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 Retrouvailles [PV Clara]

Amely AndersonPréfèteavatar
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2 avril 2007


Amely rangea ses livres dans son sac, le jeta sur son épaule et se hâta de sortir du cours de Divination. Elle contourna Fitcher, passa derrière Ashley qui riait très fort comme une otarie, évita Anton Smith en pleine démonstration d'un combat duquel il serait sorti victorieux et atteignit enfin la porte, qu'elle franchit avec soulagement. La quatrième année était déçue et énervée, comme souvent après ce cours. Elle aimait bien la Divination, qu'elle avait prise en option avec plaisir l'année précédente, follement intéressée par cet art incertain. Mais c'était bien ça le problème : incertain. Elle avait beau travailler à fond pour avoir de bons résultats, elle ne savait jamais à cent pour cent si sa copie était bonne ou mauvaise et ça, elle le supportait difficilement. Quoi de plus frustrant pour quelqu'un comme elle pour qui les notes étaient une donnée sûre ? Quoi de plus agaçant que d'étudier infructueusement ? Enfin, elle s'en sortait, mais les prophéties étaient souvent trop abstraites pour elle. Ses efforts acharnés n'égalisaient pas la facilité déconcertante que James possédait dans cette matière. Bien sûr, Amely pensait qu'il avait le droit d'avoir un domaine où se distinguer, elle était même contente pour lui, mais pour la Serdaigle qui était habituée à être la meilleure un peu partout, c'était assez difficile de l'accepter.

Ce n'était pas tout. En ce moment, les gens de sa maison l'excédaient. Comme pour illustrer sa pensée, April Eastwood, une deuxième année, fit entendre son rire hystérique dans tous les escaliers, ce qui fit ronchonner la jeune fille.

« Alors Anderson, on rumine ? » nasilla une voix flûtée qu'elle ne connaissait que trop bien.

Parfois, Amely se demandait pourquoi Violet Reynolds n'était pas à Serpentard, tant elle prenait plaisir à enfoncer les autres. Mais malgré son comportement d'enquiquineuse, elle était quand même très intelligente. Si elle n'avait pas été aussi désagréable, les deux filles auraient peut-être pu s'entendre. Amely balaya bien vite cette hypothèse farfelue de son esprit. Comment une personne normalement constituée pourrait-elle s'entendre avec Reynolds ? Cette fille était une plaie. Elle passait son temps à persifler et cracher son venin sur tout le monde. Amely n'en pouvait plus : pour une fois que Pilli la laissait tranquille, c'était Violet qui prenait la relève. Avant, celle-ci n'était pas si terrible, mais depuis quelques temps, ça allait de mal en pis. Amely ignorait pourquoi le cas Reynolds s'aggravait, mais cette dernière était tout bonnement insupportable. Au saut de lit, en cours, à table, à l'inter-cours, au coucher, elle était constamment à l'assaut, débitant ses piques empoisonnées, infecte, exaspérante, jusqu'à ce que ses camarades de dortoir soient à bout de nerfs. « J'ai emprunté ta cravate hier, je ne trouvais plus la mienne, j'espère que ça ne te dérange pas ! » susurrait-elle après qu'Amely ait passé sa nuit à la chercher. Elle sifflait : « Oh, ce n'est pas une tâche de citrouille que je vois sur ton oreiller ? » ou alors « Quel dommage, j'ai fait tomber la pile de chemises que tu viens de plier ! Je suis dé-so-lée ! » d'une voix mielleuse.

« Va embêter ton cousin si tu veux mais laisse-moi tranquille », grinça Amely sans aucune pitié pour le pauvre Ashley.

