des répercussions gravissimes mais quand on y réfléchissait cela ne changeait pas grand-chose. Juliet ne vivrait plus avec lui l'an prochain et Julia lui avait dit que Jeremy partirait sans doute habiter à Bristol. Ils ne seraient pas obligés de cohabiter et pourraient continuer à être amis comme ils le voulaient. Et s'ils étaient si amis que ça, ils devraient être contents de pouvoir partager quelques repas de famille.

Mais visiblement Jeremy n'était pas prêt à jouer les familles recomposer. Pourquoi ? Il était trop vieux pour réagir comme les enfants, qui refusent de voir leur parent refaire leur vie parce qu'ils espèrent que leurs parents se remettront ensembles. Jeremy devait bien se douter que sa mère rencontrerait un autre homme après son divorce. George voulait bien croire que c'était perturbant de voir sa mère sortir avec le père d'une de ses amies, mais ce n'était pas un drame. A l'entendre on croirait que l'idée de former une fratrie recomposée avec Juliet et Leah le répugnait, or il était censé bien s'entendre avec Juliet. Il y avait quelque chose dans son raisonnement que George ne comprenait pas. Néanmoins, il laissa Julia intervenir, c'était son fils après tout. Celle-ci lui demanda de se calmer et lui expliqua qu'ils n'avaient jamais voulu agir dans leur dos, puisqu'ils comptaient les prévenir aujourd'hui.

"Oui, nous voulions vous l'annoncer aujourd'hui. Et nous aurions même préféré le faire plus tôt, mais il était devenu assez difficile de vous contactez tous les deux."

Son ton était calme, mais grave. Il tenait à ce que les choses soient clairs. Lui et Julia avaient beaucoup de torts, et n'avaient pas forcément fait les choses comme il fallait, mais ce n'étaient pas eux qui avaient fui le dialogue. Cette mise au point aurait pu avoir lieu beaucoup plus tôt mais Juliet et Jeremy avait refusé de discuter. Ils auraient pu s'expliquer comme des adultes mais ils s'étaient enfermés dans un silence boudeur, comme des enfants. Quoiqu'il en soit, le temps des explications était finalement arrivé, il était temps de se lancer maintenant.

"Alors oui, nous habitons ensembles, parce que Julia et moi nous aimons. Je sais que nous avons commis pas mal de fautes, tous les deux, mais les choses s'arrangent maintenant. Julia était divorcé, lui le serait bientôt, Adrianna allait mieux, tout rentrait dans l'ordre. Vous êtes assez grands pour comprendre que l'on ne choisit pas de qui on tombe amoureux, les choses arrivent comme ça. Je veux bien croire que la situation soit délicate, vous êtes amis et cela chamboule votre univers, mais c'est ainsi. George se décida enfin à poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis de longue minutes. Qu'est-ce qui vous gêne tellement ?"

Parce que George avait le sentiment que s'il était sorti avec la mère d'un autre ami de Juliet, elle n'aurait pas eu une réaction si extrême. Elle lui en aurait voulu, bien sûr, surtout parce qu'il avait trompé sa mère, mais elle aurait accepté l'idée. Elle aurait vu qu'il était heureux et elle s'y serait fait. Parce que Juliet n'était pas quelqu'un d'immature et d'égoïste. Elle avait toujours été présente pour sa petite sœur, elle était resté forte et avait supporté la dépression de sa mère. C'était quelqu'un qui faisait attention aux autres, qui se préoccupait du bien-être de ses proches. Pour qu'elle s'oppose si violemment au couple qu'il formait avec Julia, à leur bonheur c'était qu'il y avait forcément quelque chose d'autre.

George connaissait sa fille, et aimait se dire qu'il la comprenait au moins un minimum. La colère d'il y a quelques mois était liée au fait qu'il ait trompé sa mère, qu'il ait détruit leur petite famille déjà plus si parfaite. Elle s'était énervée parce qu'elle s'était sentie trahie. Mais la colère d'aujourd'hui ne venait pas du fait qu'il ait trompé sa mère, le malaise venait du fait que ce soit avec la mère de Jeremy.
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Sa question posée, les yeux plantés sur son père, Juliet ne détourna la tête que lorsque Jeremy explosa, libérant la colère qu’il avait contenue contre sa mère durant ces plusieurs mois de silence. Silencieuse, observant son petit-ami accuser sa mère des conséquences que son acte pouvait avoir sur les autres, la jeune femme glissa un regard vers les deux parents. Ils ne savaient pas – pas encore – que leurs enfants entretenaient une relation amoureuse également. Egalement. Cette situation n’était pas viable, songea la rouge et or, et elle ne pouvait continuer ainsi. Ce n’était pas possible, ils ne pouvaient pas fermer les yeux plus longtemps, se rassurer. Il y avait un choix à faire, une décision à prendre – encore. Mais le couple qu’elle formait avec Jeremy ne pouvait décemment pas cesser d’exister comme ça, juste parce que leurs parents avaient une liaison, pas alors qu’elle était si heureuse, à ses côtés. Ce n’était pas leur faute, s’ils étaient tombés amoureux. Et elle ne voulait pas croire qu’une chose qui la comblait autant puisse être mauvaise. Aussi, impuissante, elle regarda Jeremy se laisser tomber dans le canapé, tout en écoutant sa mère parler. Elle se raidit légèrement à l’entente des paroles de cette dernière, et ne releva la tête que lorsqu’elle s’arrêta de parler, pour la tourner vers son père, qui ouvrait la bouche pour prendre la parole. Devant sa première reproche, elle lui envoya un regard noir. Oui, elle avait fui le dialogue, elle avait refusé de répondre à ses lettres, et lorsqu’elle partait de Poudlard pour les vacances, elle était retournée uniquement chez sa mère, sans même le prévenir, oui.

« Notre dernière conversation ne m’a pas donné envie plus que ça de renouer le dialogue. J’essayais de te comprendre. » répliqua-t-elle, acide, reprenant les derniers mots qu’il avait prononcé à son intention lorsqu’elle était venue le voir, début mars.

« Essaie de me comprendre. » lui avait-il dit, alors qu’elle était sur le pas de la porte. Essayer de comprendre quoi ? Qu’il n’était pas heureux ? Qu’il avait eu envie de l’être ? Oui, elle l’avait compris. Compris, assimilé. Non, elle n’avait pas voulu de cette excuse, et trouvait toujours son acte méprisable, mais le comprenait mieux, à présent, depuis qu’elle s’était retrouvée devant le même choix, à Aberystwyth. Evidemment, ce n’était pas la même chose, puisqu’il avait trompé sa mère, pendant de longs mois, alors qu’elle était à l’hôpital, alors qu’elle était souffrante, alors qu’il avait une famille. Mais une fois cette journée à Aberystwyth passée, c’était le fait que ce soit la mère de Jeremy, son amante, qui la mettait hors d’elle. Elle savait que ce n’était pas voulu, pas prémédité, mais elle lui en voulait, malgré tout. Parce que, quelque part, c’était empêcher sa propre histoire avec Jeremy. Reportant son attention sur son père, Juliet se concentra sur ce qu'il disait, ses mains serrant le rebord du canapé. Elle sentit sa gorge se nouer lorsque son père déclara qu’il aimait Julia. Elle s’en doutait, évidemment, mais le fait de l’entendre dire n’était jamais agréable, d’autant plus qu’elle n’était pas encore habituée à ne plus voir ses parents ensemble, puisqu’elle avait refusé la réalité – trop longtemps.

"Qu'est-ce qui vous gêne tellement ?"

Muette, elle leva les yeux vers son géniteur. Il n’était pas stupide, et la connaissait trop bien pour savoir que sa colère n’était pas animée que par le fait qu’il ait trompé Adriana. Et il aurait pu – il aurait dû – s’en douter, que l’amitié qu’elle ressentait pour Jeremy pouvait évoluer. Elle lui avait souvent parlé de gardien, même avant qu’ils ne deviennent réellement amis, puisqu’ils étaient entrés dans l’équipe de Gryffondor en même temps. Et même après, il savait qu’elle s’était déjà rendue à quelques sorties avec lui, le barbecue pendant l’été, le réveillon… Le nom des Baker n’avait jamais été inconnu, dans leur famille, celui de Jeremy encore moins. Alors évidemment, ce n’était pas réellement de la faute de son père, pas vraiment. Même.

« Evidemment que c’est plus facile pour Leah et Taylor d’accepter votre relation. » déclara-t-elle d’un ton grave.

