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 Histoire d'art [Amelia & Adonis]

Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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26 mai 2007

Adonis salua ses collègues avant de quitter le bureau, la journée avait été ennuyante et sa soirée ne s'annonçait pas beaucoup plus palpitante. Il avait eu un nouveau projet à exposer aux Gobelins mais ces derniers s'étaient montrés légèrement capricieux. Ils n'étaient pas intéressés disaient-ils, ils avaient déjà suffisamment cédé aux sorciers, pourquoi devaient-ils encore se plier à leur volonté ? Il avait donc marchandé, expliqué qu'il n'y avait rien à céder aux sorciers que c'était donnant donnant mais il avait bien dû admettre son échec. Ils avaient été intraitable et il enrageait, il allait falloir tout revoir, tout refaire, modifier l'accord avec l'aval de ses supérieurs et il espérait bien convaincre ses têtes de mules la prochaine fois. Il arrivait bien à trouver des accords avec les gobelins en situation irrégulière, avec les trafiquants même si ses moyens de pression se révélaient légèrement plus percutant dans ses cas là, il ne voyait pas pourquoi aujourd'hui il n'arriverait pas à faire plier ces sales gobelins trop sûrs d'eux.

Il n'était donc pas de charmante humeur et la commission de Leopold n'avait rien de distrayante non plus, à croire qu'il lui faisait payer son échec en l'envoyant lui acheter un tableau pour décorer son bureau soit disant. Il aurait largement préféré aller boire un verre avec Archibald au Circée, il aurait pu contempler Rosaleen et il aurait juste eu à hocher la tête et lancer quelques sourires suggestifs à son ami qui lui parlerait encore une fois de la belle Lilly Callaghan qui était fiancée à un autre mais il ne pouvait pas s'empêcher de démontrer à quel point il l'aimait beaucoup plus. Bref, rien de bien passionnant mais au moins ça avait l'avantage de lui procurer une compagnie à sa table. Un homme seul attirait toujours plus l'attention et on aurait vite remarqué qu'il ne quittait pas la jolie Rosaleen des yeux.

Malheureusement ce projet là n'était pas pour ce soir, ça ne l'aurait pas dérangé si sa mission n'avait pas consister un vulgaire tableau, il aurait largement préféré avoir affaire à une bande de Gobelins fous furieux ou à un trafiquant peu coopératif, les faire plier était tellement amusant, leur faire comprendre que c'était lui qui commandait, lui qui avait le pouvoir, qu'il n'avait pas peur de les faire souffrir. Les missions avertissements étaient sans nul doute ses préférées alors devoir partir à la recherche d'un peintre pour trouver un maudit tableau n'était vraiment pas amusant. Le pire étant sans doute le fait que monsieur Leopold voulait quelque chose d'original, comme si il y connaissait quelque chose en art, tout lui semblait original et s'il se trompait, il serait obligé de faire échanger le tableau et en trouver un autre, bref tout un casse tête vraiment très pénible.

C'est donc d'un pas décidé qu'il arpentait les rues de Bristol, il se rappelait vaguement avoir entendu Astoria lui raconter les derniers ragots sorciers la dernière fois qu'il avait été voir Scorpius. Le bambin poussait bien mais il ressemblait étrangement à son père, les mêmes traits fins, les mêmes cheveux blonds presque blanc, il espérait juste qu'il n'aurait pas le même caractère que son imbécile de père et qu'il serait plus comme sa mère même si elle était loin d'être parfaite mais il veillerais à ce que son filleul ne devienne pas un peureux et un lâche. Sa cousine lui avait donc appris le retour d'une de ses anciennes camarades de dortoir qui avait quitté l'Angleterre au retour du Lord noir. Adonis n'écoutait que d'une oreille mais il avait eu le temps de saisir qu'elle était peintre et qu'elle venait d'ouvrir une galerie à Bristol. Une chance qu'il se soit rappeler de ce détail avec tous les racontars que pouvaient divulguer Astoria. Il espérait donc pouvoir trouver son bonheur ou plutôt celui de Leopold chez cette artiste.

Il aperçut rapidement la galerie d'art et s'arrêta devant la porte afin de se donner un air légèrement plus souriant que celui qu'il devait aborder actuellement, il poussa la porte de la boutique et entra, il examina un instant la jeune femme qui se trouvait là, sans doute l'artiste elle-même. Il afficha un léger sourire aimable.

"Bonjour"

Il s'avança alors dans la galerie et commença à examiner les tableaux sans vraiment trop savoir ce qu'il cherchait. Un truc original, il était marrant lui. Son regard fut alors attiré par un tableau aux couleurs plus vives, un tableau chaleureux, du moins pour lui. Les flammes peintes semblaient vivantes, il avait l'impression qu'elles étaient réelles, il pouvait presque sentir la chaleur qui se dégageait d'elles, il était fasciné et n'arrivait plus à dégager son regard de la toile. Le ballet hypnotique des flammes lui faisaient toujours le même effet et à cet instant, il était comme ailleurs.


Adonis Greengrass
Amelia PevensieAncien personnageavatar
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Amelia laissa son regard voguer sur le paysage autour d'elle, sans vraiment y porter attention. Elle avait du aller en ville, laissant sa galerie sous la surveillance de sa voisine, pour refaire son stock de peinture, de toiles, de pinceaux. Elle ne savait pas comment elle avait fait pour ne pas se rendre compte qu'elle allait en manquer, mais c'était le cas. Et elle avait du faire tout le trajet en bus, pour éviter les problèmes avec les Moldus. Elle ne connaissait pas encore assez bien la partie non-magique de Bristol pour pouvoir transplaner directement à proximité du magasin où elle se fournissait sans avoir de problème... Enfin, elle n'allait pas râler. Elle aimait bien les bus. C'était le meilleur endroit pour observer les gens sans avoir de problèmes, et elle s'en était toujours servi. A Pékin, elle se déplaçait uniquement en bus et en métro, et elle aimait ces moments qu'elle passait, seule au milieu de la foule. Liu préférait largement le transplanage, elle avait toujours été seule et en profitait pour esquisser les traits des hommes l'entourant, les prenant sur le moment, dans une position fugace et qu'ils ne reprendraient sans doute jamais.
Elle se leva lorsqu'arriva son arrêt, s'excusant sans y penser auprès de la vieille dame qui râlait à ses côtés que ses paquets la gênaient. Les gens trouvaient toujours un moyen de râler, de toute manière, alors pourquoi s'en offusquer?
Elle regarda le bus s'éloigner au bout de sa rue, avant de se retourner et de commencer à faire les quelques mètres qui la séparait de sa galerie. Elle avait vraiment eut de la chance, de trouver cette maison, entre monde sorcier et monde moldu. Elle ne voulait pas les mélanger, mais... Elle venait des deux, il fallait qu'elle ait toujours un lien avec ce monde dans lequel elle avait grandi, sinon... elle sentait comme un vide, comme si une partie d'elle lui manquait. L'art moldu était le premier qu'elle ait appris, celui vers lequel elle se tournait quand elle voulait exprimer quelque chose de profond, de simple, d'essentiel. L'art magique était réflexion, création. L'art moldu était émotions. C'était aussi simple que cela.

"Toujours pas décidée à apprendre à conduire?"

La jeune fille sursauta, se retournant d'un coup pour se retrouver nez-à-nez avec le sourire goguenard de son meilleur ami. C'était lui qui était supposé être aveugle, non? Alors comment il se débrouillait pour toujours réussir à lui faire peur? Elle lui aurait bien tapé l'épaule, si ses deux mains n'avaient pas été prises par les lourds sacs.