Elle descendit quatre à quatre les dernières marches et s'engouffra dans un corridor étroit, obstrué par une armoire à glace de Poufsouffle, un certain Jim. Elle se faufila pour passer – un des avantages d'avoir une frêle carrure – et marcha d'un bon pas vers l'extrémité du couloir, jusqu'à ce qu'elle s'arrête net en apercevant tout au bout une longue silhouette auréolée d'une chevelue blonde... Clara ! Justement la personne qu'elle avait envie de voir, mais dont elle repoussait honteusement la rencontre encore et encore. C'était l'occasion rêvée de venir lui parler. Il était vrai que l'occasion se présenterait aussi le lendemain, puis le surlendemain, mais la Serdaigle n'était pas du genre à entrer dans ce petit jeu-là. Ce qu'elle imaginait souvent quand elle avait du mal à faire le premier pas, c'était que la fin du monde allait avoir lieu dans quelques minutes. Or, si elle venait à mourir, Amely désirait être en paix avec elle-même et pour cela, elle devait régler ses problèmes le plus vite possible. Ainsi, elle ne comptait pas attendre la fin de l'année pour dire à son amie qu'elle avait besoin d'elle, parce que oui, même si elle n'avait pas su comprendre ce qu'il se passait, Emma, elle, semblait être passée outre, et puis Clara lui manquait. Effectivement, Amely avait compris qu'on ne se rendait compte à quel point certaines choses nous étaient essentielles seulement lorsqu'on en était privé.

« Clara, attends ! » jeta-t-elle.

La quatrième année courut jusqu'à son amie et s'arrêta à sa hauteur. Au vu de sa petite taille, elle se sentait toujours lilliputienne aux côtés de Clara, qui avait grandi trop vite.

« Ça fait longtemps qu'on n'a pas passé du temps ensemble. Comment tu vas ? »

Parfois, Amely perdait sa belle assurance et se demandait si elle n'avait pas tort au sujet de l'amitié. Elle l'avait lu et relu : c'était la plus belle chose au monde ; une fois qu'on la tenait, il ne fallait pas la lâcher. Les romans décrivaient combien les amis étaient importants, elle avait retenu la leçon, elle savait que l'amitié était plus forte que les idéaux. Mais parfois, elle se demandait pourquoi Clara et James étaient ses amis. Clara était une fille admirée, assez populaire et n'aurait aucun mal à s'en dégotter d'autres mieux qu'elle. James était un garçon drôle, assez apprécié et il avait bien d'autres copains : Ashley, Lorena... Tandis qu'Amely, elle n'avait qu'eux. Ils pourraient tout aussi bien la laisser tomber et elle se retrouverait seule. S'ils ne s'étaient rencontrés qu'aujourd'hui, seraient-ils devenus tout de même amis ? Amely, la Serdaigle studieuse et ennuyeuse ? Elle n'en savait rien, et ça lui faisait peur : elle tenait à eux et ne voulait pas les perdre. Quoi que Clara ait fait qui n'ait pas plu à James, il ne fallait pas non plus oublier toutes les bonnes choses qu'elle avait faites. Même si elle ne savait pas pourquoi, Amely sentait que la Serpentard avait besoin de soutien, elle voulait l'aider, parce que les personnes sur qui on peut compter doivent être là autant dans l'ombre que dans la lumière. Cette fois, ce qu'elle avait lu et relu ni guiderait pas ses gestes. Elle serait là parce que son instinct le lui soufflait, et parce que l'amitié, ça ne s'apprend pas dans les livres.
Clara GuipureSeptième annéeavatar
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Clara marchait tranquillement dans un couloir, le coeur léger. Ses plans avec Stefan et Swann lui procuraient une sensation de rébellion qu'elle n'avait jamais ressenti. C'était à la fois effrayant et délicieux. Effrayant car elle craignait à chaque instant que sa mère ne découvre sa supercherie, qu'elle mettait en danger pour la première fois de sa vie. Délicieux, parce qu'elle avait enfin l'impression de faire ce qu'elle voulait, pour elle-même et pas pour quelqu'un d'autre. Parce qu'elle s'assumait un peu. Clara se fichait bien des répercussions que sa vendetta personnelle pourrait avoir sur le commerce de sa mère. Elle était trop jeune pour comprendre que cela risquait de faire disparaître la seule source de revenus de la famille, étant donné que son fainéant de père ne travaillait pas.

Clara était juste contente. Elle s'était réconciliée avec James, avec Stefan - quoique leur relation soit fragile - la Fashion Week avait été un succès en dépit de ses prévisions pessimistes, Emma semblait aller mieux depuis son séjour à l'infirmerie. Bref, tout allait bien. Ou presque.