Parce qu’ils n’y avaient aucune conséquence, pour eux. Ils devaient accepter, bien sûr. Accepter le divorce de leurs parents, accepter le fait qu’ils prennent un nouvel appartement, tous les deux, qu’ils aient de nouveaux projets ensemble. Mais ils n’avaient pas cette crainte, cette peur. Ils ne redoutaient pas les conséquences de leurs actes.

« Pourquoi est-ce qu’on ne veut pas jouer les familles recomposées hein ? Parce que c’est trop tard, pour ça. » continua Juliet.

Elle tendit le bras et posa sa main sur la joue de Jeremy, avant de s’avancer vers lui, de la faire glisser dans son cou, et de capturer ses lèvres en un baiser. Se dégageant ensuite doucement, elle laissa tomber sa main dans la sienne avant de regarder tour à tour les deux parents.

« Et parce que oui, je crois qu’on est assez grands pour savoir qu’on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. » conclut-elle, avec un sourire timide, et légèrement gêné.

Anxieuse, elle noua ses doigts à ceux de Jeremy. La bombe était lâchée.



Kit par Irving Ship
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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"Alors oui, j'ai trompé ton père et non, je ne le regrette pas."

Jeremy redressa la tête vivement pour vriller un regard ulcéré sur sa mère. Venait-elle vraiment de lui dire ça ? Contractant ses poings avec colère, Jeremy détourna le regard à nouveau pour le fixer sur la table basse devant lui, tandis que les mots raisonnaient bien malgré lui dans son cerveau. "Notre famille est détruite", en particulier, lui resta au travers de la gorge, alors qu'il revoyait mentalement tous les moments passés en famille ces deux dernières années. Oui, il y avait eu des signes, et il aurait du le voir venir... Mais il avait été difficile de se dire que ses parents étaient au bord de la séparation quand ils faisaient tout pour le préserver, son frère et lui, de leurs disputes. Habitude prise depuis bien longtemps, puisque leur relation avait toujours été ainsi : passionnée, bouillonnante et mouvementée, avec ses hauts mais surtout ses bas. Jeremy avait bien remarqué que les choses empiraient il y a deux ans de cela, mais l'éducation à donner à Taylor suite à la découverte du fait qu'il était un cracmol avait semblé en être la raison, et il ne s'était pas particulièrement inquiété. Il fallait dire que son père était toujours là pour le rassurer, à évoquer ses conquêtes passées tout en rappelant qu'il était désormais l'homme d'une seule femme... Mais il apparaissait que Taylor n'avait été qu'un élément déclencheur, et que ses parents avaient réellement cessé de s'aimer. Loin de la maison, à Poudlard, Jeremy n'avait pas vu tout ça, et il fallait dire que ses parents n'avaient rien mentionné avant cet hiver et la terrible découverte de l'Autre... Alors, oui, sa mère aurait dû être honnête plus tôt, si c'était là ce qu'elle ressentait. Car pour Jeremy, qui avait tout appris en même temps, à retardement, cela faisait beaucoup à accepter d'un coup. Même s'il était suffisamment grand pour accepter l'idée que ses parents ne s'aimaient plus, il n'était pas prêt pour autant à entendre dire que sa famille était détruite. Bien sûr qu'il était plus aisé pour Taylor d'accepter l'idée, puisqu'il avait été présent au quotidien pour voir les changements se produire... et puisqu'il n'avait aucun lien avec un membre de la famille Wilson, lui.

Un peu sous le choc des paroles de sa mère qui, si elles n'avaient rien de surprenant, étaient d'une franchise déconcertante, Jeremy resta silencieux. Il s'enfonça dans le canapé et s'enferma dans un silence morose, le visage fermé. Écoutant attentivement les paroles de l'Autre, il dut se retenir de répliquer que ce n'était pas de sa faute s'il n'était pas autorisé à quitter Poudlard pour venir visiter leur charmant nid d'amour plus tôt. Une dispute entre mère et fils, c'était quelque chose qu'il pouvait envisager, mais mieux valait qu'il évite d'entrer en confrontation directe avec le père de Juliet. Le gardien n'était pas sûr de savoir se contrôler, si jamais cela arrivait, car malgré le fait que deux personnes importantes pour lui aiment cet homme, il ne ressentait rien d'autre que du dégoût à son encontre. S'il avait agi ainsi avec son épouse, qu'est-ce qui faisait croire à sa mère qu'il se comporterait mieux avec elle ? Jeremy garda pour lui ses pensées peu charitables, conscient qu'on pourrait lui opposer le même type de raisonnement vis-à-vis de Georgiana et de Juliet. Malgré tout, en dépit du fait qu'il soit censé être assez grand pour comprendre, et au-delà de sa relation avec Juliet, il avait pour l'instant du mal à accepter que cet homme vive avec sa mère, et qu'elle l'aime vraiment. Elle méritait... que méritait-elle, au juste ? Pas lui, en tout cas. Jeremy voulait que sa mère soit heureuse, oui, mais pas avec George Wilson. Pas avec l'homme qui avait achevé de détruire leur famille.

Cet homme, quoi qu'il en soit, semblait plutôt perspicace puisqu'il leur posa la question essentielle. Jeremy réalisa alors que dans son explosion de colère, il n'avait même pas lâché la bombe, la nouvelle de sa relation avec Juliet. L'anxiété fit place à la colère chez le jeune homme, qui tourna vers sa petite-amie un regard interrogateur. C'était le moment qu'ils redoutaient depuis leur escapade au pays de Galles. Heureusement pour Jeremy, qui n'avait pas la moindre idée de comment s'y prendre pour leur annoncer la nouvelle, Juliet prit les choses en main. Quand elle leur expliqua qu'il était trop tard pour jouer les familles recomposées, il sentit son estomac se contracter alors qu'il se préparait mentalement à ce qu'elle leur dise qu'ils étaient en couple. Mais Juliet, contre toute attente, ne semblait pas disposée à leur dire quoi que ce soit... La jeune fille préférait visiblement le leur montrer. Les yeux du capitaine s'écarquillèrent de surprise quand elle posa la main sur sa joue, avant de la glisser sur sa nuque, et il faillit émettre un avertissement. Leurs parents allaient faire une crise cardiaque. D'un autre côté, cela aurait le mérite d'être efficace, et puis sa mère l'avait suffisamment énervé plus tôt pour que Jeremy accepte l'idée de la surprendre d'une façon si désagréable. Le jeune homme répondit donc à son baiser, à la fois heureux par cette démonstration d'affection et très embarrassé. Tandis qu'elle se dégageait, Jeremy serra sa main dans la sienne, son coeur battant la chamade sous l'effet de l'appréhension. Comment allaient-ils réagir ? Probablement pas bien, sur le coup, mais Jeremy ne pouvait s'empêcher d'avoir l'espoir fou qu'à terme, sa mère finisse par accepter la situation, et par mettre un terme à son histoire avec George. Et oui, quelque part, c'était égoïste, mais toujours moins égoïste que le fait de se lancer tête la première dans une histoire avec le père de sa camarade sans penser une seconde aux conséquences...

Presque timidement, Jeremy leva les yeux vers sa mère, tout en serrant un peu plus fort la main de Juliet.


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Julia Samson - mère de Jeremy

Ses paroles avaient visiblement perturbés son fils, elle avait peut-être était un peu dure, avait des choses qu'elle n'aurait pas dû révéler. Comme le fait que leur famille était détruite. Peut-être avait-elle exagéré sous la colère mais pas tant que ça, la violence de ses disputes avec Gregory lui revinrent en mémoire, les yeux rougis de Taylor qu'il essayait bravement de cacher. Ils ne pouvaient pas continuer comme ça. Elle fixa Jeremy et voulu le prendre dans ses bras, le réconforter, lui dire que tout irait comme lorsqu'il était petit et qu'il venait de faire un cauchemar mais son visage fermé l'en dissuada tout comme le fait que George prenait la parole.

Elle l'écouta sans vraiment prêter attention aux mots qui sortaient de sa bouche, le regard toujours fixé sur son fils. Elle sentit l'animosité dans la voix de Juliet, la même rancœur incompréhensible que dans celle de Jeremy. Elle jeta un regard à son amant alors qu'il continuait comme si de rien était et il posa la question, celle qu'elle se posait depuis qu'elle s'était rassise, celle qui l'aiderait à comprendre son fils.

Julia posa son regard sur Juliet puisqu'il semblait que c'était elle qui allait répondre à la question, elle l'écouta attentivement affirmer que c'était plus facile pour les plus jeunes d'accepter la situation ce qui lui fit froncer les sourcils. Elle ne voyait pas en quoi c'était plus facile pour eux après tout, ils étaient les plus jeunes ceux qui souffrirait le plus de perdre leur équilibre familiale parce qu'ils étaient encore jeune, ils avaient encore besoin d'un cadre. Un cadre qu'elle n'était plus capable de fournir à Taylor, c'était au dessus de ses forces. Jeremy aussi avait besoin de se cadre mais il était grand, il prenait son indépendance, l'année prochaine il quittait Poudlard, un nouveau changement dans sa vie, un de plus. Elle s'en voulait de lui faire subir ça mais elle se sentait incapable de retrouver sa vie d'avant.

