AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 J'ai besoin de compagnie [Lilly et Adonis]

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
Messages : 249

Voir le profil de l'utilisateur
23 juin 2007

Adonis quitta la galerie d'Amelia après avoir passé une partie de la journée avec elle. Cela faisait un peu moins d'un mois qu'il voyait régulièrement la jeune femme et au début il devait bien avouer que c'était assez distrayant. Mais un mois s'était écoulé et il trouvait que la chose était devenue beaucoup trop routinière. Lorsqu'il ne travaillait pas, il passait à l'atelier et la regardait sagement peindre, essayant tant bien que mal de détourner son attention de ses toiles pour qu'elle lui consacre un peu de temps. Ce qui ne demandait pas trop d'effort, il devait bien le reconnaître. Il appréciait réellement le compagnie de la jeune femme mais il lui manquait un petit quelque chose, quelque chose de plus amusant, de plus passionnant.

Il n'aimait pas la tournure que prenait sa relation avec la jeune artiste, beaucoup trop officiel à son goût, il ne voulait pas mettre de nom sur ce qu'ils faisaient ensemble mais il avait conscience que Amelia devait certainement le considérer comme son petit-ami ou un truc du genre. En soit ça ne le dérangeait pas plus que ça puisque ça lui donnait une relation à raconter à son oncle pour qu'il lui fiche la paix avec ses histoires de mariage. Mais lui ne se sentait pas en couple, il n'avait pas envie de devoir rendre des comptes à la jeune femme, il voulait être libre, prendre du plaisir et partir, malheureusement, il se devait d'être correct et de respecter celle avec qui il était, il aurait très bien pu profiter et ne rester qu'une nuit mais un quelque chose l'avait retenu, il avait aimé, il en voulait plus avec Amelia, elle le comblait mais d'un autre côté, il voulait quelque chose de différent.

Il se passa une main lasse sur le visage et poussa la porte du Circée, il avait l'espoir de voir la jolie Rosaleen au comptoir mais cette dernière semblait être en congé, ce n'était vraiment pas sa journée. Il s'installa en soupirant au comptoir à côté d'une jolie blonde qui semblait vouloir se noyer dans son verre. Il l'ignora perdu dans ses pensées, se contentant de passer commande et d'attendre son verre. Lorsqu'il avait annoncé à Daphné qu'il était plus ou moins en couple, elle lui avait demandé tout un tas de détails auxquels il n'avait pas voulu répondre, elle en avait donc conclu que ce n'était pas du sérieux pour lui que c'était encore une histoire qui n'avait pas d'avenir, encore une de ses filles qui s'était laissé avoir par son charme. Elle avait soupiré en secouant la tête désapprobatrice mais il se moquait de ce qu'elle pouvait bien penser. Elle passait son temps à niaiser depuis qu'elle était avec Andrew Warlock, à un tel point qu'il en avait la nausée. Il avait été tellement heureux d'apprendre sa rupture avec Blaise lors du dîner des Harper mais sa joie avait vite été étouffée lorsque Warlock s'était approché de Daphné et avait commencé à lui faire du charme.

Il n'avait rien dit, avait fait semblant d'être heureux pour elle mais intérieurement, il voulait étriper ce Warlock qui allait lui voler sa cousine. Et déjà, les changements étaient visibles, elle étaient plus joyeuse, elle semblait ailleurs alors qu'il lui raconter ses problèmes. Elle ne l'écoutait presque plus, chantonnait sans s'en rendre compte et tout ceci lui était insupportable, il préférait largement lorsqu'elle était avec Blaise; lorsqu'elle était délaissée par son petit-ami au moins, à cette époque là, elle s'intéressait un peu plus à lui.

Il porta son verre à ses lèvres et tourna la tête vers sa voisine. Il l'observa quelques minutes silencieux. Elle était plutôt jolie dans son genre, blonde, la taille fine, un regard légèrement triste à cet instant précis. Il avait l'impression qu'elle avait besoin qu'on lui remonte le moral et il était parfaitement prêt à le faire pour elle. Il avait lui même besoin de se divertir et la jeune femme semblait dans de parfaite condition pour cela. Quoique peut-être lui faudrait-il quelques verres en plus mais pour l'instant, il allait essayer sans, après tout son charme faisait des prouesses parfois. Il se rapprocha légèrement de la jolie blonde un sourire charmeur aux lèvres.