En effet, il restait une ombre au tableau. Amely était distante depuis que Clara s'était froissée avec James, et cette dernière ne comprenait pas pourquoi. Le Poufsouffle n'avait rien dit à la Serdaigle. Il semblait qu'Amely s'en soit trouvée blessée, et Clara pouvait comprendre: elle détestait lorsqu'il se passait quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Elle concevait aussi que son amie ait mal vécu la froideur qui s'était installée dans leur groupe d'amis. Mais contrairement à Amely, Clara savait passer par dessus et oubliait facilement qu'on l'avait tenue à l'écart. Amely aurait du faire de même, après que les choses soient revenues à la normale. Mais non. Clara n'aimait pas ça, mais elle était trop mal à l'aise pour aller trouver son amie et lui parler franchement. Elle avait peur qu'elle réclame des explications qu'elle ne pourrait pas donner.

« Clara, attends ! »

Clara s'arrêta et se retourna vivement, ayant reconnu entre mille la voix d'Amely. Un sourire sincère d'afficha sur son visage, car c'était la première fois depuis longtemps que la jeune fille prenait l'initiative de lui parler. Comme on vient de le dire, Clara n'était pas rancunière, et comme elle était de bonne humeur ces derniers temps, elle accueillit Amely avec un grand sourire.

"Coucou Amy! Oui, ça fait longtemps."

Elle aurait pu mal prendre la remarque d'Amely sur le temps qu'elles passaient ensemble, parce que c'était la Serdaigle qui fuyait... enfin, depuis quelques temps, avant, c'avait été de sa faute à elle. Mais Clara n'était pas franche ni honnête, aussi répondit-elle simplement:

"On a été bien occupées toutes les deux!"

Ce qui était à peu près aussi vrai que l'équipe de Serpentard était masculine. Lorsqu'Amely lui demanda comment elle allait, Clara pris le temps de répondre. L'habitude lui aurait fait répondre un "très bien, et toi?" avec un sourire mesuré et un air intéressé d'entendre la réponse. Mais là, elle avait plutôt envie de sauter de joie en hurlant "trop bieeen" et de lui demander pourquoi elle venait la voir. Bien sûr, elle ne le ferait pas. Même si elle avait promis de ne plus mentir, Clara n'en était pas encore capable et elle avait beaucoup de choses à rattraper avec Amely. Elle connaissait son amie et savait qu'elle était, derrière ses dehors de miss-j'ai-tout-lu, quelqu'un de craintif qui aimait la stabilité. Aussi décida-t-elle de se comporter comme d'habitude, et de voir ensuite.

"Ca va. La Fashion Week de Milan était fantastique, on a vu des choses inoubliables." C'avait le mérite de ne pas être un franc mensonge. La cathédrale de Milan était magnifique, et certaines tenues qu'elle avait vue avait laissé un souvenir fort douloureux à ses zygomatiques. "Et toi? Qu'est-ce que tu as fait?" Mieux valait rester sur un terrain neutre et laisser Amely engager la conversation, si elle le voulait vraiment.