C'est donc légèrement perplexe qu'elle écouta Juliet et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle la vit s'approcher de Jeremy pour l'embrasser. Elle resta à les fixer, incapable de prononcer le moindre mot, effectuer le moindre geste. Elle resta tétanisée, comprenant d'un coup toute la colère de son fils à son égard, prenant la réalité en pleine figure. Elle laissa échapper un hoquet de surprise et posa la main sur son cœur, elle se sentait légèrement opprimé et le regard, presque timide de Jeremy sur elle la rendit légèrement nauséeuse.

"Merlin, je... Oh Merlin !"

Julia se leva vivement, elle avait besoin d'air. Elle ouvrit alors la fenêtre de leur petit appartement. L'air frais lui fit le plus grand bien. Elle avait besoin de rassemblé ses pensées, elle avait besoin de faire le point et elle n'osait plus regarder son fils. Elle ne pouvait se résoudre à faire ce choix, son couple ou leurs enfants. Elle se détourna de la fenêtre et posa tour à tour son regard sur Jeremy et sur George. Sur les mains entrelacées de Juliet et Jeremy. Elle ne voulait pas perdre son fils, elle ne voulait plus qu'il souffre. C'était son devoir de mère de faire en sorte qu'il se sente bien et elle avait échoué. Elle n'avait fait que le rendre malheureux ces derniers mois. Il en était même venu à la détester. Elle fixa alors George, plongeant son regard dans le sien. Elle avait été heureuse avec lui, heureuse pour la première fois depuis longtemps. Lui semblait vouloir s'engager, elle ne se sentait pas prête pour ça. Elle l'aimait, oui c'était indéniable mais peut-être pas autant qu'elle le pensait. Elle se sentait prête à tout arrêter pour le bonheur de son fils. Elle était prête à le faire et elle le ferait. Elle ferma les paupières un instant et sentit deux petites larmes rouler le long de ses joues. Lorsqu'elle rouvrit les paupières, son regard était déterminé.

"Je suis désolée George mais je choisis mon fils."

Elle détourna alors le regard de son amant pour le poser sur Jeremy et Juliet. C'étaient à leur tour d'être heureux. Elle avait oublié qu'elle devait être une mère avant d'être une femme et il fallait qu'elle répare son erreur.
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George Wilson - Papa de Juliet - "L'autre"

George fronça les sourcils en entendant Juliet dire que c'était plus facile pour Leah et Taylor. Il était loin d'être d'accord avec sa fille sur ce point. Elle savait au moins autant que lui à quel point sa petite sœur était fragile. Leah était vite perdue, elle avait besoin d'équilibre et d'un cadre familier, et c'était une petite fille sensible, il avait réellement craint sa réaction et elle avait étonnement bien pris la nouvelle. Il était d'ailleurs très fier d'elle pour ça, il trouvait que Leah s'affirmait un peu plus, elle devenait plus forte, et ça le rassurait un peu. Il reporta son attention sur sa fille ainée qui poursuivait en expliquant qu'il était "trop tard" pour qu'elle et Jeremy puisse jouer aux familles recomposées. Il ne comprenait pas, il était même complètement perdu. Il tourna un regard perplexe vers Julia mais cette dernière semblait tout aussi perdue que lui.

Il sentit ses muscles se tendre en voyant Juliet poser sa main sur celle de Jeremy, et il sentit son pouls s’accélérer légèrement. Tout son corps semblait craindre la suite des évènements. Et il avait bien raison de redouter ce qui allait se passer. Son cœur loupa un battement quand il vit Juliet poser ses lèvres sur celle de Jeremy et il détourna les yeux. Il ne voulait pas voir ça. C'était impossible. Il avait rêvé. C'était une blague. Pourtant quand il releva les yeux il croisa le regard timide de sa fille et il comprit qu'au contraire, c'était très sérieux. Il avait l'impression de ne plus pouvoir respirer et il fut reconnaissant à Julia d'aller ouvrir la fenêtre. L'air frais s'engouffra dans la pièce et le fit frissonner. Il posa ses coudes sur ses genoux et attrapa sa tête entre ses mains, essayant tant bien que mal de digérer l'information et de trouver une solution.

Sauf qu'il n'y en avait pas, de solution. Il n'y avait pas d'issue à trouver, il y avait un choix à faire. La situation ne pouvait pas rester ainsi. Lui et Julia ensembles, leurs enfants ensembles, c'était impossible, c'était malsain même. Leurs deux couples ne pouvaient exister, c'était l'un ou l'autre. Et il savait déjà quel serait son choix, parce qu'il ne pouvait pas en être autrement. Il était un père, et ferait son choix en conséquence, l'autre possibilité ne lui semblait même pas envisageable. Il ne pourrait pas vivre en sachant qu'il aurait pu la rendre heureuse, et qu'il ne l'avait pas fait. Elle était tout pour lui, elle passait bien avant son propre bonheur.

*Elle est ma vie, elle est mon sang
Elle est le fruit de mes vingt ans
Et je maudis tous ses amants
*

Parce que c'était ça, être parent, faire passer le bonheur de ses enfants avant le sien. Et c'était injuste. Injuste de devoir souffrir pour voir les yeux de sa fille briller de joie à nouveau, mais il ne pouvait pas faire autrement. C'était son rôle de tout faire pour qu'elle soit heureuse, de prendre soin d'elle, de la protéger. Il s'était toujours acquitté cette tâche avec bonheur jusqu'à maintenant. Aujourd'hui c'était dur, dur parce que lui devait souffrir pour qu'elle soit heureuse, mais il le ferait quand même. Parce que c'était ça, avoir une fille.

*Avoir une fille, c'est trembler de peur
Qu'elle se maquille pour un menteur
*

Et même si sur le moment il n'était pas loin de le détester, il savait que Jeremy était un garçon bien. Sa mère était une femme exceptionnelle, il avait été bien élevé, et Juliet ne lui en disait que du bien. Il la rendrait heureuse, il le savait. Et c'était tout ce qu'il voulait, c'était ce qu'il souhaitait le plus au monde, le bonheur de sa fille. Il avait toujours voulu la protéger des hommes, parce qu'il en était un et ne savait que trop bien comment on pouvait faire souffrir une femme. Et il tuerait de ses mains celui qui oserait briser le cœur de sa Juliet. Il voulait qu'elle puisse aimer comme lui avait aimé, qu'elle trouve quelqu'un qui la traiterait comme elle le méritait et qui lui offrirait tout ce dont elle rêvait.

*Avoir une fille, c'est plus jamais
Traiter les femmes comme je l'ai fait
*

Il avait fait du mal à sa femme, il l'avait abandonné, il l'avait trahi. Et il en avait sans doute blessé beaucoup d'autres avant elle, mais jamais Juliet ne vivrait ça. Il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour la protéger de ça. La protéger des hommes, de la tristesse, de la souffrance. Il voulait que jamais son sourire ne fane, il voulait l'entendre rire pour toujours, il voulait que ses yeux brillent pour le reste de sa vie. Il ne supporterait pas d'y lire la moindre tristesse ou d'y voir perler des larmes. Alors il la protégerait de tout ce qui pouvait lui faire du mal mais, même s'il se refusait à l'admettre pour le moment, cela n'incluait pas Jeremy. Maintenant qu'il les observait il revoyait cet amour simple et pourtant entier qu'on ressentait quand on avait vingt ans. Celui qui vous faisait comprendre le sens du mot aimer, celui dont on croyait qu'il ne se ternirait jamais, mais cet amour-là ne durait jamais, il en savait quelque chose.