"Je me demande bien ce qui peut rendre une jolie jeune femme comme vous aussi triste."

Il posa un regard appréciateur sur la jeune femme et agrandit son sourire, il porta une nouvelle fois sa bouteille à ses lèvres et remarqua le verre vide de sa voisine.

"Permettez que je vous offre un second verre."

Il se pencha légèrement et attrapa le verre, il appela ensuite le barman et commanda une seconde consommation. Lorsque la commande arriva, il esquissa un léger sourire à la jeune femme et poussa la boisson vers elle.

"Je me rend compte que je ne me suis pas présenté, quelle impolitesse de ma part."

Il tendit la main et posa un regard scrutateur vers la jeune femme, un sourire charmeur aux lèvres.

"Adonis Greengrass, ravi de faire votre connaissance, Miss... ?"



Adonis Greengrass
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
Messages : 237

Voir le profil de l'utilisateur
Lilly broyait du noir, accoudée devant son verre d’alcool. Elle broyait du noir comme elle le faisait depuis ce matin. Sauf qu’au lieu de rester dans son lit, elle s’était levée, et avait décidé de sortir. Une bonne idée, n’est-ce pas ? Sortir pour oublier, pour décompresser. Aussi, machinalement, et presque par habitude, elle avait transplané vers le Circée. Cruelle erreur, puisque que c’était là que tout avait commencé, la nuit dernière. Elle soupira, finit son verre d’une traite, et en demanda un autre à la serveuse, qui lui apporta tout de suite, et qu’elle remercia d’un signe de tête. Elle ne voulait pas rentrer, et se retrouver seule chez elle, comme elle l’avait été toute la journée. Elle ne pouvait pas aller voir Jensen, et ne parlons même pas de Charlotte… Aussi, elle avait décidé de régler cela de la façon la plus simple qu’il soit : en buvant. Beaucoup, encore une fois, songea la jeune femme en retenant un rire sans joie. Et elle était bien consciente que c’était la solution de facilité, qu’elle prenait. Mais elle avait assumé, ce matin, devant sa meilleure amie. Et là, n’avait-elle donc pas le droit de tenter d’oublier sa culpabilité ? Et sa tristesse qui la tiraillait depuis quelques heures ? Elle haussa les épaules. Elle s’en laissait le droit, quoiqu’en dise sa stupide conscience qui s’était bien gardée d’intervenir hier soir. En soupirant, elle posa sa tête dans ses mains, et ferma les yeux. Sa conversation de cet après-midi avec Charlotte lui revint en mémoire, ainsi que les mots échangés et elle se mordit la lèvre inférieure, fixant avec intensité le Whisky pur feu qui se trouvait dans son verre.

Elle sentit quelqu’un s’installer à ses côtés mais ne prit même pas la peine de tourner la tête, se contentant de l’ignorer royalement, ce qui semblait bien lui convenir, puisqu’il ne dit pas un mot. Et ne releva la tête pour le regarder que lorsqu’il s’adressa à elle. Se tournant vers lui, elle découvrit l’origine de la voix : un jeune homme au physique pas déplaisant. Elle esquissa un bien maigre sourire à l’entente de ses premières paroles

« Vous ne le saviez donc pas ? C’est toujours aux femmes jolies qu’il arrive des choses tristes. »déclara-t-elle ironiquement.

Elle termina son verre d’une traite, et le reposa sur le comptoir, avant d’adresser un sourire au jeune homme qui lui faisait face. Elle ne savait pas bien ce qu’il voulait, mais après réflexion, elle n’allait pas refuser un peu de compagnie. Surtout en ce moment là, alors qu’elle avait l’impression d’être immensément seule.

« Avec plaisir. » répondit la jeune femme à sa deuxième interrogation.

Comment refuser un deuxième verre, après tout. Plutôt un cinquième, à vrai dire, mais où était l’importance ? Elle n’avait plus quinze ans, et tenait l’alcool correctement pour se permettre cela. Et puis, dans tous les cas, elle n’avait pas de compte à rendre ! Si elle préférait noyer son chagrin dans le Whisky plutôt que dans le chocolat, c’était son problème. Elle avala une gorgée de sa boisson et se redressa légèrement. Attrapant la main d’Adonis – puisque c’était ainsi qu’il venait de se présenter – pour la serrer, elle se présenta à son tour.