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Amely lâcha un imperceptible soupir de soulagement lorsque Clara la salua en souriant. Elle avait craint l'espace de quelques secondes d'être accueillie plutôt froidement par son amie, étant donnée qu'elle n'avait pas été très présente ces derniers temps, et les Serpentard étaient connus pour avoir la rancune tenace. Heureusement, il s'avérait que ce n'était pas le cas de Clara, puisque les choses n'avaient apparemment pas changé entre elles. Pourtant, elle avait dû obligatoirement remarquer qu'Amely s'était montrée distante avec ses amis quand des tensions avaient agité leur petit groupe, et si Clara était déjà prête à l'oublier, Amely l'était beaucoup moins. Malgré les excuses qu'elle s'était données, les faits étaient là et ils ne correspondaient pas du tout à la vision qu'elle avait d'une bonne amie. En effet, il faut dire que les tensions, elle n'avait jamais aimé ça. Elle avait toujours vécu avec, depuis les querelles entre frères et sœurs à l'ambiance tendue de son dortoir, aussi préférait-elle le calme. Il avait régné pendant presque quatre ans au sein de leur trio, jusqu'au moment où cette sérénité s'était déchirée. Or, loin d'adopter un comportement de bonne amie, elle avait été absente quand Clara et James s'étaient disputés, et c'était sûrement sa plus grosse erreur.
« Tu l'as dit », renchérit-elle quand Clara déclara qu'elles avaient été bien occupées toutes les deux. Celle-ci enchaîna tout de suite sur la Fashion Week avant qu'Amely n'ait eu le temps d'ajouter autre chose. Comme si elle pouvait l'oublier, la Fashion Week ! Une bonne partie des filles de l'école ne jurait que par cet événement où jamais elles ne pourraient se rendre et, en plus de jaser trois mois avant la fameuse semaine de la mode, elles cancanaient encore sur le sujet trois mois après. Amely était souvent agacée par les passionnés qui tentaient de la convertir, car quoi qu'ils lui disent, elle trouvait bien plus bénéfique de se plonger dans un livre et arpenter les méandres de la connaissance plutôt que de commenter l'aspect « chaleureux » ou le toucher « rigide » de tel ou tel vêtement. Elle n'était pas du tout intéressée par la haute couture – pour être honnête, elle trouvait même que certaines tenues en vogue, portées parce que c'était « tendance », étaient d'un mauvais goût ! Mais Clara faisait partie des rares privilégiés à avoir pu partir à Milan et la Serdaigle ne tenait pas à ternir l'enthousiasme de son amie rayonnante. À chacune ses passions ! Elle était persuadée que Clara serait une grande stylise et elle une grande Médicomage, car quand on veut, on peut.
« Les choses inoubliables que tu as vues t'ont donné des idées pour tes propres projets ? Tu as rencontré des grands couturiers ? »
« Moi aussi, assura-t-elle quand Clara lui retourna sa question, ça va. »
Il y a quelques semaines, elle n'aurait pas donné cette réponse à son amie, parce qu'il y a quelques semaines, elle n'allait pas bien. James et Clara s'étaient disputés, ils ne se voyaient pas, elle étudiait comme si sa vie en dépendait (et c'était peut-être vrai) et elle ne sortait quasiment plus. Puis un jour, elle avait croisé James à la bibliothèque, et depuis ça allait mieux. Et puis ce jour-là, elle discutait avec Clara, -Clara qui lui souriait - et maintenant ça allait encore mieux. Mine de rien, c'était une bonne chose d'avoir des amis. Pourtant, Amely n'était pas le genre de personne que la solitude dérange. Elle avait parfois du mal à comprendre les gens qui ont si peur d'être seuls qu'ils sont prêts à tout pour se faire un ami. Souvent, elle voyait des filles qui cherchaient désespérément quelqu'un pour occuper la chaise vide qui trônait à côté d'elles, tandis que la quatrième année n'éprouvait aucune peine à aller s'asseoir seule en compagnie de son livre. Peut-être parce qu'elle avait grandi dans une famille nombreuse et que, durant sa prime jeunesse, elle n'avait pas une seule seconde cessé de rechercher un coin tranquille, loin du bruit et du monde. Enfermée dans sa chambre, dans le grenier, puis plus tard dans la bibliothèque, elle aimait être livrée à elle-même et ne ressentait pas le besoin de discuter avec quelqu'un toutes les cinq minutes. Et pourtant, ça ne l'empêchait pas d'être sociable et très bavarde.
« J'ai beaucoup travaillé », répondit-elle après que Clara lui ait demandé ce qu'elle avait fait. Et c'était vrai, même quand ça n'avait pas été nécessaire, elle avait beaucoup travaillé... pour échapper aux préoccupations. Aussi décida-t-elle de ne pas tourner autour du pot et de choisir la carte de l'honnêteté.
« C'est de ma faute, lâcha-t-elle de but en blanc, je suis désolée de n'avoir pas été là pendant un moment. Est-ce que tu veux bien me pardonner ? »
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« Les choses inoubliables que tu as vues t'ont donné des idées pour tes propres projets ? Tu as rencontré des grands couturiers ? »

Clara eu un léger sourire lorsqu'Amely lui demanda cela. Oui, elle avait eu des idées pour ses propres projets, mais pas tout à fait comme on l'entendait. Elle avait découvert l'architecture milanaise, et elle dessinait des bâtiments sans relâche depuis. Elle avait un projet pour le concours du Fil d'Or grâce à Swann et à Stefan; Et elle avait rencontré de grands couturiers... qui ne lui avaient pas plu du tout, mais avec lesquels Victor avait eu beaucoup de succès. Cependant, elle ne dirait pas tout ça à Amely. James lui-même ne savait pas tout et, si elle aimait l'aura de mystère qui planait autour d'elle ces derniers temps, elle tenait encore plus à sa jolie façade de petite fille Guipure modèle.