*Je hais les hommes et leurs regards
Je sais leurs ruses et leurs victoires
*

Peut-être qu'un jour, Juliet et Jeremy ne s'aimeraient plus. Peut-être qu'un jour elle le détesterait, qu'elle serait triste, qu'elle ne serait plus que haine et colère. Ce jour-là il serait là pour elle, mais aujourd'hui elle était amoureuse, il le voyait. Alors aujourd'hui, il devait la laisser partir, ne pas chercher à la protéger de cet homme qu'elle avait choisi, et sacrifier sa propre relation pour qu'elle puisse vivre la sienne. Il entendit Julia formuler à voix haute ce que lui pensait tout bas. Elle choisissait son fils. Il hocha la tête. Lui choisissait sa fille, il choisirait toujours sa fille. Il voulait qu'elle soit heureuse, même si cela signifiait qu'il ne serait plus le seul homme dans son cœur. L'époque où il était le seul à ses yeux, celui qui apaisait toutes ses angoisses, qui calmait tous ses chagrins et séchait ses larmes était terminée. Cette pensée le déchirait, il ne serait plus son héros, elle en aimerait un autre. Cela blessait, mais il devait ignorer cette douleur, c'était ainsi, il devait la laisser construire sa vie, dans laquelle il occuperait de moins en moins de place. Il fallait qu'il accepte le fait que sa fille soit une femme. Pour lui elle resterait à jamais son bébé, sa première, sa toute petite fille, celle qui l'avait fait Papa, et qui avait changé sa vie. Mais il devait faire taire ses propres sentiments. Il devait le faire pour Juliet.

*Et quand viendra le jour où l'un d'eux
Me prendra ma fille en m'appelant monsieur
Alors ce jour et pour toujours
Je fermerai à double tour
Mon cœur et je deviendrai sourd
*

Oui, George était prêt à faire tout ça. Il serait prêt à n'importe quoi pour le bonheur de sa fille, mais à une seule condition. Il releva la tête et plongea son regard dans celui de Jeremy, sentant sa colère à son encontre s'évanouir de seconde en seconde.

"Est-ce que tu l'aimes ?"
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Jeremy put lire le choc sur le visage de sa mère, qui laissa échapper quelques mots désordonnés avant de se lever pour ouvrir la fenêtre. Le père de Juliet, lui, s'était pris la tête dans ses mains, soustrayant son visage à la vue des deux jeunes. Jeremy échangea un rapide regard avec Juliet, avant de reporter son attention sur sa mère. Le silence perdura quelques instants, durant lesquels Jeremy resta complètement silencieux, retenant son souffle. Quand enfin l'un des deux adultes réagit, ce fut pour dire des mots que Jeremy n'avait presque aucun espoir d'entendre. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise à l'entente des quelques petits mots de sa mère, et il se tourna vers George pour observer sa réaction. A nouveau, il fut surpris par le hochement de tête de l'homme, qui approuvait ainsi la décision de Julia. Jeremy sentit son estomac se nouer face aux larmes qui coulaient sur les joues de sa mère, alors qu'il prenait toute la mesure du sacrifice que faisaient les deux adultes. Juliet et lui avaient beau avoir espéré qu'ils prennent cette décision, car toute autre décision aurait été inacceptable, Jeremy se sentit soudain envahi par la culpabilité et l'angoisse, alors qu'il réalisait toute l'ampleur de ce la situation. Il ne s'était pas attendu à cela, en vérité, surtout en découvrant que leurs parents avaient emménagé ensemble. Le capitaine s'était attendu à des cris, des interrogations, un sermon, il s'était préparé à devoir se justifier et défendre son couple, tant et si bien que la victoire ne lui aurait pas fait si mal, car elle aurait été chèrement obtenue... Comment imaginer autre chose, après ces mois passés à mettre de la distance entre sa mère et lui, en colère contre cette femme qui faisait passer ses propres envies avant sa famille, cette femme qu'il ne reconnaissait pas ? Mais, pour la première fois depuis qu'il avait mis les pieds dans cet appartement, Jeremy sentit ses défenses tomber et son agressivité fondre comme neige au soleil, alors qu'il réalisait enfin que sa mère était toujours là, et qu'elle avait toujours été là, malgré ses erreurs et maladresses. Voir sa mère sacrifier son propre bonheur au profit du sien, sans hésiter, sans poser de questions, c'était un geste fort, une preuve d'amour et de confiance qu'il ne s'attendait pas à recevoir. Jeremy baissa les yeux sur ses genoux, la gorge serrée, et prit une profonde inspiration pour tenter de se calmer.

Quand il redressa la tête, se fut pour croiser le regard du père de Juliet qui pesait sur lui. Sa question le toucha quelque peu, car il réalisa que malgré ses tentatives pour le diaboliser, il ne pouvait plus détester George, en cet instant. Le libraire voulait la même chose que lui, à savoir le bonheur de Juliet.

"Oui", répondit-il avec aplomb. "Oui, je l'aime, et ce n'est pas prêt de changer. Je sais qu'à notre âge, c'est difficile de savoir... Mais quand je regarde Juliet, je sais."

Il tourna légèrement la tête vers la jeune fille et esquissa un petit sourire triste en la voyant. Bien sûr qu'il l'aimait, comment pourrait-il en être autrement alors que leur relation venait de blesser deux personnes de plus ? Quant à savoir s'il l'aimerait toujours dans six mois, dans un an, dans vingt ans... Jeremy ne pouvait pas répondre à cette question. Il y avait les aléas de la vie, le hasard des rencontres qui entreraient en jeu. Mais il savait qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour vivre à ses côtés, le plus longtemps possible. Pour toujours, s'il le pouvait. Alors il était reconnaissant à sa mère et à cet homme pour leur donner une chance. C'était à eux, maintenant, de ne pas la gaspiller... Voilà qui mettait la pression, songea Jeremy avec nervosité. Si Juliet et lui venaient à se séparer dans deux mois, il ne pourrait plus regarder sa mère en face.

Jeremy lâcha la main de Juliet et se leva du canapé, avant de s'avancer vers sa mère. Il la dévisagea un long instant avec émotion, puis finit par lever la main pour essuyer les larmes qui mouillaient ses joues et par l'attirer contre lui. Merlin, songea-t-il en la serrant dans ses bras, elle lui avait manqué. C'était épuisant, d'en vouloir à la femme qui l'avait aimé et élevé toute sa vie, et retrouver son respect et son admiration pour elle était réellement libérateur.

"Je suis désolé, maman. Je t'aime."

Se sentant sur le point d'être submergé par l'émotion à son tour, Jeremy se dégagea doucement.

"Merci", lâcha-t-il d'une voix étranglée.

Puis il se tourna à nouveau vers George et Juliet, posant sur le père et sa fille un regard incertain. Il aurait bien besoin d'un verre, finalement.


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Timidement, Juliet leva les yeux vers son père, et croisa son regard avant de baisser la tête, se mordillant nerveusement la lèvre inférieure. Elle devait l’avouer, embrasser Jeremy devant les deux parents n’étaient pas l’idée la plus brillante qu’elle avait eu jusqu’ici. Elle aurait pu parler, elle aurait pu expliquer posément, qu’ils étaient ensemble, et qu’ils n’avaient pas l’intention de se séparer. Mais elle avait toujours été beaucoup trop spontanée, et impulsive. Ce baiser, représentait à lui seul tout ce qu’elle aurait pu dire en des heures. De toute façon, elle avait toujours préféré les actes aux paroles. N’osant pas briser le silence qui s’était bel et bien installé dans la petite pièce, la jeune fille glissa un regard vers Jeremy, avant d’observer les deux adultes. La mère de son petit-ami s’était avancée vers la fenêtre, tandis que son père s’était pris la tête entre les mains, coupant court à tout contact visuel. Nerveusement, Juliet serra la main de Jeremy, et, tendue, attendit que quelqu’un brise le silence. Généralement, c’était elle qui s’en chargeait, puisque, de sa famille, elle était celle qui avait toujours détesté ça. Petite, lorsque ses parents la couchait, elle en avait peur, et se retrouvait à appeler son père quelques minutes après qu’il ait quitté sa chambre, tant le silence pesant l’effrayait. Plus grande, elle avait réussi à en discerner deux sortes. Celui qui était léger, celui qu’on accueillait avec le sourire, celui qui s’installait entre deux personnes, sans que l’une n’ait besoin de le briser. Et l’autre, celui qui était pesant, lourd, dérangeant souvent. Et, les premiers mots de Julia, après ce long moment de calme, lui restèrent de longs instants en tête, alors qu’elle tournait la tête vers elle, et sentait son estomac se serrer à la vue des larmes qui coulait sur ses joues. Aussi, elle reporta son attention sur son père, et ferma douloureusement les yeux après avoir observé son hochement de tête.