« Miss Callaghan. Lilly Callaghan. »

Comment avait-elle pu ne pas le reconnaître, se demanda la jeune femme en détaillant le visage du jeune homme en face d’elle. Ils étaient dans la même année, à Poudlard ! Il avait été réparti à Serpentard, si ses souvenirs étaient bons, se remémora-t-elle. Elle lui avait attribuée, avec Charlie, le surnom de Ninis, et l’utilisait lorsqu’elles en parlaient entre elles. Ne pas penser à Charlotte, s’intima Lilly en fronçant les sourcils.

« Nous étions dans la même année, à Poudlard. » ajouta-t-elle, avant de le questionner : « Que devenez-vous ? »


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
Messages : 249

Voir le profil de l'utilisateur
Le sourire d'Adonis s'agrandit devant l'ironie flagrante dont fit preuve la jeune femme à ses côtés. Une pointe d'humour dans son malheur, cette fille lui plaisait. Un instant, son esprit se tourna vers Amelia et l'empoisonnement dont elle avait été victime. Il s'était montré attentionné avec la jeune fille, lui avait apporté des fleurs, avait joué le parfait petit-ami mais il avait dû s'abstenir pendant un certain temps, un temps beaucoup trop long à son goût. Il avait été gentil maintenant il pensait à lui. Il commanda donc un verre pour la demoiselle à ses côtés.

Il dévisgea rapidement la jeune femme avant de se présenter sans se départir de son sourire charmeur, sourire qui s'agrandit lorsqu'elle prit sa main dans la sienne et se présenta à son tour. Il prit un air réellement surpris lorsqu'il entendit son nom. Lilly Callaghan, la Lilly d'Archibald, une Gryffondor de son année à Poudlard. Il devait bien avouer qu'il ne l'avait pas reconnu. Mais maintenant qu'il savait, l'évidence lui apparaissait, elle n'avait pas vraiment changé en réalité, peut-être des traits un peu plus fins, un air plus déterminé et plus sûr de lui. Ils avaient mûri tous les deux avec les années. Il lâcha alors un léger rire lorsqu'elle lui demanda ce qu'il devenait en le vouvoyant.

"Je pense que le vouvoiement n'est plus de rigueur Lilly. Nous avons quand même passé sept ans ensemble."

Il lui décocha un léger clin d'oeil alors qu'il portait son verre aux lèvres.

"Je travail au ministère. Je suis agent de liaison auprès des Gobelins, entre autre. J'espère pouvoir bouger un peu dans quelques temps. Le département de régulation des Créatures Magiques est vaste. Il y a possibilité de changer un peu."

Il esquissa un léger sourire, il avait bien l'intention de devenir sous-directeur un jour et peut-être que l'opportunité se présenterait plus vite qu'il ne le pensait. L'actuel était paraissait-il sur la sélect ce qui arrangeait bien ses petites affaires. Il allait tout faire pour être la recru idéal et le fait de partager certains secrets avec Leopold était déjà un atout majeur.

"Et toi alors que deviens-tu ? Une chose est sûre, les années n'ont pas altéré ta beauté, au contraire. Tu était très mignonne à Poudlard mais je dois bien avouer que tu t'es embellie."

Il lui adressa un nouveau sourire charmeur et but une gorgée d'alcool, laissant son regard appréciateur glisser sur les hanches de Lilly. Archibald allait le détester mais tant pis, son ami n'était pas là et Adonis comptait bien en profiter.