"Oui, j'ai eu pas mal d'idées et je vais participer au concours du Fil d'Or cette année." répondit-elle donc avec entrain. "Le couturier qu'on a vu avait une imagination débordante, mais il était très... italien! En tout cas, il a adoré Victor, je crois qu'il va lui proposer un poste de mannequin pour la prochaine collection. Tu imagines, Victor en mannequin? Il était aux anges!"

Mais les occupations d'Amely inspiraient beaucoup moins de réponse qu'une Fashion Week à Milan, constata Clara sans surprise. Elle avait travaillé. Amely travaillait. Beaucoup. Trop. Plus qu'une Poufsouffle. Clara s'en fichait. Elle trouvait cela un peu triste, d'être tout le temps dans ses cours quand il y avait tant d'autres choses à faire, mais son amie n'essayait jamais de leur faire la morale ou de les convertir à sa 'religion'. Mais peut-être que c'était la façon qu'Amely avait de gérer sa famille nombreuse. Clara avait elle-même trois frères et s'était construite pour qu'on ne remarque qu'elle, pour ne pas être perdue au milieu du lot. Elle se trahissait à chaque seconde pour l'admiration maternelle en prétendant adorer la mode. Amely, plus sincère, plus vraie, voulait seulement se dépasser pour qu'on remarque son intelligence... chacun son truc, ses qualités, et ses défauts.

Clara resta un moment perplexe lorsqu'Amely lâcha brutalement qu'elle était désolée.

"Désolée? Mais désolée de quoi?" demanda-t-elle, ne comprenant vraiment pas où son amie voulait en venir.

Elle n'avait pas été là... Clara ne l'avait même pas remarqué. A vrai dire, cela l'avait grandement arrangé qu'Amely ne se mêle pas de sa dispute avec James. Elle n'aurait pas aimé qu'elle vienne lui poser des questions. Eviter celles d'Emma avait déjà été difficile, alors si Amely, qui la connaissait bien mieux, était venue fourrer son nez dans leurs affaires, elle aurait été bel et bien piégée! Mais comment faire comprendre cela à Amely sans tout remettre en cause, et sans qu'elle ne pose les questions qu'elle n'avait pas posé tous ces mois? Ce n'était peut-être pas si dur, finalement. Clara avait de la pratique.

"Je te pardonne tout ce que tu veux, mais je ne vois pas quoi. C'est normal que tu n'aies pas aimé que James et moi, on se dispute. Tu en faisais les frais alors que ce n'était pas ta faute. C'est plutôt moi qui devrait être désolée. Tu ne m'en veux pas?"

Clara espérait qu'Amely comprendrait son point de vue. Elle n'était pas vraiment désolée. Cette dispute avait été douloureuse, mais son amitié avec James en était sortie renforcée. Elle n'en était pas encore à dire que si c'était à refaire, elle le referait, mais peut-être qu'elle verrait tous les bienfaits de cette sombre période avec le temps.



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Amely AndersonPréfèteavatar
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Clara évoqua la joie de Victor Lloyd à qui un couturier italien avait proposé un poste de mannequin. Amely rit. Elle connaissait très peu son camarade – il était de la même année qu'elles, Clara semblait bien s'entendre avec lui – mais elle le trouvait drôle, dans son attitude et sa manière de parler, si différente de la sienne. Contrairement aux élèves qui riaient à ses dépends, ce n'était pas de la moquerie. Amely accordait peu de crédit aux ragots de bas étage, à vrai dire, elle n'y faisait même pas attention. Elle était même contente pour lui qu'il ait trouvé sa vocation. Tout le monde devrait avoir une vocation. Ça donnait de l'attrait aux études les plus ennuyeuses, de même qu'un but dans la vie. Tout comme Victor, Clara et Amely avaient une vocation. La première celle de travailler dans la mode, la deuxième celle de devenir Médicomage. La Serdaigle ne parvenait pas à imaginer qu'elle puisse pratiquer une autre profession parce qu'elle n'envisageait même pas qu'elle puisse échouer dans la voie qu'elle s'était choisie. Elle estimait que seul ce métier lui convenait.