Douloureusement, parce que, pour la première fois depuis avril, elle se rendait compte de ce qu’elle demandait à son père. Dans son élan d’égoïsme, dans son envie d’être heureuse, elle avait presque oublié ce qu’elle lui enlevait. Elle lui demandait implicitement à travers l’annonce de sa relation avec Jeremy, de faire un choix entre son bonheur et le sien. Et il la choisissait, elle, alors qu’elle s’était enfermée dans le plus grand silence depuis quelques mois, alors qu’elle avait refusé de répondre à ses lettres, alors qu’elle avait été détestable, avec lui. Il choisissait son bonheur, malgré tout ce que cela impliquait. Il choisissait son bonheur, sa fille, à côté de la femme qu’il aimait, et qui le rendait heureux, qui l’avait soutenu lorsqu’elle avait cessé de lui parler. Aussi, la question qu’il posa à Jeremy la toucha, alors que la colère et l’agressivité qu’elle avait ressenti un peu plus tôt disparaissaient complètement, la laissant vider de toute énergie, et coupable, encore. La réponse de son petit-ami lui arracha un sourire, et elle tourna la tête pour lui en adresser un. Elle savait bien qu’à dix-neuf ans, la notion d’infini était encore floue. On disait « pour toujours » et on se perdait de vue, on se jurait de ne jamais se séparer, et la vie s’en chargeait elle-même. Elle n’arrivait pas encore à se projeter trop loin dans le futur, mais était au moins certaine d’une chose. Elle aimait Jeremy et ferait tout ce qu'elle pourrait pour que leur relation marche du mieux possible. Elle se sentait réellement bien à ses côtés, et était heureuse, pleinement et simplement.

En même temps que son petit-ami, la jeune fille se leva, et se dirigea vers son père. S’arrêtant à quelques pas de lui, elle le dévisagea longuement, alors qu’elle se demandait comment elle avait pu être aussi stupide. Elle avait dressé, au cours de ces derniers mois, un portrait négatif de son père, si bien qu’elle avait fini par y croire elle-même. Sûrement parce que cela lui faisait moins mal, peut-être parce qu’elle avait ainsi l’impression de tomber de moins haut. Mais à présent qu’elle était là, devant cet homme qui l’avait élevé, qui l’avait aimé dès son premier jour, elle n’arrivait plus éprouver contre lui la moindre once de colère. Pas après ce qu’il venait de faire, pas après son sacrifice. Pas après cette preuve d’amour qui comptait plus que les autres. Plongeant ses yeux gris dans ceux si semblable aux siens de son père, elle lui adressa un sourire avant de se blottir contre lui, retrouvant des sensations qu’elle aurait presque réussi à oublier, ces derniers mois. L’odeur qu’elle connaissait tant de son père lui emplissant les narines, Juliet resta de longs instants serrée contre lui, sa joue appuyée contre son torse.

« Je suis tellement désolée d’être restée silencieuse pendant si longtemps, je… » murmura-t-elle avant de s’interrompre alors qu’une boule se formait dans sa gorge. « J’ai été stupide. »

Pourtant, elle avait semblé tellement sûre qu’elle faisait le bon choix, en refusant de parler à son père, que l’idée qu’elle se trompait complètement ne lui avait pas effleurée l’esprit. Lorsqu’elle était furieuse, elle avait souvent dû mal à écouter les conseils avisés.

« Je t’aime, papa. » rajouta-t-elle dans un souffle avant de s’éloigner de quelques pas.

Elle tourna la tête et posa son regard sur Jeremy et sa mère, et reprit, à l’intention des deux adultes, d’une voix faible :

« Oui, merci. »

Et il n’y avait sûrement pas d’autre mot pour exprimer la gratitude qu’elle ressentait en ce moment envers eux, pour leur accorder cette chance.

Elle hésita à ajouter quelque chose, et finalement resta silencieuse, posant sur les deux parents un regard interrogateur, ne sachant pas vraiment quoi faire, et attendant les directives des adultes.



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Julia Samson - mère de Jeremy

Julia laissa un petit soupir de soulagement lorsque George hocha la tête, ils étaient sur la même longueur d'onde tous les deux. Ça avait d'ailleurs toujours était le cas depuis qu'ils étaient ensemble. Sauf lorsqu'ils avaient emménagé ensemble, elle avait été un peu plus réticente puis avait accepté l'idée et finalement s'y était faite. Dernièrement, elle s'était même fait la réflexion que c'était finalement une bonne idée. Mais aujourd'hui, face à leurs enfants, elle savait qu'elle venait de faire le bon choix. Elle ne savait d'ailleurs pas comment elle avait fait pour ne pas voir l'évidence, elle aurait dû comprendre que Jeremy était amoureux de Juliet, les mères sentent ses choses là d'habitude. Elle avait toujours plus ou moins réussi à savoir lorsque ses fils lui cachaient quelque chose. Pas cette fois ci, elle avait été trop obnubilé par sa romance avec George et par son divorce qu'elle en avait oublié tout le reste. Elle vit alors Jeremy baisser la tête et George lui demander s'il aimait sa fille.

Elle aurait voulu répondre à la question de son amant, c'était évident, ça crevait les yeux mais elle se tut, ce n'était pas à elle de répondre, ce n'était pas à elle qu'on posait la question. Jeremy devait gagner la confiance de George, c'était difficile de laisser partir ses enfants, de se rendre compte qu'ils n'étaient plus des petits garçons, qu'ils devenaient des hommes et que c'était désormais à eux d'assumer pleinement les conséquences de leurs actes. Jeremy répondit à la question de George et comme elle s'y attendait sa réponse fut positive. Elle fixa un instant son amant et lui sourit tristement. Il allait falloir qu'ils évitent de se voir désormais, il allait être très difficile pour elle de résister. A cet instant, elle n'avait qu'une envie, se nicher dans ses bras et qu'il la rassure, qu'il lui affirme que tout irait bien comme pendant son divorce, comme lorsqu'elle doutait d'elle, comme lorsque Jeremy ne répondait pas à ses lettres. Et elle prit alors conscience que tout ce que George avait fait pour elle, toute l'affection qu'il lui avait fourni, elle même ne pourrait pas lui fournir lorsque son divorce avec sa femme serait prononcé. Elle se rendit alors compte qu'elle aimait George, plus qu'elle ne le croyait au début, elle s'était attaché à lui plus qu'elle le pensait. Elle avait été heureuse avec lui mais elle ne pensait pas que c'était aussi fort. Mais elle ne regrettait pas son choix, elle devait faire son rôle de mère. Elle ne pouvait pas demander à Jeremy un sacrifice de plus, elle n'en avait pas le droit.

Elle tourna à nouveau le regard sur son fils qui se leva du canapé et se dirigea vers elle. Il resta un instant face à elle, complètement immobile et elle n'osa pas bouger non plus, laissant ses larmes couler librement à présent. Il leva la main et les essuya. Elle ferma les yeux, heureuse de retrouver son fils, e retrouver son petit Jeremy qui lui avait tant manqué. Il l'attira alors dans ses bras et elle lui rendit son étreinte. Le contact lui avait manqué, le fait que son fils la déteste lui avait plus pesé qu'elle n'avait bien voulu l'admettre. Il lui avait tellement manqué. Elle caressa tendrement ses cheveux, le berçant tout doucement contre elle comme lorsqu'il était petit. Pendant un instant, elle venait de retrouver son petit garçon.

"Je suis désolé, maman. Je t'aime."

Il se dégagea doucement et elle lui sourit affectueusement. Les mots la touchèrent plus qu'elle ne le montra et elle dut prendre sur elle pour ne pas pleurer à nouveau. Il la remercia la voix légèrement étranglé, les émotions étaient décuplés et elle savait que si l'un d'entre aux craquait, tout le monde craquerait. Et transformer le salon en salle des lamentation n'était pas dans les projets.

"Je t'aime aussi mon chéri."

Julia reporta alors son attention sur George et Juliet qui semblait avoir une discussion similaire à la leur lorsque la jeune fille posa tour à tour son regard sur eux. Elle ne savait pas réellement ce qu'il convenait de faire dans cette situation. Elle aurait bien pris un verre pour l'aider à réfléchir. Peut-être que les enfants avaient besoin d'un rafraîchissement également après toutes ses émotions.

"Vous voulez quelque chose ?"

Elle se dirigea vers la cuisine et interrogea les personnes présentes du regard.
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Dernière édition par Métamorphomage le Jeu 13 Juin 2013 - 15:48, édité 1 fois

George Wilson - Papa de Juliet - "L'autre"

Ainsi ils s'aimaient, vraiment. Qu'est-ce qu'on savait de l'amour, à vingt ans ? Pas grand-chose, pourtant George voulait bien les croire. C'était plus facile à accepter ainsi. Il voulait se dire que leur décision, à lui et à Julia, avait un sens. Qu'ils n'avaient pas mis leur histoire de côté pour une amourette qui durerait quelques semaines et serait vite oubliée. Il se demandait d'ailleurs depuis combien de temps Juliet et Jeremy partageaient-ils de tels sentiments. Il se demandait si c'était déjà le cas quand lui et Julia avaient commencé à se fréquenter. Il se demandait beaucoup de choses, et il avait de nombreuses questions à poser à sa fille, mais il avait le temps. Ils parleraient plus tard, quand ils seraient seuls et moins secoués par leurs récentes émotions. Le choix le plus important avait été fait, le reste pouvait attendre un peu.