Adonis Greengrass
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
Messages : 237

Voir le profil de l'utilisateur
Lilly hocha la tête lorsqu’Adonis lui proposa de se tutoyer, et attrapa son verre pour le porter à ses lèvres alors que le jeune homme lui expliquait ce qu’il devenait depuis sa sortie de Poudlard. Agent de liaison auprès des gobelins, répéta-t-elle intérieurement. Ça ne l’étonnait presque pas, à vrai dire. Les gobelins étaient des créatures intelligentes, rusées, et qui de mieux qu’Adonis – qui n’avait pas terminé à Serpentard pour rien, visiblement – pour travailler avec eux ? Enfin, elle ne savait pas grand-chose sur Adonis, à vrai dire. Ils ne s’étaient jamais  vraiment parlés, à Poudlard. Ils étaient dans la même année, oui, mais n’étaient pas si proches que ça, loin de là, même. Ils avaient été mis ensemble pour un devoir, d’après ses souvenirs. Mais elle était à Gryffondor, avait ses amis, et ne voyait pas l’intérêt d’aller voir ce Serpentard si discret qu’était Adonis. Elle avait eu tort, songea-t-elle en dévisageant le jeune homme, dont le visage n’était décidemment pas désagréable. Elle se gifla intérieurement. Elle était en couple avec Jensen, par Merlin ! Et alors ? Comme si cette pensée lui avait traversé l’esprit lorsqu’elle avait embrassé Eliott, souffla une petite voix dans sa tête. Elle en avait envie, n’est-ce pas ? Oui, elle en avait envie, et elle ne devait pas, justement. Elle se mariait en octobre, et son couple battait déjà un peu de l’aile, pourquoi en rajouter ? Elle avait perdu sa meilleure amie, à cause de quelques secondes d’égarements, voulait-elle vraiment perdre le reste ? Jensen, sa confiance ? Sa propre estime ? Non, évidemment, elle savait que théoriquement elle ne le voulait pas. Et pourtant elle s’en fichait. Elle avait perdu Charlie, ça lui avait fait tellement mal, si mal que si à présent elle perdait autre chose, elle était certaine de ne pas s’en rendre compte. Souffrir autant oui, mais pas plus. Ce n’était pas possible.

Elle esquissa un sourire devant l’approche – très peu subtile mais directe – d’Adonis, et lâcha un éclat de rire.

« Quelle drague éhontée… Tu n’as pas quelqu’un, au moins ? » demanda-t-elle avec un sourire en coin. « Après Poudlard j’ai beaucoup voyagé. C’était génial, j’ai rencontré des personnes formidables. Maintenant je suis entrée au Ministère, en tant qu’apprentie Oubliator, et j’en deviendrai une à part entière à partir de septembre, normalement. »

Elle termina son verre, le reposa sur la table. En septembre, elle deviendrait une véritable Oubliator, au même titre Daniel, Isy, ou même Alastair. Non, pas Alastair, rectifia-t-elle. Alastair, c’était différent. C’était son maître de stage, depuis presque deux ans, quelqu’un qui avait son entier respect, et ce depuis longtemps. Quelqu’un qui croyait en elle, et ça, ça voulait beaucoup dire, pour Lilly. Elle sortit de ses pensées, et reporta son attention sur Adonis, à côté d’elle. Au fond d’elle, elle savait ce qu’elle voulait, et était déroutée par cette envie. C’était tellement différent d’elle, tellement loin de ses principes. Et pourtant.

« Et toi, que viens-tu faire seul dans un bar ? » demanda-t-elle avec intérêt, les yeux pétillants de malice. « Ce n’est pas forcément le lieu le plus adapté pour
passer une soirée seul… A moins d’être une jolie jeune femme triste, évidemment. »
rajouta-t-elle en employant les mêmes mots que ceux qu’Adonis avait employé, plus tôt dans la soirée.

Vrillant son regard dans le sien, elle sourit une nouvelle fois. L’alcool faisait des miracles parfois. Miracles qu’on regrettait très souvent, d’ailleurs.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
Messages : 249

Voir le profil de l'utilisateur
Son sourire s'agrandit lorsque Lilly éclata de rire en lâchant qu'il la draguait éhontément avant de lui demander s'il n'était pas avec quelqu'un, il ne voyait pas vraiment en quoi ça regardait la jeune femme, car même s'il était plus ou moins avec Amelia parce qu'il n'avait jamais mis de mots sur ce qu'ils entretenaient, donc même s'il la trompait c'était son problème et non celui de Lilly, une des raisons qui faisait qu'il ne demandait jamais à une femme si elle avait quelqu'un lorsqu'il la ramenait chez lui. C'était l'une des meilleures façons pour lui donner des remords et voir la belle s'envoler sans demander son reste, le laissant seul dans l'obscurité de sa chambre. Il snoba volontairement la question et fit mine de s'intéresser à son parcours professionnel. Ainsi donc elle allait bientôt être promu Oubliator, c'était une information plutôt intéressante.