« Alors j'ai hâte de voir ta future création pour le concours », dit-elle à son amie.

Amely était réellement intéressée par les talents de Clara car elle en était totalement dépourvue.  Honnêtement, elle trouvait les tenues des défilés de mode hideuses et ne voyait pas l'intérêt de s'acheter des vêtements de marque à des prix exorbitants. À Poudlard, elle portait son uniforme et enfilait le reste du temps un jean et un t-shirt, ou une jupe et un top, qu'importe. Elle ne comprenait pas pourquoi certaines filles de son dortoir passaient des heures dans la salle de bains et autant de temps à choisir leurs vêtements de la journée – et c'était bien le seul point sur lequel elle était d'accord avec Pilli. De plus, Amely n'avait absolument aucun goût artistique. Elle affirmait volontiers qu'elle était trop terre-à-terre pour comprendre la dimension symbolique de certaines œuvres. Quoi qu'il en soit, elle avait déjà vu une ou deux expositions à Crowborough. Pour elle, le rond jaune et la tâche rouge étaient un rond jaune et une tâche rouge, elle ne voyait aucun sens caché ou interprétation profonde là-dedans. En plus, la toile n'était même pas jolie. Bref, Amely avait bien vite refusé d'accorder autre chose qu'une attitude blasée au domaine de l'art.

Clara eut l'air vraiment surprise qu'Amely s'excuse, et lui demanda même pourquoi. Selon sa logique, Amely trouvait ça évident. Elle s'était réfugiée dans son monde dès que la dispute entre James et Clara avait éclaté. Plutôt que d'échapper à une histoire qu'elle ne comprenait pas, son rôle aurait été de les assister dans cette épreuve. Elle ne voulait pas être une mauvaise amie. Apparemment, Clara n'avait pas semblé s'en offusquer. Amely fut presque étonnée que Clara lui pardonne tout si facilement. Elle croyait la Serpentard un peu plus rancunière, mais elle s'était peut-être fait de fausses idées parce qu'il n'y avait encore jamais eu de différent dans leur petit groupe. Ou alors, ce qu'il s'était passé entre ses meilleurs amis était plus grave qu'elle ne voulait bien le penser, et son éloignement se remarquait à peine à côté. Clara lui dit à son tour qu'elle était désolée qu'elle ait fait les frais de sa dispute avec James.

« Moi non plus je ne t'en veux pas, la rassura Amely. Je suis heureuse que vous vous soyez réconciliés. »

De toute façon, James et Clara n'auraient pas pu rester fâchés bien longtemps ! Ils s'aimaient trop pour ça, se dit Amely – omettant le fait que dans certains cas, familiaux en particulier, c'était tout à fait possible. Leur petit groupe d'amis n'avait jamais été dispersé, et elle se plaisait à se dire qu'il ne le serait jamais.

« Alors, des projets pour les grandes vacances ? » s'exclama soudain Amely pour changer de sujet.
Clara GuipureSeptième annéeavatar
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Bon, Amely n'en voulait pas à Clara, Clara n'en voulait pas à Amely, tout allait bien, se réjouissait la Serpentard. On pouvait mettre l'histoire derrière soi et passer à l'étape suivante de la conversation. C'était fou comme elle était capable de diviser sa vie en morceaux séparés lorsque cela l'arrangeait, une parfaite petite manipulatrice. Comme quoi, il n'y avait pas besoin d'être Sang-Pur pour être malin.

Clara enchaîna sur sa robe pour le concours, qu'elle ne créerait pas elle-même, évidemment. Stefan s'en chargerait, elle appliquerait ses directives, et ils verraient bien ce que cela donnerait. C'était de la triche, mais cela ne gênait pas la jeune fille le moins du monde - tant que personne ne l'apprenait. Et quand bien même on découvrirait son mensonge, elle avait largement de quoi le justifier. Sauf auprès d'Amely et d'Emma, peut-être. Elles étaient ses amies, elles ne la trahiraient jamais etc... aurait dit James. Mais Clara était habituée à mentir, méfiante par nature, et changer pour une personne n'impliquait pas de changer pour le reste du monde. Du moins, pas du jour au lendemain.