George écarta les bras pour que sa fille vienne s'y blottir et la serra contre lui. C'était bon de la retrouver. Il avait réellement eu le sentiment de la perdre ces derniers mois. Juliet était grande à présent, et de plus en plus indépendante, elle n'avait plus besoin de lui. Et quand elle était partie, s'éloignant de lui et gardant le silence des semaines durant, il avait réellement craint de ne jamais la retrouver. Elle avait eu des mots si durs qu'il n'avait eu d'autres choix que de les croire, ne parvenant pas à mettre ça uniquement sur le compte de la colère et de la déception. Ils avaient cru qu'ils ne s'en relèveraient pas, que plus rien ne serait comme avant, que sa petite fille, sa toute première, avait trop changé. Mais elle était toujours là, il la retrouvait enfin. Juliet resta un instant silencieuse, mais cela ne le dérangea pas. Ce n'était pas le silence dur et glacial qu'elle lui imposait depuis des mois, c'était un silence bien plus agréable, de ceux que l'on avait presque peur de briser tant on s'y sentait bien. Sa fille prit toutefois la parole pour s'excuser justement d'être restée si longtemps silencieuse.

"Vous auriez dû nous parler, répondit-il gravement. La situation aurait pu être réglée bien plus vite. Et cela aurait été moins douloureux pour tout le monde, songea-t-il avec une pointe d'amertume en tournant les yeux vers Julia. Laisser les choses s'envenimer en se refermant sur soi n'est jamais une solution, souviens-t'en."

George s'arrêta là, remettant à plus tard les leçons de moral, son ex-femme avait toujours été bien plus douée que lui dans ce domaine de toute façon. Toutefois il ne voudrait pas que cela devienne une habitude pour Juliet, de ne pas le prévenir, de le mettre devant le fait accompli et d'attendre de lui qu'il se plie à ses exigences. Il l'avait fait cette fois-ci, parce qu'il avait beaucoup de torts dans cette histoire et que la situation était particulière mais il ne voulait pas que sa fille pense qu'il lui céderait n'importe quoi, il espérait la connaitre assez pour pouvoir dire qu'elle ne pensait pas ainsi, mais mieux valait mettre les choses au clair. Les paroles de Juliet le touchèrent vraiment et il lui sourit affectueusement, les yeux brillants d'émotions.

"Je t'aime aussi ma puce."

L'après-midi avait déjà été riche en émotions et ils étaient tous fragiles, prêts à vaciller dans la tristesse, la joie ou la colère au moindre mot. La tension retombait d'un seul coup, mais l'ambiance n'était pas beaucoup plus légère pour autant. Ils avaient besoin de temps pour digérer tout ce qui venait de se passer. Ils auraient besoin de quelques discussions aussi. Il avait beaucoup de question à poser à Juliet, mais avait également beaucoup à dire à Julia. George tourna les yeux vers la femme qui avait partagé quelques mois de sa vie et lui adressa un triste sourire. Leur prochaine discussion ne s'annonçait pas des plus réjouissantes, mais ils avaient fait le bon choix tous les deux. Ils ne devaient pas regretter.

George hocha la tête en réponse aux remerciements de Jeremy et Juliet. Les enfants avaient l'air sincère, et étaient visiblement conscients de leur chance et du sacrifice que faisaient leur parents, c'était rassurant. Il leur adressa un bref sourire et se leva pour aller refermer la fenêtre -il commençait à y avoir trop de courants d'air- alors que Julia se dirigeait vers la cuisine pour leur proposer de boire quelque chose. Un verre ne leur ferait pas de mal, ils avaient bien besoin de ça pour se remettre de leurs émotions.

"Je ne dirai pas non à une bière moi", répondit-il avant de se tourner vers Jeremy et Juliet en attente de leurs réponses.
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Après avoir hoché la tête pour approuver les remerciements de Juliet à l'égard de leurs parents, Jeremy s'écarta un peu de sa mère pour rejoindre Juliet et son père, l'estomac toujours noué malgré son soulagement. Ils avaient trouvé une solution, et bien plus rapidement que ce qu'il avait imaginé, mais il était malgré tout douloureux de constater la tristesse de sa mère et, dans une moindre mesure, celle de son ancien amant. Incertain sur la conduite à tenir, le Gryffondor fut reconnaissant à sa mère de leur proposer des boissons. Ils avaient tous besoin de relâcher la pression et de faire diminuer la tension palpable dans la pièce, pour accuser le coup. Jeremy allait demander ce qu'ils avaient à leur proposer quand George affirma qu'il boirait bien une bière.

"Oh, moi aussi, tiens ! Je n'en ai pas bu souvent."

Jeremy se dirigea vers la cuisine avec sa mère pour l'aider à transporter les boissons, et revint prendre sa place dans le canapé pour siroter le liquide frais. Un léger silence s'ensuivit, durant lequel chacun s'observa dans le blanc des yeux. Désireux de diminuer la tristesse et l'embarras que chacun pouvait ressentir, Jeremy décida de faire un effort et se tourna vers le père de Juliet pour alimenter la conversation.

"Qu'est-ce que les moldus boivent, comme boissons, à part les bières ?"

Tandis que le libraire lui répondait, Jeremy coula un regard inquiet vers sa mère, sentant sa culpabilité intérieure s’accroître. Elle ne le quitta pas tout du long de la conversation un peu empruntée qui s'ensuivit, durant laquelle divers sujets furent abordés, depuis les performances de leur équipe au Quidditch jusqu'à l'avenir des deux jeunes gens. Jeremy en profita pour annoncer son admission à Lycaon, ce qui eut le don d'alléger la conversation, mais pas suffisamment pour que les deux Gryffondor veuillent s'attarder. Jeremy pouvait sentir que George et Julia avaient besoin de se retrouver seuls, pour une conversation qui n'aurait probablement rien de réjouissante, entre adieux et déménagement à organiser. De son côté, il n'aspirait qu'à débriefer ces étonnants et perturbants instants avec sa petite-amie. Sa bière achevée, Jeremy finit donc par interroger Juliet du regard, puis par annoncer qu'ils feraient mieux de rentrer à Poudlard.

"Écris-moi", glissa-t-il à sa mère avant de partir.

Dès que la porte de ce qui fut, temporairement, l'appartement de leurs parents se referma sur eux, Jeremy sentit son corps se relâcher. Il n'avait même pas réalisé qu'il était si tendu... Tout en avançant, il laissa échapper un soupir de frustration, ne s'attendant pas à sortir de cette rencontre avec un tel sentiment de culpabilité. A croire qu'il ne parviendrait jamais à se débarrasser de cette horrible sensation ! Il revoyait dans sa tête les larmes de sa mère et l'absence d'hésitation avec laquelle elle s'était sacrifiée pour lui, et avait presque envie de revenir en arrière pour leur demander de ne pas faire ça, de ne pas se séparer. Mais son regard se posa sur Juliet et il sut qu'il n'était pas prêt à faire ce sacrifice, lui. Alors qu'ils sortaient de l'immeuble, Jeremy s'immobilisa et dévisagea la jeune fille quelques instants, tentant de deviner ses pensées. Telle qu'il la connaissait, elle devait au moins se sentir aussi mal que lui...

"J'ai l'impression d'être une personne horrible", avoua-t-il avec une grimace. "J'étais tellement en colère avant d'entrer ici... Mais..."

Il haussa les épaules en signe d'impuissance et attrapa la main de Juliet entre la sienne pour se réconforter.

"Je ne pensais pas que ça serait si dur", conclut-il en esquissant un petit sourire contrit. "Ca va, toi ?"