"Comment tu fais pour toujours réussir à me faire peur? râla la jeune fille alors qu'il la délestait d'un de ses sacs. "Et comment est-ce que tu fais pour toujours savoir quand c'est moi?"

Il faisait ça à toutes les passantes avant de tomber sur la bonne? A ce moment là, il allait vite être repéré comme voyeur ou comme dingue, et c'était pas tellement la meilleure chose à faire. Ce n'était pas la première fois qu'elle remarquait qu'il pouvait savoir quand il s'agissait d'elle ou lorsqu'il s'agissait de quelqu'un d'autre, car ce n'était pas la première fois qu'il venait vers elle alors que rien ne la différenciait de la quantité d'autres jeunes femmes vivant à Bristol.
Il haussa les épaules, comme pour dire que ce n'avait pas d'importance, mais finit par répondre alors qu'ils arrivaient dans la galerie.

"Je ne vois que les formes, mais... Je sens si c'est toi. Je... je sais que c'est toi ou pas, je ne sais pas comment l'expliquer. Sans doute parce qu'on est très proches... Je t'avais parlé de la théorie des auras qu'avait développé un des médicomages qui m'avait soigné? Peut-être que c'est ton aura que je suis capable de le reconnaître."

La théorie des auras avait été développée par une chercheuse lorsqu'Eden avait commencé son traitement. Elle avait commencé des recherches sur le fait que toute personne émettait des ondes bien spécifique, de chaleur, magnétiques... Alors pourquoi n'auraient-elle pas un aura propre, qui serait perceptible seulement à des personnes ayant des sens un peu plus développés? Pourquoi un aveugle ne pourrait-il pas développer ses sens de telle manière à percevoir ces auras?
Mais elle n'avait jamais pu aller au bout de son idée, car le traitement d'Eden paraissait suffisant pour lui assurer une vie à peu près normale. Pourquoi alors s'embêter à chercher plus loin?
Elle ne sut que répondre, se contentant d'un sourire qu'elle savait qu'il ne pouvait pas voir et d'une légère pression sur sa main avant de s'engouffrer dans la galerie.
Elle échangea quelques mots avec la vieille Mme Paterson, qui avait gentiment accepter de garder la galerie durant son absence, qui lui fit un compte-rendu détaillé de tout ce qui s'était passé durant l'après-midi... que ce soit intéressant ou pas d'ailleurs. Après vingt minutes de discussion, une tasse de thé avec Eden qui était au bord du fou rire en voyant sa meilleure amie essayer de se débarrasser de sa voisine sans paraître impolie, elle referma enfin sa porte sur la vieille dame, soupirant un bon coup. Mme Paterson était adorable, là n'était pas le problème. Mais elle parlait beaucoup, beaucoup trop pour son propre équilibre mental.
Au même instant, la petite cloche qui indiquait que quelqu'un avait pénétré dans la galerie retentit. Elle retint un autre soupir et se dirigea, suivie d'Eden qui n'avait pas quitté son sourire idiot depuis qu'il avait mis les pieds dans la galerie. Elle soupira donc un grand coup, reprenant un visage un peu plus avenant pour se diriger vers la grande pièce qui lui tenait lieu de galerie sur le côté sorcier.
Un jeune homme était présent, qui la salua avant de continuer son observation des toiles présentes. Blond, de taille moyenne, la mâchoire assez carrée, son visage réveillait quelque chose dans sa mémoire mais elle était incapable de dire quoi. De toute manière, énormément de personnes lui semblaient familières, ressemblant toujours plus ou moins à quelqu'un qu'elle avait déjà dessiné.
Il ne semblait pas avoir besoin d'elle pour le moment, aussi le laissa-t-elle à sa contemplation en se tournant vers Eden:

"Je vais y aller."
"OK. On se voit plus tard?"
"Promis. Je t'appelle, et on ira boire un verre au Circée."

Il lui offrit un sourire très doux avant de se pencher pour l'embrasser sur la joue, comme à son habitude, avant de pousser la porte de la galerie et de s'éloigner dans la rue où passaient encore de rares personnes. Amelia lança un bref coup d'oeil au jeune homme, puis fit lentement le tour de ses toiles, s'arrêtant quelques secondes devant chacune d'entres elles. Elle n'était pas narcissique, à vouloir encore et toujours admirer son propre travail. Ces toiles étaient juste la preuve, pour elle, qu'elle en était capable.
Lorsqu'elle eut fait le tour, elle se retourna pour observer le jeune homme, et fronça les sourcils. Il était toujours à la même place, le regard obstinément fixé sur une seule toile. C'était des toiles statiques, sur lesquelles elle avait énormément travaillé, essayant de faire sentir les émotions et les sensations que pouvaient faire ressentir les objets représentés sans pour autant perdre le côté dessin. Des flammes. De l'eau. Un pré verdoyant. Une table mise, où fumait une théière.
Mais la fixité du regard du jeune homme l'inquiétait. Les sortilèges dont elle se servait étaient encore parfois expérimentaux, et si l'un des effets secondaires était un forme d'hypnose... Elle ne voulait même pas imaginer les problèmes que cela allait lui causer.
Elle fit donc les quelques pas qui le séparait de lui, posant sa main sur son épaule:

"Vous allez bien? Je suis désolée si... vous vous êtes senti hypnotisé, ce sont des sortilèges récents et on ne sait pas encore tout à fait bien comment des personnes tierces réagissent à ceux-là. En tout cas, ce n'était pas prévu!"

Elle n'allait pas lui dire que ces sortilèges n'étaient pas à proprement parler censé exister. Elle en créait, essayant et réessayant en fonction de ce qu'elle avait envie de faire, et ne maîtrisait pas forcément leurs résultats. Elle avait un minimum d'instinct de survie, tout de même. Recouvrant son air professionnel lorsqu'elle fut persuadée que le jeune homme n'en garderait aucune séquelle, elle lui dit en lui tendant la main:

"Je suis Amelia Pevensie, la propriétaire de cette galerie... Est-ce que je pourrais vous aider?"



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Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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Adonis fut tiré de sa transe par une voix, celle de l'artiste visiblement puisqu'elle s'excusa, lui demandant s'il allait bien et s'il ne se s'était pas senti hypnotisé. Comme si les sorts qu'elle avait lancé à ses toiles auraient pu le fasciner à ce point. Mais il n'avait malheureusement pas besoin de ça pour rester en admiration devant la représentation d'un feu. Il étira machinalement ses lèvres en un sourire aimable et se tourna vers la jeune femme qui se présenta comme Amelia Pevensie, propriétaire de la galerie. Le jeune homme se saisit de la main qu'elle lui tendait alors que son sourire s'agrandissait légèrement.

"Adonis Greengrass, un potentiel client..., son sourire s'agrandit d'avantage. Hum, non, je n'ai pas été hypnotisé par votre toile. Enfin pas vraiment, j'admirais juste votre travail et je dois dire que cette toile est assez fascinante."

Mieux valait sous entendre qu'il avait été ébloui par son coup de pinceau plutôt que d'admettre que le feu avait un drôle de pouvoir sur lui. La flatterie, ça fonctionnait à tous les coups et la jeune femme qui se tenait devant lui n'était vraiment pas vilaine à regarder. Une jolie petite blonde, il y avait longtemps qu'il n'avait pas eu de compagnie féminine pour combler le vide de son grand appartement Londonnien. Mais avec son coup de cœur pour Rosaleen, il n'osait plus, même il n'était pas encore prêt à sauter le pas, il ne savait pas vraiment de quoi il avait peur mais il n'arrivait pas à se déplacer pour lui avouer ce qu'il ressentait. La compagnie éphémère d'une femme comblait donc ses envies et repoussait ses doutes, il ne pourrait plus profiter une fois engagé. Oui mais n'était-ce pas plus agréable lorsque c'était avec une femme pour laquelle on ressentait des sentiments ?