"Et bien, je suis impressionné, une future oubliator rien que ça."

Adonis esquissa un nouveau sourire alors que Lilly lui demandait ce qu'il faisait seul, il éclata franchement de rire lorsqu'elle retourna les mots qu'il avait utilisé un peu plus tôt dans la soirée. Elle était amusante, rafraîchissante, beaucoup moins coincée qu'Amelia. C'était vraiment divertissant, il but une gorgée de Whisky pur feu sans se départir de son sourire.

"Je reconnais que tu m'as bien eu. Non, je ne suis pas une jeune femme triste, je venais juste pour me détendre après une journée particulièrement fatigante au ministère. Je suppose que tu connais ça."

Il déplaça son bras légèrement de façon à effleurer celui de Lilly tout en lui adressant un léger sourire ingénu. Il ne savait plus vraiment comment débloquer la situation, un silence un peu gênant c'était installé. Il vida son verre avant de le reposer devant lui et de commander deux autres verres.

"Je propose de trinquer au hasard qui fait bien les choses. Je ne pensais pas avoir la chance de te revoir un jour. Tu es vraiment jolie Lilly. Je ne sais pas ce qui te rend triste mais je m'engage à te le faire oublier."

Il leva son verre et se tourna tout sourire vers Lilly, le regard légèrement brillant de convoitise mais dissimulé par la joie de la revoir qu'il simulait. Il but alors une grande lampée d'alcool sans la lâcher du regard, essayant de jaugé si elle était prête à être cueillie ou non. Il remarqua alors la petite mèche de cheveux qui était retenue prisonnière de l'un des ses anneaux d'oreille.

"Oh attend, ne bouge pas. Tes cheveux sont coincés dans ta boucle d'oreille."

Il se pencha légèrement vers la jeune fille et manipula avec attention l'anneau et la mèche de cheveux. Lorsqu'il eut terminé, il ne se recula pas, souriant légèrement, il plongea son regard dans le sien. Lui laissant le choix ou non de rompre la distance qui les séparait encore.


Adonis Greengrass
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
Messages : 237

Voir le profil de l'utilisateur
Il avait évincé sa question, nota-t-elle avec intérêt. Cela pour signifier plusieurs choses. Soit, il n’avait personne, et c’était très bien comme ça. Soit ce n’était pas sérieux, soit il n’était pas sérieux. Elle haussa les épaules, et préféra se raccrocher à la première solution. Elle eut un sourire amusé alors qu’il changeait subtilement – ou non – de sujet, la félicitant pour son futur statut d’Oubliator. Elle le remercia d’un hochement de tête accompagné d’un sourire, avant de tourner la tête vers lui alors qu’il exposait les raisons de sa présence. Oui, venir se détendre au Circée après une longue journée, elle le faisait souvent, elle aussi, comme beaucoup des employés du ministère. Seulement, il ne lui arrivait que rarement d’y rester aussi tard, et d’y boire autant. Souvent, elle se contentait d’un ou deux verres. Trois maximums, parce qu’elle tenait vraiment bien l’alcool, pas plus, sinon elle ne se sentait pas au meilleur de sa forme le lendemain matin. Mais c’était devenu comme une habitude, de se retrouver dans ce bar, après la journée. Elle s’installait au bar, avec les Oubliators – Daniel et Isy, notamment – et parlaient avec eux de tout et de rien. Parfois, elle allait s’asseoir avec les Aurors et Charlotte, avant. Elle chassa ces pensées de son esprit, inutile d’y songer maintenant, elle avait déjà passé la journée à ressasser, encore et encore. Et l’alcool aidant, elle arrivait de plus en plus à oublier les évènements de cette journée. Elle soupira. Boire pour oublier était une solution de facilité, qu’elle avait adoptée rapidement. Tant pis pour la morale, tant pis si c’était mal. Ça la soulageait, et ça, c’était le principal, n’est-ce pas ?

« Oui, je connais. » ria-t-elle. Pourquoi riait-elle ? Ce n’était même pas drôle.