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Elle s’en souviendrait, songea Juliet en retenant une grimace devant les paroles de son père. Elle avait fait une erreur, en se refermant sur elle-même, et elle en était consciente, à présent. Pourtant, cela lui avait paru être la meilleure solution, lorsqu’elle avait appris que son père trompait sa mère avec celle de Jeremy. Au début, elle s’était enfermée dans un silence indigné, parce qu’elle était en colère, parce que lui en voulait. Puis, après, lors que sa relation avec Jeremy avait évoluée, c’était surtout par crainte qu’elle était restée silencieuse. Parce qu’elle trouvait dans cette situation une impression d’injustice, aussi. Et parce qu’elle lui en voulait toujours un peu également. Alors, non, définitivement, tout garder pour soi n’était pas une solution. Elle baissa les yeux comme une enfant prise en faute, et se détacha de son père, avant de relever la tête pour croiser son regard, et lui adressa un sourire timide. Elle était toutefois heureuse de le retrouver, même si elle était désolée que ces retrouvailles ne se déroulent pas dans une situation quelque plus joyeuse. Mais ce n’était pas facile, d’en vouloir aussi longtemps à une personne qui l’aimait et qu’elle aimait tant. Même si cela rendait la séparation entre ses parents moins difficile… A présent, il faudrait affronter. Tout, absolument tout. Et d’un côté, c’était presque plus simple, pour elle, plutôt que de se cacher derrière des mensonges et des non-dits. A présent, songea-t-elle en glissant un regard vers Jeremy, ils étaient réellement libres, tous les deux. Après plusieurs moments difficiles, mais ils étaient libres dans leur relation. Enfin.

« La même chose, s’il te plait ! » répondit-t-elle avec un sourire, lorsque son père affirma qu’il prendrait bien une bière.

Sa boisson en main, elle remercia la mère de Jeremy, et resta silencieuse, ne sachant pas trop comment briser le silence qui venait de s’installer. Ce n’était pas forcément évidement, à vrai dire. Elle se trouvait en compagnie de deux adultes qui venaient d’arrêter leur relation pour Jeremy et elle, pour laisser place à leur idylle. Et tout de suite, c’était assez intimidant, même gênant. En réalité, en ce moment même, elle ne désirait rien d’autre que s’en aller. Elle aurait besoin, sous peu, de s’expliquer avec son père. Oui, définitivement, une longue discussion s’imposait avec lui, et elle ne pouvait – ni ne voulait – y couper. Mais là, ce n’était pas le moment, pas en présence de Jeremy et sa mère, du moins. Puis elle avait besoin de réfléchir, aussi. D’en parler avec son petit-ami, surtout. Finalement, ce fut ce dernier qui brisa le silence, demandant à son père ce que les moldus buvaient, outre la bière.

« Du jus de pomme. » intervint-elle malicieusement. « Ma boisson de prédilection, je crois. » expliqua Juliet à l’intention des deux Baker, « J’ai eu du mal à passer au jus de citrouille. » ria doucement la jeune fille avant de laisser son père répondre.

Commença alors la conversation dite « bateau. » Evitant les sujets fâcheux, de nombreux furent aborder. De son côté, Juliet évoqua avec son père Ariane et ses parents, puis le Quidditch, et son avenir dans cette branche. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsque Jeremy apprit à sa mère son admission à Lycaon et porta sur le jeune homme un regard empli de fierté. Elle ne doutait pas de la réussite de son petit-ami à Bristol. Dire qu’il était devenu animagus au cours de cette année, songea-t-elle en secouant doucement la tête. Elle termina sa bière et la reposa sur la table basse, avant de consulter Jeremy du regard. Ce dernier décréta alors qu’il était temps pour eux d’y aller, et elle le remercia intérieurement avant de se lever et de se diriger vers son père pour l’enlacer.

« Je passe te voir bientôt. » promit-elle en reculant quelque peu.

Elle saisit sa veste, l’enfila, salua Julia et sortit à la suite de Jeremy de l’appartement. Une fois en dehors, elle prit une longue inspiration, se délectant de l’air frais, et expira longuement, constatant que ses mains tremblaient légèrement. Elle avait également l’impression d’être une personne horrible. D’avoir proprement détruit le bonheur de son père avec son envie égoïste. Et pourtant elle ne pouvait rien faire contre cette envie, et elle s’en rendait compte à chaque fois qu’elle regardait Jeremy. Elle répondit à son sourire contrit par une légère grimace et resta muette plusieurs instants après qu’il lui ait demandé comment elle allait. Elle ne savait pas vraiment, en réalité. D’un côté, elle se sentait mal, immensément mal. De l’autre, un peu soulagée. Et toujours coupable. Elle se sentait un peu lasse aussi, vidée d’énergie, fatiguée. Pour toute réponse, elle haussa les épaules.

« Bof… » finit-elle par répondre. « Ça fait bien longtemps que je ne me suis pas sentie aussi mal. Et je ne pensais pas que ça me blesserait autant, en fait… » avoua la jeune fille en soupirant. « Mais d’un autre côté je suis… soulagée, un peu aussi. De reparler à mon père, et que cette situation soit clarifiée. Même si ça n’a pas été facile… » déclara Juliet en repensant au sacrifice que son père avait fait, pour elle. « Mais c’est assez étrange, en fait… En arrivant, j’étais tellement furieuse contre mon père, et là c’est comme si je ne parvenais pas à me souvenir de pourquoi j’étais en colère… Ce que j’ai fait été horrible. » finit-elle en baissant la tête, honteuse.

Puis, après quelques secondes, elle s’arrêta de marcher et leva les yeux vers Jeremy.

« Et hum, excuse-moi le baiser, tout à l’heure… Ce n’était sûrement pas la meilleure façon d’annoncer à nos parents qu’on est en couple… Je n’ai pas réfléchi, sur le moment, j’avoue. » ria-t-elle doucement avant de presser la main de Jeremy avec la sienne.



Kit par Irving Ship
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Julia Samson - mère de Jeremy


Julia s'approcha du frigidaire et sortit une bouteille de jus de fruits avant de poser son regard sur George qui lui demanda une bière. Elle fut surprise d'entendre Jeremy lui réclamer la même chose. Elle tourna le regard vers lui alors qu'il venait vers elle pour l'aider à porter les bouteilles. Elle le détailla silencieusement se rendant à nouveau compte à quel point son bébé avait grandi.

Elle avait été légèrement surprise, ne s'attendant pas à le voir boire de l'alcool mais après tout, il n'était plus un enfant et chaque petites choses dans ce genre continuaient à le lui faire comprendre. Tout comme le fait qu'il soit tombé amoureux de Juliet, cette dernière demanda d'ailleurs la même chose que son père. Cette demande lui semblait moins irréaliste que celle de son fils, peut-être parce qu'elle le revoyait encore jouant de la jardin. Peut-être parce qu'elle n'arrivait à voir que le petit garçon en lui et non l'homme qu'il devenait. Peut-être parce qu'elle ne voulait pas qu'il grandisse tout simplement. Elle aurait tellement voulu le garder auprès d'elle pour toujours mais c'était impossible.

Elle se saisit des bouteilles que Jeremy n'avait pas encore prises et regagna sa place aux côtés de George. Place qu'elle ne pourrait pas garder encore bien longtemps. Il lui faudrait bientôt devoir faire ses adieux à l'homme qu'elle aimait. C'était lorsqu'on le perdait qu'on se rendait compte à quel point on tenait à quelque chose et Julia aimait George, elle en était certaine désormais. Mais pour le bonheur de son fils, elle allait devoir renoncer à son propre bonheur.

Elle écouta d'une oreille distraite la question de Jeremy et la réponse de Juliet puis de George, elle même ne souhaita pas prendre part à la conversation, se contentant de sourire doucement. Essayant d'imaginer ses futures rencontres avec George. La gêne qui en découlerait. Beaucoup de sujets furent abordés, elle félicita longuement son fils pour son admission à l'académie Lycaon, elle avait même manqué de l'encourager pour son concours alors qu'il était très important pour Jeremy alors qu'il avait fait disparaître les espoirs de son père de le voir un jour rentrer dans une grande équipe de Quidditch. Elle était fière de lui, il savait ce qu'il voulait faire, il avait été accepté dans une école très prestigieuse, il n'était plus un petit garçon.

Puis ils décidèrent de partir, ce fut beaucoup trop tôt au goût de Julia qui avait peur de se retrouver seule avec George après ce qui venait de se passer. Elle ne voulait pas lui dire adieu, elle ne voulait pas avoir à parler avec lui du après. Elle voulait continuer à vivre dans le dénie mais c'était impossible et elle le savait. Elle promit à son fils de lui écrire lorsqu'il le lui demanda, ils avaient encore tellement de choses à se dire. Elle lui caressa affectueusement la joue qu'il ne parte lui adressant un dernier sourire un peu triste et le vit passer le pas de la porte.

Lorsque cette dernière fut complètement close, elle se tourna vers George et le fixa longtemps sans rien dire, se contentant de le contempler, attendant elle ne savait quoi, un retour des enfants pour leur dire que tous ceci n'était qu'une vaste blague, qu'ils n'étaient pas ensemble et que finalement, ils consentaient à les voir en couple. Mais rien ne vint et le silence se fit soudain beaucoup trop lourd pour elle.

"Il va falloir nous dire au revoir alors."