Il sortit de ses pensées, reportant son attention sur Amelia. Pourquoi se prendre la tête ? Pourquoi ne pas essayer de profiter un peu de la situation ? Il aimait charmer, c'était comme une seconde nature chez lui, il voulait être apprécié sans pour autant paraître trop lourd mais un petit compliment glissé en douce ne pouvait que flatter l'ego après tout.

"En effet, j'aurais besoin d'aide. Je recherche une toile pour un ami. Ce dernier m'a demandé quelque chose d'original, je ne doute pas de trouver cela dans votre galerie. Surtout si vos tableaux sont à l'image de votre charme."

Il esquissa un nouveau sourire, volontairement charmeur cette fois-ci et s'avança légèrement dans l'allée pour observer les autres œuvres de l'artiste. Il n'avait jamais été fan d'art et ce qu'il voyait le confortait dans sa non passion. Pas que les tableaux soient laids ni qu'ils ne manquent de goûts mais il n'arrivait tout simplement pas à s'en intéresser.

"Auriez-vous une oeuvre à ma proposer ? Un tableau dont vous seriez particulièrement fière ? Mon ami est prêt à mettre le prix qu'il faudra bien évidemment. Il recherche quelque chose d'unique et je sens que vous possédez ce que je recherche. "

Adonis planta son regard dans celui de la jeune femme, essayant de faire passer toute son envie de voir un tableau digne d'intérêt. Et si au passage, il pouvait plumer un peu Leopold ce serait sa vengeance pour cette maudite mission. Il se sentait légèrement à l'étroit, comme oppressé et il avait vraiment l'impression d'être observé par tous ces tableaux étranges.


Adonis Greengrass
Amelia PevensieAncien personnageavatar
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Il lui assura qu'il allait bien, laissant au passage tomber que sa toile était fascinante pour lui. Elle eut un bref sourire, le remerciant pour ses compliments. Elle n'était jamais tellement sûre qu'ils soient sincères ou bien qu'ils soient prononcés simplement parce qu'elle était la propriétaire de l'endroit et que cela ne se faisait pas d'être trop méchant envers une création d'une personne en sa présence, mais elle les appréciaient tout de même. Ils lui montraient qu'au moins, elle avait eut raison de continuer dans ce qu'elle avait fait.
Lorsqu'il mentionna son nom, elle fronça les sourcils. Elle était à peu près sûre de n'avoir jamais fréquenté de près ou de loin d'Adonis Greengrass, mais elle avait eut dans son année à Poudlard une Astoria Greengrass. Elle n'avait strictement rien à lui reprocher, elle avait agit en parfaite Serpentarde, louvoyant dans leurs cercles sans jamais s'intéresser à sa camarade de dortoir née-moldue, même si elle n'avait jamais pris part aux moqueries organisées contre elle.
Et elle n'en avait plus jamais entendu parler en partant en Chine. Eden lui parlait très peu de leurs anciens camarades de classe: certains étaient morts, certains avaient fuit avec leurs parents à la fin de la guerre, et il ne fréquentait plus les autres. Et Amelia n'abordait jamais le sujet, peu désireuse de ramener au-dessus d'eux le fantôme de la guerre.
Et comme elle ne lisait que peu les journaux et ne s'intéressait pas tellement aux nouvelles du monde magique, elle n'avait entendu que peu de choses en retournant en Angleterre.

"Auriez-vous un quelconque lien avec Astoria Greengrass? Nous étions... dans la même classe à Poudlard."

Elles n'étaient pas amies, juste de simples connaissances, mais elle aurait bien aimé savoir ce qu'était devenue son ancienne camarade de classe. Au début de la guerre, les Greengrass avaient fait exprès de s'investir le moins possible dans les campagnes contre les nés-moldus, et elle n'avait strictement rien à reprocher à Astoria. Et cela expliquerait sans doute pourquoi son visage lui paraissait quelque peu familier. Elle ne se rappelait plus des détails du visage de la jeune fille qu'elle était à l'époque, mais elle avait souvent des impressions de déjà-vu lié à des personnes qu'elle avait connu plus jeune.

Elle sortit de ses pensées lorsque le jeune homme reprit la parole, répondant à sa question précédente. Ainsi, il venait pour un ami, et cet ami avait l'air particulièrement exigent et vaste à la fois. Original, qu'est-ce que cela voulait donc dire? C'était la nouveauté, c'était ne rien faire comme tout le monde, c'était tout et rien à la fois. C'était comme lorsqu'on lui demandait de définir ce qu'elle faisait. Elle était proprement incapable de le faire. Pourquoi vouloir toujours mettre des mots sur des choses qui n'étaient pas descriptibles?
Il continua à discourir, lui demandant ce qu'elle pouvait avoir pour lui, et elle commençait à se sentir légèrement mal à l'aise. Les flatteries, elle connaissait, elle en usait aussi quand la situation le nécessitait. Les sourires charmeurs, elle connaissait aussi, elle avait déjà eut à se débrouiller avec. Mais Adonis les lui offrait avec tellement de naturel que cela lui en paraissait presque louche. Et... pour un peu, elle aurait presque pu croire qu'il flirtait presque. Et cela lui paraissait... mal. Elle n'avait jamais eut de problème avec les hommes qui la trouvait à leur goût lorsqu'elle vivait avec Liu, mais maintenant elle se sentait presque coupable. Elle savait qu'elle avait pris la bonne décision, mais elle savait également qu'il lui faudrait du temps pour réussir à considérer l'idée de recommencer à fréquenter des hommes, et du temps pour que les remarques de ce style ne lui fasse plus cet effet de trahison.
Mais elle ne laissa rien paraître, ayant juste un temps d'arrêt à sa dernière phrase. C'était un homme qui flattait, qui parvenait toujours à mettre les gens dans sa poche, cela se voyait rien que dans sa manière de parler. Le charme était sa seconde nature, et cela marchait. Elle sentit ses joues rosir légèrement, avant de se mordre la lèvre, cherchant quelque chose qui pourrait contenter son ami.
Il n'y avait qu'une toile dont elle était réellement fière, c'était la première qu'elle avait réalisé. La vue de Poudlard, détruit chaque matin pour se reconstruire chaque soir, dans une boucle éternelle. Mais cette toile n'était pas à vendre, et exposée à l'Académie des Arts Magiques depuis plusieurs années. Et elle n'en bougerait pour le moment pas.
Elle aimait ses autres toiles, en était fière également, mais pas du tout de la même manière. Elle en était fière parce qu'elle avait réussi à accomplir ce qu'elle avait cherché à faire. Sa première toile, elle en était fière parce qu'elle avait réussi à faire passer un message à travers elle.
Soudain, elle sut.

"J'ai peut-être ce que vous cherchez."