"Je te la montrerai en avant première, promis. C'est dommage que la remise des prix ait lieu pendant l'année scolaire, j'aurai bien aimé y aller. Je t'y aurai emmené, histoire d'avoir quelqu'un que j'aime pour assister à mon triomphe!"

Elle rit à cette remarque et tenta de ne pas se renfrogner lorsqu'Amely lui demanda quels projets elle avait pour l'été. Car, si tout se passait comme prévu, l'été allait être une épreuve sans fin à laquelle elle n'avait pas envie de penser. Affronter sa mère, sa grand-mère, supporter son frère, ruiner sa petite vie parfaite. Plus le moment de la révélation approchait, moins Clara arrivait à voir ce projet comme une bonne chose. Alors, comme elle était douée pour partitionner sa vie, elle reléguait l'information dans les Oubliettes de son cerveau. L'habitude lui permis de répondre à Amely sans rien laisser paraître de son trouble:

"Oh, travailler à la boutique, comme d'habitude. Surtout si je gagne le concours, on va avoir notre petit succès, ça ne ferait pas de mal. Tu passeras me voir? Enfin, si tu es là, qu'est-ce que tu fais, toi?"

Prise d'une inspiration subite - et pas totalement désintéressée, elle proposa:

"Tiens, tu sais ce que j'adorerai faire? Partir trois jours avec Emma, James et toi quelque part. Se faire des vacances de grands. Ca serait super, non?"

Passer trois jours sans adultes, sans pression, juste à faire des bêtises de leur âge... Oui, ça serait super. Et utopique, aussi. Ils n'avaient pas quinze ans, aucun de leurs parents ne les laisserait partir en vadrouille seuls ils ne savaient même pas où en Angleterre.



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Amely AndersonPréfèteavatar
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"...histoire d'avoir quelqu'un que j'aime pour assister à mon triomphe!"

Cette formulation, Amely ne s'y attendait pas. Clara n'était pas du genre à parler ouvertement de ses sentiments envers les autres. Aussi cette exception lui fit-elle immensément plaisir ! C'est donc avec un sourire jusqu'aux oreilles que la Serdaigle renchérit :

« C'est dommage que tu ne puisses pas y aller en effet, ça m'aurait bien plu de venir avec toi... ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir sa meilleure amie gagner un concours ! »

Clara le méritait. Elle travaillait dur pour la boutique Guipure. Elle avait aussi du talent, bien que cette qualité soit moins importante aux yeux d'Amely. Ce qui comptait, c'était surtout le travail. Il payait toujours. C'était la clé pour réussir. Souvent, durant les premières années de collège, les élèves se moquaient des premiers de la classe. Amely en faisait partie et ne voyait pas en quoi faire ses devoirs avec application était honteux. Elle trouvait que l'élève brillant seulement grâce à ses facilités avait bien moins de mérite que celui qui faisait des efforts. Puisque certains n'étaient pas aptes à le comprendre, cela ne faisait que prouver une fois de plus que sa théorie tenait la route : une bonne partie des gens de son âge étaient sous-développés. Il ne fallait par leur en vouloir d'être bourrés de préjugés.

Clara lui annonça qu'elle allait travailler à la boutique cet été. Si elle remportait le concours du Fil d'Or, les robes Guipure risqueraient de filer à vive allure (tiens, voilà qu'Amely se mettait à la poésie...) Par conséquent, Clara aurait beaucoup de boulot et moins de temps pour elle.

« Je ne fais rien de particulier, donc je passerai sûrement te voir ! Je pourrais même te donner un coup de main, si ça te dis... »

C'était une proposition en l'air, car Amely n'était pas sûre que la mère et la grand-mère de Clara la laissent les aider. Après tout, la boutique avait assez d'employés et elle doutait fortement de ses capacités de vendeuse... Le domaine ne lui était pas familier mais elle se connaissait assez pour deviner qu'elle ne possédait ni le tact, ni l'hypocrisie nécessaires pour embobiner un client. Oh, rien ne lui disait que chez Guipure, on avait besoin de ces facultés pour vendre – il s'agissait après tout d'une boutique de prêt-à-porter assez renommée – mais sa franchise était sans aucun doute un obstacle de taille. Elle serait par exemple plus encline à dire : « Vous avez des doigts bien trop larges pour cette paire de gants en peau de dragon, Madame, il vous faut un modèle deux fois plus grand au moins... » que : « Malgré la taille inscrite sur l'étiquette, ce modèle de gants en peau de dragon taille petit, voudriez-vous plutôt essayez celui-ci pour que nous vérifions s'il sied mieux à vos jolies mains ? » De même, elle ne dirait jamais : « Oh, cette robe vous va à merveille, elle vous enlève bien vingt ans ! » mais plutôt : « Sans vouloir vous manquer de respect, cette robe vous donne l'air d'une vieille qui essaie de s'habiller comme une jeune... » Non, décidément, elle ne se voyait pas dans le métier.