Elle le laissa lui offrir un nouveau verre – elle n’allait pas cracher dessus, après tout – et le leva à son tour, toujours avec amusement, au « hasard qui faisait bien les choses. »

« Pour une jeune femme triste, je trouve que je suis plutôt bien tombée. » déclara-t-elle avec un clin d’œil, avant de boire une longue gorgée de Whisky Pur-Feu.

Et, alors qu’il se penchait vers elle pour libérer une de ses mèches de cheveux, avant de rester tout aussi proche d’elle, l’observant avec un sourire aux lèvres, une évidence la frappa, et la laissa sans voix quelques secondes. Elle n’avait toujours connu que Jensen. Jensen son ami depuis la première année, Jensen qui était devenu son petit-ami pendant la cinquième année, Jensen qui s’apprêtait à devenir son mari, après presque dix ans de relation, Jensen qu’elle s’apprêtait à tromper. Elle avait connu ses premiers rendez-vous, avec lui. Son premier baiser, sa première St-Valentin, sa première fois. C’était Jensen, partout, tout le temps. Jensen qui l’avait accompagné aux soirées de fins d’années, Jensen avec qui elle s’était réveillée, le lendemain de cette fameuse soirée pendant sa sixième année, dont elle gardait assez peu de souvenirs. Jensen qui l’avait aidée, soutenue, supportée. Qui avait enduré son absence alors qu’elle parcourait le monde. C’était Jensen depuis dix ans, Jensen depuis longtemps. Alors était-elle vraiment prête pour ça ? Pour commettre l’impardonnable ? Voulait-elle vraiment le perdre, lui ? Pour une aventure d’une nuit ? Elle savait que non, elle avait envie de croire que non. Mais pourtant, allait-elle vraiment se reculer ? Allait-elle vraiment ne pas combler la distance qui les séparait ? Elle baissa les yeux vers les lèvres d’Adonis, avant de vriller son regard dans le sien.  Elle se laissa tomber de son tabouret, se mit sur la pointe des pieds, passa sa main derrière son cou, l’embrassa. Elle joua malicieusement avec sa langue, et, du bout des doigts, caressa sa nuque. Pour finir, elle se dégagea, recula, l’observa avec un sourire amusé.

« Au passage, la technique des cheveux coincés dans la boucle d’oreille, elle est vieille comme le monde… » souffla-t-elle. « Mais après tout ce n’est pas pour ça qu’elle ne fonctionne plus. » ajouta Lilly avec un bref éclat de rire.

Une petite voix qui avait pris étrangement celle de Charlotte lui souffla qu’elle allait le regretter. Elle la fit taire. Elle regretterait oui, sûrement. Mais après.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
Messages : 249

Voir le profil de l'utilisateur
Adonis esquissa un léger sourire alors que Lilly lui affirmait qu'elle était bien tombée pour une jeune femme triste. Cela ne voulait dire qu'une chose pour lui, la jeune femme était prête à être cueillie, il n'allait certainement pas passer sa nuit tout seul. Il était temps de passer à l'action et quoi de mieux que les méthodes de drague vieilles comme le monde ? Il ne bougea pas, resta immobile attendant un geste, un rapprochement de la jeune femme. Il la vit alors se laisser tomber de son tabouret et réduire la distance qui les séparait.

Il esquissa un léger sourire alors qu'elle se dressait sur la pointe des pieds et qu'il sentit ses lèvres sur les siennes, il s'abandonna complètement à l'étreinte, frissonnant légèrement de désir lorsqu'elle caressa sa nuque, son point faible. Son sourire s'agrandit lorsque Lilly s'éloigna légèrement un sourire amusé aux lèvres. Il attrapa alors sa main et déposa un léger dessus alors qu'elle lui soufflait que sa méthode de drague, même si archaïque, fonctionnait encore. Il vrilla son regard sur la jeune oubliator sans se départir de son sourire et se leva de son tabouret pour lui faire face.

"Les vieilles méthodes sont des valeurs sûres", murmura-t-il à son oreille.

Il caressa doucement sa joue et captura ses lèvres pour un baiser un peu plus osé que le précédant, il laissa l'une de ses mains se poser dans le creux du bas de son dos et laissa l'autre sur sa joue. Il mit fin à l'étreinte les yeux légèrement brillant d'excitation et un sourire entreprenant aux lèvres.