Elle lui fit signe de l'attendre, s'engouffrant dans son bureau pour attraper son carnet d'esquisse. Le gros problème de cette toile... c'était qu'elle n'existait pas encore. Mais c'était quelque chose qu'elle n'avait essayé avant que sur des dessins au brouillon, pour vérifier que la technique était au point, et elle était à peu près sûre de son coup. Alors, autant essayer? Et si elle ne plaisait pas, alors elle se rabattrait sur une autre. Goutte à Goutte ferait bien l'affaire.
Elle ouvrit son carnet à la bonne page, rentrant de nouveau dans la galerie. Elle posa le tout sur la table, faisant signe au jeune homme de s'approcher.

"C'est une toile qui n'est pas encore finie, donc si elle vous convient il faudra attendre un petit peu... Mais jugez par vous-même."

Elle avait fait une version miniature, avec des trains moins précis et peinte à l'aquarelle, mais le sujet était clairement visible. Une femme était représentée, vue de dos, assise face à une coiffeuse. Totalement immobile, mais semblant se détacher du papier. Tout autour était en mouvement, des hommes, des femmes venaient lui parler, mais jamais elle n'esquissait un mouvement. C'était ce qu'il semblait, en tout cas. Mais jour après jour, elle se déplaçait peu à peu. Elle n'avait déjà plus la même position que lorsqu'elle l'avait peinte pour la première fois, et elle-même ne savait pas quel serait son prochain mouvement. Si elle se retournerait un jour. Si elle viendrait à disparaître de la toile.
Elle l'avait pris en photo chaque jour depuis qu'elle l'avait peinte, utilisant un vieil appareil moldu appartenant à son père, et avait collé toutes les photos sur la page suivante, montrant ainsi toute l'évolution qu'il y avait eut dans la toile.
Alors elle se tint droite alors qu'il examinait les documents, attendant avec une froideur apparente son verdict. Elle aimait énormément cette toile, et n'avait aucune envie que quelqu'un détruise cela en quelques secondes.



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Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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Visiblement son nom de famille interpella la jeune femme puisqu'elle lui demanda s'il avait un lien avec Astoria. Un léger sourire s'afficha sur ses lèvres alors qu'il hochait la tête en signe d'affirmation.

"En effet, Astoria est ma cousine. Mais elle ne s'appelle plus Greengrass à présent, cela va faire quelques années déjà qu'elle a épousé Drago Malefoy. Ils ont d'ailleurs eu un petit garçon l'année dernière, Scorpius. Et je ne vais pas vous mentir, c'est elle qui m'a parlé de vous. Elle a appris votre retour en Angleterre et l'ouverture de votre galerie. Elle m'a d'ailleurs avoué garder un très bon souvenir de vous."

La dernière phrase était légèrement inventée, sa cousine ne lui avait rien dit du tout mais ça Amelia n'était pas censé le savoir. Il exposa alors la raison de sa venue tout en prenant plaisir à charmer la jeune femme, il esquissa un léger sourire lorsqu'il l'a vit rougir légèrement à l'un de ses compliments. Il trouva son mordillement de lèvre tout à fait charmant, il aimait créer se genre de réaction chez les autres, il avait ainsi le contrôle de la situation, il avait ainsi l'impression d'avoir du pouvoir sur la personne en face de lui et c'était totalement grisant.

Il vit le regard de l'artiste se perdre légèrement alors qu'elle semblait réfléchir à la toile qu'elle allait lui montrer. Il la laissa perdu dans ses pensées, attendant patiemment qu'elle trouve le tableau qu'elle trouvait le plus approprié à sa demande. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire ravi lorsque Amelia déclara qu'elle avait peut-être ce qu'il cherchait. Il la regarda s'éloigner, appréciant du regard sa silhouette svelte. Oui, elle était vraiment mignonne.

Il avança un peu plus dans la galerie en attendant le retour de la jeune femme, examinant le reste de ses œuvres, il en trouva une susceptible de plaire à Leopold puisqu'il la trouva très bizarre, ça devait donc être suffisamment original pour plaire à son patron. Enfin, la jeune peintre revint avec un petit cahier qu'elle posa sur la table. Elle lui fit alors signe d'approcher ce qu'il fit de bonne grâce sans se départir de son sourire.

Elle lui avoua que la toile n'était pas encore terminée et pour cause il avait une esquisse sous les yeux, néanmoins, elle avait quelque chose de troublant. Il releva les yeux vers la jeune femme lorsqu'elle lui demanda de juger par lui même et son sourire s'agrandit pour se faire rassurant. Il tourna alors les pages du calepin et fut légèrement surpris par les photos, au début, il ne vit que plusieurs fois la même chose et se demanda l'intérêt de prendre tous les jours la même chose en photo, surtout un croquis. Mais il remarqua bien vite que la femme assise face à sa coiffeuse se déplaçait, elle bougeait tous les jours un peu plus. C'était assez original et il devait bien avouer qu'il aimait bien ce dessin, la femme avait un quelque chose de fascinant, elle occultait complètement le monde qui l'entourait, elle dédaignait le monde. Et d'un autre côté, elle semblait touchée par ce qui l'entourait puisqu'elle bougeait, se déplaçait de quelques millimètres.

Il redressa la tête souriant, il était conquis, c'était celui qu'il lui fallait, il était certain que Leopold serait de son avis. Ce tableau allait lui plaire et si ce n'était pas le cas et bien, il le garderait parce que lui, il l'aimait bien celui là. Il caressa la feuille de papier tout en accentuant son sourire.

"Il est magnifique. Je suis époustouflé. Vraiment, vous avez un immense talent. Et je ne doute pas que mon ami saura apprécier votre oeuvre, tout comme je l'apprécie."

Son sourire se fit à nouveau charmeur et son regard brilla d'un nouvel éclat. Elle semblait légèrement timide et ce n'était pas pour lui déplaire, il aurait grandement aimé la revoir en d'autres circonstances. Mais elle ne semblait pas mordre à ses petits compliments peut-être fallait-il se montrer un peu plus audacieux.

"Cette toile m'a l'air très prometteuse et elle est vraiment magnifique. Tout comme sa créatrice d'ailleurs."

Il se pinça la lèvres inférieur comme pour laisser croire que sa dernière phrase avait été lâchée par inadvertance. Il prit un air volontairement gêné et lui fit un léger sourire d'excuse avant de revenir sur des choses beaucoup moins charmantes pour faire croire qu'il voulait rapidement changer de sujet.

"Hum... quand pensez-vous avoir terminée cette toile ?"

Il examina attentivement l'expression d'Amelia, essayant de déchiffrer toute expression qui pourrait lui permettre de penser qu'elle pourrait peut-être être intéressée par un peu plus que par la simple vente de son tableau aussi beau soit-il.


Adonis Greengrass
Amelia PevensieAncien personnageavatar
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Amelia se retint difficilement de hausser un sourcil en entendant qu'Astoria avait gardé un bon souvenir d'elle. Il l'aurait inventé que cela ne l'aurait pas étonné. Elle n'avait jamais tellement remarqué que la jeune femme connaissait son prénom, alors dire qu'elle avait gardé un bon souvenir d'elle… Elle, en tout cas, avait gardé le souvenir d'une adolescente pas très maligne, un peu trop fille et trop suiveuse. Elle n'avait jamais fait partie des gens qui la harcelait, mais n'avait jamais rien fait pour les empêcher non plus. Elle ne faisait qu'aller et venir en fonction des évènements. Enfin, elle avait dû avoir un minimum plus de jugeote durant la guerre puisqu'elle s'en était apparemment sortie sans problème. Mariée et maman… Elle aussi, elle aurait dû se marier l'année suivante… Et dans quelques années, elle aurait eu des enfants. Ses enfants. Avec les cheveux bouclés de leur mère, les yeux bridés de leur père, parlant comme Lena quand elle était enfant, un mélange attendrissant de chinois et d'anglais…
Il fallait qu'elle arrête d'y penser. Ce qui était fait était fait. Elle était en Angleterre, et elle n'était plus fiancée. Elle était partie. Alors il fallait qu'elle réussisse à tourner la page.