Elle lui sourit tristement avant de s'approcher de lui, elle posa sa main sur son épaule et plongea son regard sombre dans le sien.

"Je ferais mes bagages demain matin et je te laisse l'appartement, son regard parcourut la pièce. Je ne pourrais pas rester ici, ça me rappellerait trop ce que j'ai perdu."

Elle lui caressa alors la joue en retenant les larmes qui menaçaient de couler. Elle ne pouvait pas garder cette endroit, elle ne le voulait pas, chaque pièce serait empli du souvenir de son amant et elle voulait, elle devait tourner la page, passer à autre chose. George lui était inaccessible, il lui fallait se faire une raison. Il n'y avait rien d'autre à dire non plus.

"Mais en attendant demain, je pense que des adieux s'imposent George."

Elle combla les quelques centimètres qui les séparaient encore et posa délicatement ses lèvres sur celles de l'homme qu'elle avait aimé et qu'elle devait quitter pour le bonheur de son fils.
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George Wilson - Papa de Juliet - "L'autre"

George fut un peu surpris du choix de boisson des enfants mais haussa les épaules. Ils étaient grands désormais. Sa petite Juliet avait déjà dix-neuf ans, il avait du mal à s'y faire mais devait bien s'y habituer. Et puis un peu d'alcool ne pourrait pas leur faire de mal. Il aurait d'ailleurs bien pris quelque chose d'un peu plus fort, finalement.

Leurs bières en main, ils entamèrent la conversation sur des sujets impersonnels, plus ou moins intéressants. Ils passèrent des boissons moldus aux études des enfants, en passant par quelques récits sur Poudlard et sa nièce Ariane, avec qui Juliet s'entendait très bien. Ils pouvaient discuter tant qu'ils le voulaient, ils pouvaient faire semblant que tout allait pour le mieux, personne n'était dupe. Ils évitaient soigneusement les sujets dangereux, fuyaient tous plus ou moins le regard des autres et l'on sentait bien que personne n'était à l'aise. Mais cette conversation était nécessaire, pour ne pas se quitter sur un mélodrame, pour sauver les apparence, pour donner un vernis de banalité à ce qui venait de se passer. Faire comme si tout allait bien, se comporter normalement, c'était douloureux, mais nécessaire. 

Il n'était visiblement pas le seul à souffrir de l'atmosphère tendue et de leurs gênes presque palpables puisque les enfants ne tardèrent pas à annoncer leur départ. George était soulagé de voir cette situation étrange arriver à sa fin, il avait besoin de parler à Juliet mais plus tard, et seuls. Mais d'un autre coté, il savait que la discussion qui les attendait, lui et Julia, n'aurait rien de facile non plus. Il serra sa fille contre lui, rassuré de l'entendre promettre qu'elle viendrait le voir. Il était heureux d'avoir retrouvé sa fille. Son silence avait été beaucoup trop dur à supporter, il espérait que plus jamais ils ne se disputeraient de la sorte. Il avait retrouvé la femme qui comptait le plus pour lui mais il allait en perdre une autre, qui avait pris une importance croissante dans sa vie au cours des derniers mois. 

Alors que la porte de l'appartement se refermait, George se tourna vers Julia et l'observa en silence. Ils n'avaient pas à regretter. Ils avaient fait un choix, et ils devaient restés persuadés que c'était le bon. Ne pas douter, c'était le seul moyen de s'en sortir. Ils avaient bien agit. Jamais cela ne lui avait fait aussi mal d'avoir raison.S'il avait fait quelque chose de bien, il devrait être récompensé, non ? Éprouvé un sentiment de fierté, être serein. Au lieu de quoi il avait cette boule au creux de l'estomac, et ce sentiment désagréable que les choses auraient pu être différentes. Ils auraient pu se donner une chance, c'était leur décision. Mais non, il avait fait son choix. Et même si c'était douloureux, même si c'était injuste, il le referait s'il le fallait.

Il hocha tristement la tête quand elle affirma qu'il était temps qu'ils se disent au revoir. Julia posa une main sur son épaule et il passa ses bras autours de sa taille. Il voulut protester quand elle proposa de lui laisser l'appartement mais elle ajouta qu'elle ne pouvait pas vivre ici, qu'il y avait trop de souvenirs. Oui, il y avait beaucoup de souvenirs, et ce serait dur au début, de se rappeler. Mais c'était de bons souvenirs, cela lui rappellerait de bons moments. Parce que même si c'était fini, il ne voulait pas oublier Julia. Elle avait été importante pour lui, il l'avait aimé et l'aimait encore. Ce ne serait jamais possible entre eux mais il avait eu une belle histoire. De quelques mois seulement, mais une belle histoire. 

"Moi ça me rappellera de merveilleux moments, répondit-il avec un sourire triste. Tu me manqueras."

Elle lui manquerait beaucoup, mais il s'en remettrait. Ils s'en remettraient tous les deux. Ils étaient adultes, ils en avaient vu d'autres, des coups durs, la vie était comme ça. Et puis ils n'avaient pas trop à se plaindre, ils avaient de beaux enfants, en bonne santé, Jeremy intégrait une prestigieuse école, Juliet voulait rejoindre une équipe de Quidditch professionnelle. Ils avaient des tas de choses dont ils pouvaient se réjouir, alors ils surmonteraient ça. Son visage s'éclaira un peu quand Julia assura que des adieux s'imposaient, avant de poser ses lèvres sur les siennes.

George fit remonter une de ses mains dans le dos de son amante, jusque dans ses cheveux noirs. Il répondit à son baiser avec la passion du désespoir, profitant pour la dernière fois de la douceur de ses lèvres, de la chaleur de sa peau. Il inspira profondément, comme pour s'imprégner de son odeur. Il ne voulait pas l'oublier, il voulait se souvenir de ses baisers, de ses caresses, de son rires, de ses yeux brillants. Il serra un peu plus la jolie brune contre lui et déposa des baisers dans son cou, puis sur ses épaules qu'il dénuda doucement, avant de revenir capturer ses lèvres. Il n'avait aucune envie de la quitter, il aurait voulu la garder contre lui éternellement, mais il faudrait se séparer dès demain. En attendant, il leur restait une dernière nuit à passer ensembles...

Terminé pour George
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Les paroles de Juliet faisaient écho aux propres pensées de Jeremy. Lui aussi avait vu sa colère fondre comme neige au soleil, car il avait réellement compris sa mère pour la première fois depuis le début de toute cette histoire. Il avait pu se mettre à sa place et avait réalisé que la situation n'était pas aussi simple que ce qu'il avait pu penser. Qu'il aurait eu du mal à savoir comment agir à sa place... Mais cela n'enlevait pas le fait qu'il n'approuvait pas la façon dont elle s'y était prise et que ces derniers mois avaient été très difficiles pour sa famille, par sa faute. Le fait qu'elle quitte son amant pour lui était une très belle preuve d'amour, témoin du fait que sa mère n'était pas aussi égoïste que ce qu'il avait pu penser, mais Jeremy ne regrettait pas pour autant de le lui avoir demandé. Les derniers obstacles à l'histoire qu'il vivait avec Juliet venaient ainsi de disparaître et plus rien ne les empêchait de découvrir pleinement ce qu'il y avait entre eux. Alors il n'y avait pas à avoir honte, même si cette conversation mouvementée leur laissait une sensation désagréable au creux de l'estomac. Jeremy s'apprêtait à répondre, attristé par l'air honteux de sa petite amie, quand celle-ci détendit la conversation en revenant sur l'épisode du baiser. Le gardien éclata de rire et lâcha :

"Oui eh bien je dois dire que c'était assez inattendu. Une façon efficace de leur annoncer notre relation... ou de provoquer une crise cardiaque ! Enfin, ils en riront, dans dix ans... J'espère..."

Il faudrait bien dix ans pour pouvoir imaginer réunir leurs deux familles sans trop de gène. De toute façon, Jeremy imaginait mal pouvoir un jour organiser de grandes réunions où se retrouveraient les Baker et les Wilson dans la joie et la bonne humeur, mais on ne pouvait pas tout avoir. Il avait Juliet, et c'était le plus important. Malicieusement, Jeremy attira Juliet plus près de lui et murmura :

"Mais je n'ai pas bien pu en profiter, par contre."

Il l'embrassa doucement, tirant du réconfort dans cette étreinte après leur annonce riche en émotions, puis conclut sur un ton déterminé :

"Oui, c'était dur... mais je n'ai pas de regrets."

Peu désireux de s'éterniser près de l'appartement, Jeremy lui proposa aussitôt de regagner l'école. Quelques instants plus tard, ils avaient disparu.


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Vérone [Jeremy, Juliet, et ces chers parents]

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