Clara lança soudain qu'elle adorerait partir trois jours avec Emma, James et elle pour se faire des vacances « de grands ».

« Ce serait génial ! » appuya Amely, les yeux brillants.

Juste elle et ses amis, seuls au monde, responsables, libres de bivouaquer où bon leur semblerait... ce serait magique. Au delà de cet aspect de la chose, Amely la pragmatique vit rapidement se dessiner dans son esprit le plan d'organisation de ce genre de vacances. Sûr que s'ils partaient un jour, elle serait la première à s'en occuper. Permission des parents, moyen de transport, lieu de destination, et tant d'autres points auxquels penser... ou pas, souffla une petite voix réaliste dans sa tête.

« Tu crois que ça pourrait se faire ? Je pense qu'on est un peu trop jeunes pour que nos parents soient d'accord... »
Clara GuipureSeptième annéeavatar
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Panique à bord, Amely proposait de venir l'aider à la boutique! Clara eu un brusque sentiment de dépassement à la proposition de son amie. Ca partait d'une bonne intention, évidemment... Elle ne pouvait pas deviner l'ambiance qui régnait derrière la vitrine Guipure. Clara avait toujours fait bien attention à tenir ses amis éloignés de sa mère, qu'ils ne l'approchent pas de trop près et ne découvrent pas la mégère qu'elle pouvait être, les piques qu'elle lui lançait dès qu'elle ne satisfaisait pas pleinement ses envies. D'un autre côté, faire venir Amely ferait sûrement plaisir à sa mère, lui montrerait qu'elle aimait tellement ça que ses amies étaient curieuses d'en savoir plus. Sauf que, si tout allait bien, cet été la comédie serait finie et l'ambiance à la boutique Guipure, des plus explosives.

"Ca serait génial!" répondit-elle avec enthousiasme à la proposition de la Serdaigle. "Il faut que je demande à ma mère, bien sûr, mais début août le rythme devrait être assez calme pour qu'on puisse te montrer des trucs tranquillement."

C'était loin, le mois d'août. Amely aurait peut-être oublié sa proposition d'ici là, et dans le cas inverse, ça lui laisserait le temps de trouver de quoi ne pas la faire venir.

Son idée de vacances seuls enthousiasma Amely à son tour. Décidément, c'était une conversation de fausset d'un bout à l'autre. On lui proposait quelque chose d'impossible auquel elle prétendait dire oui, elle proposait à son tour quelque chose du même acabit et on lui répondait oui. Faux de A à Z, mais qu'importait? Contrairement à Clara, cependant, Amely avait les pieds sur terre et signala rapidement qu'ils étaient un peu jeune. La jeune Serpentard se renfrogna.

"T'as raison... Mais bon, on peut bien rêver, non? Ou alors, on se fait ça chez James."

Parce que chez elle, voilà, et chez Amely, il y avait trop de monde. Mais chez James, ça serait plus simple. Une nuit à la belle étoile, une tente dans le jardin... C'était plus de leur âge, non? Elle allait développer lorsque Cécilya les dépassa d'un pas vif et s'engouffra dans la salle de classe à leur gauche. Clara était arrivée à destination.

"Bon, on en reparle tout à l'heure. On a Métamorphose ensemble, non?"

[RP Terminé pour Clara]



Swing my heart across the line
In my face is flashing signs, seek it ouf and ye shall find
Oh, I feel so wrong, doing the right thing
Oh, I feel so right, doing the wrond thing
I could lie, couldn't I, couldn't I?
So no more counint dollars, we'll be counting stars
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Retrouvailles [PV Clara]

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