C'était qu'elle se répétait en regardant Adonis parcourir ses esquisses du regard, puis les photos, semblant au premier abord vraiment perplexe face à ce qu'elle avait voulu représenter. C'était ce qu'elle avait trouvé intéressant. Si on ne prêtait pas attention, cette toile paraissait presque moldue. Si on faisait abstraction du fait qu'elle paraissait beaucoup trop réelle pour ne pas avoir été touchée par la magie. L'intérêt résidait dans le fait qu'il fallait laisser à la toile le temps de se développer, de grandir elle-même pour réellement l'apprécier.
Qui était cette femme? Allait-elle un jour se retourner? Pourquoi semblait-il si éloigné du monde l'entourant?
Il fallait toujours remettre en question, guettant les changements et les gestes. C'était un combat de la mobilité des objets l'entourant contre l'immobilité de la femme. La lumière qui bougeait face à la fixité des muscles. Une sorte de perfection statique contre le changement. Et peu à peu, on s'apercevait que le mobile, le changement, n'était pas le plus important comme on pouvait le croire au début. Le centre de la toile, c'était cette femme immobile.
Elle en était réellement fière, de cette toile. Elle avait passé des heures à élaborer les sortilèges et les peintures, cherchant les teintes exactes, s'arrêtant, recommençant jusqu'à réussir. Les toiles fixes que le jeune homme regardait lorsqu'elle l'avait abordé étaient nées dans ces recherches.
C'était toujours comme cela. Elle commençait quelque chose, et les recherches, les erreurs, qui y menaient étaient toujours réutilisées d'une autre manière, créant des toiles dont elle n'avait jamais pensé auparavant. C'était pour cela qu'elle notait toutes ses tentatives, toutes ses esquisses, toutes ses recherches dans des carnets comme celui-là. Ainsi, elle était toujours capable de revenir sur ce qu'elle avait fait, de retrouver les sorts et les potions, de tout reprendre, d'améliorer. Elle ne l'avait pas fait pour sa première toile, et maintenant elle s'en mordait les doigts. Jamais elle n'avait été capable de retrouver exactement les sorts qu'elle avait utilisé, les idéogrammes qu'elle avait détourné, ni toutes les choses qu'elle avait découvert en tentant de la construire. Cela lui manquait maintenant, et c'était pour cela qu'elle était aussi méticuleuse de la construction de ses toiles. Surtout qu'une partie d'entre elle n'étaient plus chez elle: certaines avaient été vendues, certaines avaient été faites sur commande, la plus importante était à l'Académie des Arts Magiques. Alors ces carnets, c'était une trace de tout ce qu'elle avait fait, de tout ce qu'elle avait accompli, et elle y tenait énormément.

Au bout d'un certain temps, le jeune homme releva la tête, lui souriant d'un air toujours… charmeur. Elle croisa les bras sur sa poitrine, tentant de cacher le fait qu'elle était légèrement mal à l'aise. Elle eut un léger sourire de remerciement à ses compliments, tentant de ne rien laisser paraître. Peut-être que c'était elle qui se faisait des idées, c'était également une possibilité. Elle savait qu'elle était trop méfiante pour son propre bien, Eden le lui répétait souvent.
Mais lorsqu'il compara la beauté de sa toile à la sienne, le doute ne fut plus permis. Il flirtait ouvertement avec elle, et elle n'était pas tout à fait dupe de son air gêné et de son mordillement de lèvre. Elle eut un grand sourire à son attention, puis passa une main dans ses mèches blondes, tentant de regagner une certaine maitrise d'elle-même.
Elle ne pouvait pas se le cacher, Adonis était très séduisant. Plus grand qu'elle d'une dizaine de centimètres, des cheveux blonds coupés courts, ses yeux bleus glacés, il lui rappelait les visages des statues grecques qu'elle avait admiré enfant lors de leur grand voyage en Grèce. Et… il la troublait. Elle sentit le rouge lui monter aux joues, mais tenta de se reconcentrer sur la conversation.

"Elle est déjà commencée, je pense… d'ici environ trois semaines, elle devrait être finie. Est-ce que cela conviendra à votre ami?"

Elle avait réussi à finir sa phrase sans paraître trop ridicule, sans s'emmêler dans les mots, sans trop rougir. Enfin, sans être plus rouge que ce qu'elle n'était déjà. Elle prit une grande inspiration, tentant de recouvrir son professionnalisme, mis à rude épreuve par la proximité du jeune homme et par ses sourires charmeurs.

"La crayonné est déjà achevé sur la grande toile, peut-être… voudriez-vous la voir? Elle est dans mon atelier, en haut."

Alerte rouge. L'emmener en haut, c'était l'emmener chez elle.



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Adonis vit avec délice les joues d'Amelia s'empourprer et il laissa un léger sourire étirer ses lèvres. Il aimait l'emprise qu'il pouvait avoir sur les autres, c'était plus fort que lui. Un léger frisson d'impatiente s'empara de lui alors que son sourire s'agrandissait maintenant qu'il savait que la jeune femme se semblait pas indifférente, il allait pouvoir s'amuser un peu. Il hocha doucement la tête sans lâcher la jeune artiste du regard pour montrer que le délai lui convenait. De toute manière, il n'avait pas vraiment le choix, c'était ça ou rien donc mieux valait faire avec mais peut-être serait-il aussi de demander un exemplaire d'une des photos pour la montrer à Leopold, pour qu'il puisse juger par lui même de la qualité de l'oeuvre.

"Serait-il possible que j'emporte l'une de ses photos pour que mon ami se fasse une idée de la toile qu'il va bientôt posséder ? Néanmoins, si vous ne voulez pas, je comprendrais. L'idée que la photo d'une de vos œuvres inachevées se ballade dans la nature ne doit pas être vraiment plaisante."

Il esquissa un nouveau sourire, attendant avec attention la réponse de la jeune femme. Elle lui proposa ensuite de monter dans son atelier pour aller voir le crayonné de la toile. Adonis devait bien reconnaître qu'il n'avait aucune idée de ce que pouvait bien être le crayonné mais dès lors où elle avait suggéré qu'ils monteraient cela laissait suggérer qu'ils seraient seuls et il pouvait se passer énormément de chose dans un atelier.

"C'est avec un grand plaisir que j'accepte votre proposition."

Son sourire s'agrandit alors qu'il laissait Amelia lui montrer le chemin, il la suivit presque religieusement, détaillant encore une fois ses courbes alors qu'elle commençait à monter les escaliers qui menaient dans son antre. Lorsqu'il arrivèrent à l'étage, Adonis détailla rapidement l'endroit qui, comme il s'y attendait, était rempli de toiles. Il laissa ensuite l'artiste se placer devant son tableau et il se positionna à ses côtés, laissant sa main froler son bras, dans un mouvement qui laissait la place à de l’inattention de sa part même si le geste était parfaitement calculé de sa part.

Il tourna la tête vers la jeune femme, esquissant un sourire avant de reportant son attention sur le tableau devant lui, essayant d'oublier le parfum subtil d'Amelia, d'oublier la peau douce qu'il avait senti sous ses doigts après se léger contact. Il essaya d'occulter tout ça, de ne pas se précipiter, de la laisser venir d'elle même. Le fruit était bien meilleur lorsqu'on le laissait tomber de lui même.