"Peut-être pourrions-nous continuer ses retrouvailles dans un autre endroit."

Il était hors de question qu'il la laisse filer maintenant et son appartement était désespéramment vide. Il n'attendait que la présence chaleureuse de Lilly.


Adonis Greengrass
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
Messages : 237

Voir le profil de l'utilisateur
"Je n'ai jamais dit le contraire." déclara-t-elle en haussant les épaules, un sourire malicieux aux lèvres, alors qu'Adonis affirmait que les vieilles méthodes étaient souvent les plus sûres.

Elle répondit à son baiser, notant inconsciemment la différence de ceux de Jensen. Pas plus désagréables mais... Différents. Elle se gifla mentalement, et chassa ces pensées loin de son esprit - très loin de son esprit. Ne pas y penser maintenant. Ne pas y penser alors qu'elle venait de tromper son fiancé, une seconde fois. Elle fut sur le point de reculer, de mettre fin à tout cela, et se ravisa. Elle ne savait pas pourquoi elle faisait ça, mais elle le faisait. Et c'était mal, et c'était interdit, et c'était immoral. Mais tant pis. Tant pis si elle culpabilisait, tant pis si elle devenait cette personne insensible qu'elle n'avait jamais voulu être. Elle méritait, n'est-ce pas ? Elle était méprisante, égoïste, détestable, après tout. Elle fit passer une main dans le dos du jeune homme, et finit par mettre fin à l'étreinte, se reculant pour pouvoir observer Adonis.

Sa proposition la prit de court, et elle resta quelques instants silencieuse, ne sachant pas comment réagir. Accepter et le suivre ? Refuser et s'en aller ? Elle baissa les yeux, songeuse. Finalement, devait-elle vraiment réfléchir ? Agir sans penser aux conséquences, ce n'était pas mieux ? Ce n'était pas quelque chose de typiquement Gryffondor ? Elle releva la tête, vrilla son regard dans celui du jeune homme, immobile. Elle passerait la nuit avec lui, et ensuite ? Et ensuite, rien. Rien, parce que c'était exactement ce qu'ils semblaient rechercher, tous les deux, une relation sans suite. Rien parce que Jensen ne serait jamais au courant. Rien, parce qu'elle aurait trop honte pour en parler. Elle avait envie de l'accompagner chez lui. Elle savait que c'était mal, évidemment, qu'elle le savait ! Et pourtant, c'était la seule chose qu'elle désirait, là, maintenant. Elle ne pouvait pas voir Charlotte, elle ne pouvait pas voir Jensen. Elle n'avait envie de rien, rien à quoi se raccrocher. Excepté une simple relation, le temps d'une nuit.

Alors tant pis si c'était mal, décida-t-elle en finissant par hocher la tête, fouiller dans son sac, et laisser tomber quelques pièces sur le comptoir pour payer ses trop nombreuses consommations. Elle entraîna le jeune homme dehors, constata avec surprise que la nuit semblait tombée depuis longtemps. Elle avait donc passé tant de temps au Circée ? Elle haussa les épaules, se détourna de cette interrogation.

"Chez toi, s'il te plait." demanda-t-elle, incapable d'imaginer de pouvoir ramener Adonis chez elle, alors que Jensen y était présent partout, avant d'attraper son bras, dans l'attente du transplanage.

Quelques secondes plus tard, ils avaient disparu, pour réapparaître non loin de l'endroit où habitait l'employé du ministère. Pour faire taire une bonne fois pour toute ses doutes, et sa gène, elle se rapprocha du jeune homme, l'embrassa à nouveau, laissant ses mains s'égarer légèrement sur son corps. Bien vite, ils finirent par rentrer.

RP terminé



Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

J'ai besoin de compagnie [Lilly et Adonis]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» J'ai besoin de compagnie [Lilly et Adonis]
» Dépression... besoin de compagnie (ou pas.), aidez-moi !
» Besoin de compagnie en cette soirée si particulière | Naddon
» [Forêt] L'équilibre est ce que l’on vit, entre le besoin de compagnie et de solitude. [Malika Sombral / Lilia Sabishisa]
» Pris sur le fait [Adonis, Amelia & Lilly]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Bristol, :: L'Avenue des Douze Chênes ,-