"C'est magnifique. J'ose à peine imaginer son aspect lorsque la toile sera terminée. J'ai hâte !"

Il se tourna vers Amelia, un immense sourire aux lèvres, se rapprochant légèrement d'elle, contemplant les traits de son visage, ses joues légèrement rosies, ses yeux brillants, son nez fin. Il la voulait et il ferait tout pour l'avoir, de toute manière, personne ne disait non à Adonis Greengrass. Il posa son pouce sur la joue de l'artiste et la caressa doucement pour chasser une poussière imaginaire. Il prit un air légèrement gêné et un nouveau sourire vint éclairer son visage.

"Vous aviez une petite poussière. Elle m'empêcher de voir à quel point le rose sur vos joues est exquis."

Il se recula légèrement en laissant retomber son bras le long de son corps, laissant son regard clair dans celui, plus foncé, de celle qui se révélait être sa nouvelle victime du moment. Il ne pouvait s'empêcher de faire passer le temps, l'ennuie étant l'une des choses qu'il avait le plus en horreur.


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Qu'est-ce qu'il voulait dire, ce sourire?
Elle en eut un bref en réponse, mais cela la torturait toujours. Oui, il lui plaisait. Oui, il lui faisait du charme, de manière plus ou moins subtile, d'ailleurs. Mais... elle ne le connaissait pas! Elle ne lui avait jamais parlé avant ce jour là? Alors que lui arrivait-il, par Merlin?
Alors qu'ils montaient les escaliers qui menaient à son atelier, elle sentit son regard se poser sur son corps, et elle se retint à grand peine de se retourner pour... pour faire quoi, d'ailleurs? Elle n'en avait strictement pas la moindre idée.
Mais il y avait toujours cette sensation de malaise qui s'insinuait dans sa poitrine, cette petite voix dans le fond de sa tête, ce souffle dans sa nuque qui lui disait de faire attention. Que si elle choisissait d'y aller, elle pourrait s'y brûler les ailes. Elle pourrait souffrir. Elle le sentait, que si elle se lançait, Adonis Greengrass ne lui apporterait que des ennuis.
Et cela lui faisait peur, d'une certaine manière.
Pourquoi se torturait-elle ainsi, de toute manière? C'était la première fois qu'ils se rencontraient. La première fois qu'ils se parlaient. Alors même s'il lui faisait du charme, même s'il flirtait ouvertement avec elle, ça ne prêtait pas à conséquence, n'est-ce pas?
C'était ce qu'elle se répétait, encore et encore tandis qu'elle le guidait vers son atelier. Et surtout, la plus grande question: pourquoi l'avait-elle invitée à monter? Où était l'Amelia habituelle, qui ne savait pas tellement bien parler aux gens, qui ne pouvait rire et sourire qu'avec Eden, Li Wei, Wei Hua, ou même Alastair depuis quelques temps, qui préférait dessiner parce que c'était moins compliqué?
En temps normal, elle n'aurait jamais proposé cela, elle n'aurait jamais rien fait qui puisse lui faire croire qu'elle soit intéressée. Parce qu'elle ne l'était pas, bien sûr. Non?
Elle ne se convainquait même pas elle-même.

Pourquoi s'intéressait-il à elle ainsi, en premier lieu? Pourquoi flirtait-il aussi ouvertement? Tous ses gestes pouvaient sembler anodins, mais elle sentait parfaitement qu'ils étaient calculés, décidés à l'avance. Et qu'elle y succombait tout de même. Et elle ne savait vraiment pas quoi faire.

Elle ouvrit la porte qui menait à son atelier, se plaçant sur le côté afin de le laisser passer, essayant de rester impassible alors qu'il la frôlait. Elle ne devait pas se laisser avoir, elle ne devait pas, ne devait pas. Mais les mots étaient de moins en moins assurés dans son esprit. Il fallait qu'elle reprenne le contrôle.
Elle se força à faire abstraction de la présence du jeune homme devant sa toile, se tournant vers le reste de la pièce. Elle était exactement dans l'état où elle l'avait laissée, c'est à dire... en bazar. Sa tunique tâchée de peinture reposait sur son chevalet, des papiers tombaient du plafond, accrochés par des fils de nylon, de la peinture séchait sur sa palette, négligemment abandonnée sur une table dont le bois n'était même plus visible. A côté de la fenêtre, des toiles blanches étaient empilées, tandis que de l'autre côté étaient rangées celles dont elle ne savait que faire. De vieux journaux jonchaient le sol, et elle avait déjà commencé à peindre des idéogrammes sur les murs blancs, alors que cela ne faisait qu'environ deux mois qu'elle s'était installée.
Elle s'approcha du mur, posant sa main sur l'idéogramme du calme qu'elle avait représenté sur le mur, et posa sa main dessus. Tous les idéogrammes qu'elle peignait étaient enchantés, et celui-là l'était avec un équivalent d'un sort d'Apaisement. Elle en avait besoin, sur le moment, et elle laissa toute la magie qu'elle y avait placée se déverser dans son corps, mais cela ne l'aida pas du tout à retrouver des idées claires. Bien au contraire. Elle était plus calme, mais toujours aussi troublée.

La voix d'Adonis la tira de son introspection, et sa main quitta le mur tandis qu'elle se rapprochait de lui. Elle eut un léger sourire tandis qu'il lui assurait qu'il avait hâte de la voir terminée. Elle aussi, elle avait hâte. Hâte de voir ses efforts payer, hâte de voir ce sur quoi elle avait si longtemps travaillé devenir réalité. Même si c'était pour la voir disparaître aussi vite pour partir chez quelqu'un d'autre.
Elle ne sentit pas le jeune homme se tourner vers elle, s'approcher, poser sa main sur sa joue.
Elle entendit sa phrase, ses mots, les comprenant sans les assimiler. Elle se retint difficilement de porter sa main à son visage, cherchant dans le regard du jeune homme une explication, une raison, quelque chose à quoi elle pourrait se raccrocher pour éviter de tomber réellement.
Mais rien. Rien qu'une petite flamme qu'elle ne voulait pas analyser.

"Je doute... qu'elle soit encore roses, si vous voulez mon avis."

Sa voix était basse, cassée. Elle avait presque honte d'elle-même. Elle baissa les yeux vers le sol, tentant de regagner un minimum du contrôle qu'elle avait perdu depuis qu'il avait mis les pieds chez elle. Elle ne pouvait pas, ne devait pas, ce n'était pas possible qu'elle cède. Impensable.

"Qu'est-ce que vous cherchez? Qu'est-ce que vous voulez? Dites-moi, je ne..."

Elle fut incapable de terminer sa phrase, mais elle trouva le courage de remonter ses yeux vers le visage d'Adonis. Elle savait qu'elle avait le souffle court, un visage rouge tomate, une voix basse, désespérée. Mais elle voulait une réponse. Elle ne savait pas du tout vers où elle s'avançait, et cela lui faisait presque peur. Surtout que la petite voix ne l'avait pas quittée. Celle qui lui soufflait avec la voix de Loïs: Tu vas souffrir, Amy.



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Adonis ria doucement lorsque Amelia murmura qu'elle doutait que ses joues soient encore rose à cet instant et pour cause, elles s'étaient coulorés en rouge. Le sourire du jeune homme s'agrandit alors qu'il plongeait son regard dans celui de la jeune femme. Il sentait qu'elle était prête à être cueillie, il lui faudrait peut-être encore abattre quelques cartes mais il sentait qu'il n'y aurait plus beaucoup d'effort à fournir.

"En effet, elles ont pris une jolie couleur rouge qui vous va à ravir."

Il la vit baisser les yeux comme si elle essayait de se résonner comme si le fait qu'elle cède été mal mais lui ne voyait aucun mal à se faire plaisir, il ne voyait pas ce qui la faisait autant hésiter mais ça lui plaisait, le jeu était d'autant plus intéressant. Il avait cependant conscience que lorsqu'elle aurait cédé, il devrait la jouer finement, il ne pourrait pas partir comme si rien ne s'était passé, il ne pouvait pas se le permettre, il avait une image à préserver et il sentait qu'Amelia n'était pas le genre de fille facile à se laisser aller sans contrepartie mais ça lui allait, il avait besoin d'un alibi pour que son oncle le laisse respirer, pour qu'il arrête sans cesse de lui parler de mariage. Il n'avait pas encore l'intention de se marier, il voulait encore profiter de sa liberté et il voulait trouver la bonne, attendre qu'elle soit prête et que lui trouve le courage d'aller lui parler et d'arrêter de la suivre du regard sans agir.

La jeune artiste releva le regard sur lui et prononça des phrases pour le moins étranges. Elle lui demanda ce qu'il cherchait, ce qu'il voulait mais cela paraissait pourtant évident, il la voulait elle. Il ne voyait pas ce qu'il avait d'incroyable pour que Amelia semble aussi perdue. Peut-être essayait-elle de se trouver des excuses pour ne pas céder, de faire semblant de ne pas comprendre pour se persuader que quoi qu'il arrive, elle ne serait pas en tort. Mais il était prêt à prendre tous les risques. Il allait la guider, lui montrer quelque chose de nouveau, la sortir de son morne quotidien.

"Je ne cherche rien. Je l'ai déjà trouvé, il esquissa un léger sourire, son regard plongé dans le sien. Et j'ai trouvé bien plus qu'un tableau."

Il s'avança de quelques pas, rompant la distance qui les séparait, il caressa à nouveau la joue de la jeune femme, ramena l'une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et se pencha pour poser délicatement ses lèvres sur sa joue. Il se recula lentement, un léger sourire timide aux lèvres.

"Je ne souhaite pas te brusquer, je pense juste qu'il fallait que tu le saches. Mais si ce n'est pas réciproque je comprendrais et ne reviendrais pas t'embêter."

Adonis baissa la tête faussement hésitant, attendant la réaction d'Amelia, priant pour qu'elle se laisse amadouer.


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Elle devait reprendre le contrôle de la situation. Elle ne pouvait pas rester ainsi, ressemblant à une ado de quinze ans face à son premier baiser. Non, elle avait presque vingt-cinq ans, avait été presque mariée, savait comment se comporter en société, alors elle allait faire honneur à son ancien statut de Serpentard, et arrêter de se comporter comme une adolescente.
 
Mais… pour cela, il fallait d'abord qu'elle se calme. Et les lèvres d'Adonis sur sa joue, ses paroles ensuite, cela ne l'aidait absolument pas à retrouver un semblant de sérénité qui lui était absolument nécessaire pour faire face à ce qui allait suivre. Elle ne devait pas craquer avec l'esprit aussi embué, sans savoir dans quoi elle s'embarquait, sans savoir ce qui allait suivre.
Alors elle laissa le silence s'installer, sans vraiment savoir quoi répondre, sans vraiment savoir quoi faire…
D'un coup, le téléphone se mit à sonner dans son appartement. Parfait. Une échappatoire, une manière de regagner un peu de contrôle sur elle-même, de faire le point. Alors, avec juste un désolé et une vague exclamation disant qu'elle revenait le plus tôt possible, elle prit la fuite, ouvrant la porte qui menait à son appartement pour attraper son téléphone fixe.
 
" Allo? "
" Jiejie? C'est Lena. "
" Lena? Qu'est-ce qu'il se passe? "
 
Elle était repassée en chinois, jetant un léger coup d'œil derrière elle pour apercevoir Adonis de l'autre côté de la porte.
 
" C'est plutôt à toi qu'il faut que je pose la question, rigola sa cadette. Qu'est-ce qu'il t'arrive pour que tu te mettes à parler chinois? "
" C'est… compliqué. "
" J'ai tout mon temps. Explique. "
 
Amelia pouvait parfaitement imaginer sa cadette s'assoir en tailleur, croiser ses bras sur sa poitrine et la regarder d'un air qui lui disait qu'elle ne la lâcherait pas tant qu'elle ne lui aurait pas expliqué ce qui se passait. Lena pouvait être très persuasive quand elle le voulait. Et elle était souvent celle qui mettait son aîné face aux choses qu'elle ne voyait pas, ou ne voulait pas voir.
Alors Amelia lui expliqua, toujours en chinois, tout ce qui lui arrivait. Adonis, son trouble, ses mots. Le fait qu'elle se sentait mal, sans savoir pourquoi, le fait qu'elle sentait que si elle se lançait, elle souffrirait d'une manière ou d'une autre. Lena l'écouta, sans l'interrompre, l'aidant à trouver ses mots lorsqu'elle n'y parvenait pas.
 
" Qu'est-ce que tu attends? Embrasse-le. "
" Quoi? "
" Je ne plaisante pas, Amy. A force de vouloir trop réfléchir, tu passes à côté de choses. Ça ne sert à rien d'être trop prudent, il faut vivre. Vis pour toi Amelia, et envoie les conséquences au diable. "
 
Les mots de sa sœur la laissèrent sans voix. Elle ne s'était jamais considérée comme quelqu'un de trop prudent, ayant peur de prendre des risques, juste comme quelqu'un d'extrêmement méfiant. Mais les mots de sa sœur la mettait en face de la réalité: elle avait peur, peur de ce que cela impliquerait pour elle. Alors, oui, elle souffrirait sûrement, mais si elle n'essayait pas, comment pourrait-elle le savoir? Comment pourrait-elle être sûre que ce qu'elle imaginait arriverait vraiment? Elle aurait des regrets toute sa vie.
 
" Il faut que tu tournes la page sur Liu, Amy. Même si tu sais que ça ne durera pas, vas-y. Lance-toi. "
" Je pense que je vais te faire confiance… Tu es plus au point que moi niveau fréquentations masculines, je pense… "
" Hé! Je ne te permet pas! Pis qu'est-ce que tu veux… "
 
Amelia éclata de rire en entendant sa petite sœur râler de ses insinuations. Lena avait toujours été connue pour être une fille ayant du mal à se fixer, et ses petits amis successifs en avaient fait les frais. Elle n'était pas une croqueuse d'homme, loin de là, elle les avait aimé. Mais une fois que la flamme, la passion était retombée, mademoiselle s'ennuyait. Donc elle partait.
Amelia avait longtemps admiré, et admirait toujours le culot et le courage de sa cadette, mais ne l'enviait pas.
Néanmoins, pour une et unique fois, elle était prête à suivre sa philosophie de vie. Se laisser aller. Ne pas réfléchir à ce qui pourrait arriver.
Elle eut un grand sourire, repassant en anglais sans même s'en rendre compte.
 
" Merci Meimei. "
" Va t'occuper de ton Appolon, Grande Sœur. "
" Et toi du tien. Quoi, ce n'est pas ça? Sourit-elle en entendant l'exclamation indignée de sa cadette. Ah oui, si j'ai encore un hibou indigné de ton patron qui me dit qu'il en a assez de tes délais, je ne te couvrirais pas cette fois, d'accord? "
 
Eclat de rire de l'autre côté du fil. Elle ne plaisantait pas… ou presque. Lena avait toujours eut un problème avec les délais, les dates limites et autres joyeuseté du même genre, et maintenant qu'elle travaillait cela devenait de plus en plus problématique. Surtout que son employeur n'avait aucun moyen de la contacter et devait donc compter sur la grande sœur pour faire l'intermédiaire.
 
" Je t'aime, Jiejie. "
" Je t'aime aussi, Meimei. Appelle-moi quand tu repasse par l'Angleterre, d'accord? "
 
Elle reposa le téléphone sur la table, prenant une grande inspiration. C'était parti. Elle allait suivre les conseils de Lena, et ne pas réfléchir. Alors, elle passa la porte, marchant droit vers Adonis:
 
" Je n'ai strictement aucune idée de ce dans quoi je m'engage. Mais ce n'est pas grave. "
 
Elle devait le faire maintenant, sinon elle n'en aurait jamais la force. Jamais l'audace. Alors, sans même y réfléchir à deux fois, elle se mit sur la pointe des pieds, et elle l'embrassa.
Ignorant résolument tous ses principes, toutes ses pensées.

HRP:
 



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Adonis attendait une réaction d'Amelia, n'importe laquelle mais elle se contentait de le regarder en rougissant. Il retint un soupir las avant de faire un pas en arrière pour laisser la jeune femme retrouver ses esprits. Il aimait la façon dont il la troublait mais c'était peut-être un peu trop si elle n'arrivait même pas à rassembler ses pensées. Il entendit alors une drôle de sonnerie et vit la jeune femme s'éclipser dans la pièce à côté en s'excusant et en lui donnant une vague explication avec une histoire de téléphone qui sonnait et qu'il fallait qu'elle décroche et qu'elle reviendrait vite.

Le jeune homme n'avait pas tout suivi, elle devait décrocher quoi ? Et c'était quoi cette sonnerie impossible qui venait de cesser parce que désormais Amelia parlait dans un boitier dans une langue qu'il ne comprenait pas vraiment. Il resta un bon quart d'heure à attendre que la jeune femme arrête de parler toute seule, il l'a vit plus d'une fois regarder dans sa direction, ne comprenant pas tout, il se balada alors dans son atelier. Observant certaines de ses toiles et les symboles dessinés aux murs. Il comprit que Amelia devait parler chinois ou une langue approchant.

Et enfin, elle reposa l'appareil qu'elle tenait pour revenir vers lui. Elle déclara qu'elle ne savait absolument pas dans quoi elle s'engageait mais qu'elle tentait le coup. Elle se mit sur la pointa des pieds et posa ses lèvres sur les siennes. Adonis par pur réflexe enserra la taille de la jeune femme de ses bras et approfondit le baiser. Il se recula alors un léger sourire aux lèvres, il lui caressa doucement la joue en plongeant son regard dans le sien.

"Nous serons deux dans cette aventure Amelia. Je ferais en sorte que ça fonctionne entre nous, je te le promets."

Tenir cette promesse ne lui était pas trop difficile tant qu'il ne promettait pas de lui jurer fidélité éternelle, de toute manière, il en était incapable. Il n'éprouvait rien de plus qu'une simple attirance purement physique pour la jeune femme, rien de plus et le fait d'en faire plus ou moins sa petit-amie lui assurait une certaine paix avec son oncle.

"Il va falloir que je retourne travailler. Que dirais-tu si je viens te chercher demain soir ? Je te réserve une petite surprise. Mets une jolie robe."

Il sourit une dernière fois et embrassa une dernière fois ses jolies petites lèvres rouges et tourna les talons pour redescendre dans la galerie et transplaner. Il n'avait pas été déçu de cette recherche pour Leopold et il avait trouvé bien plus qu'une simple toile.

Fin pour Adonis


Adonis Greengrass
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Ils s'étaient embrassés. Ils s'étaient rencontrés le jour même, pas même une heure auparavant, et ils s'étaient embrassés. Elle l'avait vu disparaître par la fenêtre de son atelier, puis avait fait quelque pas, poussant les papiers qui traînaient sur sa table pour s'y asseoir. Elle y resta quelques instants, regardant la grande toile blanche, seulement marquée de quelques coups de crayons qui se trouvait en face d'elle, sans vraiment la voir.

Elle avait craqué, oui. Elle s'était laissé aller, pour une fois. Elle n'était pas idiote, elle savait que ça ne durerait pas, que ce n'était pas possible, pas envisageable. Oui, elle était attirée par lui, mais… on ne pouvait pas envisager de construire une relation sur une simple attirance, c'était impossible!
Mais c'était pourtant ce qu'elle s'apprêtait à faire, à se lancer dans l'inconnu, sans filets, sans rien pour la retenir derrière elle. Elle était seule, pour ce coup-là. Eden ne comprendrait pas, sa famille qui était disséminée partout autour de la Terre ne comprendrait pas, sauf peut-être Lena… qui de toute manière, ne serait pas là, trop occupée à vivre sa propre vie ailleurs.
 
Elle passa une main dans ses boucles blondes, un sourire particulièrement niais collé sur le visage. Quel âge avait-elle, franchement? Pas celui de se comporter comme une adolescente, en tout cas. Ils s'étaient juste embrassés, par Merlin!
Elle jeta un coup d'œil à son atelier, avant d'entendre son téléphone portable, posé sur le rebord de la fenêtre, se mettre à vibrer. Elle se laissa retomber sur le sol, l'attrapant.
 
Alors? – Lena
 
Sa petite sœur la désespérerait toujours. Elle regarda son téléphone pendant quelques secondes, hésitant à taper une réponse, commençant un mot, s'arrêtant, pour finalement le reposer. C'était sa vie, c'était son cœur, c'était… pour elle, pour le moment. Elle ne voulait pas le partager avec quelqu'un, fusse avec Lena. Même si c'était elle qui l'avait poussé à se lancer, elle ne voulait pas commencer à discuter avec sa sœur du pourquoi du comment de ses émotions, de ses sentiments.
 
Alors rien, petite curieuse. Arrête un peu de faire la commère, ça changera ;-) - Amy
 
Elle attrapa sa blouse qui traînait sur une chaise, sa palette et ses pinceaux, et se planta devant sa toile. Mais… c'était trop paisible, trop simple pour l'était d'esprit dans lequel elle était pour le moment. Elle attrapa la toile, la posa délicatement sur le sol, avant d'en attraper une autre, commencée très longtemps auparavant, lorsqu'elle venait de quitter Liu, et qu'elle n'avait jamais eu le temps ni l'envie de finir, pleine de fureur, de passion, totalement abstraite et pleine de couleurs.
 
Elle la regarda quelques minutes, avant d'attraper un de ses plus petits pinceaux pour corriger deux ou trois hésitations, prenant de plus en plus d'assurance au fur et à mesure qu'elle peignait. C'était normal qu'elle finisse cette toile maintenant, c'était ce qu'il fallait faire. Sa vie était en Chine était finie, il fallait qu'elle tire un trait dessus.
 
Vous vous êtes embrassés, alors? – Lena
 
Elle releva la tête vers sa toile, qui n'avait plus la même atmosphère désespérée qu'à l'origine. Maintenant, elle pouvait y voir de l'espoir.
 
Bien deviné, petite sœur.  – Amy

FIN DU RP



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Histoire d'art [Amelia & Adonis]

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